Category: Loisirs

  • [La recette du Vieux-Port]Le sar moelleux au four

    [La recette du Vieux-Port]Le sar moelleux au four

    C’est sur le Vieux-Port, au marché au poisson, que l’on apprend les meilleures recettes. Celles des traditions orales, de tous les pays de la Méditerranée. Voyez vous-mêmes !

    Le sar est le « cousin » de la daurade, mais plus gras et moins cher. Jean-Paul habitué des quais ne s’y trompe pas : « Pour moins de 10 euros, j’en prends deux. Je vais les faire au four sur un lit de tomates, d’oignons et quelques tranches de citron. » La poissonnière lui propose « vidés et écaillés ? » Il bondit « que vidés ! » Il a un petit secret. « Je conserve les écailles car je vais les recouvrir d’un peu de gros sel avant cuisson. Ainsi, ils ne sèchent pas. » Et de poursuivre : « Je les enfourne 5 minutes de chaque côté. Quand je les tourne, je remets du gros sel sur l’autre face. » Une fois cuits, la peau se détache toute seule grâce à cette astuce.

  • [Kallisté] La pulenda, une tradition corse à partager

    [Kallisté] La pulenda, une tradition corse à partager

    En Corse, l’automne est aussi la saison des châtaignes. Pendant longtemps, elles ont occupé une place importante dans l’alimentation des familles corses, notamment dans les villages de l’intérieur de l’île.

    Dans certaines régions, comme la Castagniccia, le châtaignier était même surnommé « l’arbre à pain », tant il était essentiel à la vie quotidienne. Sa farine permettait de préparer de nombreux plats, dont l’un des plus connus reste la pulenda.

    Ce plat traditionnel, à base de farine de châtaigne, d’eau et de sel, fait partie du patrimoine culinaire corse. Une recette toute simple, qui demande néanmoins un peu d’huile de coude !

    Autrefois préparée dans un chaudron, la pulenda se retrouve encore aujourd’hui sur les tables corses, souvent accompagnée de brocciu, de fromage frais, d’œufs ou de figatellu.

    Et comme les meilleures traditions sont celles qui se partagent, voici la recette pour essayer de la préparer chez vous !

    La recette
    de la pulenda

    Les ingrédients pour 4 à 6 personnes : 500 g de farine de châtaigne corse, 75 cl d’eau et 1 à 2 pincées de sel.

    La préparation : faire bouillir l’eau salée dans une casserole à fond épais. Lorsque l’eau bout, verser la farine de châtaigne tamisée en une seule fois. Mélanger énergiquement à l’aide d’une cuillère en bois pour éviter les grumeaux. Continuer à travailler la pâte sur le feu jusqu’à ce qu’elle soit bien lisse, épaisse et qu’elle se détache des parois. Verser la pulenda sur une planche légèrement farinée et lui donner une forme arrondie. La découper en tranches, traditionnellement à l’aide d’un fil, et servir bien chaud.

    Une recette simple et généreuse, qui nous rappelle que la cuisine corse, c’est aussi une histoire de traditions, de partage et de transmission.

    Source de la recette : Syndicat de défense de la farine de châtaigne corse AOC/AOP.

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino. Une photo de Montand et la pétition fit le plein

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino. Une photo de Montand et la pétition fit le plein

    Une « anecdote marseillaise » à ce sujet me revient à l’esprit : la secrétaire du syndicat du textile à la Capelette réunit les 360 employées pour discuter d’une revendication : 3 000 francs de l’époque pour les vacances. Après avoir discuté des moyens d’action pour faire aboutir leur revendication auprès du patron, elle fit appel à la signature de la pétition de « l’appel de Stockholm ». Elle recueillit à son grand désespoir 30 signataires ! Elle vint me trouver, déçue de n’avoir pas réussi. J’avais sur mon bureau le journal qui mentionnait les personnalités signataires : y figurait la photo d’Yves Montand. Je lui suggérai : « Prends un cahier, colles-y la photo de Montand et, puisque tu dois retourner demain à l’usine pour discuter avec le patron, tu referas appel à la signature en citant Yves Montand comme signataire. » Le soir, elle vint me trouver satisfaite. Le cahier comprenait 359 signatures sur 360 ! Une travailleuse absente signa le lendemain, preuve supplémentaire du fait qu’Yves Montand était la coqueluche du corps féminin.

    Nous étions au plus fort de la guerre froide et il ne fait pas de doute que seule cette pression de l’opinion publique pouvait arrêter les forces bellicistes dans leur entreprise de destruction du monde. En même temps, ce fut la consultation nationale contre le réarmement allemand qui fut un succès.

    De Berlin, en 1951, le Conseil mondial de la paix lança une autre campagne de signatures pour la « conclusion d’un pacte de paix entre les cinq grandes puissances ». En France, nous récoltions 12 millions de signatures. Ainsi le nombre de ceux qui prenaient conscience du danger grandissait. Ce mouvement atteint son point culminant en 1951. Je revois toujours ces images : le refus des dockers, des cheminots refusent de transporter les armes ; à Nice, une rampe de lancement V2 est jetée à la mer ; à Saint-Pierre-des-Corps, une amie jeune militante, Raymonde Dien, se couche devant le train américain chargé de matériel ; des arrêts et mouvements de grève ont lieu à Marseille. C’est aussi un camarade, Henri Martin, second maître de la marine, qui refuse de combattre en Indochine. Il est emprisonné après jugement du tribunal militaire. Une campagne de solidarité se poursuivra jusqu’à la fin de la guerre d’Indochine. Il sera libéré alors que nous serons emprisonnés à Fresnes en 1953.

    Le 28 mai, à l’appel de la CGT, du PCF et du Mouvement de la paix, de puissantes manifestations eurent lieu à Paris et à Marseille contre la venue en France, en tant que dirigeant des forces de l’Otan, du général Ridgway, ancien commandant en chef en Corée. Les mots d’ordre étaient la paix au Vietnam par la négociation avec ceux qui se battent, le refus du réarmement allemand, de l’installation de bases américaines d’agression, et la paix en Corée. Pour moi, à cette époque, la défense de la paix, affaire de tous les peuples, devenait évidemment renforcée par le développement du potentiel économique et militaire des pays du monde socialiste qui voulaient la paix.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Témoignage livré en 2008

    Témoignage livré en 2008

    À mes parents, afin que ce livre devienne la sépulture qu’ils n’ont jamais pu recevoir.

    Nous commencons à sentir les effets de la guerre1 : discussions politiques sur l’invasion des nazis, batailles perdues, déplacement de population, armée française en déroute, soldats prisonniers emmenés dans des camps en Allemagne, mais aussi l’embarquement des soldats anglais pour rejoindre coûte que coûte les côtes britanniques après leur refoulement sur Dunkerque, abandonnant les Français sur les plages d’embarquement.

    Nous suivons avec une certaine angoisse sur une carte où sont plantées des épingles de couleur le déploiement des forces françaises, alliées et nazies.

    « Nous avons été trahis ! »

    Chaque famille attend avec anxiété des nouvelles des siens ; il y a eu l’exode des habitants de la moitié nord de la France ; et l’Alsace et la Lorraine qui va repasser sous le joug allemand…

    Nous voici plongés dans la période du dépôt des armes et de la reddition.

    Nous avons été trahis ! Nos généraux et ministres de l’armée étaient incompétents ! La ligne Maginot2, qui devait défendre la France contre les attaques allemandes, a été contournée et prise à revers !

    Les soldats cherchent leur régiment et errent sur les routes en même temps que les civils français qui, fuyant les zones de combat, traînent leurs valises, leurs enfants, leur matelas, enfin tout ce qu’ils peuvent sauver, et tous sont pourchassés par les avions allemands Messerschmitt.

    Que de scènes atroces à travers une France bientôt coupée en deux3 !

    Dans la zone sud, dite « zone libre », nous ne voyons pas encore l’ennemi, l’Allemand, le Boche, nous envahir, mais la majeure partie de la population rentre franchement au début dans le jeu du « maréchalisme ».

    1. Après la déclaration de guerre, le 3 septembre 1939, s’ouvre une pé- riode de transition appelée la « drôle de guerre », qui s’achève le 10 mai 1940, date à laquelle s’ouvre la phase armée du conflit. Des millions de civils fuient les combats vers le sud (épisode qu’on appellera « l’Exode »).

    2. Du nom de l’initiateur André Maginot (1877-1932), deux fois ministre de la Guerre, il s’agit d’un système défensif fortifié le long de la frontière du nord-est. La forêt des Ardennes étant considérée comme une zone géographique naturellement défensive, le système laisse la frontière belge pénétrable, faille que Hitler ne manquera pas d’exploiter.

    3. L’armistice signé à Rethondes le 22 juin 1940 divise la France en deux zones, séparées par une « ligne de démarcation ». La zone occupée par les armées allemandes correspond à la moitié nord et à l’ouest du territoire (trois cinquièmes), et la zone dite « libre », au sud, est bientôt gouvernée depuis Vichy, siège de l’État français instauré le 10 juillet 1940 et dirigé par le maréchal Pétain.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Italien et Français fêtent ensemble leur patrimoine médiéval à Embrun

    Italien et Français fêtent ensemble leur patrimoine médiéval à Embrun

    Avec le temps incertain, les gens se sont concentrés vers le centre-ville plutôt qu’en montagne, peut-être pour notre plus grand bonheur », suppose Chantal Eymeoud, maire d’Embrun. Alors que des nuages gris s’accolent aux montagnes, le public est au rendez-vous en cœur de ville pour la fête médiévale, ces jeudi et vendredi 20 et 21 août. Et cette année, les festivités prennent un accent italien. La ville d’Embrun, en coopération avec la Fondation Amleto Bertoni de Saluces (Saluzzo), commune du Piémont italien, a convié trois compagnies d’artistes de l’autre côté des Alpes pour animer la fête médiévale. Un projet baptisé « Pont » qui fait partie du programme plus large de coopération européenne « Alcotra », entre les Alpes françaises et italiennes, et qui se déroule à l’occasion des fêtes médiévales puis du festival du livre médiéval et antique en octobre à Saluces.

    Le projet Pont s’appuie sur deux rendez-vous culturels organisés de part et d’autre de la frontière : les fêtes médiévales d’Embrun et le festival du livre médiéval et antique en octobre à Saluces. Ainsi, parmi les artistes italiens invités pour les festivités embrunaises, le public découvre l’un des plus anciennes traditions festives italiennes : les « sbandieratori », (lanceurs de drapeaux), qui perpétuent un art hérité du Moyen-Âge, celui des porte-étendards des villes italiennes, qui, avec le temps, ont fait du port de drapeau une véritable chorégraphie virtuose. En parallèle, la compagnie « El Giullari Del Diavolo » propose un spectacle comique mêlant jonglage, acrobatie et performances avec le feu. Enfin, l’artiste Rose Zambezzi propose un numéro de haute volée de danse avec des sphères de cristal.

    Trois compagnies italiennes invitées

    « L’objectif est bien sûr de favoriser la rencontre entre la population et les artistes des deux côtés des Alpes, de valoriser notre histoire médiévale commune et de promouvoir une culture accessible à tous », résume Chantal Eymeoud. En plus de l’accueil de plusieurs compagnies italiennes lors de la fête médiévale, le projet comprend aussi la création d’expositions et de conférences historiques bilingues consacrées au Moyen-Âge, des visites guidées en italien et des ateliers interactifs.

  • [En famille] Des initiations pour travailler la matière

    [En famille] Des initiations pour travailler la matière

    Que vous soyez déjà habile de vos mains ou que vous soyez curieux de découvrir ces pratiques, l’Atelier du Four de la Terre vous accueille au cours de demi-journées, journées ou même pendant deux jours, ce week-end. Accessible aux adultes ou adolescents à partir de 9 ans, il est possible de découvrir la multitude de techniques de modelages existantes en fonction de ce que les participants souhaitent réaliser. Sophie Barré, animatrice des cours et sculptrice initiée par son grand-père, lui-même sculpteur de marbre, se propose de guider les artistes en devenir. Vous seront fournis les outils, la matière première, et les précieux conseils de Sophie. Il ne reste qu’à apporter vos deux mains et votre créativité. Les pièces confectionnées seront cuites par les soins de l’animatrice, vous pourrez par la suite revenir les chercher afin de rapporter le souvenir chez vous.

    Les stages sont limités à 12 places. Les tarifs sont de 30 euros la demi-journée, 60 euros la journée et 120 euros les deux jours. Les informations relatives à l’inscription sont disponibles sur la page Facebook « Atelier du Four de la Terre ».

  • [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    [En famille] Visiter une ferme en plein Marseille

    Durant toute l’année, des ventes de légumes bio sont organisées le mercredi, de 16h à 18h30, ainsi que le samedi, de 9h30 à 12h, à la ferme municipale du Collet des Comtes. Pendant ces créneaux, la ferme est entièrement ouverte à la visite, de manière libre et gratuite.

    En plus de profiter de produits de qualité cultivés au cœur de Marseille, « des serres, des zones de pâturage, un verger, une mare et un jardin pédagogique complètent ces productions de plein champ. La ferme propose la découverte d’animaux tels qu’un cheval, un âne, des cochons, des agneaux, des lapins, des poules et d’autres oiseaux de basse-cour », précise l’organisation. Au total, une cinquantaine d’animaux sont présents sur l’exploitation, pour le bonheur des visiteurs.

    Une ferme à l’histoire ancienne

    S’étendant sur plus de trois hectares, la ferme se divise en plusieurs bâtiments, dont une bastide du XIXe siècle transformée en locaux pédagogiques. Créée en 1855, la ferme a su se maintenir face aux changements urbains, notamment grâce à son rachat par la Ville de Marseille en 1980.

    Plus d’info sur : ferme-pedagogique-collet-des-comtes.fr

  • Pendant deux jours, Embrun vit à l’heure médiévale

    Pendant deux jours, Embrun vit à l’heure médiévale

    Du matin au soir, ce jeudi et vendredi, les rues d’Embrun prennent des airs de cité médiévale. De 10 à 22h, c’est presque chaque demi-heure qu’a lieu une nouvelle animation. Bien sûr, il y a toujours les habituels temps forts de la fête, avec le marché médiéval, qui réunit plus de 40 exposants sur la place Dosse et la rue Clovis Hugues, de 10h à 19h les deux jours, et en nocturne jusqu’à 22h le jeudi. Sur la place Barthelon et la place aux Herbes, l’Ost des temps jadis, en armure rutilante, propose des démonstrations d’escrime et des initiations au tissage, travail du cuir et tir à l’arc.

    À l’occasion du projet européen Alcotra entre les régions italiennes et françaises, une quinzaine de lanceurs de drapeaux et musiciens italiens animeront les rues. La compagnie El Giullari Del Diavolo propose, elle, des spectacles fixes et déambulatoires de comédie, jonglage, magie, acrobaties, performances de feu, musique et danse. De son côté, la compagnie Les Joyeux Tourdions invite durant les deux jours à des initiations aux danses médiévales.

    Le soir, défilé costumé

    et jongleries

    La nuit tombée, à l’émulation s’ajoute la féerie. Le jeudi à 20h30 s’élancera le défilé costumé avec musiciens et jongleurs depuis la place Saint-Marcellin, tandis qu’à 21h15 l’Ost des temps jadis délivre un conte médiéval, animé de jonglerie, épées et bâtons de feu sur la place Barthelon. Le vendredi soir, après le banquet médiéval au jardin du roc, de 20h30 à 22h, les compagnies El Giullari del Diavolo, Vidofnir et Kazan proposeront successivement des spectacles de danse, jonglerie et musique. Les festivités, nombreuses, ont de quoi faire tourner la tête.

    Le programme complet
    est à retrouver sur le site
    de la ville d’embrun

  • [La recette du Vieux-Port] Ceviche de Sar

    [La recette du Vieux-Port] Ceviche de Sar

    Cette semaine, c’est un plat estival de poisson cru qui est sur la table. Le sar extra-frais, présent sur le Vieux-Port, a donné l’idée à Nino et Anna de proposer cette recette de Nouvelle-Zélande. « Après avoir découpé le poisson en filet, il suffit de le faire mariner une bonne heure, dans du lait de coco, avec des feuilles de citron kaffir, de la coriandre fraîche, un peu de jus de citron vert, et une pincée de piment oiseau ou de Cayenne », détaille Nino. Noailles est une véritable caverne d’Ali Baba pour les autres ingrédients. Un peu de sauce poisson façon Vietnamienne et c’est tout bon !

  • La barre de céréales « diététique » façon Portos

    La barre de céréales « diététique » façon Portos

    Au bout d’un labyrinthe souterrain dans les sous-sols de la Villa M, avoisinant le célèbre parc Borély, des petites mains s’activent en cuisine pour donner « un petit plaisir » aux futurs participants de la première édition de la Villa M Run Santé.

    À la tête de la petite brigade, Michel Portos, cuisinier aux deux étoiles Michelin sur le torse, enchaîne les plaques confectionnées pour l’occasion. En quelques heures seulement, le chef marseillais a réalisé près de 600 barres de céréales dites « diététiques ». « C’est une barre maison, avec des produits sains, voire bio pour l’essentiel », indique le cofondateur et associé du restaurant bistronomique Les Jardins du Cloître, dans le 13e arrondissement. « L’idée est de partir sur une recette très simple que tout un chacun peut réaliser chez soi. Si on commence à faire quelque chose de très technique, les gens vont nous dire “c’est super, mais comment le refaire ?” », raconte-t-il, en insistant sur le fait que le but de la cuisine est de « partager une recette ».

    Pour cette préparation de barres de céréales, il n’y a pas besoin d’être un as des fourneaux pour la réaliser : du miel, du beurre de cacahuètes, que l’on vient mélanger avec des flocons d’avoine, des cranberries, des raisins secs, des abricots, du chocolat et des graines de lin. « On fait d’abord chauffer le miel avec le beurre de cacahuètes. On verse ça sur la préparation, on mélange, puis on met ça sur une plaque au four, agrémenté de quelques pépites de chocolats. Enfin, on cuit ça au four 20 minutes à 170 degrés. Et le tour est joué. Il n’y a ni conservateurs, ni colorants, ça ne peut pas être plus sain. C’est le meilleur moyen pour se ravitailler après la course », souligne Michel Portos, conscient qu’une barre de céréales va pouvoir compenser l’énergie que l’on a dépensée lors d’un effort physique. Le sucre naturel, notamment apporté par le miel, permet de reconstituer notre réserve de glycogène (partie du corps qui stocke le sucre nécessaire à l’organisme).

    En moins d’une heure chrono

    Mais attention : trop de sucre tue le sucre, surtout dans les produits industriels. « J’en ai mangé comme tout le monde, mais il y a quatre fois plus de sucre dans ces barres que dans celles que je viens de faire », indique le chef cuisinier soucieux depuis près de 20 ans de cuisiner des plats « sans beurre et sans crème ». « Il n’y a rien de dingue, mais faut s’y atteler un peu », prévient le chef Portos, qui estime entre 30 et 45 minutes la confection de ses barres de céréales.

    Ces dernières peuvent tenir 48 à 72 heures, avant qu’elles ne perdent en croustillant et en texture. « Si le gars court tous les dimanches, il faut qu’il fasse ça le samedi. Ça lui prend moins d’une heure de temps et il a une barre énergétique prête à emploi », ajoute le Marseillais, qui conseille de laisser d’abord reposer la plaque au réfrigérateur avant de couper la préparation en barres. Ainsi, Michel Portos prouve que l’on peut associer la gourmandise à la bonne santé.