Cette semaine, c’est un plat estival de poisson cru qui est sur la table. Le sar extra-frais, présent sur le Vieux-Port, a donné l’idée à Nino et Anna de proposer cette recette de Nouvelle-Zélande. « Après avoir découpé le poisson en filet, il suffit de le faire mariner une bonne heure, dans du lait de coco, avec des feuilles de citron kaffir, de la coriandre fraîche, un peu de jus de citron vert, et une pincée de piment oiseau ou de Cayenne », détaille Nino. Noailles est une véritable caverne d’Ali Baba pour les autres ingrédients. Un peu de sauce poisson façon Vietnamienne et c’est tout bon !
Category: Loisirs
-

La barre de céréales « diététique » façon Portos
Au bout d’un labyrinthe souterrain dans les sous-sols de la Villa M, avoisinant le célèbre parc Borély, des petites mains s’activent en cuisine pour donner « un petit plaisir » aux futurs participants de la première édition de la Villa M Run Santé.
À la tête de la petite brigade, Michel Portos, cuisinier aux deux étoiles Michelin sur le torse, enchaîne les plaques confectionnées pour l’occasion. En quelques heures seulement, le chef marseillais a réalisé près de 600 barres de céréales dites « diététiques ». « C’est une barre maison, avec des produits sains, voire bio pour l’essentiel », indique le cofondateur et associé du restaurant bistronomique Les Jardins du Cloître, dans le 13e arrondissement. « L’idée est de partir sur une recette très simple que tout un chacun peut réaliser chez soi. Si on commence à faire quelque chose de très technique, les gens vont nous dire “c’est super, mais comment le refaire ?” », raconte-t-il, en insistant sur le fait que le but de la cuisine est de « partager une recette ».
Pour cette préparation de barres de céréales, il n’y a pas besoin d’être un as des fourneaux pour la réaliser : du miel, du beurre de cacahuètes, que l’on vient mélanger avec des flocons d’avoine, des cranberries, des raisins secs, des abricots, du chocolat et des graines de lin. « On fait d’abord chauffer le miel avec le beurre de cacahuètes. On verse ça sur la préparation, on mélange, puis on met ça sur une plaque au four, agrémenté de quelques pépites de chocolats. Enfin, on cuit ça au four 20 minutes à 170 degrés. Et le tour est joué. Il n’y a ni conservateurs, ni colorants, ça ne peut pas être plus sain. C’est le meilleur moyen pour se ravitailler après la course », souligne Michel Portos, conscient qu’une barre de céréales va pouvoir compenser l’énergie que l’on a dépensée lors d’un effort physique. Le sucre naturel, notamment apporté par le miel, permet de reconstituer notre réserve de glycogène (partie du corps qui stocke le sucre nécessaire à l’organisme).
En moins d’une heure chrono
Mais attention : trop de sucre tue le sucre, surtout dans les produits industriels. « J’en ai mangé comme tout le monde, mais il y a quatre fois plus de sucre dans ces barres que dans celles que je viens de faire », indique le chef cuisinier soucieux depuis près de 20 ans de cuisiner des plats « sans beurre et sans crème ». « Il n’y a rien de dingue, mais faut s’y atteler un peu », prévient le chef Portos, qui estime entre 30 et 45 minutes la confection de ses barres de céréales.
Ces dernières peuvent tenir 48 à 72 heures, avant qu’elles ne perdent en croustillant et en texture. « Si le gars court tous les dimanches, il faut qu’il fasse ça le samedi. Ça lui prend moins d’une heure de temps et il a une barre énergétique prête à emploi », ajoute le Marseillais, qui conseille de laisser d’abord reposer la plaque au réfrigérateur avant de couper la préparation en barres. Ainsi, Michel Portos prouve que l’on peut associer la gourmandise à la bonne santé.
-
![[Kallisté] Un parfum de Bonifacio dans votre cuisine](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/1348843a34969c36b137355750f26dff.jpg)
[Kallisté] Un parfum de Bonifacio dans votre cuisine
Certains d’entre vous auront peut-être bientôt la chance de découvrir ou retrouver la Corse, ses terrasses ensoleillées, ses paysages entre mer et montagne et ses saveurs estivales : qu’ils n’hésitent pas, au détour d’un restaurant, à goûter cette spécialité emblématique du sud de l’île. Pour les autres, rien n’empêche de faire entrer un peu de Corse à la maison avec une recette simple, généreuse et pleine de soleil : les aubergines à la bonifacienne.
Venue de l’extrême sud de l’île, cette spécialité typique de Bonifacio raconte à elle seule une certaine idée de la cuisine corse : une cuisine familiale, sincère, profondément méditerranéenne, qui sait transformer des ingrédients simples en plats savoureux. À l’image de nombreuses recettes insulaires, elle puise dans ce que la terre offre de meilleur à la belle saison et dans ce savoir-faire transmis de génération en génération, où chaque famille apporte sa petite touche.
Une recette facile à faire et ensoleillée
Pour 4 personnes, comptez 4 aubergines, 100 g de mie de pain, 100 à 150 g de fromage râpé ou de tome corse, 2 gousses d’ail, un bouquet de persil, quelques cuillères de sauce tomate, un filet d’huile d’olive, du sel et du poivre. Le principe est simple : on coupe les aubergines en deux, on récupère leur chair après l’avoir attendrie, puis on la mélange à la mie de pain, à l’ail, au persil et au fromage avant de regarnir les coques, d’ajouter un peu de sauce tomate et de laisser gratiner doucement au four entre 25 et 30 minutes à 180 degrés jusqu’à obtenir un plat fondant, parfumé et résolument ensoleillé.
Alors, que ce soit sur une terrasse bonifacienne face à la mer ou simplement autour de votre table, cette recette a tout pour rappeler que les plus beaux voyages commencent parfois dans l’assiette
À tavula !
-

La grande fête des enfants de 20 ans pour Festo Pitcho
Pour son 20e anniversaire, Festo Pitcho, festival de théâtre pour les enfants et adolescents en Vaucluse, mais aussi avec une représentation à Châteaurenard dans les Bouches-du-Rhône et Sauveterre dans le Gard, propose pas moins de 18 spectacles tout public à travers 12 villes du territoire du 28 mars au 12 avril.
Un événement pour « favoriser l’accès au spectacle vivant pour tous et toutes dès le plus jeune âge », rappelle Mathieu Castelli, directeur du Totem, association scène conventionnée art enfance jeunesse d’Avignon. Une volonté illustrée aussi par les 24 représentations scolaires pendant les deux semaines. Et prône la « visibilité et la diversité de la création contemporaine » qui « font partie de ce festival », insiste-t-il.
Diversité qui se retrouve dans les spectacles programmés. Que les organisateurs ont voulu illustrer à travers trois spectacles. Zola pas comme Émile, tout d’abord, au théâtre des Halles, joué par Zola Forbon N’Zakimuena, où il incarne son parcours et notamment la bataille autour de son prénom « jugé trop peu français ».
Ou encore Sensible, de la Compagnie Un Château en Espagne au Grenier à Sel le samedi 4 avril. Les spectateurs seront plongés dans un véritable décor champêtre. « Une expérience sensorielle totale », expliquent les organisateurs car seront installées trois « cabanes », une minérale, une végétale et une avec des animaux pour « prolonger les instants de rêverie », insistent-ils. Et enfin La voix de l’eau, de la compagnie Okkio le mercredi 8 avril à La Gare du Coustellet, à Maubec, qui « invite les enfants à entrer dans un cocon sensoriel où voix, basse, couleurs et reflets se mêlent pour raconter le lien intime entre une mère, son enfant et la mer ».
Lampion papalLe tout sera lancé avec la grande fête d’anniversaire pour souffler les 20 bougies de l’évènement. Et contrairement à d’habitude, le lancement sera plutôt nocturne. Avec le samedi 28 mars à 18h30 sur la place du palais des Papes, une déambulation-spectacle lumineuse, marionnettes géantes et danse aérienne avec Les 4 saisons de petite fleur, de la compagnie Archibald-Caramantran. Le tout avec « un final dansant et participatif ».
Mais la participation commence dès 16h30 avec un atelier de construction de lampions qui serviront à colorer encore plus la parade. On retrouvera également des jeux géants en bois et un atelier de dessin. Le tout accessible gratuitement, avec un coin goûter et buvette.
Programme complet et liens vers les billetterie sur festopitcho.com
-
![[Entretien] « Nous voulons observer d’autres flambées d’étoiles dans l’Univers jeune »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/98d8db2ede2ff78fa0d6e538efd013fc.jpg)
[Entretien] « Nous voulons observer d’autres flambées d’étoiles dans l’Univers jeune »
La Marseillaise : Vous avez détecté une concentration de galaxies poussiéreuses formant énormément d’étoiles dans l’Univers jeune – un milliard d’années. C’est inhabituel. Comment l’expliquer ?
Guilaine Lagache : Nous pensons que c’est lié à l’environnement. La matière noire structure l’Univers et des galaxies se forment à l’intersection des filaments de matière noire. Nous pensons que beaucoup de gaz arrive sur les galaxies par ces filaments, créant un emballement qui forme beaucoup d’étoiles. Pour l’instant, nous ne voyons que les galaxies. Nous aimerions voir le gaz froid qui circule dans les filaments.
Quelle est la prochaine étape ?
G.L. : Nous voulons observer d’autres concentrations de galaxies formant beaucoup d’étoiles dans l’Univers jeune pour nous assurer que ce que nous avons vu n’est pas un cas isolé. La caméra Nika2 a observé un autre endroit : le champ Cosmos. Parce qu’il est plus grand, nous n’avons pas atteint la même sensibilité ultime que sur le champ GOODS-North. Mais peu importe : nous avons besoin de champs de différentes tailles observés avec des sensibilités différentes.
Pourrait-on remonter dans l’Univers encore
plus jeune ?G.L. : C’est difficile avec la caméra Nika2 et le télescope de 30 mètres de l’Iram car nous avons atteint la limite ultime de sensibilité. Pour la dépasser et observer des émissions millimétriques encore plus faibles –car plus elles viennent de l’Univers jeune, plus elles viennent de loin–, il faudrait utiliser des interféromètres. Or, ils ne sont pas adaptés à ce type d’observation.
-
![[Astronomie] Feux d’artifice étoilés à 12 milliards d’années-lumière](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/3f0118b94d1633ef33f9648a820c9b30.jpg)
[Astronomie] Feux d’artifice étoilés à 12 milliards d’années-lumière
Il faut savoir que ce sont des galaxies : sur l’image très pixélisée, quelques points blancs sur un fond bleu. A priori, rien d’impressionnant. Et pourtant : « Ce sont des galaxies déjà très massives dans un Univers très jeune –un milliard d’années– et dans lesquelles nous observons une flambée de formation d’étoiles », commente Guilaine Lagache, astronome au Laboratoire d’astrophysique de Marseille. Les étoiles s’y forment à un rythme mille fois plus élevé que dans notre galaxie. Tellement vite qu’en quelques dizaines de millions d’années –un claquement de doigts à l’échelle des 13,7 milliards d’années de l’Univers-, elles n’auraient plus de quoi former des étoiles et deviendraient des galaxies en fin de vie. « C’est vertigineux », insiste la première autrice d’un des deux articles parus dans Astronomy & Astrophysics sur ces travaux. « Nous n’avions jamais rien observé de tel. Nous pensions que ces galaxies massives apparaissaient plus tard. Nous les observons là dans l’Univers jeune. Ce n’était pas prévu par les modèles. »
Ces huit galaxies ont été observées à 12 milliards d’années-lumière, dans une zone peu contaminée, ni par la lumière et la poussière de notre galaxie, ni par notre système solaire.
Origine de la poussière
« C’est dans ces zones très sombres que nous cherchons des galaxies lointaines de l’Univers jeune », explique Guilaine Lagache. Cet endroit, le « champ profond GOODS-North », est étudié depuis les années 1990. « Mais c’est la première fois que nous l’observons avec des ondes millimétriques à la limite de confusion », poursuit-elle. Une limite ultime de sensibilité atteinte grâce à la caméra Nika2 installée sur un télescope de l’Institut de radioastronomie millimétrique (Iram) en Espagne.
Cette précision ultime dans les ondes millimétriques renseigne sur le taux de formation d’étoiles de ces galaxies. En temps normal, celui-ci est déduit grâce à la lumière émise dans les longueurs d’onde du visible et celle émise par la poussière chauffée de la galaxie qui rayonne dans des longueurs d’onde millimétriques. Or ces huit galaxies ont la particularité d’être très poussiéreuses : « Dans le visible, on ne les voit pas, assure Guilaine Lagache. Elles sont complètement dominées par le rayonnement émis par la poussière. »
La présence d’autant de poussière dans un Univers si jeune étonne. « Nous ne savons pas trop quand la poussière est apparue », admet Guilaine Lagache. Car il en faut pour former efficacement des étoiles. Mais elle se forme essentiellement par l’explosion d’étoiles en fin de vie. « Les premières générations d’étoiles seraient donc parvenues à se former sans poussière », avance la chercheuse. Puis elles auraient fourni celle nécessaire pour former les suivantes. « C’est encore une question ouverte », admet-elle. Et c’est pour y répondre que les astronomes scrutent l’Univers le plus jeune possible.
-

À voir, à faire avec les enfants : les sorties du 26 décembre
Bouches-du-RhôneMarseille. La fanfare Brass Koulé se dirigera vers Eugène Pierre par le bd Chave depuis la gare de la Blancarde, en terminant place Sébastopol à partir de 15h.
Salon-de-Provence. Petit train du père Noël et embarquement sur la mer imaginaire attendent les enfants en centre-ville de 14h à 19h.
La Ciotat. Crèche sur l’eau au cœur du Port-Vieux, mapping sur la façade du musée ou encore illumination des barques et barquettes sont encore au rendez-vous.
Martigues. Dernier jour pour profiter des six kiosques décorés et animés aux couleurs de Disney, Pixar et DreamWorks sur la place de la Libération.
VarLe Lavandou. Plongez gratuitement dans l’univers féerique des contes de Noël avec Sandra la fée à la bibliothèque municipale entre 15h et 17h.
Saint-Tropez. Concert gratuit de Divin’Gospel Music Choir, place des Lices dès 16h30.
La Londe-les-Maures. Il est l’heure de dire au revoir au père Noël avec un grand show Disney sur l’avenue Georges-Clémenceau dès 18h30.
VaucluseCarpentras. Place aux spectacles au chaud qui vous donnent rendez-vous à la Charité. « Souffle de Neige » est à voir à 14h30 et 16h30 dès 6 mois.
Pernes-les-Fontaines. Découvrez un ancien magasin drapier de 1860 devenu musée du costume rue Gambetta de 14h à 17h.
-
![[Les illuminations font un carton] À Toulon, quand la ville amie des enfants brille de mille feux](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/4daf2ac0095da6002e5cf3ad36c81d3a.jpg)
[Les illuminations font un carton] À Toulon, quand la ville amie des enfants brille de mille feux
En ces temps difficiles où beaucoup peinent à voir la lumière au bout du tunnel hivernal, la ville de Toulon éclaire tous les soirs depuis le 21 novembre les visages ébahis des enfants. « Des instants hors du temps où la réalité s’estompe au profit d’un doux sentiment où se mélangent tradition, nostalgie, joie et espoir » , explique la première magistrate du Port du Levant.
Et pour ce faire, plus d’une centaine de kilomètres de guirlandes lumineuses ont été installées dans toute la ville. Et plus de 1 400 décors lumineux disposés non seulement dans le centre-ville, mais aussi dans les différents quartiers afin que personne ne soit oublié.
Un des points d’orgue est, comme chaque année, le majestueux sapin de Noël installé sur la place Victor-Hugo et au pied duquel viennent se positionner de nombreux badauds.
Et puisqu’on est là, devant l’Opéra de Toulon, il ne faut pas rater le spectacle son et lumière projeté tous les soirs à partir de 18h30. Une invitation à un voyage sensoriel unique, est-il expliqué. En tout ça marche, les images projetées racontent une histoire intemporelle afin d’embarquer les spectateurs dans un monde où les rêves deviennent réalité.
Le somptueux bâtiment historique imaginé par Léon Feuchère se pare pour l’occasion de lumières et de couleurs. Espérons que les minots, bouche bée devant l’édifice, auront bientôt envie d’aller s’inviter dans ce temple de la culture jadis très populaire un peu trop aujourd’hui « réservé » à un public socialement privilégié.
Une invitation à réenchanter
le mondeMais pas question de s’engourdir trop longtemps ici, même si les températures sont plutôt douces pour la saison. Mieux vaut, une fois la projection terminée poursuivre son chemin sur le pavé toulonnais histoire de se réchauffer et d’aller voir ce qui se passe sur la place de la Liberté. Une fois dépassés les chalets de Noël, on aperçoit un autre monument du patrimoine toulonnais sur lequel la Ville a décidé de donner pour l’occasion un autre éclairage. Il s’agit de la fontaine de Fédération réalisée par les frères Allar en 1870.
Ici pompes et projecteurs jouent de concert avec différents effets d’eau et de couleurs afin de créer un véritable show aquatique : jets droits, pirouettes, volcans, éventails ou corolles, les figures se succèdent au rythme de la sono.
En redescendant on croise une des parades animées qui se relaient à travers la ville. Ici, « Les souffleurs de rêves », chuchotant de la poésie à l’oreille de chacun.
Tout est fait pour communier avec les autres baladeurs nocturnes tout aussi attendris par leurs enfants ou petits-enfants ou tout simplement par leur propre innocence perdue.
La magie de Noël quoi ! Une parenthèse avant de retomber d’ici quelques jours dans une réalité qui n’est pas faite que de fraternité.
Alors, une fois les illusions dissipées mieux vaut avoir appris à cultiver son jardin intérieur et ne pas renoncer à vouloir politiquement réenchanter le monde.
-
![[Un brin d’histoire de Noël] La revente du cadeau, fin d’un tabou ?](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/12/f739e256b45049ab8a45bb3e58826137.jpg)
[Un brin d’histoire de Noël] La revente du cadeau, fin d’un tabou ?
On estime qu’un cadeau sur trois n’est pas désiré et reste inutilisé dans le système d’échanges contraints qu’est le cadeau de Noël. En France, 12 millions de cadeaux n’ont pas fait d’heureux.
« Oh surprise, vous avez reçu un cadeau pourri. Oh merci, j’adore ! Arrêtez de faire semblant, revendez-le vite ! Pas de panique Amazon est là ! » énonce cash un site listant le top 15 des meilleurs e-commerces « pour revendre ses cadeaux de Noël et se faire, au moins, un peu de pognon ». La revente des cadeaux de Noël n’est vraiment plus un tabou. C’est une tendance de fond depuis les années 2000 que les plateformes de e-commerce ont vu venir et veulent capter. Il n’y a plus trop de complexes à briser la norme de l’interdit social de se séparer d’un objet offert. Dès le 25 décembre, un nouveau business s’ouvre qui joue sur l’argument de lutte contre le gaspillage pour donner une seconde vie à la chemise à rayures trop grande de la tante ou au mug hideux de belle-maman.
L’anthropologue Dominique Desjeux a analysé ce phénomène social. « Plus les objets sont offerts par des personnes proches et plus les objets sont chauds émotionnellement et sont donc difficiles à revendre. Mais, à l’inverse, plus ils sont offerts par des personnes éloignées affectivement plus il est envisageable de les revendre », explique le chercheur. Les outils numériques rempliraient la « fonction de refroidissement » de ces cadeaux pour les remettre dans le circuit marchand, en levant la gêne de l’ingratitude.
« La revente des cadeaux de Noël s’impose : 1 Français sur 2 l’envisage » clame le site Rakuten qui affirme que « le 25 décembre 2021 à 15h, Rakuten comptabilisait déjà 600 000 annonces de cadeaux à revendre ! Un chiffre en plein essor qui illustrait déjà à quel point la revente des cadeaux de Noël était devenue un réflexe de consommation pour les Français. » Pour influer sur le processus mental de refroidissement, il joue sur l’argument de la « prise de conscience écocitoyenne ».
![[La recette du Vieux-Port] Ceviche de Sar](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/05/2e5a7ab103bbbf8337c3c23cde23ffa6.jpg)
