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  • Des pompiers satisfaits de l’échange avec le préfet

    Des pompiers satisfaits de l’échange avec le préfet

    Après près de deux heures d’échanges intenses avec le représentant de l’État, quelques sapeurs-pompiers sont ressortis rassurés. Un mouvement de grève a été lancé le 8 septembre par l’ensemble des organisations syndicales de la profession. Pour le syndicat autonome des employés (SAE 13) du service départemental d’incendie et de secours (Sdis), il était essentiel de faire remonter plusieurs difficultés, notamment le manque d’effectifs et la forte sollicitation des sapeurs-pompiers volontaires.

    Cyril Bardo, vice-président du syndicat autonome des employés du 10-13 et pompier, déplore l’état global de la profession : « On observe que le financement des services d’incendie n’est pas suffisant. Il y a un fort manque de personnel, en quelque sorte la protection civile et les services d’incendies sont les parents pauvres de l’état. Il faut que le préfet prenne en considération la problématique et qu’il le fasse remonter au plus haut niveau étatique. » Une rencontre qui aura permis de faire remonter différents problèmes.

    « Étonné de beaucoup

    de choses »

    Présent à l’entrevue, Pierre Davisseau, président du SAE 13, se dit confiant pour la suite : « Il a entendu toutes les recommandations qu’on avait au niveau national et départemental. D’ailleurs, en rédigeant la synthèse qui sera envoyée au cabinet du ministre dans les prochains jours, il a été étonné de beaucoup de choses. Nous sommes satisfaits de l’échange, il a compris qu’on n’était pas là pour soutirer des sous, on veut pérenniser ce qu’on peut et faire les emplois statuaires pour compléter les gardes ».

  • [Maj] Avignon : choc au sein de la majorité après le décès de Michel Adam

    [Maj] Avignon : choc au sein de la majorité après le décès de Michel Adam

    « Aujourd’hui, l’équipe municipale est en deuil », annonce ce mardi matin, Olivier Galzi. Le maire (DVD) d’Avignon fait part de la « disparition de notre ami Michel Adam, adjoint à la propreté et aux espaces verts ». L’élu, âgé de 65 ans, a été victime d’un malaise cardiaque lundi soir, peu après 20h, à la sortie du conseil communautaire tenu à Montfavet. Très rapidement pris en charge par les nombreuses personnes encore présentes à ce moment là, équipées d’un défibrillateur, avant l’arrivée des pompiers et du Samu, Michel Adam n’a donc pas survécu.

    « Michel n’était pas seulement un ami, c’était un frère d’armes dans la bataille que nous menons pour redresser notre ville. Le résultat spectaculaire qu’il avait obtenu en quelques mois sur le front de la propreté, était le fruit de son engagement : TOTAL, sans calcul, ni réserve », loue Olivier Galzi. Retraité de la fonction publique, Michel Adam avait travaillé pendant 40 ans dans les services municipaux d’Avignon jusqu’à devenir chef du service de la propreté. Une mission qu’il poursuivait désormais en tant qu’élu depuis mars.

    « Michel avait accepté à ma demande d’abandonner son travail au sein d’une société de nettoyage pour remplir la mission que je lui avais confiée : rendre notre ville, plus belle et plus propre. Il avait accepté de renoncer à une situation confortable, parce qu’il avait le sens de l’intérêt général, et qu’il aimait sa ville comme personne », rappelle le maire, très affecté, qui pense « aujourd’hui à ses enfants et à sa famille » et « pleure la disparition d’un homme de valeur et de conviction ». Michel Adam était un cadre de la majorité, en lien quotidien avec Olivier Galzi sur une thématique qui était l’une des trois priorités du mandat.

    Cette disparition brutale ébranle forcément la majorité, dont plusieurs membres ont été des témoins directs du drame, mais aussi car Michel Adam était apprécié. « Un homme doté d’un immense goût de vivre, d’un humour communicatif et d’un sourire généreux qu’il partageait volontiers », souligne la Ville dans un communiqué. La prochaine séance du conseil municipal lundi prochain, 28 septembre, sera forcément chargée en émotion. Cela reste encore à confirmer, mais selon l’ordre de la liste aux municipales, Stéphane Gérard est appelé à le remplacer au sein de l’assemblée municipale.

  • À Manosque, des salariés en insertion sublimés par une artiste

    À Manosque, des salariés en insertion sublimés par une artiste

    Dans son exposition visible jusqu’à dimanche au centre Carzou, la photographe Marie Calmes raconte le parcours de travailleurs en réinsertion professionnelle, qu’ils soient en situation de handicap, immigrés ou trop âgés pour être embauchés. « La ressourcerie rassemble de nombreux sujets de société », explique l’artiste : intégration, marché du travail, « difficultés à trouver un emploi pour des publics étrangers, en rupture sociale, familiale ou professionnelle, sans papiers, à la rue ». Dans la salle d’exposition, un enregistrement audio donne la parole aux salariés en réinsertion, qui y racontent leur parcours semé d’embûches, que ce soit lié au handicap, à la migration ou encore à des problèmes familiaux. « Parfois, c’est la boîte pour laquelle ils travaillaient qui a fermé et ils n’ont pas retrouvé de travail après, ou c’est un burn-out, une dépression, un deuil… », cite par exemple l’artiste. « C’est des gens qui ont totalement perdu confiance en eux », ajoute-t-elle. À travers son travail, elle souhaite « interroger les regards qu’on peut porter sur ce genre de publics, qui sont souvent stigmatisés ».

    « Il y a des gens qui viennent de pays en guerre, ou même des Français, qui ne trouvent pas de travail. C’est pas en traversant la rue qu’on trouve du boulot. La plupart de ces gens veulent travailler, s’intégrer, mais ce n’est pas simple », déplore Marie Calmes. « Ces gens m’ont touchée, j’ai vu leurs difficultés, et je me suis dit qu’il fallait le partager, parce qu’il y a des gens qui ne se rendent pas compte de ce qu’ils vivent au quotidien. Je voulais les mettre en lumière.»

    « Un pied de nez

    à la hiérarchie sociale »

    Les portraits des salariés en réinsertion sont présentés dans des cadres d’époque dorés, tous trouvés à la ressourcerie. « Je trouvais que c’était un bon moyen de faire un pied de nez à la hiérarchie sociale, en mettant les salariés en valeur dans des cadres issus de castes bourgeoises », lance Marie Calmes.

    Pour la photographe, la ressourcerie est « un lieu de résilience, de transition, où chacun peut retrouver une place », ou encore « une famille pour retrouver le chemin vers le travail ». « On y prend en considération le handicap, les difficultés, cela permet de remettre le pied à l’étrier », avance-t-elle.

    L’exposition a également un aspect écologique, mettant en avant le travail de recyclage et de récupération de la ressourcerie, et dénonçant la pollution au travers de photos de machine à laver et de fauteuils jetés en pleine nature aux alentours de la ressourcerie.

    La photographe a réalisé ce travail dans le cadre d’une résidence au sein de la ressourcerie, à Sainte-Tulle, où elle est restée deux semaines en octobre 2024. Elle a même pensé à faire un livre où elle raconterait les histoires de toutes les personnes en réinsertion rencontrées.

    Une dizaine de salariés étaient présents au vernissage samedi, et certains reviendront lire leurs témoignages ce jeudi à 14h et samedi à 11h. « Je voulais les remercier publiquement de la confiance qu’ils m’ont accordée et du courage de raconter son histoire, d’avouer ses fragilités, parce qu’il y en a qui m’ont confié des choses intimes qui ne sont pas faciles à regarder en face », explique Marie Calmes. Une salariée a par exemple raconté à la photographe avoir été interpellée à son arrivée à la gare de Marseille, accusée de « venir en France pour voler le pain des Français parce qu’ici il y a des aides », alors qu’elle avait fui son mari qui menaçait de l’assassiner et avait dû « laisser ses enfants au pays ».

    D’autres textes faisant écho aux thématiques de l’exposition seront lus dans le cadre des Correspondances de Manosque.

  • L’ambiance du Vélodrome résonne chez les Spartiates

    L’ambiance du Vélodrome résonne chez les Spartiates

    Des tambours percutants, des chants « pro-Marseillais » et un capo, mégaphone en main, pour orchestrer les encouragements.

    Les yeux fermés, on pourrait facilement se croire dans l’un des virages bouillonnants du stade Vélodrome. Pourtant, cette ferveur ne se limite pas à l’enceinte olympienne. Au Palais omnisports Marseille Grand-Est, près de 5 000 supporters donnent régulièrement de la voix pour les Spartiates. Parmi eux, l’« Unité Spartiate », un groupe d’une quarantaine d’adhérents à l’aube de sa quatrième saison en Ligue Magnus, qui soutient l’équipe corps et âme. « On reste des Marseillais avant tout, peu importe l’endroit où on se trouve », souligne son président, Sébastien Guyon.

    Recette marseillo-américaine

    Il a découvert les Spartiates dès leurs débuts, lors de la saison 2012-2013, alors que l’équipe s’appelait encore les « Gabians ». « On se rattache à tellement de valeurs. C’est très identitaire, avec de la puissance, du physique et de la rapidité dans le jeu. C’est vraiment ce qui correspond à l’ADN de Marseille et des Marseillais », explique-t-il. Une identité locale qui se mêle aux codes du hockey sur glace nord-américain, basée sur le sens du spectacle, de l’expérience technologique et sonore, et des animations entre les tiers-temps.

    Pour encourager les joueurs, l’Unité Spartiate reprend ainsi certains chants mythiques du Vélodrome, qu’ils adaptent « à la sauce hockey ». « On a enlevé tout le côté insultant. On n’a pas vraiment le droit, vis-à-vis de la Ligue, car cela peut entraîner des sanctions disciplinaires, financières ou sportives pour le club. Mais ça ne nous empêche pas de mettre une super ambiance », assure Sébastien, qui prépare déjà un déplacement à Grenoble avec son Unité Spartiate. Un Kop comme on les aime.

  • Le Département des Hautes-Alpes agit suite aux aléas climatiques de l’été

    Le Département des Hautes-Alpes agit suite aux aléas climatiques de l’été

    Après « un été gravé dans nos esprits », selon le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard, le conseil départemental a fait sa rentrée ce mardi matin. L’élu a commencé la réunion en rappelant les événements « déstabilisant » de la saison estivale, comme l’incendie au pays des Écrins et les glissements de terrains à de multiples endroits.

    Suite aux crues torrentielles qui ont détruit la route d’accès au Pré de Madame Carle, neuf véhicules sont toujours bloqués. Le Département a décidé de prendre en charge 10 000 euros sur les 15 000 nécessaires à l’évacuation, qui se déroulera par hélicoptère le 24 septembre. « C’est un scandale que les compagnies d’assurances aient refusé de prendre en charge leurs clients », s’est exclamé le président du Parc des Écrins Arnaud Murgia. Début du mois, les élus avaient annoncé que la route ne sera pas reconstruite à l’identique. « Ce serait irresponsable techniquement et financièrement », a justifié Jean-Marie Bernard, tout en affirmant que tous les acteurs compétents travaillent à rétablir l’accès. « Depuis 2023, je vis un jour sans fin, je crains toujours la crue d’après », a dit la maire de Vallouise-Pelvoux Gaëlle Moreau. Pour elle, il est « vital » d’installer une solidarité financière amont-aval dans la gestion Gemapi (Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations). « L’échelle intercommunale n’est pas la bonne pour une telle compétence, a complété le président du Département. Il est urgent d’agir, faute de quoi nous pourrons avoir de grandes difficultés pour assurer de manière pérenne l’approvisionnement en eau du sud de la France. » Il a précisé que le préfet de région a été sensibilisé à ce sujet la semaine dernière.

    Aide à l’arboriculture

    Autre délibération majeure : un investissement de 6 millions d’euros pour la filière arboriculture, « pilier de l’agriculture haut-alpine » et victime de la canicule, selon Christian Hubaud, conseiller départemental délégué à l’agriculture. Dans un contexte de fermeture prochaine d’une importante plateforme de précalibrage, la société Valpom Tri & Jus bénéficiera de cet apport financier pour mettre en service dès 2027 une unité de précalibrage « nouvelle génération », qui permettra notamment de trier les poires, « une première en France ». Une unité de pressage sera également créée pour transformer localement les fruits déclassés, qui sont aujourd’hui perdus ou envoyés hors du département. « Un million de bouteilles de jus pourront être produites, et cela créera de l’emploi », a assuré l’élu.

    Agathe Di Lenardo

  • [Entretien] David Pascal, PCF de Vaucluse : « Le capital est le seul responsable de notre mal-vivre »

    [Entretien] David Pascal, PCF de Vaucluse : « Le capital est le seul responsable de notre mal-vivre »

    La Marseillaise : Avez-vous fait un état des lieux et quel est le bilan de ces premières semaines ?

    David Pascal : Le premier bilan, c’est que l’on est une fédération qui apprend à travailler ensemble avec de nouvelles façons de fonctionner. Il y a quatre mots qui définissent l’objectif de notre mandat, qui est la camaraderie, la fraternité, l’écoute et le respect de toutes et tous. On a mis en place un travail collectif. On a un conseil départemental qui fonctionne, qui s’est déjà réuni deux fois, trois fois sur le comité exécutif, qui est très réactif et qui est composé quand même à quasiment 40% de nouveaux membres qui n’ont jamais eu de responsabilité dans la direction. Ce qui nous apporte quand même aussi des nouvelles façons de travailler, de communiquer. Aujourd’hui c’est l’exemple même de mettre en place des moments de débat collectif, entre camarades, sur des enjeux qui nous touchent tous.

    Quelle est la feuille de route ?

    D.P. : La feuille de route c’est le texte d’orientation qui a été validé à plus de 70% lors du congrès national début juillet à Lille. Concrètement, nous, elle va se décliner de façon peut-être un peu plus précise sur la question de la conscience de classe, sur la réappropriation des territoires ruraux. Là où il y a un terreau ultra-favorable à l’extrême droite, où les citoyens se sentent trop éloignés des centres de décision. Et travailler à ce qu’on change la donne sur le problème réel que nous rencontrons dans notre pays, en Europe et dans le monde. Ce n’est pas l’étranger, c’est, et ce depuis toujours, le capital. Ce qui demande aussi un travail de vulgarisation et de pédagogie de notre côté pour faire entendre à toutes et tous que c’est le seul responsable de notre mal-vivre actuel.

    Au niveau des élections sénatoriales, vous soutenez
    une liste en particulier
     ?

    D.P. : On soutient le sénateur de gauche sortant, Lucien Stanzione (PS) qui avait été élu il y a 6 ans avec un travail d’union de la gauche. On constate que le choix aujourd’hui de sa liste a été fait uniquement dans ses rangs, ce qu’on peut déplorer. Mais avec le refus total et complet de participer à la division de la gauche pour les sénatoriales. Il faut reconnaître le travail que Stanzione a fait pendant son mandat et les bonnes relations que nous avons aussi avec lui en tant que sénateur au niveau départemental. Aujourd’hui, l’enjeu est trop important pour s’amuser à diviser la gauche, et quand on sait qu’en vue des calculs, la possibilité est vraiment réelle d’avoir un sénateur d’extrême droite.

    Comment va se dérouler localement la campagne de Fabien Roussel ?

    D.P. : Elle va s’agrémenter de distributions, d’événements, de réunions publiques, de débats publics. Notamment ici, à Sorgues, puisqu’on a la possibilité quand même d’avoir une salle qui est adaptée à l’accueil de toutes et tous. C’est adapté pour les personnes en situation de handicap. Et ça, c’est quelque chose auquel on tient énormément. On sera présents sur les marchés, dans les luttes, devant les usines, à la sortie des trains, dans les gares. La volonté qu’on a, c’est aussi de mettre en place un processus de distribution et d’action militante coordonnée sur tout le département.

    L’éparpillement des candidatures à gauche offre-t-il un boulevard au RN ?

    D.P. : Non. Moi, je pense que l’union de la gauche n’est pas voulue par ceux qui se sentent hégémoniques à gauche. Aujourd’hui, c’est la résultante des choix faits par la France Insoumise de se déclarer 6 mois avant les autres uniquement en tant que sauveur suprême de la gauche, qui nous a empêchés de créer les conditions globales d’une union de la gauche. Je pense que l’extrême droite fait peur. Les citoyens français n’accepteront pas un gouvernement de quasi-dictature comme leur programme l’annonce.

  • Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    Pays de Martigues : une journée pour revendiquer et fêter la paix

    La paix à Martigues et Port-de-Bouc est autant un sujet politique que de festivités, particulièrement en ce mercredi 23 septembre.

    Tout l’après-midi de 13h30 à 17h au jardin de Ferrières de Martigues, la Ville organise la Fête de la paix avec ateliers créatifs, sportifs et ludiques pour tous publics avant le temps protocolaire et le concert de fin de journée. En même temps, l’exposition « des ailes pour la paix » réalisée par les enfants des écoles et des centres de loisirs de Martigues est proposée. Parmi les organisations à l’initiative, la Mouvement de la paix, l’Association pour l’animation des centres sociaux (AACS), Martigues Sport Athlétisme, l’Appart, les Vélos des étangs, le Martigues rugby club, Wimoov, l’Ajes, le cinéma la Cascade et le collège Gérard-Philipe. À noter que la Ville est adhérente depuis 2010 de l’Association française des communes pour la paix et inscrit dans son projet « l’émergence d’une culture de paix » en son sein.

    Pas de solution militaire

    À Port-de-Bouc, un meeting pour la paix est organisé à 18h à la pyramide de la paix, au port Renaissance sur le site des sardinades. Le PCF, l’Union locale CGT, le Secours populaire et la Ligue des droits de l’Homme appellent en commun à « exiger un cessez-le-feu général et à cultiver la paix ». « Il n’existe aucune solution militaire pour répondre aux défis que nos modes de production et de vie ont provoqués », insistent les organisateurs. Les quatre centres sociaux de la Ville ont aussi réalisé une exposition de dessins sur le thème de la paix visible dès 14h.

  • Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Une aide aux communes varoises victimes des incendies

    Alors que les aides aux sinistrés des incendies sont encore en cours de déploiement à de multiples niveaux (assurances, associations, CAF…), le Département du Var va apporter sa pierre à l’édifice. Une aide d’un million d’euros a été votée ce mardi, lors de l’assemblée plénière de rentrée du département, à destination des communes touchées par les feux cet été. Françoise Legraien, vice-présidente du Département et présidente du conseil d’administration du Sdis 83, a, à cette occasion, salué la « mobilisation, qui a permis de n’avoir aucune victime et de sauver 850 millions d’euros sur le bâti en forêt ». Sans oublier d’ajouter : « On attend des mesures fortes de l’État. »

    La gestion des risques

    au détriment de l’écologie

    Car la question de ce soutien financier, auquel il faut ajouter une dotation supplémentaire de 1,5 million d’euros accordée au Sdis 83 pour 2027 (et pour lequel Jean-Louis Masson, le président (LR) du Département, demande une refonte du mode de financement), s’est avérée quasiment anecdotique comparée aux revendications de renforcement de la flotte aérienne de lutte incendie, et surtout, d’autonomie pour les territoires dans la gestion des risques incendies. « Notre volonté politique est contrariée par les obligations et interdictions », pointe Jean-Louis Masson. Cela « pour l’entretien des forêts elles-mêmes, avec certaines interdictions de débroussaillement, de ramasser du bois mort, qui est un tapis de combustion considérable ».

    Celui qui fustige si souvent le poids exercé par les normes sur les collectivités veut « pouvoir mettre en place une vraie politique de gestion des forêts » au sein de laquelle la politique incendies serait « prioritaire, y compris sur la protection de l’environnement. Mais il n’y a pas d’antinomie. Protéger nos forêts c’est protéger l’environnement, mais pas forcément textuellement ». Donc pouvoir faire fi des injonctions de l’Office national des forêts et de l’Office national de la biodiversité. « La synthèse serait de mettre la sauvegarde et le respect de l’humain à même hauteur que le respect de l’environnement. On ne peut pas empêcher les agriculteurs de travailler au nom de la protection de certaines espèces », abonde la sénatrice (LR) du Var Françoise Dumont, qui participe à la mission parlementaire sur les feux de forêts, dont l’objectif est d’enrichir le projet de loi de modernisation de la sécurité civile de propositions sur les risques incendies, et dont les conclusions doivent être rendues la semaine prochaine.

    Christine Amrane, vice-présidente du Département et maire de Collobrières, tempère : « Il faut qu’on réapprenne à travailler la forêt. Si on ne saisit pas l’opportunité, on ne pourra pas dire dans quelques années qu’on n’a rien pu faire. » À cet égard, elle met en avant le projet du syndicat mixte du massif des Maures, dont elle est présidente, « pour adapter la forêt varoise au changement climatique. L’État a donné son feu vert. Ce sera un projet pilote sur le territoire des Maures pour ensuite être déployé sur le territoire varois ». Une prise de position qui prend en compte les responsabilités anthropiques liées au changement climatique, et donc à l’accroissement des risques d’incendies, largement occulté des débats.

  • Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Les dogmes du RN défendus ou remodelés en conseil municipal de La Seyne

    Parmi les surprises, un peu feintes, il faut bien l’avouer, le contenu du vœu exprimé par la majorité en fin de séance, concernant « un soutien indéfectible aux sapeurs-pompiers et la valorisation de leur engagement citoyen ». La conseillère municipale d’opposition Alternative progressiste, Brigitte Cheinet (PCF), se félicitant au passage avec ironie que le maire adopte cette position, glissant toutefois que le groupe RN en novembre 2025 a voté contre l’augmentation du budget des Service départementaux d’incendie et de secours.

    Recevant la pique, Dorian Munoz cherche un peu à se défendre, puis abdique : « On a voté contre un projet plus global. Mais ce n’est pas grave on ne va pas se reprocher des choses. Votre camp politique a bien appelé à voter pour les macronistes contre le Rassemblement national. »

    On ne va donc pas chipoter. D’autant que le texte précise : « À l’heure où les crises climatique, sanitaire et environnementale se multiplient… » Terminé donc aussi le climatoscepticisme du parti d’extrême droite, apparemment. Serait-ce une inflexion idéologique ou une navigation au gré des courants ? Concernant le rapport social 2025 présenté, le conseiller municipal d’opposition Cédric Turco a déploré la faiblesse de l’analyse accompagnant les chiffres et surtout l’absence de véritable perspective. « Nous serons donc très vigilants sur l’évolution des effectifs et la défense du service public communal », prévient-il.

    « On m’a un peu forcé la main »

    Parmi les points positifs de la séance, on peut retenir, le projet de construction Altavilla, qui prévoit 41 logements sociaux pour jeunes actifs. Avec une livraison théorique du programme en 2028-2030.

    Mais aussi les 26 autres qui vont être réalisés en centre-ville dans le cadre de la convention pluriannuelle de renouvellement urbain conclue avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Cela va se passer entre autres sur le site de l’ancienne école Eugénie Cotton. Mais difficile d’en attribuer un quelconque mérite au maire en place qui en refuse d’ailleurs catégoriquement la paternité en précisant qu’il a été contraint de soutenir au final leur réalisation après s’y être fermement opposé lorsqu’il était dans l’opposition. « On m’a un peu forcé la main », déclare-t-il. Au risque sinon de perdre les 50 millions de l’Anru.

    « Avez-vous chiffré la pénalité SRU que la Ville devra payer en 2027 », interroge Stéphane Sacco (GRS) pour Alternative progressiste. Elle devait diminuer de moitié et passer de 1,2 million à 600 000 euros, annonce le maire de la 2e ville du Var.

    Concernant la mise en place de la taxe plutôt vertueuse sur les locaux commerciaux vacants en centre-ville, c’est l’intervention de l’ancien maire de droite Joseph Minniti qui a surpris tout le monde. Ce dernier s’emparant du vocabulaire du RN pour appeler à ne pas sanctionner « les propriétaires qui protègent notre ville »… De quoi ? « De l’arrivée des barber-shops », selon lui. Affligeant.

  • Une saison estivale à rallonge problématique

    Une saison estivale à rallonge problématique

    « Les événements climatiques bousculent nos façons de faire », résume Gaby Charroux, en pleine séance de bilan de la cellule de veille estivale à la Maison de Carro, mardi matin. « Le démarrage anticipé de la saison s’est fait au mois de juin, déjà en canicule », rappelle l’adjoint Jean-Marc Villanueva. « En juin, la saison des pédalos a démarré 15 jours avant celle des postes de secours », illustre ce responsable du service des Sports de la Ville. Dans le même temps, le représentant de la Métropole indique que « cette année, la collecte des 34 bacs à déchets des plages est passée de deux récoltes par semaine à douze dès le 1er mai. Nous avions commencé au 16 juin l’année dernière », détaille-t-il.

    Une saison à rallonge

    Toujours sur les plages « certaines grandes familles troublent l’ordre public par leur comportement d’appropriation », illustre le directeur de la police municipale Naguib Mehadji. « On a dû dédier des équipages pour éviter des installations les premiers week-ends du mois », rapporte-t-il. En outre, plusieurs intervenants pointent la présence de personnes à la rue et parfois alcoolisées dans le centre-ville. Le service juridique travaille justement à deux arrêtés sur la vente d’alcool à emporter et la consommation sur l’espace public.

    « Des communes ferment leurs services et leur centre-ville à ces populations », pointe Guillaume Bioud, directeur du CIAS. « Martigues est un lieu d’accueil où il fait bon vivre, notre secteur travaille au quotidien pour l’accueil et l’accompagnement social, parfois en santé mentale de ces personnes. Ils y ont une douche et un lave-linge accessible 3 jours par semaine et bientôt au quotidien », détaille-t-il. « Nous sommes dans le plus grand respect, nous aurons bientôt un lieu unique d’accueil des grands précaires, mais il n’est pas possible que des hommes et leurs chiens restent affalés sur le cours », tranche le maire.