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  • Le train à vapeur des Cévennes fête ses 40 ans

    Le train à vapeur des Cévennes fête ses 40 ans

    Le train à vapeur des Cévennes qui relie depuis 40 ans Saint-Jean-du-Gard à Anduze est né d’un rêve d’enfant. « C’est un petit garçon qui s’appelait Benoît, passionné de locomotives, qui rêvait de s’en acheter une à ses 18 ans. Il a réalisé son rêve en achetant une locomotive historique que l’on a toujours et il est venu exploiter la ligne de chemin de fer, utilisée pour acheminer de la soie et stoppée après la création du réseau routier », explique Anaïs Lavoisier, responsable communication de l’entreprise qui gère le train à vapeur.

    Celle-ci est née pour proposer des trajets touristiques au milieu des collines et forêts cévenoles entre avril et octobre. Aujourd’hui, elle emploie entre 15 et 18 personnes hors saison et 40 en pleine saison. Elle s’est aussi spécialisée dans la rénovation et l’entretien de locomotives dans son atelier de Saint-Jean-du-Gard.

    Golden ticket

    Pour cette saison anniversaire, l’entreprise a lancé un « ticket d’or » dans le pur style Willy Wonka. Un ticket à gratter sera offert pour deux billets adulte achetés avec des goodies à gagner mais aussi un chèque de 10 000 euros. Mais ce sont surtout des événements qui vont émailler cette saison anniversaire. « Pour fêter le lancement de la saison, nous avons deux soirées le samedi (4 avril) et le dimanche (5) avec des feux d’artifice sur le trajet et un spectacle autour du feu et de la lumière », détaille Anaïs Lavoisier. Un deuxième événement, « vapeur en folie », est prévu après la saison estivale, le deuxième week-end de septembre, avec « beaucoup d’autres locomotives d’autres sites touristiques et un arrêt spécial à Thoiras, des animations dans les gares type fête foraine ».

  • Tourisme : bilan mitigé en Occitanie

    Tourisme : bilan mitigé en Occitanie

    Entre 2012 et 2024, la fréquentation touristique a progressé en Occitanie. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Insee publié ce mardi 24 mars. Mais si cette progression apparente peut sembler de bon augure, elle masque en réalité une évolution des pratiques. La période entre juillet et août, longtemps considérée comme la plus importante de l’année, recule. En 2024, ce déclin se chiffre entre 4 et 2% pour la période estivale. À l’inverse, l’avant-saison, elle, est en nette progression, avec un pic à 32 % d’augmentation sur le mois de mai.

    Une modification des pratiques touristiques liée à de multiples facteurs, révèle le rapport. Réchauffement climatique et évolution des choix de consommation, les voyageurs délaissent de plus en plus les mois d’été dans la région. Pour la saison printanière, le mois de mai reste le plus prisé par les voyageurs. Selon l’Insee, il représente à lui seul plus de la moitié de la hausse de fréquentation des hébergements collectifs de la région entre 2012 et 2024. Sur cette période, l’étude démontre aussi que les types de voyageurs évoluent. En 2024, ce sont les résidents et les touristes étrangers qui arrivent en tête des fréquentations sur le mois de mai.

    Les campings plébiscités

    Grands gagnants de l’évolution des pratiques touristiques, les campings affichent complet. Suivant les tendances de fréquentation, les réservations au printemps progressent. En 2024, près d’un quart des nuitées en camping ont été réalisées entre avril et juin. Une statistique en hausse alors qu’en 2012, seulement 18% des nuitées en camping avaient été réalisées sur la même période. Une forte augmentation au détriment des hôtels qui voient, eux, leur fréquentation reculer. Depuis 2012, ils ont en effet enregistré une baisse de près de 5% dans la région. Résultat : en 2024, l’Occitanie est la seule région où le nombre de nuitées dans les hôtels a baissé. Une situation préoccupante pour les hôteliers, également concurrencés par les locations numériques. Avec une progression de près 57% depuis 2012, les plateformes comme Airbnb ou Tripadvisor sont de plus en plus sollicités. En 2024, sur la période de mars à juin, les sites de locations ont vu leurs réservations bondir de 51%.

  • L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    L’OM a sept marches à gravir pour un podium

    Le championnat touche à sa fin, avec un OM qui, pour l’instant, est dans les clous des objectifs de début de saison.

    Avec un capital de 49 points, les Marseillais occupent la troisième place, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Mais, avec encore 21 points à distribuer, ils vont devoir encore cravacher pour conserver cette place sur le podium, que convoitent plusieurs prétendants.

    Lyon, premier de la file, pointe à deux longueurs. Lille, vainqueur au Vélodrome avant la trêve, a également le même retard derrière les hommes de Habib Beye. Monaco, à trois points, et Rennes, à cinq, sont également dans la course à cette fameuse troisième place.

    L’OM sait donc ce qu’il doit faire pour sauver les apparences. Avec sept matches, dont quatre en déplacement, que les Phocéens devront être capables de maîtriser.

    Premier choc frontal

    Dimanche, les Olympiens se déplacent à Monaco. Comme face à Lille avant la trêve, c’est un choc face à un rival direct. S’il n’y a que trois points en jeu, celui qui les engrangera fera une excellente opération. L’OM, qui a raté le coche en permettant aux Dogues de revenir dans la course, doit montrer sa capacité à sortir le grand jeu, face à un adversaire qui a repris du poil de la bête.

    Les cinq matches suivants seront face à des adversaires tout aussi compliqués. À commencer par Metz, premier à se rendre au Vélodrome, le 10 avril. Même si les Lorrains sont pratiquement condamnés à retrouver la Ligue 2 en juin, il ne faudra pas sous-estimer leur capacité à surprendre.

    Suivra un voyage à Lorient. Les Merlus ont pratiquement assuré leur avenir en Ligue 1. Ils comptent 20 points d’avance sur Nantes, premier relégable. Un matelas qui devrait leur suffire. Et leur permettra de recevoir les Marseillais, le 18 avril, sans pression. Ce qui les rend redoutables.

    Nice, qui viendra ensuite au Vélodrome, sera plus difficile à manœuvrer. Car les Aiglons regardent toujours dans le rétroviseur et ont souvent joué des mauvais tours aux Marseillais. Réponse le 26 avril.

    Sur les trois derniers matches, deux sont déjà programmés. Au Havre et contre Rennes, dans le cadre des multiplex des deux journées. L’OM se rendra en Normandie, le 9 mai, et recevra Rennes en clôture du championnat, le 16 mai.

    Avant cela, il y aura un duel à la vie-à la mort à Nantes, chez des Canaris qui luttent pour ne pas accompagner Metz en Ligue 2. Une affiche qui pourrait être un tremplin des ambitions olympiennes et le tombeau des illusions bretonnes.

    Néanmoins, en fonction des résultats des six prochaines journées, c’est la réception de Rennes qui pourrait être décisive. En ouverture de la saison, le voyage en Ille-et-Vilaine avait déclenché une première crise et entraîné les départs de Jonathan Rowe et Adrien Rabiot. Assurer la Ligue des Champions au retour serait un beau symbole.

    L’arbitre de PSG – Toulouse placé « sur écoute »

    Éric Wattellier restera à jamais le premier arbitre de l’histoire du football français à être placé « sur écoute ».

    Celui qui sera au sifflet de PSG-Toulouse, en ouverture de la 28e journée de Ligue 1, ce vendredi à 20h45, sera équipé d’un micro qui permettra aux spectateurs du Parc des Princes et aux téléspectateurs d’entendre ses échanges lors de l’intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage.

    « La Direction de l’arbitrage se félicite du lancement de cette expérimentation en Ligue 1 par la LFP et souhaite qu’elle puisse être généralisée dès la saison prochaine, sur l’ensemble des stades et à chaque journée de championnat », se félicite Antony Gautier, son directeur.

  • Un espace ouvert à tous pour découvrir les plantes locales à Forcalquier

    Un espace ouvert à tous pour découvrir les plantes locales à Forcalquier

    Ateliers pour créer son propre parfum, formation pour les savonniers, musée consacré aux plantes locales, colloques sur l’adaptation au changement climatique… La Cité des saveurs et des senteurs de Forcalquier, lancée jeudi, est pleine de projets pour faire revivre le lieu et enfin attirer le grand public et les habitants du village. « C’était devenu un lieu élitiste, aucun habitant du village ne rentrait ici », déplore Marianne Sarrailh, la cheffe de projet. à l’inverse, « nous, ce que nous souhaitons, c’est un lieu convivial, ouvert à tous, un endroit où tout le monde vient, et mettre à disposition nos ressources », explique Patrice de Laurens, le président de l’association, également ancien directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll et ancien directeur régional de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) en Région Sud.

    « Le projet qui nous anime, ce sont les plantes méditerranéennes qu’on ne trouve qu’ici, valoriser et promouvoir les savoir-faire et les ressources de notre territoire, comme la lavande, et croiser culture et agriculture », précise le président. Le musée Artemisia invite à découvrir les plantes, les huiles essentielles, les distilleries et la cosmétique, en se servant de ses cinq sens. On y apprend, par exemple, à « cueillir le thym de manière responsable », et on peut y sentir des cyprès, des pivoines ou encore de la sauge.

    Les cueilleurs mis

    en avant

    Les nouveaux responsables de la Cité ont tenu à mettre en avant, pour la première fois, les cueilleurs de la région. Pour cela, l’artiste Kristi Lunde a réalisé leurs portraits, afin de les « sublimer », les « célébrer » et enfin leur donner une place au sein du musée. Parmi eux, Kelly Colonges, habitante d’Oraison, se balade régulièrement en montagne pour cueillir et vendre des tisanes, des compléments alimentaires ou encore des produits cosmétiques. Dans le département, elle dit trouver du thym, de la sarriette ou encore du romarin. « Parfois, je vais jusque dans les Hautes-Alpes pour trouver des plantes qui ne sont pas dans le département », ajoute-t-elle. Le musée raconte cette « tradition héritée du Moyen Âge » et « l’extinction et le renouveau » de la profession de cueilleur.

    La Cité a aussi pour objectif « d’initier aux activités autour des plantes et du parfum » grâce à divers ateliers. Tachka Sofer anime l’atelier cuisine. « J’avais envie de trouver une activité où l’on fasse ensemble », explique-t-elle. Elle a notamment accueilli une classe de lycéens de filière professionnelle de Martin-Bret, qui lui ont demandé un travail sur l’alimentation pendant l’Occupation.

    La Cité va également remettre en marche sa formation pour les savonniers, en partenariat avec le lycée agricole de Carmejane. « On a déjà 60 demandes de candidats à travers toute la France », se réjouit Marianne Sarrailh. Des colloques sur l’adaptation au changement climatique sont aussi prévus. La boutique de la Cité propose déjà une diversité de produits locaux, du miel, des spiritueux ou encore des tisanes, provenant tous de « moins de 30 km d’ici », assure la cheffe de projet.

    « Quand on m’a demandé de reprendre l’association, je me suis aperçu qu’on était dans une situation assez grave », explique Patrice de Laurens, qui espère réussir à récolter des subventions du Département ou encore de la Région. « On a beaucoup travaillé sur la communication, ce qui fait qu’on a aujourd’hui des appels, des retours assez incroyables de gens qui ne connaissaient pas la structure, qui ne savaient pas tout ce qu’il était possible de faire ici. On nous demande même si on pourrait faire les ateliers parfum au Festival de Cannes ! », affirme Marianne Sarrailh.

    La Cité est située dans le magnifique couvent des Cordeliers, qu’elle loue à la commune. Elle noue des partenariats avec des entreprises comme l’Occitane, et est parrainée par Alain Baraton, jardinier en chef de Versailles, qui était présent pour le lancement jeudi.

    Site web : artemisia-museum.fr

  • Coopération renforcée entre maire et préfet à Avignon

    Coopération renforcée entre maire et préfet à Avignon

    La discrète place de Jérusalem d’Avignon, à deux pas de la bien plus grande et animée place Pie, était ce mercredi 1er avril particulièrement bien gardée, avec une demi-douzaine de militaires en treillis et armes de guerre entre les mains. Un cadre dû à une opération Sentinelle « à l’occasion des fêtes de Pâques juives et chrétiennes dans le contexte terroriste que l’on connaît et en particulier lié à la guerre au Moyen-Orient » qu’ont choisi le préfet de Vaucluse Thierry Suquet et le nouveau maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD) pour évoquer les contours d’une « coopération renforcée », comme l’évoquait la municipalité dans un communiqué ce lundi 30 mars.

    Les deux hommes se sont en effet rencontrés pour la première fois en ce début de semaine. En sont ressortis plusieurs points. Notamment donc la prévision de « plus d’échanges bilatéraux réguliers et de réunions » entre les services municipaux et ceux de l’État, mais aussi avec le procureur de la République.

    Épiceries de nuit

    « C’était très important que l’on puisse se voir rapidement et je remercie le préfet d’avoir accédé à cette demande », se réjouit le premier magistrat, qui explique qu’ils ont « balayé un certain nombre de sujets. On parle aujourd’hui de terrorisme mais on parle bien sûr de délinquance en général et de lutte contre le narcotrafic. Il est évident que nous devons impliquer l’ensemble de la chaîne de la réponse sécuritaire pour avoir plus de résultats ». Des réunions qui existaient déjà lors de la précédente mandature. Il n’y a pas eu de précisions autour de l’augmentation de la fréquence de celles-ci.

    Et d’évoquer une première mesure, qualifiée « d’avancée majeure », à savoir la demande qu’Olivier Galzi représente la mairie au sein du comité de pilotage des épiceries de nuit
    « qui est, vous le savez, au cœur du sujet », insiste le maire. « C’est une nouveauté qui va permettre à la Ville, je pense, d’avoir une plus grande réactivité et d’aider les services de la préfecture et de la police nationale dans les enquêtes qui restent leur prérogative. » « Avignon est une ville sur laquelle on a une action de sécurité renforcée. On est en train de définir la façon dont on veut travailler », appuie le représentant de l’État en Vaucluse.

  • [Entretien] Rémi Roux : « Agir pour préserver les services publics à L’Argentière »

    [Entretien] Rémi Roux : « Agir pour préserver les services publics à L’Argentière »

    La Marseillaise : Maintenant que vous êtes installés, quels sont vos principaux axes de travail ?

    Rémi Roux : La première chose sera de recréer un lien de confiance avec la communauté de communes du Pays des Écrins. Les relations n’étaient pas forcément au beau fixe avec la municipalité précédente. Travailler à ce niveau-là est la priorité pour faire avancer le projet de rénovation de la friche industrielle, qui appartient justement à la communauté de communes, et la rénovation du bâtiment de la trésorerie, dans le centre-ville, qui lui appartient également pour moitié.

    Cette rénovation vise à créer davantage de logements ?

    R.R. : Notre priorité est de faire un inventaire des logements communaux afin de savoir lesquels ont un réel besoin de rénovation. Beaucoup ne sont pas occupés à cause de leur état vétuste. Il y a un besoin urgent de s’en occuper pour pouvoir y loger des familles. Rénover la trésorerie nous donnera aussi la possibilité de créer des logements. La communauté de communes a aussi acheté à la SNCF un tènement, à côté de la gare, pour un projet immobilier qu’on voudrait faire avancer. Il y a environ 3 000m2, un bel endroit où l’on pourrait faire des logements. Enfin, il y a aussi la rénovation de la maison planche, une grande bâtisse, qui appartient en partie à la commune et où on pourrait faire du logement.

    Vous avez également cité la friche industrielle, inoccupée depuis 2012. Quelle est votre idée pour ce site ?

    R.R. : Étant donné la dépollution nécessaire du site, le fait de rechercher les financements, de rénover le bâtiment qu’on veut garder, à savoir la première centrale hydroélectrique… On est sur un projet sur dix à quinze ans, donc au-delà d’un seul mandat. Déjà, il faut donner un cap à ce projet, montrer où on veut aller. Nous, en l’occurrence, nous souhaitons y regrouper des services publics qui sont dans des installations qui ne sont plus aux normes, le centre social, la bibliothèque et la crèche. Ensuite, l’installation d’entreprises. On sait que ça ne peut pas se faire du jour au lendemain. Le plus important est de se donner un horizon de long terme, sinon, on avance au jour le jour.

    L’Argentière est également confrontée à des baisses d’heures d’enseignement et à des risques de fermeture de classe. Quelles sont vos actions sur ce sujet ?

    R.R. : Notre équipe est en ce moment en discussion pour obtenir un poste de professeur des écoles pour l’école maternelle du Plan d’Ergue, afin de rouvrir une classe de petite section, qui a fonctionné pendant des années, dès la rentrée 2026. Le poste avait été gelé, l’an dernier, et nous avons fait les démarches auprès de l’académie pour avoir également la création d’un poste d’Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et la remise en place d’un service continu de cantine. De notre côté, nous nous engageons à pérenniser cette classe pour les deux à trois ans, dès la rentrée 2026. Cela veut dire attirer et maintenir les familles et les jeunes sur le territoire. Pour cela, il faut agir pour préserver les services publics, y compris ceux qui ne sont pas du ressort de la mairie. En ce sens, nous sommes en discussion avec La Poste pour maintenir une continuité du service et le remplacement des effectifs absents, ou encore avec le rectorat concernant la baisse des dotations horaires du collège de la commune, baisse contre laquelle les enseignants ont fait grève, ce mardi. Nous voulons que ces services publics restent en état de marche. On n’a pas toutes les cartes en main, mais on veut impulser une volonté, être une municipalité pro-active en ce sens.

    Entretien réalisé par Ange Fabre

  • Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Après le conseil municipal d’installation, les élus de la majorité et de l’opposition, désormais officiellement élus, seront de nouveaux réunis en salle des États de Provence. Ce vendredi 3 avril, le deuxième conseil municipal du mois se tiendra en mairie, avec, à l’ordre du jour, 29 rapports.

    Surtout, cette séance permettra aux élus d’examiner le Rapport d’orientation budgétaire (ROB) et devrait dresser les priorités budgétaires de la majorité de Sophie Joissains (UDI). Dossier sur lequel les oppositions devraient intervenir. « Les orientations budgétaires ne changent pas, c’est les mêmes, nous allons répéter les mêmes choses : il y a des orientations, mais derrière, il n’y a pas de vraie politique, clairement définie, les orientations budgétaires permettent surtout de répondre aux urgences, aux besoins », commente Marc Pena, député PS des Bouches-du-Rhône, candidat aux élections et désormais à la tête du groupe d’opposition Aix Avenir. « Il permet aussi à la municipalité de rappeler son opinion, qui consiste à dire qu’elle n’augmente pas les impôts et qu’elle est très précautionneuse de son champ public… », résume-t-il.

    Diverses interventions

    « J’aurai l’occasion de montrer que les impôts augmentent autrement, notamment la part métropolitaine qui augmente puisqu’il y a une réversion commune importante au sein d’Aix-Marseille, telle qu’elle est aujourd’hui, poursuit Marc Pena. Au-delà de cela, il y a une nouvelle équipe, on pourrait penser qu’il y a des choses plus audacieuses proposées, mais ce n’est pas le cas. Je crains une chose, c’est la façon dont sera traité financièrement le monde associatif dans son ensemble. » Dans le même groupe d’opposition, David Tessier (PCF) indique que le groupe interviendrait sur les « baisses de dotations de l’état, qui empêchent les collectivités de fonctionner » et sont une « entrave au fonctionnement démocratique ». Les élus d’Aix Avenir devraient prendre également la parole sur le rapport annuel de la Ville en matière de développement durable (RAD), à l’ordre du jour. Idem pour Philippe Klein (Horizons), qui siège dans l’opposition aux côtés du conseiller départemental Cyrille Blint. « Nous n’interviendrons pas seulement sur le ROB mais aussi sur le RAD, il me paraît, sur de nombreux points, insuffisant et ne permet pas d’avoir une adaptation suffisante au changement climatique, ce sont des mesurettes là où il faudrait avoir une vraie prise de conscience sur l’incidence du changement climatique sur la vie des Aixois », indique l’élu. Aussi, vingt rapports de désignations des représentants du conseil municipal aux conseils de la ville, devraient occuper la seconde partie de la séance.

    Conseil municipal retransmis sur le site de la Ville dès 9h.

  • Sauvées après la tempête, ses fraises sont prêtes

    Sauvées après la tempête, ses fraises sont prêtes

    L’effervescence née de l’urgence du moment a disparu. Seul le fort mistral rappelle qu’il y a pile sept mois, l’exploitation d’Alexandre Arnoux débordait de monde. Début septembre à Orange, dans la plaine Saint-Bardon, un fatras d’arceaux tordus et de bâches en plastique arrachées occupait une quarantaine de personnes. La veille, une tempête avec des vents à près de 150 km/h avait balayé le territoire, causant des dégâts « jamais vus » chez ce jeune producteur de fraises.

    À l’heure où ce beau fruit rouge de saison arrive sur les étals, l’occasion était toute trouvée, ce jeudi, pour retourner voir le site. Qui ne porte plus aucun stigmate. Maryse, la maman d’Alexandre, est toujours là. Cette fois pas en réconfort avec du café et viennoiseries, mais pour tenir le point de vente* de saison. Désormais un lourd conteneur aménagé plutôt qu’une frêle cabane. Outre les fraises, s’ajoutent des asperges, de l’huile d’olive, « fabriquée par la belle-sœur » et du miel, « du grand-père », précise Alexandre Arnoux, devenu aussi jeune papa. Une coopération familiale, pilier d’entraide. « Sans la solidarité professionnelle, familiale, amicale, je ne m’en serais pas sorti », constate Alexandre Arnoux.

    Le jour de la tempête, 40% de la production de fraises avait été mise en terre 48 heures plus tôt. « On a réussi à tout sauver grâce à l’aide de 40 personnes pendant une semaine, remercie celui qui est aussi engagé chez les Jeunes agriculteurs, président du canton d’Orange. On a retiré les arceaux, le plastique, toute l’infrastructure qui était morte, et réparé en bricolant avec ce que j’avais déjà sur place ou du matériel donné. » Un hectare de serres neuves, sans encore de fraises en devenir dessous, avait aussi été installé dix jours avant. « 100% des serres étaient par terre », se souvient-il.

    Un crédit pour compenser la quasi-absence d’aides

    Désormais, deux nouvelles grandes serres plus solides sont sorties de terre en novembre – « elles m’ont coûté une blinde » – en plus de la dizaine reconstituée. « J’ai différentes variétés de fraises, on a pu planter début décembre et on est en train de les ramasser », détaille Alexandre Arnoux qui écoule 22 tonnes de fraises entre mars et fin juin, principalement par la grande distribution. « J’ai réalisé un crédit de 120 000 euros », chiffre-t-il. L’assurance ? « Zéro », se désole-t-il. Histoire de multirisques pas couvert à 100%… « J’attends une aide de la Région et de l’État », livre-t-il, sans trop savoir quand et de combien. « La MSA [mutuelle sociale agricole], qu’on critique dans le milieu agricole a pour le coup été très réactive, avec de l’aide pour les nouvelles serres et des reports d’annuité », tient à souligner l’agriculteur.

    L’occasion pour le militant syndical d’élargir la focale. « On parle de souveraineté alimentaire mais on est un pays musée qui veut faire la guerre à tout le monde alors qu’on importe 60% de ce qu’on mange, c’est un cercle vicieux », déplore Alexandre Arnoux. « Y’a du pognon pour construire des sous-marins nucléaires mais pour manger, y’a plus de sous », lâche-t-il, sans parler du « gasoil à 2 euros ». « Comment est-ce possible que des fraises espagnoles soient vendues 4 euros le kilo chez Grand Frais [certains lots ont d’ailleurs été rappelés début mars pour dépassement du seuil de pesticides] quand moi je suis à 10 euros sur place ? », questionne Alexandre Arnoux.

    Heureusement, la passion demeure. « On adore être dehors, on adore nos terres et ce qu’on fait », conclut-il.

    * 768-1154 Chemin de Martignan, horaires sur facebook.com/p/Arnoux-fils

  • Des ateliers de contrôles de contamination de masse dans le cadre de l’exercice nucléaire de Toulon

    Des ateliers de contrôles de contamination de masse dans le cadre de l’exercice nucléaire de Toulon

    Débuté mercredi, l’exercice nucléaire obligatoire auquel sont soumis, tous les cinq ans, les territoires dotés d’installations nucléaires, s’est poursuivi jeudi. Après une journée dédiée aux Plans d’urgence interne (PUI), avec la simulation d’un accident nucléaire sur la chaufferie d’un sous-marin nucléaire d’attaque au sein de la base navale de Toulon, ce jeudi était dédié à la mise en place du Plan particulier d’intervention (PPI), qui recense les mesures et procédures visant à protéger les populations civiles.

    C’est dans ce cadre que se sont déroulés des ateliers de contrôle de contamination de masse, au stade Hubidos de La Seyne. Pendant 2h30, 214 participants, en majorité des élèves du collège Marie Curie – parmi lesquels 30 cas positifs fictifs -, ont pris part à une mise en situation dans les conditions du réel. Ils ont été soumis à un parcours de contrôle de contamination stricte, encadré par les moyens du Sdis 83 (avec des renforts des Sdis 06 et 13) et de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), en compagnie de deux médecins du Sdis 83 et de l’hôpital Sainte-Anne.

    La meilleure prévention :

    « Rester chez soi »

    Un process en plusieurs étapes. Après avoir récupéré des étiquettes dotées de QR code servant à tracer leur parcours et leur état de santé, de l’entrée en décontamination jusqu’à, éventuellement, l’hôpital, les participants franchissent un portique de contrôle de contamination. S’ils sont positifs à la contamination externe, ils passent par les douches de décontamination, avant de revenir au portique de contrôle, et si nécessaire, aux douches. « Mais en principe, une douche suffit à décontaminer », affirme le commandant Laurent Roques du Sdis 83.

    Étape suivante : la cellule d’anthropogammamétrie, gérée par l’ASNR, pour vérifier, cette fois, la contamination interne à l’iode radioactif, qui peut-être prévenue par les cachets d’iode stable en accès gratuit dans les pharmacies. Après dix minutes d’examen (jusqu’à 36 prises en charge simultanées), un médecin définit si la personne doit rejoindre le centre d’accueil pour les impliqués, où sont regroupées les personnes décontaminées, être soumise à un traitement ou être transférée à l’hôpital. « Respecter les consignes de sécurité de la préfecture permet de limiter l’exposition au risque », soutient le commandant Roques. La plus importante : « Rester chez soi ou se mettre à l’abri dans un bâtiment. »

  • Trois jours de festivités sportives arc-en-ciel à Marseille

    Trois jours de festivités sportives arc-en-ciel à Marseille

    Pour sa huitième édition, le GSM revient avec des nouveautés.

    Car, outre de proposer des compétitions sportives, la manifestation organisée par Must et FootRunners Marseille est avant tout le point de rencontres inclusives pour les personnes LGBTQIA+, mais pas que. « L’objectif est de permettre à nos adhérents et adhérentes de faire du sport de manière conviviale, et sans discriminations » précise Céline, une des trois présidents du collectif. Le sport sera donc le fil rouge des trois jours de festivités, qui débutent ce vendredi avec une parade dans la rue du Chevalier Roze, dans le 2e arrondissement de Marseille. Au fil des éditions, le nombre de disciplines proposées est allé crescendo. Pour la huitième, il y en aura douze, réparties sur dix-sept sites marseillais, mis à disposition par la Ville de Marseille.

    Le village au J4

    La principale nouveauté est la présence d’un village du sport inclusif qui prendra place au J4. « L’idée est venue de notre participation aux Euro-games à Lyon où ce type de structure était proposé. Grâce à une trentaine de partenaires, nous allons le proposer. Ce sera le lieu de vie du festival, avec des animations, des tables rondes et des shows », détaille Clément.

    Cette édition 2026 a d’ores et déjà fait le plein. Ils seront 1 600 athlètes, venus de 23 nations, dont les plus lointains visiteurs sont Canadiens. Les sportifs seront dans les gymnases et sur les stades la journée. Avant de se retrouver sur la piste de danse pour des soirées de rencontres. Sous la houlette de Moon, marraine de ces GSM. « Nous souhaitons faire de Marseille une ville pionnière en matière d’inclusion et facilité la mixité dans les compétitions. Que chacun se sente légitime, quelle que soit son orientation sexuelle », insiste Coline.

    Programme complet sur https://www.gsm-marseille.org/