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  • La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    Deux tractopelles sont stationnées en contrebas de la D69, sur le chemin de la Renardière, à l’Ouest de Salon-de-Provence. Depuis quelques mois, un nouvel ouvrage en béton voit le jour : l’exutoire pluvial où seront envoyées les eaux du nouvel hôpital et de son village santé avant d’atterrir dans le grand fossé Bel Air, qui se jette dans la Touloubre. « Discrètement, les travaux commencent, se réjouit le maire (LR) Nicolas Isnard. Bien sûr, ce n’est pas le gros chantier sur site, mais même si on le fait modestement il fallait marquer le coup. »

    C’est à 1,7 kilomètre de là que 9,5 hectares de terrain seront artificialisés pour accueillir le complexe flambant neuf. « La deuxième étape débutera d’ici un an ou plus, lorsque les entreprises qui vont intervenir pour réaliser le village de santé seront désignées, détaille l’édile. C’est ce à quoi se consacre l’hôpital, qui établit le cahier des charges pour préparer l’appel d’offres. On lancera le marché dans le premier semestre de l’année 2026. Le début des vrais travaux est prévu pour fin 2026, début 2027 pour les premières fondations, avec une mise en service en 2029/2030. »

    À l’arrivée, 245 lits et 42 places en ambulatoire seront créés sur 35 760 m² de surface. À proximité de cet hôpital implanté sur 6,5 hectares, un village santé de 3 hectares avec l’installation d’une douzaine de partenaires comme un centre de dialyses, un laboratoire d’analyses médicales, une clinique ou un hôtel hospitalier. « 80 lits resteront en centre-ville, puisque les soins palliatifs et la gériatrie ne bougent pas », précise Nicolas Isnard.

    La coopération

    « C’est le seul hôpital déménagé depuis trente ans dans la région Paca », se targue le premier adjoint au maire Michel Roux (DVD). Une victoire rendue possible par la volonté et la coopération des acteurs du territoire. C’est en juillet 2019 que vingt villes du bassin salonais s’associent dans un Syndicat intercommunal à vocation unique pour acheter, ensemble, un terrain, afin d’inciter l’État à agir et de lui faciliter la tâche. « Chaque commune a investi 10 euros par habitant pour acheter ces 9,5 hectares », précise Nicolas Isnard.

    Les agents de l’hôpital aussi ont consenti à des efforts pour voir le projet sortir de terre. « Ça a donné lieu à de gros sacrifices en interne en termes de budget, raconte la représentante FO Magali Brotons. Il a fallu revenir sur des accords locaux, voter et accepter des requalifications en instance… »

    Ces économies, réalisées de sorte à aider l’hôpital à trouver 27 des 172 millions d’euros fléchés pour le nouvel hôpital sur ses fonds propres, étaient une nécessité. « On a huit pavillons. Le plus ancien date de 1903. En hiver il fait très froid, en été il fait 40 degrés. Il devient de plus en plus difficile de prendre en charge les patients. Par exemple, les couloirs et les portes sont trop petits, les lits n’y passent plus, il faut démonter les barrières, ce qui est épuisant. » Au-delà des conditions de travail, c’est surtout pour les malades que le personnel est soulagé. « C’est important de pouvoir les accompagner dans un bel environnement, c’est notre vocation », affirme Magali Brotons.

    À Martigues, la CGT lutte pour qu’une somme de la même ampleur soit investie dans l’hôpital, exsangue. Le syndicat revendique également la création de 90 emplois statutaires immédiats. L’établissement saura-t-il suivre la même voie que celui de Salon ?

  • La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.

    Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.

    Jeunes héros

    Après « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.

  • Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    L’architecture est bien connue des locaux, s’immisce jusque dans les tableaux de Cezanne mais surtout, supporte jusqu’à 84 passages de trains quotidiens sur sa ligne qui relie Marseille à Lyon Perrache. Depuis septembre, entre 9h30 et 15h30 et jusqu’à fin décembre sur le haut du viaduc, des silhouettes orange fluo s’affairent sur des travaux de « confortement de sécurisation de l’ouvrage du viaduc ». D’ici janvier, le chantier s’animera de nuit. Ce, jusqu’en juillet 2026, date de fin du chantier. Pour cause, à l’occasion de tournées d’inspection sur la voirie, diverses « avaries » ont été repérées : sur les tympans, les plinthes, fissurées, effritées, mais aussi au pieds des garde-corps, rouillés ou entourés de pierres éclatées, phénomène du à l’infiltration d’eau et au gel. « On a 38 arches (…) 37 piles avec des largeurs de 12 mètres d’ouverture et des longueurs variables entre 8 et 12 mètres. La longueur totale de l’ouvrage : 563 mètres, qu’on multiplie par deux puisqu’on change les plinthes et garde corps des deux côtés », décrit Andreea Guilleminot, pilote d’opération SNCF Réseaux. Particularité du projet, un immense équipage mobile, « l’outil », glissé chaque jour sur les rails qui permet aux ouvriers d’intervenir depuis le haut de l’ouvrage, à environ 20 mètres du sol pour rénover les façades du viaduc. Sans l’abîmer, à contrario d’échafaudages. Ce lundi, Thomas Lebailly, ingénieur en charge des travaux pour Demathieu Bard, concepteur de « l’outil » explique : On le rehausse, pour qu’il soit libéré de la remorque. Ce qui permet de faire l’aller retour en remorque pour chercher les quatre plinthes qu’on pose aujourd’hui ». Aux travailleurs ensuite de se glisser harnachés sur les plateformes, disposées au dessus du vide. « C’est un des 40 chantiers sur la région qui est important. La complexité est réelle, on est en ville, au dessus d’une autoroute, on a effectivement un chantier d’une taille importante, mais c’est un exceptionnel parmi d’autres », pointe Thierry Jacquinod, directeur territorial adjoint SNCF Réseaux. Coût du chantier : 5,6 millions d’euros sur fonds propres de la SNCF.

  • Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    J’ai redécouvert ce séquoia. » En remontant l’allée principale conduisant au jardin du Rocher des Doms, la maire (PS) Cécile Helle constate d’entrée le changement de paysage de ce site emblématique du centre-ville d’Avignon, surplombant le Rhône et dominant le palais des Papes. Depuis un peu plus d’un an, la Ville a lancé un important chantier en deux phases (10 millions d’euros au total) « dans le cœur historique du patrimoine mondial de l’Unesco », insiste Cécile Helle, qui participait ce mardi à une visite des travaux.

    Fermé au public depuis octobre 2024 [hormis une esplanade accessible depuis le Rhône], le jardin doit rouvrir d’ici à début mars. Une seconde phase aura ensuite lieu de septembre 2026 à juin 2027, afin de restaurer et végétaliser l’esplanade minérale mais aussi de rénover la montée de l’accès principal. « C’est un beau mais lourd projet qui va permettre de repartir pour
    150 ou 200 ans
     », estime la maire en rappelant l’impérieuse nécessité de ce chantier. « Le diagnostic a montré que les sols s’asphyxiaient, si on n’avait pas réagi le patrimoine naturel aurait disparu », rappelle-t-elle.

    Ainsi, 30% des arbres et 90% des arbustes ont été renouvelés. En déambulant dans les allées, une nouvelle perspective dénote. « L’idée est de remettre le jardin dans sa forme d’origine comme l’a pensé Jean-Pierre Barillet-Deschamps [architecte paysagiste qui a créé ce parc en 1865, concepteur également du parc Borély à Marseille ou les Buttes-Chaumont à Paris] en dégageant la vue sur le palais des Papes, on a ainsi enlevé les végétaux morts ou les bambous qui gâchaient la vue », fait valoir Juliette Hafteck, architecte-paysagiste du cabinet Alep en charge du projet. « Il fallait continuer le rêve de Barillet-Deschamps qui avait réussi à créer ce parc pittoresque sur un rocher, c’était un visionnaire qui avait compris les enjeux de l’écologie urbaine », complète Philippe Deliau, second architecte-paysagiste du projet.

    Toilettes, buvette et aire de jeux

    Le bassin a été repris dans sa forme originelle, de nouvelles toilettes publiques seront aussi installées. Le nombre de bancs et tables de pique-nique ne variera pas non plus. Tous les socles des statues ont été nettoyés. La buvette rouvrira également mais qu’à l’issue de la seconde phase des travaux. Au sol, « le sable stabilisé est en train d’être refait afin d’être moins poussiéreux et sera beaucoup moins tassé car le petit train touristique et les camions poubelles ne passeront plus, ce qui permettra une meilleure perméabilité », développe Juliette Hafteck. Une grande pelouse, « façon Stade de France », sera engazonnée avant la réouverture mais pas accessible dans l’immédiat. Enfin, une nouvelle aire de jeux en bois de 4 mètres de haut va faire son apparition. Réalisée à Nantes, elle symbolisera un dragon sortant du Rhône.

  • « AlgérieS retours en musique » sème la fraternité à Marseille

    « AlgérieS retours en musique » sème la fraternité à Marseille

    Toutes les musiques de l’Algérie ont résonné samedi aux Rotatives de La Marseillaise. À l’invitation des Amis de La Marseillaise, Martial Pardo et Nacer Hamzaoui ont transporté leur public de l’autre côté de la Méditerranée et à travers les époques.

    L’un est pied-noir, né à Sidi Bel Abbès « le bastion des cheminots communistes », l’autre est Algérien né dans la Casbah d’Alger, fils d’un maître du chaâbi, l’amour de la musique les unit.

    Un si grand besoin d’amitié entre les peuples

    Le duo plein d’humour et de tendresse nous entraîne dans l’histoire tumultueuse de l’Algérie. L’occasion aussi, de redécouvrir les emprunts de la langue française à l’arabe et de l’arabe algérien à la langue française, non sans émouvoir aux larmes plusieurs spectateurs d’un public constitué à l’image des deux compères.

    Salués par Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise, les artistes sont aussi remerciés par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, « fier que ce spectacle se joue dans ces lieux où a été imprimé Alger Républicain victime de censure coloniale ». « Au-delà des gouvernements, un si grand besoin d’amitié entre les peuples s’exprime », a-t-il insisté.

  • Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    À qui le tour ? Sans à dire qu’une élection municipale est une loterie, David Fournier a, ce mardi, officialisé un nouveau soutien. Trop tôt pour savoir s’il aura les bons numéros au soir des 15 et 22 mars mais l’appui de Farid Faryssy constitue un pas supplémentaire pour tendre vers l’unité à gauche. Il y a trois semaines, Farid Faryssy avait quitté avec fracas la France insoumise, dénonçant les « violences et comportements autoritaires ». Il avait été pourtant désigné co-chef de file pour les municipales en juin avant qu’en octobre la tête de liste n’échoit à Mathilde Louvain.

    « Je rejoins David Fournier, l’homme, et pas le PS que j’avais quitté en 2012 », justifie Farid Faryssy. Devant la presse, les deux hommes se remémorent leur passé presque commun au MJS, louent réciproquement leurs qualités humaines pour éviter le reproche d’un accord électoraliste sur fond de tambouille politique. « David est épris de justice sociale, proche de la population, avec qui je ne me suis jamais disputé », insiste Farid Faryssy qui, en 2020, avait mené une liste insoumise aux municipales (5,36%) contre notamment la maire sortante et réélue Cécile Helle et sa liste où figure David Fournier.

    David Fournier sait pouvoir compter sur un nouvel allié, « son implantation locale reconnue, ses réseaux pour convaincre sur notre base programmatique ». En quittant LFI, Farid Faryssy a créé son mouvement, « Humains, libres et égaux ». Une seconde personne issue de ce mouvement devrait figurer sur la liste de David Fournier. « Farid ne m’a demandé aucune place ni délégation », tient à préciser le candidat socialiste. Côté programme, Farid Faryssy n’a pas peur de parler sécurité, « pas un gros mot », veut développer la gratuité de la cantine et entend surtout « ne pas fracturer la population, ne défendre qu’une certaine communauté et jouer les antifascistes d’opérette ». Le député Raphaël Arnault (NFP-LFI) appréciera.

    Un nouveau soutien jeudi

    Aux yeux de l’ex-insoumis, David Fournier serait donc un anti-Arnault – et dans une moindre mesure un anti-Helle – dans la méthode. « C’est un homme de rupture dans la façon de faire, il ne dirigera pas la ville seul dans sa tour d’Ivoire », projette Farid Faryssy, qui a été Premier adjoint à Carpentras sous Francis Adolphe. « Je prendrai des décisions collégiales avec la majorité et prévoit un conseil des adjoints tous les lundis », annonce David Fournier. Ce ralliement ne pourrait-il pas avoir un effet repoussoir auprès de potentiels alliés au centre gauche qui ne veulent pas entendre parler de LFI ? « C’est une chance », contrecarre David Fournier. « À gauche, 80% des gens partagent le programme de l’Avenir en commun, c’est le fonctionnement qui coince », pense Farid Faryssy. Après Génération écologie, les Écologistes et l’Après, David Fournier continue donc d’additionner les soutiens. « Je suis le seul candidat qui fédère », se targue-t-il, promettant un nouveau ralliement ce jeudi, veille d’une grande réunion publique à la salle de Montfavet (18h30).

  • Mis sous pression, David Rachline renonce à l’investiture RN aux municipales à Fréjus et quitte la vice-présidence du parti

    Mis sous pression, David Rachline renonce à l’investiture RN aux municipales à Fréjus et quitte la vice-présidence du parti

    En l’espace de deux jours, l’horizon politique de David Rachline, l’ex-enfant prodigue du RN, s’est assombri. Lundi, celui qui est maire de Fréjus depuis 2014 a été contraint de renoncer à l’investiture du parti pour les municipales 2026, et annoncé mardi sa démission de son poste de vice-président du parti, qu’il occupait depuis 2021. Des décisions rendues inéluctables par les multiples affaires dans lequel l’édile est empêtré. Et qui avaient poussé Marine Le Pen, pourtant très proche de David Rachline, à annoncer, ce mardi sur BFMTV, ne plus souhaiter « qu’il soit vice-président du RN ». En novembre 2023, la journaliste de l’Obs Camille Vigogne-Le Coat évoquait notamment, dans son livre Les Rapaces, le train de vie démesuré de l’élu par rapport à ses indemnités, et dénonçait des arrangements avec un puissant entrepreneur local du BTP, Alexandre Barbero, dans l’attribution de marchés publics. En septembre, une amende de 10 000 euros a été requise contre lui pour prise illégal d’intérêt dans le cadre de sa nomination à la tête de deux sociétés d’économie mixte. Enfin, en septembre, Mediapart révélait un dîner privé entre Rachline et deux anciens présidents du groupuscule d’extrême droite Groupe union défense (GUD), Logan Djian, et Frédéric Chatillon, ex-prestataire de service du RN et ex-conseiller de Marine Le Pen, condamné en 2024 dans l’affaire des kits de campagne, et avec qui le parti cherche à prendre ses distances, en vain. Sur Facebook, David Rachline a cependant annoncé rester candidat à un troisième mandat.

  • Draguignan : l’ancien maire socialiste Christian Martin appelle à réélire Richard Strambio

    Draguignan : l’ancien maire socialiste Christian Martin appelle à réélire Richard Strambio

    Il est le dernier édile de gauche à avoir brigué la mairie, entre 1995 et 2001, avec l’étiquette socialiste. Aujourd’hui, c’est par pragmatisme que Christian Martin dit soutenir la candidature – pas encore officielle – de Richard Stambio (DVD), maire de Draguignan depuis 2014, à sa réélection. « Il est le seul à pouvoir battre l’extrême droite au second tour », justifie le désormais ex-socialiste, parti qu’il a quitté en 2010. « Il faut éviter de diviser le camp des adversaires de l’extrême droite. Et malheureusement, vue la configuration, une liste de gauche n’a aucune chance. »

    Une prise de position qu’il ne considère pas comme une attaque envers la liste « Uni.e.s pour Draguignan » : « Je respecte leur démarche, qui est intéressante. Mais il aurait fallu une tête de liste connue de la population. » Ni comme un reniement des idées de gauche, qu’il veut insuffler via le collectif « Voix de gauche », constitué à cet effet, « en intégrant au programme des propositions qui répondront aux attentes des électeurs de gauche, pour qu’ils ne soient pas les supplétifs de la droite face à l’extrême droite. J’ai confiance en M. Strambio sur le dialogue ».

    « Voix de gauche » poursuivra ses activités durant le mandat, « en relation avec les partis de gauche », espère Christian Martin, pour qui « il faut recréer un mouvement qui pèse sur le débat et faire émerger une personnalité ». Quant au soutien au maire sortant apporté par LR, « il n’est pas investi mais soutenu. Il a intérêt à marcher sur ses deux jambes », tranche-t-il, admettant que cela « pourrait [le] déranger en termes d’image ».

    « Un ancien de gauche, comme Manuel Valls »

    Du côté d’Uni.e.s pour Draguignan, on dit « se moquer » de cette décision : « Il fait partie du passé. Peu de gens le connaissent. Ce qui nous intéresse, c’est développer nos axes », réagit Christophe Terras, l’un des porte-parole de la liste. « Nous sommes l’une des rares villes où la gauche est unie, et c’est dommage que des gens qui se disent de gauche, mais ne le sont plus depuis longtemps, ne participent pas. M. Martin a un parcours banal, d’ancien de gauche qui se découvre une attirance pour la droite, comme Manuel Valls. »

    Pour Christophe Terras, « ce sont les élections et notre travail de terrain qui feront émerger quelqu’un. Sa façon de travailler, à lui, ce sont des apéros dînatoires avec la mairie. Il est dans le renoncement, nous sommes dans la reconstruction de la gauche. Et il risque de favoriser l’extrême droite en faisant perdre des voix ». De son côté, le maire en place annonce se garder de tout commentaire avant d’avoir déclaré sa candidature.

  • Au Département, l’opposition de gauche dénonce la gestion des aides

    Au Département, l’opposition de gauche dénonce la gestion des aides

    Budget après budget, l’addition ne passe pas pour l’opposition de gauche au conseil départemental. La révélation ce mardi dans nos colonnes d’un rapport de la chambre régionale des comptes épinglant les subventions de la collectivité aux communes a donc logiquement vivement fait réagir parmi les élus du Printemps marseillais. D’autant plus dans l’atmosphère de campagne des municipales qui s’installe rapidement. « Le rapport met en exergue des points qui ne nous surprennent pas, appuie ainsi l’adjointe marseillaise aux solidarités, Audrey Garino (PCF). Les finances du Département sont excessivement mal gérées, l’augmentation de la dette est incroyable, et nous avons souvent dénoncé l’opacité des aides aux communes. » Rappelant que la Ville de Marseille ne touche que 2,3% de ce pactole, elle réclame : « Nous demandons des critères, une mise à plat, et que Marseille soit traitée de façon égalitaire avec les autres villes du département. »

    La tonalité est la même pour le président du groupe socialiste Anthony Krehmeier. « C’est ce qu’on raconte de séance en séance, de budget en budget, insiste-t-il. On a des subventions aux communes qui représentent 55% de la dette, c’est de la folie ! » Si le poids de la ville de Marseille était respecté, calcule-t-il, elle toucherait 80 millions d’euros, au lieu des 4 millions reçus en 2024. Déplorant aussi une mise sous perfusion de la Métropole « quasiment en faillite ». « Et pour quel résultat, si ce n’est maintenir la présidente à son poste ? » tacle le maire des 2-3. Le reste de la gauche marseillaise n’est pas en reste, à l’image de la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard qui dénonce un « mélange d’intérêts pour se maintenir au pouvoir », tandis que l’adjoint (PM) aux écoles Pierre-Marie Ganozzi s’interroge : « Serait-ce la définition du clientélisme ? »

  • À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    Entourés de verdure, les représentants des 9 associations lauréates se sont réunis mardi dans le vaste espace naturel de 2-3 hectares que constitue « La Denise ». Au programme, une présentation du lieu, du dispositif « Pépites Naturelles » et surtout du consortium d’associations lauréat de l’appel à projet : « La Cité des Transitions. » Ce vaste espace de biodiversité préservé est le 7e à bénéficier du soin de la Ville et des associations.

    Des projets en cascade

    Animations, préservation des habitats naturels et des espèces végétales, balisage des sentiers… Les projets pour mettre en valeur le lieu sont nombreux. Marianne Morini, responsable du développement du consortium appelé à gérer et à protéger cette friche urbaine, explique : « Malgré les nombreuses ambitions, qui sont bien intentionnées, on va quand même porter une attention particulière à ne pas trop y intensifier les activités. » Elle précise : « Il y a des temporalités particulières à respecter, par exemple au printemps avec la nidification des oiseaux, où on va essayer d’éviter les gros évènements pour ne pas les déranger. »

    Les oiseaux, justement, feront l’objet d’une attention renforcée de part de la Ligue de protection des oiseaux, partie prenante du consortium. Chloé Piccinin, chargée de mission « Nature en ville » de la Ligue, indique les travaux à venir : « On va très prochainement démarrer un travail d’inventaire des espèces qui habitent cet espace. » Un inventaire qui facilitera la compréhension et la protection des espèce qui y nichent.

    De son côté, Maïté Kaczmarek, bergère urbaine de l’association « Les Moutons marseillais », a envoyé ses 11 moutons en éco-paturage au beau milieu de la friche. Il brouterons l’herbe du parc jusqu’à la mi-décembre, avant de changer de friche.

    300 friches urbaines

    Impliquée depuis plus de trois ans dans les projets qui entourent ces fameuses friches urbaines, Christine Juste, adjointe écologiste au maire en charge de l’Environnement, raconte la genèse des « Pépites Naturelles » : « Dès le début de l’appel à projet, on s’est aperçu que y’avait une demande en lien avec la nature. Peut-être parce que les citoyens et les associations sont très soucieux et très impliquées. »

    Les amoureux de la nature peuvent se réjouir : en plus des sept friches urbaines naturelles déjà reconnues et bichonnées par les associations, 300 autres friches ont déjà été comptabilisées par la Ville.