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  • Le cirque fait son festival tout au long du week-end à Aix

    Cette année encore le Centre international des arts en mouvement (Ciam) d’Aix-en-Provence a organisé son festival « Jours [et nuits] de cirque(s) » avec pour point d’orgue et de clôture, ces samedi et dimanche.

    Et le moins que l’on puisse dire avec cette treizième édition c’est que plus que jamais, le cirque est un art populaire, à la portée de tous et qui doit le rester. Une volonté affirmée par le Ciam et dont la programmation a été orchestrée cette année par l’artiste Marie Molliens.

    Temps forts pour tous

    Le fil rouge, « un cirque-théâtre, où l’écriture, le jeu et le lien au spectateur sont au cœur des propositions ». Loin d’un cirque « simpliste et édulcoré », c’est un cirque « accessible, généreux, théâtral et festif » qui donne rendez-vous aux petits et aux grands samedi et dimanche. Un cirque où les artistes favorisent l’échange avec les spectateurs pour ne former qu’un.

    Une dimension de l’événement qui s’incarne dans le spectacle Vu à découvrir samedi à 18h30 et dimanche à 11h.Un solo où la maîtrise du geste devient un langage à part entière lors d’une cérémonie du thé qui risquerait bien de déraper avec humour et finesse. Même son de cloche pour Lab Rats, samedi à 20h, un huis-clos roublant où deux corps dans une cage de verre révèlent ce qui nous relie quand les mots ne suffisent plus. Tous deux à voir au Grand châpiteau.

    Mais le festival est aussi placé cette année sous le signe de la fête, la joie la surprise et le rire avec Mortel jus de mortel à voir samedi à 11h, 14h et 16h puis dimanche à 13h, 15h et 17h. Au cœur du Mur de la mort, ce spectacle à mi-chemin entre traditions foraines et créations contemporaines va vous faire vrombir de plaisir.

    Détour de son côté est un spectacle de rue où l’humour est roi et où la parentalité sur la route et les imprévus du quotidien y sont racontés par un duo complice. Rendez-vous samedi à 15h et dimanche à 16h.

    Sinon, tout au long du week-end ce sont des ateliers créatifs et de cirques pour enfants, ados et parents mais aussi des scènes ouvertes gratuites et des visites guidées qui vous sont proposées.

    Infos et résa : joursetnuitsdecirques.fr

  • Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Derrière la grue qui a pris place depuis quelques semaines rue Saint-pierre, élus de la ville de Marseille et promoteurs se sont réunis ce vendredi pour poser la première pierre symbolique de la résidence Op’timone. Dans 15 mois, c’est au croisement de cette rue et de la rue Crillon que devrait s’élever cette nouvelle résidence sociale pour étudiants.

    « Ce projet répond à un vrai besoin de logements étudiant. On sait qu’en France certains étudiants changent d’orientation ou abandonnent leurs études à cause de difficultés à se loger », insiste Jean-Philippe Trede, directeur général de Fac Habitat. Ce sont donc 87 logements qui devraient sortir de terre dans ce quartier où la demande est forte avec notamment la faculté de médecine à quelques centaines de mètres. La résidence proposera des studios ou des T2 avec ou sans balcons et sera pourvue d’un jardin, une laverie, une chaufferie et d’espaces communs. Le rez-de-chaussée devrait être occupé par des commerces.

    Un terrain qui n’a pas été choisi au hasard. « La rue Saint-Pierre est importante dans la vie étudiante, puisqu’elle relie la plaine à la Timone, affirme Didier Jau, maire (EELV) du secteur 4/5. C’est dans cette vie étudiante foisonnante que va s’inscrire cette résidence. » Un projet qui accompagne la transformation de la rue Saint-Pierre promise pour 2027 par la Métropole. « Ces projets vont permettre un renouvellement du quartier », affirme le maire de secteur.

    « Ce projet est la preuve que des partenariats publics, privés peuvent se faire pour l’intérêt commun », insiste Raphaël Emin, directeur général de Demathieu Bard Immobilier. Après la construction du gros œuvre par ce promoteur, la gestion sera donnée à Axentia et Fac Habitat, une association de gestion de résidences étudiantes. Dans tout ce processus, la Ville de Marseille a été un partenaire important.

    La résidence sera ouverte pour tous les étudiants sous conditions de ressources. Les loyers n’ont pas encore été définis, « mais ils devraient être autour de 540 euros toutes charges comprises : électricité, eau et wifi. Et les logements seront évidemment éligibles aux APL », explique Jean-Philippe Trede.

    L’immeuble devrait sortir de terre à la rentrée 2027, et les dossiers pourront être déposés 6 mois avant son ouverture.

  • Les peintres italiens témoins d’une relation à la mer oubliée

    Quelles espèces peuplaient la Méditerranée entre le XVIe et le XVIIIe siècle ? Lesquelles étaient consommées ? Quelle relation les gens entretenaient avec le milieu aquatique ? « Nous avons peu de données pour le savoir », admet Louise Merquiol, post-doctorante à l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) d’Aix-Marseille Université (AMU) qui s’est plongée dans les tableaux de maîtres italiens de cette période à la recherche des espèces représentées. « Les peintures peuvent être des sources de données écologiques et historiques », insiste la première autrice d’un article dans Npj biodiversity. « Les variations spatio-temporelles des représentations d’espèces dans les œuvres ont un sens », résume Thomas Changeux, hydrobiologiste de l’IRD au MIO qui a supervisé ces travaux.

    Louise Merquiol prolonge ici un travail publié en 2021 sur une zone plus large par Anne-Sophie Tribot, écologue au laboratoire TELEMMe (Aix-en-Provence), dans le cadre du projet BiodivAquArt d’« écologie historique ». Cette discipline utilise des ressources historiques –archives, histoires orales… – pour retracer des changements environnementaux. « Les œuvres d’art étaient encore peu considérées », assure Thomas Changeux, à l’origine du projet avec Daniel Faget du laboratoire TELEMMe. « Notre but est de retracer l’histoire des relations entre humains et environnement aquatique », précise-t-il.

    Au-delà de l’Italie

    Raison pour laquelle il se concentre sur cette période entre le XVIe et le XVIIIe siècle. « L’âge d’or de la peinture figurative en Europe », souligne-t-il. Les peintres sont alors nombreux et ont le souci de représenter le réel sans négliger l’esthétique et l’expression artistique.

    Les espèces présentes dans les peintures italiennes témoignent de changements dans les habitudes alimentaires, les techniques et la biodiversité. « Les natures mortes représentent principalement les espèces consommées », souligne Louise Merquiol. Or on constate que les espèces d’eau douce, très représentées au début, disparaissent au fil des ans au profit d’espèces marines. « Cela s’explique par une évolution des techniques de pêche, un climat de moins en moins favorable aux espèces d’eau douce et une perte de leur habitat due aux activités humaines », précise la chercheuse. La représentation d’espèces marines dans des œuvres peintes au cœur de l’Italie témoigne d’échanges entre la côte et l’intérieur du pays. « Probablement le fait d’une amélioration des techniques de conservation », ajoute Louise Merquiol, qui travaille maintenant à étendre le jeu de données à la Méditerranée occidentale.

    Plus il étudie les relations entre humains et environnement, plus Thomas Changeux y voit une capacité d’adaptation. « Dans un contexte de changement climatique qui annonce des temps difficiles, l’art nous touche et peut être vecteur de forces positives », conclut-il.

  • Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Champion de France, champion d’Europe, champion du monde et même champion olympique, Luka Karabatic (37 ans) a presque tout gagné dans sa carrière. Sauf la Ligue des champions, dont il a été finaliste en 2017 avec le Paris Saint-Germain. Huit saisons plus tard, le petit frère de Nikola porte toujours le maillot bleu et rouge, mais il n’a pas oublié d’où il vient.

    Après ses trois premières saisons professionnelles à Montpellier, le pivot tricolore a débarqué au Pauc. « C’était une étape clé dans ma carrière », reconnaît-il, conscient d’être passé du statut de jeune joueur formé au club à celui de cadre d’une équipe en danger. « Je me suis retrouvé d’un coup avec des responsabilités sur mes épaules. On attendait beaucoup de moi aussi. Ça mettait la pression, d’autant plus que l’on jouait le maintien à tout prix », se remémore « Loulou », persuadé que l’arrivée de Zvonimir Serdarušic, alias « Noka », lui a permis de progresser dans « tous les aspects » de son jeu et devenir « un joueur complet ». Ce qui lui a permis de connaître sa première compétition officielle en équipe de France lors du championnat d’Europe au Danemark en 2014. « Ça correspond à ma période aixoise. »

    « Noka » a influencé Luka

    Sous les ordres de « Noka », l’ancien cadre des Experts – qui a pris sa retraite internationale cette année – a appris « une école du handball » basée sur « l’aspect et l’esprit tactique ». « J’ai un peu tout réappris à ses côtés. Dans la manière de jouer, dans la défense, dans les basiques qu’on a tendance à passer au-dessus et surtout en attaque. Il a joué et a formé tellement de grands joueurs à ce poste-là », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance envers l’un de ses maîtres.

  • Un collectif olympien boosté par ses finisseurs

    Roberto De Zerbi a tenu ses promesses. Face aux Alsaciens, il a bien effectué des retouches dans son onze de départ.

    Avec des changements dans chaque ligne, tout en maintenant un fil conducteur. Avec son duo danois O’Riley – Höjbjerg pour l’équilibre. Et une charnière Aguerd – Balerdi qui avait montré de belles choses face au PSG. Timothy Weah était toujours là, dans un couloir gauche où il s’est montré entreprenant. À l’image d’un OM qui a débuté très haut, allant chercher les ballons dans la moitié de terrain strasbourgeoises.

    Côté alsacien, il y avait également l’idée de développer du jeu. Aspirer les Olympiens pour tenter de les prendre à revers. Emanuel Emegha a cru y arriver, mais il était signalé hors-jeu. Tandis que les offensives marseillaises faisaient frissonner la Meinau.

    Après le but alsacien, Roberto De Zerbi changeait sa ligne offensive, espérant redonner de la percussion. Choix payant, puisque l’OM revenait dans le match à l’entame du dernier quart d’heure. Pour renverser la table dans le temps additionnel grâce à Michaël Murillo.

  • Deuxième succès d’affilée de Provence Rugby à domicile

    Deuxième succès d’affilée de Provence Rugby à domicile

    Comme souvent devant leur public du stade Maurice-David, les Noirs ont pris le contrôle du match dès les premières minutes et ont déroulé leur jeu derrière. En difficulté sur ce début de saison après trois défaites sur les quatre premières journées de Pro D2, les rugbymen de Provence Rugby ont trouvé le chemin de la victoire pour la deuxième fois, vendredi soir à domicile, face aux Dacquois (42-15), lanterne rouge du championnat. Ce succès maîtrisé avec l’obtention du bonus offensif permet aux hommes de Philippe Saint-André de grimper à la neuvième place, ex æquo en nombre de points avec Oyonnax.

    Soulan efficace au pied

    Dominateurs en début de match, grâce à deux essais inscrits dans les sept premières minutes, les Provençaux ont vu leurs adversaires du soir revenir au score au milieu de la première période. Ils ont toutefois pu compter sur l’efficacité au pied de leur demi d’ouverture Jules Soulan, auteur de trois pénalités et deux transformations dans la partie.

  • Deuxième succès d’affilée de Provence Rugby à domicile

    Comme souvent devant leur public du stade Maurice-David, les Noirs ont pris le contrôle du match dès les premières minutes et ont déroulé leur jeu derrière. En difficulté sur ce début de saison après trois défaites sur les quatre premières journées de Pro D2, les rugbymen de Provence Rugby ont trouvé le chemin de la victoire pour la deuxième fois, vendredi soir à domicile, face aux Dacquois (42-15), lanterne rouge du championnat. Ce succès maîtrisé avec l’obtention du bonus offensif permet aux hommes de Philippe Saint-André de grimper à la neuvième place, ex æquo en nombre de points avec Oyonnax.

    Soulan efficace au pied

    Dominateurs en début de match, grâce à deux essais inscrits dans les sept premières minutes, les Provençaux ont vu leurs adversaires du soir revenir au score au milieu de la première période. Ils ont toutefois pu compter sur l’efficacité au pied de leur demi d’ouverture Jules Soulan, auteur de trois pénalités et deux transformations dans la partie.

  • Stéphane Sacco officiellement candidat à la Seyne-sur-Mer

    Stéphane Sacco officiellement candidat à la Seyne-sur-Mer

    Fort de l’appui d’une partie des forces de Gauche progressistes et de l’Association « La Seyne à Venir » je serai candidat à l’élection municipale 2026 » : au lendemain du soutien affiché par la fédération varoise du PCF, Stéphane Sacco a officialisé vendredi sa candidature aux prochaines municipales par voie de communiqué.

    Mettant en avant les atouts de la cité et saluant « son passé industriel et maritime sans qui elle n’existerait pas » – Stéphane Sacco avance un programme « élaboré avec les autres forces de gauche » basé sur le développement des services publics, une « réelle démarche écologique », un nouveau cap économique basé « sur le tourisme mais aussi sur l’industrie » et un « nouvel élan commercial » sans oublier des projets tels que la Corniche Tamaris, le NPNRU de notre centre-ville, la traversée du port, la piscine, le cinéma… qu’il veut voir aboutir.

    Rappelant que « Gauche républicaine et socialiste a toujours eu vocation à être le trait d’union des forces de gauches écologistes et citoyennes », Stéphane Sacco plaide pour le rassemblement de ces forces de gauche alors que la tentative de briser cette unité dans l’ex-cité des chantiers navals s’est heurtée à une opposition de terrain (lire ci-dessus). « C’est cette liste d’union des forces de nos sensibilités – la plus large possible – que je souhaite conduire. À l’image du Nouveau front populaire devise fondatrice de mon parti GRS », ajoute-t-il. Une union travaillée sur le terrain depuis près d’un an.

    Un rassemblement essentiel pour « présenter face à la droite une alternative crédible et réaliste », droite qui a vu sa maire LR, Nathalie Bicais, condamnée à cinq ans d’inéligibilité immédiate pour prise illégale d’intérêts en mai dernier. Un rassemblement fondamental pour contrer « les projets funestes du Rassemblement national » qui « ne feront que tirer vers le bas notre commune en accentuant les clivages et en dressant nos concitoyens les uns contre les autres ».

  • Stéphane Sacco officiellement candidat à la Seyne-sur-Mer

    Fort de l’appui d’une partie des forces de Gauche progressistes et de l’Association « La Seyne à Venir » je serai candidat à l’élection municipale 2026 » : au lendemain du soutien affiché par la fédération varoise du PCF, Stéphane Sacco a officialisé vendredi sa candidature aux prochaines municipales par voie de communiqué.

    Mettant en avant les atouts de la cité et saluant « son passé industriel et maritime sans qui elle n’existerait pas » – Stéphane Sacco avance un programme « élaboré avec les autres forces de gauche » basé sur le développement des services publics, une « réelle démarche écologique », un nouveau cap économique basé « sur le tourisme mais aussi sur l’industrie » et un « nouvel élan commercial » sans oublier des projets tels que la Corniche Tamaris, le NPNRU de notre centre-ville, la traversée du port, la piscine, le cinéma… qu’il veut voir aboutir.

    Rappelant que « Gauche républicaine et socialiste a toujours eu vocation à être le trait d’union des forces de gauches écologistes et citoyennes », Stéphane Sacco plaide pour le rassemblement de ces forces de gauche alors que la tentative de briser cette unité dans l’ex-cité des chantiers navals s’est heurtée à une opposition de terrain (lire ci-dessus). « C’est cette liste d’union des forces de nos sensibilités – la plus large possible – que je souhaite conduire. À l’image du Nouveau front populaire devise fondatrice de mon parti GRS », ajoute-t-il. Une union travaillée sur le terrain depuis près d’un an.

    Un rassemblement essentiel pour « présenter face à la droite une alternative crédible et réaliste », droite qui a vu sa maire LR, Nathalie Bicais, condamnée à cinq ans d’inéligibilité immédiate pour prise illégale d’intérêts en mai dernier. Un rassemblement fondamental pour contrer « les projets funestes du Rassemblement national » qui « ne feront que tirer vers le bas notre commune en accentuant les clivages et en dressant nos concitoyens les uns contre les autres ».

  • Téji Savanier, la clé de Montpellier

    Un contraste escorte le début de saison. En noir et blanc flagrant. Le 23 juillet, Montpellier affronte Aubagne, club de National, dans une rencontre à huis clos à Grammont. Avec une première période (0-0) horrible de l’équipe de Zoumana Camara. Une seconde enlevée, pétillante et gorgée de football. Un joueur, en particulier, n’a pas joué la première et a éclaboussé la seconde : Téji Savanier, de retour sur un terrain après une intersaison à soigner un genou opéré d’un ménisque.

    Savanier joue comme il sait jouer. Avec un regard périphérique doublé d’un geste instinctif, né dans les rues de la cité Gély, enclave gitane entre Figuerolles et le Parc Montcalm. Il étale son goût du jeu, respecte les plans de jeu de son nouvel entraîneur : Zoumana Camara se rend incontournable aux yeux de tous et court après une réhabilitation quelques mois après une relégation mal vécue. Une relégation dont il porte une part de responsabilité. « Avec un Téji qui aurait donné la moitié de ce qu’il avait fait les saisons précédentes, cela aurait été le cas (le maintien) », jugeait en août le président Laurent Nicollin, opposé à son départ en février.

    Trois jours plus tard, dans la touffeur estivale de Salon-de-Provence, il s’échauffe tout au long de la seconde période, n’entre en jeu qu’à cinq minutes de la fin et ne cache ni sa frustration, ni son dépit. Montpellier ne veut pas de son prodige, Camara ne veut pas d’un soliste qui ne respecte pas, selon lui, les consignes de replacement, de pressing, du collectif…

    La saison de Montpellier débute sur cette sourde fracture entre un joueur hors-norme et un entraîneur qui préconise le collectif avant tout, deux mois après le sacre européen du Paris SG. En pleine reconstruction, le club héraultais dessine une ligne de partage, palpable après sept journées de Ligue 2 et une 13e place.

    Sans Téji, Montpellier ne décolle pas. À la fin du mois d’août, pour son second match à la Mosson, il subit l’ascendant d’Amiens (0-1). À moins de vingt minutes de la fin, dix minutes après les entrées de El Hannach et Orakpo, Zoumana Camara fait appel à Savanier. Qui se mue en sauveur d’un coup franc en pleine lucarne.

    Trois semaines plus tard, devant la panne de résultats, Camara le titularise pour la première fois de la saison devant Bastia. Deux corners de Savanier, deux buts de Montpellier. « Si Savanier trouve un club en Arabie saoudite, au Qatar, ou je ne sais trop où, Montpellier ne marque pas », résume l’entraîneur corse Benoît Tavenot.

    « Après le mercato, il sera

    à la disposition du coach »

    Mardi 23 septembre, dans une bouillie de jeu, devant Boulogne, le meneur de jeu surnage, inscrit un nouveau penalty mais ne peut épargner une humiliation à son équipe distancée de neuf points par le leader stéphanois.

    Le début de l’histoire entre Savanier et Montpellier n’a
    pas été simple. À la marge
    de la génération Gambardella (Belhanda, Stambouli, Cabella…), il s’est exilé à Arles-Avignon, avant d’amorcer le chemin du retour via Nîmes.

    Aujourd’hui, Téji Savanier porte le fardeau de la relégation. Guidé par sa fierté, éloigné de cadres, considérés comme nuisibles, il a soif de revanche. De réhabilitation, selon le président Laurent Nicollin. « S’il reste, il nous apportera ce qu’il peut apporter […]. Après le mercato, il sera à la disposition du coach. Et peut-être qu’il marquera les buts importants ou fera les passes décisives qui feront qu’il se réhabilitera auprès du public. Ce sera à lui de se bouger pour redevenir titulaire », éclairait à l’aube de la saison le patron du MHSC.

    Téji Savanier est un joueur à part, un homme à part. Talent hors du temps, homme qui fait corps avec son quartier et la communauté gitane de Montpellier. Il vit toujours à la cité Gély, se balade avec sa Ferrari rouge au cœur d’un no man’s land maculé de carcasses de bagnoles. Pour l’heure, le propriétaire d’une villa dans la périphérie ne se voit pas ailleurs. Et il ne se voit pas passer les vacances d’été ailleurs qu’au Camping de Palavas.

    Savanier, qui aura 34 ans en décembre, prolonge une enfance éternelle, ne s’impose pas de règles, autre que son confort de vie, mais n’a rien d’un insurgé. Il s’est plié aux contingences du monde pro, avec Bernard Blaquart à Nîmes, pour ensuite user, voire abuser de son pouvoir à Montpellier.

    Au bout d’un été contrarié, Savanier, avec son attachement indéfectible à la Paillade, peut-il à nouveau ne faire qu’un avec l’équipe de Zoumana Camara ? Peut-il à nouveau être considéré comme la clé de voûte de Montpellier et en assumer la responsabilité ?