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  • Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Élue depuis juillet, Magali Ramos se représente à Saint-Chamas

    Elle avait été élue maire de Saint-Chamas par le conseil municipal le 5 juillet, suite à la démission de Didier Khelfa, en place depuis 2014. Une première, pour une femme, dans cette commune de moins de 9 000 habitants. C’est avec son soutien et celui de la majorité que Magali Ramos se présente aux municipales, à la tête de la liste « Naturellement Saint-Chamas », dans un esprit de « continuité responsable et d’ouverture vers de nouveaux projets ». Parmi ses priorités figurent le cadre de vie et l’accès aux services publics. « On s’est réapproprié le littoral, détaille-t-elle. On va rentrer dans la 4e phase avec la réhabilitation de la zone autour du port de Pertuis et la place de la Sente. Un autre projet structurant consiste à s’occuper des voiries, notamment des axes structurants de la commune avec une meilleure accessibilité et des voies vertes, ou encore le rapatriement des services publics, qui sont un peu dispersés à l’heure actuelle, et d’associations dans le nouveau pôle socio-culturel qui devrait bientôt être terminé. On pense aussi à créer une annexe pour faciliter la vie aux administrés et mieux les accompagner. »

    Pour le moment, Magali Ramos est la seule candidate à s’être déclarée. Elle mènera une liste à moitié renouvelée et sans étiquette. « Ce que je veux, c’est des personnes qui apportent des idées, affirme celle qui, en 2020, figurait sur la liste Vivre Saint-Chamas classée DVD. On ne parle pas de politique entre nous, on parle surtout de Saint-Chamas. »

  • La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité comme fil rouge du Printemps marseillais

    La solidarité n’est pas une compétence obligatoire pour une municipalité mais elle traduit « le premier engagement du Printemps marseillais pour une ville plus juste » et constitue un « fil rouge » qui irriguera l’ensemble du programme. Lundi, Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille en charge des affaires sociales, inaugurait la séquence programmatique de la campagne de la majorité sortante, en présentant son premier volet consacré à la lutte contre l’exclusion et la pauvreté.

    Un domaine dans lequel la municipalité s’est montrée en première ligne ces six années écoulées avec les signatures avec l’État du premier Plan pauvreté municipal et du contrat territorial d’accueil de France, la création de 525 places d’hébergement d’urgence, la hausse de 50% du budget dédié à la solidarité, la création de douches municipales, ou la mise sur orbite d’un Ehpad municipal.

    Plus étoffé qu’en 2020, l’axe solidarité du nouveau programme s’articule autour de vingt mesures ciblées pour lutter contre toutes les formes de précarité. « Avec une méthode, la concertation ; un outil, le service public ; et une constante, l’accès aux droits et aux besoins fondamentaux », explique Audrey Garino, accompagnée de Cécile Suffren, directrice générale d’Habitat alternatif social.

    Régie publique de l’eau

    En la matière, le printemps marseillais ambitionne d’étendre le dispositif Territoire zéro non-recours, déjà expérimenté, à l’ensemble de la ville, et de créer un baromètre local du non-recours aux droits, ainsi qu’un « Pass solidarité » pour ramasser l’offre municipale et faciliter l’accès aux équipements et services publics.

    Pour accompagner les seniors, la municipalité de gauche propose la création d’un service public local d’aide au maintien à domicile et une 5e résidence autonomie sur le site de l’Entraide au Roy d’Espagne. Face au sans-abrisme, elle entend créer 1 000 nouvelles places d’hébergement d’urgence, doubler les fontaines d’eau et toilettes publiques, et pousser la mise en place d’un plan national de résorption des squats et bidonvilles.

    Parmi les grands chantiers figure le retour en régie publique de la gestion de l’eau, dont la délégation de service public confiée à la Société des Eaux de Marseille arrive à échéance en 2029. Objectif ? Garantir la gratuité des premiers mètres cubes. Autre gros dossier, la création d’une Mutuelle municipale visant à lever les freins dans l’accès aux soins. Dans le viseur, les étudiants, retraités, chômeurs, travailleurs indépendants et précaires.

    Le pouvoir d’achat fait aussi l’objet de mesures fortes avec des tarifs sociaux renforcés et une cantine gratuite étendue à 15 000 enfants, la hausse du kit de rentrée scolaire à 150 euros et le doublement du nombre de repas gratuits pour les étudiants. Le programme prévoit aussi des actions spécifiques pour les jeunes mineurs non-accompagnés en recours, ainsi « qu’une solidarité inconditionnelle » envers les migrants et « un soutien renforcé à SOS Méditerranée » conclut, offensive, Audrey Garino.

  • Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Quatre-vingt-dix auteurs et artistes donnent rendez-vous jusqu’au 14 février dans 70 bibliothèques de la Métropole. Une démesure au diapason d’un thème aux évocations infinies, intitulé « Sur les chemins ». « La possibilité d’admirer différents paysages culturels : performance vocale, projection, exposition, spectacle pour susciter la curiosité des petits et grands », écrit dans un édito la présidente de la Métropole. Top départ mardi, avec « Sur la route de l’exil » à la médiathèque Jean-Claude Izzo de Châteauneuf-les-Martigues. Visible jusqu’à la fin du mois, une exposition du plasticien Peshawa Mahmood, qui raconte avec cette mosaïque son trajet d’Irak jusqu’à Marseille.

    « Flânerie »

    Autre parcours à l’œuvre, du côté de Pertuis, à la médiathèque les Carmes, « Vérité en deçà… et au-delà », du photographe Sébastien Normand. « Guidé par des cartographies et s’inspirant du pyrénéisme, mouvement du XIXe alliant arpentage sportif et création artistique », indique le programme, il « interroge les émotions suscitées par les reliefs des Pyrénées ».

    Parmi d’autres propositions imminentes, la création de Rossinante, magazine d’expéditions et autres cartes postales auxquels contribueront le 21 janvier à 15h, les minots de la médiathèque Salim-Hatubou, à Marseille, ou encore une rencontre littéraire avec Jean-Christophe Bailly, auteur prônant « la flânerie comme manière de faire l’expérience vivante et concrète de la ville », le 23 janvier à la bibliothèque les Méjanes, à Aix.

  • « Une libération totale du langage néo fascisant »

    « Une libération totale du langage néo fascisant »

    La Marseillaise : Quels sujets de votre livre vont être abordés ce mercredi ?

    Olivier Mannoni : Je vais tâcher d’expliquer ce qui se passe aussi bien en France que dans certains pays européens et aux États-Unis. Il se dessine une espèce de libération totale du langage que j’appelle « brun », c’est-à-dire néo fascisant. Par exemple, comment avec Donald Trump aux États-Unis, le langage, qui est fasciste à l’état pratiquement pur, aboutit à la violence, à l’exclusion.

    C’est intéressant de développer cette question dans un département plutôt rural, marqué par un vote important
    en faveur de l’extrême droite
     ?

    O.M. : Bien entendu. C’est important d’aller là où les problèmes se posent. Dans ces régions, c’est là ou cette langue tordue a fait le plus de dégâts.

    Retrouvez-vous des similarités entre le langage de Trump
    et celui utilisé en France ?

    O.M. : Entre Trump et la France, il y a des différences notables. En France, on est face à un langage qui est d’une part tordu et d’autre part un langage d’exclusion systématique de personnes, notamment des étrangers. Un double langage permanent, c’est-à-dire un langage qui dit que nous défendrons le peuple, puis qui fait systématiquement le contraire. Donc un langage de tromperie aussi, à peu près systématique. On retrouve des éléments pratiquement identiques chez certains politiques français, notamment chez Éric Zemmour. Il y a une inspiration d’un côté, puis de l’autre côté, il y a aussi une prudence. Parce que tout le monde voit bien que Trump est en train de provoquer des catastrophes dont on ne mesure, je crois, pas encore tout à fait la dimension. Aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur. Par exemple, le RN en ce moment prend des distances, alors qu’ils ont couru après Trump pendant des années. Donc, c’est subtil, il faut vraiment voir ce qui se passe, comprendre. Ce n’est pas parce qu’on prend ses distances en apparence avec l’apprenti dictateur qu’est Trump qu’on les prend réellement.

    Vous avez également traduit
    des ouvrages historiques sur
    le nazisme. Retrouve-t-on
    des éléments de langage issus
    de ces livres chez certaines personnalités
     ?

    O.M. : Il y a le même courant. Parfois, c’est identique. Chez Trump, j’ai relevé des phrases qui sortaient directement de Mein Kampf. Quand il dit que les migrants sont en train d’empoisonner le sang des Américains, c’est typiquement ça. Le plus important est de reconnaître ce qui se passe, de déceler à travers le mot d’abord, ce qui est en train de se passer quand on est dans les campagnes électorales. Le langage donne des pistes pour tenter d’analyser la situation.

  • Des « voix étouffées » soufflent à nouveau au Camp des Milles

    Des « voix étouffées » soufflent à nouveau au Camp des Milles

    Ils ont été persécutés, parfois ont péri. Mais l’œuvre de certains d’entre eux survit à leur propre sort ainsi qu’aux tourbillons de l’histoire. Entre 1939 et 1942, 10 000 réfugiés ont été internés au Camp des Milles et 2 000 juifs, déportés vers
    le camp d’extermination d’Auschwitz. Parmi eux, le pianiste Erich Ito Kahn ou encore l’homme de théâtre et musicien Max Schlesinger, dont les œuvres résonneront à nouveau en ces lieux, jeudi 22 janvier, plus de 85 ans après leur terrible expérience aixoise, là où ils les avaient composées.

    Joués par l’orchestre Métamorphoses et le Chœur de l’armée française, des airs ressurgis dans le cadre du « Forum des voix étouffées », qui a « pour mission de faire découvrir la musique de compositeurs bannis, interdits, opprimés et assassinés, pour certains d’entre eux, par les totalitarismes européens du XXe siècle. Et en particulier par le nazisme et ses complices vichystes », situe Odile Boyer. « Un hommage in situ à la totalité des artistes internés au Camp des Milles ayant résisté, par leurs créations, à la déshumanisation dont ils furent l’objet », précise la directrice adjointe du site-mémorial qui en porte le nom.

    « Pour tenir le coup »

    Autant d’œuvres « d’art, mais aussi de témoignages à travers lesquels on touche du doigt ce qu’ils ont pu ressentir du fait de l’internement », développe-t-elle : « Leurs peurs, angoisses et horreurs des persécutions. » Non sans une certaine ironie, cette « politesse du désespoir ».

    « Aux Milles, près d’Aix-en-Provence, nous vivons dans un camp. À l’appel de la France, nous disons présent », entonne L’hymne des Milles, composé par Max Schlesinger et le chef d’orchestre Adolphe Sibert, sur l’air du Blanche Neige de Walt Disney (1937). « Il a été joué pour la première fois en octobre 1939 et évoque leurs conditions de vie dans le camp », précise Odile Boyer à propos de ce chant qui chronique leurs conditions de vie inhumaines dans « le mistral » et « la saleté », conclu ainsi : « Tout cela ne fait rien. Les apatrides, les Autrichiens, vivent bien comme des chats et des chiens. Ça vous donne une idée, si quelqu’un tombe dans la latrine, on voit partout de joyeuses mines. Vive la fraternité ! » Des paroles aux rires jaunes « pour tenir le coup et rester debout. Un humour qui n’est pas propre aux Milles, mais qu’on retrouve dans beaucoup d’autres camps. Une manière de tenir le coup », rappelle la dirigeante du site-mémorial. Tout un répertoire qui « nous fait revivre ce qu’ils y ont vécu. Cela rend l’histoire utile », illustre-t-elle encore avec le Nenia judaeis qui hac aetate perierunt (« Thrène pour les juifs qui en ces temps périrent », 1941), « chef-d’œuvre pour violoncelle et piano et véritable prémonition de la solution finale qui sera mise en place quelques mois plus tard ».

    Jeudi 22 janvier à 20h30. www.campdesmilles.org

  • La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    La grande collecte est lancée dans toute la ville de Martigues

    Les bénévoles sont déjà à la sortie des commerces. Depuis le 17 janvier, l’opération Martigues solidaire se déploie dans les quatre coins de la ville, supermarchés, entreprises partenaires, services municipaux, centres sociaux, lycées, collèges, Maison des jeunes et de la culture… L’objectif : collecter un maximum de denrées alimentaires non périssables et de produits d’hygiène au bénéfice des associations Partage, le Secours populaire, la Croix rouge, le Secours catholique, les Équipes Saint-Vincent et les Restos du cœur. Chaque don est échangé contre un ticket solidaire permettant d’assister au concert de Chimène Badi, qui se déroulera le 6 février à la Halle de Martigues.

    Des synergies

    « Avec cet événement, il y a une double solidarité, affirme Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service de la vie associative. D’abord, la générosité des habitants, qui est toujours au rendez-vous. » « Une année, un gamin du collège avait oublié de ramener un don, se remémore Bernard Mercier, président de Partage. Il a mis son goûter dans le caddie à la place ! » L’agente de la Ville reprend : « Et puis, il y a la solidarité entre les associations, qui se partagent le trésor. »

    Mis en place il y a 9 ans, ce rendez-vous annuel est important pour ces structures. L’an dernier, 10 tonnes de dons avaient été collectées. Mais au-delà, cette manifestation orchestrée par la Ville de Martigues a permis aux associations de « créer de véritables liens d’amitié, de confiance, de vrais partenariats tout au long de l’année », glisse Valérie Fernandez-Campazzo. Une énergie commune et des synergies positives pour les bénéficiaires, qui ne s’en voient que mieux accompagnés.

  • [Entretien] « Un journal né de la Résistance a toute sa place dans les Alpes »

    [Entretien] « Un journal né de la Résistance a toute sa place dans les Alpes »

    La Marseillaise : C’est dans votre commune, aux Mées, que s’est tenu, début novembre, le banquet des Amis de La Marseillaise pour
    que notre titre étende sa zone de diffusion aux Alpes. L’affluence était forte. Ça vous a surpris
     ?

    Frédéric Puech : Oui, agréablement surpris comme on dit. Il y avait beaucoup de monde et on sentait la forte envie de voir La Marseillaise venir sur les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes. J’ai senti un véritable engouement.

    À votre avis, à quoi est-ce lié ?

    F.P. : Il y avait des gens qui avaient connu et apprécié La Marseillaise et qui ne l’ont plus et puis d’autres qui déploraient un manque de pluralisme, d’approches différentes. Tous recherchent, je crois, un regard sur notre territoire, c’est très important et aussi un accès à une vision plus large de l’actualité. Il y a besoin d’une pluralité de traitement de l’actualité.

    Quels sujets, quelles thématiques jugez-vous prioritaires et insuffisamment traités ?

    F.P. : Il y a plusieurs sujets de préoccupations dans les Alpes. Les services publics et tout particulièrement la santé. On l’aborde souvent du point de vue des luttes sociales et c’est bien mais il faudrait aussi qu’on prenne cette question plus politiquement. Qu’on regarde comment on peut aider les territoires ruraux à retrouver un accès aux soins qui répondent aux besoins des gens. Dans les territoires ruraux et montagnards, c’est difficile. C’est un sujet qui mérite un regard un peu plus critique que la seule installation de maisons de santé pour pallier l’urgence. Bien évidemment il y a aussi le développement économique. Ici l’industrie est peu présente, il y a quelques sites mais ils ont leur importance. Le tourisme est un enjeu important. Les Jeux olympiques qui arrivent nous aideront-ils sur le plan du désenclavement et du développement des sports ou non ? C’est un véritable sujet qui mérite un approfondissement.

    Il y a aussi des échéances démocratiques qui arrivent bientôt. Est-ce que l’identité de « La Marseillaise » qui est née dans la Résistance est un repère pour vous, face à l’influence croissante de l’extrême droite ?

    F.P. : Oui, les valeurs portées par La Marseillaise sont importantes de ce point de vue là. Ici, l’extrême droite atteint des niveaux très importants alors que nous sommes un territoire de Résistance. Il y a toute une mémoire qui mérite d’être rappelée. Il y a eu des largages, des groupes de travailleurs étrangers qui sont entrés en Résistance. Un journal né de la Résistance, qui est sur ces valeurs humanistes, progressistes, de partage, de solidarité a toute sa place dans les Alpes.

  • Face aux dangers de la route, les collégiens sensibilisés

    Face aux dangers de la route, les collégiens sensibilisés

    Si l’an passé, cinq décès de moins ont été enregistrés sur les routes de Vaucluse par rapport à 2024, le chiffre reste toujours trop élevé. Trente-cinq personnes ont perdu la vie dans des accidents de la route sur un total global de 533 accidents (contre 587 en 2024), impliquant voitures, deux-roues, cyclistes et piétons. Les accidents mortels touchent pour un tiers les vélos/trottinettes, un tiers les motos et le dernier tiers les voitures.

    « Les dernières estimations de l’Observatoire départemental de la sécurité routière montrent une surreprésentation des usagers de deux-roues motorisés dans l’accidentalité vauclusienne, alors qu’ils représentent seulement 2% du trafic », alertait en octobre la préfecture, tout en précisant que « la vitesse reste la première cause de mortalité pour les usagers de deux-roues motorisés et dans 67% des accidents mortels, l’usager est le présumé responsable de l’accident ». Si, en lien avec la police et la gendarmerie, plusieurs opérations de contrôle ont été menées, le meilleur moyen pour éviter les accidents reste la formation et la prévention.

    Plus de 130 000 jeunes sensibilisés en 30 ans

    Depuis 30 ans, le Département de Vaucluse s’y attelle auprès des collégiens. Lors de cette année scolaire, sept établissements d’Avignon, Orange, Carpentras, Cavaillon, mais aussi Le Pontet ou Cabrières ont reçu -ou vont recevoir comme ce mardi le collège Champfleury à Avignon- divers intervenants qui « mènent des actions de prévention et d’éducation visant à sensibiliser les collégiens aux règles essentielles de sécurité », expose le conseil départemental.

    À chaque session, une journée entière d’ateliers est prévue grâce à la présence d’un cascadeur professionnel simulant un choc entre une voiture, lancée à 50km/h, et un piéton. Gendarmes, pompiers ou associations locales engagées dans la prévention routière sont aussi mobilisés. Distances de sécurité, effets de l’alcool au volant, sanctions, conduites dangereuses, gestes de premier secours… Autant de thématiques abordées « afin d’adopter les bons comportements pour se protéger et protéger les autres, qu’ils soient piétons, utilisateurs de trottinettes, cyclistes, motocyclistes ou futurs conducteurs », précise le Département, qui investit près de 40 000 euros sur cette opération.

    « L’objectif de ces campus est de sensibiliser les jeunes conducteurs aux dangers comme la vitesse à l’alcool et l’inattention, chaque action contribue à sauver des vies », promeut Christelle Jablonski-Castanier, vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges. La focale est de plus en plus mise sur les trottinettes électriques, mode de déplacement en vogue chez les plus jeunes. « Nous animons un atelier sur leur réglementation, fait valoir Elsa Lamaison, cheffe du pôle sécurité routière à la préfecture. Rappel de l’âge légal, équipement, interdiction de monter à deux ou d’être sur son téléphone portable, l’objectif est de créer une culture de sécurité dès le plus jeune âge. » Depuis 1996, plus de 131 500 jeunes ont été sensibilisés dans les collèges.

  • Arthur Gea réalise un exploit et file au deuxième tour de l’Open d’Australie

    Arthur Gea réalise un exploit et file au deuxième tour de l’Open d’Australie

    Toujours invaincu en 2026, Arthur Gea (198e mondial), originaire de Carpentras dans le Vaucluse, a réalisé l’exploit de s’imposer (7-5, 7-6 [7-1], 7-5), lundi matin, face au Tchèque Jiri Lehecka (19e), lors du 1er tour du tableau principal de l’Open d’Australie. « L’objectif, c’était d’aller chercher la victoire donc forcément il y a eu un peu de tension à la fin des sets. Mais c’est un match de tennis, comme un autre, même si l’événement est plus prestigieux. Mais dans l’idée, ça ne change pas de d’habitude », a-t-il lancé à l’issue de son succès.

    Cette première victoire en carrière sur le circuit principal lui permet de rejoindre le deuxième tour du premier Grand Chelem de l’année, où il sera opposé au Suisse Stanislas Wawrinka, vainqueur du Serbe Laslo Djere en quatre sets (5-7, 6-3, 6-4, 7-6 [7-3]) et grand ami d’un autre Vauclusien, Benoît Paire. « C’est une légende donc ça ne va pas être facile. Mais ça va être sur un gros court, donc, ça c’est parfait. Et je vais essayer de le faire courir. A mon avis, à 40 ans, ça doit être compliqué de faire bouger les jambes. Donc, je vais essayer de le fatiguer », lance-t-il sans sourcilier, quelques jours après avoir été titré au Challenger de Nouméa, puis n’avoir pas encaissé le moindre set lors des qualifications.

     C’est dans la continuité de ce que je propose depuis le début de la saison. Donc, il n’y a pas vraiment de surprise. La surprise, c’est de gagner face à un aussi bon adversaire mais le jeu est le même », a résumé le protégé de l’Autrichien Gerald Melzer, ex-68e mondial en novembre 2016.

  • Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Atypiques, les Rockets seront au départ du Grand Prix

    Nom d’équipe : Unibet Rose Rockets, activité annexe : chaîne Youtube. Un ovni est sur le point d’atterrir à Marseille. Rien à voir avec un certain rappeur aux trois lettres, mais le cyclisme mondial a aussi son alien. La formation néerlandaise, sous licence française, est pour le moins atypique dans le peloton. Fondée par trois Youtubers fans de cyclisme il y a seulement trois ans, cette équipe gravit les échelons à vitesse grand V. Après une entrée remarquée en troisième division, les Rockets sont désormais au deuxième niveau et pourraient être invités sur le Tour de France.

    Une ascension express que l’on doit notamment à Bas Tietema. Cet ancien espoir de la bicyclette aux Pays-Bas est l’un des co-fondateurs de cette structure. Contre vents et marées, il s’est armé, il s’est entouré et la progression a été fulgurante. Son projet fou – l’invitation sur la Grande Boucle en 2026 – a été largement décrié par des spécialistes de la discipline, jugeant le timing bien trop court. Mais son objectif est en passe d’être validé.

    Lafay dans le moule

    La licence française ouvre une porte plus grande à propos d’une wild-card, puisqu’Unibet Rose Rockets est désormais aligné sur la Coupe de France, dont le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise est la première étape, le 1er février. Bas Tietema évoquait ceci avec nos confrères de Vélofuté : « Notre rêve est de participer au Tour de France, car nous avons commencé à filmer nos vidéos YouTube sur le Tour et nous avons maintenant une équipe performante. Il est essentiel d’être aussi prêts que possible. C’est déjà un grand compliment que l’on nous considère maintenant comme un candidat potentiel ».

    Unibet Rose Rockets est l’une des rares formations à montrer l’envers du décor, à travers sa chaîne Youtube, grâce à un groupe média très présent aux côtés des coureurs. Des jours de course aux présentations des recrues. Parmi elles, Victor Lafay, cycliste aussi atypique que sa nouvelle équipe. Le Haut-Savoyard avait pensé à arrêter le cyclisme, à 29 ans, pour se consacrer… à la vente de fromages au Japon. Vainqueur d’étape sur le Tour, il a modifié sa décision et repart pour au moins une année avec Tietema et les siens. Bas Tietema explique le projet vidéo autour de sa formation. « Les gens apprennent à beaucoup mieux connaître notre équipe en regardant ces vidéos, et pas seulement en regardant une course. Que ce soit Lukas Kubis, Victor Lafay et son transfert, ou Dylan, les gens sont tellement captivés par leur histoire. » Même sans Lafay et leur sprinteur star Dylan Groenewegen, les Violets et Roses vont arriver sur le Grand Prix cycliste avec l’ambition de jouer les premiers rôles.