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  • Les kinésithérapeutes, nouvelles sentinelles des cancers de la peau

    Les kinésithérapeutes, nouvelles sentinelles des cancers de la peau

    Et si le kiné pouvait contribuer à repérer plus tôt un cancer de la peau ? L’idée est née d’une rencontre entre l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) des kinés Occitanie et un dermatologue montpelliérain, confronté à des patients consultant encore trop souvent à un stade avancé. « Il pensait qu’ouvrir la possibilité de faire un repérage, notamment chez les kinés, pouvait être judicieux », explique Xavier Font, vice-président de l’URPS Kinés Occitanie et pilote de l’expérimentation.

    Le dispositif repose sur un principe simple : profiter de la présence des kinés au plus près des patients partout sur le territoire et de leur contact régulier avec la peau pour repérer une anomalie. « Il s’agit d’un repérage opportuniste, c’est-à-dire quelque chose qu’on va rechercher dans sa propre patientèle », précise Xavier Font. Une lésion suspecte peut être remarquée « lors d’un massage ou de la mobilisation d’une articulation », ou signalée par un patient qui constate qu’elle évolue mais ne peut pas obtenir rapidement un rendez-vous médical.

    Treize kinés, un par département, ont d’abord été formés et équipés d’un dermatoscope, « sorte de mini-microscope qu’on peut brancher sur un smartphone ». Les images réalisées peuvent ensuite être transmises à un médecin généraliste ou à un dermatologue dans le cadre d’une téléexpertise. « En tant que kiné, on ne peut pas poser un diagnostic », rappelle Xavier Font.

    « Accélérer le processus de prise en charge »

    L’enjeu est celui de l’accès aux soins. « Il y a de moins en moins de dermatologues », souligne le praticien. En Occitanie, le délai moyen pour obtenir un rendez-vous chez un dermatologue est de près de 5 mois. De nombreux Français peinent en outre également à avoir un médecin traitant. Dans ce contexte, « la téléexpertise va jouer un rôle intéressant, car elle va nous permettre d’accélérer le processus de prise en charge  », explique Xavier Font. Une fois la demande acceptée, le compte rendu, donc le diagnostic, intervient « dans les 48h ».

    Les résultats issus de la première phase de l’expérimentation sont encourageants : 35 actes de repérage ont permis d’identifier 4 carcinomes et 2 mélanomes nécessitant une prise en charge spécialisée rapide. « On craignait un peu d’emboliser les médecins avec énormément de téléexpertises et d’images. En fin de compte, pas forcément », constate Xavier Font.

    Le dispositif passe désormais à la vitesse supérieure. Avec le soutien de l’ARS Occitanie, qui a alloué un financement, 100 kinés occitans vont être formés et équipés de dermatoscopes. « Ils seront répartis en fonction des besoins sur les territoires », précise le pilote de l’expérimentation. La première session de formation, qui réunit 50 professionnels, se déroulera le 25 septembre à Montpellier. Outre un médecin généraliste, un dermatologue et une kinésithérapeute rodée au repérage de cancers de la peau, une docteure en psychologie interviendra sur la partie : « Annoncer et rassurer son patient dans l’attente du diagnostic. »

    Xavier Font se félicite de cette « montée en compétences des kinés dans la prévention des cancers de la peau », qui s’inscrit dans une évolution plus large de leur rôle en prévention : dès octobre, les masseurs-kinésithérapeutes pourront en effet réaliser des bilans de santé dans le cadre du dispositif national « Mon bilan prévention »*, lancé en juin 2024.

    * Jusqu’à présent, seuls
    les pharmaciens, médecins
    et infirmiers libéraux y étaient autorisés.

  • [Fibre Excellence] En Haute-Garonne, l’usine de Saint Gaudens est soutenue

    [Fibre Excellence] En Haute-Garonne, l’usine de Saint Gaudens est soutenue

    Les 270 salariés de l’usine Fibre Excellence de Saint-Gaudens ont remporté une première victoire, le 15 septembre, avec la décision du tribunal de commerce de Toulouse d’accorder trois mois d’activités supplémentaire.

    Dans un entretien à La Marseillaise, le 18 septembre, la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga (PS) affirme que les deux sites du seul producteur de pâte à papier en France, Tarascon et Saint-Gaudens, doivent être appréhendés de concert, même si le premier est désormais fermé : « J’ai défendu jusqu’au bout auprès du tribunal la solution des deux sites. Aujourd’hui je pense aux salariés de Tarascon qui ont perdu leur emploi. On ne les laissera pas tomber : pour garantir la sécurité du site, pour empêcher son démantèlement et proposer un nouveau projet avec la Région Sud. »

    Offre déposée d’ici le 22 octobre

    Pour Carole Delga, les trois mois supplémentaires obtenus pour l’usine de Saint-Gaudens, « sont une nouvelle bataille gagnée pour l’avenir de Fibre Excellence ». La décision du tribunal de commerce de Toulouse a été rendue possible par les financements mobilisés par la Région (3,5 millions d’euros), qui a également obtenu l’engagement de l’État (2 millions d’euros), pour assurer la continuité de l’activité jusqu’en décembre. Une nouvelle offre devra être déposée d’ici le 22 octobre et sera examinée lors d’une audience début novembre. Dans l’intervalle, la Région poursuivra le travail engagé aux côtés des industriels. « Nous avons un projet solide, pérenne et rentable et les conditions sont aujourd’hui réunies pour avancer », précise Carole Delga. L’industriel alsacien, Soprema et un groupe portugais font partie du tour de table. Au total, la Région Occitanie mobilisera 13 millions d’euros et, à ce stade, le projet industriel de reprise se chiffre déjà à 90 millions d’euros. « Nous resterons aux côtés des industriels et des salariés jusqu’au bout pour assurer l’avenir du dernier producteur français de pâte à papier », insiste la présidente de la Région Occitanie. Un enjeu de souveraineté industrielle.

  • Olivier Faure en rase campagne à Marseille

    Olivier Faure en rase campagne à Marseille

    Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste est attendu à Marseille les 25 et 26 septembre. Dans les Bouches-du-Rhône, fédération historiquement influente du PS, son programme n’est pas encore arrêté. Mais sa venue intervient à un moment clé de la primaire sociale-démocrate dont le 1er tour a lieu les 9 et 10 octobre.

    Mercredi soir, le débat organisé sur LCI entre les cinq candidats, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann (Place publique), Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel (GRS), a véritablement lancé la campagne ouverte dans un climat tendu. Les échanges scolaires entre Royal et Glucksmann, qualifié de « stagiaire » par cette dernière, les désaccords stratégiques et les polémiques internes ont alimenté l’idée d’une « machine à perdre », reprise à son compte par François Hollande.

    Ces derniers jours, l’affaire Philippe Brun a noyé les débats. Le député de l’Eure, qui avait déposé sa candidature, a été suspendu à titre conservatoire du PS puis exclu du processus suite aux accusations d’une ancienne collaboratrice. Contestant la décision, il a saisi la justice pour obtenir sa réintégration.

    Mercredi matin, le tribunal judiciaire de Paris, n’y voyant pas d’irrégularité manifeste, a rejeté sa demande sans se prononcer sur le fond. Philippe Brun a annoncé faire appel. Il a surtout directement mis en cause Olivier Faure, affirmant qu’« il n’y a pas d’affaire Philippe Brun mais une affaire Olivier Faure », et l’accusant d’avoir orchestré son éviction.

    Une polémique avec laquelle le patron des socialistes devra composer à Marseille, dans une fédération elle-même en pleine réorganisation après la mise en place d’une direction collégiale transitoire suite au pas de côté de Yannick Ohanessian, son ex-premier secrétaire fédéral, devenu aujourd’hui porte-parole de campagne.

  • [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    [Entretien exclusif] Martine Vassal : « Je veux rétablir mon honneur et la vérité sur la Métropole »

    La Marseillaise : Vous êtes restée dans une forme de réserve sur la Métropole depuis que vous en avez quitté la présidence. La situation financière de l’institution fait couler beaucoup d’encre. Pourquoi prendre la parole aujourd’hui ?

    Martine Vassal : Après l’avis de la Chambre régionale des comptes sur les finances de la Métropole, la publication de l’audit financier de la RTM m’autorise aujourd’hui à une petite mise au point après six mois de silence. Quand j’ai quitté la présidence de l’institution, le budget était prêt, il restait à faire des arbitrages pour répondre aux besoins de financement. Il n’y a jamais eu de « trou » dans les finances de la Métropole. Il y avait un pacte financier et fiscal qui avait été établi et qui se terminait en 2026. Il fallait effectivement le renouveler. Le besoin de financement sur les transports était annoncé depuis 2022. Le préfet lui-même a indiqué que la Métropole était loin d’être en faillite. Lors des dernières séances, Nicolas Isnard mais aussi Benoît Payan et Sophie Joissains ont dit haut et fort qu’il n’y avait pas de problématiques financières de l’ancienne gouvernance. Le déséquilibre financier de 144 millions, ramené à 118 millions, cela représente une somme conséquente mais sur un budget de 5 milliards ce sont des arbitrages que l’on doit faire. Il ne faut pas oublier que pendant deux années, nous avons désendetté la Métropole de 208 millions quand même. Je revendique d’avoir laissé un outil solide, parfaitement en capacité d’agir sur la totalité du territoire métropolitain. C’est à l’exécutif actuel qu’incombe de prendre désormais les bonnes décisions. Je suis en soutien de Nicolas Isnard depuis que j’ai déclaré que je ne voulais plus être présidente de la Métropole. Je suis à ses côtés. On est chacun dans nos compétences et nos responsabilités. Le Département sera au côté de la Métropole comme il l’a toujours été. Que certains tentent de faire de la politique politicienne pour essayer de mettre des coins entre lui et moi et entre nos institutions, c’est peine perdue. Au début il y a eu un problème Gaudin-Joissains, après ça a été un problème Vassal-Payan maintenant ce serait Isnard-Payan. Il ne faut pas de problèmes de personnes, rester sur les projets et l’intérêt des habitants.

    Qu’avez-vous justement à dire
    à la population qui est un peu sidérée que la Métropole n’arrive pas à voter un budget
     ? Comment expliquez-vous la situation ?

    M.V. : J’ai laissé un outil en état de fonctionnement, la bonne preuve c’est qu’à la fois la Chambre régionale des comptes, le préfet et les différents maires le disent. Ce n’est pas mon style de partir en claquant la porte et en ayant cramé la caisse. Je ne suis plus responsable des décisions prises à la Métropole. Je le redis : ce n’est pas un problème de personnes mais d’institution. Je sais que rien n’est facile parce que je suis passée par là. C’est une jeune institution, née dans la douleur. Aujourd’hui on paye les difficultés rencontrées à sa naissance. On a intérêt à trouver des solutions, il y a des enjeux d’emploi, d’attractivité, de proximité. Ceux qui trinquent ce sont les habitants et le territoire. C’est pour cela que, bien avant les municipales, j’avais dit mon souhait d’aller vers un acte III de la Métropole.

    Benoît Payan prédit une année 2027 apocalyptique pour
    la Métropole. Craignez-vous
    son explosion
     ? Avez-vous une recommandation pour l’éviter ?

    M.V. : Non. Je tourne une page, je suis en soutien. J’assumerai mon rôle en tant que présidente du Département mais je n’ai de leçons à donner à personne. Les choses ne sont jamais faciles. Ce que je dis aujourd’hui, c’est pour rétablir mon honneur et la vérité. Je suis fière de tout ce que nous avons accompli. Quand je suis partie la Métropole fonctionnait, il y avait ce besoin de financement connu de tous dès 2022. Il n’y a pas de surprise. Il y a maintenant des décisions politiques à prendre. Ensuite, il faut une loi pour modifier le périmètre métropolitain. Ça n’arrivera pas avant mars 2027.

    Faut-il augmenter la fiscalité pour trouver les ressources manquantes ?

    M.V. : Je ne veux pas que la population ou les entreprises trinquent au niveau des impôts. C’est la raison pour laquelle je me suis abstenue sur l’augmentation de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et la suppression de l’exonération pour les nouvelles entreprises. Certains ont peut-être interprété mon vote différemment. Au lieu de faire de la politique politicienne à deux balles, ils feraient mieux de faire des propositions concrètes dans toutes les institutions où ils sont élus. Les gens ont des difficultés de fin de mois, le prix de l’essence explose, le prix du chariot est devenu monstrueux. Au niveau de l’État, on nous dit qu’on va faire des sacrifices sur les retraités mais derrière, on ne nous parle pas de faire des économies sur les dépenses pour arrêter le tonneau des Danaïdes.

    La fusion Métropole-Département pourrait-elle apporter une solution ?

    M.V. : Non, nous avons des compétences complètement différentes. L’acte III de la Métropole tel que je l’imagine, c’est une simplification des dispositifs, le retour de la proximité au plus près de l’habitant. Toute modification nécessite une évolution législative. Les élections de 2027 vont changer le paysage. J’ai hâte de voir ce que les différents candidats vont proposer pour que les élus locaux soient enfin respectés. On reçoit des directives d’en haut, de Paris, parfois plus fortes que celles que l’Europe nous impose et nos propositions restent lettres mortes. Nous ne sommes ni écoutés, ni entendus. Ce n’est plus acceptable.

    Vous aviez annoncé une révolution des transports mais Samia Ghali, nouvelle présidente de la RTM, met en garde contre le possible abandon du tram de la Belle de Mai pourtant structurant pour Marseille. Quelle est votre réaction ?

    M.V. : C’est bien dommage. Je pense que la mobilité est une des compétences de la Métropole sur laquelle il faut le plus miser. L’audit de la RTM montre qu’elle fonctionne normalement, comparativement à tout ce que j’ai pu entendre. Quand on voit les problématiques de déplacements des personnes, quand on s’aperçoit qu’aujourd’hui certains restent à la maison parce que la sauce leur coûte plus cher que le poisson, je pense que ce n’est pas sur ce sujet qu’il faut faire des économies. Il faut le temps de le mettre en place, mais je prône depuis longtemps l’idée de créer une société à part pour les transports où chacun prendrait sa part un peu comme la RATP. Cela permettrait de gérer mais aussi d’étendre l’offre de transports. La Belle de Mai c’est le quartier le plus pauvre d’Europe, ce projet de tramway permettrait de le requalifier. Les études sont dans les cartons, il faut acter le cheminement définitif et continuer le développement des transports sur tout le territoire. Le BHNS d’Aix les Milles est indispensable par exemple. Il y avait 7 milliards d’euros de projet, on en a fait que 3, il y a de la marge. L’argent qui nous a été donné par l’État, ce serait dommage de ne pas l’utiliser.

    Est-ce que c’est possible dans le cadre de la gouvernance actuelle ?

    M.V. : Je ne sais pas. Je ne suis pas dans l’exécutif. Il faut que chacun soit autour de la table pour prendre des décisions. Le pacte financier et fiscal, c’est le premier rapport du dernier conseil, je ne l’ai pas voté parce que je ne peux pas donner mon avis sur une chose à laquelle je n’ai pas participé. Ce que je sais c’est que les habitants ont besoin de mobilité, de pouvoir d’achat, d’accès aux soins et de sécurité. Nous, élus de la République, nous devons leur répondre. C’est ma feuille de route. Je souhaite que la gouvernance réussisse, que Nicolas Isnard réussisse, que Samia Ghali réussisse, sinon c’est tout le territoire qui en pâtira.

  • Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Vent debout contre l’élevage industriel de poules

    Alors que les premiers travaux de terrassement du projet d’élevage industriel de poules pondeuses ont commencé mardi à Saint-Jurs, et qu’un permis a été accordé pour un projet similaire à Roumoules, plusieurs associations ont déploré mercredi lors d’une conférence de presse la multiplication de ces installations sur le plateau de Valensole, qu’elles estiment « illégales ». Elles souhaitent déposer « dans les prochaines semaines » « un référé suspension » et « une plainte » concernant le projet de Saint-Jurs, a annoncé l’avocat et ancien adjoint marseillais Sébastien Barles, dénonçant des atteintes à la biodiversité et aux nappes phréatiques. Hervé Garcin, président de cette nouvelle association de protection de l’environnement du plateau de Valensole, a expliqué « mener la lutte » contre cette « épidémie de poulaillers industriels ». L’ancien député LFI Léo Walter et de nombreuses associations étaient à ses côtés mercredi pour dénoncer ces projets, alors qu’une réunion publique était organisée à Saint-Jurs.

    « Je ne comprends pas cette mobilisation, parce qu’on est sur des élevages qui sont relativement petits, et qui n’ont aucune nuisance sur l’environnement », a réagi Stéphane Monmagnon, gérant de la Compagnie générale d’agriculture, en charge des deux projets d’installation de poulaillers. Il affirme que les animaux y seront « dans des conditions confortables, à l’extérieur » et que ces projets garantissent des « revenus pour l’agriculteur entre 2 500 et 3 000 euros net par mois ». « On a suivi le parcours que nous impose la loi, y compris les instances de protection de la nature, personne n’a eu à redire », affirme-t-il. Contactée, la mairie de Saint-Jurs n’a pu être jointe dans l’immédiat.

  • Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

    Sur la scène du Zef, saison contrainte mais combative

    « Comme bien d’autres lieux culturels, on a aujourd’hui beaucoup moins de moyens. Nous avons donc dû resserrer la programmation, aller à l’essentiel », amorce Francesca Poloniato lors de la présentation de saison 2026-27 du Zef. Résultat : « 70 à 80 000 euros en moins sur le budget », notamment induits par la Région et l’État, et « 10 spectacles en moins », résume la directrice de cette scène nationale de Marseille, en poste depuis 2015, qui a annoncé partir à la retraite à l’issue de cette saison. « Je partirai avec le sentient d’avoir donné le meilleur de moi-même », rappelle-t-elle avant que des applaudissements nourris ne saluent son dévouement de 12 ans. Loin de se satisfaire des baisses de subventions, Francesca Poloniato estime que ces contraintes budgétaires « nous ont poussés à nous interroger sur ce que nous avions vraiment envie de défendre ». Illustration dès les 7 et 8 octobre au Merlan avec Le paradoxe de John. Conçue et mise en scène par Philippe Quesne, dans le cadre du festival Actoral, une pièce qui se demande « à quoi sert l’art dans notre vie ».

    Multiplicité des arts

    Fidèle à son ADN, le Zef suit toujours le fil rouge de la danse. Des Murmures de la forêt chorégraphiés par Nathalie Pernette aux danses altruistes d’Ambra Senatore (Le moulin des autres), en passant par les Braises sur lesquelles souffle Michel Kelemenis ou Lullaby shot, « lâcher prise militant et libérateur » de Leïla Ka, en collaboration avec l’Association de promotion de l’Espace culturel Busserine. La saison sera aussi traversée par le cinéma et la musique, mais surtout le théâtre. Parmi les propositions, des créations de « la bande du Zef » comme Le rituel du verre d’eau, enquête d’Anaïs Allais Benbouali autour des couples franco-algériens dont elle est elle-même l’un des fruits, ou encore la comédie musicale de Myriam Marzouki, Violetta ne veut plus mourir dans la dernière scène.

  • Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Les internationaux de l’OM à l’heure de la trêve

    Matches amicaux, Ligue des Nations ou encore éliminatoires pour la CAN 2027, les Marseillais ont répondu à l’appel de leur sélection pour cette première trêve de la saison. Près de 3 semaines loin des Bouches-du-Rhône pour 23 joueurs, des moins de 16 ans aux A. Parmi eux, plusieurs éléments de l’équipe première mais aussi des jeunes à fort potentiel.

     Amine Gouiri

    et Himad Abdelli (Algérie)

    Ils sont deux Olympiens à rejoindre la sélection algérienne pour cette phase de qualifications à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations. Amine Gouiri et Himad Abdelli ne joueront que deux matches, contrairement à leurs coéquipiers en club. Après une Coupe du monde décevante – élimination au 2e tour par la Suisse (2-0) –, les Fennecs ont un nouveau sélectionneur en la personne de Brahim Hemdani. Comme Zidane, il effectuera ses deux premières rencontres avec son pays. La Zambie viendra, vendredi à 20h, à Tizi Ouzou, avant un déplacement mardi prochain, à Bujumbura, capitale du Burundi.

     Pierre-Emile Højbjerg (Danemark)

    Cette fenêtre internationale verra Pierre-Emile Højbjerg voyager entre Copenhague, Oslo et Cardiff. Quatre matches sont au programme de la sélection danoise en ce début d’automne. Absents à la Coupe du monde, les Danois souhaitent remonter la pente. Ils commenceront ce jeudi en Norvège avant d’accueillir par deux fois, le Pays de Galles (dimanche) puis le Portugal (jeudi prochain). Le dimanche 4, ils se déplaceront en terres galloises pour leur quatrième rencontre de Ligue des Nations. Après cette série, ils y verront plus clair dans le groupe 4 de la Ligue A.

     Derek Cornelius (Canada)

    Aperçu par bribes depuis le début de la saison, Derek Cornelius reste un maillon important de la défense canadienne. L’équipe du sélectionneur américain Jesse Marsch effectuera trois matches face à des nations du continent américain. Deux affrontements à domicile, pour commencer, les samedis 26 septembre et 3 octobre. Le Chili débarquera à Toronto avant que le Pérou ne pose ses valises à Montréal. Ensuite, un derby aura lieu à Minneapolis puisque Canadiens et Américains se joueront pour un nouveau match amical (mardi 6 octobre).

     Nayef Aguerd (Maroc)

    Lui aussi retrouve sa sélection, mais parce qu’il était blessé toute la fin de saison dernière. Nayef Aguerd a vécu la Coupe du monde sur son canapé suite à une tenace blessure à l’aine. Pour ce rendez-vous automnal, lui aussi aura deux rencontres à jouer dans ces éliminatoires pour la CAN 2027. Ce vendredi, contre le Gabon, les Marocains lancent leur campagne de qualification. Suivra ensuite un déplacement abordable en Afrique du Sud, pour y affronter le Lesotho (mardi 29). De quoi permettre au défenseur de retrouver ses compatriotes en douceur.

     Antoine Valero et Milan Leccese (France U19)

    Dans une liste de haut niveau pour la relève du football français, Antoine Valero et Milan Leccese sont bien à leur place. L’attaquant et le milieu de terrain ont été récompensés de leur bon début de saison avec les U19 et la Pro 2 des Olympiens pour figurer dans un groupe partant en stage en Espagne. Le dernier cité s’est illustré en National 2 avec deux buts en autant de matches, ajoutant deux autres unités et deux passes décisives lors de ses prestations chez les moins de 19 ans. En N2, Antoine Valero a lui aussi marqué à deux reprises réalisant trois rencontres solides à ce niveau. Dans la région de Valence, la génération 2008 des Bleuets affrontera, coup sur coup, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie. Un programme riche pour les Minots.

  • Hautes-Alpes : Noémie, Gaëlle et Leïla ont repris la ferme des Garçins

    Hautes-Alpes : Noémie, Gaëlle et Leïla ont repris la ferme des Garçins

    « Trois jeunes filles, non-issues du milieu agricole, qui ne sont pas du territoire et qui reprennent une ferme qui est là depuis des années… Il y avait de quoi avoir des a priori ! ». Mais l’installation de Gaëlle Ruchier, Noémie Lhôte et Leïla Carcanade dans la ferme des Garçins s’est faite sans encombre. « On a été hyper bien accueillies, lance Gaëlle, reconnaissante. Il y a eu automatiquement une vraie solidarité, c’est chouette pour un début ! »

    À 29 et 30 ans, les trois jeunes femmes ont repris en avril 2026 une ferme familiale située au col du Festre dans le Dévoluy, à presque 1 500 mètres d’altitude. Pendant des années, le couple de cédants, Eric et Leslie, cultivait des céréales et les transformait en pains, brioches et biscuits, cuits au feu de bois et vendus sur place ou livrés localement. Ils possédaient aussi un cheptel de vaches et une trentaine de ruches dont ils tiraient du miel. Suite à des soucis de santé, ils ont été contraints de transmettre la ferme, qui habituellement se maintenait de génération en génération. Cette fois-ci, ce n’était pas dans les projets de leurs enfants.

    Une transmission réussie

    À présent, ce sont les trois amies qui s’affairent dans la boulangerie et s’occupent quotidiennement des vaches. Elles ont abandonné les ruches, mais ont développé la vente directe de viande. Avant cette nouvelle vie, Gaëlle était cuisinière, Noémie travaillait dans le tourisme avant de se pencher vers l’agriculture, et Leïla était salariée agricole dans le maraîchage. Elles se sont rencontrées au cours de leur BPREA, le (Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole). « On avait toutes envie de s’installer en collectif, se souvient Leïla. Ça donne de la force, ça nous permet d’allier nos compétences, et c’est joyeux ! »

    Le collectif a pu acquérir cette ferme grâce à Terre de Liens, qui a acheté le foncier, le bâtiment agricole et la maison avec de l’épargne citoyenne. « Autrement, la ferme aurait été inaccessible », admet Leila. Les porteuses de projet sont tombées amoureuses du lieu. Elles ont même pu récupérer le troupeau de vaches et Stella, la chienne qui les garde. Elles ont seulement acheté le matériel agricole. Pendant plusieurs mois, elles ont travaillé avec le couple pour qu’il les forme, notamment pour transformer les variétés de blé ancien en pain. « La transmission était chargée émotionnellement pour Eric et Leslie, dit Leïla. Nous, on arrivait avec nos idées nouvelles. Il fallait articuler tout cela. Mais au final, tout s’est bien déroulé. » Même si, elle le sait, « c’est loin d’être la réalité des autres installations ».

    Terre de Liens inaugure la ferme ce samedi à partir de 14h. Avec au programme : visite de la ferme, table ronde sur l’agriculture dans le Dévoluy, repas et concert.

  • Maurras enflamme la Semaine provençale d’Avignon

    Maurras enflamme la Semaine provençale d’Avignon

    Pour la 11e édition de la Semaine provençale, l’association qui l’organise, l’Oustau de la Cultura Prouvançalo, aura connu des préparations moins agitées. La programmation de la lecture d’un texte de Charles Maurras, auteur d’extrême droite nationaliste, xénophobe et antisémite du XXe siècle, lors d’une conférence organisée ce vendredi 2 octobre à la bibliothèque municipale Ceccano d’Avignon a mis le feu aux poudres. Une lecture qui sera « contextualisée », assure-t-on du côté de la municipalité, co-organisatrice.

    « Le but n’est pas de le mettre en évidence ni de le porter aux nues », affirme Bernard Deschamps, membre de l’association qui a participé à la programmation. La lecture de quelques lignes d’un « texte de jeunesse » qui aurait été écrit en provençal en 1890 « en quelque sorte pour l’office de tourisme de Martigues » à l’occasion d’une exposition autour d’Henri Bosco, servirait simplement à rappeler le rôle qu’a tenu Charles Maurras au sein du Félibrige, organe de promotion et de la sauvegarde de la langue d’oc « dans lequel il a mis la panique et dont on veut informer les gens », poursuit-il. Et assure « qu’il y a de tout » dans ces lectures, citant en exemple trois textes d’André Chamson « qui fut un grand résistant et académicien ».

    Tandis que la section locale de la France insoumise avait déjà exprimé son incompréhension à propos de cette programmation, la Ligue des droits de l’Homme s’est également empressée de lancer un appel à « l’ensemble de la société civile, les intellectuels, les universitaires et les écrivains à se mobiliser fermement pour faire barrage à la légitimation publique d’une pensée haineuse, antisémite et antirépublicaine ».

    Expos et concerts

    Une polémique que les organisateurs tentent de faire oublier avec une programmation fournie pour la dizaine de jours de l’événement. Avec tout d’abord une inauguration musicale le samedi 26 septembre entre la place Pie et le Palais du Roure avec estrassaires et distributions de programmes. Puis un concert d’orgues le soir à la métropole de Notre-Dame des Doms. Ou encore une initiation aux histoires et contes de Vaucluse le mercredi 30 septembre à 15h30 à la bibliothèque municipale du Puzzle. Où seront présentées les légendes de la Tarasque, le Drac ou la Coulobre de Fontaine-de-Vaucluse. L’occasion également de faire des initiations aux plus jeunes, notamment avec les écoles de Montfavet.

    Un événement qui est appelé à se développer sous la nouvelle municipalité, assure Eric Peytié, adjoint au maire d’Avignon délégué à Montfavet et à la culture provençale. « Nous avons envisagé plusieurs manifestations afin de mettre la culture provençale à sa place à Avignon », explique-t-il. En évoquant la création d’un autre week-end annuel « pour la faire rayonner encore plus ».

  • Drapeau confédéré : le Collectif aixois contre l’extrême droite s’insurge

    Drapeau confédéré : le Collectif aixois contre l’extrême droite s’insurge

    Symbole raciste et suprémaciste, une bannière confédérée a été déployée, samedi, lors de l’American day organisé par les associations Bikers 100 P et Hors Limites, à Simiane-Collongue. L’organisateur et le maire assument une simple « décoration » . Le Collectif Aixois contre les idées et les violences d’extrême droite a réagi dans un communiqué, mercredi : « L’exposer, c’est diffuser dans l’espace public le message que le racisme et le suprémacisme blanc relèvent d’un patrimoine culturel acceptable ». Le collectif ajoute : « Notre collectif s’étonne qu’aucun des élus présents n’ait jugé nécessaire de demander le retrait de cet emblème, ni de s’en désolidariser publiquement. Plus grave encore : le chef de la police municipale a posé devant ce drapeau, pour une photo que l’on peut voir sur le compte Facebook de l’élue déléguée à la Communication (…). » La structure demande notamment « que Philippe Ardhuin, maire de Simiane-Collongue, et Renaud Muselier, président de la Région, condamnent publiquement et sans ambiguïté le drapeau confédéré et ce qu’il représente, que le maire de la ville recadre le chef de la police municipale (…) ».