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  • Bienvenue dans l’ère de la météo spatiale extrasolaire

    Bienvenue dans l’ère de la météo spatiale extrasolaire

    Les éruptions solaires sont bien connues : notre soleil éjecte parfois des bulles de plasma – un gaz ionisé très chaud – dont l’interaction avec le champ magnétique de la Terre provoque les fameuses aurores polaires. Cette activité solaire est suivie à la loupe dans le cadre d’une météo spatiale. « Nous supposions que le phénomène pouvait exister sur d’autres étoiles, indique Laurent Lamy, astrophysicien au Laboratoire d’astrophysique de Marseille. Mais cela n’avait jamais été détecté directement. » Jusqu’à la parution récente d’un article dans Nature qui relate la première observation sur une étoile à 133 années-lumière. « Il s’agit d’un événement au moins 10 000 fois plus violent que ceux produits par notre soleil », précise le chercheur qui a participé à l’étude pilotée par des collègues néerlandais.

    À l’origine, un signal d’à peine deux minutes enregistré en 2016 par le radiotélescope européen Lofar. « Cette détection a pris du temps car il a fallu développer une nouvelle méthode d’analyse mise au point à l’Observatoire de Paris par mon collègue Cyril Tasse », souligne Laurent Lamy.

    Plus précisément, le signal détecté est d’un genre particulier : un « sursaut radio de type 2 », « très caractéristique de l’éruption d’une bulle de plasma à la surface d’une étoile », pointe Laurent Lamy. Le résultat de l’onde de choc générée par le plasma qui se déplace bien plus vite que le plasma émis auparavant. « Une étude de 2021 relatait déjà l’observation d’un sursaut radio en provenance de notre étoile voisine : Proxima du Centaure, admet le chercheur. Mais c’était un type différent – le type 4 – moins directement associé à une éruption stellaire que le type 2. » Ce dernier étant une sorte de preuve qui ne laisse plus de place au doute.

    Érosion d’atmosphère

    Le phénomène existe donc sur d’autres étoiles. Provoque-t-il des aurores polaires sur les exoplanètes autour ? Difficile à dire. « Mais cela a des conséquences sur l’habitabilité de ces systèmes stellaires », indique Laurent Lamy. Car des éruptions stellaires violentes peuvent éroder l’atmosphère d’une planète – qui est importante pour que de l’eau liquide puisse exister à sa surface et donc, peut-être, une forme de vie. « Aucune exoplanète n’a encore été détectée autour de l’étoile qui a produit l’événement observé », ajoute-t-il. Mais les étoiles de la même famille – les naines rouges – sont connues pour être des hôtes fréquents de planètes de masse terrestre dont la zone où l’eau liquide peut exister est proche de l’étoile, donc sujette à des tempêtes stellaires intenses.

    Après cette première détection, les scientifiques ont l’intention d’en détecter plus. Sur la même étoile ou d’autres « pour faire de la physique comparée », précise Laurent Lamy. Et se décentrer de notre soleil, l’étoile que nous connaissons le mieux mais qui n’est pas forcément représentative de toutes les autres.

  • Des agents de sécurité de Grand Littoral menacés de mutation après une grève

    Des agents de sécurité de Grand Littoral menacés de mutation après une grève

    Pas de trêve de Noël dans l’entreprise Triomphe Sécurité. Ce vendredi 26 décembre, les agents de sécurité de la société, qui officient sur le centre commercial de Grand Littoral à Marseille, dans le 16e arrondissement, se sont mobilisés dès 10h à l’appel de la CGT.

    En cause ? Mustapha et Joseph, deux militants de l’organisation syndicale et travailleurs du site, sont dans le viseur de leur direction. « On avait des revendications et en retour, on n’a pas reçu nos plannings. Ils nous mettent la pression car l’on a revendiqué des primes que d’autres touchent », dénonce Mustapha, devant la porte du centre commercial. Si l’absence de planning pourrait être anodine, il faut avoir en tête qu’elle fait suite à un mouvement de grève, le 5 décembre dernier. Et surtout que leurs collègues « ont bien reçu leurs plannings ». D’où la crainte très concrète d’une mutation : « On risque d’être envoyés à Martigues, Port-de-Bouc ou l’autre bout du département », dénonce Joseph. Un comble alors que les deux « habitent à 5 minutes de Grand Littoral ». Ils en arrivent à la conclusion logique : « C’est de la discrimination syndicale, ce sont des représailles. »

    Au lendemain de Noël, ce traitement a de quoi faire tache. D’autant que les deux salariés auraient des états de service irréprochables selon la CGT. « Ce sont deux salariés irréprochables, investis, respectueux des règles de déontologie, appréciés par leurs collègues comme par les clients », assure Bader Maoudj, secrétaire général de la CGT Prévention Sécurité 13. Mustapha est sur le site depuis un an quand son collègue Joseph est là depuis quatre ans. « Je me suis donné pour ce travail et voilà ce que j’ai comme remerciements ! », tempête Joseph. « On demande simplement d’avoir notre planning et de pouvoir rester ici », martèle Mustapha.

    « Ils m’ont fait le même coup »

    Si rien n’est acté pour l’heure, les deux concernés sont sûrs d’eux : « Ils veulent nous diviser. En plus, on n’a pas reçu de lettres, de convocations ni de coups de fil, c’est quelle manière de faire ? ». Ils prennent l’exemple de Christopher, un ancien agent du site « qui a été envoyé à l’autre bout du département alors qu’il n’avait pas le permis ». Ce dernier, présent au rassemblement confirme : « La direction m’a fait le même coup ! ». Un des collègues de Mustapha et Joseph se désole : « Dans notre métier, les patrons pensent qu’il y aura toujours du monde pour nous remplacer. » Tous font le lien avec leur mobilisation du 5 décembre, qui portait sur des revendications salariales mais aussi sur une « reconnaissance de l’insécurité du site et les risques encourus par les salariés dans leur métier » (lire notre article du 04/12). « Notre grève était paisible, c’était un piquet classique, il n’y a pas eu de débordements ni rien », rappelle Mustapha.

    Contactée, Triomphe Sécurité n’a pas encore répondu à nos sollicitations. Mais la CGT prévient : « On ne lâchera pas Mustapha et Joseph. »

  • A Toulon, le projet de plan de mobilité métropolitain fait réagir

    A Toulon, le projet de plan de mobilité métropolitain fait réagir

    Les déclarations d’intention sont toujours des plus vertueuses en matière de mobilité comme du reste. Ici, il s’agit dans les textes de mettre en avant le renforcement de la cohésion sociale en permettant à chacun de se déplacer en sécurité sur tout le territoire. Et cela en réduisant l’empreinte environnementale et l’impact sur la santé des transports. Difficile en effet, de ne pas adhérer à ces priorités.

    Ainsi, le nouveau plan de mobilité se fixe pour objectif en 2035 de parvenir à 43% de modes actifs, c’est-à-dire d’un recours à la marche à pied et au vélo, contre 37% aujourd’hui.

    Et pour ce qui est des transports en commun, il est question de passer de 7% seulement, aujourd’hui, à 12%.

    Concernant la part modale des transports individuels motorisés qui est de 56% actuellement, la Métropole TPM veut s’employer à la faire chuter de 11 points pour atteindre 45% dans une décennie.

    Pour y parvenir le plan d’actions prévoit de « donner aux transports collectifs le pouvoir de concurrencer l’autosolisme », c’est-à-dire l’usage individuel de son véhicule. Ce qui va supposer de les rendre beaucoup plus attractifs. La question est de savoir si le Bus à haut niveau de service (BHNS) dont la première ligne est attendue pour 2029 seulement aura cette capacité, en sachant qu’il ne sera pas en site propre sur une bonne partie du trajet.

    Le BHNS peut-il suffire ?

    Autre bonne volonté mise en avant, celle « de faire évoluer le partage de l’espace public en mettant les mobilités actives au cœur des aménagements ». Là-dessus, même la situation a beaucoup évolué, à Toulon notamment, il reste encore beaucoup d’attentes de la part des associations et collectif qui militent pour l’essor de la pratique du vélo en sécurité depuis longtemps.

    En attendant la consultation et l’avis d’enquête publique pour une approbation de ce PDM pour la fin 2026, des voix se sont déjà élevées pour dire toute leur perplexité.

    Le conseiller métropolitain d’opposition de Toulon en Commun Philippe Leroy trouve, pour commencer, que les objectifs ne sont pas suffisamment ambitieux par rapport au retard pris par la collectivité, et rappelle que TPM est descendue à la 18e place, sur les 21 métropoles, en termes de fréquentation des transports en commun. Et qu’elle réussit en la matière 3 à 5 fois moins bien que Montpellier, Marseille et Nice.

    Pour le collectif tramway, le Bus à haut niveau de service ne pourra répondre aux besoins de la population. En particulier à cause du fait qu’il circulera sur au moins 30% de son trajet mêlé à la circulation automobile, en particulier à Saint-Jean-du-Var et à la Coupiane, « ce qui dégradera la vitesse commerciale et la régularité du service ». Contrairement à un tramway qui circule, lui, en totalité en site propre, et peut transporter beaucoup plus de voyageurs.

    Autre grief : une fin des travaux prévue en 2038, alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de BHNS en 3 ans en moyenne. Mais aussi « que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre ».

    Pour le collectif, le BHNS ne permettra donc pas de compenser l’augmentation de la population et fera stagner le niveau des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Le débat sur le tramway est donc relancé.

  • Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Philippe Klein est candidat Horizons pour les élections

    Il était entré en campagne sans être candidat, multipliant les discussions avec les formations politiques du bloc central. Jusqu’au soir du dernier conseil municipal de l’année, et du mandat : Philippe Klein, second d’Anne-Laurence Petel (Ren.) en 2020, sera bien candidat aux élections municipales de 2026, investi par Horizons dont il est le référent aixois. Le conseiller métropolitain, meneur du groupe Aix-Autrement, qu’il a fondé après s’être séparé du groupe Petel, entraînant avec lui Béatrice Bendelé et Alain Parra, a, pendant plusieurs mois, tendu à la main à Sophie Joissains, maire (UDI) sortante. Sans succès. Il la concurrencera tout comme Marc Pena (PS), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), à la tête de la liste Aix pour vous. « Je n’ai pas eu de réaction à cette annonce de candidature, rapporte Philippe Klein. Mais je suis très heureux d’avoir été investi par Edouard Philippe. C’est un gage de récompense du travail que j’ai pu faire ces quatre dernières années au service de ce parti, en créant un groupe Horizons, devenu un groupe politique important. En période électorale, c’est une grosse force politique. » Certes. Mais n’y a-t-il pas un risque de division au sein du bloc central ? « Je suis le candidat le plus fédérateur et le plus rassembleur possible : je suis le seul a avoir déclaré que je tendais la main. Personne ne m’a répondu », rappelle le candidat.

    Programme déjà établi

    La liste, dont la composition ne sera pas révélée avant la mi-janvier, reste « très ouverte : il y a des gens d’Horizons, de gens de la société civile, et des gens issus d’un bloc central très élargi », laisse entendre Philippe Klein. Jusqu’ici, la possibilité de retrouver les noms des colistiers actuels du groupe Aix Autrement ne peut pas être confirmée. « Ils sont eux-mêmes tenus par leurs différents partis, qui n’ont pas pris position. Je ne peux pas répondre à cette question encore », admet-t-il. Avocat au barreau d’Aix depuis 42 ans, ancien bâtonnier, trois ans à la tête du Conseil national du barreau de France, Philippe Klein entend être « l’avocat pour la ville ». Une poignée de grands axes dessinent déjà la ligne du programme. À commencer par la sécurité en « exerçant le pouvoir donné aux maires en la matière ». Pourquoi ne pas convoquer les auteurs de toute petite délinquance en mairie ou s’attaquer au narcotrafic via le consommateur ? Les sujets de réchauffement climatique et de mobilité font aussi partie des priorités de Klein. Pour le premier, « j’ambitionne d’être la ville la plus en avance sur cette lutte ». Pour le second, l’urgence est à raccorder les villages et quartiers aux réseaux de transports. « Le dialogue avec la métropole doit être incessant », estime Klein. À court terme, le candidat a déjà ses idées. Entre autre être « attentif » au devenir des associations, ou réduire les budgets de fonctionnement pour rehausser le budget d’investissement… En bref, faire « mieux avec moins », dans un contexte budgétaire tendu et « faire avec ce qui existe ».

  • « Transit », espace alternatif pour des rencontres et des créations

    « Transit », espace alternatif pour des rencontres et des créations

    Leurs valises bourrées de livres proposaient dans les centres sociaux et culturels des quartiers Nord et pendant des événements comme « Paroles de galère » des titres liés aux luttes du moment, autour du féminisme, des sans-abri, du racisme et de l’anticolonialisme. Quatorze années plus tard, les fondateurs sont toujours actifs au sein d’une association de 15 bénévoles qui gèrent une librairie permanente : « Transit » continue de se déplacer en dehors de ses murs, programme chaque semaine des débats, rassemble plus de 5 000 ouvrages.

    Arrivé à Marseille en 2001, Michel Touzet est l’un des plus constants piliers de Transit. Pendant deux ans, jusqu’à la fermeture définitive de 2009, il fut libraire chez Païdos qui s’était établi en 1996 au 54 cours Julien. Il n’ignore pas qu’une librairie atypique, porteuse d’engagements et d’esprit critique doit surveiller sa ligne de flottaison, consentir toutes sortes de sacrifices pour ne pas subir un découvert bancaire.

    Avant d’avoir élu pour domicile depuis mai 2021, juste après la rue des Abeilles, le 51 boulevard de la Libération, Transit tenait débats au n° 45. Ce fragment de rue est austère et tristounet : il faut identifier la vitrine, lire les dazibao des poèmes qui s’affichent (actuellement Darwich, des écrivaines palestiniennes, la couverture d’un livre peinte par Thomas Azuelos) franchir la porte, scruter les ouvrages, aller vers la mezzanine où figurent des illustrés et des livres pour la jeunesse. Ce qu’on trouve ce ne sont pas seulement des livres de sciences humaines, Frantz Fanon, Rosa Luxembourg ou Edward Saïd, les éditions Agone, la Découverte et La Fabrique : on rencontre de nouvelles problématiques du côté de l’écologie et des minorités sexuelles, les multiples visages et rebonds d’une extrême gauche pas sectaire ni agressive, quelque chose de sobrement « expérimentale ». Cinq ou six fois par mois, des rencontres avec des auteurs et des autrices incarnent les couleurs et les interrogations du moment.

    « Nous sommes les voix de celles qui n’en ont plus »

    Pour l’heure, les employés de Transit sont tous des bénévoles. Les ventes et les commandes auprès des éditeurs ne sont jamais véritablement conséquentes. Les bénéfices engrangés servent uniquement pour renforcer les rayons de la librairie, héberger en hôtel les auteurs qui participent aux débats ou bien se décentraliser dans les quartiers, par exemple pendant les agoras de la Busserine.

    Créer des passerelles et des répercussions en dehors du milieu local – par exemple, avec des vidéos de lectures de poésie palestinienne enregistrées sur place, par la suite envoyées à Gaza – tisser des liens pas seulement avec les lecteurs, mais aussi avec des éditeurs et des écrivains fait partie des priorités de Transit. Présidente de l’association depuis sept ans, Nora Mekmouche est la responsable des éditions Cris-Ecrits. Avec plusieurs proches, Zora Boukenuche, Alain Castan, Elise Debureau, Muriel Modr et Michel Touzet, Nora a participé à la réalisation d’un travail collectif qui fait aujourd’hui partie des long-sellers de la librairie : Transit estime avoir vendu plus de 300 exemplaires du Guide du Marseille colonial que la librairie a coédité avec Syllepse et La Courte Echelle. En complicité avec Soraya Guendouz et l’association Approches Cultures et Territoires, Nora Mekmouche conduit aussi un travail de long cours depuis la parution en 2023 des trois cahiers de la collection Silence Barré qui vient de publier un volume titré Gaza / Voix sous les cendres, un ensemble où l’on retrouve les multiples ressources et connexions de Transit : entre autres, des ateliers d’écriture avec des proches de Noailles, des dessins et des photographies remarquablement maquettés, des participations d’autrices comme Faïza Guène.

    Depuis l’ouverture 55 rue de la Palud, entre Domaine Ventre et rue Estelle, de la BaaM, la Bibliothèque Arabe Associée de Marseille, en interaction avec les éditions Fidel Anthelme X de Frédérique Guétat-Liviani et Le port a jauni de Mathilde Chèvre, une nouvelle donne, d’autres échos et rebondissements, des publications et des traductions consonnent actuellement avec les désirs et les combats de la librairie. Dans ces conditions, on ne s’en étonne pas, la presse locale et hexagonale en a fait l’écho, la haine et l’agressivité du camp adverse ont pris cet hiver pour cible Transit dont la vitrine et le trottoir ont été plusieurs fois maculés de signes néo-nazis. Sur son site, la librairie a clairement répondu que sa volonté était « de rendre audibles et intelligibles les voix étouffées dans le vacarme des voix dominantes » : Transit « lutte contre toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme et l’islamophobie ».

    51, boulevard de la Libération

  • On nage à l’intérieur jusqu’au 22 février au Port-Marchand

    On nage à l’intérieur jusqu’au 22 février au Port-Marchand

    Dans le contexte de sobriété énergétique qui s’impose à tout un chacun mais aussi à l’ensemble des collectivités territoriales, la Ville de Toulon a fait à nouveau le choix de fermer l’accès au bassin extérieur chauffé du stade nautique du Port-Marchand durant une partie de la période hivernale, ce dernier rouvrant le 22 février prochain.

    Économie énergétique

    Pour offrir à tous les usagers (scolaires, particuliers, associations et institutions) un service optimisé permettant de pratiquer la discipline de leur choix, les autres bassins couverts verront leur amplitude d’utilisation élargie.

    Il faut savoir que les eaux des piscines toulonnaises de Pins d’Alep, Léo-Lagrange et celle du bassin couvert du Port-Marchand sont chauffées par un système de récupération de la chaleur solaire grâce à des capteurs placés sur le toit des bâtiments. L’énergie économisée grâce à ce système est estimée à 20%.

    Pour mémoire, construit entre 1970 et 1972, le stade nautique du Port-Marchand, labellisé aujourd’hui Patrimoine du XXe siècle, s’inscrit alors dans un programme national lancé par le ministère de la Jeunesse, des sports et des loisirs suite aux résultats décevants des nageurs français aux Jeux olympiques de Mexico en 1968.

    Organisé autour d’un bassin olympique à ciel ouvert et d’un imposant plongeoir, entouré de gradins, le bâtiment surmonté à l’ouest d’une toiture en ailes d’oiseau, et percé en façade par de larges baies vitrées, abrite la piscine couverte.

  • Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad candidate insoumise à la mairie d’Arles

    Jecilla Regad était en 2e position de la liste de la France insoumise en 2020, elle en est désormais la tête de liste pour les élections municipales de 2026. Candidate insoumise « mais pas que, dans une liste ouverte à tout le monde et pour une nouvelle vision de l’action communale », affirme la postulante, pour une « candidature résolument à gauche » avec « la révolution citoyenne, la planification écologique et un plan communal de lutte contre la précarité et des logements dignes » comme ébauche de programme, dont le contenu sera dévoilé « prochainement ».

    L’insoumise place la commune au centre de « nombreux changements » et appelle à « mettre en place de nouveaux outils » pour permettre « l’intervention populaire, abolir les privilèges et la corruption par l’argent », car selon la candidate, « trop souvent les citoyens ne sont pas consultés ou leurs avis ne comptent pas ».

    Exigence programmatique

    Dans une ville qui a vu élire un député d’extrême droite à 48% des voix en 2024, Jecilla Regad rappelle avoir « milité tous les jours pour le Nouveau front populaire », mais affirme « ne pas avoir eu besoin de Bardella pour connaître l’extrême droite, avec les politiques de Sarkozy ou Hollande et sa déchéance de nationalité ». « L’union des partis n’est pas forcément la solution pour combattre l’extrême droite. La solution ne se décidera pas sans des citoyens portant une exigence programmatique », assène la candidate.

    Quant à l’union de la gauche, « nous n’y sommes pas opposés » juge Jecilla Regad, « nous l’avons quitté et ne l’attaqueront pas », rappelant que « les municipales ne sont pas une présidentielle et il suffit de faire 10% pour accéder au second tour ». Présentation de la campagne jeudi 8 janvier à 19h à la salle des fêtes d’Arles.

  • Plus de 400 participants au grand loto de La Marseillaise

    Plus de 400 participants au grand loto de La Marseillaise

    Salle comble pour le traditionnel loto organisé par l’association « Ensemble pour La Marseillaise », 400 participants et amis du journal se sont retrouvés pour honorer le pluralisme de l’information dans une ambiance festive.

    Une célébration qui a commencé par quelques mots de Léo Purguette, président de La Marseillaise : « Je souhaite remercier les bénévoles qui ont rendus possible ce traditionnel loto de Noël », il poursuit : « L’existence de La Marseillaise, issue de la Résistance, est un défi de chaque instant, car notre journal n’est pas adossé aux puissances d’argent. » Pour dire l’importance d’une telle manifestation. Les participants ont pu aussi profiter d’une tombola au profit du Secours populaire, « cela fait quatre ans que nous venons au loto, notre association a toujours besoin d’argent pour acheter des denrées alimentaires ». Et aux deux bénévoles de poursuivre : « On soutient 180 familles, soit près de 500 personnes qui comptent sur nous. »

    De nombreux lots à gagner

    Le gros lot de cette année était un séjour pour deux personnes Baie de Rosas offert par Les Voyages Sabardu, de quoi réjouir les gagnants. L’après-midi de loto s’est déroulé en sept tours, parmi les lots on retrouve des paniers garnis, une télé ou encore des appareils ménagers.

    C’est Sylviane Chiarello, bénévole pour « Ensemble pour La Marseillaise » qui donne le coup d’envoi, premier tour du boulier, c’est le numéro 6, et ils s’enchaînent. « C’est important que je sois là parce que La Marseillaise fait qu’il y a du pluralisme dans l’information », estime Jeanine, une des participantes.

    Et les parties se sont poursuivies dans la joie et la bonne humeur.

  • L’Hôpital Privé de Provence innove en soin oncologique

    L’Hôpital Privé de Provence innove en soin oncologique

    L’hôpital Privé de Provence (HPP) est l’un des seuls en France à disposer de ce dispositif. Début novembre, l’établissement hospitalier s’est doté d’un pôle entier dédié à la rééducation oncologique. Ici, dans cet espace dessiné en quatre box, d’une superficie de 100 mètres carrés, ce sont une trentaine de patients par jours qui sont suivis et accompagnés dans le traitement des effets secondaires liés aux chimiothérapies et autres interventions endurées par les personnes atteintes de cancers. Exemple, la neuropathie. Les praticiens intégrés au pôle interviennent également jusque dans les services de chimiothérapie. « Pour faire simple, les soins permettent aux patients de garder une autonomie et une activité pendant leur soins. On dispose d’une salle de kinésithérapie et d’un matériel d’innovation plus technique qui permet de prendre en charge l’apparition de divers symptômes [liés aux effets secondaires des traitements, Ndlr.], très peu pris en charge jusqu’à présents », explique Pierre Lavignotte, 27 ans, masseur kinésithérapeute libéral au sein de l’HPP. Lui est à l’origine du projet. Au nom d’une société dont il poursuit la création, soutenu par la direction, il a investi près de 100 000 euros dans le matériel nécessaire. Parmi les thérapies de pointe intégrées au pôle : la photobiomodulation, thérapie laser aux propriétés antalgiques, cicatrisantes, anti-inflammatoires et l’endermologie pour réduire, entre autres, les lymphœdèmes, améliorer la mobilité et réduire tensions et de douleurs. « Il n’y avait quasiment aucune prise en charge, a part médicamenteuse sur les neuropathies, poursuit Pierre Lavignotte. On traitait le symptôme, pas la cause de perte de sensibilité. En intervenant rapidement on permet d’éviter cette dégradation parfois permanente. » En janvier, une quatrième kinésithérapeute rejoindra l’équipe.

  • A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    A défaut d’être libéré de ses démons, le RCT veut bien finir l’année face à Perpignan

    Les semaines se suivent et se ressemblent pour le RC Toulon. Meilleure équipe ex æquo du Top 14 avec Toulouse à domicile (six victoires en autant de matches, cinq bonus), il présente le 11e bilan hors de ses bases (une victoire, six défaites). La donne est la même en Champions Cup, avec une bouillie de rugby en guise de premiers pas à Edimbourg il y a trois semaines, puis une prestation d’un autre calibre face à Bath, à Mayol, une semaine après. Et au-delà de ces faits, c’est le contenu qui interpelle. Lors de leurs trois dernières sorties, les Rouge et Noir ont encaissé 59 points à Toulouse, 51 à Paris et donc 46 face à l’UBB, dimanche dernier, en n’en marquant que sept en retour. Fébriles, maladroits, dépassés dans l’intensité, les coéquipiers de Charles Ollivon ont cette fois perdu le fil dès les premières secondes, alors qu’ils avaient parfois su bien démarrer leurs matches à l’extérieur. Au point de réaliser « certainement, la plus mauvaise sortie » de sa saison, déplorait Pierre Mignoni.

    « Toulon ne mérite pas ça »

    « On avait une équipe de qualité ce soir, qui a battu le champion d’Angleterre (Bath). On a deux visages. C’est notre mystère à nous. Toulon ne mérite pas ça. Je ne sais pas quoi dire à part que je suis désolé », s’excusait même l’entraîneur du RCT, qui a semblé, pour la première fois, à court de ressorts.

    Mais à défaut de trouver tout de suite les clés qui lui permettront d’acquérir la constance nécessaire à ses ambitions, le club de la Rade va devoir bien terminer l’année, dimanche, face à une équipe de Perpignan dans une situation bien plus critique que la sienne. Bons derniers du Top 14, les coéquipiers de l’ancien Toulonnais Mattéo Le Corvec viennent toutefois d’enregistrer leur premier succès de la saison face à Clermont (26-20). De quoi redonner du baume au cœur dans la course au maintien.

    Pour bien terminer 2025 dans un stade à guichets fermés, Pierre Mignoni pourra notamment compter sur le retour de plusieurs blessés importants et de plus ou moins longue date (Domon, Villière, Ribbans, Brennan), et peut-être sur son nouvel ouvreur argentin Tomas Albornoz, qui s’entraîne depuis le début de semaine. Mais il devra se passer de Swann Rebbadj (genou) et Priso (commotion), qui viennent agrémenter la (trop) fournie infirmerie toulonnaise.