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  • FO s’inquiète de l’arrêt de l’usine Fibre Excellence

    FO s’inquiète de l’arrêt de l’usine Fibre Excellence

    Fibre Excellence Provence de nouveau sur la corde raide ? C’est ce que laisse entendre le syndicat FO du site de Tarascon, dans un communiqué de presse pour le moins alarmant. « Suite à l’annonce brutale de l’arrêt de l’usine de Fibre Excellence Provence à Tarascon en date du 18 décembre et jusqu’au 5 janvier 2026, l’inquiétude à rapidement gagné les salariés », explique l’organisation syndicale de l’usine de pâte à papier. Avant de dénoncer : « Voilà que 5 ans après la liquidation/cession de Fibre Excellence Tarascon pour le compte de son propre actionnaire, le spectre de la fermeture plane à nouveau ». Référence au fait que le site avait été repris, en 2021, par son actionnaire principal Paper Excellence, après un dépôt de bilan puis un passage en redressement judiciaire

    « La baisse d’activité sur le marché européen »

    L’inquiétude syndicale ne vient pas de nulle part : « L’usine sœur de Saint-Gaudens [Haute-Garonne, Ndlr.] a subi un arrêt conjoncturel de 5 semaines cet automne », affirme Force Ouvrière. Contactée, Fibre Excellence n’a pas répondu à nos sollicitations. Mais elle expliquait, dans une communication officielle, que l’arrêt de l’usine de Saint-Gaudens était due à « une mesure préventive face à la baisse d’activité sur le marché européen de la pâte à papier ». « Un plan d’activité partielle avait été mis en place pour les 271 salariés du site afin de réduire au maximum les conséquences de cette suspension », développe l’entreprise, renvoyant à « des facteurs économiques défavorables ». D’où la demande de FO : « Nous avons également demandé à pouvoir nous rendre aux côtés des représentants CGT et CFDT à la réunion au ministère de l’Économie à Bercy du 7 janvier 2026. »

  • Fin de grève à Arkema et une « victoire collective » pour la CGT

    Fin de grève à Arkema et une « victoire collective » pour la CGT

    Pas d’effusion de joie mais une « victoire sur la forme » pour les salariés marseillais d’Arkema. Ce mardi a marqué la fin du mouvement social entamé le 11 décembre dernier sur le site marseillais de l’entreprise de chimie. Les travailleurs ont voté la fin de la grève en assemblée générale après treize jours de grève à l’appel de la CGT, sur fond de bras de fer pour des augmentations de salaires.

    « Nous ne sommes pas complètement satisfaits des résultats des négociations. La proposition de la direction générale est entendable mais on est surtout satisfaits de l’avoir obligé à renégocier », expose Sébastien Jonas. Preuve de la difficile équation à laquelle ont fait face les grévistes : « La reprise n’a été votée que d’une courte majorité, ça s’est joué à 6 voix près. Les salariés sont partagés ». Pour rappel, la CGT avait appelé à la grève suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » où la direction ne proposait que 1,2% de hausse de salaire et un « talon », c’est-à-dire l’augmentation plancher de salaire, à 35 euros, la plus basse depuis 2002 selon les calculs syndicaux. Suite au bras de fer, ce talon passe à 50 euros, ce qui bénéficie « largement aux salaires médians » de l’entreprise [lire notre article du 23/12, Ndlr.]. Cerise sur la gâteau avant les fêtes de fin d’année : la CGT arrache aussi une « prime de résultats de 400 euros » alors qu’elle n’était pas prévue à l’origine.

    « Des convictions »

    « On est fiers du travail collectif et de la mobilisation qui a été menée. Pour tenir 13 jours d’arrêt de fabrication, il faut avoir des convictions », positive Sébastien Jonas. Si son organisation revendiquait 160 euros de hausse de salaire pour tous, elle faisait face au départ à une direction générale « qui ne voulait pas réouvrir les NAO ». D’où la satisfaction « de l’avoir forcé à bouger ». Autre « victoire » syndicale : des bougés au niveau des emplois. « Il n’y a pas d’engagement écrit mais on avance sur la question des départs à la retraite non remplacés. La direction en évoque 150, mais on a maintenant bon espoir de réduire largement ce chiffre », développe le syndicaliste.

    En contact direct avec les autres sites en grève de l’entreprise grâce à un système de visioconférence, les salariés marseillais ont fait remonter leur décision à la coordination CGT. Avant que cette dernière appelle officiellement à « suspendre le mouvement de grève ». Puisque la majorité des assemblées générales qui se tenaient au même moment dans les usines homologues se sont aussi prononcées en faveur de la reprise du travail. « Les résultats des assemblées ont été serrés sur tous les sites, tous sauf un ont voté contre la reconduction », expose Sébastien Jonas. « On a gagné la bataille psychologique, on les a fait revenir à la table des négociations », se félicite Emmanuel Grandjean, coordinateur CGT, lors de la visioconférence.

    Au pic du mouvement, les travailleurs de plus d’une dizaine d’usines suivaient la grève, avec des appels aux débrayages de quelques heures pour certaines ou un arrêt total de la production pour d’autres. Une première depuis belle lurette pour l’un des leaders mondiaux des matériaux de spécialités : la dernière grève d’ampleur à Marseille remontant à 2021. D’où la conclusion de la coordination CGT qui évoque « une victoire collective », insistant sur « l’unité des sites » dans cette bataille.

  • Une cagnotte pour le climat face à la baisse des subventions

    Une cagnotte pour le climat face à la baisse des subventions

    Depuis quelques semaines, le Groupe régional d’experts sur le climat (Grec-Sud) a ouvert une cagnotte en ligne, accessible à partir du site du groupe, en évoquant sans détour un risque de fermeture à court terme.

    Pour cette association, inspirée du Giec et spécialisée dans la synthèse des connaissances climatiques à l’échelle régionale, l’initiative relève d’une nécessité. « Tout l’enjeu, c’est de trouver de l’argent pour le court terme », résume le directeur de l’équipe du Grec-Sud, Antoine Nicault. Ce rôle d’interface entre science et action publique se heurte aujourd’hui à un contexte financier fragile. Au cours de l’année, l’association a été notifiée d’une procédure d’alerte de la commissaire aux comptes, en raison de tensions de trésorerie. « On arrive à boucher les trous et à tenir, mais cela fait un an et demi que l’on est en grande difficulté », confie Antoine Nicault. Le financement croisé des collectivités n’arrive pas à compenser la baisse des subventions et aides d’État, résume en substance le responsable de la structure.

    Un soutien citoyen

    La nouvelle cagnotte, relancée récemment, a permis de récolter près de 10 000 euros et de « repousser l’échéance », offrant un peu de visibilité à court terme. Au-delà de l’aspect financier, cette mobilisation témoigne de l’attachement des scientifiques et des collectivités à un acteur reconnu pour « créer un socle commun de connaissances sur les enjeux du changement climatique ». Pour les chercheurs, l’objectif est désormais de stabiliser l’organisation. Sans cela, prévient Antoine Nicault, « la région perdrait un acteur clef sur ces enjeux-là », alors même que l’anticipation des impacts climatiques n’a jamais été aussi cruciale.

  • Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit

    Le BUS, une infrastructure routière qui fait grand bruit

    Alors que le collectif CANBUS s’active et mobilise pour empêcher le prolongement du Boulevard Urbain Sud (un linéaire prévu sur 8,5 km de l’échangeur Florian jusqu’à la traverse Parangon) et épargner le jardin de la Mathilde, les jardins familiaux Joseph-Aiguier et la pinède du Roy d’Espagne, la Métropole lance un marché pour poursuivre l’isolation acoustique des bâtiments impactés sur les 3 km de la section livrée en 2021 jusqu’au boulevard de Sainte Marguerite.

    A ce jour, les menuiseries de 126 logements ont déjà été remplacées via un dispositif de subventions que la Métropole veut étendre. Pour s’assurer de l’impact réel de l’infrastructure décriée, une mise à jour en juin 2021 de l’étude acoustique de 2016, a mis en évidence « la nécessité de traiter 570 bâtiments supplémentaires par rapport aux 117 bâtiments initialement prévus » et ce en dépit de 5 kilomètres de murs de clôture acoustiques déjà posés.

    La réglementation impose au maître d’ouvrage des mesures de protection en cas de dépassement des seuils de 60/65 décibels le jour (6h-22h) et 50/55 décibels la nuit (22h-6h). Pour donner un ordre d’idée, le niveau sonore à moins de 8 mètres d’un véhicule roulant à 50 km/h se situe autour de 70/75 décibels. La somme de 10 véhicules augmente le niveau de bruit global de 10 décibels, soit 80/85 décibels. Le bruit montant, sa perception est amplifiée aux étages. D’où l’isolation acoustique des façades proposée.

    Un trafic encore sous-estimé

    Autre problématique soulevée, la sous-estimation du trafic pris en compte dans les études. Si du côté de l’A50, il est projeté que le BUS passerait de 40 000 véhicules/jour en 2021 à près de 49 000 en 2040, il était observé en 2021 que du coté de Sainte Marguerite (où les travaux d’aménagement d’un rond-point débutent), le BUS était déjà parvenu à son niveau projeté de trafic 2040 avec près de 28.000 véhicules/jour. « Il est donc possible que le trafic sur le BUS soit sous-estimé sur certaines sections », analyse l’étude de 2021 qui recommande de « refaire une étude de trafic pour mieux apprécier les trafics de long terme, voire de majorer les isolements des bâtiments à traiter dans cette éventualité, surtout que le BUS doit être prolongé vers le sud, ce qui risque d’induire des trafics supplémentaires. »

    D’où la possibilité qui est donnée de réaliser de nouvelles mesures acoustiques par logement « à la demande des propriétaires notamment au regard d’une éventuelle évolution du trafic routier », propose la Métropole.

  • Des opérations de sécurisation pour les fêtes

    Des opérations de sécurisation pour les fêtes

    C’est une consigne ferme de notre ministre de l’Intérieur, de rassurer les fidèles quels qu’ils soient et quel que soit le lieu de culte », appuie le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône. Depuis l’esplanade de la Bonne Mère ce mardi, le sous-préfet Pierre Gilardeau a présenté à la presse le dispositif déployé pour sécuriser les offices de Noël dans tout le département. Ainsi, quelque 230 effectifs de police nationale vont être déployés aux abords des lieux de culte à Marseille. « Nous allons avoir nos effectifs en tenue, visibles, qui mettent pied à terre et qui sortent des voitures pour se montrer et sécuriser tous les fidèles », détaille-t-il. Avec l’objectif d’être présent à l’entrée ou à la sortie des fidèles, et une garde statique pour les offices les plus fréquentés. S’ajoutent aussi 110 CRS « qui vont être mobilisés sur le centre-ville et sur des cités de Marseille », précise le sous-préfet. Sans compter les patrouilles des militaires de la force Sentinelle et les équipages de police municipale également déployés. En zone gendarmerie, plus de 300 gendarmes sont également mobilisés ou mobilisables pour assurer la protection des 118 lieux de cultes concernés. « Nous nous voulons dissuasifs et visibles pour rassurer », insiste Pierre Gilardeau, ajoutant que des contrôles routiers sont aussi prévus. Un arrêté interdisant la vente et le transport d’artifices est également en vigueur depuis lundi, « ce qui va aider les forces à opérer des contrôles des commerces, de transporteurs ».

  • Pour Noël et la Saint-Sylvestre, les marins pompiers au taquet

    Pour Noël et la Saint-Sylvestre, les marins pompiers au taquet

    Dix minutes chrono. C’est le temps que se donnent les marins pompiers pour intervenir, du coup de fil à l’arrivée des secours sur place. Dans le centre de traitement des appels, à l’état major du BMPM, boulevard de Strasbourg (3e), ils sont 15 à se relayer sur 24 heures. Des hommes et des femmes expérimentés, capables d’évaluer rapidement la situation, même si le numérique leur vient en aide explique le capitaine de frégate Bruno. Un logiciel paramétré par leur soin permet aux marins pompiers de savoir exactement la topographie des lieux, si des travaux sont en cours… Histoire de ne pas engager un gros camion là où il ne pourra pas passer précise ce dernier.

    Sur l’écran géant, une carte de la ville avec des étiquettes pour figurer les équipes engagées. Un code couleur permet à deux opérateurs de suivre les interventions en cours et d’ajuster : « Orange, ils sont à l’hôpital, en jaune en train de revenir, en vert disponible et en rouge en intervention », détaille-t-il.

    Depuis début décembre, des moyens supplémentaires ont été engagées « afin de faire face à la demande de secours sur le centre-ville ville et à proximité de Grand Littoral et de La Valentine, les magasins sont ouverts, les gens font leurs courses et aussi samedi dernier autour du Vieux-Port pour le feu d’artifice et le spectacle de drones », précise le capitaine de frégate.

    Plus de technicité

    Pour la nuit du 31 décembre, bien moins agitée que celle du 14 juillet, jusqu’à 350 personnes sont mobilisées pour porter secours. Une vingtaine de marins sont dédiés aux ambulances uniquement, « c’est 15% de plus », précise le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. « On décale l’armement de nos engins pour avoir plus de personnel la nuit, jusqu’à 3h du matin », ajoute le capitaine de frégate Bruno.

    Si la nuit de Noël devrait être plutôt calme, ils redoutent « les accidents de la circulation notamment avec les trottinettes (+56% cette année), bref les comportement à risque. L’invulnérabilité n’existe pas », martèle le vice-amiral.

    Tout au long de l’année, le bataillon a pu constater une hausse des appels, à raison de 4% par rapport à 2024, soit 126 000 en 2025, pour 346 interventions par jour, indique-t-il, sans être vraiment en mesure d’analyser cette tendance. « Je pense que c’est la même chose pour le 17, nous sommes peut être dans un sentiment global anxiogène, où on a besoin d’être rassuré et à Marseille ce qui rassure c’est le bataillon », constate Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille, en charge de la sécurité publique et du BMPM.

    Pour autant l’augmentation des effectifs n’est pas à l’ordre du jour. L’idée étant plutôt pour le vice amiral de gagner en efficacité avec plus de technicité. Plus d’officiers ont été engagés, la Ville et la Marine financent une école qui devrait voir le jour sur la friche Louis Armand (12e) en 2030.

  • Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants

    Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants

    Une console de jeu à 10 euros, un lot de 1 000 briques à assembler à 4 euros ou encore un téléphone intelligent à 20 euros. Les prix sur les sites chinois de Temu et Shein sont dérisoires et le choix de références infini.

    Face à la baisse du pouvoir d’achat et à l’approche de Noël, les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces sites pour mettre des cadeaux au pied du sapin. Pourtant, derrière ces prix cassés se cachent une qualité médiocre et surtout des risques pour la santé des plus petits.

    Petit prix, grand danger

    En 2024, ce sont 775 millions de petits colis en provenance de l’étranger qui ont été livrés en France, soit deux millions par jour, d’après le site Vie publique. Parmi ces colis, la plupart ont été commandés sur les sites de Temu ou Shein, devenus leaders mondiaux de la vente en ligne. Pourtant, parmi ces millions de colis qui ont envahis les maisons françaises, seuls 0.0082% ont été contrôlés en physique l’année passée, d’après la commission européenne.

    Face à ce manque de contrôle, l’association de consommateur UFC-que choisir, associée à ses homologues allemand, belge et danois, ont enquêté sur ces produits. D’après leur étude, publiée le 30 octobre dernier, 69% des produits testés ne répondaient pas aux normes en vigueur dans l’Union européenne et 57% pouvaient s’avérer dangereux…

    Mais c’est avant tout au rayon jouet que les résultats sont les plus inquiétants. En effet, sur 54 articles destinés aux enfants testés, seul un jouet respectait les normes européennes. Le principal problème relevé est la taille des pièces souvent trop facilement détachables. Pour l’association de consommateurs « le risque qu’un enfant les ingère et s’étouffe est loin d’être négligeable ». Certains produits avaient également des taux très élevés de substances dangereuses comme des perturbateurs endocriniens dépassant plus de quatre fois la réglementation imposée par l’Union européenne.

    Ces normes européennes relatives à la sécurité des jouets sont pourtant en application depuis 2011 sur tout le territoire européen. Une réglementation qui impose à chaque fabricant d’analyser les dangers que ses jouets peuvent présenter en matière chimique, physique, mécanique, électrique, d’inflammabilité, de radioactivité et d’hygiène.

    Face à ces manquements répétés et au manque de contrôle de ces articles, la commission européenne a voté le 12 décembre, une taxe de 3 euros pour tous les colis de moins de 150 euros issus de l’étranger.

  • « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    La Marseillaise : Comment les fêtes de fin d’année sont-elles appréhendées ?

    Muriel Dueñas : La surconsommation est toujours mise en avant lors de la période de Noël. Sauf qu’aujourd’hui, les familles sont de plus en plus en difficulté pour répondre aux besoins des enfants et de la famille. Certains pensent à faire des prêts à la consommation pour pouvoir assumer leurs dépenses de fin d’année, parce qu’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Les dossiers de surendettement sont en augmentation à cause notamment des salaires qui stagnent, des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois.

    Qu’est-ce qui a le plus augmenté dans le panier des Français ?

    M.D. : La viande a particulièrement augmenté, mais les fruits et les légumes aussi ou encore les bûches glacés. Il y aura beaucoup de remplacements de produits sur la table du réveillon ou bien des produits de moins bonne qualité. Car quand on est une grande famille, c’est vraiment compliqué de faire un repas à petit budget. Je pense que certains feront les fêtes moins nombreux ou resteront chez eux pour limiter leurs dépenses.

    Quelles solutions existent pour redonner du pouvoir d’achat pour les fêtes ?

    M.D. : La première chose c’est l’augmentation des salaires et des pensions des retraités. Car les revenus des classes populaires n’évoluent pas alors que les prix augmentent. Et puis il y a aussi toujours trop de marge par la grande distribution alors que les agriculteurs ne sont pas assez payés. Il faudrait un prix juste pour les éleveurs et pour les consommateurs. Ce sont toujours les classes populaires qui trinquent. On le voit bien avec les associations d’aide alimentaire comme les restos du cœur ou le Secours populaire. Chaque année, les demandes augmentent. Et les périodes de fêtes sont de plus en plus prenantes sur le budget des ménages. On voit bien que pour pouvoir passer les fêtes bien tranquillement et faire des cadeaux aux enfants, de nombreuses personnes ont échelonné les coûts sur plusieurs mois.

  • Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Greenwood, Vermeeren, Rulli : hommes forts de l’OM

    Le chapitre 2025 de l’histoire de l’Olympique de Marseille est désormais terminé. Chaque ligne a été écrite, apportant son lot de joie et de désarroi pour les supporters phocéens. Les Olympiens ont bouclé la moitié de leur saison, matérialisée par un retour remarqué en Ligue des Champions et une lutte pour le titre national toujours active. Ces quelques mois de football ont permis à certains joueurs de se démarquer. Trois seront mis en avant un peu plus bas, mais d’autres noms auraient pu figurer dans cette courte liste. C’est le cas de Pierre-Emerick Aubameyang, revenu avec succès d’Arabie Saoudite, mais aussi d’Igor Paixão, Brésilien aux dix contributions décisives, malgré sa préparation tronquée. Nayef Aguerd est à mettre en avant, lui qui a souvent porté la défense marseillaise depuis son recrutement.

    Mason Greenwood

    Footballistiquement, Mason Greenwood est le maillon incontournable de cet OM. Meilleur buteur de Ligue 1, il en est aussi l’un des meilleurs joueurs, sans aucun doute. En 22 matches disputés cette saison, l’ancien international anglais a inscrit 15 buts, réalisant également 4 passes décisives. Surtout, il a été une terreur dans les défenses adverses, laissant planer un frisson à chaque incursion dans la zone de vérité.

    Buteur dans toutes les positions, il a rarement été en difficulté. Même lors de mauvais matches comme l’OM-l’Atalanta où l’ex-Mancunien a tenté, a proposé, malgré le peu d’efficacité offensive. Le joueur a déjà passé un cap par rapport à sa première saison, où Roberto De Zerbi se plaignait parfois de son manque d’efforts. Sérieux 95% du temps, Greenwood n’est pas fait du même bois que les autres et le montre à chaque apparition.

    Arthur Vermeeren

    Arthur Vermeeren est une satisfaction, lui qui aurait pu ne jamais débarquer à l’OM. Arrivé en fin de mercato, après l’embrouille Rabiot-Rowe, le milieu belge a atterri dans les Bouches-du-Rhône avec l’étiquette d’ancien crack en manque de références ces dernières saisons. Du haut de ses 20 ans, il a finalement explosé un soir d’Europe, où un faible Ajax s’est retrouvé acculé par l’activité du néo-marseillais.

    Ensuite, durant l’automne, Vermeeren a montré que le milieu de terrain olympien n’était pas le même lorsqu’il était sur le banc. Concrètement, l’entrejeu n’était pas aussi impactant quand le joueur formé au Royal Antwerp ne jouait pas. Le numéro 18 des Phocéens a déjà prouvé sa valeur et tente, lui aussi, de se montrer incontournable aux yeux du staff. L’option d’achat à 20 millions d’euros du Belge pousse forcément les dirigeants olympiens à réfléchir sur son cas lors des prochains mois.

    Gerónimo Rulli

    Gerónimo Rulli a aussi sa part de responsabilités dans le bon début de saison de l’Olympique de Marseille. Le portier argentin a réalisé quelques grandes prestations pour sauver de précieux points. S’il n’a pas été récompensé de ses exploits sur la pelouse du Real Madrid (13 arrêts, défaite 1-0), ses parades contre le PSG ou encore Strasbourg ont permis à son club de récupérer les trois points à chaque fois.

    Mais il y a encore des points d’amélioration pour l’ancien joueur de l’Ajax. Son jeu au pied peut encore offrir certaines sueurs et deux ou trois passages à vide ont coûté. Son erreur à Lille notamment (0-1), mais également un manque de sérénité à Saint-Gilles, malgré la victoire. Un Gerónimo Rulli en bonne forme assure forcément un gros résultat à l’OM. Il sera primordial de poursuivre cette dynamique lorsque de plus grandes échéances se présenteront.

  • À Marseille, riches vacances scolaires dans les musées

    À Marseille, riches vacances scolaires dans les musées

    Alors que l’hiver démarre et les frimas poussent à la paresse, pourquoi ne pas aller faire un tour au musée afin d’éviter que les minots ne tournent trop en rond ou qu’ils fassent une pause dans leur déglutition de friandises ? Au Mucem, plus qu’une quinzaine de jours pour aller s’alanguir et s’instruire devant Lire le ciel. Une exposition qui retrace l’histoire du regard porté sur les étoiles depuis l’Antiquité. C’est dans ce cadre que le musée de société marseillais propose une série d’activités dédiées à la jeunesse jusqu’au 4 janvier. Tandis que des visites guidées et contées plongeant les enfants, dès 4 ans, dans les mythes stellaires et autres « histoires astrologiques » auront lieu du 26 décembre au 3 janvier, le Mucem accueillera aussi à deux reprises Nadir. Un spectacle « poétique et sensoriel » avec projections d’« images célestes » dans les pas d’une petite fille qui « étudie le ciel et les constellations pour surmonter sa peur du noir ». Car Nadir désigne par ailleurs, indique le programme, « à la fois le point opposé au zénith en astronomie et un prénom d’origine arabe signifiant celui qui avertit ». Nimbé de l’univers des musiques proche-orientales, un voyage dans les étoiles guidé par Elsa Hourcade et ses cinq équipiers. Le musée dentelé situé sur le J4 sera aussi habité par les étoiles, le 31 décembre à 15h, avec la conférence spectacle Raoul Lala et les mystères du ciel, dans laquelle cette marionnette marseillaise « anime une drôle de conférence en direct des étoiles pour raconter aux enfants l’exposition ».

    De Borély au Muséum

    En ce qui concerne le réseau municipal des musées de Marseille, les propositions sont aussi nombreuses. C’est au Château Borély qu’on en compte le plus avec un panel d’activités s’inscrivant dans le sillage de l’exposition Infiniment bleu, qui explore l’histoire de cette couleur du XVIIIe à nos jours à travers la mode, la faïence, les arts graphiques et les bijoux. Prochain rendez-vous mardi 23 décembre à 10h avec l’atelier ludique « Mémo, loto & co » qui invite les tout-petits à user de leurs « capacités d’observation » en « jouant au cœur » du parcours. Le samedi 27 décembre, les minots pourront aussi participer aux Olympiades d’Apollon, jeu de l’oie géant déployé dans ce château où se cache « un cortège de nymphes, muses et autres divinités de l’Olympe ». Sous le nom de Sacrebleu, des visites guidées, parsemées de jeux et devinettes, auront également lieu le 23 décembre.

    Du côté du Muséum d’histoire naturelle, la visite valait déjà le coup pour l’exposition Aliçe et les drôles d’oiseaux, qu’il abrite depuis quelques jours. Une triple plongée dans l’univers du roman de Lewis Caroll Alice au pays des merveilles, dans celui du plasticien qui la réalise, Bernard Briançon, ainsi que dans les collections du Muséum. En plus de cela, un spectacle de contes y sera programmé les 24 et 26 décembre à 10h, autour des Nouvelles aventures d’Alice de Suzanne Barbaroux. Des visites « flash » de ce parcours aux accents délicieusement surannés et poétiques, ainsi qu’une série de « Petits jeux du Muséum », quizz ayant trait à l’exposition ont aussi lieu tous les jours jusqu’au 4 janvier, excepté les 25 décembre et 1er janvier.

    D’autres musées municipaux offriront eux aussi quelques activités, mais dans une moindre mesure parmi lesquels celui des Beaux-Arts et son « Mystère au musée », jeu de piste autour de ses trésors cachés.