Category: politique

  • Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    L’échéance est fixée au 26 février. Mais déjà, en sous-préfecture d’Aix-en-Provence, le ballet des dépôts de listes en vue du scrutin 2026 a débuté. Bruno Aubry, journaliste et enseignant, candidat à la tête de la liste de Vivre Mieux Bouc-Bel-Air, annonce avoir déposé les noms de ses trente-trois colistiers de cette liste transpartisane et écocitoyenne, ce mardi. « Le dépôt de la liste est la consécration de semaines de travail, retrace le candidat. Nous n’avons pas fait une liste en bouchant les trous. C’est une liste avec des gens qui, du 1er au 33e, portent une candidature qui a du sens. Ils apportent tous quelque chose par leur vécu, leur expérience, leur métier… Tout ce travail est un travail de fourmi, de précision, d’orfèvre et c’est vrai que déposer la liste est important, une chose faite. De façon certaine, il n’y a plus de retour en arrière et nous sommes les premiers à l’avoir déposé pour Bouc-Bel-Air », poursuit le candidat. L’équipe est en majorité composée de personnalités issues de la société civile et de tous les quartiers de la commune.

    Tous âges et horizons

    Derrière la tête de liste, Geneviève Martin, ancienne cadre territoriale et chargée de mission mutualiste, assume son engagement « pour réveiller Bouc-Bel-Air après 24 ans d’immobilisme et bâtir une ville nature ». En troisième position, Saïd Achache, chef d’entreprise, dit rejoindre le projet « pour un projet de proximité, de rupture et d’espoir ». La liste met en avant la diversité des profils et des parcours, à l’image de Nacéra Baghdad, policière nationale et ancienne sportive de haut niveau, qui évoque « le choix d’une équipe diverse, parce que de nos différences naît notre force », ou de Rémy Bœuf, président d’Amap, pour qui « vivre mieux, c’est choisir la diversité des idées et des compétences pour assurer un avenir partagé et responsable ». Suivent Nathalie Dutheil, ancienne directrice générale adjointe chez Logirem, Laurent Robert, ingénieur créateur, animateur d’atelier de création pour enfants, Agnès Dioux, professeure BTS technico administratif médico-social, Richard Simon, agent commercial retraité, Patricia Carles, géologue, directrice des marchés industriels Shifters, et Yoan Tang, étudiant, qui lui croit « à la force de ce projet porté par des Boucains de tous horizons ». En douzième et treizième positions arrivent ensuite les noms de Stéphanie Bedouin, consultante, formatrice en RSE et Christian Alcouffe, ancien ingénieur dans la pétrochimie. Eva Bonnet-Gonnet

  • Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal porte un « projet global ». « Ça fait un an et demi qu’on travaille avec les habitants », commence Barbara Brouchos, en deuxième position sur la liste issue d’un long travail d’auto-ordonnancement mené avec l’aide de la coopérative Fréquence Commune, qui a développé des outils et des formations pour accompagner l’émergence de ces listes citoyennes et participatives à travers le pays.

    Douze priorités ont été identifiées, au premier rang desquelles « décider ensemble ». Emmenée par Frédéric Grimaud, conseiller municipal (LFI) de la majorité jusqu’en 2022 avant de démissionner, l’équipe veut mettre en place des conventions citoyennes avec un principe de tirage au sort. Pour le moment, deux thématiques ont été identifiées : la pauvreté et la mobilité. Cette dernière est « une compétence métropolitaine mais on veut impliquer les citoyens dans la vie de la Métropole, car cet empilement administratif éloigne les habitants des décisions », explique Barbara Brouchos.

    Le collectif citoyen martégal souhaite aussi « renforcer les conseils de quartier » avec des budgets participatifs pour qu’ils ne soient « pas seulement consultatifs ». Frédéric Grimaud appuie : « On mise sur la démocratie car c’est le véritable rempart contre l’extrême droite. »

  • Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Les candidats sollicités sur un pacte pour « Marseille propre »

    Un dispositif de nettoyage et de collecte cher et inefficace… Les résultats du « plus grand baromètre citoyen jamais réalisé sur la propreté et les déchets à Marseille » dévoilés ce mardi 17 février par le collectif Basta sont finalement peu surprenants. Sur les 3 743 personnes qui ont répondu aux 48 questions, 79% trouvent la ville « très sale », 70% ne supportent plus les crottes de chiens, 40% ne connaissent pas les jours de passage de la collecte et 60% jugent « très prioritaire » de sanctionner les professionnels qui ne respectent pas les règles.

    Se basant sur les données de la Métropole, le collectif a établi que la quantité de déchets par habitant et par an est supérieure à la moyenne régionale, avec 342 kg contre 285, que le tri est à la traîne avec 38 kg d’emballages triés par an et par habitant à Marseille contre une moyenne régionale de 57 kg. Le tout pour un coût qui explose, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères se montant à 245 euros par habitant et par an contre 140 au national, Marseille restant la ville la plus taxée de la Métropole. Face à ces piètres performances, « nous, collectif apartisan mais politique, au service des Marseillaises et des Marseillais, voulons mettre fin à une mauvaise gestion », explique Félix de Monts, de Basta.

    Pression citoyenne

    Après cette étude, un pacte pour Marseille propre, 5 chapitres pour 25 propositions, sera soumis aux candidats. Parmi elles, qu’un élu marseillais soit responsable de la propreté, de la collecte des déchets et des aménagements de voirie nécessaires, la mise en place d’un comité citoyen trimestriel avec une déclinaison par secteur. Et enfin l’organisation d’états généraux.

    « Je signe moi », s’emballe le candidat insoumis, Sébastien Delogu, quand Sébastien Barles, allié de LFI avec son collectif Vaï, se demande comment le pacte peut être opposable. « Moi aussi je signe », embraye Erwan Davoux, de « Marseille pour Tous » pour qui « on ne pourra pas avancer tant que le problème de gouvernance [entre Métropole et Ville] n’est pas résolu. » Une des représentantes du Printemps marseillais constate, elle, que plus de 90% des propositions sont raccord avec les celles de Benoît Payan tandis que du côté de Christophe Madrolle (Union des centristes et écologistes), candidat sur la liste de Martine Vassal (DVD), actuelle présidente de la Métropole, on joue la prudence. « On va le signer ce pacte », promet-il émettant des réserves sur un baromètre dont le collectif a convenu dans ses biais qu’il n’était pas représentatif de tous les Marseillais, avec une surreprésentation des habitants des 5e, 6e et 7e arrondissements au détriment des 13e, 14e et 15e, faute de ressources. « Il faut voir qui compose le futur comité car une résidence dans le 14e et le 8e, c’est pas pareil. Et plus de cantonniers c’est bien mais il faut revaloriser leur statut aussi », nuance-t-il.

    « Nous ne sommes pas candidats, nous voulons faire signer les gens et suivre les indicateurs. On sera là pour vérifier ce qui a été mis en place », martèle Félix de Monts. Le collectif n’excluant pas en dernier recours, de passer par la justice pour se faire entendre.

  • Le Printemps déroule son programme

    Le Printemps déroule son programme

    à moins d’un mois du premier tour des municipales, Benoît Payan, maire (DVG) sortant de Marseille et tête de la liste du Printemps marseillais, a déroulé des bribes de son programme, ce mardi. Dans la salle du Barbotin, cours Estienne d’Orves, toutes les têtes de liste du mouvement étaient présentes derrière le maire sortant. Soutenu par les socialistes, communistes, écologistes, Génération.s, MadMars, Debout ! ou encore le Parti animaliste, Benoît Payan a donc présenté « le projet pour les 6 ou 7 années à venir, qui vont être déterminantes dans l’idée que nous nous faisons de cette ville. Un programme qui n’est pas imposé par le national, mais qui a été fait au contact de ceux qui font Marseille », insiste le maire sortant.

    Un programme réalisé

    en concertation

    Ce sont environ 15 000 Marseillais et Marseillaises que les élus annonce avoir rencontrés dans le cadre de « la grande enquête », afin d’inclure les habitants dans la réflexion. Avec plus de 70 ateliers thématiques organisés, les participants ont pu échanger avec de nombreux représentants de la société civile : associations, entreprises, soignants ou encore comités d’intérêt de quartier. C’est de cette concertation que serait issu le programme porté par le Printemps marseillais, présenté ce mardi. Une concertation qui expliquerait le délai de sa présentation, car « un programme aussi participatif, cela n’est pas simple à mettre en forme », souligne Benoît Payan.

    Le programme s’articule autour de trois axes centraux : protéger, rassembler et préparer l’avenir. Une sécurité qui, pour le candidat, doit s’associer à de vraies politiques publiques, « car pour marcher droit, il faut marcher sur ses deux jambes. Avec la police et les magistrats, mais il faut aussi une meilleure médecine de ville et publique, des France Travail et des Maisons de la solidarité dans tous les quartiers. Il faut le retour de la République et de l’état de droit plein et entier partout ! »

    Cette présentation du programme a été l’occasion, pour la municipalité sortante, d’effectuer à nouveau un bilan du mandat, plus nuancé cette fois : « Ce que nous étions en 2020, nous le sommes encore. Et bien que nous ayons décidé de ne pas dire que tout était parfait [pendant notre mandat], nous avons eu une vision d’équipe qui construit la ville. »

    Réduction de la dette

    Si, ce mardi, le candidat à la mairie de Marseille a reconnu des difficultés dans la mise en œuvre des projets de 2020, il les impute en parti au bilan des années Jean-Claude Gaudin. « Souvenez-vous de l’état de la Ville. Une dette à 1,6 milliard d’euros, l’état des logements… On n’a pas tout réussi, mais il y a des choses dont nous sommes fiers », martèle-t-il.

    L’état des finances de la municipalité a notamment été largement évoqué par le maire sortant, avec la réduction de la dette de la Ville, permettant ainsi de réduire les taux d’intérêts, « ce qui permet d’investir dans des politiques publiques de proximité. Parce que le désendettement n’est pas une fin en soi, c’est l’investissement. » L’occasion pour le candidat de lâcher un petit tacle à son adversaire, Martine Vassal (DVD), à la tête du Département : « Si nous avions géré nos finances comme nos concurrents, le Département au hasard, on aurait 6,4 milliards de dettes. »

    Benoît Payan a également accusé la candidate de la droite de faire la courte échelle à l’extrême droite, en adoptant leurs discours et leurs sujets.

    Lutte contre le RN

    Un danger qui mobilise et a été omniprésent dans le discours du maire sortant : « Marseille peut tomber aux mains du Rassemblement national. ça va être serré et c’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre le RN. ». Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, réalisé du 2 au 8 janvier derniers, donne Benoît Payan et Franck Allisio (RN) au coude à coude avec 30% d’intentions de vote.

    Face à ce danger, le Printemps appelle « les Marseillais et les Marseillaises à se rassembler autour d’[eux], dès le 15 mars. Car l’extrême droite a plus d’alliés. Les enjeux sont tellement importants. Que serait la ville si elle tombait dans les mains du Rassemblement national et de son candidat, qui n’est celui que de quelques-uns. »

    Programme complet
    sur pourmarseille.fr

    « C’est ici qu’il y aura le plus grand combat contre
    le Rassemblement national »

  • À Apt, Céline Celce a inauguré son local

    À Apt, Céline Celce a inauguré son local

    Près de 200 personnes se sont rassemblées au 30, place de la Bouquerie, à l’entrée du centre-ville d’Apt, pour l’inauguration du local de campagne de Céline Celce (Génération. s), jeudi dernier. Dans un contexte local « marqué par la fragilisation des services publics, la dégradation du logement ainsi que par une baisse démographique et un déclin du centre-ville », la candidate d’union de la gauche affiche 4 priorités : la santé (création d’une maison médicale et d’une mutuelle municipale), le logement (permis de louer et guichet unique de l’habitat) le dynamisme du centre-ville (une rue de l’artisanat, boutique éphémère, rénovation des logements) et la sécurité (brigade de tranquillité publique).

    F.C.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

    Municipales, Aix, logement, sécurité, proximité, programme…

    À vous la parole ⬇️

  • Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Mettre « l’enfant au centre » : la formule est devenue un axe de campagne pour Nîmes en commun, qui décline une série de propositions allant de la petite enfance à l’adolescence, avec une idée directrice : une ville pensée pour les plus jeunes est aussi plus vivable pour tous.

    Côté petite enfance, la liste annonce le développement des structures d’accueil et l’élargissement des horaires, un accès facilité aux modes de garde et des aides municipales ciblées, notamment pour les familles monoparentales. Sur le pouvoir d’achat des familles, le collectif met en avant la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, la gratuité des bibliothèques, et la mise en place d’un séjour vacances dès l’été 2026.

    Le cœur du volet école repose sur un plan d’urgence d’adaptation climatique et de rénovation pour les 83 écoles, complété par la renaturation des cours et un projet éducatif territorial renforcé : tutorat, accès au sport, éducation artistique et culturelle, ludothèque itinérante, réseau d’entraide parentale. La liste évoque aussi une refonte du Projet de réussite éducative pour mieux accompagner les enfants et familles en difficulté.

    Redonner la parole

    Enfin, sur la citoyenneté, le collectif veut créer un conseil municipal des enfants, élu dans les écoles, avec engagement de réponse publique à chaque proposition. Objectif affiché : agir tôt contre les déterminismes sociaux et rendre aux enfants une liberté réelle dans l’espace public. A.J

  • L’extrême violence politique en accusation

    L’extrême violence politique en accusation

    Une conférence de presse expéditive pour une affaire hautement sensible. Le militant nationaliste Quentin Deranque a succombé à des coups portés par au moins six individus masqués et cagoulés, qui ne sont pas encore identifiés, a déclaré lundi le procureur de Lyon. Une enquête criminelle a été ouverte pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs en vue de commettre un délit ». Quand il a été pris en charge par les secours jeudi soir, le jeune homme « présentait essentiellement des lésions à la tête », « au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brève échéance », a indiqué Thierry Dran. Aucun coup de couteau n’a été porté à cet étudiant de 23 ans, sans casier judiciaire, a précisé le magistrat.

    Militant très actif dans les sphères d’extrême droite

    La police a entendu « plus d’une quinzaine de témoins » et analyse des vidéos de l’agression, mais « au moment où je vous parle, il n’y a pas eu d’interpellation », a appuyé Thierry Dran. « L’enquête cherche à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels. » Alors que le gouvernement a accusé le groupe antifasciste la Jeune Garde, le procureur a refusé d’en dire plus sur le profil des agresseurs. « Quand on aura interpellé les gens, on va vous en dire plus sur leur appartenance », a-t-il martelé, disant vouloir se baser « non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments » d’investigation.

    Jeudi, vers 17h30, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, sept femmes militantes du collectif féminin d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole pour dénoncer sa présence, selon le récit du magistrat. Elles avaient « demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence. Néanmoins, ces derniers restaient à l’écart » quand elles ont été agressées par plusieurs individus, a-t-il rapporté. Deux d’entre elles disent avoir été étranglée pour l’une, jetée au sol pour l’autre, et ont des ITT de deux et cinq jours, selon lui. C’est un peu plus tard, vers 18h, que les jeunes hommes chargés d’aider Némésis « ont été pris à partie par un groupe d’une vingtaine d’individus masqués et cagoulés ». La plupart d’entre eux ont réussi à s’enfuir mais trois, dont Quentin Deranque, ont été isolés.

    Ils « étaient alors jetés au sol, puis frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deranque », a rapporté Thierry Dran. « Deux des victimes parvenaient tout de même à fuir, tandis que Quentin Deranque restait au sol. » Une fois leurs agresseurs partis, un de ses amis est revenu sur place et l’a trouvé conscient. Il a cherché à le ramener chez lui mais a constaté sur le chemin une dégradation de son état et a appelé les secours. Hospitalisé dans le coma, le jeune homme a été déclaré mort samedi. Il était inscrit depuis cette année en BUT Sciences des données à l’université Lumière Lyon II.

    Ancien membre du mouvement royaliste historiquement antisémite l’Action française à Vienne -qui lui a rendu hommage-, Quentin Deranque était « militant d’un groupe nationaliste-révolutionnaire local », a indiqué à l’AFP un porte-parole d’un autre groupe nationaliste lyonnais Audace. Ce groupuscule néofasciste se nomme Allobroges Bourgoin, fondé début mai 2025 et inauguré lors du défilé d’extrême droite du « Comité du 9 mai », auquel le jeune homme aurait participé selon Libération. Converti au catholicisme depuis peu, il fréquentait d’après les informations du Figaro, l’Academia Christiana, un institut de formation catholique traditionaliste et nationaliste, créé par l’un des cofondateurs de Génération identitaire en 2013.

    REACTIONS

    Fabien Roussel secrétaire national du PCF

    « Un drame. Une famille en deuil, des proches bouleversés… Il faut arrêter avec cette violence en politique qui mènera toujours à des tragédies. Que toute la lumière soit faite et que justice soit rendue. »

    Jean-Luc Mélenchon fondateur de la France insoumise

    « Notre service d’ordre s’est déployé pendant toute la durée de la présence de [Rima Hassan à l’IEP de Lyon]. Durant cette période, il ne s’est strictement rien passé : ni dans la salle, ni devant l’école, ni alentours. Tout a été arrangé pour faire croire à une sorte d’expédition de notre service d’ordre contre le jeune homme. Mensonges ! Nous n’avons rien à voir avec cette histoire. Tous ceux qui affirment le contraire sont des calomniateurs ! »

    Laurent Nunez ministre de l’Intérieur

    « Aucune cause ne pourra jamais justifier ce déchaînement de violence. Dans ce contexte, j’ai [appelé] les préfets au renforcement de la vigilance autour des rassemblements de nature politique, ainsi qu’autour des permanences de campagne. »

    Olivier Faure premier secrétaire du PS

    « Le niveau de violence atteint est inacceptable. Dans une démocratie personne ne devrait mourir pour ses idées. »

    Grégory Doucet maire (EELV)de Lyon

    « Je condamne avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence qui s’est déroulée à Lyon. Rien ne peut justifier de tels affrontements (…) La ville de Lyon est à la disposition de la justice pour faire toute la lumière sur ces évènements dramatiques. »

  • Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Tina Biard Sansonetti mise sur son expérience de terrain

    Venus de la Busserine, de Font-Vert ou de Font Obscure, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement pour l’inauguration du local de campagne de Tina Biard Sansonetti (DVG), tête de liste du Printemps marseillais dans les 13-14. À l’aise, après avoir fait son entrée sur fond de Jump de Van Halen façon stade Vel’ aux côtés du maire sortant et candidat Benoît Payan (DVG), l’ancienne directrice du centre social de Saint-Joseph met en avant son expérience de terrain.

    « Je pense à Kamel, le premier jour où j’ai pris mes fonctions au centre où quand on parlait des transports, il m’avait qu’il n’y en a pas car “ils ne veulent pas qu’on descende”, je pense à toutes ces femmes qui se battent tous les jours pour simplement vivre dans des logements dignes, je pense à Élodie, Mounira après 20 ans de bataille pour avoir des écoles dignes, je pense à Daniel, Patricia, Gérard pour remettre du beau et avoir un jardin à Shollchaumel », égrène-t-elle.

    « Le RN, ici, on l’a vécu »

    Elle martèle : « Il est temps de transformer ce secteur » qui doit être traité comme « le premier de la ville » car le plus peuplé. Et de promettre de végétaliser la L2, des « grands équipements » avec un centre urbain du Merlan rénové assorti d’une bibliothèque et d’un cinéma, de créer des places de village pour « vivre ensemble », de réhabiliter les co-propriétés dégradées. Mais la mère des batailles reste la lutte contre l’extrême droite dans un secteur tombé aux mains de ce qui était alors le FN en 2014 avec l’élection de Stéphane Ravier. « Le RN ici on l’a vécu, c’est le clientélisme, le recul des services publics de proximité, la discrimination », rappelle-t-elle, estimant qu’il faudra se battre dès le 15 mars.

    Benoît Payan enchaîne, harangue une foule conquise. « De par l’histoire, vous, habitants de ces arrondissements, vous avez été relégués parce que vous ne votiez pas ou vous votiez mal, ou vous n’étiez pas nés dans le bon quartier. Ce n’est rien d’autre qu’une ville qui s’est coupée en deux qui s’est construite ici. C’est face à ces marchands de haine que nous nous dressons », lance-t-il.

    Il prône une politique faite avec « le cœur », sans « promesse d’appartements ou d’emplois », et appelle à agir « ensemble », dénonçant le poison de la division « dans le camp du progrès et de l’écologie. » Une pique claire au candidat LFI, Sébastien Delogu qui a fait des quartiers Nord son terrain favori.

  • Le maire sortant des Mées brigue un deuxième mandat

    Le maire sortant des Mées brigue un deuxième mandat

    Construction d’une maison de santé, agrandissement de l’école, travaux de sécurisation des Pénitents… Le maire des Mées a dévoilé son programme, qui se veut dans la continuité de son mandat, dont le bilan a été positif, selon lui. « Je souhaite poursuivre l’aventure, avec une partie de la liste renouvelée », explique-t-il à La Marseillaise.

    Ce village « dynamique », huitième commune du département, dont la population a augmenté de 10% en 10 ans, a cependant été classé comme zone d’intervention prioritaire (ZIP) en raison du manque de soignants. C’est pourquoi Frédéric Puech veut construire une maison de santé dans ce désert médical qui ne compte plus qu’un seul médecin. Pour cela, il a dû dialoguer avec les professionnels de santé et prendre en compte leurs besoins afin de leur fournir un local adapté. Les travaux ont déjà été lancés en octobre et devraient prendre fin en janvier 2027. La santé est ainsi le domaine prioritaire pour le candidat.

    Le maire, âgé de 59 ans, a par ailleurs pour projet de réaménager le centre-bourg, dont la place principale est actuellement envahie par les voitures et par un grand parking. « Avoir un espace plus piéton », « plus provençal », avec « un peu moins de voitures » est l’objectif de Frédéric Puech. Pour ces différents projets, il souhaite travailler davantage en coopération avec les citoyens, notamment en mettant en place des référents de quartier « pour aller à la rencontre de tous les administrés » et des « réunions de quartier régulières ». Le maire sortant promet également la mise en place d’un conseil municipal des jeunes.

    Un amoureux des Mées

    Frédéric Puech prévoit des porte-à-porte à partir de ce week-end pour présenter son programme, sa liste et distribuer son magazine. Arrivé aux Mées en 2017, le syndicaliste a été ravi de trouver un maire, à l’époque Gérard Paul, qui avait « la même couleur politique que lui » (communiste). C’est comme cela qu’il s’est retrouvé investi dans la politique locale. Certains lui reprochent son arrivée récente, mais lui se considère légitime, « tombé amoureux » de la commune. Il reverse ses indemnités de maire à son parti.

    Sa liste n’a « pas de couleur politique », mais des valeurs « d’humanisme, de solidarité, de respect et de justice ». Pour la constituer, « il y a des gens qui sont venus spontanément », « j’avais un peu peur, mais ça s’est fait assez facilement », avance Frédéric Puech.

    Finalement, le maire aujourd’hui candidat a pour projet de mettre des moyens de protection pour les Pénitents, ces rochers impressionnants emblématiques des Mées, alors que l’un d’entre eux s’est effondré sur des maisons en 2019. « On a des études qui sont lancées par un collège d’experts », mais « quand il va falloir mettre ces moyens de protection en place, on pense que ça va être financièrement compliqué pour la commune, même si ça va être subventionné assez largement », une partie des Pénitents appartenant à l’État. Selon les experts, 24 gros rochers pourraient s’écrouler d’ici 100 ans, explique-t-il.

    Porte à porte les 21, 22
    et 28
     février et le 1er mars.

    Détails sur la page Facebook Pour Les Mées, Cap sur 2032.