Category: Accueil

  • L’Espagne en deuil après la terrible collision ferroviaire

    L’Espagne en deuil après la terrible collision ferroviaire

    C’est un jour de douleur pour toute l’Espagne », a dit notamment Pedro Sanchez, le président du gouvernement, qui s’est déplacé hier en milieu de journée à Adamuz, village de 4 000 habitants, et a annoncé un deuil national de trois jours. C’est au niveau de la gare de cette commune, que s’est produit ce tragique accident. Il était 19h45 dimanche, lorsqu’un premier train grande vitesse d’une compagnie italienne Iryo qui reliait Malaga à Madrid, s’est couché en partie sur la voie voisine après avoir déraillé. Vingt secondes plus tard un autre train grande vitesse un Alvia de Renfe, qui arrivait de Madrid à destination de Huelva, a percuté les voitures couchées sur les rails. Un choc d’une violence inouïe, qui a projeté des voitures de l’Alvia en contrebas, une chute de quatre mètres. C’est surtout dans cet amas de ferrailles de l’Alvia, que les sauveteurs craignent de trouver d’autres victimes ce qui viendrait alourdir le bilan humain qui était lundi en fin d’après-midi de 40 morts, 152 blessés dont 43 sont encore hospitalisés et 12 dont un enfant en unité de réanimation.

    Les habitants d’Adamuz ont été les premiers, dimanche soir, à se rendre sur place et apporter tant bien que mal leur aide auprès des personnes valides, pour les sortir du train et les réconforter. Très vite, le village s’est mobilisé et une chaîne de solidarité s’est mise en place. Les habitants ont tout de suite guidé les secours à travers les chemins qu’ils connaissent parfaitement bien pour accéder au lieu de la catastrophe. La commune a mis en place plusieurs lieux d’accueil où les villageois ont apporté couvertures, eau, alimentation.

    Les secours très rapidement sur les lieux, ont œuvré sans relâche toute la nuit de dimanche à lundi avec des températures en dessous de zéro, les recherches se poursuivent et une commission d’investigation est sur place pour essayer de déterminer la cause de cet accident.

    « Un accident étrange »

    Oscar Puente, ministre des Transports, qui était présent hier aux côtés du chef du gouvernement, a déclaré qu’il s’agissait « d’un accident étrange, il s’est produit sur une ligne droite sur une voie récemment rénovée pour un coût de 700 millions d’euros » de son côté le président de Renfe, Álvaro Fernández, interrogé par la radio Cadena SER, a précisé qu’il n’y avait pas eu d’excès de vitesse puisqu’un des trains circulait à 205 km/h et l’autre à 210 km/h au moment du choc, il ajoutait que ce tronçon de voie ferrée permet aux trains de circuler jusqu’à 250 km/h.
    « Bien que j’évite de tirer des conclusions, tout montre qu’il pourrait s’agir d’une possible défaillance matérielle soit sur le train, soit sur l’infrastructure. » Alvaro Fernandez devait rappeler que le système de sécurité et de signalisation LZB (système de protection automatique des trains) est opérationnel sur cette ligne, « il est précisément prévu pour empêcher les erreurs humaines ».

    La porte-parole de la Guardia Civil, Rosa Reina, a fait savoir qu’un appel était lancé aux familles des victimes afin de recueillir leur ADN, tant le travail d’identification s’avère difficile. Cinq centres sont ouverts pour cela : à Madrid, Huelva, Malaga, Cordoba et Séville. Ces centres permettent aussi aux familles d’obtenir des informations. L’émotion et la douleur sont grandes dans toute l’Espagne, comme le rappelait hier Pedro Sanchez, qui a assuré les familles de la solidarité du gouvernement « la tragédie exige unité dans la douleur et unité dans la réponse qu’il faudra apporter. La société espagnole se demande ce qui a pu se produire. Le temps de l’investigation va s’ouvrir, dès que nous connaîtrons les conclusions, c’est avec clarté et transparence que nous informerons les citoyens de notre pays. »

  • Les personnels de l’abbaye du Thoronet en grève

    Les personnels de l’abbaye du Thoronet en grève

    Alors que le Centre des monuments nationaux s’est targué ces derniers jours d’un nouveau record de fréquentation (12 millions pour l’année 2025), la réalité du terrain n’est pas toujours aussi reluisante. La CGT-CMN pointe ainsi « des moyens humains et matériels insuffisants et des équipes en souffrance ». Des difficultés qui touchent les agents de l’abbaye du Thoronet, l’un des plus emblématiques monuments varois, qui revendiquait plus de 84 000 visiteurs en 2025. Ils ont ainsi déposé un préavis de grève, qui court du 19 au 31 janvier.

    Discussions infructueuses

    En cause : des conditions de travail dégradées, notamment dues au manque d’effectif, de rémunération et à la non-prise en compte du temps de travail. Les grévistes réclament ainsi « la création de postes (a minima un en billetterie et un en accueil) afin de pallier l’accroissement des missions » ; « une révision de l’effectif minimum de sécurité, tenant compte des contraintes pour le passer de 3 à 5 ou 6 agents » ; « l’attribution d’une enveloppe de vacations » ; « la reconnaissance financière et la valorisation des missions annexes (pratique des langues étrangères, référent RH…) » ; « la prise en compte dans le temps de travail des déplacements pour les séminaires, formations et réunions » et « le réaménagement du comptoir billetterie datant de 1994 attendu depuis des années. » Des travaux sont prévus pour 2027, sans plus de précision.

    Une réunion s’est tenue entre la direction et les syndicats mercredi dernier. Mais si « des discussions sont ouvertes » concernant « les déplacements et la reconnaissance des missions annexes, aucune réponse n’a été apportée sur les questions d’emplois, de reconnaissance salariale, et le renforcement de la sécurité », pointe la CGT-CMN. « Sur les créations de postes, la direction se retranche derrière la contrainte du plafond d’emplois du CMN insuffisant pour répondre aux besoins », poursuit le syndicat, qui fustige la proposition « d’externalisation du poste Vigipirate, pour un coût prohibitif, au prétexte de libérer un poste en accueil et surveillance, tout en restant à effectif constant ». « Les agents ont fait part des difficultés auxquelles ils sont confrontés. La direction doit les entendre ! », conclut la CGT-CMN.

  • CAN : les Marseillais digèrent mal l’élimination de l’Algérie

    CAN : les Marseillais digèrent mal l’élimination de l’Algérie

    Les rues étaient quasiment désertes à Marseille, samedi à partir de 17 heures, au moment où l’Algérie débutait son quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations contre le Nigeria. Au cœur du quartier Belsunce, dans le 1er arrondissement, plus de 200 supporters des Verts se sont rassemblés au Coffee Café Time pour assister à la rencontre, malgré le vent glacial qui souffle dans la cité phocéenne sur ce début d’année. Les plus chanceux ont pu profiter du match assis sur une chaise face à l’écran avec un petit thé à la menthe bouillant entre les mains. « On est aux premières loges », souligne Yacine, qui n’a pas loupé la moindre journée des Fennecs durant cette CAN.

    Quelques instants avant le coup d’envoi, il formule une dernière prière pour que l’Algérie puisse rejoindre le dernier carré de la compétition. Autour de lui, les regards sont fixés sur le poste de télévision. Et si la parole est d’argent, le silence est d’or durant une première période maîtrisée par les Nigérians. Les actions dangereuses annihilées par la défense algérienne et son gardien Luca Zidane, le fils cadet de Zizou, provoquent quand même de chaleureux applaudissements. Chaque sauvetage est dignement célébré, mais les protégés de Vladimir Petkovic n’ont pas été aussi spectaculaires devant la cage adverse. « C’est fou à quel point on n’arrive pas à réussir trois passes d’affilée », martèle Mohammed, éducateur dans un club du 9e arrondissement de Marseille. « C’est comme ça que l’on nourrit des regrets par la suite », poursuit-il.

    Des stars manquent à l’appel

    Son instinct de footballeur ne l’a pas trahi. Au retour des vestiaires, deux anciens pensionnaires de la Ligue 1 ont rapidement trouvé le chemin des filets : l’ex-Lillois Victor Osimhen et l’ex-Montpelliérain Akor Adams. Le deuxième but nigérian est tombé comme un coup de massue et a provoqué le départ anticipé d’un certain nombre de supporters des Verts, agacés par la situation. « Hormis notre victoire en 2019, ça fait plus de dix ans que la CAN ne nous réussit pas », lance Karim, qui ne conçoit pas de voir son pays de cœur se faire éliminer par le Nigeria. « C’est un bon pays, mais nous aussi on a des stars qui sont capables de débloquer le match. Ils sont passés où Mahrez et Amoura ? », ajoute le quarantenaire de la Belle de Mai, venu assister à la rencontre avec son fils, Imad, âgé de 10 ans. Comme son papa, il
    a repris un peu d’espoir quand l’expérimenté Baghdad Bounedjah (plus de 300 buts en carrière) et surtout le héros du huitième de finale Adil Boulbina sont entrés en jeu.

    Même si l’Algérie s’est montré plus volontaire offensivement, rien ne semblait pouvoir changer la donne. Dépités, les supporters ont quitté la terrasse d’un soir pour rejoindre les feux d’artifice tirés devant la bibliothèque de l’Alcazar. Quelques débordements ont eu lieu au niveau de la voie de tramway, avec quelques feux allumés et des fumigènes craqués, où les forces de l’ordre ont rapidement dispersé la foule avec des tirs de gaz lacrymogènes. Une soirée partie en fumée.

    Salah permet à l’Égypte de rejoindre le dernier carré

    Le dernier quart de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire (3-2), s’est déroulé dans la foulée de celui entre l’Algérie et le Nigeria. Les Pharaons, sept fois vainqueurs de la compétition, ont clairement affiché la couleur d’entrée de jeu. Marmoush à la quatrième minute, puis Rabia à la demi-heure de jeu, avaient pu permettre aux leurs de prendre une belle avance au tableau d’affichage. Mais les Éléphants, les tenants en titre, n’avaient pas dit leur dernier mot. Un but contre son camp de Fatouh a relancé le match. Malgré une possession de balle largement en leur faveur, les Ivoriens ont toutefois subi la dure loi de Salah, qui qualifie l’Égypte pour les demi-finales.

  • Année record au Mucem : les visiteurs font leur bilan

    Année record au Mucem : les visiteurs font leur bilan

    En ce début de mois de janvier, l’ambiance au Mucem est très calme. Pourtant, le musée enregistre une année record avec 1,4 million de visiteurs en 2025, un nombre qui n’avait plus été atteint depuis 2016.

    « 2025 est une année record qui témoigne de l’attractivité grandissante de nos collections auprès de tous les publics et de leur résonance avec l’actualité », analyse Pierre-Olivier Costa, directeur du Mucem. « Nous n’avions pas eu l’occasion de revenir mais nous avions entendu dire qu’une guillotine était entrée au musée à l’occasion de la panthéonisation de Badinter, alors on voulait venir voir ça », confirme un couple de retraités marseillais, habitués du musée.

    9,1% de hausse

    de la fréquentation

    Toutes expositions confondues, une hausse de fréquentation de 9,1% a été enregistrée. Mais c’est l’exposition « Lire le ciel. Sous les étoiles en Méditerranée » qui a battu les records des expositions temporaires avec 180 000 visiteurs. Les publics sont divisés face à ces expositions. « C’est la première fois que nous venons et nous avons beaucoup apprécié la diversité de ce qui est proposé : on passe de vestiges palestiniens, à des guitares modernes, à des représentations de la Vierge », s’extasie un couple de montpelliérains. Une Marseillaise, elle, ne semble pas du même avis : « Cela fait plusieurs fois que je viens et franchement, c’est toujours pareil : les expos temporaires sont souvent top, mais par contre les permanentes…je trouve qu’elles n’ont aucun sens », explique Isabelle, habitante du sud de Marseille. Le musée a également su toucher les visiteurs étrangers : « Nous venons des États-Unis et nous avons trouvé l’architecture du musée magnifique avec sa vue sur la mer. Les explications en anglais à l’intérieur du musée nous ont aidé à mieux comprendre les expositions », détaille une famille américaine. Sur place, une classe de maternelle écoute une employée du musée. Rien d’étonnant puisque cette année, grâce aux projets et dispositifs mis en place, le Mucem a connu une « fréquentation scolaire exceptionnelle » avec plus de 53 500 élèves, soit une hausse de 19% par rapport à l’année précédente.

  • Les Bouches-du-Rhône et le Var passent en vigilance jaune neige et verglas

    Les Bouches-du-Rhône et le Var passent en vigilance jaune neige et verglas

    Cette nuit, fort regel avec risque de verglas sur les départements enneigés. Demain mercredi, de la neige aussi en Corse dès 400/600m et des cumuls plus importants dès 800m.

    En Provence, c’est dans le Var que les précipitations neigeuses seront plus importantes. On ne devrait pas dépasser le centimètre au sol dans l’Est du département des Bouches-du-Rhône. Attention au regel.

  • CAN 2025 à Marseille : le Vieux-Port est en partie fermé à la circulation

    CAN 2025 à Marseille : le Vieux-Port est en partie fermé à la circulation

    À 17h, l’Algérie affrontera le Congo à l’occasion des 8e de finale de la compétition. Puis à 20h, la Côte d’Ivoire jouera face au Burkina Faso.

    La zone concernée :

    Quai du Port : entre la rue de la Bonneterie et le Quai des Belges

    Rue de la République : entre la rue Coutellerie et le Quai des Belges

    Quai des Belges : de la rue de la République à l’angle du cours Jean Ballard

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.

  • Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    Depuis des mois, nombre de syndicats et collectifs d’artistes dénonçaient la gestion du festival de BD d’Angoulême par la société 9e Art+. « Manque de transparence », « mauvaise gestion des cas de violence sexistes et sexuelles », mais aussi « vision trop mercantile de l’événement » ont conduit à l’effondrement de l’édition 2026 du plus gros festival international de BD.

    En attendant que l’A.D.B.D.A (Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême), qui en a repris les rênes, écrive une nouvelle page, plus saine, de son histoire, l’événement se décline en mini-festivals de la BD dans plusieurs villes françaises.

    « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

  • Jean-Louis Gasset, l’emblématique entraîneur a tiré sa révérence

    Jean-Louis Gasset, l’emblématique entraîneur a tiré sa révérence

    Un grand monsieur au grand cœur a rejoint le paradis du ballon rond.

    Jean-Louis Gasset, ancien milieu de terrain qui a passé la quasi-totalité de sa carrière à Montpellier, avant de se reconvertir comme entraîneur, est décédé vendredi matin à l’âge de 72 ans. « J’ai appris avec une grande tristesse le décès de Jean-Louis Gasset, ancien joueur et entraîneur du Montpellier Hérault Sport Club. Profondément amoureux “de la Paillade” que son père avait cofondé avec Louis Nicollin, il avait accepté de sortir de sa “retraite” il y a quelques mois encore pour reprendre place sur le banc de touche et tenter de sauver le club d’une relégation annoncée », indique Michaël Delafosse, le maire de Montpellier.

    Le club héraultais a rapidement confirmé le décès d’une de ses plus illustres figures. « Le MHSC a appris ce jour avec une immense tristesse la disparition de Jean-Louis Gasset. Fils de Bernard Gasset, l’un des membres fondateurs du club pailladin aux côtés du président Louis Nicollin, Jean-Louis a successivement été joueur, éducateur puis entraîneur de l’équipe à trois reprises, la dernière d’octobre 2024 à avril 2025. »

    De son côté, l’Olympique de Marseille a fait part de « sa grande tristesse » à l’annonce de la nouvelle. « Le club perd aujourd’hui bien plus qu’un entraîneur : il perd un homme de football respecté, un technicien d’expérience, et une figure profondément attachée aux valeurs humaines de ce sport », déclare le club en lui rendant un hommage très appuyé.

    Après avoir commencé sa carrière d’entraîneur à « La Paillade », Jean-Louis Gasset a été l’adjoint de Luis Fernandez à Istres, avant de collaborer avec Laurent Blanc aux Girondins de Bordeaux, au Paris Saint-Germain et en équipe de France. Avec le « Président », l’ancien milieu de terrain a réalisé à quatre reprises le triplé historique « Championnat de France, Coupe de la Ligue, Trophée des champions » (une fois avec Bordeaux en 2008-2009 et trois fois avec le PSG de 2014 à 2016).

    « Avec Laurent Blanc, on a vécu une période positive, on a gagné beaucoup de choses. Il a fait en sorte que les joueurs restent eux-mêmes et puissent s’exprimer. Il imposait très peu de restrictions et il avait un très bon adjoint [Gasset, Ndlr], un type vraiment fantastique », expliquait Zlatan Ibrahimovic en 2018, deux ans après avoir quitté le club de la capitale.

    Dernier carré olympien

    Après avoir obtenu son diplôme d’entraîneur professionnel en 2017, « Papy Gasset » a repris en main Montpellier, Saint-Étienne et Bordeaux en tant qu’entraîneur principal. Il n’est jamais resté plus de deux saisons dans l’un de ces trois clubs. Sa carrière d’entraîneur a connu un nouveau rebond en 2022, lorsqu’il devient le sélectionneur de la Côte d’Ivoire. Il a démissionné de son poste d’entraîneur au cours de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, suite à des contre-performances face au Nigeria et à la Guinée équatoriale, alors que les Éléphants ont fini par remporter la compétition à domicile.

    L’OM lui met le grappin dessus dans la foulée, pour assurer l’intérim de Gennaro Gattuso lors de la deuxième partie de la saison 2023-2024, où il emmène les Olympiens jusqu’en demi-finale de la Ligue Europa à Bergame. La saison passée, après avoir annoncé pour la deuxième fois de sa carrière sa retraite d’entraîneur, il a quand même fini par tenter de sauver son club de cœur, Montpellier, d’une descente quasi inévitable en Ligue 2.

    Il n’a finalement pas réussi sa mission, mais cette dernière aventure – alors que le club hongrois de Ludogorets lui a proposé un contrat au mois d’octobre qu’il a décliné, en considérant qu’il avait fait son temps – a démontré, si besoin était, que Jean-Louis Gasset était un homme de défis.