Category: politique

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • Municipales : La Seyne-sur-Mer, Draguignan, Fréjus… Les communes varoises à fort enjeu

    Municipales : La Seyne-sur-Mer, Draguignan, Fréjus… Les communes varoises à fort enjeu

    La Seyne-sur-Mer

    Uni-e-s à gauche – Stéphane Sacco (GRS)

    La Seyne notre priorité – Cheikh Mansour (Horizons)

    Ensemble pour la Seyne – Frédéric Dailleau (SE)

    La Seyne, villes possibles – Olivier Andrau (PS)

    Mon parti c’est la Seyne – Christophe Peurière (Horizons)

    Liste citoyenne soutenue par la France insoumise – Zohra Sidi Dris

    La Seyne d’abord ! – Doria Munoz (RN)

    Passionnément la Seyne – Joseph Minniti (LR)

    Six-Fours-les-Plages

    Un nouvel élan avec Frédéric Boccaletti – Frédéric Boccaletti (RN)

    Six-Fours à gauche écologiste régionaliste & citoyenne – Pascal Cabras (PCF)

    Six-Fours la ville qui gagne – Jean-Sébastien Vialatte (LR)

    Hyères

    Union des Hyèrois – François Cornileau (UDR)

    Gardons le cap pour Hyères – Jean-Pierre Giran (LR)

    Hyères ensemble avec Véronique Bernadini – Véronique Bernardini (LR)

    Hyères, unie à gauche – Caroline Moulin (EELV)

    L’avenir Hyérois – Jean-Michel Eynard-Tomatis (RN)

    Hyères avenir – Nicolas Massuco
    (PR)

    Fréjus

    Soyons fiers de Fréjus – Martial Cerrutti (LR)

    Notre Force c’est Fréjus – David Rachline (EXD)

    Notre parti c’est Fréjus – Emmanuel Bonnemain (SE)

    Fréjus riposte – Christine Romano (PCF)

    Fréjus notre territoire durablement – Paula Fassi

    Cogolin

    Cogolin notre priorité – Christiane Lardat (EXD)

    Cogolin c’est vous – Francis Laprade (SE)

    Un cap pour Cogolin – Pierre-Yves Tierce (LR)

    Cogolin d’abord – Philippe Vallet (RN)

    Saint-Raphaël

    Croire et faire pour les Raphaëloises et les Raphaëlois – Guillaume Jublot (SE)

    Ensemble, aujourd’hui et pour demain – Frédéric Masquelier (LR)

    ma Ville, ma Planète – Emmanuelle Cocusse

    La Cadière-d’Azur

    Gardon le cap pour la Cadière-d’Azur – Marc Benoit (SE)

    Unis pour la Cadière – Christophe Littera (SE)

    Ecouter vraiment, agir justement – Robert Deledda

    La Garde

    Unis pour La Garde – Julia Brémond Peironet (SE)

    Maîtrisons notre avenir – Nicolas Salsou (RN)

    La Garde ensemble ! – Hélène Arnaud-Bill (DVD)

    Draguignan

    Uni-e-s pour Draguignan – Christophe Terras (EELV)

    Draguignan au cœur – Richard Strambio (SE)

    Draguignan autrement – Philippe Schreck (RN)

    Une économie forte pour une ville forte – François Gibaud (SE)

    Le Beausset

    Un avenir pour le Beausset – Philippe Marco (DVD)

    Vivre au Beausset – Delphine Igueni (SE)

    Le Beausset Rassemblé 2026 – Edouard Friedler (SE)

    Agir pour les Beaussetans – Claude Alimi (SE)

    Union pour le Beausset – Muriel Fiol (RN)

    Saint-Maximin

    Tous Unis Pour Saint-Maximin – Vesselina Garello (DVD)

    Notre seul parti Saint-Maximin – Alain Decanis (DVG)

    La Gauche Unie pour Saint-Maximin – Quentin Dauphiné (DVG)

    Saint-Maximin d’abord – Thomas Molina (RN)

    Saint Maximin demain – Aline Nguyen Van Thoi

    Un élan commun, un avenir humain – Pascal Simonetti

    Fabrice Albert 2026 – Fabrice Albert (UDI)

  • Municipales : à Toulon, six listes pour un fauteuil de maire

    Municipales : à Toulon, six listes pour un fauteuil de maire

    « Toulon, mon parti »

    La maire sortante, Josée Massi, élue en 2020 sur la liste de Hubert Falco, se présente « sans étiquette » pour cette élection. Première adjointe, elle prend le 3 mai 2023, les rênes du Conseil municipal après la condamnation de l’édile en charge, déchu de son mandat pour recel de détournement de fonds publics dans l’affaire dite « du frigo » et devient alors la première femme maire de Toulon. Avant d’être lâchée par son mentor.

    « Toulon en grand »

    Dans la course à la mairie, le sénateur Les Républicains Michel Bonnus est le candidat de la droite de Horizons à l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Il est soutenu par l’ancien maire de la ville Hubert Falco et le président du Conseil départemental du Var, Jean-Louis Masson qui est également président de la fédération varoise des LR.

    « Toulon en commun »

    Enseignante-chercheuse en sciences de l’éducation et conseillère municipale d’opposition, la socialiste Magali Brunel porte une liste d’union de la gauche hors LFI, soutenue par 12 mouvements et partis. Parmi lesquels figurent le Parti communiste français, les Écologistes, Place Publique, Génération.s, pour ne citer qu’eux. La cheffe de file a notamment reçu le soutien, en personne, du Premier secrétaire du PS, Olivier Faure et de la Secrétaire nationale d’EELV, Marine Tondelier.

    « Un avenir pour Toulon »

    Députée du Rassemblement national et porte-parole du parti à la flamme, Laure Lavalette porte la liste « Un avenir pour Toulon ». Si elle se présente « sans étiquette », consciente de l’effet repoussoir du parti auquel elle appartient dans la ville, elle est pourtant adhérente du Front national depuis 1997. Proche de Marine Le Pen, elle sera la seule candidate de l’extrême droite pour cette élection. Et espère, reconquérir Toulon, ville « laboratoire » du camp brun, dont le passage aux affaires a laissé des séquelles.

    « Toulon populaire »

    Isaline Cornil, professeur d’espagnol et syndicaliste a été désignée pour porter la liste de la France insoumise dans la capitale du Var. Elle fut la candidate du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives 2024 dans la 2e circonscription du Var, Le coordinateur national du mouvement insoumis, Manuel Bompard, est venu lui afficher son soutien lors d’un meeting à Toulon.

    Lutte ouvrière, le camp des travailleurs

    Déjà candidat en 2020, Jean-Michel Ghiotto, retraité de l’Éducation nationale sera la tête de liste de Lutte Ouvrière, le camp des travailleurs à Toulon.

    Des listes uniques dans 42 communes

    Sur les 153 communes que compte le Var, 42 ne comptent qu’une seule et unique liste. Dans l’arrondissement de Brignoles tout d’abord, le plus rural où dans 22 cas, la liste partante n’aura pas de concurrence. Ainsi Ginasservis où Hervé Philibert, maire depuis 2008 repart avec Ensemble pour Ginasservis ou Aiguines et ses 274 habitants où Charles-Antoine Mordelet, maire depuis 1994 repart à la tête de la liste Ensemble pour Aiguines.

    Dans l’arrondissement de Draguignan, 17 communes ne comptent qu’une seule liste. De Tourettes où Camille Bouge brigue un 4e mandat avec une liste sobrement intitulée Garder le cap avec Camille Bouge, Bargème, le plus haut village du Var et ses 207 habitants où Jacques Gérard repart avec la liste Patrimoine et ruralité. Ou encore Callas avec Daniel Maria qui brigue un second mandat.

    En revanche, dans l’arrondissement plus urbain de Toulon, seules trois communes n’affichent qu’une seule liste : Belgentier, Pierrefeu et Riboux.

  • Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Apt

    Comme en 2020, il y aura 4 listes mais aucun des candidats ne briguait le fauteuil de maire. Si 3 noms étaient déjà connus : Jean Aillaud (DVD, 1er adjoint actuel qui aura en 2e de liste l’ex-maire et présidente du Département, Dominique Santoni), Christophe Carminati (SE) et Céline Celce (DVG), le RN a monté une liste au dernier moment conduite par Patrick Bonnet.

    Carpentras

    Après l’annonce cette semaine de LFI de renoncer à concourir faute de candidats, il y aura cinq listes sur la ligne de départ : Serge Andrieu, maire (DVG) sortant soutenu entre autres par le PCF, Francis Adolphe (DVG), ex-maire redevenu éligible après sa condamnation pour violences conjugales et 3 listes d’extrême droite : le député RN Hervé de Lépinau, investi à la hâte pour remplacer Christian Richaud après ses tweets racistes. Celui-ci sera candidat tout comme l’élu d’extrême droite sortant Bertrand de la Chesnais.

    Cavaillon

    Trois listes ont été enregistrées : celle du maire sortant LR Gérard Daudet, de la députée RN Bénédicte Auzanot et de Patrick Blanès (PS), pour l’union de la gauche, qui n’avait aucun candidat en 2020.

    Orange

    Pour succéder à Yann Bompard, condamné et inéligible, l’extrême droite sera encore bien représentée par son père Jacques, maire de 1995 à 2021, de retour d’inéligibilité raccourcie. Le RN de Jean-Dominique Artaud sera là. Trois listes sans partis précis concourent : Marc Martinet (DVD), Carole Normani (DVC) et Antoine Boudet, du collectif Tous orangeois, plutôt DVG.

    Bollène

    Cinq listes ont été déposées avec comme à Carpentras, trois issues d’extrême droite pour contrer le maire sortant Anthony Zilio (SE), issu lui de la gauche mais avec une large liste. Il est contesté par le communiste Daniel Barrière. Comme son mari à Orange, Marie-Claude Bompard ex-maire, se représente. Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo (extrême droite) complètent le tableau.

    L’Isle-sur-la-Sorgue

    En lice pour un 4e mandat, Pierre Gonzalvez (LR), président de l’association des maires de Vaucluse, se frottera à trois autres listes : le RN (Christian Montagard), un divers centre-droit Romain Dufaud, et la gauche citoyenne incarnée par Christophe Baudet.

    Entraigues-sur-la-Sorgue

    Plus ancien maire en cours, élu en 1984, Guy Moureau (PCF) ne se représente pas. Mais il espère passer le flambeau à l’un de ses adjoints depuis deux mandats, William Bouquet (DVG). Une seule liste en face, celle du RN de Catherine Chavrier.

    Le Pontet

    L’extrême droite sortante part divisée : le maire RN Joris Hébrard aura bien face à lui son ex-premier adjoint Patrick Suisse, éphémère maire quand Joris Hébrard avait été élu député avant de démissionner. Les espoirs républicains reposent sur Jean-Firmin Bardisa, qui a monté une liste allant de la gauche au centre droit.

    Morières

    Seconde commune du Grand Avignon sous bannière RN, Grégoire Souque se représente. En face, il n’y aura qu’une liste et qu’un tour avec l’union de la gauche porté par Annick Dubois (PS).

    Environ un tiers des communes à une seule liste

    Les 151 communes du département compteront bien toutes au moins une seule liste, qu’on soit à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants et 7 élus, qu’Avignon, sa ville-centre et ses 6 listes. Selon notre décompte, près d’un tiers des communes ne présentent qu’une seule liste (53 villes). Un chiffre exponentiel par rapport à 2020 où, selon Ici Vaucluse, 14 communes étaient sans concurrence politique. En 2026, c’est très souvent la règle dans les petits villages (Crillon, Flassan, Entrechaux) mais également dans des communes plus touristiques comme Châteauneuf-du-Pape, où le maire Claude Avril se représente. Même cas de figure à Saumane-de-Vaucluse, avec Laurence Chabaud-Geva qui n’aura pas d’adversaire en vue d’un 3e mandat. Mais aussi dans des communes comme Velleron (3 100 habitants) ou Sainte-Cécile-les-Vignes (2 600 âmes).

  • Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Orange, Carpentras, Apt… Le point sur les listes déposées dans les villes principales de Vaucluse

    Apt

    Comme en 2020, il y aura 4 listes mais aucun des candidats ne briguait le fauteuil de maire. Si 3 noms étaient déjà connus : Jean Aillaud (DVD, 1er adjoint actuel qui aura en 2e de liste l’ex-maire et présidente du Département, Dominique Santoni), Christophe Carminati (SE) et Céline Celce (DVG), le RN a monté une liste au dernier moment conduite par Patrick Bonnet.

    Carpentras

    Après l’annonce cette semaine de LFI de renoncer à concourir faute de candidats, il y aura cinq listes sur la ligne de départ : Serge Andrieu, maire (DVG) sortant soutenu entre autres par le PCF, Francis Adolphe (DVG), ex-maire redevenu éligible après sa condamnation pour violences conjugales et 3 listes d’extrême droite : le député RN Hervé de Lépinau, investi à la hâte pour remplacer Christian Richaud après ses tweets racistes. Celui-ci sera candidat tout comme l’élu d’extrême droite sortant Bertrand de la Chesnais.

    Cavaillon

    Trois listes ont été enregistrées : celle du maire sortant LR Gérard Daudet, de la députée RN Bénédicte Auzanot et de Patrick Blanès (PS), pour l’union de la gauche, qui n’avait aucun candidat en 2020.

    Orange

    Pour succéder à Yann Bompard, condamné et inéligible, l’extrême droite sera encore bien représentée par son père Jacques, maire de 1995 à 2021, de retour d’inéligibilité raccourcie. Le RN de Jean-Dominique Artaud sera là. Trois listes sans partis précis concourent : Marc Martinet (DVD), Carole Normani (DVC) et Antoine Boudet, du collectif Tous orangeois, plutôt DVG.

    Bollène

    Cinq listes ont été déposées avec comme à Carpentras, trois issues d’extrême droite pour contrer le maire sortant Anthony Zilio (SE), issu lui de la gauche mais avec une large liste. Il est contesté par le communiste Daniel Barrière. Comme son mari à Orange, Marie-Claude Bompard ex-maire, se représente. Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo (extrême droite) complètent le tableau.

    L’Isle-sur-la-Sorgue

    En lice pour un 4e mandat, Pierre Gonzalvez (LR), président de l’association des maires de Vaucluse, se frottera à trois autres listes : le RN (Christian Montagard), un divers centre-droit Romain Dufaud, et la gauche citoyenne incarnée par Christophe Baudet.

    Entraigues-sur-la-Sorgue

    Plus ancien maire en cours, élu en 1984, Guy Moureau (PCF) ne se représente pas. Mais il espère passer le flambeau à l’un de ses adjoints depuis deux mandats, William Bouquet (DVG). Une seule liste en face, celle du RN de Catherine Chavrier.

    Le Pontet

    L’extrême droite sortante part divisée : le maire RN Joris Hébrard aura bien face à lui son ex-premier adjoint Patrick Suisse, éphémère maire quand Joris Hébrard avait été élu député avant de démissionner. Les espoirs républicains reposent sur Jean-Firmin Bardisa, qui a monté une liste allant de la gauche au centre droit.

    Morières

    Seconde commune du Grand Avignon sous bannière RN, Grégoire Souque se représente. En face, il n’y aura qu’une liste et qu’un tour avec l’union de la gauche porté par Annick Dubois (PS).

    Environ un tiers des communes à une seule liste

    Les 151 communes du département compteront bien toutes au moins une seule liste, qu’on soit à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants et 7 élus, qu’Avignon, sa ville-centre et ses 6 listes. Selon notre décompte, près d’un tiers des communes ne présentent qu’une seule liste (53 villes). Un chiffre exponentiel par rapport à 2020 où, selon Ici Vaucluse, 14 communes étaient sans concurrence politique. En 2026, c’est très souvent la règle dans les petits villages (Crillon, Flassan, Entrechaux) mais également dans des communes plus touristiques comme Châteauneuf-du-Pape, où le maire Claude Avril se représente. Même cas de figure à Saumane-de-Vaucluse, avec Laurence Chabaud-Geva qui n’aura pas d’adversaire en vue d’un 3e mandat. Mais aussi dans des communes comme Velleron (3 100 habitants) ou Sainte-Cécile-les-Vignes (2 600 âmes).

  • À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    Quel est le point commun entre Stéphane Geslin (parti des travailleurs) et Anne-Sophie Rigault (RN) ? Outre le fait qu’ils soient classés aux extrêmes de l’échiquier politique, ce sont les seuls parmi les 6 candidats à la mairie à avoir déjà été têtes de liste. Pour le premier, dont la candidature était complètement hors des radars jusque-là, c’était en 2014 (1,41%). Pour la seconde, c’était il y a six ans, déjà en cheffe de file de l’extrême droite (2e, avec 30,06%).

    Ils seront donc six candidats à briguer la succession de Cécile Helle (PS), qui ne se représente pas après deux mandats. Comme révélé vendredi matin, le nom de Stéphane Geslin est apparu lors du tirage au sort à la préfecture. Ce professeur du lycée Mistral, qui avait mené campagne aussi aux législatives de 2022 (0,81%), ne s’était absolument pas fait connaître de la sphère médiatique et publique. Il conduira la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Quelle stratégie à gauche au 2nd tour ?

    Pour les autres prétendants, le casting était déjà bien ancré. À gauche, David Fournier s’inscrit dans la poursuite du travail de Cécile Helle, dont il a fini par avoir le soutien. L’actuel adjoint (PS) mènera la liste Ensemble et solidaires, rassemblant autour de lui de nombreux élus sortants et partis de gauche (Les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, parti animaliste, Place publique). Il entend disputer le leadership à gauche à Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), soutenue aussi par le PCF et Génération.s, venus de la majorité sortante, et le mouvement citoyen Avignon collectif. De leur éventuelle entente le soir du premier tour dépendra en grande partie la victoire de la gauche. Pour l’heure, cette épineuse question n’a pas été tranchée et divise au sein des deux camps respectifs.

    En face, Olivier Galzi (Le bon sens pour Avignon), qui se revendique sans étiquette, mais avec le soutien officiel (UDI, Horizons) ou voilé de partis de droite et macronistes, sera le représentant de la droite. L’ex-journaliste TV a officialisé sa candidature à l’automne et a bénéficié du champ laissé libre par Julien Aubert (LR), qui a renoncé à la mi-novembre. Disruptif, il essaye de reprendre les codes du macronisme et joue une partition ancrée sur la sécurité-propreté-mobilités. Dans ce sillon divers droite, il est concurrencé par Stéphan Fiori (Entreprendre pour Avignon). Ce chef d’entreprise, éphémère LR, n’a aucun encarté avec lui sur sa liste très pro business. Enfin Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant) tentera de sortir du rôle de l’éternelle opposante en conseil municipal.

  • [Exclusif] La liste de l’extrême droite à Marseille est enfin connue

    [Exclusif] La liste de l’extrême droite à Marseille est enfin connue

    Jusqu’au bout, les équipes de campagne du député RN de Marignane, Franck Allisio, auront repoussé l’annonce de la composition de sa liste pour les municipales à Marseille « dans les jours qui viennent ». C’est finalement avec la publication des listes en lice par la préfecture de région que la presse a pu en prendre connaissance.

    En tête de liste, Franck Allisio est suivi par sa candidate RN dans les 9-10 Eléonore Bez, par le vice-président de l’UDR, le député ciottiste Olivier Fayssat, par la députée RN Gisèle Lelouis, ainsi que par l’ancien vice-président du Crif, l’avocat Samuel Benhamou.

    Les ralliés de la droite sont bien représentés, que ce soit ceux de la première heure comme Olivier Rioult, ancien membre du cabinet de Martine Vassal désormais délégué du RN pour Marseille (7e), ou l’ancien président du groupe majoritaire à la Métropole passé à l’UDR Jean-Baptiste Rivoallan (13e). Dans les éligibles, on trouve aussi la seconde vague des ralliements, Jessy Nakache (19e) ou Gérard Audibert (25e) issu de la majorité des 11-12, ou les plus tardifs comme l’ancien premier adjoint des 9-10 (ex-Hor.) Blaise Rosato (27e). Et également les troupes de Reconquête, comme Jean-Marc Graffeo (21e) et Antoine Baudino (25e).

    Quant aux « brebis galeuses » que le RN promettait d’expurger, on en retrouve toujours, comme la députée RN Monique Grisetti (8e), épinglée pendant les législatives pour des publications racistes et complotistes sur Facebook, le conseiller municipal Bernard Marandat (39e) qui disait en 2020 que « le fascisme c’est la fête », Antoine Baudino reconnu coupable en 2022 de violences volontaires… contre un militant RN. Les signes d’une normalisation encore à la peine.

    La liste complète

    1. ALLISIO Franck

    2. BEZ Eléonore

    3. FAYSSAT Olivier

    4. LELOUIS Gisèle

    5. BEN-HAMOU Samuel

    6. D’ANGIO Sandrine

    7. RIOULT Olivier

    8. GRISETI Monique

    9. DUDIEUZERE Cédric

    10. AGIUS Chantal

    11. CARTALLIER Hugo

    12. ARRIGHI Sophie

    13. RIVOALLAN Jean-Baptiste

    14. BERMEJO Marie

    15. CHARPENTIER Thibaut

    16. SALÉMEH Clara

    17. BATTESTI Thomas

    18. POSTEAU Marie-Laurence

    19. NAKACHE Jessy

    20. GREGORI Anne-Marie

    21. GRAFFEO Jean-Marc

    22. LEVIEUX Céline

    23. BAUDINO Antoine

    24. COLOMBO Flavie

    25. AUDIBERT Gérard

    26. BALLETTI Mireille

    27. ROSATO Blaise

    28. SICARD Caroline

    29. SALFATI Mickael

    30. QUINQUIS Aurélie

    31. KELLER Arnaud

    32. LICCIONI Margie

    33. LAMY Dany

    34. CREST Elisa

    35. COULET René

    36. SAADI Roza

    37. HEVENIN Patrick

    38. PARODI Clémence

    39. MARANDAT Bernard

    40. TRIAIRE Gisèle

    41. ESCAVI Hubert

    42. OCCULY Gabrielle

    43. GENSOLLEN Thomas

    44. SERRA Lucie

    45. VIDAL Vincent

    46. ZOUBIR Linda

    47. COUTURIER Romain

    48. PONZIO Lugdivine

    49. MONTI Didier

    50. LAVARESE Domenica

    51. BOZZI Emmanuel

    52. SAMPOL Jane

    53. EMONDIÈRE Florient

    54. BALTAYAN Anais

    55. FLEISCHMANN Antoine

    56. POVER Aude

    57. DARMAGNAC Jean

    58. FAUCHARD Karine

    59. RAYBAUD Paul

    60. BENICHOU Brigitte

    61. VENDREDI Vincent

    62. VIGIER Jeanne

    63. KESTELLIKIAN Cyril

    64. COSTA Monique

    65. OUTOUZIAN Michel

    66. GAUDIN TOUSSAINT Nicole

    67. BUTAVAND Jean-Bernard

    68. PIAZZA Martine

    69. DUBREUIL Richard

    70. AVOGADRO Sandra

    71. KUBICKI Lukas

    72. RAMOS Nathalie

    73. BEAINI Franck

    74. ALIAS Lugdivine

    75. COUVE Pierre

    76. LE ROY Marie-Claire

    77. GONZALEZ DE GASPARD Laurent

    78. PICHINOTY Nicole

    79. GERVAIS César

    80. MELINE Johanna

    81. LASSERRE Quentin

    82. ROUX Charlotte

    83. DE BENEDETTI Fabien

    84. GANAY Florence

    85. CHACHUAT Axel

    86. DRAYON Yannick

    87. DO ESTANQUE Thierry

    88. DI SILVESTRO Vanessa

    89. BRAHIM Jean-Louis

    90. TIRAMANI Caroline

    91. DEBIANE Rahym

    92. CLAUSTRE Marie-Hélène

    93. ROUXEAU DE L’ECOTAIS Martin

    94. MACHEREY Marie

    95. JACQUET Joris

    96. LADAME Ghislaine

    97. BELLON Régis

    98. BIENFAIT Yane

    99. MANNI Philippe

    100. PARTOUCHE Deborah

    101. COTI Stephan

    102. SYLVI Loane

    103. GUIGUI Albert

    104. LUCHEUX Marina

    105. BONNAND Thomas

    106. CASASSA Mireille

    107. BEAUVAL Yves

    108. SAFFY Christelle

    109. AMODRU Patrick

    110. YACOUB Marie-Jeanne

    111. POLETTI Hervé

  • Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    Municipales : à Avignon, une 6e liste déposée par Stéphane Geslin du parti des travailleurs

    C’est la surprise de la matinée ce vendredi en préfecture au moment du tirage au sort désignant l’ordre d’apparition des listes. À Avignon, un 6e candidat, qui ne s’est jamais manifesté jusque-là, a déposé une liste : il s’agit de Stéphane Geslin (parti des travailleurs) au nom de la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Une liste d’extrême gauche dont le chef de file n’est pas un inconnu puisqu’il a déjà été candidat aux municipales de 2014 (0,78%) et aux législatives de 2022 (0,83%). Stéphane Geslin est également professeur au lycée Mistral et adhérent FO. Il a été désigné candidat numéro 5.

    Pas de surprise pour le reste du panorama avec les 5 autres candidats déjà connus : Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), panneau 1 ; Stéphan Fiori (DVD, Entreprendre pour Avignon) panneau 2 ; Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant), panneau 3 ; David Fournier (PS, Ensemble et solidaires), panneau 4 ; Olivier Galzi (DVD, Le bon sens pour Avignon), panneau 6.

  • [Tribune] Position du Mouvement associatif Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er tour des municipales

    [Tribune] Position du Mouvement associatif Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur au 1er tour des municipales

    Le monde associatif, dans sa très large majorité, est attaché aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui sont les fondements de notre nation qui proclame dans le préambule de sa constitution que nous sommes une république laïque et sociale.

    C’est pourquoi le Mouvement associatif Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est toujours abstenu de prendre parti, lors des premiers tours d’élections, lorsque les différents candidats se situaient dans le spectre républicain.

    Lorsque nous avons considéré que nos valeurs étaient menacées par des candidats porteurs de propositions antidémocratiques et aux antipodes de nos valeurs, nous avons nettement pris position. Ainsi, lors des scrutins régionaux de 2015 et 2022, nous avons appelé à une forte mobilisation en faveur du front républicain constitué pour faire face à la menace de l’extrême droite.

    Aujourd’hui, la menace que représentent les idées et propositions de l’extrême droite en Provence-Alpes-Côte d’Azur s’est accentuée, et notre coordination considère de son devoir d’alerter nos adhérents et plus largement l’opinion publique sur le risque qu’elle représente lors des élections municipales des 15 et 22 mars prochains.

    Aussi, c’est sans détour que nous appelons tous les citoyens de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui, comme nous, souhaitent une société ouverte, tolérante et solidaire, à voter CONTRE l’extrême droite dès le 1er tour des élections municipales.

    Par le Conseil d’administration du Mouvement associatif Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

  • [Entretien] Radioscopie de la violence d’extrême droite par Nicolas Lebourg

    [Entretien] Radioscopie de la violence d’extrême droite par Nicolas Lebourg

    La Marseillaise : Pourquoi l’administration pénitentiaire vous a commandé ce rapport ?

    Nicolas Lebourg : Il y a eu une première étude sociologique sur les djihadistes et j’avais proposé de faire pareil sur les violences d’ultra droite. Ça intéresse l’administration parce qu’on connaît la quatrième vague de tentation de terrorisme à l’ultra droite depuis 2017. En 2015 et 2024, il y a 3 personnes sous écrou à l’ultra gauche, ça reste stable. Alors qu’à l’ultra droite, on passe de 1 à 64 en juillet 2024. Ils étaient encore 58 sous écrou, en comptant des activistes pour des ratonnades, en octobre 2025. C’est donc une réalité de plus en plus croissante pour l’administration, qui voulait savoir comment les gérer en prison.

    Qu’avez-vous étudié ?

    N.L. : Il s’agissait d’abord de faire un historique pour voir la façon dont on les avait gérés par le passé. Pour les djihadistes, l’administration avait appliqué des processus utilisés pour les Basques et les Corses, sauf que ça ne marchait pas. Ils ont donc inventé de nouveaux processus. L’administration a voulu savoir rapidement comment s’adapter aux détenus liés à l’ultra droite. Pour cela, on a donc étudié 104 personnes, la moitié arrêtée pour des projets terroristes et l’autre écrouée pour de l’activisme. Nous voulions savoir qui ils sont, où ils sont, sur quel type de faits et avec quel type d’idéologies.

    Qu’en ressort-il ?

    N.L. : D’abord, au niveau idéologique, le racisme est très clairement la question centrale. Il y a l’idée d’un complot de grand remplacement de la population française blanche. C’est structurel et c’est ce qui motive l’essentiel des personnes. Du côté des activistes, c’est plutôt des jeunes d’une grande ville, ce qui est classique dans la sociologie de la violence politique. Mais pour les projets terroristes, l’autre moitié, les gens sont beaucoup plus diplômés (j’ai par exemple deux agrégés de mathématiques), beaucoup plus seniors et il y a une inscription profonde dans la ruralité. Il y a aussi 10% de femmes, ce qui est le classique des groupuscules de l’extrême droite radicale, mais elles sont quasiment toutes du côté terrorisme. Au niveau de la géographie, il y a aussi une transformation complète. Jusqu’à fin 2016, elle était stable. En gros, c’est la zone Lyon-Marseille-Nice, la région parisienne, les Flandres françaises, la région nantaise, avec l’essentiel des violences à l’est de l’axe Le Havre-Perpignan. Depuis 2016, cette ligne n’existe plus et la pénétration dans la ruralité est profonde.

    Vous démontrez aussi que ces individus ne sont pas issus de territoires pauvres…

    N.L. : Exactement. Tout le discours sur la radicalisation violente qui vient de territoires où il y a plus de chômage, plus de familles monoparentales etc. Rien ne matche. C’est même l’inverse. Ces auteurs de violence proviennent de territoires qui vont mieux que la moyenne. Sauf qu’eux sont du bas de la classe moyenne et sont dans des territoires plus inégalitaires. Ils sont donc sensibles au discours sur les élites pourries. Pour eux, il y a les parasites d’en haut et les parasites d’en bas, les immigrés accapareurs etc… Ici, l’inégalité ne favorise pas des idées de gauche mais des idées de désir de hiérarchie légitime.

    Comment l’expliquez-vous ?

    N.L. : Ce sont des représentations que l’on retrouve à l’extrême droite au XIXè siècle sauf qu’elles viennent se greffer sur de nouvelles structures sociales. Drumont expliquait déjà qu’on allait augmenter les salaires des ouvriers en récupérant les 100 milliards d’or volés par les juifs. Depuis 2015, il y a deux pics d’augmentation des violences. Le premier après 2015, c’est une violence de revanche après les attentats. Ensuite c’est 2021 avec la campagne présidentielle et les dissolutions des groupes d’ultra droite. Sur un siècle, 29% des dissolutions ont été effectuées sous Emmanuel Macron ce qui a transformé la radicalité de droite. Aujourd’hui, plus personne ne monte des groupes nationaux, il n’y a plus que des groupes communaux. Ça va parfaitement avec la simplification idéologique. Avant, chaque groupe national avait sa spécificité idéologique. Aujourd’hui, ils sont tous ensemble dans un groupe local et ils s’en foutent que l’un soit nazifiant, l’autre royaliste etc… La montée de l’activisme est donc liée à cette politique de dissolution.