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  • Marseille se prépare à un double scrutin inédit

    Marseille se prépare à un double scrutin inédit

    À un mois des élections (15 et 22 mars), la Ville de Marseille peaufine l’organisation du double scrutin mairie centrale / mairie de secteur, imposé par la réforme de la loi PLM afin d’élire directement le maire. Ce défi logistique et humain n’est pas une nouveauté puisqu’en 2021, régionales et départementales s’étaient tenues concomitamment. Cette première pour des municipales nécessite toutefois un effort pédagogique.

    « Le but est d’avoir un flux régulé dans l’accès aux bureaux pour que les électeurs ne se sentent pas perdus et de garantir la sérénité du vote », explique Marylène Caire, directrice du pôle élections et état civil de la Ville. Elle présentait jeudi le dispositif dans un bureau de vote factice avec Sophie Roque (PS), adjointe chargée de l’état civil. Première nouveauté, un secrétaire adjoint, sorte d’agent d’accueil, sera présent autour de chaque bureau pour vérifier l’inscription, orienter les électeurs dans une file hors du bureau et rappeler les modalités de vote.

    Enveloppe kraft et bleue

    À l’intérieur, l’électeur suivra « deux parcours dissociés », organisés autour d’isoloirs en marguerite suivant la règle d’un pour 300 inscrits. Le premier sera dédié au vote pour la mairie centrale (111 conseillers municipaux). Il se fera dans une enveloppe couleur kraft de manière classique : prise de bulletin (deux minimums), passage par l’isoloir, vérification d’identité devant l’urne, vote, émargement et tampon sur la carte d’électeur qui « n’est pas obligatoire pour voter », rappelle Marylène Caire.

    Dans la foulée et la même pièce, le second circuit conduira vers l’urne de la mairie de secteur (25 à 53 conseillers d’arrondissements), suivant la même procédure. Seule l’enveloppe (bleue) sera différente, « pour un maximum de clarté », insiste-t-elle évoquant de l’affichage et un balisage empêchant de prendre tous les bulletins en une fois. « Pour cela, il faudrait s’insérer dans un schéma de circulation qui ne sera pas naturel », reprend la directrice, soulignant le rôle du secrétaire adjoint à l’entrée.

    « Ce choix des deux urnes dans une pièce, permet un vote fluide et évite les déperditions. L’électeur engagé dans le vote, le poursuit plus naturellement que s’il doit changer de salle. C’est du confort, on le met dans les meilleures conditions pour qu’il exerce son vote sans être contraint, sans se dire : je ne vais pas voter sur le deuxième scrutin parce que je dois refaire la queue », justifie Sophie Roques.

    Un président par bureau

    Pour y arriver, onze bureaux ont été délocalisés dans de nouvelles écoles, quatre l’ont été pour un accès PMR et quatre autres par manque de place. Un seul bureau aura deux pièces distinctes. Une communication est prévue à destination des 40 000 électeurs concernés. Pour assurer cette mécanique, la municipalité devra aussi mobiliser. 555 000 électeurs sont attendus dans ses 497 bureaux. À la tête de chacun, la Ville a choisi de ne placer qu’un président, en général un des 303 élus de la ville. S’y ajoutent pour chaque urne, deux secrétaires et deux assesseurs minimums, ces derniers étant désignés par les candidats. Charge à la municipalité de combler les manques. Pour cela, elle est prête à mobiliser 3 000 agents dont ces fameux secrétaires adjoints. Depuis décembre, des fonctionnaires de catégorie B et C se forment donc au code électoral et aux spécificités de ce scrutin. L’effort financier est aussi conséquent. Pour un agent, la rémunération est de 450 euros pour un président, 400 pour un secrétaire et 300 pour un secrétaire adjoint. La ville table sur une hausse de 25% du montant (1,8 million habituellement), dont 835 000 euros par tour en ressources humaines.

  • À Toulon, la gauche veut toujours le tramway

    À Toulon, la gauche veut toujours le tramway

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est pour le moment enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS).

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 millions par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée le 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon.

    Le tramway 21 fois plus efficient

    Toulon reste donc à ce jour la seule métropole française à ne pas disposer d’un tramway. À gauche, on espère toujours faire changer cela en cas de victoire aux élections : « Le BHNS, c’est mieux que rien, mais c’est faute d’une alternative comme le dit l’enquête publique », explique André de Ubeda (Toulon en commun). « On remettra en question ce choix. Les études sont déjà faites en grande partie, le financement est prêt, l’emprise au sol est moindre. Il n’y aura pas de perte de temps. » Stéphane Sacco (GRS), candidat à La Seyne-sur-Mer, abonde : « Nous sommes pour le tramway et contre le BHNS parce que ce dernier va circuler sur 30% de son tracé noyé dans le flux de circulation », soulignant que le BHNS permet de transporter « seulement » 200 personnes par heure, contre 4 200 pour le tramway, soit 21 fois plus.

  • Dans le Grand Avignon, un mandat en forme de « zéro » ?

    Dans le Grand Avignon, un mandat en forme de « zéro » ?

    Dans le projet de territoire du Grand Avignon adopté en 2021, « un objectif ambitieux est ainsi fixé : changer résolument les usages, en s’appuyant sur un réseau de transports en commun performant », peut-on lire, où « extensions du tramway et des lignes Chron’hop, réaménagement de la gare multimodale d’Avignon centre » sont cités. Si le parvis de la gare centre a bien été livré, pour le reste, « les transports en commun c’est zéro, on a pris du retard, tant qu’il n’y a pas de réseau performant, les gens prendront leurs voitures », déplorait Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon en conseil municipal en novembre dernier.

    Il est vrai que la première magistrate n’a, en deux mandats, jamais pu avoir la main sur la collectivité. Compétence phare de l’agglo, avec un budget annexe dédié conséquent (108 millions d’euros), les transports n’ont pas passé la surmultiplié, malgré une grande réunion des élus sur le sujet en février 2024. On peut certes mettre au crédit du mandat la baisse des tarifs, ayant entraîné une fréquentation record (14,2 millions de voyageurs en 2024, soit 3 millions de plus que deux ans plus tôt) du réseau. Un réseau dont la flotte de bus est renouvelée, nécessitant plus de 40 millions d’euros d’investissement sur le mandat. Si le parking relais des Angles peine à sortir de terre, ceux de Saint-Chamand et d’Agroparc ont été livrés, sans oublier l’immense succès des nouveaux vélos électriques en libre-service.

    Mais rien de structurant. Pire, le projet d’extension de tramway vers l’île Piot a été suspendu et aucune décision n’a été prise. Les bureaux d’études eux, se régalent, avec des analyses sans fin vers l’hôpital ou Agroparc, sans qu’aucune délibération n’ait été prise pour esquisser la moindre orientation. Idem, il y a trois ans Cécile Helle plaidait pour développer un téléphérique, dont le résultat d’études arrivera à l’issue du mandat. En parlant d’études, le Grand Avignon est engagé sur le projet du RER métropolitain et pilote une grande étude inédite sur les mobilités, à l’échelle du bassin de vie.

  • La mobilité, priorité de nombre d’électeurs

    La mobilité, priorité de nombre d’électeurs

    Des propositions comme un véritable « manifeste ». Se basant sur un baromètre réalisé du 23 au 30 janvier par le CSA sur le thème « Les Français et les transports publics : attentes, usages et priorités municipales », l’Union des transports publics ferroviaires (UTPF) a fait sien un des premiers enseignements : la question reste un sujet important pour les électeurs.

    « On ne va pas commenter ce que font les candidats », prévient d’emblée Florence Sautejeau, déléguée générale de l’UTPF, mais « on a des messages forts à faire passer sur la mobilité ». Au nom des 170 réseaux urbains du territoire mais aussi des opérateurs du ferroviaire, y compris du fret et des gestionnaires d’infrastructures, qu’elle représente, (à noter que la RTM est adhérente), elle entend faire comprendre aux maires le rôle qu’ils ont à jouer dans cette affaire. Si l’autorité organisatrice des transports reste l’intercommunalité ou la Métropole, ces derniers vont y siéger et donc peser sur les décisions, estime-t-elle.

    « Pour que les gens lâchent leur voiture, il n’y a pas d’autre solution qu’une offre importante, de qualité, confortable… », pose-t-elle, rappelant que 15 millions de personnes sont en « précarité de mobilité » dans le pays, 830 000 dans la région Sud. Un chiffre à mettre en regard des 87% de sondés pour qui les transports constituent un sujet important dans le cadre des municipales, 94% en Paca.

    Actionner

    le « levier tarifaire »

    Sur la question du pouvoir d’achat, le tarif est, pour 50% des sondés, adapté. En Paca, 21% d’entre eux estiment néanmoins qu’il est trop élevé. Sur la sécurité, autre sujet de préoccupation, 74% des sondés se sentent sereins dans les transports, Paca atteignant les 86%. Enfin, 62% des sondés en France sont prêts à réduire l’usage de la voiture contre 82% en Paca.

    Autant d’éléments qui ont permis à l’UTPF d’étayer ses huit propositions. D’abord, penser à l’échelle d’un bassin de vie. « Il est important que les élus prennent en compte la réalité des flux », précise Jean-Philippe Peuziat, directeur des affaires publiques de l’UTPF.

    Les opérateurs comptent également sur les édiles pour assurer la sécurité des voyageurs. Et Florence Sautejeau de se féliciter de la loi Tabarot qui permet de la renforcer, avec la possibilité d’équiper les verbalisateurs de caméras piétons. La présidente de la Métropole, Martine Vassal, aujourd’hui candidate de la droite et du centre, s’en était emparée. La RTM, étant pionnière en la matière en testant ces équipements, les a adoptés. Développer les transports publics, c’est aussi répondre à une « transition démographique », avec le « vieillissement de la population », enchaîne Florence Sautejeau. En clair, permettre à papi et mamie de lâcher la voiture sans rester confinés, avec des bus accessibles, des éclairages, des bancs… Parmi les autres propositions : mettre en cohérence développement urbain et transports, permettre aux bus d’augmenter leur vitesse commerciale avec notamment des voies séparées des vélos, penser au ferroviaire pour développer la logistique urbaine.

    Vient le nerf de la guerre : l’argent. Et le moment d’actionner le « levier tarifaire », un des trois piliers du financement des transports avec le versement mobilité des entreprises, « au maximum chez vous », commente la déléguée générale de l’UTPF et les investissements des collectivités locales. Et un constat : alors que la France est le pays d’Europe avec les plus faibles ressources en provenance des usagers, « les gens sont prêts à payer pour avoir de l’offre », assure-t-elle. Quand on lui objecte que la gratuité a pourtant convaincu les Aubagnais depuis bien longtemps, elle répond tarifs « solidaires et sociaux » auxquels l’UTPF est « très attachée » avant de convenir qu’il s’agit d’un vrai choix politique quand « rien n’est gratuit. »

    Mais l’UTPF ne voit pas de problème à réclamer « une sorte de flexibilité » à la commission européenne qui impose aux constructeurs de bus de passer d’ici 2030 à 90 % de leur production en électrique et hydrogène. Plaidant pour le mix énergétique, Florence Sautejeau craint que le coût du nouveau matériel de 280 000 euros à 420 000 l’unité, n’impacte le développement de l’offre…

  • Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    « Il y a des situations difficiles dans nombre de communes, mais le cumul, ici, est assez exemplaire. » En visite au à Toulon, samedi, pour soutenir la tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure en a profité pour rencontrer des acteurs associatifs de la solidarité. Une réunion qui lui a permis de se saisir des réalités sociales d’une ville marquée par « une politique clientéliste, dirigée vers certaines populations, délaissant complètement les autres. On est face à des ghettos sciemment organisés par la municipalité, qui a mis sous le tapis la mixité sociale, le scolaire et le logement. »

    Il a notamment mentionné l’absence de « structure d’accueil pour femmes victimes de violences, qui sont dans des situations très précaires », et s’est étonné de la situation du « quartier de la Beaucaire, composé de 47% de familles monoparentales, où 57 % vivent sous le seuil de pauvreté. Comment lutter contre le narcotrafic quand on laisse à l’abandon des quartiers entiers ? Dans ce contexte, les enfants sont des proies faciles. »

    Une situation qu’Olivier Faure dit plus alarmante qu’ailleurs, « où des choses sont inscrites par les municipalités. Tout ne se fait pas en deux jours, mais là, il n’y a rien qui émerge. » Et cela va, selon lui, dans le sens de « l’extrême droite, qui ne cherche pas à traiter les causes, mais les effets, superficiellement, et entretient ces oppositions pour se maintenir. »

    « L’extrême droite utilise le communautarisme »

    Face à ces situations naît, comme lui a décrit une militante, une difficulté à se sentir français. « L’extrême droite utilise le communautarisme pour exclure certaines populations. Quand on pousse les gens au même endroit et qu’on leur dit qu’ils sont communautaristes, on se fout du monde. Ce mot renvoie la faute sur ceux qui n’ont jamais pu connaître la mixité », accuse le député de Seine-et-Marne. Même raisonnement pour les violences urbaines, qui « ont lieu dans les quartiers où on vit mal, avec le sentiment que l’État ne fait rien. Quand on veut traiter ces questions-là, il faut le faire réellement, pas en bout de chaîne. » Pour apporter des solutions, Magali Brunel promet de « s’attaquer aux causes en profondeur », avec, entre autres, un projet axé sur le logement social, l’éducation, une refonte de la carte scolaire, ou encore le tramway, « en renonçant au fatalisme dans lequel on baigne les Toulonnais. »

  • OM : au tour de Medhi Benatia de jeter l’éponge

    OM : au tour de Medhi Benatia de jeter l’éponge

    Medhi Benatia n’est plus directeur du football de l’OM. Ce dernier a fait part de sa décision, prise au lendemain de la déroute au Parc des Princes face au PSG, mais il ne l’a révélé que dimanche, sur son compte Instagram. « Après une longue réflexion, j’ai pris mes responsabilités et j’ai décidé, le lundi 9 février, de mettre fin à ma collaboration avec l’OM »

    Il estime que, malgré les derniers résultats décevants, élimination de la Ligue des Champions, lourde défaites contre Nantes (0 – 2) et face au PSG (0 – 5) et les contre-performances face au Paris FC (2 – 2) et Strasbourg (2 – 2), «sportivement, le projet avance, mais je ne peux ignorer le climat actuel. Je ressens une insatisfaction croissante, une rupture que je regrette profondément. À Marseille, le résultat est le seul juge de paix … je regrette ne pas avoir réussi à apaiser l’environnement autour du groupe ».

  • [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    Vêtue d’une veste de costume qui lui donne une certaine prestance professionnelle, la jeune femme de seulement 24 ans est aujourd’hui pleine d’assurance. Assise sur une chaise d’une des salles de l’Institut national de l’hygiène et du nettoyage industriel (Ihnni) basé à Marseille, elle raconte son parcours qui s’est déroulé pour une partie dans cette salle, lieu de stress et de travail acharné qu’elle se remémore amusée : « C’est un peu ma deuxième maison, cet endroit ! ».

    La Varoise, championne de propreté, ne se destinait pourtant pas à ce métier initialement. Issue d’une famille nombreuse où « les plus grands élevaient les plus petits », elle s’est toujours occupée de ses frères et sœurs. Elle s’est donc tournée au départ vers un bac pro ASSP (accompagnement, soins, services à la personne). Accordant une grande importance au soin des enfants, elle a rapidement fait face au travail « à la chaîne » dans les crèches. « J’aime ce travail quand je peux prendre le temps de m’occuper des enfants, pas comme en crèche où je devais m’occuper de huit enfants en même temps. » Une fois son bac en poche, elle se lance dans une licence d’assistante sociale. Mais rapidement, la situation devient intenable : « À l’époque, j’étais incapable, mais incapable de rester assise sur une chaise. » Clara Therme avait besoin d’autre chose : « J’avais testé le social et je ne me sentais pas de continuer, alors je suis partie en sanitaire. »

    Une vie de travail

    C’est à ce moment qu’elle rencontre son institut de cœur. « Je leur dois tellement », confie-t-elle. Elle y intègre un second bac pro hygiène, propreté et stérilisation. Mais son parcours est semé d’embûches : « J’avais de grosses lacunes, surtout au niveau de la pratique, j’ai galéré à avoir mon certificat de machiniste. » Un certificat qui lui valide des compétences sur des machines de nettoyage très puissantes permettant de nettoyer en profondeur différents types de surfaces (de la moquette au marbre). Tous les vendredis après-midi, elle reste pour faire de la pratique et rattraper son retard, confie-t-elle, contemplant la salle où elle a passé un nombre d’heures incalculable. Aujourd’hui, tout a changé : elle a validé son bac pro, est médaillée et actuellement en BTS en apprentissage dans l’entreprise GSF Aubagne. Pour l’instant apprentie responsable, elle fait son travail avec beaucoup de discipline et d’organisation : « À GSF, le métier de responsable d’exploitation, c’est à la fois le boulot de chef d’équipe et de responsable de secteur. » Son travail consiste à réaliser des contrôles sur les sites, faire parvenir tout le matériel dont ont besoin les agents, faire des commandes ou encore des devis.

    Ce qu’elle préfère, c’est la mise à blanc dans les laboratoires pharmaceutiques : « C’est la désinfection totale d’une salle. Notre corps dégage des particules et des microbes, dans cette salle on va supprimer tous les micro-organismes. » Avant de se former au management, elle a bien entendu pratiqué et été agente de propreté. Elle connaît donc les réalités du terrain. « On continue de prendre les balais et d’aider les agents qu’on encadre au maximum. » Et d’envisager aujourd’hui de passer une licence pour devenir responsable d’exploitation.

    Le concours

    Clara s’était engagée auprès de sa formatrice à faire un concours si elle réussissait sa formation. Elle raconte sa panique constante pendant les épreuves des World Skills : « J’étais une véritable boule de stress. » Elle a d’abord remporté haut la main les régionales, puis la médaille d’argent nationale dans la catégorie métier de la propreté. « Il y avait une épreuve où l’on devait nettoyer de grandes traces de rouge à lèvres sur un canapé ! ». Elle se remémore, amusée, cette période de sa vie : « Je travaillais de 7h30 à 20h, mes journées étaient très intenses, mais j’ai appris tellement de choses. »

  • [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    Le chef Abdel partage avec vous l’une des recettes emblématiques de l’établissement à reproduire à la maison pour un moment de gourmandise à partager… Ou pas !

    Il vous faudra :

    – 200g de beurre pommade

    – 500g de farine

    – 250g de cassonade

    – 20g de levure chimique

    – 150g de pépites de chocolat noir

    – La même quantité de chocolat blanc

    – Du caramel liquide

    – Du praliné

    – Une sommité de menthe fraîche

    Une pâte généreuse

    Pour commencer, sortez votre beurre bien à l’avance pour que celui-ci soit pommade et ainsi plus simple à travailler. Vous pouvez aussi le poser sur le four s’il est chaud. Une fois que le beurre est à température souhaitée, incorporez les œufs un par un et mélanger à l’aide d’une maryse ou d’une spatule à chaque ajout pour bien amalgamer les deux ingrédients, un peu comme pour une pâte à choux. Versez ensuite la farine, la levure et la cassonade. Mélangez directement à la main.

    Une fois que vous en êtes à peu près à la moitié dans le mélange d’ingrédients ajoutez vos pépites de chocolat noir et blanc. Malaxez de nouveau à la main jusqu’à obtention d’une pâte qui se tient et dont tous les ingrédients sont bien mélangés.

    Si vous le souhaitez, pour rendre votre cookie plus moelleux vous pouvez un peu diminuer la quantité de beurre et ajouter du beurre de cacahuètes, de cajoux, etc. Il est également possible d’insérer dans la recette de l’extrait de vanille ou de la fleur d’oranger par exemple en fonction de vos goûts.

    Un cookie moelleux et fondant

    Déposez la pâte à cookies sur du papier film et roulez tout en formant un boudin pour laisser reposer la pâte au frais pendant une heure et ainsi éviter que celle-ci croûte. Une fois le temps de repos écoulé, coupez le boudin en faisant des portions individuelles et boulez le cookie.

    Vous pouvez le déposer dans une coupelle en terre cuite si vous en avez et enfournez ensuite à 200° pendant 14 minutes. Une fois le cookie sorti du four ajoutez le caramel liquide, le praliné concassé et votre petite feuille de menthe. Dégustez, bon appétit !

  • Hérault : les éoliennes de Bernagues vont redémarrer

    Hérault : les éoliennes de Bernagues vont redémarrer

    À l’arrêt depuis 10 mois, le parc éolien de Bernagues, dont la suspension de l’activité pour un an – avec exécution provisoire – avait été ordonnée en avril dernier par le tribunal correctionnel de Montpellier, va pouvoir redémarrer. Malgré une condamnation en première instance, la cour d’appel de Montpellier a en effet relaxé, le 5 février, l’exploitant de ce parc éolien situé sur le massif de l’Escandorgue, près de Lodève.

    ERL (Énergie Renouvelable du Languedoc), filiale du groupe Valeco qui exploite ces sept éoliennes, et son dirigeant étaient poursuivis pour avoir porté atteinte à la conservation d’espèces animales non-domestiques protégées après la mort d’un aigle royal en janvier 2023, lequel avait percuté une pale en raison d’un dysfonctionnement du système de détection des oiseaux.

    « C’est une surprise et une déception », confie Me Gallon, représentant trois associations. « On ne s’attendait pas à une relaxe puisque le tribunal avait estimé que le délit était caractérisé et qu’il avait condamné sévèrement l’exploitant, décision qui faisait preuve d’exemplarité. Le parquet général avait par ailleurs requis la confirmation du premier jugement pour l’essentiel. »

    « Inquiétude pour de nombreux autres dossiers »

    Dans son arrêt, la Cour d’appel de Montpellier s’appuie sur la nouvelle loi d’orientation agricole de mars 2025 qui modifie le code de l’environnement, exigeant désormais « de rapporter la preuve d’un acte intentionnel de l’auteur ou d’une négligence grave » pour que la destruction d’espèces protégées constitue un délit. « Pourtant la société avait été largement prévenue du risque pour le couple d’aigles royaux nichant à proximité, était consciente des impacts de son parc et avait constamment refusé de régulariser la situation en sollicitant une dérogation “espèces protégées”  », dénonce Simon Popy, président de la FNE (Fédération nationale de l’environnement) Occitanie-Méditerranée, l’une des six associations parties civiles dans cette affaire. « Nous devons cette régression du code de l’environnement à un amendement porté par le sénateur LR Laurent Duplomb. (…). Nous avions alerté à l’époque, pétitionné. Sans succès », rappelle-t-il. « Bien que cavalier législatif dans une loi censée concerner l’agriculture, la notion de négligence “grave” a échappé à la censure partielle du Conseil constitutionnel en mars 2025. (…) Nous en observons aujourd’hui la première conséquence concrète, et ne cachons pas notre inquiétude pour de nombreux autres dossiers si cette jurisprudence venait à être confirmée », indique Simon Popy.

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).