Category: politique

  • Face à la menace RN, un appel à l’union de la gauche et des démocrates à Bagnols-sur-Cèze

    Face à la menace RN, un appel à l’union de la gauche et des démocrates à Bagnols-sur-Cèze

    Elle a beau s’être désintéressée* du sort de ses habitants durant tout le mandat qui s’achève, Pascale Bordes fait figure d’épouvantail à Bagnols-sur-Cèze. En 2022, cette avocate d’extrême droite faisait main basse sur la 3e circonscription du Gard. Aux législatives de l’an passé, elle y était encore mieux réélue raflant plus d’un millier de voix supplémentaires. Et voilà que le RN vient de l’investir candidate aux municipales (15-22 mars 2026).

    « Il ne s’agit pas d’agiter une peur, le RN peut gagner la ville », alerte Elian Cellier, le secrétaire de la cellule PCF locale qui (re)lance un grand appel pour « l’union de gauche et de tous les démocrates ». Sans liste de rassemblement, « les candidatures de gauche seraient mort- nées », redoute le socialiste Vincent Poutier qui relaie l’appel de son homologue communiste. Alors que « quand on est unis, on score ! Le NFP l’a prouvé. »

    PCF et PS sur la même longueur d’onde ? Pas si simple. Le travail partenarial n’ayant pas abouti, les socialistes ont désigné leur chef de file (Sylvain Hille) et semblent pencher vers Michel Cegielski, un ancien adjoint du maire macroniste Jean-Yves Chapelet. La position définitive du PS sera donnée en janvier mais V. Poutier concède une « proximité » avec Cegielski. Les communistes, eux, devraient soutenir Philippe Broche. Petit chef d’entreprise dans l’imprimerie, il est connu pour avoir fait ses preuves à la CCI. « On a déjà travaillé avec lui à la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône », insiste Elian Cellier comme gage de confiance. Enfin, sous la bannière « Unitaires 30 », l’élu d’opposition Jérôme Jackel, pro François Ruffin, veut repartir avec une « liste citoyenne ».

    Une ville de 18 000 habitants

    Si l’on ajoute que le maire Jean-Yves Chapelet, bien que décrit par ses opposants comme « affaibli », devrait briguer un nouveau mandat, cela fait beaucoup. Probablement trop dans une ville de 18 000 habitants qui va mal. Après avoir connu son âge d’or grâce à la centrale de Marcoule, Bagnols est une commune « paupérisée, gangrenée par le narcotrafic et le communautarisme », déplore Elian Cellier. Avec l’affaire de l’imam Mahjoubi expulsé ou de la pharmacienne assassinée, le RN pourrait y faire son terreau. D’où l’urgence pour les forces progressistes de prendre leurs responsabilités.

    * En 6 ans, l’élue d’opposition n’a jamais mis un pied au conseil municipal de Bagnols.

  • Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Quatre grands projets dans l’esprit de Laurent Belsola

    Le square Agard-Escavi était bien rempli samedi matin, alors que près de 300 personnes sont venues assister à l’inauguration du local de campagne du maire communiste sortant Laurent Belsola, situé quelques mètres plus loin au 22 rue Charles-Nédelec et avec la présence notable du maire (DVG) de Fos-sur-Mer René Raimondi.

    Laurent Belsola s’appuie sur « plus de 10 000 permanences, 45 rencontres dans les quartiers et des week-ends entiers passés à vos côtés » pour son bilan mais aussi pour construire son projet électoral.

    Ouverture d’un collège Michel-Vaxès

    Avant de finir son premier mandat de maire, Laurent Belsola a « à cœur de parachever quatre projets » après mars 2026. Au premier rang desquels le contournement autoroutier de Martigues-Port-de-Bouc « que nous avons arraché grâce à un combat mené par les élus, les syndicats et la population durant plus de 50 ans ». « Il faudra repenser notre mobilité et réaménager la RN568 en boulevard urbain », indique le candidat.

    D’autre part, l’élu cite la rénovation des quartiers des Comtes, de la Lèque, des Aigues Douces, du Tassy et de Bellevue, « les premières démolitions auront lieu dès 2026 ». La création d’un tout nouveau cimetière dans le nord de la commune est aussi à l’ordre du jour.

    L’ouverture du collège Michel-Vaxès [député-maire communiste 1940-2016] figure à l’agenda. « Nous travaillons avec les services du Département pour améliorer les conditions d’accueil et d’apprentissage de nos collégiens » affirme Laurent Belsola, qui convie la population à un premier atelier citoyen sur la santé et l’environnement le 8 janvier 2026 à 18h salle Gagarine.

  • À la Métropole, une valse à deux temps pour les transports

    À la Métropole, une valse à deux temps pour les transports

    L’avenir de la RTM se décide ce lundi en conseil métropolitain. Du moins pour les huit prochaines années, à travers le nouveau contrat d’obligations de service public dévoilé dans nos colonnes, qui vise à exposer la régie « aux aléas du marché » par un système de bonus-malus. Avec l’exigence de réaliser 25 millions d’euros de recettes supplémentaires dès 2026 (notre édition du 10/12). D’ores et déjà, la CGT de la RTM a interpellé les élus métropolitains, pour leur demander de s’opposer à ce contrat qui « derrière un discours de modernisation, impose en réalité des restrictions budgétaires qui fragilisent le service public ».

    Alors que la municipalité marseillaise monte elle aussi au créneau, la Métropole est finalement sortie du bois à travers un long communiqué qui s’en prend à « la campagne de désinformation menée par certains agitateurs mal intentionnés » en promettant ne pas vouloir privatiser la régie. « La RTM est recentrée sur son cœur de métier : l’exploitation, la qualité de service et la satisfaction des voyageurs », défend-elle en mettant en avant les 1,2 milliard d’investissements qui seront désormais portés par l’intercommunalité sur la période 2026-2033, notamment dans le cadre du plan Marseille en grand. Et de cantonner la concertation des usagers à l’évolution de l’offre « mais non sur les relations contractuelles, qui ne peuvent être rendues publiques ».

    Régie de fret ferroviaire

    Mais de nouvelles missions pourraient être confiées à la régie. Une délibération présentée à l’hémicycle ce lundi met aussi à l’ordre du jour les premiers pas vers la création d’un service de proximité de fret ferroviaire. Une première étude technique et commerciale avait été réalisée en décembre 2019, puis une seconde lancée fin 2023. Désormais, trois corridors sont identifiés, entre Fos et Gardanne, Miramas et Marseille ainsi que Fos et Marseille. « Il y a lieu d’engager la phase de création du service pour une opérationnalité à court terme », indique la délibération, qui en confie l’exploitation à la RTM. Alors que les études pour les deux dernières liaisons doivent être finalisées d’ici la fin de l’année, l’hémicycle devra valider après les municipales leur lancement officiel.

    Enfin, après le conseil régional et la commission permanente du conseil départemental, c’est au tour de la Métropole d’approuver le projet partenarial d’aménagement pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Avec une déclinaison concrète, l’approbation des financements pour les études préalables de la liaison Fos-Salon, et ses premiers travaux d’aménagement pour 22,5 millions d’euros, dont 16% pour la Métropole.

  • Les propositions très sociales des communistes de Montpellier

    Les propositions très sociales des communistes de Montpellier

    C’est place Albert 1er, alors que le tramway de la nouvelle ligne 5 fait ses essais « à blanc » (sans passagers) avant sa mise en service, le 20 décembre (lire aussi page 14), que les communistes de Montpellier ont rendu publiques lundi 8 décembre leurs propositions pour les élections municipales de mars 2026.

    « Les élections municipales se déroulent dans un contexte national très compliqué et particulier avec la contradiction des 211 milliards d’aides aux entreprises sans aucun contrôle ni social et écologique et dans le même temps des collectivités à qui on va demander encore 8 milliards d’économies », introduit Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante et vice-présidente de la Métropole Montpellier Méditerranée.

    Cela posé, la détermination reste de mise et Hervé Martin, adjoint aux sports, souligne la qualité du bilan municipal de la majorité du maire Michaël Delafosse (PS) à laquelle les communistes participent. « On coche toutes les cases du projet que l’on avait proposé aux Montpelliérains en 2020 », résume Hervé Martin. « D’abord, des gros investissements avec la ligne 5 de tramway, la prolongation de la ligne 1, la gratuité des transports. Tout le bouclier social qui avait été promis aux Montpelliérains, au-delà des gros investissements, a été réalisé », appuie l’adjoint aux sports. Il rappelle que pour une famille, la gratuité des transports représente l’équivalent d’un 13e mois de salaire. Le bilan « c’est aussi la mutuelle communale, les premiers m3 d’eau gratuits, le coup de pouce pour inscrire un enfant dans un club de sport ou une association culturelle. C’est l’encadrement des loyers… »

    Pour poursuivre cette dynamique, les communistes ont des propositions nouvelles à mettre en débat pour construire le prochain projet municipal. La première est plus que symbolique : « Nous faisons la proposition qu’il y ait quelque part à Montpellier sur une place, dans un lieu emblématique un monument pour la paix », quelle que soit sa forme : « Une statue, une grande fresque. On fera appel à des artistes pour réfléchir à ce sujet pour nous absolument fondamental », insiste Hervé Martin. La deuxième grande proposition est la création d’une agence municipale du logement. « C’est un vrai sujet, particulièrement à Montpellier avec des ménages qui peinent de plus en plus à se loger avec un secteur privé qui spécule », explique Clara Gimenez. Après l’encadrement des loyers, le permis de louer « on a besoin de passer un nouveau cap et c’est dans ce contexte que l’on propose la création de cette agence municipale du logement qui permette de regrouper tous les dispositifs existants et de nouveaux. Que les gens aient un lieu unique pour poser leurs questions, connaître leurs droits. »

    « Nous souhaitons continuer à travailler

    avec cette équipe »

    La troisième grande proposition des communistes montpelliérains est l’accès aux vacances. « Pas un enfant ne doit entrer en classe de 6e sans souvenirs de vacances », annonce Hervé Martin. « On propose que la Ville de Montpellier achète un centre de vacances, que cela soit à la mer, à la montagne, peu importe, de façon à pouvoir accueillir tous les enfants de Montpellier qui ne peuvent pas partir en vacances. C’est absolument fondamental. »

    Alors que le maire Michaël Delafosse n’a pas encore déclaré sa candidature pour un deuxième mandat (il prendra sa décision en début d’année), les communistes précisent : « Pour nous, les discussions commencent de parti à parti pour s’entendre sur les contenus. Il est bien évident que si l’équipe a bien fonctionné pendant six ans, c’est aussi parce qu’elle avait un capitaine qui savait faire fonctionner l’équipe. Bien entendu nous souhaitons pouvoir continuer à travailler dans cette équipe élargie avec le même capitaine », précise Hervé Martin.

  • La campagne de gauche a débuté au Jas de Bouffan

    La campagne de gauche a débuté au Jas de Bouffan

    S’ils avaient affiché leur union par voie de presse, ils n’avaient pas encore fait de déplacement public ensemble. Samedi, les forces de gauche (hors LFI) et écologistes, réunies sous la liste Aix Avenir conduite par Marc Pena, député PS de la 11e circonscription et meneur de la liste d’opposition Aix en Partage, se sont retrouvées pour tracter sur le marché du Jas de Bouffan. « C’est le premier événement de la campagne. On commence par le Jas parce que c’est symbolique des quartiers populaires d’Aix. C’est leur voix qu’on veut porter. Pas que, mais si la gauche n’intéresse pas les gens des classes populaires ou moyennes, elle n’est pas dans son rôle. On est là pour dire aux habitants qu’on va faire une ville ensemble, et pas seulement une Biennale de la culture », lançait Marc Pena. Le défi selon la tête de liste ? « Que les gens votent à nouveau. »

    « Toutes les forces de gauche et écologistes sont autour de Marc, il y a une volonté commune de s’inscrire dans le travail. On n’est pas là pour faire de la figuration. On veut gagner. Il n’y a rien qui voue Aix à rester pour l’éternité une ville gérée à droite, voire très à droite. On a pour ambition de recoudre la ville et sortir de cette fragmentation qui exclut chaque fois plus les territoires populaires », ajoute David Tessier, chef de file PCF.

    « Changer les priorités »

    Plusieurs soutiens de gauche, comme Stéphane Salord, représentant de Génération écologies avec qui les discussions pour intégrer la liste « avancent bien » estime ce dernier, ou Agnès Daures (DVG) se sont ralliés à cette séquence de tractage, poursuivie aux Allées Provençales puis dans le quartier de Puyricard.

    Transport, logement, abandon des quartiers, service public : les sujets phares portés par la gauche ont été abordés entre clients des étals et colistiers d’Aix Avenir. « Vous voulez que ce monde là vote pour vous ? Il va falloir faire des efforts… les jeunes me disent : il y a quoi dans le quartier ? Pas d’associations, pas de commissariat », lance ce gérant de café. « Les gens se sentent abandonnés, rapporte en fin de visite Marc Pena. On veut changer les priorités de la ville, on ne veut pas qu’une ville vitrine. On veut une ville qui ressemble à ses habitants. La majorité des habitants sont des salariés. Les questions du logement et du transport semblent banales mais sont des questions essentielles et elles ne sont pas traitées ».

    « Ce qu’on se propose de faire au nom de la gauche et des écologistes est d’abord de construire l’égalité réelle de tous », ajoute David Tessier. « Aix ne s’hérite pas mais se mérite. On est venu avec nos carnets, nos stylos, on a écouté les doléances des gens. Il y a une volonté de changement », poursuit Clément Frel-Cazenave, chef de file des Ecologistes. Le ton est donné.

  • Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Nous voulons garder une mairie à gauche et un maire communiste qui doit être Gaby Charroux » lance Marc Beltran à plus de 500 autres soutiens de Gaby Charroux rassemblés dans la cour du local de campagne du 1 bd Gérard-Philipe, devenue amphithéâtre le temps d’une inauguration aux allures de meeting.

    Les soutiens au maire sortant ont eu l’occasion d’exprimer leur vision de la campagne. À l’instar de la photographe Caroline Malatrait, autrice d’un travail de mémoire sur la famille Zavattoni et pour qui Gaby Charroux « est le garant de l’histoire sociale et humaine de Martigues, ville façonnée par le travail, la solidarité, non par la spéculation ou l’exclusion ». Et abonde : « Nous sommes saturés de discours simplistes et de peurs instrumentalisées, noyés dans les réseaux sociaux et la désinformation. Il suffit de sortir et de regarder autour de nous pour constater que Martigues a avancé, s’est transformée, sublimée année après année », affirme Caroline Malatrait.

    L’ancien proviseur du lycée Langevin, Marc Beltran, part d’une expérience toute personnelle, mais prise pour exemple. « Comme tout malvoyant de France, on a droit à une télécommande fournie par les Villes » pour le guidage sonore des piétons. « À Martigues, non seulement le service vous donne rapidement l’équipement mais en plus il vous demande votre itinéraire pour vous accompagner ! » souligne l’ancien fonctionnaire.

    Le candidat Gaby Charroux veut toujours plus pour la ville. L’actuel maire l’annonce : « Nous allons demander à récupérer la propreté urbaine et la régie des eaux à la Métropole car on faisait mieux » face au mécontentement des usagers. « Nous refusons la résignation » lance l’édile, dans « un moment charnière où deux visions du monde s’affrontent » au local comme à l’international. Et à 83 ans, « s’il n’y a que mon âge à me reprocher, alors tout va bien ».

    « Son optimisme et son expérience inspirent »

    Il y a de tous les âges dans le public. Marc Beltran parlait d’ailleurs d’« une ville qui a investi dans sa jeunesse ». Selma Bechagra, 21 ans, en atteste. « Le maire nous a aidés dans l’obtention du Bafa avec des stages payés. Ça a été une vraie première expérience professionnelle avec salaire, surtout que je passais en même temps le permis », raconte cette travailleuse sociale de métier. « Notre maire écoute ses citoyens, est proche d’eux et ça fait la différence », assure-t-elle.

    Eddy Dekkiche, étudiant en droit, partage. « Son optimisme et son expérience m’inspirent, comme sa capacité à répondre aux besoins de la ville qui évoluent » relate le juriste, qui s’estime « chanceux d’avoir grandi avec l’éducation, la culture et le sport pour s’épanouir dès le plus jeune âge ».

    Le prochain atelier de la campagne a lieu mercredi 17 décembre à 18h, salle Dufy.

  • À Agde, lâché par le PRG, l’écolo De Pontual jette l’éponge

    À Agde, lâché par le PRG, l’écolo De Pontual jette l’éponge

    Historiquement faible, la gauche agathoise va mal. Après deux décennies sans le moindre élu d’opposition, l’opération reconquête qui semblait prometteuse ces derniers mois, a du plomb dans l’aile. À 100 jours du premier tour, le travail partenarial entamé avec le NFP semble réduit à peau de chagrin.

    Le PS a d’abord filé aux côtés du médecin Thierry Nadal qui avait obtenu 35,1% en 2020. Au printemps, les insoumis qui revendiquaient la tête de liste, plantaient une seconde banderille au rassemblement. Et voilà que fin novembre, Arthur Labatut (PRG) s’en allait à son tour en emmenant avec lui la jeune écologiste Chloé Donate Estournet. La défection de trop pour l’écologiste Bertrand de Pontual qui, écœuré, a annoncé à la surprise générale le 9 décembre qu’il se retire. « J’arrête tout, je suis dégoûté ». Celui qui avait obtenu 7,22% en 2020 déplore « cet éclatement du groupe » et une nouvelle occasion manquée. « Partir unis, c’était l’occasion de proposer une autre vision d’Agde aux électeurs. »

    Avant même d’apprendre la nouvelle, Arthur Labatut, autoproclamé tête de liste, justifiait son choix. « On était ouvert pour l’union de la gauche mais ça n’avançait pas. On n’aurait plus eu le temps de mener campagne. » Si le programme commun faisait la quasi-unanimité, le choix de la tête de liste ne convenait pas au jeune entrepreneur qui croit en ses chances malgré le contexte.

    Les propositions de Labatut

    Dans une ville ravagée par le chômage et que la droite a livré aux promoteurs depuis longtemps, la gauche peut-elle encore séduire ? Oui, assure Arthur Labatut. Juriste en droit public de formation, il propose de « remplacer les médecins retraités », veut créer un « tourisme 4 saisons », ou encore une « sécurité sociale alimentaire ». Mais pourra-t-il insuffler une dynamique ? B. de Pontual ne donnera pas de consigne de vote. Et estime que ni Labatut ni Donate Estournet ne sont « légitimes » pour représenter le Nouveau Front Populaire. « Il n’y aura pas de liste d’union de la gauche à Agde », écrit-il, amer.

    Quant au PCF qui doit encore arrêter sa position, il « ne mettra pas de bâtons dans les roues » du PRG. « On n’a pas les moyens de monter une liste avec 35 noms. On va appeler à faire barrage contre l’extrême droite », se résout Frédéric Markidès.

    Le communiste craint que cette nouvelle donne « favorise l’abstention et renforce le risque RN » qui sera représenté par le député Aurélien Lopez-Liguori, lui-même concurrencé par la dissidente Fabienne Varesano (EXD) qui propose de… rallumer l’éclairage public la nuit.

    Si Sébastien Frey n’a pas encore officialisé sa candidature, on sait déjà que l’édile sortant est fragilisé. S’il a accédé au fauteuil de maire, ce n’est que parce que son prédécesseur, Gilles d’Ettore, a été poussé à la démission suite à sa mise en examen pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption » dans la célèbre affaire de la voyante.

  • [Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »

    [Rue de la République] Anthony Krehmeier : « On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies. « Rue de la République » accueille chaque semaine une personnalité marquante de la vie du territoire. Ce week-end, Anthony Krehmeier, maire PS des 2e et 3e arrondissements de Marseille et conseiller départemental.

    Le bilan

    Didier Gesualdi : De chasseur en 2020, vous êtes devenu chassé puisque cette fois vous êtes sortant. Il y a un bilan à défendre, il va falloir prouver qu’il est bon.

    Oui, c’est un exercice nouveau pour nous. Nous étions dans l’opposition. Aujourd’hui, on a un bilan, des réalisations qui sont concrètes dans les 2e et 3e arrondissements, comme dans tout Marseille. Les habitants voient que la ville a changé.

    Didier Gesualdi : Qu’est-ce qui a changé justement ?

    La ville est plus attractive qu’il y a 5 ans, c’est une évidence, sur ses fondements, en matière de solidarité, c’est une ville qui est plus unitaire, on est arrivé à recoudre la ville. Il y a encore beaucoup de travail, mais on est arrivé à envoyer des signaux dans ce sens. Je prends seulement l’exemple des 2e et 3e arrondissements. Quand je suis arrivé, il n’y avait pas de bibliothèque, pas de transports, pas de piscine. Aujourd’hui, c’est le cas. On a rénové tout un tas d’écoles dans ce quartier, qui comptait pourtant le plus d’écoles dans des états catastrophiques. Ce qu’il s’est passé dans ce secteur s’est passé aussi dans le reste de la ville. Marseille n’a plus honte de ses écoles ni de son image au plan national comme international, puisque nous avons accueilli de très grands événements. On est redevenu ce que nous n’aurions jamais dû cesser d’être : la 2e ville de France et la capitale de la Méditerranée.

    Léo Purguette : Que répondez-vous à ceux qui trouvent que ça ne va pas assez vite ?

    Ça ne va jamais assez vite. Je leur réponds : dans quel état nous avez-vous laissé la ville ? Je vous prends exemple : à l’école Pommier, les chaudières dataient de 1954. Nous avions été obligés d’embaucher une personne pour crier dans une corne en cas d’incendie puisque le système incendie était défaillant. Vous imaginez ça en 2020 ? Aujourd’hui, nous avons des écoles qui fonctionnent, des conditions de travail dignes pour les agents, ça évite des grèves à répétition, une police municipale quasiment doublée. Nous avons fait progresser cette ville.

    Le plan Marseille en grand

    Didier Gesualdi : La droite dit que vous avez gagné au loto avec le plan Marseille en grand. 1 milliard d’euros pour neuf écoles rénovées. Vous contestez ce chiffre ?

    Je conteste ce chiffre et cette façon de parler. Nous n’avons pas gagné au loto, le maire de Marseille a pris son bâton de pèlerin, il est allé, avec beaucoup d’humilité, dire au président de la République : « Je suis dans l’incapacité d’exercer mes missions, j’ai besoin de l’aide de l’État. » Ce n’était pas facile. Il aime cette ville, il nous a entendus. Nous avons travaillé ensemble puisque la Ville de Marseille a autant financé le plan écoles que l’État. Le maire de Marseille a inauguré, rien que cette année, 17 écoles.

    Didier Gesualdi : Pourquoi cette différence de chiffres ?

    Je me base sur les chiffres de la préfecture, je crois que c’est le mieux.

    Léo Purguette : Le président de la République est à Marseille mardi. Qu’attendez-vous de sa visite ? Benoît Payan semble à nouveau très exigeant vis-à-vis de l’État.

    C’est normal. Nous sommes reconnaissants à l’égard du président de la République pour ce qu’il a fait pour cette ville en reconnaissant son rôle de 2e ville de France. Vous savez, on a toujours été fiers d’être Marseillais, mais avant, le dire, ça faisait un peu sourire. Aujourd’hui, la capacité d’attractivité a complètement changé. On attend du président de la République qu’il ne vienne pas les valises vides. Nous avons encore besoin de beaucoup de moyens sur les transports, la sécurité… On attend qu’il vienne remettre les pendules à l’heure sur ces sujets-là.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Tout ne va pas bien à Marseille. Dans votre secteur, les salariés d’Orange ont été obligés de tirer le rideau, même s’ils reprennent ce lundi.

    Nous ne nions rien. Nous ne nions pas la réalité de cette ville. Elle est frappée par des assassinats horribles, des guerres liées au narcotrafic, mais aussi par une délinquance plus classique, même si je n’aime pas ce mot car il ne faut jamais banaliser. En ce qui nous concerne, nous avons doublé la police municipale, nous avons une brigade de nuit, il n’y avait pas de commissariat dans le 3e arrondissement, nous avons ouvert un poste de police. Bien sûr que les choses ne vont pas en matière de sécurité, mais s’agissant de la Ville de Marseille, les efforts ont été faits. Nous avons installé des caméras de vidéosurveillance, nous avons augmenté les effectifs, nous allons continuer dans un prochain mandat, si les Marseillais nous font confiance. Nous ne prenons pas ce sujet à la légère. C’est une priorité pour nous comme pour les Marseillais et les Marseillaises. Le Front national n’est pas propriétaire des questions de sécurité, ni des questions de nation. Trop longtemps à gauche, on a laissé ces sujets à l’extrême droite. Qui est frappé par l’insécurité ? Les gens des quartiers populaires, les pauvres, pas les riches ! C’est les travailleurs d’Orange qui gagnent 1 500 euros. C’est une question sociale avant tout !

    Léo Purguette : Est-ce qu’une municipalité peut faire face à des réseaux militaro-mafieux ?

    Absolument pas. Ce n’est pas le rôle de la police municipale, mais de la police nationale. Les effectifs n’ont pas été assez augmentés de ce côté-là. M. Retailleau est beaucoup venu à Marseille faire de la politique, mais pas beaucoup augmenter les effectifs. Ce qu’avait fait Gérald Darmanin pour le coup. Il faudrait demander aux gens qui sont dans le parti de M. Retailleau, pourquoi il ne l’a pas fait. Marseille devrait être traitée comme une ville normale, il nous manque 1 000 policiers nationaux.

    Didier Gesualdi : Martine Vassal promet un « choc d’autorité ».

    Très bien, qu’elle demande à M. le ministre de l’Intérieur d’augmenter les effectifs. Je la prends au mot. Qu’elle le fasse, parler c’est bien, dire qu’on aime Marseille, c’est bien, le prouver c’est mieux.

    Les municipales

    Didier Gesualdi : Sur ce plateau, Romain Simmarano, porte-parole de Martine Vassal, exige le rapport de la chambre régionale des comptes que vous auriez sous le coude. Qu’en est-il ?

    Je crois que les magistrats de la chambre se sont exprimés. Vos confrères parlent de « grand enfumage ». M. Simmarano a dit ça pour venir clore la polémique sur le Front national…

    Didier Gesualdi : On cache rien ?

    Bien sûr que non. Le maire et l’adjoint aux Finances l’ont dit : le rapport n’est pas communiqué aux communes. La chambre ne s’exprime pas avant les élections. Tout cela, c’est un grand enfumage. On n’a rien à cacher : dans cette ville, la dette a baissé et l’investissement a augmenté. Je suis élu d’opposition au Département des Bouches-du-Rhône : la dette a été multipliée par 4 et il investit moins. Et ces gens-là vont venir nous donner des leçons ?

    Didier Gesualdi : C’est beaucoup pour aider les communes…

    Oui, mais ça reste de la dette et c’est pas pour aider Marseille. C’est d’ailleurs La Marseillaise qui a sorti l’info : 42% des habitants des Bouches-du-Rhône sont Marseillais, 2% de l’aide aux communes du Département vient à Marseille. Il y a un problème. Quand Marseille reçoit 4 euros par habitant, Cassis en reçoit 38 ! Vous pensez qu’il y a plus besoin de solidarité à Cassis qu’à Marseille ? Le Département aide même des communes qui sont moins endettées que lui ! On marche sur la tête.

    Léo Purguette : Le RN est donné en 2e position dans le dernier sondage. Peut-il gagner la ville ?

    Complètement. Je connais des gens dans mon entourage qui votaient socialiste, communiste et qui aujourd’hui vont voter Front national. Même des gens de ma famille, ça nous arrive tous d’avoir des gens qui nous disent « pourquoi pas ? On n’a jamais essayé ! » Tous les jours, je suis sur le terrain et je l’entends. On est dans un climat très anxiogène au niveau local comme international. Les gens cherchent une sortie, pour certains d’entre eux, ça peut être le Front national. Je le regrette profondément. C’est à nous, partis républicains, de faire front, de proposer des issues politiques positives.

    Léo Purguette : Nicolas Sarkozy était dans les 11-12 pour signer un livre où il propose à Marine Le Pen de mettre fin au front républicain ? Dérive ? Accord entre condamnés ?

    Je ne l’avais pas vu comme ça. En tout cas, c’est une suite logique des débats sur le ni ni… J’ai grandi politiquement en m’opposant à Nicolas Sarkozy.

    Léo Purguette : Craignez-vous un scénario à l’italienne avec une droite absorbée par une extrême droite dominante ?

    C’est le risque. Les aventures individuelles des uns et des autres coûteraient cher aux Marseillaises et aux Marseillais.

    LFI

    Didier Gesualdi : Sébastien Delogu tape très fort contre le Printemps marseillais. C’est votre adversaire ? Votre futur allié de second tour ?

    M. Delogu est dans une aventure individuelle. Il essaie d’exister, donc il est dans l’outrance : la police tue, le Karcher, la corruption… Je ne confonds pas M. Delogu avec les militants sincères de La France insoumise, qui se retrouvent très mal à l’aise avec ses outrances. Tous les jours, on en croise qui nous disent « on aurait aimé venir avec vous ». Pourquoi ? Parce que cette majorité est de gauche, fièrement de gauche, et n’a pas à rougir face à La France insoumise. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait dans l’intérêt des classes populaires, nous avons réussi à recoudre la ville, nous avons donné plus à ceux qui ont moins. M. Delogu, nous lui avons tendu la main, à lui et ses camarades. Nous n’avons pas d’adversaire à gauche. Si à la fin, le RN gagne parce qu’il aura voulu avoir son affiche sur les murs pendant un mois et demi, il devra prendre ses responsabilités.

    La corruption

    Léo Purguette : Deux agentes du tribunal de Marseille ont été mises en examen pour consultation de fichiers au profit de trafiquants de drogue. Est-on déjà passé au stade où le narcotrafic pénètre les institutions ? Est-ce que c’est une crainte pour la Ville de Marseille ?

    Le narcotrafic s’infiltre partout, dans les quartiers, dans les familles, dans les institutions, potentiellement dans la police et la justice. Oui, c’est une crainte. Nous n’avons pas envie de vivre dans une ville que le narcotrafic veut mettre en coupe réglée. Il faut couper la tête de la pieuvre comme l’a dit plusieurs fois le maire de Marseille. Il nous faut des moyens comme jamais des moyens ont été mis en place dans une ville. Venir aux obsèques du frère d’Amine Kessaci – paix à son âme – c’est une chose, apporter des solutions concrètes, c’est mieux. Je me suis construit en politique contre le Front national. Je suis viscéralement contre l’extrême droite. Comment se satisfaire d’un parti raciste à 30% à Marseille ? Il faut reconquérir ces électeurs en arrêtant de monter les communautés les unes contre les autres. Qu’on soit d’origine algérienne comme moi ou italienne comme vous M. Gesualdi, on est des Marseillais, la question, elle est sociale avant tout.

    Renaissance

    Léo Purguette : Vous espérez une nouvelle aide de l’État, mais le parti présidentiel, Renaissance, soutient Martine Vassal…

    … Je ne sais pas si c’est toujours d’actualité.

    Léo Purguette : Il semblerait que oui. Vous n’en êtes pas certain ?

    Suite à sa volonté d’ouvrir la porte à un rassemblement avec l’extrême droite, je ne suis pas sûr que le parti du président de la République, pro-européen et pro-démocratie, puisse assumer cet attelage. L’ex-députée Sabrina Roubache s’est exprimée de manière assez claire. Je crois que Gabriel Attal également. Je ne pense pas que leur parti se lance dans une aventure qui finira dans les bras du Front national.

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Claude :

    Quand comptez vous remettre les bancs place de Lenche ?

    C’est un bel exemple de la difficulté à être un élu de proximité. J’avais des bancs, place de Lenche, qui étaient mal occupés le soir puisqu’il y avait des gens qui passaient la soirée à faire du bruit, à boire des bières, à tirer des mortiers sur des habitations. J’ai donc décidé, pour pallier le problème, de les supprimer en me disant qu’il y aurait, de cette manière, moins de nuisances. Ça a été le cas, mais finalement, les mêmes personnes qui m’avaient demandé de le faire estimaient que lorsqu’ils remontaient des courses le matin, ils avaient besoin de se reposer. Donc j’ai dû remettre les bancs pour satisfaire les personnes âgées. Tout en ayant à nouveau quelques nuisances le soir. Autre exemple : je mets au défi les uns et les autres d’installer un container dans une rue. Tout le monde réclame des containers, mais personne n’en veut devant chez lui. Les bancs, c’est la même chose. Tout le monde en veut pour se reposer, mais personne n’en veut en bas de sa fenêtre, parce qu’il y a des nuisances le soir, parce qu’on casse des bouteilles de bière etc. Donc, vous voyez, c’est la grande difficulté de recherche de l’intérêt général. Ce n’est pas la somme des intérêts particuliers. Parfois, on doit prendre des décisions qui sont impopulaires mais qui essaient de répondre à l’intérêt de tous.

  • Clément Chichignoud se lance dans la course à la mairie

    Clément Chichignoud se lance dans la course à la mairie

    Dans l’une des salles d’un restaurant à la lisière de Bouc-Bel-Air que Clément Chichignoud a lancé officiellement, vendredi, sa course pour la mairie de Simiane-Collongue. « Faute de locations, trop chères », précise un membre de la liste citoyenne à la tête de laquelle Clément Chichignoud se présente.

    « Ma candidature s’est faite naturellement. J’étais entre mes quatre murs, je bricolais, et j’ai côtoyé le maire actuel, alors qu’une nouvelle route était en construction devant chez moi, sans concertation. Je me suis dit “non : il y a mieux dans notre village” », retrace le candidat.

    Trentenaire, producteur en reconversion, natif de Simiane il réunit ensuite des colistiers par le biais de « son réseau. Mon grand-père était un ami de Michel Pezet ». Il constitue ainsi une liste « en collectif, démocratique, ouverte, où l’on mise pluriel et sans étiquette ».

    C’est face à la liste du maire sortant, Philippe Ardhuin (LR), et celle de Mathieu Vigouroux (SE), conseiller municipal d’opposition, que le collectif Vivre Simiane entre en lice. Des discussions pour fédérer « l’ensemble des oppositions » auraient bien eu lieu, mais sans aboutir. Le collectif se lance donc seul pour « porter son projet ».

    Une liste ouverte

    « J’ai des valeurs de gauche, mais on a des LR avec nous. Notre vision politique est de remettre le lien au centre, qu’on soit d’accord ou non, pour réinstaurer un vrai cœur de village avec des lieux d’activités diverses, afin que les gens se croisent. Et pour ça, il faut des équipements », déroule Clément Chichignoud. Seules les idées « extrêmes », de droite comme de gauche, ne seraient pas les bienvenues. « Il faudra respecter une charte républicaine que l’on a mise en place », précise le candidat.

    Pour recréer cet idéal simianais, plusieurs idées sont dans la boîte. « On veut installer une médiathèque, des équipements culturels, accolés à des halles pour la commercialisation de nos producteurs locaux (…). Le maire veut délocaliser entièrement l’école, nous, au contraire, on veut en enlever que la moitié. Il y a aussi l’idée d’une maison de santé au cœur du village », explique le candidat. Un projet agricole sur la zone Safre est aussi en cours de réflexion.

    La liste, elle, sera officiellement dévoilée d’ici à la mi-janvier, l’heure étant, pour le moment, au travail d’idées pour « dynamiser » le centre-ville. Eva Bonnet-Gonnet

  • [Tribune] Marseille : « Nous refusons la fatalité du déni et le piège de l’excès »

    [Tribune] Marseille : « Nous refusons la fatalité du déni et le piège de l’excès »

    Par Martine Vassal

    « La Marseillaise », journal de progrès, fondé dans la Résistance, ne transige pas avec l’extrême droite. Après la polémique déclenchée par les propos de Martine Vassal, femme de droite, sur le RN, nous publions cette tribune où la candidate à la mairie de Marseille réaffirme son positionnement républicain par-delà les désaccords et les divergences.

    À l’heure où notre société s’interroge sur son avenir et sur la capacité du monde politique à changer les choses, nous avons une responsabilité immense. Nous, élus et citoyens marseillais, nous devons nous lever pour refuser la prise en otage de Marseille.

    Nous ne pouvons pas nous résigner au déni coupable de la gauche et de l’extrême gauche et à l’excès stérile du Rassemblement national. Les Marseillaises et les Marseillais doivent avoir le choix du courage du rassemblement et de la compétence pour réussir. Marseille ne doit pas subir l’union du désordre scellée par la majorité sortante et l’extrême gauche dans l’indifférence totale. Leur politique n’est pas une réponse, c’est une démission. C’est le règne du déni.

    Le déni de l’insécurité qui mine nos quartiers, le déni du laxisme qui envahit nos rues, le déni idéologique qui piétine nos traditions et sème la division. Quand les Marseillais réclament de l’ordre, cette union répond par l’idéologie. Elle prône le désarmement de la police municipale, elle entrave la vidéoprotection, elle ose affirmer que « la police tue ».

    Ce n’est pas seulement de l’incompétence, c’est une faute morale qui installe le désordre durablement. En refusant d’agir, ils abandonnent les plus fragiles d’entre nous. Ils nient ce que nous sommes, préférant la haine et le désordre à la fierté d’être Marseillais et Français.

    Marseille souffre aujourd’hui d’un déclassement, du déni qui entretient la culture de l’excuse, l’acceptation de l’inacceptable notamment en termes de sécurité.

    Une Marseille unie, fraternelle

    Face à ce déni, le Rassemblement national ne propose qu’un vertige : celui de l’excès. L’excès dans les mots, l’excès dans la posture, l’excès pour seul horizon. Mais la colère n’est pas un projet. Dire que tout va mal ne suffit pas à réparer Marseille.

    Leur réponse est une fuite en avant. Proposer l’état d’urgence permanent ou vouloir confiner les citoyens, ce n’est pas rétablir l’ordre, c’est sacrifier nos libertés. Là où la gauche s’enferme dans le déni, le RN l’instrumentalise et le caricature pour mieux fracturer notre société.

    Nous refusons que Marseille ait à choisir entre l’incurie qui laisse faire et l’agitation qui ne résout rien. Entre le déni et l’excès, il existe une autre voie. La seule digne de notre histoire : celle du courage et de la responsabilité car Marseille ne peut plus se permettre l’aventure et l’impréparation.

    Nous portons une espérance : celle d’une Marseille qui ne baisse pas les yeux, celle d’une Marseille fière, retrouvée. Celle d’une Marseille qui réussit. Une Marseille unie, fraternelle.

    Nous voulons l’apaisement pour recoudre ce que les extrêmes déchirent. Nous voulons libérer les énergies, pour que le travail émancipe et que l’assistanat cesse d’enchaîner les destins. Mais surtout, nous voulons restaurer l’autorité. Non pas l’autoritarisme bruyant et grotesque, mais cette autorité républicaine, ferme, juste et sans concession, qui est le socle indispensable de nos libertés. C’est elle qui protège, c’est elle qui met fin au déni et au laxisme.

    Marseille mérite mieux. Marseille n’est pas une ville d’expérimentation politique pour les aventuriers. Elle mérite mieux que ce saut dans l’inconnu.

    Contre les postures et le cynisme politique, nous faisons le choix du sérieux, du pragmatisme et des résultats.

    Pour Marseille, refusons le piège du déni ou de l’excès. Choisissons la grandeur de son destin.

    Marseille je t’aime.