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  • L’OM s’attache à son podium

    L’OM s’attache à son podium

    Après avoir retrouvé le sourire en Ligue des Champions, mardi, avec sa victoire face à l’Union Saint-Gilloise, l’OM serait bien inspiré de prolonger les festivités ce dimanche (à 20h45), avec la réception de l’AS Monaco. Et par la même occasion de conserver sa troisième place en championnat, histoire de conclure en beauté l’exercice 2025, avant d’aller faire un petit saut à Bourg-en-Bresse, dimanche prochain pour les 32e de finale de la Coupe de France. « Il est essentiel qu’on oublie la Ligue des Champions et qu’on se concentre entièrement sur le championnat », insiste l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi. « Le match contre Monaco est crucial et on ne peut pas se permettre de penser à autre chose. On doit effacer le match de Ligue des champions et revenir avec une mentalité tournée vers le championnat, car nous avons perdu des points dans les derniers matches, notamment à Lille », poursuit le technicien italien, persuadé que d’autres équipes vont recopier le pressing très haut exercé par les Nordistes vendredi dernier.

    « Mais la clé, c’est de savoir comment réagir quand on est pressé. Si on joue bien, en étant dynamique et rapide dans nos passes, ce genre de stratégie devient beaucoup moins efficace », estime-t-il, malgré les forces en présence parmi les meilleures équipes du championnat, à l’instar de Monaco. « Ce ne sera pas un match facile. On connaît leurs qualités. C’est une équipe qui a montré de belles choses, comme ses victoires contre Paris ou Galatasaray », souligne Gerónimo Rulli. Taulier de la formation olympienne, qui a sauvé les siens à de nombreuses reprises depuis son arrivée au sein de la cité phocéenne, le gardien argentin reste sur une série de prestations contrastées. « C’est vrai que la fatigue se fait sentir après une période intense, avec des matches très difficiles. […] Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps. Je travaille beaucoup chaque semaine pour aider mon équipe, pour être prêt et faire ce qu’il faut quand on me sollicite », ajoute l’ancien portier de la Real Sociedad, conscient que son entraîneur le pousse à donner le meilleur de lui-même. Quitte à accorder plus de temps de jeu à Jeffrey De Lange pour apporter plus de concurrence à son poste. « Cela me pousse à ne jamais me relâcher. En tant que gardien, si tu fais une erreur, il y a quelqu’un de très compétent derrière toi qui peut prendre ta place. Mais ce n’est pas quelque chose qui me stresse, au contraire, ça m’encourage à travailler encore plus dur », lance le dernier rempart olympien, toujours déterminé.

    « Aucun joueur, et encore moins un gardien, ne peut être au top tout le temps »

  • « Kast est très lié aux forces d’extrême droite mondiales »

    « Kast est très lié aux forces d’extrême droite mondiales »

    La Marseillaise : Comment abordez-vous le second tour de l’élection pour la présidence du Chili ?

    Carlos Ominami : La droite et l’extrême droite ont réussi à faire de cette élection une sorte de référendum pour ou contre le gouvernement sortant. Ce gouvernement, élu avec énormément d’espoirs, a rencontré de grandes difficultés et a rapidement déçu. Jeannette Jara, la candidate de gauche, a fait campagne tout en portant ce bilan, en tant que ministre du Travail sortante. Je ne veux pas faire de pronostic, mais il est évident que la droite risque de l’emporter car la campagne s’est jouée sur le thème de l’insécurité, un domaine où elle est plus forte. Leur campagne a suivi une espèce de recette traditionnelle, en mobilisant les peurs de l’insécurité et des immigrés. Du point de vue économique, ils ont une analyse très simpliste selon laquelle pour reprendre la croissance, il faut diminuer les impôts et les régulations. S’ils l’emportent, le Chili deviendra une espèce de champ d’expérimentation de l’extrême droite. José Antonio Kast est très lié aux forces d’extrême droite en Amérique latine et en Europe, c’est une pièce relativement importante de ce réseau. Il a visité la Hongrie d’Orbán, a des rapports très étroits avec Vox en Espagne ainsi qu’avec Meloni en Italie. Il est très proche du président Trump aux États-Unis, de celui du Salvador Nayib Bukele et voyageait beaucoup au Brésil quand Bolsonaro était président.

    Comment expliquer qu’un nostalgique de la dictature d’Augusto Pinochet puisse accéder au second tour ?

    C.O. : C’est une question qu’on se pose aussi. La plupart des gens qui vont voter dimanche n’étaient même pas nés au moment du coup d’État. Depuis 2019, le passage à un système de vote obligatoire, fait voter une masse de gens très peu politisée, pour laquelle l’Histoire, n’existe pas. Les générations les plus vieilles ont une mémoire historique qui fait défaut aux plus jeunes.

    Toute la droite s’est rangée derrière Kast ?

    C.O. : Ce que montre le processus actuel, c’est qu’on n’a pas véritablement une droite démocratique au Chili. Il y a quelques personnalités de droite qui sont démocratiques. Mais dans l’ensemble, de façon organique, on n’a pas une droite démocratique. La nuit du 16 novembre [le soir du premier tour, Ndlr.], les principales forces de droite, étaient avec Kast pour célébrer sa victoire, se mettre à sa disposition pour le second tour et faire partie du gouvernement. Selon moi, Kast est un péril. C’est quelqu’un qui a bâti toute sa trajectoire sur les désaccords, les ruptures, l’intransigeance à la façon de l’extrême droite. Les promesses qu’il a faites pendant la campagne d’en finir avec l’insécurité, avec la délinquance, l’immigration irrégulière, ne sont pas tenables.

    Jara pâtit du bilan du président sortant Gabriel Boric ? Est-il mauvais ?

    C.O. : Il a vraiment déçu. Gabriel Boric a remporté la présidentielle en décembre 2021, avec l’espoir de mettre en place des réformes structurelles profondes. Or, de ce point de vue-là, c’est un échec, il n’a pas réussi. Il avait une faible majorité parlementaire qu’il a perdue. En septembre 2022, six mois après l’installation du gouvernement, s’est tenu le référendum sur la nouvelle Constitution. Le futur de ce gouvernement s’est joué à ce moment-là. La Convention constitutionnelle a été élue dans des conditions très particulières, dominée par les groupes identitaires : les régionalistes, les animalistes, les indigènes, qui n’avaient pas un projet global. Le gouvernement a soutenu cette approche, pour un résultat catastrophique : 62% contre, 38% pour. Ce moment est très important parce qu’on est toujours, finalement, sur ces clivages : pour ou contre la nouvelle Constitution. Le niveau d’approbation du gouvernement dans les sondages ne dépasse pas les 30%. Il suffit d’avoir ça à l’esprit pour se rendre compte des difficultés qu’on a rencontrées pendant cette campagne.

    Le Chili est l’un des pays les plus inégalitaires au monde. Subit-il encore les réformes héritées de Pinochet ?

    C.O. : L’économie s’est assez bien portée pendant toute une période, avec une forte croissance lors des 15 premières années de la transition. Depuis 10 ans, on est à des taux de croissance aux environs de 2%. Cette baisse importante a réduit les possibilités de l’État d’avoir les ressources permettant de développer de façon plus profonde les politiques sociales. Le diagnostic de l’extrême droite est que le pays en crise est bon pour son électorat mais c’est faux. Pour l’année 2026, l’économie chilienne doit renouer avec une croissance aux environs de 3% avec une inflation de 3%. Ce n’est pas du tout le pays en ruine qui est décrit par l’extrême droite.

    Les Chiliens votent ce dimanche pour élire leur prochain dirigeant. Ce second tour voit s’affronter deux candidats que tout oppose : Jeannette Jara, militante communiste, ex-ministre du Travail du gouvernement sortant est à la tête d’une large coalition de gauche. Elle s’est imposée sur la scène nationale en réduisant la semaine de travail à 40 heures et en lançant une réforme du système privé de retraites. Arrivée en tête au premier tour avec 26,85%, ses réserves de voix sont faibles face à son adversaire José Antonio Kast, fils de nazi, admirateur du dictateur Augusto Pinochet, derrière lequel toute la droite s’est rangée…

  • Au Département, le budget c’est argent content

    Au Département, le budget c’est argent content

    On ne sait pas si Dominique Santoni avait commandé comme cadeau anticipé que le budget du Conseil départemental passe comme une lettre à la Poste du père Noël, mais la présidente LR avait le sourire ce vendredi midi. Excepté le RN qui a voté contre, le reste de l’opposition de gauche et d’extrême droite (Ligue du sud) s’est abstenue. « Il règne dans cette assemblée beaucoup de respect et de partenariats », remercie-t-elle. Il faut dire que Dominique Santoni est obligée de créer un consensus, étant à la tête d’une courte majorité baroque où les votes ne répondent guère à une logique partisane habituelle.

    Le fait que le budget soit adopté dans une sorte de concorde est bien aidé par une situation financière à faire pâlir n’importe quelle autre collectivité (lire notre édition de vendredi) : des hausses de recettes qui progressent plus vite que les dépenses, une dette en baisse avec une capacité de désendettement de 1,9 an et des investissements en hausse. « Dans un pays qui doute, le Vaucluse doit rester un pilier de stabilité », présente Dominique Santoni. Ouverture du pôle des patrimoines Memento, travaux sur le site de Fontaine-de-Vaucluse, poursuite des travaux à Bonpas ou études sur la requalification du collège Roumanille sont cités parmi les projets de l’année.

    Alors que beaucoup ont eu des mots de remerciements pour les agents de la collectivité et que la CGT se mobilisait de nouveau à l’extérieur (lire ci-contre), « ce qui nous anime, c’est la garantie d’un service public fort qui mène une politique de protection des plus fragiles », expose Sophie Rigaut (PS), présidente du groupe de gauche. Pas de critique dans son intervention mais plusieurs points de vigilance sur « la situation explosive des Ehpad où l’État nous laisse bien seul, et la protection de l’enfance où il faut tout faire pour améliorer les conditions d’accueil des enfants ». Ayant repris la délégation enfance et même la présidence du Centre départemental enfance famille, Dominique Santoni a promis des discussions transpartisanes sur le sujet. Le Département a aussi voté une hausse de 1% dans le financement des établissements sociaux et médico-sociaux.

    Samir Allel (EELV), en s’abstenant, « regrette les efforts insuffisants » sur des politiques sociales ou même non obligatoires comme le soutien aux centres sociaux « en situation de survie ». Comme lors du débat d’orientations budgétaires, au vu du système de financements, Anthony Zilio redoute « une suppression des Départements ». « Je vais essayer de m’investir davantage dans l’assemblée des Départements de France pour être au courant de tout et faire remonter les difficultés », conclut Dominique Santoni.

  • En hommage aux combats de Marcelle Landau

    En hommage aux combats de Marcelle Landau

    La Maison pour Tous Monclar (MPT), ancienne usine de traitement de l’eau au début du siècle dernier, est officiellement renommée en l’honneur de celle qui a créé le Collectif de l’eau du Grand Avignon, Marcelle Landau. « Un symbole fort », lance Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon, lors de la cérémonie de dénomination qui s’est tenue ce mercredi 10 décembre. Une cérémonie forte en émotion pour de nombreuses personnes présentes ce soir-là. Car « en tant que militants citoyens ou politiques de gauche, on croisait forcément sa route », lâche la première magistrate de la Cité des Papes.

    « Pour une régie publique »

    Les membres du Collectif de l’eau étaient partagés entre fierté et tristesse quand on évoque son parcours et ses combats. « Son combat continue et nous sommes tous présents pour ça », confie fièrement son mari Daniel Landau, quelques minutes après avoir dévoilé la plaque sur la devanture de la Maison pour tous.

    Et c’est son combat pour l’eau qui a notamment été évoqué. L’occasion pour Cécile Helle de plaider en faveur du combat de toujours de Marcelle Landau, c’est-à-dire la régie publique de l’eau. Estimant que « c’est avec un service public qu’il faut faire face aux défis dans les années qui viennent ». « Alors que la campagne électorale a commencé, personne ne parle de l’eau », pique de son côté Mireille Dapon, alors que l’un des candidats déclarés, Joël Peyre (PRG), se tient à moins de deux mètres d’elle. « On continue le travail. Elle doit être heureuse même si je sais qu’elle n’avait pas du tout le culte de la personnalité », poursuit-elle avant de lire la dernière lettre envoyée par la défunte sur le sujet. « Rejoignez le combat, c’est mon vœu le plus cher » auront été les derniers mots qu’elle a transmis.

  • Le collectif Réfléchissons Vitrolles restitue ses idées

    Le collectif Réfléchissons Vitrolles restitue ses idées

    Ce moment de la fin de mandat permet de voir en arrière le chemin parcouru et en avant ce qu’il reste à faire » pour le maire (PS) de Vitrolles Loïc Gachon, entouré de participants à la soirée de restitution qui s’est déroulée, vendredi soir, à l’espace Mandela. Depuis septembre, plusieurs ateliers participatifs ont été organisés avec la population sur plusieurs thèmes.

    Les propositions fusent. Martine Miglior rapporte celles de « créer une mutuelle communale de proximité » ainsi qu’une « bourse au bénévolat pour aider les associations et les bonnes volontés qui se cherchent ». Anthony Moreau, militant PS, indique pour l’atelier vie de quartier qu’« il faut développer la communication et l’organisation dans les quartier » par l’intermédiaire de « gens qui s’impliquent et des comités d’intérêt de quartier ».

    « Un travail essentiel »

    Attentif aux propositions, le maire de Vitrolles salue la participation « entre 80 et 100 personnes par atelier », parlant d’« un travail collectif essentiel » qui doit « se mêler avec ce qui se fait déjà ou qui va se faire » notamment en réponse à une proposition d’aménagement du plateau qui est en cours de réflexion selon Loïc Gachon.

    Toutes ces propositions seront ensuite « chiffrées afin de les rendre réalistes », explique l’édile, « c’est le travail qui suit pour aboutir au projet de mandat 2026 ». Car si plusieurs candidats se sont déjà déclarés face au maire sortant, ce dernier l’affirme : « Il n’y a pas de suspens ni de doute me concernant », mais « le temps de la candidature et de la campagne électorale débutera après la trêve des confiseurs. » Loïc Gachon donne comme prochain rendez-vous le 18 janvier dans un lieu à déterminer.

    Aucun suspens, mais du temps pour cogiter.

  • Génération.s repart avec la gauche unie

    Génération.s repart avec la gauche unie

    Après les communistes, les socialistes, MadMars et, cette fois, les Écologistes, c’est au tour des militants de Génération.s d’approuver l’union à gauche pour les municipales. Ce jeudi soir, une quarantaine de participants ont approuvé à l’unanimité la reconduction de leur participation au sein du Printemps marseillais. « Au regard du danger que représente le RN dans beaucoup de communes, nous avons dégagé une doctrine au niveau du département : le rassemblement partout où il est possible, et le plus large possible à gauche », explique William Leday, membre de la direction nationale. Et donc une alliance à Marseille avec Sébastien Delogu ? « À l’impossible nul n’est tenu, nous souhaiterions que les Insoumis convergent, répond le coresponsable départemental. Mais quand on passe son temps à taper sur le maire de Marseille plutôt que sur l’extrême droite, c’est problématique, avec des accusations gravissimes. »

    « J’ai au travers de la gorge l’accusation de corruption, ça a été une de nos batailles, la lutte contre le clientélisme », réagit vivement l’adjoint à l’éducation des 1-7, Julien Soret. Témoignant justement de la surprise d’habitants renvoyés vers les dispositifs réguliers lorsqu’ils venaient réclamer qui un logement, qui un emploi.

    Pour le parti qui compte quatre élus à Marseille dont le président du groupe Printemps marseillais Pierre Huguet, l’heure n’est pas encore à la campagne et les places sur les listes sont encore en discussion. « Nous avons des candidatures à faire valoir », reconnaît William Leday. Surtout, ils comptent peser sur les programmes, avec 70 propositions élaborées au niveau départemental, « le fruit d’un travail collectif fait par l’ensemble des militants, élus et des citoyens », met en avant Fabio Chikhoune, chef de file à Aubagne. Et en ligne de mire notamment, le « verrou métropolitain ». « Il y a un déséquilibre complet qui met Marseille en difficulté », déplore la coresponsable départementale Wassila Hamache.

  • Violences sexuelles : les avocats exigent des mesures

    Violences sexuelles : les avocats exigent des mesures

    Dans un courrier commun daté du 4 décembre et que La Marseillaise a pu consulter, le Syndicat des avocats de France (SAF) et l’Union des jeunes avocats alertent les membres du Conseil de l’Ordre sur les violences sexistes et sexuelles au sein de la profession, après « une plainte pour agression sexuelle et un témoignage similaire visant un de nos confrères ». En juin dernier en effet, l’ancien bâtonnier et adjoint au maire José Allegrini avait été visé par une plainte d’une greffière du tribunal judiciaire de Marseille, et il est désormais convoqué fin décembre à Aix-en-Provence dans le cadre d’une reconnaissance préalable de culpabilité, comme le révélait début novembre La Provence. Une juge d’instruction marseillaise avait également témoigné d’agressions subies.

    « Il ne paraît plus possible pour nos organisations professionnelles de ne pas adopter une action forte pour lutter contre ce fléau », écrivent les signataires du courrier. Ils demandent « à renforcer l’action de l’Ordre en la matière avec le double objectif de libérer la parole et protéger efficacement toute consœur ou confrère concerné ». Ainsi ils réclament une meilleure communication avec une adresse de signalement, une campagne de sensibilisation et une enquête de « victimation », ainsi que l’élaboration d’un protocole à respecter en cas de dénonciations de violences sexistes et sexuelles, s’étonnant qu’il n’y ait eu aucune enquête interne après la découverte des faits visant l’ancien bâtonnier. Ils espéraient aborder le sujet lors du conseil de l’Ordre le 9 décembre : cela n’a pu être le cas. La bâtonnière, sollicitée par La Marseillaise, n’a de son côté pas donné suite.

  • La droite condamne la rupture du Mucem avec Digital Realty

    La droite condamne la rupture du Mucem avec Digital Realty

    Les présidents de deux des trois des institutions qui siègent au conseil d’administration du Mucem ont annoncé, ce jeudi 12 décembre, qu’ils interrompaient « toute forme ou perspective de coopération » de leurs collectivités avec le Mucem. « Nous refusons toute compromission avec l’antisémitisme et le racisme dans les structures que nous finançons, précisent de concert Martine Vassal et Renaud Muselier. Cette décision a été prise sous la pression d’activités d’extrême gauche qui veulent importer le conflit israélo-palestinien en France. »

    Dans un communiqué, la direction du Mucem justifie une décision commune qui visait « à ce que le musée poursuive ses missions de service public dans un contexte apaisé ». Le mécénat du géant des centres de données était en effet ciblé par des collectifs l’accusant d’être impliqué dans la colonisation en Cisjordanie, ce que contestait le Mucem lui-même dans nos colonnes, le 24 octobre dernier. Les collectifs impliqués célèbrent de leur côté « une grande première dans l’histoire des partenariats et mécénats culturels ».

    Un musée national

    Pour la Ville, qui siège également au conseil d’administration du Mucem, « la Région et le Département transforment les subventions en outil de chantage politique », a réagi Samia Ghali, première adjointe (DVG) au maire de Marseille. Rappelant : « Soupçon contre un collège ? financement suspendu », elle estime que « ce n’est plus de la gestion publique, c’est de la punition idéologique ».

    Quant à Audrey Gatian, élue (PS) en charge de la politique de la Ville, elle préférait ironiser sur « un gros potentiel comique de la droite marseillaise », qui oublie que « le Mucem est musée national et dépend du ministère de la Culture ».

  • Les profs remplaçants inquiets de la refonte de leur dispositif

    Les profs remplaçants inquiets de la refonte de leur dispositif

    Nous ne voulons pas de cette fusion, elle dégradera les conditions de travail et la qualité du service public de l’éducation. » Devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône (DSDEN 13) à Marseille ce vendredi à midi, les syndicats de l’Éducation (FSU-SNUipp, CGT Éduc’action, Snudi-FO et SUD Éducation) font du bruit contre une refonte du système de remplacement sur le département.

    Un système qui fonctionne actuellement par brigade d’instituteurs qui remplacent les absents selon les besoins. « Avec la fusion, nous serons amenés à nous déplacer de façon accrue avec des difficultés à assurer une continuité pédagogique », dénonce Florence Bourdin, pour la FSU-SNUipp. Même raisonnement pour Franck Neff, du Snudi-FO : « Avec la fusion et la mutualisation des brigades, on est dans une logique de dégradation des conditions de travail. » Et la CGT Éduc’action dénonce « des conséquences pour les élèves surtout les plus précaires ». Le tout, avant une instance entre direction et représentants des personnels lors de laquelle l’ensemble des syndicats a voté contre le projet.

    Contacté, Jean-Yves Bessol, directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), maintient sa position et dit ne pas comprendre les inquiétudes syndicales : « On acte une zone de remplacement à un niveau départemental et on reste sur la gestion qui est celle que nous connaissons jusqu’à maintenant. Il n’y aura pas de changement pour les personnels concernés. »

  • La violence gangrène le football amateur

    La violence gangrène le football amateur

    Agressions entre joueurs, bagarres entre supporters, menaces envers un arbitre… Les violences et les incivilités sont devenues monnaie courante dans le monde du football amateur.

    Pas plus tard que le 26 octobre dernier, où la rencontre du 6e tour de Coupe de France entre Aubagne Air Bel (National) et le FC Avignon (Régional 2) a été interrompue à la 72e minute après des incidents entre supporters en tribune. Une affiche qui devait déjà se disputer la veille, mais qui a été décalée au lendemain en raison de craintes liées à la sécurité, notamment concernant le déplacement des supporters vauclusiens. La mère d’un joueur avignonnais, touchée lors des affrontements entre supporters et forces de l’ordre, a porté plainte contre le Sporting club Aubagne Air-Bel et la Ligue Méditerranée pour manquement à la sécurité.

    Chaque année, plus de 10 000 actes de violences sont enregistrés sur les terrains amateurs, selon l’Observatoire des comportements de la Fédération française de football. La barre des 12 000 a même été franchie pour la première fois l’an passé, soit une moyenne de 230 incidents chaque week-end. Ces débordements peuvent conduire jusqu’au retrait de l’agrément d’un club, synonyme d’arrêt des activités de l’association, comme l’a vécu celui d’Orange FC, dans le Vaucluse, au mois de janvier.

    « Depuis la saison sportive 2022-2023 (…), de nombreuses rencontres impliquant le club, ses supporteurs ou ses encadrants ont conduit à des actes de violence contre des équipes adverses ou des officiels », précisait le communiqué du préfet. Depuis, des dizaines d’enfants, passionnés par le ballon rond, se retrouvent punis et privés de leur sport favori. Entre temps, la Ville d’Orange a permis au Rugby Club Orangeois de récupérer le stade Marcel-Clapier.

    Menacés de mort

    De nouveaux dispositifs pour lutter contre ce phénomène vont être proposés, a annoncé la Ligue Méditerranée, le week-end dernier (lire ci-dessous).

    Parmi les acteurs victimes de ces violences et de ces incivilités, les arbitres sont de plus en plus pris pour cible sur les terrains. Plus de 100 agressions – insultes, menaces, intimidations, voire violences physiques – ont été signalées, à l’échelle nationale, après un mois de compétition seulement en début de saison 2024-2025.

    « Au-delà de ce qu’ils peuvent subir sur les terrains, on constate que de plus en plus d’arbitres sont pris à partie sur les réseaux sociaux, où ils sont critiqués après un match, avec des insultes à tout va et jusqu’à même recevoir des menaces de mort », déplore Lionel D’Antonio, président de la Commission départementale de l’arbitrage au District de Provence.

    « ça n’a jamais été simple, mais c’est devenu très compliqué d’arbitrer, parce qu’au-delà de la petite indemnité que chacun perçoit, il y va quand même des fois de notre intégrité physique. Il faut être fort mentalement pour continuer. » D’où la nécessité d’un nouvel arsenal dissuasif et préventif.

    « Il y va quand même des fois de notre intégrité physique »