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  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.

  • L’Avi sourire lance ses randonées

    Pour l’Avi sourire, les rendez-vous se succèdent selon une belle cadence.

    L’association a connu une fin septembre riche, avec ses ateliers de découvertes proposés sur le site de Corbière, la participation à la journée mondiale de nettoyage des plages, à l’occasion de laquelle ses membres ont récolté 520 kg de déchets en une heure trente, ou encore, au niveau international, la belle prestation d’Alexis Sanchez, finaliste en skiff lors des championnats du monde de para-aviron.

    Le week-end dernier, c’est au large de Marseille que les amateurs de rame se sont retrouvés. Le club proposait sa première randonnée en mer. Un parcours de 25 km au cœur de la rade, reliant les îles emblématiques du Frioul, du Château d’If et un passage vers la baie des Singes.

    Plus qu’un défi sportif, cette randonnée constituait une expérience de mixité et de partage. Les équipages unissaient rameurs valides et en situation de handicap. Les bateaux sont partis de la marina Florence-Arthaud, samedi après-midi. Ils ont effectué leur parcours, avant de revenir à leur point de départ, juste avant que le mistral ne se lève.

    D’autres randonnées de ce type sont d’ores et https://lavisourire.fr/ grammées en 2026 : le 12 avril, le 10 mai et le 4 octobre..

    https://lavisourire.fr/

  • Dix podiums pour les jeunes du Pays d’Aix

    Le club d’escrime du Pays d’Aix s’est mis en valeur lors du lancement de sa saison. Des championnats régionaux étaient organisés tout le week-end à Monteux, en Vaucluse.

    Les catégories moins de 15 ans et moins de 20 ans ont fait une razzia avec pas moins de dix podiums au total, hommes et femmes réunies. En U15 garçons, César Negroni a empoché l’or, le seul titre aixois lors de ces deux jours de compétition. Paul Leprince a pris la 3e place, alors qu’Arthus Daval est le dernier Aixois classé. Il se retrouve tout de même 6e. Chez les filles, elles étaient quatre en demi-finales. Elise Janel a pris la médaille d’argent alors que Romane Vellieux et Alice Villedieu terminent 3e ex æquo.

    Tir groupé dans la catégorie supérieure avec dix tireurs dans les tops 10. Gladys Carabetta est celle qui s’est le mieux comportée, avec une 2e place finale. Elina Marcilloux et Jeanne Latgé se sont partagé la dernière marche du podium. Résultats similaires pour Solal Parpeyrat-Fournel et Arlo Barthelemy, tous les deux bronzés à l’issue de ce week-end. Le club d’Anita Blaze, vice-championne du monde par équipes de fleuret cette année en Géorgie, a aussi envoyé plusieurs seniors à l’Eurofence, à Antony (Hauts-de-Seine). Pas de podium pour les dix tireurs provençaux engagés avec, au mieux, une 12e place pour Eliot Kerneiss. Lors du tournoi féminin, Solenn Boissier s’est notamment classée 39e de la compétition, Pauline Vincent prenant la 69e position de cette journée.

  • « Bérénice » se trouve au milieu du gué à Martigues

    Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu’on croyait, lui avait promis de l’épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire », écrit d’emblée dans la préface, le tragédien Racine, pour résumer Bérénice. Paru en 1671, un triangle amoureux entre la reine de Palestine, l’empereur de Rome et Antiochus, son meilleur ami qui l’aime en silence, dont s’est emparé Guy Cassiers, servi par la troupe de la Comédie française, mardi 7 octobre à 20h30, au Théâtre des Salins. Un metteur en scène connu pour son goût immodéré du mélange du texte à la technologie.

    Le lieu de cette intrigue au dispositif son et images poussé ? « Une antichambre où le temps semble suspendu », décrit cette figure du théâtre flamand, dans un entretien avec Chantal Hurault compris dans sa note d’intention. Entre ombre et lumière, la clef mentale de la quête d’identité des protagonistes. « Racine écrit en musicien. C’est un cadeau, pour les acteurs et actrices, d’avoir une telle construction à la fois très codifiée et disposée à écouter leur personnalité. » Charge à Jérémy Lopez d’interpréter à la fois Titus, en plein dilemme entre l’exercice du pouvoir et celui de l’amour, ainsi que le roi de Comagène, Antiochus. « Cela met en lumière leurs contradictions internes et comportements en miroir. Ils changent constamment de position et veulent prendre la place de l’autre », justifie Guy Cassiers.

  • L’envers du décor tisse sa toile au Canebière film festival

    Appartenant depuis plus d’un an aux mêmes propriétaires, Philippe Dejust et Alexis Dantec, les cinémas les Variétés et l’Artplexe lancent la première édition du Canebière film festival. « On voulait créer un événement commun entre les deux salles pour que les spectateurs de l’un puissent se familiariser à l’autre », rappelle Emmanuelle Meilhoc, coordinatrice de cette manifestation qui démarre mercredi 8 octobre.

    Piochant aussi bien du côté des films d’art et essai que grand public, le festival entend souligner « le travail des techniciens de cinéma. Des postes rarement valorisés. En plus, après l’Ile-de-France, on est la deuxième région en termes de jours de tournage. Ce vivier de compétences, il fallait le mettre en avant », constate-t-elle.

    Chaque édition se focalisera sur un métier en particulier. Pour la première, place aux décorateurs, avec une invitation particulière faite à Katia Wyszkop. Les spectateurs auront l’occasion d’échanger avec cette cheffe décoratrice ayant notamment travaillé avec Maurice Pialat pour Sous le soleil de Satan, Palme d’or controversée du festival de Cannes 1987. Ou, plus récemment, Vie privée, film réalisé par Rebecca Zlotowski, avec Jodie Foster et Daniel Auteuil au casting, projeté en avant-première aux Variétés. « Katia Wyszkop a commencé à travailler dans les années 1980. Elle avait fait
    les Beaux-Arts ainsi que des études d’architecture
     », situe Emmanuelle Meilhoc. « Elle a vécu des débuts difficiles auprès de Maurice Pialat, qui n’était pas si simple que ça », euphémise-t-elle. « D’autant plus que les femmes décoratrices se faisaient rares à l’époque. »

    De « Météors »

    à « L’Engloutie »

    En ce qui concerne les longs-métrages en compétition au Canebière film festival, chaque projection sera accompagnée de techniciens ayant officié sur l’œuvre. Parmi ceux-ci, le réalisateur Hubert Charuel ainsi que le chef décorateur Thomas Grézaud pour Météors, fruit d’un « travail incroyable pour reconstituer un site de déchets nucléaires », ou encore Louise Hémon et Anna Le Mouël pour L’Engloutie. « Un film qui parle d’une jeune institutrice au XXe siècle qui vient enseigner dans un village reculé des Alpes françaises. C’est presque un huis clos qui a été tourné à plus de 2 500 m d’altitude, dont les décors ont nécessité beaucoup de neige et d’éléments naturels. Le décor est encore plus important dans ce genre de dispositif », éclaire Emmanuelle Meilhoc. « Et avant chaque séance », précise son alter ego Antoine Bertrand, « on projettera un court-métrage réalisé par des élèves d’écoles de la région, issus du master d’écriture documentaire d’AMU, de la CinéFabrique, de Kourtrajmé, de la classe préparatoire cinéma du lycée Marseilleveyre, et de la Satis, à Aubagne ».

  • Le marché solidaire s’installe au cœur du quartier de la Croix des Oiseaux

    La place du Tambour d’Arcole, dans le quartier de la Croix des Oiseaux d’Avignon, était particulièrement animée, ce lundi 6 octobre au matin, entre étalages de légumes, de produits et même d’un stand de vêtements et un autre de prévention contre le cancer. Et ce, à l’occasion du marché solidaire et bio qui vient de s’y installer pour la première fois.

    En effet, ce marché mensuel existait déjà depuis plus d’un an, mais se tenait dans la cour du centre social du quartier, « ce qui pouvait donner l’impression que c’était réservé à nos adhérents, alors que pas du tout », précise Jean-Michel Pelissier, directeur de l’établissement.

    Les produits frais sont proposés par l’association Semailles, qui les cultive à moins d’un kilomètre de là, dans la ceinture verte d’Avignon. Tandis que les produits secs sont vendus par le projet Gemvrac. Ceux-ci sont notamment proposés à des prix qui varient selon les moyens du foyer. Si les revenus sont de moins de 800 euros par mois, les fruits et légumes sont à moitié prix, moyennant une adhésion d’un euro par an aux structures.

    « C’est vraiment un grand plaisir de voir ça. C’est top d’avoir la possibilité de manger bio. On sent la différence au niveau du goût, c’est très bon pour la santé, et je vais en parler autour de moi », se réjouit ainsi Souheila, habitante du quartier. « L’idée était de rendre cela plus visible pour les habitants et d’en accueillir le plus possible. Car c’est aussi un lieu de convivialité », poursuit de son côté Sophie Santana, chargée de mission en accessibilité alimentaire chez Semailles.

    Car, en parallèle du marché, Sylvie, bénévole de la structure, cuisine un plat à base de produits disponibles sur le marché, devant les habitants du quartier. « On promeut ainsi une alimentation durable dans un quartier politique de la ville. Souvent, l’aide alimentaire peut paraître de mauvaise qualité et on est là pour montrer que ce n’est pas le cas », poursuit la responsable de l’association. « Cela montre qu’il est possible de manger sainement, à bas prix, local. Il faut simplement bien choisir ses circuits de distribution », complète Marielle Martinez, cheffe de projet à Gemvrac.

    Détail des lieux et dates sur esscroixdesoiseaux.org

  • Un cargo à voile pionner en escale à Marseille

    Sur la traversée Atlantique, on envisage d’utiliser uniquement la voile. Les moteurs de propulsion nous servent seulement à sortir du port et à y rentrer. » Entre deux coups de talkie-walkie avec son équipage, Mathieu Poulain, commandant du Neoliner Origin, ne cache pas sa satisfaction de naviguer avec le « premier cargo roulier de grande capacité à propulsion principale vélique du monde ».

    Entendez par là le premier navire de commerce à voile, de dimension industrielle. Et quelles voiles ! 3 000 m² de voilure total, en panneau de carbone avec un intérieur en fibre de verre, sur deux mats en carbone « Made in France » de plus de 70 m de haut et « autoporteurs »…

    Quand le Neoliner Origin déploie sa voilure en accordéon dans le port de Marseille, elle cache le soleil pour les dockers depuis les quais. « C’est carrément différent. Quand on est à la voile, au niveau des vibrations et du bruit, je n’ai jamais connu un navire aussi confortable depuis ma cabine. C’est dingue », poursuit le capitaine Mathieu Poulain. En escale à Marseille avant de prendre le large vers Nantes, son port d’attache, la CMA CGM et Neoline présentaient cette « innovation » qui pourrait bien être la première pierre d’un nouveau genre de fret maritime.

    « Décarboner à 80 % »

    « Il a une capacité de 1 200 mètres linéaires, c’est l’équivalent de 350 à 400 voitures, il peut aussi transporter des conteneurs, pour une capacité de 265 EVP [équivalents vingt pieds, Ndlr] », explique Jean Zanutti, président de Neoline, compagnie dont la CMA CGM est au capital. « C’est le premier navire dont le moyen de propulsion principal est la voile, contrairement à d’autres navires qui ont des aides à la propulsion, mais ce ne sont que des aides. Là, on va décarboner le transport jusqu’à 80 % », abonde Xavier Leclercq, vice-président du groupe CMA CGM, en charge des constructions neuves. Et le Neoliner Origin ne souffre pas de la comparaison avec ses homologues consommateurs de carburant. « En moyenne, ça va prendre à peine deux jours de plus pour une traversée Atlantique », précise Xavier Leclercq. « On est capable d’être alignés en termes de prix sur ce trajet grâce à l’économie de fioul, même si l’amortissement est plus cher », ajoute Jean Zanutti. Si toutes les routes maritimes ne conviennent pas forcément au navire, reste qu’il est « une solution remarquable » pour la décarbonation du fret maritime. « C’est un voilier, mais c’est d’abord un cargo, un navire de commerce qui embarque de la marchandise par roulage. Mais, lorsqu’on est en mer, on hisse les voiles et on est propulsé uniquement par le vent », confirme le commandant, Mathieu Poulain.

    Une innovation à plus de 60 millions d’euros avec beaucoup d’avantages et quelques inconvénients. « C’est un peu particulier à piloter, on est assisté par pas mal d’ordinateurs et d’automatisation. On est limité par la puissance et la force du vent. Sinon, ça reste relativement facile à manœuvrer grâce notamment aux balestrons [support sur lequel est fixé le mât Ndlr] qui tournent à 360 degrés », développe le capitaine. Avec l’espoir d’insuffler un vent nouveau pour le transport de marchandises sur les mers. « J’espère et je rêve que ça puisse être le futur de la navigation », conclut Mathieu Poulain.

    « Lorsqu’on hisse les voiles, on est propulsé uniquement avec le vent »

  • « Pas de poussière sous le tapis » dans la gestion de Tecelys

    Avec 14,1 millions de voyages enregistrés en 2024 sur le réseau de transports en commun du Grand Avignon, la fréquentation progresse de 7,8% en un an. Mais, c’est bien là le rare progrès en matière de mobilités sur le territoire, à écouter les interventions, ce lundi soir en conseil communautaire, tenu à Vedène. Une thématique déjà abordée lors de la précédente séance de juin, alors que la mandature s’achève. Rappelons que la gestion des transports reste la compétence phare de l’agglo, avec un budget dédié annuel d’environ 50 millions d’euros.

    Une somme allouée à l’opérateur du Grand Avignon, la société publique locale (SPL) Tecelys, en charge des transports depuis 2022 et la reprise en main au privé Transdev. Depuis un an, Tecelys a surgi dans le débat public à la lumière du départ du directeur général des services (DGS) du Grand Avignon, qui dénonçait de multiples irrégularités et l’opacité au sein d’une « SPL en roue libre ». En réponse, la collectivité promettait un audit. Qui est enfin arrivé sur le bureau du président, Joël Guin (SE). « Je suis très serein, il n’y a pas de dérapage, aucun gaspillage, ni poussière sous le tapis », assure celui qui est aussi président de Tecelys, à une intervention d’Anne-Sophie Rigault (RN), s’inquiétant de ne voir « aucune fumée blanche sortir de la cheminée du Grand Avignon ». Pour l’heure, seules quelques bribes du rapport ont été délivrées en conseil d’administration.

    À quand la gratuité pour les scolaires ?

    À la demande de Julien De Benito (PCF), l’audit sera présenté en commission transports, début décembre, par la société qui a réalisé cet audit. Avant ensuite d’arriver sur la table du conseil communautaire, a priori lors de la prochaine séance le 8 décembre. « J’espère qu’il aura été mené avec impartialité et transparence », doute Joris Hébrard, maire (RN) du Pontet, élu le plus mordant sur le sujet. Qui parle de « dérapage » et regrette le délégataire privé d’avant avec une « SPL qui coûte 4 millions d’euros de plus par an ». L’élu d’extrême droite omet de préciser que les tarifs d’Orizo ont diminué à l’arrivée de Tecelys avec une baisse de 50% des abonnements. « On a récupéré en 6 mois la délégation, avec des véhicules en piteux état », justifie Joël Guin. Le président du Grand Avignon raille aussi son ex-DGS, un « lanceur d’alerte alarmant qui était à côté de la plaque car lui seul a négocié la DSP ».

    Mais au-delà du cas de Tecelys, c’est bien la performance du réseau « insuffisant en qualité », selon Annie Rosenblatt (EELV), qui est pointé. Malgré il y a un an et demi une réunion à huis clos de l’ensemble des élus communautaires sur les transports, rien n’a bougé comme éléments structurants avec surtout de multiples études engagées sur la poursuite du tramway vers l’hôpital ou Agroparc. Sans aller à réclamer la gratuité totale du réseau – 5 millions d’euros de recettes commerciales –, Julien De Benito ne « comprend pas pourquoi on n’accède pas » à la gratuité des scolaires, chiffrée à 40 000 euros. Une « mesure d’égalité sociale », selon l’élu communiste avignonnais. Dans la foulée, Anne Gagniard, élue en charge à Avignon de la vie étudiante, demande la gratuité pour les moins de 26 ans. En retour, Joël Guin se dit « ouvert à la discussion ». Qui ne devrait pas être close d’ici à la fin du mandat.

  • Le RC Toulon à la rencontre des enfants hospitalisés

    Des étoiles dans les yeux, des ballons dans les mains. Ce lundi, les jeunes patients du service pédiatrique de l’hôpital Sainte-Musse ont reçu la visite de cinq rugbymen du RC Toulon. Et pas des moindres : les internationaux français Baptiste Serin, Danny Priso et Antoine Fritsch, l’international écossais Ben White et la légende néo-zélandaise Ma’a Nonu, double champion du monde 2011 et 2015.

    Pendant près d’1h30, ils ont fait découvrir le ballon ovale à une petite dizaine de bambins, à travers de petits exercices d’initiation qui ont laissé des sourires indélébiles sur les visages « d’enfants qui ne devraient pas être ici, car leur place n’est pas à l’hôpital, mais certains y sont obligés. Ça doit être dur pour eux et pour leurs parents, alors on essaie de venir dès que le club nous le propose », explique Baptiste Serin, venu transmettre sa légendaire science de la chistera et du jeu au pied. Mais là n’est pas la priorité : « Le rugby sert de levier, mais on ne vient pas dans l’optique de leur apprendre, mais pour partager, qu’ils voient qu’il y a des personnes un peu “connues” qui ont envie de vivre des moments sympas avec eux. »

    Ce genre de rencontre revêt un certain intérêt dans le processus de guérison des enfants, comme l’explique le docteur Paul Casha : « Le sport est indispensable au développement de l’enfant. On pourrait penser que l’hospitalisation est un frein à la pratique. La venue de joueurs, avec leur notoriété, peut être un bon encouragement pour les pratiques ultérieures, voire inciter certains à s’y mettre. Ça aide aussi pour le moral, le bienfait psychologique a un rôle important à jouer, pour avoir un environnement agréable et pas que des chambres avec des potences de perfusion. »

    Une journée portée par l’association Premiers de cordée, « qui propose des animations sportives pour les enfants à l’hôpital », explique Julia Conti, chargée de mission pour Premiers de cordée. « Cette semaine, nous sommes là dans le cadre de la semaine du sport à l’hôpital. L’idée est de s’adapter au lieu. Ce n’est pas la première fois que le RCT participe, donc ça donne une animation très naturelle et spontanée. Ce n’est que du plus, car les joueurs donnent de leur temps. De plus en plus de sportifs s’investissent chaque année. » La semaine se poursuit avec une animation badminton, mercredi après-midi, et une initiation au Qwan-Ki Do, un art martial aux influences asiatiques, créé à Toulon.

  • L’excellence nationale en compétition au parc Chanot

    Cette année, 70 lauréats défendront, devant près de 80 000 visiteurs, les couleurs de la région Paca dans la finale nationale de la plus grande compétition de savoir-faire professionnels. « En 2023, nous avons battu les Occitans et les Bourguignons », rappelle Renaud Muselier. C’est l’esprit combatif que le président (Ren) de la Région Sud accueille l’étape de ces « JO des métiers », qui doit conduire de jeunes talents à la finale mondiale qui se déroulera à Shanghai.

    Au-delà d’une vitrine de l’orientation et de la formation régionale, le show a pour objectif de « créer l’émulation, l’inspiration, chez tous les jeunes du territoire, précisait Renaud Muselier, c’est une opportunité unique de valoriser nos jeunes et de montrer que le Sud est une terre de réussite ». Dans un pays où « les diplômes sont très prédominants, complétait la présidente de Worldskills France, Florence Poivrey, notre mission est d’être des passeurs, des facilitateurs. Quand des ponts sont offerts ça donne des ailes ».

    Saïd Soumaila, qui a décroché le titre de champion d’Europe en 2023 dans la catégorie cuisine, en témoigne : « Je viens d’un milieu modeste et quand on manque de confiance en soi, être coaché, être reboosté par une équipe ça vous porte, c’est le truc en plus qui fait qu’on a envie de se dépasser, d’aller plus loin. » À 26 ans, le jeune chef est aujourd’hui gérant du restaurant Quai des saveurs à Avignon. « Un challenge, confie-t-il, car cette expérience a aussi changé ma perception du travail avec l’envie de voir plus loin que les fourneaux en cuisine ».

    Lors de ces trois journées d’épreuves où ils seront 800 à confronter leur maîtrise et leur savoir-faire, il faudra aux compétiteurs convoquer toute la préparation technique dont ils ont bénéficié. « Les professionnels qui sont impliqués à nos côtés nous transmettent leurs connaissances mais aussi leur passion », explique Thomas Zglinski, 33 ans, champion du monde 2013 en section maintenance aéronautique. « Il y a toute une préparation mentale, de gestion du stress, un tempérament qu’on conserve tout au long de sa carrière. Cela permet aux sociétés d’évoluer et de grandir à travers ces jeunes talents » précise l’Istréen qui a intégré les équipes de Dassault aviation.

    Créer des vocations

    Autant d’exemples qui ont inspiré les nouveaux candidats. Sorti du bac avec une mention très bien, Théo Moni qui a intégré le lycée hôtelier de Marseille et s’est inscrit au concours, prend attache avec Saïd. « Déjà ce concours a poussé les formateurs à me donner plus de tâches et de défis. Maintenant j’espère qu’il va m’ouvrir des portes et m’aider à développer ma capacité à m’adapter…et à transmettre à mon tour », espère le jeune cuisinier. L’excellence, c’est aussi « beaucoup d’émotion », indique Marie Florence Bulteau-Rambaud, vice-présidente de la Région et de Worldskills France depuis 2019, invite vivement à « assister à la compétition, ça se vit ! ». Nouveauté de cette édition, la fusion d’Abilympics France avec Worldskills France le 1er juillet 2024 découle sur la participation d’une quarantaine de candidats handicapés.