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  • L’OM n’a pas tenu la distance face à Besiktas

    L’OM n’a pas tenu la distance face à Besiktas

    Premier constat, Bruno Genesio avait promis du changement, il en a effectué. Avec notamment la présence de Keyliane Abdallah. Après seulement quelques bribes de matches en Ligue 1, le minot étrennait sa première titularisation. Comme Jérémy Gavanon avant lui, appelé dans le but marseillais lors d’un duel décisif face au Partizan Belgrade en Ligue des Champions le 9 décembre 2003 dans un contexte tout aussi compliqué qu’à Istanbul, c’est à tout juste vingt ans qu’il a vécu son baptême du feu en coupe d’Europe. Il était d’ailleurs le premier Olympien à chauffer les gants d’Alexander Nübel, après une entame tonitruante des Stambouliotes.

    Déjà buteur contre Strasbourg, lors de la première journée de Ligue 1, Keyliane Abdallah devait signer ses débuts continentaux en y allant de son but, à la demi-heure de jeu.

    Cela aurait pu être parfait pour l’OM s’il n’y avait eu les habituelles petites erreurs qui plombent l’entame de saison phocéenne et championnat. Avec des pertes de balle trop rapides. Dont une avait permis à Junior Olaitan d’envoyer Ilhan Fakili ouvrir le score. Toutefois, le jeu marseillais ne se délitait pas, et l’égalisation était des plus logiques.

    Elle a même coupé les ailes des aigles noirs, qui ont eu du mal à se retrouver. Jusqu’à cette occasion de leur capitaine Orkun Kökçü, que Jeffrey de Lange sortait de manière magistrale juste avant le repos.

    L’OM avait su contenir, puis tenir face à un Besiktas pas toujours inspiré dans son utilisation du ballon. Allant jusqu’à semer le doute chez leurs adversaires.

    Trois minutes infernales

    Des adversaires qui se remplumaient juste avant l’heure de jeu. En trois minutes, la défense phocéenne retombait dans ses travers, laissant Vaclav Cerny puis Michaël Murillo creuser l’écart, juste avant l’heure de jeu. Après avoir été proches du KO, les Stambouliotes venaient de renverser la vapeur, infligeant un double coup d’assommoir à un OM payant cash la moindre erreur.

    La galère phocéenne se dirigeait vers un nouveau naufrage dans le Bosphore, le troisième en quatre passages sous la Sublime Porte. Les entrées d’Amine Gouiri et Igor Paixão n’y changeaient rien. La dynamique de la fin de match était dans le berceau de Besiktas. Alors que les Marseillais n’avaient plus d’énergie.

    Besiktas 4 (1)

    OM 1 (1)

    1re journée de Ligue Europa

    Stade Tüpras (40 000 spectateurs environ)

    Arbitre : A. Colombo (ITA).

    Buts : Faklili (15), Cerny (56), Murillo (59), Poku (81) pour Besiktas, Abdallah (30) pour l’OM.

    Avertissements : Agbadou (10) à Besiktas, Harit (72) à l’OM.

    BESIKTAS : Nübel – Murillo, Agbadou (Djalo, 46), Töpçu, Ouattara – Olaitan (Miretti, 83), Ozcan, Kökçü ( c , Ndidi, 71) – Cerny (Poku, 70), Vlahovic, Fakili (Ho, 83).

    Entraîneur : V. Italiano

    OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Cornelius (Aguerd, 67), Garcia (Emerson, 58) – Höjbjerg, Gomes (Paixão, 58), Abdelli – Abdallah (Mmadi, 83), Maupay (Gouiri, 67), Harit

    Entraîneur : B. Genesio

    Lyon avait montré la voie aux Marseillais

    L’OM n’est pas le seul club français engagé en Ligue Europa.

    Lyon et Rennes sont également dans la course de la phase principale de la compétition. Ces deux équipes ont aussi débuté par un déplacement. Hasard du calendrier, c’est face à des prochains adversaires des Phocéens qu’ils étaient opposés.

    Lyon était à Anderlecht, au Parc Astrid, de triste mémoire pour l’OM, les Gones se sont imposés 2-1.

    Rennes était à Graz, où les Bretons se contentent d’un nul (0-0). Franck Haise, l’entraîneur rennais, y dirigeait son 17e match européen, et n’a toujours pas connu la victoire.

    M.Ga.

  • [Maj] Sophie Binet et la CGT portent un projet pour Fibre Excellence

    [Maj] Sophie Binet et la CGT portent un projet pour Fibre Excellence

    Sophie Binet était « prête à revenir autant de fois qu’il le faudra » pour défendre la Bourse du travail à Arles, affirmait-elle en mars 2023. Aujourd’hui se joue le deuxième round. La secrétaire générale de la CGT se rend ce jeudi, à Tarascon puis à Arles, en soutien aux travailleurs en lutte de Fibre Excellence, mais aussi aux combats menés contre des maires d’extrême droite et de droite pour préserver les Bourses du travail et l’implantation de la CGT dans ces deux communes du pays d’Arles.

    Pour les 270 salariés licenciés et les nombreux emplois induits menacés, l’enjeu principal de cette visite est la présentation d’un projet alternatif de reprise industrielle du site de Fibre Excellence. Ce projet se fera « avec de faibles moyens pour faciliter l’investissement », annonce François Batista, de l’Union départementale CGT. Pour rappel, l’outil industriel est dimensionné pour « faire vivre des milliers d’emplois dans la filière bois », dans le département, selon le responsable syndical (notre édition du 15/09). À la bataille de l’emploi s’ajoute celle de la mise en sécurité du site. Depuis la liquidation judiciaire de l’entreprise de pâte à papier, prononcée fin juillet dernier, les situations à risque s’enchaînent sous la gestion du liquidateur Realtec.

    Coupures d’électricité, arrêt de la station d’épuration, risques de pollution du Rhône : autant de problèmes dénoncés par la CGT, qui font l’objet d’un bras de fer juridique entre l’État et le liquidateur. Mardi, ce dernier a d’ailleurs réagi aux inquiétudes concernant d’éventuels rejets d’eaux polluées en affirmant qu’« aucune analyse contradictoire (…) n’a été produite pour étayer l’affirmation d’un tel rejet polluant », contredisant ainsi les alertes lancées par la CGT du site.

    Soutien aux Bourses

    du travail

    L’autre grand dossier concerne le maintien de la CGT au sein de la Bourse du travail d’Arles, siège de l’union locale depuis 126 ans. Après trois années de bataille politique et judiciaire, et malgré deux propositions de médiation du tribunal refusées par le maire (Horizons) Patrick de Carolis, l’UL CGT, menacée d’expulsion manu militari, occupe la Bourse du travail depuis début septembre.

    Dans la même veine, le maire d’extrême droite de Tarascon, Alexandre Ducouret (RN), a décidé de chasser FO et la CGT de la maison des syndicats, où les deux organisations étaient installées depuis 2014. Une décision politique, alors que l’édile fustige la CGT qui « fait de la politique », indique La Provence du 23 juillet. La confédération a demandé un moratoire au ministère du Travail sur ces questions.

    « Les Unions locales, les Bourses du travail sont là pour faire en sorte que les travailleurs et travailleuses ne se retrouvent pas seuls, pour organiser la solidarité dans les luttes », affirmait Sophie Binet en mars 2025. La situation de Fibre Excellence n’en est-elle pas la meilleure démonstration ?

    *Depuis Tarascon à 12h30 et en fin d’après midi

  • Tarascon : la CGT réinvestit le site de Fibre Excellence pour« sauver l’outil »

    Tarascon : la CGT réinvestit le site de Fibre Excellence pour« sauver l’outil »

    Une quinzaine de salariés de Fibre Excellence est entrée dans l’usine pour reprendre l’outil de travail au liquidateur, avec les soutiens de l’Union locale d’Avignon, de la CGT Energie Marseille, de Union départementale et de la CGT Saint Gaudens.

    Selon les ex-salariés, l’administrateur judiciaire n’a pas payé leurs indemnités et ils n’ont « pas leurs soldes de tout compte » pour pouvoir bénéficier de droits au chômage.

    La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, qui est ce jeudi 17 septembre à Tarascon avant de se rendre à Arles, a dénoncé avec eux « un scandale ». Elle a constaté par elle-même la situation de l’usine, dont les conditions de sécurité ne sont toujours pas remplies, selon les salariés. « C’est une mission de pillage et pas de sécurisation qui se déroule ici », considère la cheffe de la CGT.

    Les agents de l’entreprise chargée de la liquidation ont enclenché les alarmes de l’usine dès l’arrivée des salariés, la police était sur place en milieu d’après-midi.

  • Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    La Marseillaise : Comment s’est déroulée votre prise de fonction ?

    Pierre Jaumain : J’ai trouvé un service public municipal efficace et à l’écoute de nos nouvelles orientations. Il a fallu quelques mois pour que soit nommé un nouveau directeur général adjoint (DGA) et que nous ayons un mode de fonctionnement optimal. J’ai aussi passé beaucoup de temps avec les équipes de Nîmes Métropole pour veiller à ce que ces équipes se parlent et travaillent bien ensemble en s’appuyant sur le fait majeur qu’elles ont le même élu de référence, ce qui est nouveau.

    Quelles ont été les priorités à lancer à partir d’avril ?

    P.J. : Un état des lieux général d’abord. L’inflexion, ensuite, des dossiers qui n’étaient plus dans nos priorités ou contraires à nos principes, comme sur le projet de parking à la Placette. Mais on ne peut pas tout modifier d’un claquement de doigts car il y a des règles, des réalités juridiques et financières dont on ne peut pas s’extraire avec irresponsabilité. Un des premiers changements majeurs a été de signifier notre volonté de répondre à la crise du logement en impulsant la production de logements sociaux auxquels une grande majorité de Nîmois a droit. Nous essayons par exemple de pousser les porteurs de projets, les promoteurs, à faire du logement social, alors que ce n’était pas prévu initialement. Comme ce n’est pas imposé dans les documents réglementaires, c’est à eux de bien vouloir le faire ou pas. Ils sont aujourd’hui globalement coopératifs. Mais c’est pour cela qu’une révision du PLU est très importante.

    Comment va se dérouler
    cette révision du PLU ?

    P.J. : Nous avons lancé en conseil municipal le 4 juillet une procédure de modification du PLU dont la végétalisation est un des enjeux majeurs. On votera au conseil municipal les décisions de cette modification au mieux au printemps. Nous avons aussi lancé une révision du PLH (Programme Local de l’Habitat) à Nîmes Métropole. Ce sont deux dispositifs-cadres extrêmement importants. Mais aujourd’hui dans le PLU, il n’y a pas grand-chose qui contraigne à la création de logements sociaux. Il y a donc un décalage entre nos intentions politiques et les outils réglementaires qui permettraient d’imposer ces intentions politiques. Pour la révision du PLU, nous avons décidé de concerter très largement donc ça va prendre deux ou trois ans.

    Quels sont les autres grands sujets qui vont vous occuper cette année ?

    P.J. : Se doter d’outils de pilotage et d’anticipation qui manquent cruellement pour maîtriser le foncier, construire des logements et développer cette ville harmonieusement. Nous sommes très mobilisés avec ma collègue Agnès Charraix sur la question du végétal en ville et de la réponse à apporter pour s’adapter au nouveau climat dans lequel nous vivons désormais. Et nous devons continuer à rencontrer l’ensemble des acteurs de l’urbanisme et du logement pour les comprendre, les associer et leur expliquer nos priorités.

    Où en est la rénovation engagée dans les quartiers prioritaires
    de la Ville ?

    P.J. : Beaucoup de choses sont contractualisées et nous sommes tenus de les suivre. Mais il y a des marges de manœuvre que nous allons activer. Je ne cesse de rappeler aux équipes que, même quand on travaille sur des plans, il s’agit toujours de la vie de femmes et d’hommes et que la dimension humaine de notre urbanisme est fondamentale. Je pense notamment que les financements liés aux aménagements ont été trop faibles. Et puis nous sommes déjà très mobilisés pour l’Anru 3 afin que notre territoire bénéficie des financements nécessaires et que soient prises en compte des problématiques nouvelles comme l’accompagnement des copropriétés dégradées. Nous sommes sur le pont sur les dossiers de renouvellement urbain et de politique de la Ville. Notre boussole, c’est la dignité, l’égalité et le respect. Nous avons pris un engagement durant la campagne sur l’égalité de l’ensemble des quartiers de notre commune. Nous le tenons et nous le tiendrons.

    Quel est votre rôle dans la mise en place des « places communes », l’un des axes les plus importants de la campagne de Nîmes en commun ?

    P.J. : C’est un travail collégial de nombreux élus et des services sous la houlette de ma collègue Maya Amer-Moussa. Je prends ma part, notamment dans le repérage foncier des lieux les plus adaptés et de leur intégration urbaine. Cela concerne les quartiers constitués comme ceux en mutation. C’est un travail très enthousiasmant car cela contribue totalement à cet urbanisme à échelle humaine qui est le nôtre. Un urbanisme qui recrée des lieux d’échange et de partage, des lieux de communication et de culture, des lieux de services publics et d’actions associatives, des lieux de citoyenneté.

    Sur ces sujets très techniques, comment parvenez-vous à faire participer la population dans la prise de décision ?

    P.J. : Par le dialogue permanent d’abord avec les corps intermédiaires, les comités de quartiers, les collectifs citoyens, les associations comme par l’information de tous les élus en refusant le fonctionnement cloisonné. Pour la révision du PLU par exemple, nous allons proposer un dispositif qui permette à toutes et tous de comprendre et de proposer des idées dans une dimension d’éducation populaire à laquelle je suis très attaché. Nous allons nous efforcer d’expliquer clairement ce qui est parfois très technique et un peu abscons. Nous souhaitons une large appropriation car nous allons parler de l’avenir de notre territoire et cela concerne tout le monde.

  • Dans les classes, la rentrée en Occitanie vire au coup de chaud

    Dans les classes, la rentrée en Occitanie vire au coup de chaud

    La rentrée n’avait qu’une semaine, mais certaines salles de classe étaient déjà devenues impraticables. Lundi 7 septembre, dans l’Hérault placé en vigilance orange canicule, les cours de l’après-midi ont été suspendus aux lycées Léonard-de-Vinci et Jean-Monnet de Montpellier. De même pour le lycée Joliot-Curie de Sète, où près de 1 900 élèves ont été libérés : jusqu’à 35 à 36°C ont été relevés dans certaines salles, avec une humidité étouffante et des premiers malaises.

    Le lendemain, mardi 8 septembre, le thermomètre fait cette fois dérailler les emplois du temps gardois. À Nîmes, les lycées Philippe-Lamour, Alphonse-Daudet et Dhuoda suspendent leurs cours dans l’après-midi. À Lamour, le Snes-FSU mesure déjà 30°C au CDI à 9 heures, puis 33 à 34°C dans les classes. À Daudet, les laboratoires de physique atteignent 35°C.

    Gourdes, ventilateurs, cours en extérieur quand cela est possible : dans les établissements, l’adaptation ressemble encore souvent à un système D. Pour Jérôme Amicel, secrétaire départemental du Snes-FSU dans le Gard, le problème « dépasse l’épisode météo » : une partie des bâtiments scolaires reste mal adaptée aux chaleurs extrêmes. Huisseries vieillissantes, protections solaires insuffisantes, ventilation inadaptée : une rénovation thermique d’ampleur de ces « véritables passoires thermiques » devient essentielle, plutôt qu’une succession de solutions provisoires.

    Même constat à Joffre. Les représentants Snes-FSU disent avoir observé chez les élèves et les personnels migraines, épuisement ou chutes de tension. Eux réclament des fenêtres ouvrantes, des protections solaires, des brasseurs d’air, voire des systèmes de rafraîchissement dans les salles les plus exposées. Les fédérations de parents d’élève du Gard et de l’Hérault réclament elles aussi un plan d’urgence pour le bâti scolaire, dénonçant des classes « bouilloires » et une gestion trop variable d’un établissement à l’autre. SUD Éducation dénonce de son côté « un manque d’anticipation face à des épisodes appelés à se répéter ».

    Le coût du retard

    Le paradoxe est que l’Éducation nationale dispose depuis mai d’un plan de gestion des vagues de chaleur. Il prévoit l’identification des établissements les plus vulnérables, l’aménagement des horaires et des espaces et, en dernier recours, la fermeture lorsqu’aucune solution ne permet d’accueillir élèves et personnels en sécurité. Mais aucun seuil n’impose automatiquement d’arrêter les cours : à 33, 35 ou 36°C, les décisions restent donc largement prises au cas par cas.

    La Région Occitanie a annoncé, en réponse, 10 millions d’euros supplémentaires au budget 2027 pour les lycées, tandis que le Gard a commandé 100 brasseurs d’air pour dix collèges. À Nîmes, la Ville prévoit de rénover énergétiquement six écoles par an et de renforcer végétalisation et protections solaires. Mais ces efforts locaux se heurtent au recul des moyens nationaux : l’enveloppe dédiée à l’adaptation des bâtiments scolaires a été amputée de 40 millions. Or le mercure, lui, rappelle à chaque rentrée l’urgence des travaux.

  • Un tramway jusqu’à l’aéroport sans doute mais, pas jusqu’à la mer

    Un tramway jusqu’à l’aéroport sans doute mais, pas jusqu’à la mer

    Historique. » Lundi 14 septembre, au moment de signer avec ses homologues de la Ville de Mauguio-Carnon (Pierre-Martin Chazot, DVD) et de l’Agglo du Pays de l’Or (Stéphan Rossignol, LR), le protocole d’intention en vue de relier en transports en commun l’aéroport* de Fréjorgues à la Métropole de Montpellier, le mot est lâché par le président Michaël Delafosse (PS). Et il n’est pas galvaudé. Qui se souvient des guerres politiciennes du temps de Georges Frêche sait que les relations entre ces deux territoires voisins ont toujours été fraîches pour ne pas dire glaciales.

    Mais entre la Métropole et l’Agglo aux couleurs politiques opposées, les eaux se réchauffent depuis l’arrivée de M. Delafosse en 2020. « Nous avons un dialogue apaisé. Nous dépassons nos différences pour montrer aux citoyens que nous faisons face. Nous ne sommes plus deux territoires face à face mais côte à côte dans l’intérêt général », positive Stéphan Rossignol, président de l’Agglo du Pays de l’Or. « Respect, dialogue, compréhension. Avec Mauguio nos échanges sont excellents », confirme M. Delafosse.

    L’engagement ne sort pas de nulle part. Dans le cadre du projet de Service express régional métropolitain (Serm) piloté par l’État, la desserte de l’aéroport était intégrée depuis juin dernier avec l’approbation de la Région Occitanie. Le protocole d’intention est une étape de plus dans le marathon administratif qui s’ouvre : études préalables, environnementales, enquête publique…

    « Calendrier raisonnable »

    « L’État nous demande de mettre toutes les options sur la table… », insiste M. Delafosse. Pas de calendrier précis, mais un « délai raisonnable » que S. Rossignol fixe idéalement avant la fin du mandat municipal (2032 ou 2033). « Mais les études réservent parfois des surprises, il faut tenir compte des aléas. »

    Si un prolongement de la ligne 1 de tramway depuis la gare TGV Sud de France ou même des liaisons en bus seront nécessairement étudiés, le scénario qui tient la corde est celui d’une extension vers l’aéroport de la ligne 3 du tramway depuis le terminus à Pérols, nouveau lieu de dépôt de la TaM. Un chantier que M. Delafosse évalue à 70 millions d’euros. Reste à connaître la clé de financement. Pour cela, le soutien de l’État semble indispensable.

    Pour l’élu PS, relier l’aéroport aux gares est une évidence autant pour les voyageurs (contraints aux navettes ou aux taxis) que pour l’essor de la zone économique adjacente au tarmac. Le président du directoire de l’aéroport y voit lui aussi une opportunité de développer la plateforme qui vise à terme 2,5 millions de passagers annuels contre 1,8 aujourd’hui. « C’est une merveilleuse nouvelle, on va finir par devenir l’aéroport de l’Est de l’Occitanie », se félicite Emmanuel Brehmer quand bien même les parkings sont une source de revenus non négligeable pour l’aéroport. « Le but est de réduire le trafic de voitures, pas de l’éliminer. Les taxis vont continuer à travailler », désamorce M. Delafosse.

    Les acteurs du monde politico-économique sont donc unanimes. En revanche, ceux qui espéraient la fin de l’ineptie qui voit les rails du tramway s’arrêter à 1km de la mer, seront déçus. « Ni Carnon ni Palavas ni La Grande-Motte ne sont candidats pour accueillir le tramway jusqu’à la plage. C’est un engagement de campagne, il n’y a pas d’ambiguïté », coupe court Pierre-Martin Chazot (DVD). S. Rossignol (LR) abonde. « C’est un sujet clos. On a un dispositif de transports [des navettes en bus] à améliorer pour l’accès à la mer ». Officiellement, le coût de cette opération via le tramway (150 millions d’euros) est jugé « inenvisageable ». En réalité, ce sont les populations des quartiers populaires qui continuent d’effrayer les maires de droite du littoral.

    * Situé sur la commune
    de Mauguio-Carnon.

    « Pas candidat pour accueillir le tram jusqu’à la plage »

  • [Occitanie ] Une loi « permis de tuer » selon la gauche

    [Occitanie ] Une loi « permis de tuer » selon la gauche

    Des partis politiques de gauche (du NPA au PS) et assos (LDH, Libre Pensée, Mrap…) qui appellent à manifester, dimanche 20 septembre (14h au Peyrou à Montpellier) contre la loi sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, tous ne placent pas le curseur au même niveau.

    Au PCF, Clara Gimenez rappelle le désengagement de l’État qui « n’investit plus dans les services publics, ni la police ni la Justice ». La secrétaire du PCF héraultais estime qu’il faudrait un « renforcement des moyens de la police nationale en l’encadrant et la contrôlant » et ceux de la Justice pour avoir des « moyens d’enquête » garantissant in fine des « procès équitables ». Du côté du NPA, le jeune anticapitaliste surnommé « Kiks », appelle à « la fin des LBD et grenades de désencerclement », au « désarmement de la police municipale » et même à la « dissolution de corps spéciaux » tels que la BAC.

    Quoi qu’il en soit, tous s’accordent à rejeter en bloc les prétextes de cette loi adoptée (par la droite et le RN avec le soutien du gouvernement) à l’Assemblée nationale dans l’attente de son examen au Sénat. À savoir que le texte controversé serait un « bouclier juridique » nécessaire pour protéger les policiers dont la vie peut être mise en danger ou qu’il s’agirait d’une simple « protection fonctionnelle renforcée ».

    Un « pas vers le fascisme »

    Christine Maillard (Amnesty International), y voit une « remise en cause de l’État de droit ». « Qu’auraient donné les cas de Nahel, assassiné à Nanterre en 2023 ou d’Olivier Gomes abattu en 2020 par un policier condamné à 10 ans de prison, s’il n’y avait pas eu d’enquête ? »

    Le fait qu’un policier ou un gendarme qui use de son arme soit présumé avoir agi de manière légitime jusqu’à preuve du contraire, ce qui « n’existe nulle part en Europe », constitue une « inversion de la charge de la preuve », alerte Alban Desoutter (Libre Pensée 34). Un basculement au vu de la loi actuelle (l’agent doit prouver que son tir était absolument nécessaire et proportionné) qui choque Coralie Mantion. « Ce n’est pas aux familles en deuil d’enquêter et de prouver que le tir était disproportionné », recadre l’écologiste pour qui « la police est là pour protéger la population et la Justice pour contrôler la police ». Elle pense notamment aux dérapages verbaux d’un policier violent à Carcassonne. « Toute la police n’est pas raciste mais on voit le besoin de plus de contrôles. »

    Gilet jaune historique du rond-point des Prés d’arènes, Gilbert Rigal se souvient que trop de ses collègues de lutte ont été éborgnés. « C’est une incitation à plus de violence contre les gilets jaunes de demain. La répression devient la seule réponse aux mouvements sociaux », s’insurge celui qui évoque une sorte de « permis de tuer ».

    À l’instar des contrôles au faciès qui les ciblent déjà, les populations racisées des quartiers populaires semblent elles aussi fragilisées. « Des jeunes, notamment des musulmans, risquent d’être tués. Cette loi va aggraver la situation, c’est un pas de plus vers le fascisme », alerte Stéphan Steiner (LP 34). Christine Maillard n’en pense pas moins. « Cette loi a une origine fasciste, cette proposition figurait dans le programme de Jean-Marie Le Pen dans les années 2000. » Dans l’histoire, ce n’est pas un détail.

    « Il s’agit d’une inversion de
    la charge
    de la preuve »

  • Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Pour cette nouvelle édition des Journées Européennes du Patrimoine, les thèmes mis en avant sont « Le patrimoine de la photographie », en lien avec l’anniversaire du bicentenaire de la photographie fêté cette année, et « Le patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ». Plusieurs visites, activités ou événements doivent nécessairement faire l’objet d’une réservation pour pouvoir y participer ce week-end. En voici une sélection non exhaustive.

    BOUCHES-DU-RHÔNE

    Marseille

    Visite du Cepac Silo

    Le Cepac Silo ouvre ses portes au public, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir le passé céréalier du silo d’Arenc, mais aussi les nombreuses figures qui en ont fait un incontournable du paysage culturel marseillais. Ouvert samedi et dimanche de 9h30 à 17h, des créneaux sont prévus pour des visites guidées gratuites à la réservation sur cepacsilo-marseille.fr.

    « Le bus d’hier à demain »

    La société de transport marseillaise RTM ouvre au grand public son atelier de maintenance de La Rose. Il sera possible d’admirer les bus emblématiques de la ville, et découvrir les grandes transformations à venir pour les transports en commun marseillais à travers l’exposition « Le bus d’hier à demain ». Ouvert samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Inscription obligatoire sur rem.jep.fr.

    Martigues

    Exposition « Les gestes de la mer »

    Le Petit musée de Carro accueille ce week-end l’exposition « Les gestes de la mer », autour des photographies de la mer et des gestes de la pêche. L’exposition se déroule en continu autour du marché aux poissons sur le Port de Carro et au Petit musée le samedi et le dimanche de 11h à 18h. Inscription obligatoire au 04.42.49.03.30.

    Aix-en-Provence

    Découverte du musée du calisson

    Le musée du calisson fait redécouvrir ce week-end la plus grande célébration du calisson : « La bénédiction du calisson ». Lors de cette fête qui a lieu le premier dimanche du mois de septembre, les fabricants de calissons se réunissent pour célébrer cette confiserie. Une exposition de photographies retrace l’histoire de cette fête unique. Plusieurs créneaux sont encore disponibles le vendredi à 15h, le samedi à 10h, 11h et 15h et le dimanche à 11h et 15. Réservation obligatoire sur calisson.com.

    Les Baux-de-Provence

    Visite guidée du château

    Le château des Baux-de-Provence propose de découvrir son histoire et son patrimoine à travers une visite guidée. Les départs sont prévus le samedi et le dimanche à 10h15 et à 14h, la réservation se fait auprès de l’Office du tourisme au 04.90.54.34.39 ou par mail tourisme@lesbauxdeprovence.com. Un atelier de calligraphie est lui ouvert sans réservation de 10h à 16h30.

    VAUCLUSE

    Avignon

    Visite guidée immersive du centre-ville

    Epok’Tour propose une visite guidée dans le centre-ville d’Avignon sous forme d’une reconstruction historique vivante. Le personnage de Mme Pernod vous accompagnera pendant 1h30 pour revivre l’histoire d’Avignon en 1860, accompagnée de plusieurs autres personnages. Les visites sont prévues dimanches de 10h30 à 14h30, réservation obligatoire sur epoktour.fr.

    Vaison-la-Romaine

    Château comtal

    Accompagnés par un architecte et plusieurs tailleurs de pierre, découvrez le château comtal en chantier, le rôle de l’archéologue sur ce chantier, ainsi que le savoir-faire de ses artisans. Visites le samedi à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h, réservation obligatoire au 04.90.36.50.48.

    Saint-Didier

    Visite autour du nougat

    La famille de nougatiers Silvain ouvre les portes de leur fabrique pour faire découvrir au grand public le processus de fabrication du nougat et l’histoire familiale. Réservation obligatoire sur nougats-silvain.fr.

    VAR

    Toulon

    Le « Jacques Stosskopf » ouvert au public

    La base navale de Toulon est ouverte au public ce week-end de manière exceptionnelle. Une visite guidée et des explications techniques permettront de découvrir le navire militaire Jacques Stosskopf, long de 160 m. L’inscription est obligatoire sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.

    Le Muséum en chantier

    Malgré sa fermeture pour travaux, le Muséum départemental du Var est animé ce week-end par plusieurs scientifiques, conservateurs et restaurateurs, qui seront là pour faire découvrir les coulisses des travaux. Une visite découverte intitulée « Dans les coulisses du Muséum en chantier ». Ouvert samedi de 10h à 16h, réservation obligatoire au 04.83.95.44.30.

    La préfecture accueille les visiteurs

    La préfecture du Var propose une visite guidée alors que le bâtiment vient d’obtenir le label d’« Architecture Contemporaine Remarquable ». Visites prévues le samedi à 10h et 15h30, réservation sur le site internet des Journées Européennes du Patrimoine.

    La Londe-les-Maures

    Historique de la bunkérisation

    Une visite guidée explore la création du Sudwall sur le littoral méditerranéen par l’armée allemande entre 1943 et 1944. La visite démarre samedi à 9h à la salle Yann-Piat. Réservation obligatoire auprès de l’office du tourisme de la Londe-les-Maures au 04.94.01.53.10.

    ALPES

    Volx

    L’histoire de l’olivier

    L’écomusée de l’olivier, installé dans une ancienne usine de chaux, propose une immersion dans la longue histoire de l’olivier. Un lieu dédié à l’histoire, à la culture et aux traditions autour de l’olivier, arbre mythique de la région. Ouvert samedi de 11h à 15h, réservation obligatoire gratuite au 04.86.68.53.15.

    Banon

    Visite des ateliers de chocolat

    Une visite de leurs ateliers est proposée par la chocolaterie de Banon. Deux créneaux de visites sont prévus le samedi à 11h et à 14h, la réservation se fait au 04.65.69.00.50.

    Gap

    Découverte des archives départementales

    Les archives départementales des Hautes-Alpes proposent une visite guidée autour de la photographie qui permet d’explorer des espaces habituellement fermés au public. Le site permet de découvrir toutes sortes de clichés et comment ils sont conservés. Plusieurs départs sont prévus le samedi et le dimanche à 14h, 15h, 16h, et 17h. Un autre départ est également prévu à 13h30 le dimanche. Réservation obligatoire au 04.86.15.31.80.

  • La présidentielle au cœur du débat à Bram

    La présidentielle au cœur du débat à Bram

    Cette sixième édition des Rencontres de la gauche, le 19 septembre, s’annonce exceptionnelle puisqu’elle se tient à huit mois quasiment jour pour jour du premier tour de l’élection présidentielle fixé au dimanche 18 avril 2027.

    Carole Delga, à l’initiative de ces rencontres, lancées en 2021, ne s’y trompe pas. À quelques mois de la présidentielle « notre responsabilité collective est immense », prévient l’ancienne ministre de François Hollande. Et de développer : « Car cette échéance décisive ne saurait se réduire à une confrontation de personnalités. Elle doit permettre aux Françaises et aux Français, au cours d’une véritable campagne électorale, de choisir entre des projets, des visions de la société, des chemins d’avenir clairement assumés. »

    Si Carole Delga a déjà choisi son candidat, Raphaël Glucksmann, député européen, et co-président de Place Publique, le débat prévu samedi après-midi sur la présidentielle sera ouvert aux autres candidats de la primaire des sociaux-démocrates. Ainsi sont annoncés parmi les participants, la présence de Ségolène Royal, Jérôme Guedj ou encore Emmanuel Maurel.

    Mais si la course à l’Élysée sera fort logiquement au cœur de cette édition 2026, ces rencontres ne perdent pas le fil des origines. « Depuis six ans, les Rencontres de Bram poursuivent cette ambition : contribuer à l’élaboration d’un projet de progrès pour notre pays. Un projet fidèle à nos valeurs sociales, républicaines, fraternelles, laïques, féministes, antiracistes, européennes, universalistes. Un projet qui refuse la brutalisation du débat public et oppose à la résignation une espérance crédible » développe Carole Delga en introduction d’un programme dense avec de nombreuses tables rondes et ateliers animés par des intervenants réputés à l’instar de l’économiste Jacques Attali, François Gemenne, politologue et co-auteur du 6e rapport du Giec ou encore la diplomate Laurence Tubiana et la philosophe Gabrielle Halpern.

    Côté personnalités politiques nationales et européennes, outre Raphaël Glucksmann et Ségolène Royal, l’écologiste et sénateur de Paris Yannick Jadot sera là ainsi que Paul Magnette, président du PS belge.

    Pour le PCF, Léon Deffontaines, porte-parole du parti qui a élu Fabien Roussel comme candidat, fera le déplacement et Guillaume Lacroix, conseiller régional et président du Parti Radical de Gauche (PRG) est aussi attendu.

    Pour Carole Delga, « Bram est devenu le symbole de cette République en commun que j’appelle, que nous appelons de nos vœux. La seule réponse digne au conservatisme, au populisme et à l’extrémisme qui abîment notre démocratie. » Ce sera aussi sans nul doute une des étapes importantes dans la désignation du candidat de la gauche social-démocrate à la présidentielle.

  • Bonbonnes de protoxyde d’azote : une facture écologique qui explose

    Bonbonnes de protoxyde d’azote : une facture écologique qui explose

    Elles s’alignent au pied des poubelles, roulent dans les caniveaux ou s’échouent sur les parkings : les bonbonnes de protoxyde d’azote sont devenues un déchet ordinaire par leur présence, mais hors-norme par leur traitement. À Nîmes, 9 600 avaient déjà été ramassées depuis janvier à la mi-mai. « On en ramasse tous les jours », résume Jamel Meuchmache, du pôle propreté urbaine. Au centre de valorisation, quelque 20 000 bouteilles restaient stockées.

    Le problème tient d’abord à ce qu’elles contiennent encore. Sous pression, le gaz interdit leur traitement avec les déchets classiques. Jetées dans une poubelle, les bonbonnes peuvent finir dans un incinérateur et exploser sous l’effet de la chaleur. Au centre de valorisation énergétique de Nîmes, environ 500 explosions par an ont été recensées. En 2025, les réparations liées à ces incidents ont coûté près de 350 000 euros. Pour limiter les risques, un scanner à rayons X, facturé 300 000 euros, a été installé cet été.

    Qui doit payer ?

    Une fois récupérées, reste à les stocker, les transporter, les dégazer puis séparer leurs matériaux. À Nîmes, le traitement représente 215 000 euros par an, soit près d’un tiers du budget consacré aux déchets ramassés sur la voie publique. « Il faudrait que l’État nous aide », réclame François Séguy, adjoint à la propreté. À Béziers, l’Agglo dit payer environ 25 euros par bonbonne : une centaine ont été récupérées en deux mois au printemps.

    La facture est d’autant plus lourde que le protoxyde résiduel ne peut pas simplement être relâché : ce puissant gaz à effet de serre réchauffe l’atmosphère près de 300 fois plus que le CO2. Dans le Vaucluse, Suez teste depuis juillet un procédé qui l’extrait puis le décompose en diazote et oxygène, avant d’envoyer les matériaux vers les filières de recyclage. Une piste encore pilote, là où les collectivités réclament une réponse nationale.

    La loi du 18 août 2026 interdira la vente aux particuliers dès février 2027. Reste à savoir qui paiera le traitement des bonbonnes déjà en circulation. Plusieurs élus réclament leur intégration à une filière de responsabilité élargie du producteur. Autrement dit, faire remonter la facture vers ceux qui mettent ces contenants sur le marché, plutôt que de la laisser aux contribuables et aux agents qui les ramassent.