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  • Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Après l’agression impérialiste des États-Unis envers le Venezuela – qui a conduit à l’enlèvement du couple Maduro et des dizaines de morts à la suite de bombardements – la scène internationale semble être revenue au siècle dernier, où dominaient l’usage de la force et les logiques guerrières. Face à cette régression, plusieurs organisations* appellent à des rassemblements** dans l’Hérault, le 10 janvier. « Nous condamnons fermement l’agression américaine. C’est une menace pour la paix au niveau mondial. Nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre mondiale dont les conséquences seraient encore plus dévastatrices que celles que nous avons connues dans le passé du fait des arsenaux nucléaires des États », soutient Alban Desoutter, de la Libre Pensée 34.

    Les arguments mis en avant par Washington – présentant Maduro comme un narcotrafiquant – pour justifier son agression ne passent pas. « Le seul but de cette agression est une captation des richesses [le Venezuela dispose du plus grand stock de pétrole au monde, Ndlr]. Une fois de plus, ce sont les travailleurs et le peuple vénézuélien qui vont se retrouver au milieu d’une guerre qu’ils ne veulent absolument pas. Deux choses sont possibles pour la CGT : la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », fait valoir Myriam Rivoire, secrétaire CGT de Montpellier. L’occasion également, lors de ces rassemblements, de réaffirmer la solidarité avec le peuple vénézuélien face à la volonté des États-Unis de mettre sous tutelle le Venezuela.

    Surtout, le comportement tyrannique de Donald Trump est dénoncé avec véhémence. « De quel droit les États-Unis se permettent de juger Maduro ? On considère Orban [le président de la Serbie] comme un dictateur. Pour autant, est-ce que ça nous donne le droit de l’enlever et de le juger sur le sol français ? », s’indigne Francis Viguié, de la Carmagnole. D’autant que Washington n’en est pas à son coup d’essai. « Si l’on compare la situation avec l’Irak en 2003, on est dans la même logique : l’invasion sans mandat des Nations unies – les États-Unis l’avaient au moins demandée – d’un pays pour s’accaparer ses ressources pétrolières. Depuis 2003, le Proche et Moyen-Orient sont profondément déstabilisés. On peut avoir les pires craintes sur l’Amérique du Sud », redoute Nicolas Cossange, secrétaire PCF de l’Hérault. Et au regard de ses dernières déclarations très atlantistes, ce n’est pas Emmanuel Macron qui fera bouger les lignes. La rue alors ?

    *Libre pensée, la Carmagnole, LDH, le Mrap, PCF, LFI, CGT, FSU, Révolution permanente, l’Après, Rencontres Marx, Jeunes communistes de France, NPA, FO, Gauche écosocialiste.

    ** à 15h à Montpellier (Place Albert-1er), à Béziers (rond point Gagarine), à Sète (place de la mairie), à Pézenas (Place de la République), à 11h à Bédarieux (devant la mairie).

  • L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’équivalent d’une ville comme Alès ! Chaque année entre 2017 et 2023, l’Occitanie qui a dépassé les 6,1 millions d’habitants, a accueilli en moyenne 46 600 habitants supplémentaires. La 3e croissance démographique (+0,8%/an) derrière la Guyane et la Corse, deux fois supérieure à celle de l’Hexagone (+0,4%/an).

    Décrypté dans la dernière étude de l’Insee, le phénomène n’est pas nouveau mais se confirme de décennie en décennie. Il s’explique par les migrations (+0,9%/an), le fait que les arrivées en Occitanie sont très supérieures aux départs. Car le solde naturel est lui désormais négatif (-0,1%/an), c’est-à-dire que l’Occitanie compte plus de décès que de naissances.

    Non sans disparités, la croissance est quasi générale. 11 départements sur 13 voient leur population croître, seuls l’Aveyron et la Lozère perdent quelques habitants (-0,1%/an). Dans les P-O (496 855 habitants, +0,8%/an) et le Gard (770 940 hab, +0,6%), la croissance est soutenue, portée par les dynamiques, parfois nouvelles, des grandes villes : Alès (46 125 habitants, +2,3%/an), Perpignan (121 616 hab, +0,2%) ou dans une moindre mesure Nîmes (151 839 hab, +0,1%).

    Deux locomotives

    Les deux locomotives régionales restent incontestablement la Haute-Garonne (second département de France le plus dynamique avec 1 471 468 habitants, +1,3%/an) et l’Hérault (1 230 289 hab, +1,2%), où le solde naturel y est aussi excédentaire, essentiellement grâce à leurs deux métropoles Toulouse (514 819 habitants, +1,2%/an) et Montpellier (310 240 habitants, +1,4%). Entre leurs universités, leurs organismes de recherche et leurs entreprises (aéronautique, informatique, tertiaire…), les deux mastodontes attirent notamment les jeunes étudiants et travailleurs. Ce n’est pas le cas de toutes les grandes villes : « La population diminue à Paris, est quasiment stable à Lyon et augmente modérément à Marseille », insiste l’Insee. La dynamique qui s’accroît à Toulouse et Montpellier s’étend aussi à leur couronne. La croissance est d’ailleurs encore plus forte dans les aires urbaines (respectivement +1,4%/an et +1,6%) que dans les villes centres.

    Signe d’un « étalement urbain » toujours à l’œuvre malgré la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, la population continue aussi d’augmenter dans les espaces ruraux périurbains, les communes rurales y étant « sous influence » des grandes villes. À l’image de Sète (45 337 habitants, +0,8%/an), d’Alès (46 125 hab, +2,3%) ou de Frontignan qui ont inversé leur tendance passée à la décroissance ou à la stabilité, « la population est plus nombreuse dans la quasi totalité des communes de plus de 20 000 habitants ». La hausse reste soutenue mais ralentit à Béziers (81 545 habitants, +0,9%/an) ou Narbonne (57 587 hab, +0,9%). Enfin, en raison des migrations, l’attractivité se renforce aussi dans les espaces ruraux non périurbains (+0,8%/an).

    « En Occitanie, la population augmente dans la quasi totalité des villes de plus de 20 000 habitants »

  • « Pour 2026, nous souhaitons lucidité, espoir et ambition »

    « Pour 2026, nous souhaitons lucidité, espoir et ambition »

    La Marseillaise : Que souhaitez-vous aux Gardois pour 2026 ?

    Frédéric Deschamps : En trois mots, je dirai : lucidité, espoir et ambition. Lucidité parce qu’entre Gaza, la guerre en Europe et ce qui vient de se passer au Venezuela… le contexte national et international est très inquiétant.

    Espoir, parce que nous souhaitons travailler un maximum autour de la solidarité et lutter contre toutes les formes d’austérité à l’heure où les milieux financiers entreprennent une grosse offensive.

    Et puis Ambition, parce qu’il faut proposer un autre type de société, et sortir de cette conception du profit à tout prix. Même si notre présent déchante, on n’a pas renoncé aux lendemains qui chantent.

    À quelques semaines des élections municipales, dans quel état d’esprit êtes vous ?

    F.D. : On veut fédérer la gauche partout où c’est possible. C’est notre travail. A Nîmes et à Alès, nous avons des ambitions politiques importantes. Et il y a pas mal de communes où des maires communistes ou apparentés devraient être élus. Dans le Gard, nous sommes une force qui est offensive et conquérante, mais pas pour nous… Pour être utile et pour empêcher l’extrême droite de prendre le pouvoir.

    Un peu partout l’extrême droite gagne du terrain et sa violence explose. Comme au Prolé d’Alès, en mai dernier. Est-ce que ça a un impact sur la manière de militer aujourd’hui ?

    F.D. : Il y a eu deux événements majeurs ces derniers mois. Depuis les dernières législatives, les six députés du Gard sont d’extrême droite, et ça c’est un premier choc. Ensuite, l’attaque du Prolé, à Alès, nous montre la manière dont l’extrême droite et sa nébuleuse se révèlent. Ils se sont permis des choses qu’ils ne se seraient pas permis avant. Ils ont voulu frapper ceux dont ils savent qu’ils sont leurs opposants fondamentaux. Ce n’est pas un hasard s’ils s’en sont pris à Alès, qui a une tradition antifasciste ancienne. Mais nous avons décidé de ne laisser aucune concession sur le combat d’idée avec l’extrême droite. Ces événements ont renforcé notre détermination, et nous ont poussé à en faire un axe central de noter politique.

    Je ne pense pas que notre manière de militer changera après tout ça. On ne s’est jamais caché, on continue de militer à la vue de tout le monde. On ne nous intimidera pas !

    Propos recueillis par P. B.

    La fédération gardoise du Parti communiste prononcera ses vœux
    le samedi 10
     janvier, à 11h au Prolé d’Alès.

  • Var : Le Père Noël et les jouets à travers le monde s’exposent

    Var : Le Père Noël et les jouets à travers le monde s’exposent

    Embarquez à la Chapelle de l’Observance, pour une aventure féerique à la découverte du Père Noël tel qu’on le célèbre aux quatre coins du globe.

    À travers une sélection de documents originaux, explorez l’évolution de ce personnage emblématique en France, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, en Suède, en Russie et même au Japon !

    D’un continent à l’autre, d’une coutume à l’autre et même jusque dans l’espace, le Père Noël révèle ses moyens de transport les plus insolites, extravagants et surtout magiques !

    Composée d’illustrations inédites prêtées par le collectionneur Pierre-Stéphane Proust et dont la plus ancienne date de 1880 jusqu’à nos jours, c’est une immersion colorée et émouvante qui attend petits et grands qu’ils soient plutôt curieux ou nostalgiques.

    Un trésor de mémoire

    Vous pourrez également découvrir une sélection de jouets rares et plus étonnants les uns que les autres prêtés par le musée du Bien Jouet à Puget-sur-Argens.

    Une collection unique comme un trésor de mémoire et d’imaginaire, fruit de la passion de Jean-Marie Lerdino, ancien enseignant varois.

    Depuis plus de 50 ans, il chine, fouille, collectionne, et donne vie à plus de 5 000 jouets datant de 1850 à 1980 et allant du jouet en bois à la collection du célèbre Goldorak.

    Une exposition entre rêve, souvenirs et patrimoine à ne surtout pas manquer. À voir gratuitement tous les jours du lundi au samedi jusqu’au 20 janvier.

  • Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Avec la gauche, « Nîmes veut changer de siècle »

    Il fallait pousser la porte. Vendredi soir, le Prolé était bondé. Une centaine de personnes serrées dans la salle, d’autres encore dehors, à tendre l’oreille. Ambiance chaleureuse, applaudissements nourris, sourires et embrassades : les vœux de Nîmes en Commun et des élus du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche avaient des allures de meeting populaire. Quelque 300 personnes au total. Chaque élu municipal du groupe Nîmes Citoyenne à Gauche a pris la parole en liant son engagement à un combat. Pierre-Édouard Detrez a ouvert sur la démocratie locale, dénonçant une « gestion clanique et opaque » du conseil municipal et les atteintes répétées au droit d’expression de l’opposition. « Refuser d’entendre certains élus, c’est considérer que tous les Nîmois ne jouissent pas de la même considération », a-t-il lancé, sous les applaudissements.

    Sur le logement, Corinne Giacometti a dressé un constat précis et documenté : chute du taux de logements sociaux, absence de mixité, urgence d’un PLU co-construit. Elle plaide pour « ne plus faire la ville sans ses habitants » et pour des outils concrets : permis de louer élargi, encadrement des loyers, travail avec les bailleurs.

    Christian Bastid a prolongé sur le même thème, martelant que le logement est « un enjeu social majeur, politique, climatique », appelant à lutter contre les marchands de sommeil, la vacance, la spéculation et les locations de courte durée.

    Jo Menut, avec émotion, a porté la voix de l’éducation et de la petite enfance : manque de places en crèches, précarité des personnels municipaux, écoles mal adaptées aux fortes chaleurs. « C’est l’avenir de nos enfants qui se joue », a-t-elle insisté, évoquant la nécessité de végétaliser les cours et de stabiliser les équipes éducatives.

    Bruno Ferrier a livré un plaidoyer pour une éthique politique exigeante face à « une droite qui, depuis vingt-cinq ans, se croit tout permis », appelant à faire confiance au collectif Nîmes en Commun, «où la compétence prime sur les intérêts personnels ».

    Mordante, Marianne Bernède a assumé sa critique de la majorité sortante : « Ils découvrent aujourd’hui qu’il faut végétaliser la ville… après vingt ans de béton ». Elle a rappelé les retards sur les mobilités, les transports, l’adaptation climatique.

    Sylvette Fayet a, elle, recentré le débat sur la vie quotidienne : voirie dégradée, propreté insuffisante, manque de mobilier urbain. Un chantier de fond à mener « avec les habitants et les comités de quartier ».

    «Il faudra plus qu’une majorité»
  • Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Rendez-vous dès ce dimanche sur le port de Sausset-les-Pins puis les deux dimanches suivants, à l’occasion du lancement des Fêtes de la mer dans la région. Au programme dès 10h vous pourrez profiter en famille de dégustations de coquillages et fruits de mer sans oublier la traditionnelle et emblématique oursine aux huîtres.

    Un marché artisanal
    et provençal

    Organisées et coordonnées par la municipalité, les commerçants et les pêcheurs, la fête investira le môle du port et le port Est avec, au cœur de l’événement, un marché provençal pour accueillir professionnels et passionnés. Paella, truffes, calamars, seiches en persillades et sardines à la plancha seront à l’honneur. Du côté des restaurants, une carte spéciale sera proposée pour l’événement. Quant à l’artisanat, il sera lui aussi mis en avant avec des créations de bijoux, de savon de Marseille et des décorations uniques.

    Une ambiance conviviale

    En ce qui concerne les plus gourmands et donc adeptes du sucré, ils auront aussi de quoi régaler leurs papilles puisqu’ils pourront se délecter de macarons, smoothies, calissons ou encore miels de Provence et pâtes de fruits.

    De quoi prendre un bol d’air frais, respirer l’air marin et goûter aux richesses de la Méditerranée. Le tout dans une ambiance festive, conviviale et musicale qui vous fera vibrer jusqu’à 18h. Et, pour se rendre sur site facilement, des navettes gratuites effectueront des roulements entre le parking du collège et le port.

    Dimanche de 10h à 18h.
    Accès libre

  • Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Ce sera la plus belle édition de Cheval Passion jamais réalisée », lance avec assurance Maurice Galle, organisateur historique de Cheval Passion, qui fête cette année sa 40e édition.

    Et il faut avouer que le programme de l’événement, deuxième plus gros rassemblement du département derrière le Festival d’Avignon, et qui se tient du mercredi 14 au dimanche 18 janvier au parc des expositions d’Avignon, est particulièrement chargé. Outre l’incontournable Gala des Crinières d’Or, véritable vitrine de ce qui se fait de mieux en Europe en termes de spectacle équestre, avec notamment la représentation de la cavalerie de la Garde républicaine ou encore un spectacle de Samuel Hafrad, figure de la voltige équestre et doubleur de nombreuses stars du cinéma. Une belle histoire pour celui qui s’est pris de passion pour le monde équestre à Cheval Passion lors d’une sortie scolaire à 7 ans. Sans oublier le cabaret, moment festif chaque soir dans un hangar avec restauration et animation. Mais également le salon dédié aux activités équestres et à l’innovation.

    C’est également sous le signe de la transmission que ce quarantième anniversaire est placé. Avec, par exemple, Poney Passion, où 150 jeunes de moins de 18 ans et 13 poneys-clubs à travers la France doivent créer un numéro équestre.

    Détails et billetterie sur cheval-passion.com

  • À Marseille, « Les voix du corps » pénètrent Klap

    À Marseille, « Les voix du corps » pénètrent Klap

    Sur la scène, trois corps se mettent en mouvement aux échos d’un Stabat mater, hymne médiéval et religieux remis au goût du jour flamenco par José Sanchez, guitariste et joueur de théorbe, cet espèce de grand luth apparu au XVIe siècle en Italie. Miranda Alfonso, Marina Paje et Ana Perez exaltent leurs gestes au son de ces Voix du corps, qui résonnent samedi 10 janvier à Klap Maison pour la danse. Cette dernière et le musicien « relèvent le défi d’une lecture profane où musique, chant, parole et danse s’entrelacent », indique le programme. Avec eux, et au chant, flamenco cela va sans dire, Alberto Garcia.

    « Le défi, pour nous, c’était de créer notre version de Stabat mater avec un texte qui a été réécrit. Et surtout, ce qui nous a plus, c’est qu’on trouvait que c’était un sujet qui résonnait beaucoup avec l’actualité », expliquait au moment de sa création, Ana Perez, au micro de Théâtres en Dracénie, où la troupe du spectacle était en résidence il y a quelques mois.

    Du Rococo au flamenco

    « Le Stabat mater est l’une des formes de la musique dite classique qui nous touche le plus. Depuis longtemps, j’ai la conviction profonde que le flamenco vient en grande partie de la musique baroque », évoque pour sa part José Sanchez à propos de cet hymne ayant été « travaillé depuis des siècles par de nombreux compositeurs. Les formes qui nous ont le plus touché sont celles de Vivaldi et de Pergolèse ».

    Comme le résument Klap Maison pour la danse ainsi que la scène nationale du Zef, qui co-programme le spectacle, le Stabat mater image à l’origine « la figure d’une femme debout face au supplice de la perte de son enfant. Ce corps meurtri mais droit incarne tout à la fois le chagrin et la dignité ». Autant de caractéristiques « qui participent aussi de l’essence du flamenco ».

    Dans leur version, Ana Perez et José Sanchez tirent la quintessence de « la puissance et la résilience du féminin ». À la fois baroque et contemporain, un « flamenco réinventé, nourri par la spiritualité intense de cet hymne marial et par la force du féminin ».

    Samedi 10 janvier à Klap Maison pour la danse. 5 avenue Rostand, 3e. 5 euros. www.kelemenis.fr

  • [ Grand entretien ] « L’humain s’est toujours battu pour ses droits »

    [ Grand entretien ] « L’humain s’est toujours battu pour ses droits »

    La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre dans le spectacle « Génération Céline » ?

    Magali Ponsada : C’est un spectacle qui reprend les plus belles chansons de l’artiste Céline Dion. C’est un voyage rempli d’émotions et de partage avec le public qui a besoin de retrouver l’artiste d’une certaine façon si elle ne peut pas être sur scène du fait de sa maladie. Ce spectacle est une occasion de faire revivre toute cette époque et cette nostalgie de tout ce qui nous a rendus tellement heureux donc je pense que le public est en attente de retrouver Céline d’une façon ou d’une autre.

    Qu’est-ce que ça représente pour vous de représenter l’artiste et de reprendre ses plus grands tubes ?

    M.P. : Nous avons été choisies parmi de nombreuses chanteuses et reprendre ses plus belles chansons est un honneur. Pour moi Céline Dion est l’une des plus grandes artistes dans le monde, elle est inspirante pour les chanteurs. C’est un modèle d’excellence. Céline Dion est l’icône de toute une génération et même les jeunes aujourd’hui connaissent et chantent ses chansons donc on peut dire que c’est une artiste intemporelle, elle n’a pas d’âge. C’est incroyable !

    Céline Dion est la chanteuse populaire par excellence, n’y a-t-il pas une forme de pression quand on entre dans l’univers d’une icône ?

    M.P. : Si totalement ! De toute façon personne ne peut remplacer Céline Dion, donc le vrai challenge c’est d’avoir réuni quatre chanteuses complètement différentes qui incarnent chacune une partie de Céline, comme un arc-en-ciel de couleurs. Nous avons la Québécoise qui apporte cette sonorité que le public attend mais aussi d’autres qui seront plus dans la sensibilité ou dans le côté rock’n’roll de l’artiste. Sans oublier évidemment la performance vocale qui se doit, avec humilité d’être à la hauteur de Céline Dion. Nous sommes chanteuses mais aussi fan donc l’idée c’est de rester dans l’émotion pour partager et chanter avec le public.

    Quel aspect de la personnalité de Céline Dion pensez-vous incarner sur scène à titre personnel ?

    M.P. : Ce que j’aime chez Céline c’est sa performance vocale et sa technicité. J’ai toujours été fascinée par les chanteuses avec de grandes voix comme Whitney Houston, Aretha Franklin, Mariah Carey ou Céline Dion. Ce sont pour moi des modèles de technicité et j’ai toujours essayé de me modéliser. Adolescente dans ma chambre j’écoutais ces chansons-là et je voulais reproduire le son à l’identique, de la bonne manière ou pas (rires) mais elles ont été de merveilleuses coachs vocales pour moi.

    La chanson a-t-elle toujours été une évidence pour vous ?

    M.P. : La chanson m’habite depuis que je suis petite, la musique a toujours été un refuge pour moi, elle m’apportait du réconfort parce que je n’ai pas eu une enfance facile. Jusqu’à mes 24 ans je pensais que la chanson était faite pour d’autres mais pas pour moi. Petite alors je voulais faire des études pour que mes parents soient fiers de moi, je cherchais cette reconnaissance parentale donc j’ai suivi un parcours assez classique jusqu’au jour où j’ai eu un déclic. Honnêtement je ne pensais pas pouvoir en arriver là aujourd’hui, ce n’était pas pensable et me retrouver sur cette scène c’est un rêve qui devient réalité, c’est trop beau !

    Vous n’êtes pas novice dans le milieu puisque vous avez fondé à Marseille, votre ville d’origine, le groupe Divin’Gospel music, pouvez-vous en dire plus sur cette aventure ?

    M.P. : La musique est vibrante, parfois on est appelé pour faire certaines choses et le gospel est un style musical qui nous appelle à exprimer notre foi, quelle qu’elle soit. J’avais besoin d’exprimer ce que la musique me fait ressentir et vivre intérieurement au niveau des émotions, du partage, de l’amour et de la bienveillance que l’on peut apporter dans le monde. Je pense que les chanteurs sont là pour transmettre des émotions et les partager avec les gens qui sont en face de nous et c’est ce qui rend ces voyages musicaux magnifiques. Ça fait maintenant 15 ans que j’ai évolué sur ce parcours-là, actuellement je suis chef de chœur, soliste et producteure de tous les spectacles ce qui me permet d’exprimer ce que je suis vraiment au fond de moi.

    À l’origine le gospel raconte les combats et souffrances d’un peuple en délivrant tout de même un message d’espoir et de force. Est-ce d’autant plus important pour vous de porter ce message à l’heure où la conjoncture politique en France et dans le monde est compliquée ?

    M.P. : Depuis la nuit des temps nous vivons dans un environnement où il faut se battre pour y arriver et pour changer les codes. Il faut se rappeler qu’en nous, nous avons une force qui nous permet de façonner et changer le monde tel qu’on voudrait le voir. Quand on revient aux dates les plus proches de notre époque que sont la Première et la Seconde Guerre mondiale, l’humain s’est toujours battu pour faire entendre ses droits. Le gospel porte ce message de force et de résilience, surtout. Nous pouvons continuer de croire qu’on peut être heureux et qu’on peut changer la donne. Après tout, peu importent nos origines, la couleur de notre peau nous sommes liés les uns aux autres. Nous sommes tous des êtres humains égaux et c’est ce message qu’il faut continuer de porter.

  • Le grand JT des territoires du 10 janvier

    Le grand JT des territoires du 10 janvier

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde :

    Les drones, nouveaux piliers des conflits modernes. Pour maîtriser ces technologies toujours plus sophistiquées, les soldats de l’armée de Terre suivent des formations spécifiques au pilotage et à la stratégie. Immersion dans l’entraînement de nos militaires face aux enjeux de demain.