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  • 10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar

    10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar

    Badr J., identifié comme l’une des têtes du réseau du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, écope de 10 ans d’emprisonnement, ce vendredi 17 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon. Précisément ce qu’avait requis le ministère public, la veille. Il était poursuivi pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un crime », ainsi que pour « des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants ».

    « On va faire appel », a réagi Badr J., visiblement tendu dans le box des prévenus, quelques minutes après l’annonce des peines. Le matin même, il clamait son innocence : « Je ne sais pas ce que je fais dans cette affaire. Je suis totalement innocent et je veux reprendre ma vie ». Son frère Faycal J., coaccusé et considéré comme l’autre tête du réseau, est toujours en fuite. « Le procureur a voulu sonner la fin de la récréation, je demande d’arrêter l’acharnement judiciaire », a plaidé au cours de la matinée Maître Mauri-Cerro, tout en demandant la relaxe « de l’ensemble des chefs d’accusation » concernant Badr J., précisant que « Faycal était au-dessus de Badr et Anaïs » et estimant que le ministère public « a piétiné l’enquête ».

    7 ans pour Anaïs E., « directrice territoriale »

    Anaïs E., qualifiée de « directrice territoriale » du réseau par le parquet, a été condamnée à 7 ans de prison et ne fera pas appel, d’après sa défense. « Anaïs n’est ni cheffe, ni innocente. Elle veut s’en sortir et les pièces le montrent. Elle a repris ses études en détention. Elle a coupé les ponts avec tout le monde et a dit que la seule destination du trafic était la mort ou la prison », confiait Maître Farissy lors des plaidoiries de la matinée, avant d’ajouter : « Les femmes y sont sacrifiables et manipulées. Le point de deal n’est pas un lieu féministe. Ceux d’en haut se nourrissent de ceux d’en bas. Le Ponzo est une pyramide de Ponzi. »

    « Je ressors dans un an », lançait Anaïs E. à une connaissance dans le public, avant de repartir avec l’escorte policière, visiblement peu affectée par sa condamnation. « Dans quelque temps, on demandera un aménagement de peine et elle reprendra une vie normale. On accepte la peine, même si elle est lourde. Il faut en finir avec cette affaire », a confié Maître Farissy, avocat d’Anaïs et son frère Rami E. à l’issue du procès.

    Pour les autres membres du réseau, les peines prononcées sont, pour la plupart des prévenus, identiques ou supérieures aux réquisitions.

    Certaines « petites mains » s’en sortent notamment avec une détention à domicile sous bracelet électronique. Seul Rami E., frère d’Anaïs E., est ressorti de la salle d’audience avec les menottes, avec une condamnation de 4 ans d’emprisonnement.

  • Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Top 14 : Le Racing 92, l’équipe en forme avant de défier le RC Toulon

    Sèchement battu en ouverture de la saison sur le terrain du LOU (32-7), le Racing 92 enchaîne depuis les bonnes performances. Avec quatre victoires sur les cinq derniers matches, les Racingmen présentent le meilleur bilan sur la période et arrivent à Mayol fort d’une 5e place et d’un succès face à Montpellier (32-25), samedi dernier.

    « C’est une équipe en confiance. L’une des plus physiques, les plus denses. Mais ils ont également beaucoup d’atouts en termes de vitesse derrière. Ce sera un gros match », analyse Pierre Mignoni. « Je ne crois pas que ce soit un bon ou un mauvais match pour se relancer. J’attends qu’on se concentre sur nous, qu’on soit nous-mêmes, car on ne l’a pas été à Clermont. » « C’est une équipe très costaude, devant, derrière. Peu importe le poste, c’est du solide. On sait qu’ils vont jouer très physique. On est prévenu, à nous d’être présents », pose Jean-Baptiste Gros.

    Au rang des principaux dangers, Wilfried Hulleu, le jeune ailier arrivé de Grenoble cet été, meilleur marqueur francilien (4 essais) et auteur d’un doublé la semaine dernière. Mais aussi l’ailier Vinaya Habosi (3 essais) et surtout, l’une des meilleurs paire de centres du Top 14, avec Gaël Fickou et Josua Tuisova. « Tuisova est un grand joueur. Ce ne sera pas facile de jouer contre lui et Fickou, mais pas de problème, on jouera les 80 minutes et on en parlera », tempère Ignacio Brex, qui aura forcément du travail sur le plan défensif face à la vitesse des arrières ciel et blanc.

  • L’OM vise un Havre de paix

    L’OM vise un Havre de paix

    Reprendre le chemin du championnat après deux semaines de trêve internationale n’est jamais simple. Surtout quand on s’appelle l’Olympique de Marseille et que l’on a connu une série de quatre succès consécutifs précédemment, dont deux majeurs, celui face au PSG en Ligue 1, avant celui contre l’Ajax en Ligue des Champions. Mais c’est la victoire à Metz que l’entraîneur phocéen retient comme celle de la maturité. « Le mérite revient aux joueurs », estime Roberto De Zerbi, en soulignant avoir vécu un très beau mois de septembre et qu’il a hâte « de repartir comme on a fini ».

    Et parmi ceux qui ont apporté leur grain de sel pour offrir plus de stabilité à cette formation olympienne, l’international marocain Nayef Aguerd est à mettre sur un piédestal. « C’est déjà un leader de l’équipe », martèle le technicien italien, en évoquant également Pavard et Emerson parmi ceux qui possèdent cette qualité. Le principal intéressé ne pouvait pas connaître meilleur situation pour ses débuts à l’OM. « Je suis très content, on est sur une série de victoires. Ça se passe très, très bien sur le terrain, en dehors du terrain, donc franchement, rien à dire  », se réjouit le défenseur des Lions de l’Atlas, avec qui il a vécu une seizième rencontre internationale victorieuse, mardi, face au Congo (1-0). Un record d’invincibilité dans l’histoire du football. « Je peux vous assurer que ce n’est pas facile, parce que les équipes qui viennent aujourd’hui veulent battre le Maroc. Même quand on joue chez nous, c’est dur », témoigne le premier buteur du Classique, qui retournera dans quelques semaines au Royaume chérifien pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations. Comme un certain nombre de ses coéquipiers marseillais.

    Mais, pour l’heure, l’OM va chercher à retrouver le chemin de la victoire avec la réception du Havre. « Ils ont perdu quelques matches, mais ils ont encaissé peu de buts. Ils ont joué aussi contre des équipes fortes comme Strasbourg », remarque Roberto De Zerbi. « Ils ont de bons joueurs au milieu du terrain. Donc, c’est une équipe vraiment à affronter de manière sérieuse, en sachant toutefois que si on fait les choses comme il faut les faire, on a la possibilité de l’emporter », poursuit-il, conscient qu’un succès serait une excellente opération, dans cette 8e journée où le PSG a reçu Strasbourg et que Lyon se déplace à Nice. « On a besoin de nous remettre sur la bonne fréquence, surtout au Vélodrome, afin de repréparer ces six matches avant la trêve », souligne-t-il, conscient que son groupe doit arriver fin prêt pour son match de Ligue des Champions, mercredi (21h), face au Sporting.

    « On a besoin de nous remettre
    sur la bonne fréquence »

  • La Grèce s’invite au Salon du livre métropolitain à la Citadelle

    La Grèce s’invite au Salon du livre métropolitain à la Citadelle

    Inauguré vendredi soir, le Salon du livre métropolitain vous donne rendez-vous tout au long du week-end avec La Grèce en invité d’honneur pour cette deuxième édition à la Citadelle de Marseille.

    Valoriser tous les acteurs du livre

    Au cœur d’un joyau patrimonial, le Salon a pour objectif de valoriser le livre et l’ensemble de ses acteurs qu’ils soient éditeurs, libraires, auteurs ou illustrateurs sur l’ensemble du pourtour méditerranéen.

    Au total, ce n’est pas moins de 50 auteurs, traducteurs et éditeurs venus d’Athènes, Thessalonique, Palermes et tant d’autres villes de Méditerranée qui sont attendus sur deux jours. Et c’est la Grèce, pays fondateur de Marseille qui est mise à l’honneur dans toute sa diversité et sa richesse.

    Causeries et dégustations

    De la mer à l’archéologie en passant le chant, la danse et le cinéma, de nombreux temps forts vous attendent au Salon. À commencer par le Banquet littéraire, un événement à ne pas manquer ce samedi dès 17h30 qui offrira des causeries assorties de dégustations et animées par des spécialistes. En plus il est gratuit, sur inscription à la Citadelle le jour même à partir de 14h.

    Le lendemain, la fête avec des danses et des chants traditionnels grecs sera mise en lumière avec un concert du Haïdouti Orkestar et un autre de la chanteuse franco-grecque Dafné Kritharas à partir de 17h.

    Un rendez-vous aussi pour le jeune public

    Mais le Salon est aussi et avant tout un lieu de rencontre et de partage pour tous les âges et toutes les générations. La photographie y sera valorisée et avec elle une exposition BD d’Astérix, le plus célèbre des explorateurs du bassin méditerranéen, réalisée par le collectif marseillais BIM. La jeunesse y trouvera toute sa place avec des ateliers et des lectures dansées. Sans oublier une chasse au trésor et un mapping. Pour les plus grands, ateliers d’écriture, rencontre autour du polar grec ou encore conférences musicales sont au programme.

    Infos et programme sur le site ampmetropole.fr

  • Découvrez les monuments à hauteur d’enfants

    Découvrez les monuments à hauteur d’enfants

    à l’occasion d’une nouvelle édition de Monument jeu d’enfant, les monuments nationaux de la région vous ouvrent leurs portes et leur histoire. Le temps d’un week-end, ce patrimoine se transforme en terrain de jeu et l’histoire devient ludique, vivante et sensorielle à travers une programmation faite pour le jeune public et organisé, comme chaque année, par le Centre des Monuments nationaux.

    Le site Archéologique
    de Glanum, à Saint-Rémy

    Découvrez un conte drôle et touchant avec Jean-Amédée, de Gwendoline Raisson et illustré par Christian Heinrich. Le héros, Jean-Amédée, est un crapaud aux yeux dorés qui a des rêves de grandeur. Pour sortir de son marais poisseux, il ne voit qu’une solution : embrasser une princesse, quitte à abandonner Bérénice la crapaude… Autour de ce conte plein d’humour sur l’amour et le pouvoir, un atelier en famille vous est proposé, samedi entre 10h et 14h. En vous inspirant de la grenouille sur son nénuphar, tirée de la mosaïque de la Maison du Faune à Pompéï, vous créerez un parallèle avec l’histoire de Jean-Amédée, tout en découvrant les pigments naturels et les couleurs, techniques utilisées dans l’Antiquité.

    Dimanche, un spectacle, sous forme de lecture dessinée, réalisé par les auteurs du roman et projeté en direct sur grand écran, est au programme à 11h et 14h.

    L’abbaye de Montmajour, à Arles

    Après une promenade sensorielle et historique dans les jardins médiévaux du site exceptionnellement accessibles pour l’occasion, les enfants à partir de 6 ans pourront réaliser un herbier du Moyen-Âge. L’objectif : cueillir, dessiner, mais aussi observer et nommer les plantes présentes à l’abbaye ! Pour participer, c’est samedi à 14h30 et dimanche à 10h 30 et 14h30.

    L’abbaye du Thoronet

    Michel et Michel, deux guides du patrimoine fraîchement diplômés, ont l’intention de vous faire sortir des sentiers battus en proposant une visite guidée pas comme les autres. Fresque historique, quiz, informations scientifiques et historiques… Découvrez en famille l’abbaye sous un jour nouveau ! à moins que quelque chose ne dérape… à vivre à partir de 6 ans, dimanche, à 10h30 et 14h30.

  • Le couronnement par les airs de la Bonne Mère

    Le couronnement par les airs de la Bonne Mère

    C’est avec une grande agilité que le pilote du Super Puma d’Airbus Helicopter a hissé hier à 9h30 le caisson de 150 kilos contenant la couronne de la Vierge pour le déposer sur une plateforme au-dessus des échafaudages qui enlacent la Bonne Mère. La séquence marque la fin du chantier de restauration commencé le 2 février.

    Le père Olivier Spinosa, recteur de la basilique et Édouard Detaille, responsable mécénat du diocèse ont salué le travail accompli par les différents corps de métier. Il y avait Xavier David et Arthur Rafine, les architectes du chantier, Thomas Pages, l’artisan chaudronnier qui a rénové la couronne avant sa dorure, Lionel Fadat, le conducteur de travaux de l’entreprise Girard qui avec ses tailleurs ont traité les sculptures en pierre de Calissane, Grégory Bernard, le conducteur de travaux des Ateliers Gohard accompagné de Cyrielle d’Antony, une des cinq doreuses qui la semaine dernière ont posé les dernières feuilles d’or.

    Lundi, le nouveau paratonnerre de la société Protibat Sud sera posé sur la couronne avec les feux rouges de nuit de l’aviation civile. Le démontage des 50 tonnes d’échafaudage pourra alors commencer.

  • L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    L’avenir du Centre Bourse s’invite dans la campagne

    Il y a quelques semaines, on a commandé une étude avec la chambre de commerce. L’étude est limpide, elle dit que depuis ces 15 dernières années, les centres commerciaux ont assassiné le centre-ville. En attendant, il faut trouver une solution », lance Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), interrogé sur le plateau de BFM Provence, ce jeudi, sur l’avenir des Galeries Lafayette, au Centre Bourse.

    Bien qu’il ne se soit pas encore officiellement déclaré candidat à sa propre succession, à 5 mois des municipales, l’élu évoque ses projets sur ce dossier : « J’ai travaillé avec le président de la République et avec l’état sur une solution d’envergure nationale. Probablement un grand équipement culturel. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant. » Selon l’édile, un financement important est attendu. Il poursuit : « Au 15 novembre, il doit y avoir la dernière proposition de rachat. On verra à quoi elle ressemble. Si elle ne me convient pas, je prends l’engagement de racheter les Galeries Lafayette pour en faire un lieu où on y remet de la vie, avec des gens, pour que le centre-ville ne périclite pas. Pas forcément un centre commercial. »

    Des projets encore flous pour le moment

    Le même jour, un peu plus tôt, Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole, candidate à la mairie de Marseille, lançait sa campagne sous le slogan « Marseille, je t’aime avec Martine Vassal ». Elle invite les Marseillais à choisir entre « cinq propositions pour l’avenir du site des Galeries Lafayette », à savoir le Centre Bourse. Une consultation citoyenne avec un vote qui sera ouverte dès ce lundi 20 octobre.

    Les options proposées sont une école de cuisine baptisée « Jean-Baptiste Reboul » (chef né dans le Var en 1862), une maison marseillaise de l’enfant avec de vastes espaces de crèche municipale, un parc urbain nommé « Central Mars », un centre commercial renouvelé, ou enfin un centre commercial 100 % dédié au « Made in Marseille ». Des visuels accompagnent ces propositions, mais ils ne sont ni crédités à une agence d’architecture, ni chiffrés à ce jour. Selon La Provence, ils auraient été « élaborés en interne ».

    Quelques mois plus tôt, en mars, Renaud Muselier, président (Ren.) de la Région, et Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce, envisageaient l’implantation de la cité judiciaire à la place du Centre Bourse, dans le but de redynamiser le centre-ville. Parlant de « véritable urgence », Renaud Muselier proposait alors « de se mettre vite autour de la table pour proposer des solutions sur la base des résultats de l’étude que je propose de cofinancer ».

  • Le métro marseillais, une galerie d’art souterraine à découvrir

    Le métro marseillais, une galerie d’art souterraine à découvrir

    Rendez-vous dimanche à 14h, au départ de la station Réformés-Canebière, avec la jeune Université HLM de Marseillologie. Ses membres vous ouvriront les yeux sur l’originalité des œuvres et décors qui habillent, depuis 1977, les stations et qui témoignent de l’ambition d’alors de faire du métro une galerie d’art souterraine en y associant des artistes.

    Conçues par les architectes Fernand Boukobza, René Egger, l’Atelier 9, ces stations ont des qualités spatiales et esthétiques remarquables propres à la décennie 70-80. Mais, à la faveur de la rénovation des rames, cette esthétique du XXe disparait, remplacée par des parements uniformisés à la blancheur sécuritaire. « Stop à la rénovation moche des stations de métro de Marseille ! » dénonce d’ailleurs une pétition sur Change.org. « Calepinages carrelés aux palettes colorées, parcours de lumière tubulaires métalliques, parois et garde-corps en inox, mobilier en coque plastique coloré, hublots, stations aériennes aux allures de vaisseaux spatiaux, etc. Que sont devenues et vont devenir les œuvres déposées sans aucune annonce préalable comme les incroyables fresques gravées sur tôle émaillée d’Albert Jaubert à La Joliette intitulées : Les Ports, qui ont tout simplement disparu », s’inquiète Liam McCorley, étudiant en architecture qui plaide avec Sites & Monuments pour la sauvegarde de ce patrimoine marseillais menacé.

  • À la rencontre des architectures du quotidien

    À la rencontre des architectures du quotidien

    La 10e édition des Journées nationales de l’architecture, organisées par le ministère de la Culture, ambitionne de mettre en lumière les « architectures du quotidien ». Plus de 100 événements sont déclinés en région, ce week-end, pour donner les clés de compréhension de ces bâtiments et équipements de tous les jours.

    Cette programmation éclectique reflète la richesse, la multiplicité des lieux de notre quotidien, que ce soit nos maisons, écoles, équipements sportifs, commerces, lieux de travail, infrastructures publiques, etc. mais aussi des tiers-lieux, des jardins partagés, des habitats participatifs. L’architecture est plurielle, elle croise les styles, les époques, elle façonne notre cadre de vie. Une édition qui fait résonance avec le choix du prix Pritzker, qui récompense cette année l’architecte chinois Liu Jiakun pour « une architecture affirmée qui célèbre la vie des citoyens ordinaires ».

    Ces journées appréciées du public sont l’occasion de balades urbaines, de visites inédites de chantiers, d’expositions, de projections, de débats, d’ateliers. Retenons, par exemple, que la ville de Martigues propose une lecture architecturale de l’école maternelle de Ferrières, ouverte en 1952. Cet équipement inscrit aux monuments historiques est le fruit de la collaboration des architectes Alphonse Arati, Marius Boyer, Charles Lestrade et des Ateliers Jean Prouvé qui l’ont construit.

    René Egger et Luminy

    à Marseille, les portes de l’Institut Méditerranéen de la Ville et des Territoires, place Jules-Guesde, s’ouvrent au public pour dévoiler, depuis son entrée jusqu’à son dernier étage, son forum, ses amphithéâtres, ses grands ateliers, mais aussi le point de vue qu’offre cet équipement public inauguré en 2023 sur le grand paysage de Marseille. Une table ronde y est organisée sur la sortie du livre d’Elise Guillerm, consacré à l’architecte marseillais René Egger (1915-2016) et à la construction des écoles supérieures d’art et d’architecture, à Luminy. Ces dernières sont ouvertes samedi à 15h pour deux visites : l’une sur leur histoire architecturale, la seconde sur les enjeux de leur reconnaissance patrimoniale, en 2024, au titre de monument historique.

    à Toulon, la direction régionale des Affaires culturelles, l’association Architectures en Ligne, Image de Ville et le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement du Var organisent la projection du film documentaire Penser l’incertitude, au cinéma Le Royal. Dans ce film, le réalisateur, Christian Barani, part à la rencontre des 24 lauréats du concours 2023 des Albums des Jeunes architectes et paysagistes. Il en résulte le portrait d’une nouvelle génération qui dévoile ses valeurs et ses espoirs, fait preuve d’un engagement à prendre soin des territoires, de celles et ceux qui y vivent.

    À Arles, une visite commentée de la Tour LUMA, conçue par Frank Gehry, propose une immersion dans les coulisses de sa conception, de sa construction à son aménagement, en mettant en lumière les défis techniques qui ont façonné ce bâtiment phare, inauguré en 2021.

    À Aix, la Compagnie des rêves urbains propose un carnet spécial pour découvrir sur un itinéraire de ballade jusqu’à huit bâtiments d’architecture contemporaine : le Grand théâtre de Provence, le Pavillon Noir, le Conservatoire, le Palais Victor Hugo, la Cité du Livre, etc.

    À Avignon, SNCF Gares & Connexions organise quatre expositions photographiques sur des biens labellisés « Architecture contemporaine remarquable » dans les gares de Rennes, Avignon TGV, Lille Europe et Strasbourg. C’est aussi l’occasion de découvrir les architectes qui se cachent derrière ces réalisations et qui, par leurs expérimentations et leur audace, ont renouvelé les techniques constructives et architecturales.

    La friche Duclos

    À Septèmes les Vallons, il sera question, samedi à la médiathèque, du futur écoquartier sur la friche industrielle Duclos recyclée. à Mimet, pour comprendre comment se conçoit et se réalise l’architecture publique au plus près du terrain, les équipes de maîtrise d’œuvre proposent une visite exceptionnelle du chantier d’extension et de modernisation du centre de secours.

    À Salin-de-Giraud, dimanche, des conteuses raconteront l’histoire de deux entreprises et de leurs cités ouvrières avec ses bains-douches, la place Carle-Naudot, autant de lieux qui gardent la mémoire des Salinières et des Saliniers, preuve que l’architecture est ancrée dans l’humain.

    Programme complet sur journeesarchitecture.culture.gouv.fr

    « L’architecture doit être un révélateur, c’est-à-dire être en mesure de capter puis exprimer l’essence d’un lieu et des personnes qui y habitent.  »

  • 10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar, à Avignon

    10 ans de prison pour la tête du réseau de Monclar, à Avignon

    Badr J., identifié comme l’une des têtes du réseau du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, écope de 10 ans d’emprisonnement ce vendredi 17 octobre au tribunal judiciaire d’Avignon. Soit ce qu’avait réclamé le ministère public, la veille, lors des réquisitions.

    L’intéressé a une nouvelle fois clamé son innocence devant la cour. Celle-ci n’a pas été clémente avec les membres du réseau.

    Jusqu’à dix ans requis contre le « gang du Ponzo »

    Les peines prononcées sont, pour la plupart des prévenus, identiques ou supérieures aux réquisitions. Anaïs E., désignée comme la gérante du point de deal, a été condamnée à 7 ans de prison. Selon sa défense, elle ne fera pas appel.