Category: politique

  • Le marché immobilier, bulle d’air pour les Départements

    Le marché immobilier, bulle d’air pour les Départements

    Trois mois après avoir publié un rapport alarmant sur la santé financière des Départements, la Chambre régionale des comptes (CRC) a mis à jour son analyse le 6 février face aux étudiants de la fac de droit de Montpellier.

    La présidente de la CRC a d’abord rappelé que depuis 3 ans environ, la plupart des Départements sont en difficulté financière, particulièrement ceux qui jouissent d’une forte croissance démographique à l’instar de l’Hérault ou du Gard, qui a voté le 9 février son budget 2026. Car cet afflux de population signifie davantage de dépenses sociales obligatoires (RSA, allocation personnalisée d’autonomie, prestation de compensation du handicap).

    En 2025, c’est au prix de coupes dans les services et les compétences facultatives (comme la culture) que Kléber Mesquida était parvenu in extremis à faire adopter un budget à l’équilibre. Si le président héraultais transpire un peu moins que l’an passé à l’idée du vote du 31 mars, c’est surtout grâce à une meilleure conjoncture sur le marché immobilier. Après avoir plongé d’un tiers entre 2022 et 2024 (- 63 millions d’euros dans le Gard ; – 114 ME dans l’Hérault), les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui constituent 25% des recettes des Départements, ont bondi en 2025. « C’est une bulle d’oxygène pour les Départements d’Occitanie », illustre Valérie Renet. La présidente de la CRC leur déconseille l’euphorie, comme après la forte hausse d’après Covid. « Quand on gagne au loto, on a tendance à dépenser. Les Départements ont beaucoup investi, c’est difficile de revenir en arrière, c’est l’effet cliquet ».

    L’État doit de l’argent

    Hormis le fait que les Départements peuvent choisir le plafond haut (4,5 ou 5%) sur les frais de notaire, la CRC rappelle qu’ils n’ont plus la main sur le levier fiscal, la taxe professionnelle ayant été supprimée et la taxe foncière remplacée par une réversion de la TVA. « Le lien entre les Départements et les citoyens a été coupé ». Entre des « recettes volatiles » et des dépenses incompressibles, leur modèle financier est « difficilement soutenable ». « Il faudrait un nouvel impôt » dont la collectivité fixerait le taux et assumerait alors ses choix.

    Pas sûr que le nouvel acte de décentralisation dans les tuyaux redonne de l’indépendance aux Départements, auxquels Nicolas Sarkozy voulait déjà faire la peau. Il faudra pourtant une vraie bouée de sauvetage. Avec 830 millions d’euros de dette et une épargne nette négative, l’Hérault en arrive à emprunter pour rembourser ! Une solution immédiate serait que l’État lui paye (enfin) ce qu’il lui doit. En 2025, le reste à charge dû à la non-compensation des charges transférées s’élevait à 260 millions.

  • Pragmatique ou dogmatique : la bataille écolo lancée à Montpellier

    Pragmatique ou dogmatique : la bataille écolo lancée à Montpellier

    Les uns dans le cadre bucolique des bords du Lez à Agropolis, les autres dans le brouhaha du rond-point de « Paulette » sur le tracé du futur Contournement ouest de Montpellier (COM). Lundi 9 février, les équipes de Michaël Delafosse (PS) et de Nathalie Oziol (LFI) ont dévoilé leurs programmes écologiques respectifs aux deux extrémités de la 5e ligne de tramway. Un hasard de la campagne qui illustre deux stratégies aux antipodes sur le plan écologique. Pragmatique d’un côté, plus idéologique de l’autre.

    Dans la lignée des 50 000 arbres plantés depuis 2020, la liste de Michaël Delafosse veut faire de Montpellier une « ville parc  », une ville « marchable avec de grands corridors de fraîcheur qui protègent de la canicule et reconnectent à la nature », résume le maire socialiste. Il promet de doubler les surfaces à désimperméabiliser (40 hectares), de continuer à planter des arbres y compris dans les parcelles privées, de poursuivre les végétalisations en encourageant les bons de végétalisation. Parce qu’il se dit « débordé de demandes de gens qui veulent cultiver un jardin »,
    M. Delafosse propose de créer un millier de nouvelles parcelles de jardins familiaux. Des terrains sont à l’étude à « Grammont, aux Aubes, à l’agriparc des Bouisses ou aux Grisettes », précise l’adjointe écologiste Marie Massart.

    Un Lez Montpellier plage

    D’ici 2032, dix parcs doivent être créés (République), agrandis (Bouisses) ou aménagés (Lunaret, coteau de Malbosc, Montcalm…). Trois projets phares de promenades ombragées visent à magnifier le « chemin de l’eau ». Le premier en végétalisant 5 km le long de l’aqueduc des Arceaux. Le second via 2 km de « coulée verte » le long du Verdanson, du stade Philippidès au CHU Lapeyronie. Le troisième vise à réaliser un cheminement en bois le long du Lez entre Agropolis et l’espace Lavalette. Comme du temps du peintre Frédéric Bazille, le maire rêve de refaire de Lavalette un lieu de baignade convivial. « Ce sera Montpellier plage ! On ne peut pas se résoudre à laisser le Lez pollué, on sera vigilant sur la qualité des eaux. »

    Trois heures plus tard, changement de décor. À l’autre bout de la 5e ligne de tramway, les Insoumis sont postés devant les arbres déracinés du futur Contournement routier ouest (COM). Pour Nathalie Oziol, c’est le symbole d’un « PS bétonneur ». « C’est la même stratégie que sur l’A69 à Toulouse : 12 exploitations et 70 hectares seront détruits. Ce projet d’autoroute de Vinci est écocide », dénonce la tête de liste Insoumise qui cible la majorité sortante. « Une liste qui défend le COM et les Zones à faibles émissions (ZFE) ne peut être écologiste ». La députée LFI oppose une « écologie de rupture avec le modèle libéral ». C’est-à-dire davantage de trams et de bus, une étoile ferroviaire, un boulevard urbain limité à 70 km/h plutôt qu’une autoroute à 10 voies. « L’étalement urbain est une impasse écologique, sociale et démocratique », abonde Alain Bertrand (LFI), favorable aux projets agroécologiques « de la terre à l’assiette » pour « nourrir les Montpelliérains ». Julia Mignacca, qui vient de quitter Jean-Louis Roumégas pour Nathalie Oziol, théorise le concept d’écologie populaire. « Il ne faut pas faire culpabiliser les gens, les laisser de côté ». N. Oziol promet une « planification écologique » avec une « grande convention de l’écologie populaire », ajoute Alenka Doulain.

    Deux autres gros dossiers illustrent ces deux visions divergentes : l’énergie et les déchets. Julia Mignacca souhaite créer une régie publique de l’énergie à Montpellier, avec une tarification sociale. « Rien n’a été fait sur le solaire. L’énergie doit être un bien commun, pas un outil spéculatif. » Du côté de la liste Delafosse, qui veut développer le « réseau de chaleur », le nouvel arrivant Grégoire Delforge promet « d’aider 3 000 particuliers à l’isolation thermique » et de créer une « académie du climat et de la biodiversité ».

    Déchets : sortir de l’échec

    M. Delafosse propose une solution pour arrêter l’exportation coûteuse des déchets : transformer l’usine de méthanisation Ametyst en chaudière CSR (combustibles solides de récupération). Si J.-L. Roumégas (Les Écologistes), Mohed Altrad (divers droite) ou Isabelle Perrein (divers droite) s’y opposent catégoriquement en raison du principe de précaution sanitaire, les Insoumis, divisés sur le sujet, veulent en débattre via une « convention populaire avec votation citoyenne ». D’ici là, ils prônent la réduction des déchets à la source (qui a semblé montrer ses limites) avec des « ressourceries et recycleries ». À l’orée des premiers débats, le maire réclame de la clarté, y compris à Philippe Saurel qui avait fermé le 3e casier de la décharge de Castries sans aucun plan B : « L’incinérateur de Lunel-Viel ne veut plus de nous. Ceux qui veulent une décharge ou un incinérateur, qu’ils disent où ! »…

  • [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Le communisme municipal, c’est une réalité au service des habitants »

    [Rue de la République] Jérémy Bacchi : « Le communisme municipal, c’est une réalité au service des habitants »

    les municipales

    Didier Gesualdi : Quelles sont les ambitions du PCF dans les Bouches-du-Rhône pour ces municipales ?

    Nos ambitions sont claires : à la fois conserver l’ensemble des municipalités où nous sommes en gestion. Il y a 9 communes communistes ou apparentées dans le département. Progresser dans l’ensemble des communes. En gagner de nouvelles, bien sûr, je pense à Arles ou Aubagne où des bascules sont possibles avec des rassemblements de la gauche conduits par des communistes ou des candidats qui nous sont proches. Nous avons construit dans ce département, face au danger de l’extrême droite, un rassemblement assez inédit, historique, avec socialistes, écologistes, Place publique, Génération.s, GRS, l’Après, Debout… Dans presque 60 communes du département, des listes de rassemblement se présenteront aux électeurs pour gagner à gauche et empêcher l’extrême droite de ne gagner ne serait-ce qu’une seule commune. Pas une seule mairie entre les mains de l’extrême droite !

    Didier Gesualdi : Comment expliquez-vous que vous êtes capables de vous entendre au niveau local et pas national ?

    Je ne vais pas dire qu’ici on est meilleur que les autres, ce serait présomptueux. Mais nous avons réussi avec nos partenaires de gauche, je les salue, parce que chacun a su faire preuve d’intelligence. Tout en respectant son propre ADN, en tenant compte des intérêts propres à chaque organisation, nous avons mis l’intérêt général, celui de la Métropole et du Département au-dessus, pour construire de manière équilibrée, respectueuse, des listes qui sont en capacité de gagner. Ça a été un travail de longue haleine, plus d’un an de discussions, semaine après semaine, quasi quotidiennement dans les trois derniers mois pour aboutir à un accord historique. J’espère qu’il se transformera en résultat historique pour la gauche et les forces vives de notre département.

    LA FRANCE INSOUMISE

    Léo Purguette : Il y a des listes d’union, mais pratiquement partout où elles existent, des listes LFI sont présentes. Comment l’expliquez-vous ? Est-ce que ça va se prolonger au second tour ?

    Nous verrons s’il y aura des listes insoumises réellement déposées dans toutes les communes…

    Didier Gesualdi : … Vous en doutez ?

    Oui, j’en doute clairement. Il y a des communes où les insoumis ont annoncé qu’ils avaient une liste et, en même temps, ils nous appellent pour nous dire qu’ils n’arrivent pas à la boucler et savoir si on est en capacité de rentrer à la table des négociations. C’est quand même assez curieux comme méthode. Fracturer l’union de la gauche et les dynamiques locales pour ensuite rétropédaler quand vous n’avez pas assez de noms pour composer la liste. Mais pourquoi ? Parce que dans de nombreuses communes, la dynamique d’union de la gauche est déjà à l’œuvre, donc les gens sollicités pour figurer sur une liste différente ont tendance à refuser, considérant qu’il ne faut pas jouer le jeu de la division. Sur le second tour, cela voudrait dire que ces listes feraient plus de 5% pour fusionner ou plus de 10% pour se maintenir. De mon point de vue, ça n’arrivera peut-être pas dans l’ensemble des communes. Les électrices et électeurs trancheront.

    Léo Purguette : À Marseille, il y a eu des mots échangés entre Sébastien Delogu et Benoît Payan. La fracture est-elle irrémédiable ?

    C’est au maire de Marseille de le dire. J’observe que Sébastien Delogu mène une campagne plutôt tournée contre le maire, alors que le véritable danger, c’est une victoire potentielle de l’extrême droite. Je regrette que des candidats se réclamant de la gauche tapent sur d’autres candidats de gauche que le RN. Je ne le ferai donc pas moi-même.

    LE BILAN

    Didier Gesualdi : Vous voulez conserver le pouvoir, mais vous en avez fait quoi dans les communes où vous l’avez ?

    Je ne dirais pas le pouvoir, mais la gestion car, précisément, ce qui fait réussir dans nos communes, c’est l’implication citoyenne et la proximité avec les habitants. Il y a une dimension de restitution du pouvoir dans nos communes. On a longtemps parlé de communisme municipal mais c’est une réalité. J’ai rencontré encore récemment, à Châteauneuf-les-Martigues, des habitants pas communistes pour un sou me disant « on aimerait avoir comme au Rove ou à Martigues un maire communiste parce qu’on voit qu’en matière de services publics, de culture, d’accès au sport, de solidarité, il n’y a pas mieux ». Nos communes le font en étant prises à la gorge par la baisse des dotations de l’État. Elles arrivent à opérer des arbitrages en faveur des intérêts de la population. C’est là notre marque de fabrique.

    Didier Gesualdi : À Marseille, vous défendez aussi le bilan ? Il est très critiqué par la droite et l’extrême droite sur les écoles, les déchets, la propreté…

    Que des opposants politiques attaquent la gauche en période électorale, quoi de plus normal ? Si on est un peu sérieux l’espace d’un instant, nul doute que la gestion municipale du Printemps marseillais a fait changer d’ère la Ville de Marseille. Toutes les enquêtes d’opinion démontrent que cette perception est partagée par les Marseillais et que le total gauche a progressé depuis 2020. Sur les écoles, un travail formidable a été fait, certes grâce aussi au plan « Marseille en grand », mais il a fallu aller chercher l’argent. Sur les déchets, la propreté, vous le savez, il y a la responsabilité de la Métropole.

    LE NARCOTRAFIC

    Léo Purguette :Vous aviez initié « l’appel de Marseille » contre le narcotrafic. Que peut une Ville face à la mafia ?

    Ce n’est pas à la Ville de répondre en priorité. On voit bien le niveau où se joue cette question : c’est l’échelle internationale avec les pays producteurs, les têtes de réseaux planquées dans des pays du Maghreb ou des Émirats… Cela dit, les municipalités, je crois que la Ville de Marseille le fait assez bien, sont des amortisseurs pour les familles, les personnes en première ligne face au narcotrafic. Quand vous doublez les effectifs de police municipale, ce n’est pas pour se substituer à la police nationale. C’est pour effectuer un travail de terrain qui ressemble bien plus à ce que faisait la police de proximité avant que Nicolas Sarkozy ne la supprime. Cette présence crée du lien social, assure la tranquillité, empêche des bascules dans les réseaux mafieux… Sur le volet prévention, une commune peut aider à sortir d’une addiction ou empêcher d’y tomber.

    L’EXTREME DROITE

    Didier Gesualdi : Il y a une montée du RN, de ses idées. Beaucoup d’habitants se disent « on ne les a pas essayés », pourquoi pas finalement ?

    Je ne sais pas si, aujourd’hui, il y a une montée du RN.

    Didier Gesualdi : Dans les enquêtes d’opinion en tout cas.

    Oui, mais je me souviens des législatives où on nous a annoncé une flambée du vote RN, une majorité absolue pour l’extrême droite, et les mêmes nous expliquaient au soir des résultats leur surprise. Deux choses : soit on a réussi collectivement à désamorcer cette poussée, soit il y a un petit décalage entre ce qui est déclaré et la réalité. Je crois qu’il y a un peu des deux. La meilleure réponse au RN, c’est de dénoncer sa supercherie. Le RN a voté 5 milliards de baisses de dotations aux collectivités. Ce sont les mêmes députés qui viennent se présenter aux municipales ! La meilleure façon de faire baisser le RN, c’est la réponse aux besoins. Quand vous avez des municipalités qui font un bon travail sur les services publics, l’éducation, la santé, la proximité, la démocratie, la culture… le RN recule. Je le dis tranquillement : quand vous prenez les chiffres de la présidentielle sur n’importe quelle commune de gauche du département, et ceux des municipales de 2020, vous voyez que des électeurs qui peuvent voter RN sur un scrutin national plébiscitent le maire communiste ou de gauche, parce que leur gestion municipale est le meilleur rempart contre l’extrême droite.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a publié une enquête collective sur les municipalités d’extrême droite dans le sud de la France. Quel regard portez-vous sur leur bilan ?

    Dans notre région, leur bilan est catastrophique. On se souvient des plus anciennes : Toulon, Vitrolles, Marignane… Ce fut des échecs retentissants. On a un RN qui a entamé une mue, essaye d’apparaître plus lisse. Mais le bilan est toujours le même : des villes de plus en plus fracturées, où une partie de la population est opposée à une autre, avec une pratique du pouvoir autoritaire.

    Léo Purguette : Il y a aussi des condamnations, des affaires en cours. C’est vrai au plan national avec Marine Le Pen et au plan local. Comment expliquez-vous que cela ne pèse pas sur les intentions de vote ?

    C’est assez désolant. La question de la probité est importante. Mon analyse personnelle c’est que des gens s’identifient beaucoup plus à une étiquette qu’aux individus qui la représentent. Il y a eu des enquêtes qui démontrent que des électeurs RN sont incapables de citer le nom du candidat pour lequel ils ont voté.

    LA METROPOLE

    Léo Purguette : Avec les municipales, c’est également la Métropole qui se joue.

    Souhaitez-vous un changement de gouvernance ? Une Métropole à gauche est-elle possible ?

    Je suis un communiste, un homme de gauche depuis toujours, je crois à la nécessité que la gauche puisse emporter la Métropole. Ça ne sera pas possible qu’avec Marseille, c’est la raison pour laquelle l’accord des forces de gauche et écologistes est conçu pour faire basculer d’autres villes à gauche. Ceci étant dit, au-delà de la sensibilité du président ou de la présidente de la Métropole, la question de la gouvernance devra se poser demain. La question, c’est une Métropole pour quoi faire ? Dans la dernière période, avec la suppression des conseils de territoire, il y a eu une forme de recentralisation. Les habitants des 92 communes de la Métropole lui reprochent d’avoir des centres de décision trop éloignés des citoyens. Il est nécessaire, quelle que soit la couleur de la Métropole demain, de se poser cette question de la gouvernance.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Joël Faudot :

    La situation internationale oblige chacun. Ce qu’on découvre c’est la réalité des États-Unis, sa sauvagerie sans scrupule, mais également la véritable nature de la construction européenne. Le PCF doit être à la hauteur de l’enjeu, en finir avec les discours confus, le monde attend un discours qui brise la glace.

    Le PCF a toujours eu, dans son ADN, la défense des valeurs de paix. Je le dis avec force : c’est une position courageuse qui n’a rien à voir avec de l’angélisme. On a aujourd’hui un basculement du monde avec des États-Unis et un président Trump interventionnistes plus que jamais. La France, dans ce schéma-là, a un rôle majeur à jouer. Et pourtant, on voit comment la diplomatie française a reculé au cours des 20 dernières années, à la fois avec un alignement sur les États-Unis, tout en se coupant du monde arabe, des grandes puissances comme la Russie, la Chine… et se retrouve isolée et à la botte des États-Unis. Dans la dernière séquence, on a vu comment le président de la République a emboîté le pas de Trump pour soutenir le kidnapping du président Maduro, quoi qu’on pense de lui personnellement. Je ne sais pas ce qu’espérait le président de la République en agissant de la sorte, la réponse de Trump a été de divulguer des SMS privés qu’Emmanuel Macron lui avait envoyés. On voit bien que la France est devenue la risée du monde. Elle est incapable d’être un arbitre pour la paix. On paye cet alignement sur les États-Unis. Il est temps de réaffirmer avec force la nécessité de la sortie de l’Otan. C’est une organisation qui n’a plus de raison d’être et même un objet de conflits en capacité de mettre le feu aux poudres.

    LE MONDE DU TRAVAIL

    Léo Purguette : Vous étiez au meeting de Sophie Binet à la centrale de Gardanne, vendredi. Comment le PCF entend-il faire passer les revendications du monde du travail dans ces échéances municipales ?

    Dans les programmes que nous défendons. Nous dirigeons des municipalités qui ont toujours été du côté des travailleurs, mais aussi de la défense de l’outil industriel et productif. C’est important de pouvoir créer de la richesse et répondre aux besoins de la population ici. En lien avec les questions d’impact environnemental. Les municipalités et singulièrement les municipalités communistes sont un amortisseur des difficultés sociales et de pouvoir d’achat que rencontrent les travailleurs, grâce à leur politique culturelle, sportive, solidaire.

    Léo Purguette : Pour ou contre la ligne à très haute tension ?

    Pour, philosophiquement. Il faut trouver le meilleur tracé, l’enfouissement nécessaire… Je crois à l’implantation d’une industrie décarbonée. Il faut l’alimenter en énergie.

  • La Région en butte aux coupes budgétaires de l’État

    La Région en butte aux coupes budgétaires de l’État

    Jamais une séance plénière du conseil régional n’aura été aussi rapide. En moins de deux heures ce vendredi matin, l’entièreté de l’ordre du jour était balayée. Et pour cause, il n’y figurait, en dehors des questions orales et motions, que deux points à l’ordre du jour. Dont un passage obligé : le débat d’orientations budgétaires, préalable à l’adoption du budget prévue au mois d’avril.

    En guise d’introduction, le vice-président (Centriste) délégué aux finances Jean-Pierre Colin alerte sur « un amoncellement inquiétant de nuages ». L’addition des coupes budgétaires certes est moins sévère que ce qui était initialement prévu. Mais aux 60 millions d’euros déjà retirés en 2025 s’ajoutent de nouveau 60 millions d’euros en moins pour les finances régionales. La collectivité se rattrape grâce aux hausses des taxes sur les cartes grises et la mise en place du versement de mobilité régionale, dont le taux a été rapidement divisé par deux face à la fronde patronale. « La Région se donne des moyens pour poursuivre les priorités de la mandature sans renoncement », promet l’élu seynois. À savoir la rénovation des lycées, les infrastructures routières et ferroviaires, la transition écologique et surtout l’accueil des Jeux d’hiver 2030.

    « Le problème n’est pas d’investir », tente dans l’opposition d’extrême droite Coline Houssays (RN). Mais malgré cela elle réclame « une ligne rouge financière explicite ». Et s’oppose au nom de son groupe à la trajectoire financière régionale en déplorant « une région hyperactive ». « À quoi servirait un budget équilibré face à une région qui stagne ? À rien ! » l’interpelle le président du groupe majoritaire Pierre-Paul Leonelli face à la tentation austéritaire de l’extrême droite. « En ce qui concerne notre hyperactivité, tant mieux, ironise à sa suite Renaud Muselier. Mais je ne suis pas un canard sans tête qui court partout : nous nous sommes fixé un cap, et dans la région, ça fonctionne plutôt bien. » Il assume les coupes réalisées – « nous ne sommes pas le tiroir-caisse des autres collectivités » – et la priorité donnée aux Jeux « pour accélérer l’aménagement de notre territoire et avoir des arbitrages positifs sur l’ensemble de nos dossiers ». Et d’énumérer toutes les avancées récentes, du rail à l’industrie.

  • Au conseil régional, l’extrême droite veut la peau du Ceser

    Au conseil régional, l’extrême droite veut la peau du Ceser

    Dès l’ouverture de la plénière du conseil régional, ce vendredi matin, le président du Comité économique, social et environnemental régional (Ceser) Marc Pouzet avait donné le ton. « La démocratie a un coût, mais elle le vaut bien, elle ne peut être à géométrie variable », assénait-il. L’adoption en commission mixte paritaire, le 20 janvier dernier, du projet de loi de « simplification de la vie économique » prévoit en effet de rendre en effet facultative dans chaque région l’existence de cette instance consultative qui réunit représentants du patronat, des organisations syndicales et du monde associatif. « Le Ceser est utile, nécessaire et légitime, insiste Marc Pouzet. Une région qui s’appuie sur la diversité des points de vue est plus forte, plus résiliente. Nous devons continuer à débattre, à vous apporter ce dialogue indispensable entre la société civile organisée et représentative, et l’exécutif, quel qu’il soit. »

    Déjà au mois de mars 2025, un amendement adopté en commission qui prévoyait de supprimer purement et simplement le Ceser avait suscité une levée de boucliers. Le débat à l’Assemblée national l’avait finalement expurgé. Mais face à cette nouvelle attaque, l’instance a adopté une motion lors de sa réunion mercredi, dénonçant « une remise en cause majeure de la démocratie représentative, de l’équilibre républicain ». « Les Ceser sont des outils indispensables à la mise en œuvre de politiques publiques pour qu’elles répondent aux besoins de la population. Aussi, les attaquer constitue clairement un basculement dans le fonctionnement de notre République », complétait le secrétaire du comité régional de la CGT, Patrice Kantarjian.

    Dans l’hémicycle régional, c’est la vice-présidente Jacqueline Bouyac (Hor.) qui reprend la motion. « Rendre facultative l’existence même de ces assemblées affaiblit structurellement la place de la société civile organisée dans les territoires, et transforme un pilier démocratique en simple option politique », déplore-t-elle. Et d’assurer que les avis rendus pour l’instance restent utiles pour orienter les politiques du conseil régional, citant les travaux réalisés sur l’accueil des Jeux d’hiver 2030, sur l’agriculture méditerranéenne, sur les violences faites aux femmes… « Au moment où la démocratie est mise à l’épreuve, elle doit puiser dans ses institutions la force de se réinventer pour rassembler la société, poursuit l’élue. Les Ceser sont une partie de la solution, car ils sont un espace de dialogue, d’anticipation et de co-construction entre les forces vives des régions. »

    « La vraie vie »

    À l’autre bout de l’hémicycle, l’extrême droite demande le retrait de la motion. En prenant la parole, l’élue RN Laure Chevalier réduit l’assemblée qui regroupe 62 organisations patronales, syndicales et associatives à « des réunions d’entre soi d’auto-congratulation ». Et de considérer cette instance de consultation démocratique comme une simple dépense superfétatoire : « À l’heure où l’État semble devoir réduire notre budget, nous ne pouvons plus nous permettre ce luxe, il faut réduire la dépense publique. Supprimer les Ceser, c’est une option peu délétère qui fait économiser plusieurs millions d’euros. »

    « Sur le volet entre-soi, je ne crois que vous n’avez pas très bien compris ce qu’est le Ceser », ironise le président (Ren.) de Région, Renaud Muselier. Rappelant que les membres de l’assemblée consultative « ne nous donnent pas toujours raison, loin s’en faut ». Et pour cause, l’avis rendu sur les orientations budgétaires de la Région interpelle l’exécutif sur l’absence d’évaluation de l’ouverture à la concurrence, sur la baisse du versement mobilité régionale, sur les coupes pour la formation professionnelle. Mais malgré cela, le président de la collectivité rappelle l’importance de ces corps intermédiaires, qui arrivent à débattre pour produire « une synthèse de gens qui sont dans la vraie vie ».

    Hommage à Josy Chambon

    En ouverture du conseil régional, le président (Ren.) Renaud Muselier a rendu hommage à l’élue varoise présidente de la commission santé de la Région Josy Chambon, disparue le 30 janvier dernier. «Notre Josy s’est tue, et son silence fait un bruit immense», partageait-il. Et de saluer : «Elle ne dissociait jamais l’engagement humain de l’engagement public, un problème amenait une réponse, pas un commentaire.» Il s’engage à ce que l’institut de formation public varois des professions de santé à La Garde, qu’elle dirigeait depuis 1992, prenne son nom.

  • Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Des mesures contre les agressions de pompiers annoncées à Toulon

    Laurent Nuñez est arrivé au commissariat de police aux alentours de 17h. La séquence a débuté par une rencontre avec sept policiers adjoints et de futures recrues. Ces dernières, âgées de 18 à 29 ans, au nombre de 54, sont issues de la première cuvée du processus de recrutement 100% varois. Elles sont amenées à devenir policiers adjoints après une formation de quatre mois. S’ensuit un contrat de 3 ans renouvelable une fois, sans condition de diplôme, qui permet, après un an, de passer le concours de gardien de la paix.

    Après ces salutations lui ont été présentés plusieurs chantiers en cours : ceux des cellules et du bureau des plaintes de l’hôtel de police (achevés d’ici mai 2026) et le desserrement de ce dernier vers le conseil départemental, ainsi que ceux du chenil de la brigade canine et du nouveau commissariat de Sanary, qui sera inauguré le 20 février.

    Le ministre a ensuite pris la direction du centre d’incendie et de secours de Toulon, dans le contexte de la recrudescence des violences sur les sapeurs-pompiers. « Il y a eu un électrochoc en mai 2025 lorsqu’un sapeur-pompier de Haute-Savoie a été sauvagement agressé au point de presque y laisser la vie. Face à ces violences, il y a un principe simple : la tolérance zéro », martèle Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, présent aux côtés du ministre.

    1 500 agressions par an sur les pompiers, 56 dans le Var

    Ce dernier a rappelé que les pompiers étaient victimes de « 1 500 agressions (physiques) par an depuis 2021 [dont 56 dans le Var en 2025, + 166% en un an, Ndlr]. Dans trois quarts des cas, elles sont le fait des personnes secourues, qui sont, une fois sur deux, sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants ». Pour endiguer ce phénomène, a été conçu un plan national de lutte contre les violences visant les sapeurs pompiers, « en concertation avec les organisations professionnelles », précise Laurent Nuñez, pour qui nombre de « ces 19 mesures ne seront efficaces que si elles sont déclinées dans chaque département ».

    Parmi celles-ci, « la cartographie des secteurs posant des difficultés », « faire systématiquement remonter les événements à l’observatoire des violences », « un état-major de sécurité annuel entre préfets et acteurs », le déploiement généralisé des « caméras embarquées », expérimentées dans certains départements, et des « gilets pare-lames », et enfin, le renforcement de « l’accompagnement des pompiers victimes d’agressions ». Un plan qui élude, comme souvent, les causes – sociales – au profit des conséquences, que Laurent Nuñez veut aussi doter de « référents en contact avec les forces de l’ordre », annonçant une réflexion pour « apporter des moyens supplémentaires aux services d’incendie et de secours ».

  • Le Regain manosquin dévoile les premiers noms de la liste

    Le Regain manosquin dévoile les premiers noms de la liste

    Syndicaliste, Patrick Rousset est la tête de liste du Regain manosquin. Soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le Parti communiste, les écologistes, l’Après et Génération.s, le collectif, qui entend ravir la mairie à Camille Galtier, maire (DVD) depuis 2020 et candidat à sa succession, a présenté, jeudi, les onze premiers noms de sa liste sur son site internet.

    Aux côtés de l’agent d’Enedis se trouvent Ludivine Quinson, Jérôme Rigaud, Emilie Benaïcha-Lauvergeon, Bernard Sourice, Claire Henriroux, Justin Collin, Florence Bertalmio, Guillaume Bertolina, Odile Guigon-Cauvin et André Guieu. Ils sont professeure, ouvrier agricole, ingénieur, retraité, assistante maternelle, designer graphique… Une liste complétée ,ce samedi 14 février, par 11 nouveaux noms qui seront publiés sur le site internet du collectif.

    Le programme présenté lundi 16 février

    Mais il faudra attendre le lundi 16 février pour découvrir le détail du programme de la liste. Un programme axé autour de quatre priorités.

    La démocratie participative tout d’abord, car « la démocratie locale est trop souvent confisquée ». La santé publique ensuite car « l’accès aux soins se dégrade fortement : l’hôpital est fragilisé, de nombreux habitants n’ont plus de médecin traitant et les délais pour se soigner ne cessent de s’allonger, creusant les inégalités de santé ». L’action sociale également : « L’action sociale municipale n’est plus à la hauteur des besoins : les difficultés d’accès au logement, aux transports, aux loisirs et à la culture s’aggravent, renforçant les inégalités sociales et territoriales. » Et enfin, la qualité de vie car le Regain manosquin plaide pour « une politique volontariste pour une ville plus agréable à vivre, plus accessible et plus respectueuse de son environnement ».

    Le détail des propositions sera publié le 16 février.

  • Olivier Faure en soutien des « combattants » progressistes en Vaucluse

    Olivier Faure en soutien des « combattants » progressistes en Vaucluse

    Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure se présentait face à la presse vauclusienne, ce vendredi 13 février, pour apporter son soutien aux candidats aux municipales investis ou soutenus par le parti à la rose dans le Département. Première étape avant de se rendre à Aix, Toulon et Nice dans les prochains jours.

    Des « combattants et combattantes », comme il les qualifie, qui se présentent dans un peu plus d’un mois, notamment à Avignon et Morières-lès-Avignon, avec respectivement David Fournier et Annick Dubois, tous deux aux côtés du député de Seine-et-Marne. Mais aussi à Pernes-les-Fontaines, Cavaillon, Malaucène, Mérindol et Vaison-la-Romaine, liste-t-il, légèrement aidé par le sénateur socialiste de Vaucluse Lucien Stanzione, qui se tient juste à côté.

    Mais des « combattants » impliquent donc un combat et un adversaire. Celui-ci a déjà été évoqué la veille lors de la réunion publique du prétendant à la mairie de la Cité des Papes : l’extrême droite. « Il y a des territoires plus difficiles avec des maires d’extrême droite sortants. Je serai partout où il y a besoin d’encourager les socialistes qui se battent. C’est là à la fois mon devoir et une façon aussi de donner du courage à celles et ceux qui parfois ont baissé les bras, considérant que désormais il y avait une forme de ville ouverte pour l’extrême droite. Ce qui n’est absolument pas le cas », assure-t-il sous les acquiescements de la candidate moriéroise, qui sera opposée au maire sortant du RN, Grégoire Souque, le 15 mars.

    Quid des insoumis

    Alors qu’à Avignon, un rapprochement avec LFI n’a pas été totalement écarté au second tour, la question d’une consigne venant de plus haut se pose. Le premier secrétaire « observe que le plus souvent, leur objectif n’est pas de faire gagner la gauche mais de la faire perdre » et « ne leur pardonnerait pas de faire le jeu de l’extrême droite au second tour », sans insister plus que ça. Mais il confie son « ras-le-bol de voir, d’un seul coup, des gens tout mélanger, à dessein, pour mieux réintégrer le RN dans l’arc républicain et en sortir une partie de la gauche », pointant notamment la présence de certains LR dans des listes d’extrême droite…

  • Les belles valeurs d’un solide Toulonnais engagé

    Les belles valeurs d’un solide Toulonnais engagé

    Derrière la carrure imposante de cet ancien pilier du RCT qu’il ne faut pas trop chatouiller se cache un être plein de générosité, à l’écoute des autres et complètement engagé pour sa ville, son parti et pour la défense des travailleurs de l’Arsenal. Une boîte qu’il intègre à l’âge de 15 ans et demi après avoir réussi le concours des apprentis et où il apprend son métier d’électromécanicien sur les sous-marins. Et dans laquelle il assume aujourd’hui le rôle de secrétaire général de la CGT. Un syndicat qui va jouer complètement son rôle émancipateur d’école de la vie le confrontant aux rudes luttes sociales qui se mènent à la Sorbe. Autant dire qu’il vaut mieux éviter de lui en promettre ou d’user de la langue de bois pour l’embrouiller.

    « Ça t’apprend à travailler avec des gens qui ne sont pas du même syndicat que toi, qui n’ont pas complètement les mêmes idées que toi. Ça t’apprend aussi qu’on n’a pas tous la vérité mais que si on reste sur les valeurs, on peut trouver un terrain d’entente », explique-t-il sobrement. Un sens du dialogue et de l’écoute également très apprécié de Toulon en Commun où il fait l’unanimité.

    Des attentions qui vont pour lui de soi : « Il y a neuf partis différents, alors forcément on ne pense pas toujours la même chose sur tout. Mais par contre, on a un objectif commun. Et on a des valeurs communes qui nous rassemblent. Et c’est ce qui fait qu’au-delà de l’aventure humaine qui m’intéresse aussi, parce que je place les hommes et les femmes avec qui je m’engage en premier, on trouve un chemin commun. »

    Son entrée en politique se fait avec la même force d’engagement, sans faire semblant. Cela se concrétise en 2020-2021, juste après le Covid. Il sera candidat aux élections départementales avec l’étiquette du Parti communiste.

    « Quand je décide d’adhérer à une démarche j’ai du mal à rester spectateur. J’aime bien m’investir, apporter ma pierre à l’édifice et essayer de faire changer les choses qui ne me plaisent pas, mais dans les règles de la structure où je suis en essayant de la faire évoluer en discutant, en parlant pour faire avancer les idées. »

    Ce que nous ne connaissions pas en revanche c’est son implication avec tout autant d’enthousiasme dans le milieu associatif. Et comme le gaillard préfère parler des autres que de lui-même, l’info est venue de son entourage politique. Interrogé, il acquiesce sobrement : « Oui, quand mes deux filles ont pris leur envol définitif, ça m’a libéré du temps. Alors, en accord avec mon épouse… »

    L’asso qui s’appelle « Étoile d’une nuit » maraude sur Toulon et vient en aide aux personnes démunies, sans-abri ou qui parfois ont un boulot mais avec un salaire qui ne leur permet pas de boucler les fins de mois. « Surtout les 30 derniers jours, comme dirait Coluche », ironise-t-il. Et d’expliquer : « Quand on a une vie meilleure que les autres, on ne construit pas des murs, mais on agrandit la table. Donc j’essaie de mettre en action ce credo en amenant un repas chaud, des vêtements chauds, un moment de partage, une discussion, une plaisanterie avec des gens. Tous les jeudis soir on est à la Porte d’Italie. »

    Dans tous ses combats on retrouve la même philosophie, le même humanisme… Mais il insiste, comme pour minimiser : « J’ai la chance de n’avoir jamais eu de soucis professionnels, j’ai toujours eu un salaire, je n’ai jamais eu de problèmes de santé graves. Alors, pourquoi ne pas donner un peu ? »

    Et de dire sa fierté du programme de Toulon en Commun qui porte « une vision pour la ville à court, moyen et long termes avec des propositions pour améliorer la vie des gens au quotidien mais aussi pour anticiper les effets du changement climatique ».

    Bref, un valeureux Toulonnais de 59 ans qui a vaillamment porté le maillot rouge et noir du RCT et qui est encore prêt à tout donner pour faire gagner son équipe, les valeurs de la gauche et de l’écologie.

  • À Aix, Philippe Klein présente ses colistiers

    À Aix, Philippe Klein présente ses colistiers

    Il est le premier des quatre candidats en lice à Aix à avoir dévoilé sa liste. Philippe Klein, investi par Horizons, a présenté ce mercredi soir, dans une salle des fêtes Roger Baudun comble (environ 300 personnes selon l’équipe de campagne), une quarantaine de colistiers. Tous ont défilé sur scène. Le nom du conseiller départemental Cyrille Blint avait déjà été annoncé, en janvier. Béatrice Bendele, avocate aixoise et membre du groupe d’opposition mené par Philippe Klein, rejoint de nouveau le candidat.

    Alors qu’une première stratégie municipale autour de la transition écologique avait déjà été dévoilée, le reste des grands axes du programme a été présenté ce mercredi soir.

    Sécurité, santé, écologie

    Du côté de la sécurité, « érigée en priorité municipale face aux préoccupations croissantes des habitants », le candidat propose la création de S.O.AIX, dispositif visant à renforcer l’organisation et la coordination des politiques de tranquillité publique à l’échelle de la ville. Cette structure aurait pour objectif d’améliorer la prévention, la lisibilité de l’action municipale et l’efficacité opérationnelle sur le terrain.

    Concernant la santé, Philippe Klein avance notamment « le développement de maisons de santé » ainsi que la simplification des démarches administratives pour favoriser l’installation de nouveaux professionnels.

    Des mesures pour la mobilité ont aussi été évoquées : « étudier l’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence de la route départementale 9 afin d’y aménager une voie réservée aux bus », et un « plan vélo pensé avec l’objectif de développer des itinéraires sécurisés et cohérents à l’échelle des grands flux de déplacement ».

    Pour faciliter l’accès au logement, Philippe Klein propose de « transformer des bureaux vacants en logements destinés aux étudiants et aux jeunes actifs, tout en encourageant la construction d’habitations adaptées aux enjeux climatiques ».