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  • Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Patrick Blanès pour incarner un « élan citoyen » à gauche à Cavaillon

    Après avoir été le candidat du Nouveau front populaire aux élections législatives dans son canton, Patrick Blanès (PS) incarnera une liste Divers gauche à Cavaillon pour les élections municipales en mars prochain.

    Il a en effet été élu par la cinquantaine de membres du collectif « L’Élan citoyen » il y a quelques jours pour incarner une liste « en cours de constitution », mais d’horizons politiques divers, tels que des membres du PCF, des Insoumis, de Génération.s, et surtout « de deux tiers de personnes non encartées » autour « de valeurs communes », poursuit le cadre de l’industrie de 57 ans.

    Il planche désormais avec son équipe sur les éléments programmatiques. Sans en dévoiler les détails, il confie vouloir « remettre le bonheur et le bien-vivre des habitantes et des habitants au cœur des décisions municipales ». Pour cela, il entend « renforcer les services publics » pour des « quartiers apaisés ». Aussi « une économie locale dynamique », en donnant un « meilleur accès à l’emploi », mais pas « à n’importe quel prix, en ne cédant pas au chantage par l’emploi et en ne bradant pas des terres agricoles », appuie-t-il. Sans oublier des « actions concrètes face aux dérèglements climatiques ». Avant de glisser qu’il y a forcément « des sujets délicats qui se poseront, tels que la sécurité, qui peuvent appeler à la fermeté ».

    Le tout en établissant « un autre rapport entre élus et habitants ». Ce qu’il souhaite matérialiser en mettant en place des « commissions extra-municipales » sur des thématiques telles que la jeunesse, la vie associative ou l’environnement, et dans lesquelles des personnes pourront siéger. « Et pas juste un show descendant de 10 minutes pour la forme », embraye-t-il. Gauche Cavare ne se veut pas gauche caviar.

    Plus de temps

    La course à la mairie de Cavaillon est donc bien lancée, mais peu de voitures sont sur la ligne de départ. Pour l’heure, seule l’actuelle députée d’extrême droite de la deuxième circonscription de Vaucluse, Bénédicte Auzanot (RN), a officialisé sa candidature, tandis que celle du maire sortant, Gérard Daudet, est attendue dans les prochaines semaines. « On n’a évidemment pas l’intention de laisser la mairie au RN. Mais il faut être clair : on ne propose pas un programme en réaction. On souhaite surtout une adhésion à ce que l’on propose », confie celui qui est aussi secrétaire fédéral du Parti socialiste de Vaucluse. Tout en piquant la candidate à la flamme, qui « ne connaît même pas la ville », car n’y vivant point, alors que lui est né et a fait « tout » son « parcours à Cavaillon ». Et d’insister que, cette fois-ci, il a eu, avec le collectif, le temps d’organiser une campagne dans des « temps normaux et prévisibles », contrairement aux législatives où il « n’avait que 48 heures pour se décider ».

  • Marc Vuillemot pointe les retards de la rénovation urbaine à La Seyne-sur-Mer

    Marc Vuillemot pointe les retards de la rénovation urbaine à La Seyne-sur-Mer

    Validé par l’État en 2019, le NPNRU du centre-ville de La Seyne a connu quelques retards à l’allumage. Avec pour seule réalisation concrète la rénovation de la place Germain-Loro et du parvis des Maristes, en 2020, sa mise en œuvre a débuté en septembre, avec quatre axes : logements, commerces, équipements et espaces publics. À ce titre, 102 logements seront rénovés et une médiathèque construite à Calmette sur le site de la crèche Joseph Vincent. Les travaux sur les places Hoche, Martel Esprit et Baptistin Paul débuteront fin janvier (pour six mois), tout comme ceux de l’Îlot Calmette. Ceux de la place Perrin (4 mois), et de la place Laïk fin 2026.

    « L’habitat est la pierre angulaire du programme »

    Initiateur du projet, Marc Vuillemot relève qu’il « eût été républicain de préciser quelle équipe l’a conçu. On ne fera pas croire qu’il a fallu cinq ans pour une seule modification : la localisation de la médiathèque, et la baisse de 70 à 12 du nombre de berceaux de la future crèche. » Il pointe aussi la décision de la mairie de freiner les « opérations immobilières prévues pour reloger les familles dont les appartements vont être restructurés, en particulier sur l’ancienne école Cotton et la friche Altavilla » alors que « l’habitat est la pierre angulaire du programme ».

    Basma Bouchkara et Cheikh Mansour, adjoints au logement et à la politique de la ville, et liés pour les élections municipales (la première soutenant la candidature du second), en prennent aussi pour leur grade. Marc Vuillemot les qualifie de « girouettes » s’étant opposées à la construction des logements sociaux durant leurs mandats, avant de « plaider pour leurs créations, qualifiant de “démagogie, irresponsabilité [et] égoïsme” les positions de la majorité municipale… dont ils font partie ».

    Malgré tout, pour l’ex édile, « l’important est que les opérations puissent enfin démarrer, même s’il est peu probable que les calendriers (2026-2029), habilement programmés avant l’élection municipale, pourront être tenus ». Ce dernier appelle, de fait, « les candidats attachés à la restructuration humaniste et sociale (…) à s’engager, dans un esprit de continuité républicaine et sans esprit revanchard, à mener à bien sans le remettre en cause le programme enfin sur les rails ».

  • Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Le maire Joël Lévi-Valensi candidat à sa réélection à Saint-Cannat

    Lui n’aura eu qu’une année pour convaincre ses administrés. Après la démission de Jacky Gérard, Joël Lévi-Valensi s’était vu, le 11 janvier dernier, passer l’écharpe de maire au cou. Un mandat court et l’envie de « poursuivre », puisque candidat à sa réélection. « Je suis au travail pour Saint-Cannat depuis dix ans », rappelle celui qui a débuté comme adjoint au sport, jeunesse et vie associative avant d’être désigné, sous le mandat de 2020, premier adjoint du maire, délégué aux finances et toujours en charge de l’associatif. Argument allégué par Joël Lévi-Valensi, en plus de celui d’être fonctionnaire territorial depuis plus de 20 ans : en ce début de semaine, le maire sortant lance sa candidature à sa réélection, affiché à la tête de la liste « Ensemble pour Saint-Cannat ». « Je monte une liste sans étiquette, avec des gens raisonnables », précise le candidat. Exit donc, les « extrêmes ». « Je n’envisage pas d’accord d’appareil, de discuter de logiques partisanes. J’essaie de m’entourer de personnes qui veulent s’investir dans le village. Je suis un républicain, je vais de la gauche socialiste à la droite républicaine en passant par les écologistes modérés, mais je n’irais pas au-delà [pour composer la liste, Ndlr.], poursuit le maire. L’idée est de débattre, de se nourrir des avis des uns et des autres. C’est une recette qui permet de maximiser nos chances de prendre les meilleures décisions pour notre territoire. » La liste devrait être renouvelée « à 60% ».

    « Proximité » en priorité

    Lévi-Valensi, s’il devait se revendiquer, se décrirait comme « centre droit ». Pour cette campagne, ce sera sans étiquette. Le candidat préfère se définir par son adhésion au label Maires de Provence, qu’il estime un « un label de proximité » celui des « maires dans le cambouis » et loin des « politiques politiciennes » comme au micro-parti Cap sur l’Avenir, fondé en 2021 par Renaud Muselier (Ren.). Des appartenances en toile de fond d’un programme, qui doit encore être établi. « J’ai une sensibilité particulière pour l’action sociale sur mon territoire, que je souhaite muscler sur ma commune », précise-t-il avant tout.

    Quatre grands axes dessinent d’ores et déjà la colonne vertébrale du programme : le vivre ensemble, « la raison profonde de mon engagement est cette vie de village qui existe ici », précise le candidat, l’environnement dans un village « composé de 3 000 hectares d’espaces naturels et agricoles », la gouvernance et la co-construction publique quand « un certain nombre de citoyens ne se sentent plus du tout concernés par des affaires politiques. Cette année nous avons créé 7 comités consultatifs ». Enfin, la sécurité. Dans les clous également : l’épineux projet de déviation de la D7N « sur lequel nous continuons à nous engager » et la création d’une cave coopérative. À ce stade, Joël Lévi-Valensi est le seul à s’être déclaré en lice pour reprendre la mairie. La question d’une déclaration du RN, dont un local a été inauguré en 2024 par Romain Baubry, député de la 15e circonscription étiqueté au parti d’extrême droite, reste en suspend.

  • Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Il se pose en héritier de René Raimondi (ex-PS). Rémi Esnault, désigné par le maire sortant pour prendre la suite de l’action municipale menée depuis 2004, a présenté ce samedi le bilan du mandat qui s’achève, dont il espère prendre la relève en mars 2026. « C’est cet ADN fosséen d’ambition, de service public qui a été plébiscité par la population, et à juste titre, affirme-t-il. On gardera toujours cette ligne de protection. »

    Pas de rupture brutale, donc, et des dossiers bien connus du directeur de cabinet, qui compte s’appuyer sur son expérience acquise dans les coulisses de la mairie pour poursuivre certains projets, tels que la construction de la cuisine centrale dédiée aux seniors ou de la nouvelle piscine métropolitaine, l’enfouissement des lignes à très haute tension dans le secteur des carabins et le sud de la commune ou encore la création d’un réseau de chaleur à destination des équipements publics à partir des pipes de l’ancienne raffinerie Esso.

    Dans son programme, Rémi Esnault souhaite apporter une attention toute particulière au dynamisme du centre-ville. « Il faut préempter et acheter un maximum de bâtiments, les rénover, faire en sorte de choisir nos locataires, ce qui nous permettra d’avoir une vraie stratégie de déploiement commercial et d’habitat social », présente-t-il, en prenant pour exemple la Poste du centre ancien, où une esthéticienne est désormais installée.

    Une liste à moitié renouvelée

    « N’oublions pas que nous sommes une ville de gauche avec des valeurs de solidarité et de proximité et que tout ce qui se présente en face de nous ne va pas dans le même sens, on a des gens qui veulent casser le service public, qui veulent virer les employés communaux, qui veulent moins dépenser et ça, ça se ressentirait au quotidien », pose-t-il, dans une attaque à peine voilée à l’encontre de Philippe Maurizot, conseiller municipal d’opposition adoubé par l’extrême droite via le label « La Provence qu’on aime ».

    Si Rémi Esnault ne prend pas la menace RN à la légère, il assure néanmoins : « La personne qui s’est affublée de l’étiquette a perdu X et X élections. Si elle avait une quelconque crédibilité auprès des Fosséennes et des Fosséens on s’en serait aperçus depuis le temps. »

    Quant à la candidature dissidente de Jean-Michel Leroy (PS), le dauphin de René Raimondi prévient : « C’est un épiphénomène très regrettable puisque ces gens vont devoir assumer la responsabilité de leur déloyauté dans un contexte ou le RN a des appétits sur de nombreux territoires, dont le nôtre. Leur geste de rupture est encore plus grave qu’il ne l’aurait été sans la menace de l’extrême droite. »

    Rémi Esnault présentera sa liste, dont la moitié sera composée de personnes issues de la majorité actuelle, ainsi que son programme lors d’une réunion publique dont la date sera prochainement annoncée.

  • [Entretien] Jean-Marc Bensoussan : « Au Samu, nous sommes passés de 600 à 900 appels par jour »

    [Entretien] Jean-Marc Bensoussan : « Au Samu, nous sommes passés de 600 à 900 appels par jour »

    Sans être en mesure de la quantifier, Jean-Marc Bensoussan, médecin régulateur au Samu 13, l’affirme : l’épidémie de grippe entre dans le dur.

    La Marseillaise : La situation épidémique est-elle préoccupante ?

    Jean-Marc Bensoussan : On est dans une phase où l’épidémie est installée. On sait qu’il y a un variant « K » qui résiste un peu au vaccin mais une bonne couverture sur les souches classiques. Depuis une quinzaine de jours au Samu, nous sommes passés de 600 à 900 appels par jour, dont beaucoup sur des états grippaux. On a encore un petit peu de Covid aussi. Chez les enfants on a énormément de grippes et de bronchiolites, la semaine dernière la responsable des urgences pédiatriques de la Timone lançait un signal d’alarme avec parfois une heure d’attente sur des pathologies hivernales.

    La couverture vaccinale est-elle suffisante ?

    J.-M.B. : La couverture vaccinale est toujours très insuffisante en France. Avant c’étaient les médecins généralistes qui faisaient la vaccination. Depuis la fin du Covid, les pharmaciens, les infirmiers ont le droit de vacciner. L’an passé, nous avons déjà eu une épidémie importante. À « Médecins pour demain », nous avions demandé le vaccin dans le frigo, c’est-à-dire que l’État nous livre un stock de vaccins et qu’on puisse vacciner directement durant la consultation. Actuellement, la Sécurité sociale envoie à domicile un formulaire pour les gens de plus de 65 ans, aux 100% et aux soignants pour aller récupérer le vaccin. On voulait éviter toutes ces formalités, nous n’avons pas été entendus. Les tests de dépistage aussi sont devenus payants, on est moins performants.

    Est-ce à dire qu’il faudrait élargir la vaccination ?

    J.-M.B. : C’est vraiment recommandé pour les enfants. Cela rentre d’ailleurs un petit peu dans les mœurs, il y a de plus en plus de parents qui le font. J’ai bon espoir. Il faudrait selon moi qu’on élargisse. La vaccination contre la grippe n’a jamais posé de problème, elle existe depuis très longtemps.

    Alors qu’un arrêté de réquisition
    de médecins à Aubagne, Martigues ou La Ciotat vient d’être publié pour assurer la permanence de soins, le système de santé vous paraît-il armé pour faire face
     ?

    J.-M.B. : Dans la zone de Martigues, on a très peu de médecins, c’est un désert médical comme tout l’Ouest de l’étang de Berre. Il y a deux problèmes dans les Bouches-du-Rhône, le premier, c’est l’insécurité. Des médecins même SOS ne veulent pas faire de visite dans beaucoup de quartiers parce que comme les pompiers, les gendarmes, ils se sont faits caillasser. Et en périphérie, beaucoup de zones sont en tension parce que les médecins partis à la retraite n’ont pas trouvé de remplaçants. Si on veut favoriser l’installation des jeunes, il faut leur proposer la capacité de travailler dans des bonnes conditions. Et on n’a jamais aucun signal dans ce sens. On est aussi en train de voir dans le cadre de la loi de finances comment les actes vont baisser. Cela a déjà débuté en biologie et en radiologie. Dans certaines zones s’ajoute la tension immobilière avec des loyers très élevés.

  • Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    « On les a fait revenir à la table des négociations et c’est une première victoire ! » Ce lundi, la CGT d’Arkema fait part de bonnes nouvelles dans le bras de fer qui l’oppose à la direction générale du chimiste français. En grève depuis le 11 décembre dernier suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » par l’organisation syndicale, le mouvement social est peut-être à un tournant. « La grève s’est poursuivie ce week-end et continue jusqu’à ce mardi où nous allons tenir une assemblée générale sur le site puis entre les usines qui sont dans le mouvement », expose Sébastien Jonas, secrétaire de la CGT Arkema Marseille. Avant de se féliciter : « Il y a eu une forme de réouverture des négociations avec la direction générale dimanche soir. La prime de résultats pourrait passer à 400 euros, en lieu et place de 0. Et le talon, c’est-à-dire l’augmentation plancher, passerait à 50 euros contre 35 initialement. » Si le conditionnel est de mise pour l’heure, reste que le syndicaliste confirme bien que « des discussions » sont en cours.

    Concrètement, cette proposition n’est pas complètement à la hauteur des demandes de la CGT, qui revendique une hausse de salaire de 160 euros pour tous. Et la direction générale table toujours sur une augmentation de seulement 1,2%. Mais la nouvelle proposition mettrait plus que du beurre dans les épinards des travailleurs. « La hausse de l’augmentation minimale avantage les salaires médians, ça toucherait les ouvriers et employés plutôt que les hauts salaires », développe Sébastien Jonas.

    La menace du chômage technique plane toujours

    D’autant que les travailleurs, grévistes ou non, étaient sous la menace d’une mise en chômage technique puisque la production sur plusieurs sites, dont celui de Marseille, est à l’arrêt depuis plus de 10 jours. « Il y a une application du chômage technique disparate et prudente. L’usine de Saint-Auban est concernée par exemple. À Marseille, il y a eu des lettres envoyées vendredi mais il y a une certaine frilosité à le mettre en œuvre », détaille Sébastien Jonas. Le syndicaliste renvoie au Comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu jeudi dernier (lire notre article du 19/12). Une instance durant laquelle la CGT avait prévenu qu’elle « attaquerait en justice la mesure ».

    Pour l’heure, ni la suspension ni la reconduction du mouvement n’est actée. « On adopte une position relativement neutre avant l’assemblée générale. On va faire part des propositions de façon transparente et la base décidera », conclut Sébastien Jonas.

  • Notre système de santé toujours grippé

    Notre système de santé toujours grippé

    La grippe jouera-t-elle les trouble-fêtes ? La réponse est oui. Dans notre région, la vague épidémique est forte et plus précoce que la normale. Elle met déjà notre système de santé sous tension avec une explosion des appels au Samu, une saturation des consultations en médecine de ville mais aussi des services hospitaliers.

    Tout se passe comme si les leçons de l’épidémie de Covid-19 n’avaient pas été tirées. La fragilité de notre système de soin est telle qu’un virus saisonnier récurrent comme celui de la grippe le met à mal.

    Pire, la défiance qui s’est installée vis-à-vis de la vaccination à l’occasion de la pandémie de 2019-2020 pèse désormais sur la prévention de la grippe. Les personnes fragiles et âgées de plus de 65 ans sont vivement invitées à se faire vacciner mais elles sont encore trop peu à franchir le pas. De même, une vaccination plus large permettrait de freiner les conséquences de l’épidémie et de protéger les actifs, durement frappés cette année.

    Un enjeu d’intérêt général

    C’est un véritable choix de santé publique à faire car seules les personnes à risque bénéficient d’une prise en charge à 100% du vaccin, les autres doivent le payer.

    Et pourtant, la grippe n’est pas une maladie anodine. Selon Santé publique France, elle a été responsable l’an dernier de 17 600 décès, d’environ 30 000 hospitalisations et de près de 3 millions de consultations chez un médecin.

    C’est dire si l’objectif de prévenir l’épidémie et celui de prendre au mieux en charge les malades sont un enjeu d’intérêt général.

  • L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    « Santé publique France prédit un pic épidémique qui pourrait arriver cette semaine ou la semaine prochaine », indique Olivier Reilhes, directeur de la Santé publique et environnementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. Face à la vague importante de contaminations que connaît la région, le préfet a publié ce lundi un arrêté de réquisition de certains médecins généralistes à la demande de l’ARS.

    C’est la quatrième semaine consécutive que la région Paca est en phase épidémique, comme le reste des régions de France métropolitaine. La semaine passée, la région a enregistré « 2 000 passages aux urgences pour état grippaux et un peu moins de 500 hospitalisations la semaine dernière, ce qui équivaut presque au pic épidémique de l’année dernière », indique Olivier Reilhes. Une augmentation par rapport à la semaine précédente qui laisse penser au directeur que le pic de l’épidémie devrait avoir lieu cette semaine ou la semaine prochaine.

    Trois semaines d’avance

    Une grippe arrivée plus tôt de quelques semaines par rapport aux années précédentes, ce qui fait arriver la vague épidémique pendant les fêtes.
    « Mêmes chiffres que la saison dernière », pour l’heure.

    Le niveau très élevé d’activités hospitalières a obligé l’ARS à déclencher la mise en œuvre des plans de gestion spécifiques à ce type de situation.

    « Cela signifie que l’on prépare les établissements depuis plusieurs semaines. Pour assurer la prise en charge des cas à la fois aux urgences et en hospitalisation, explique le directeur de l’ARS Paca. Ça veut dire consolider les plannings de présence des personnels, un sujet sensible dans le contexte des fêtes de fin d’année. » Cela nécessite « des services saisonniers complémentaires avec des lits supplémentaires pour pouvoir absorber ce flux de patients. Cela signifie aussi sortir d’hospitalisation un certain nombre de patients qui ne le nécessitent plus pour les malades de la grippe ».

    Les gestes barrières et le port du masque ont également été remis en place, depuis le 8 décembre, dans de nombreux centres hospitaliers. Comme au sein de l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) où le port du masque est de nouveau obligatoire pour les professionnels et les visiteurs, ainsi que le renforcement de l’hygiène des mains avec des distributeurs de gels hydroalcooliques réinstallés à certains endroits et l’augmentation des vaccinations au sein des professionnels.

    Le vendredi suivant, le 12 décembre, la stratégie de prévention des risques a été ajoutée aux gestes barrières au sein de l’apr.-HM. Chaque patient hospitalisé, peu importe la raison de son admission, est dorénavant dépisté afin de l’orienter vers une chambre simple ou double suivant les résultats. Au service pédiatrie, les parents accompagnants sont également testés. Un moyen de contenir les transmission de maladie.

    Une meilleure couverture vaccinale

    Une épidémie dont le variant K semble être en grande partie responsable. D’abord arrivé au Royaume-Uni, il est maintenant très répandu en France. « On est sur de la transmissibilité élevée mais il ne semble cependant pas avoir un excès de sévérité, explique Olivier Reilhes. Le pourcentage de personnes hospitalisées après passage aux urgences est globalement stable et proche de ce qu’on a connu l’année dernière. »

    Une épidémie qui pour le moment semble être équivalente à celle de la saison dernière. « On pense qu’elle est à peu près égale mais on n’en est pas sûr. On sait en général que pendant les fêtes, il y a un brassage de population : les gens se retrouvent en famille, donc ça accentue la transmission du virus », précise le haut fonctionnaire.

    Un brassage qui rend encore plus nécessaire la vaccination, qui a par ailleurs été plutôt bien suivie avec 900 000 doses distribuées sur la région, et 42% des personnes à risque vaccinées, soit autant qu’à la fin de la campagne de l’an passé. Le directeur de l’ARS Paca rappelle également l’importance des gestes barrières « que l’on connait bien mais que l’on n’applique plus toujours », déplore-t-il. Ainsi, il rappelle l’importance du masque s’il l’ont ressent des symptômes, l’aération des pièces et un lavage régulier des mains.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • Le Gard et l’Hérault en fête

    Le Gard et l’Hérault en fête

    Mialet (Gard)

    Quand le Père Noël se cache à la Grotte de Trabuc

    La commune cévenole, Mialet, abrite la caverne du Père Noël ! Les différents paysages souterrains de la célèbre Grotte de Trabuc sont mis en lumière par des scénographies poétiques qui invitent les visiteurs à plonger dans l’univers d’une grotte enchantée et musicale. La traversée peut se faire grâce au dispositif d’audioguide ou en toute liberté en faisant voler son imagination. En suivant le sentier des bougies, des espaces surprenants attendent les visiteurs au détour des galeries, tels que le jardin des licornes, l’observatoire du lac, les animaux de la forêt autour de la cascade, la plaine des grands rennes, la joyeuse fabrique des lutins, jusqu’à la rencontre du bonhomme en rouge. Attention, au pays du Père Noël cévenol la température est de 14 degrés.

    Du 20 au 24 et du 26 au 30 décembre. 13,40 euros, gratuit pour les moins de 5 ans.

    Montpellier (Hérault)

    La fabuleuse crèche languedocienne

    La crèche languedocienne offre une représentation la plus fidèle possible de la vie dans notre région vers la moitié du XIXe siècle, par des éléments architecturaux typiques, des métiers traditionnels, des costumes de l’époque… Avec près de 250 santons habillés sur 40 m² de décor, ce n’est pas une simple crèche, mais la représentation d’un village de la région montpelliéraine. Costumes et bâtiments sont la réplique de ceux existants à l’époque, des panneaux contigus donnent d’utiles explications sur l’architecture et le mode de vie. Rien n’est oublié : la culture de la vigne et de l’olivier, l’élevage ovin, les petits métiers d’antan, les personnages hauts en couleur de Montpellier, les danses traditionnelles (animées par des mécanismes), les joutes…

    Du 21 décembre au 2 janvier de 14h30 à 18h. Salle Pétrarque. Gratuit.

    Palavas-les-Flots (Hérault)

    Les flots enchantés, des fêtes les pieds dans le sable

    Le boulevard Joffre de Palavas-les-Flots se métamorphose jusqu’au 4 janvier. Véritable lieu magique en bord de mer, il invite petits et grands à vivre la féerie des fêtes à travers des illuminations, des spectacles poétiques (comme celui de la Compagnie Les Enjoliveurs, le 22 décembre à 17h, notre photo), des concerts, des déambulations féeriques, des manèges mais aussi des gourmandises et des produits artisanaux de qualité. Un rendez-vous incontournable pour se plonger dans l’esprit de Noël et partager la chaleur et la convivialité des fêtes de fin d’année. Toutes les déambulations ont lieu dans le village de Noël et dans la rue Saint-Roch. Tous les spectacles fixes se jouent sur la scène au milieu du village de Noël.

    Tous les jours jusqu’au 4 janvier. Gratuit. Programme complet sur le site palavaslesflots.com

    Nîmes (Gard)

    Des mythes heureux au Musée de la romanité

    Les histoires de la mythologie finissent mal, en général ? Pas toujours ! Avec Cupidon, Ariane, ou encore Apollon, pour Noël, le Musée de la romanité à Nîmes propose des visites pour découvrir des mythes à la fin heureuse garantie, tous les jours du 20 décembre au 3 janvier à 15h30.* L’occasion aussi de visiter l’exposition temporaire « Gaulois, mais Romains » autour de laquelle des ateliers sont proposés pendant les fêtes. Notamment pour les plus petits (3 à 5 ans) avec « Paupiette et les Gallo-romains »** où l’on suit les aventures d’une petite laie. Grâce aux œuvres de l’exposition, à des histoires et des activités, Paupiette raconte aux enfants et à leurs parents comment on vivait chez les Gallo-romains.

    *Du 20 décembre au 3 janvier, 15h30. Tarif enfant : 6€, adulte : 12€,, 9€ (réduit), 3€ (adhérent); Durée 1h. **Mercredis 24 et 31 décembre, 10h30. Tarif enfant : 3€ adulte : 9€, 3€ (adhérent) Offre famille (2 adultes + 2 enfants) : 21€. Durée 1h.