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  • Pour tout savoir sur les papillons de Marseille

    Pour tout savoir sur les papillons de Marseille

    Porté par trois auteures passionnées de lépidoptères et de leur conservation dans les espaces urbains, Magali Deschamps-Cottin, Chloé Duque et Louise Seguinel ont créé l’association du Parc urbain des papillons (PUP) afin de sensibiliser et former tous les publics à la relation entre les papillons et leur environnement. Une association qui a donné naissance à un parc physique qui a vu le jour en 2012 dans le 14e arrondissement de Marseille, sur le domaine de la Tour des Pins. Fermé au public, le dispositif permet de suivre les communautés de Lépidoptères Rhopalocères en accueillant des plantes nectarifères et hôtes avec une gestion raisonnée. S’ensuit donc tout naturellement l’ouvrage Papillons de Marseille, un guide consacré aux papillons de jour que l’on peut observer dans la ville.

    Un livre qui s’adresse
    à tous les publics

    S’adressant à un large public allant des étudiants en écologie aux agents techniques des espaces verts en passant par les passionnés ou les curieux, Papillons de Marseille est présenté comme un outil d’identification pratique et précis puisque pour chacune des espèces, des informations détaillées sur les différents stades de développement y sont inscrites, accompagnées de photographies.

    L’objectif étant d’observer, d’identifier mais aussi de comprendre et de s’émerveiller devant tant de douceur et de raffinement où chacun, bien que faisant partie d’une espèce commune, a des caractéristiques bien spécifiques. Et, apprendre à les reconnaître c’est déjà leur accorder une attention particulière.

    Les fiches des 71 espèces recensées sont conçues comme des cartes d’identité vous indiquant où, quand et comment les observer. Pour faire exister tout cela, des recherches ont été conduites au sein du Laboratoire Population-Environnement Développement de l’université d’Aix-Marseille ainsi que des suivis de communautés de papillons menés pendant plus de dix ans sur plusieurs dizaines de parcs et de friches de la ville. Sans oublier 35 espèces supplémentaires qui elles, ont été observées dans les espaces naturels périphériques dont le Parc national des Calanques.

    Plus qu’un guide, l’ouvrage est aussi une invitation à agir pour la restauration et la conservation de la biodiversité urbaine qui est fortement menacée et questionnée. Un guide qui raconte aussi une histoire, celle de l’interdépendance de l’homme avec la nature. Redonner toute leur place aux papillons d’une manière très simple c’est un moyen de restaurer et protéger la biodiversité urbaine.

    Paru aux éditions
    Le Naturographe en décembre
     2025. 22 euros

  • [Carte postale] L’OM a rendez vous avec son histoire à Bruges

    [Carte postale] L’OM a rendez vous avec son histoire à Bruges

    Bruges est-elle la Martigues belge ou la Venise flamande ? Avec la météo qui plombe les derniers jours du mois de janvier, la ressemblance avec la grande sœur italienne est plus frappante. Certes, il n’y a pas d’Acqua alta à Bruges, mais lorsque la pluie s’amuse à faire des claquettes sur les rues pavées et les parapluies, le visiteur a le sentiment d’être téléporté dans la lagune du fond de l’Adriatique.

    Néanmoins, malgré la présence de quelques glaciers, les vendeurs de gaufres, brugeoises avec leur forme particulière évoquant une marguerite, sont là pour accueillir les rares personnes à s’être aventurées dans les rues. Car, si la pluie fait sortir les escargots, à Bruges, elle a tendance à inciter les locaux à faire du cocooning, devant une bon feu de cheminée. En sirotant un chocolat chaud de chez Callebaut.

    Or, comme la Bretagne chère à Jean Michel Caradec, Bruges a ses charmes sous la pluie. Dans un plat pays au ciel si bas, qu’un canal s’est noyé, elle est telle une île minérale qui se dresse au milieu de la platitude flamande. Et l’on trouve dans les estaminets la chaleur qui fait défaut à l’extérieur. Trinquant avec une Brugse Zot ou une Bourgogne des Flandres, locaux et touristes en oublient leurs différences. Et les Flamands se prêtent même au jeu de parler français. C’est aussi ça, la magie de Bruges.

  • À La Ciotat, l’union de la gauche ne semble pas pour demain

    À La Ciotat, l’union de la gauche ne semble pas pour demain

    « Comme nous les attendions et maintenant que sont déclarées les candidatures pour la droite d’Alexandre Doriol (DVD), pour l’extrême droite de Daniel Salenc (RN), d’Hervé Itrac, et pour la gauche celles de Martine Cuccaroni (PS) et du communiste Karim Ghendouf (La Ciotat nous rassemble)*, nous pouvons désormais nous adresser à vous pour vous proposer de créer et valider ensemble et au plus vite notre liste définitive d’union des forces de gauche en vue des élections municipales à La Ciotat en mars 2026 », écrit, dans un communiqué, le secrétaire de section du PS ciotaden, Toni Delogu.

    « C’est la dernière chance pour qu’on puisse débattre », affirme-t-il, lundi. Le rendez-vous a été fixé pour ce mercredi, à La Ciotat. L’Après, Pour que vive le NFP, Debout, la France insoumise, les Écologistes, le Parti animaliste, le PCF et Place publique ont été invités. Pour l’heure, seul José Sterenzi (NFP La Ciotat) a confirmé sa venue. La socialiste Martine Cuccaroni « se positionne toujours comme candidate » pour être tête de liste d’une union de la gauche. « Mais si une candidature issue de la société civile devait émerger, je me retirerais au profit de cette candidature », ajoute-t-elle.

    Mais pourquoi une union aboutirait-elle maintenant, alors qu’elle n’a jamais pu voir le jour depuis l’été ? « L’union de la gauche aux municipales est compromise », estime José Sterenzi. « Pour qu’il y ait un élan populaire, car aujourd’hui les gens sont déçus par les organisations, nous avons voulu recréer une unité large, appuyée sur les citoyens, autour du programme du Nouveau Front populaire (NFP). Mais chacun tire la couverture à lui », regrette-t-il. « Je me battrai jusqu’au bout pour cette union sur les bases du programme de rupture du NFP », lance-t-il. Avant d’avertir, inquiet : « Car si LFI fait sa liste, si Bernard Ougourlou-Oglou aussi, si Martine Cuccaroni pour le PS veut être tête de liste, alors que Karim Ghendouf s’est déclaré candidat vendredi, on risque d’avoir au premier tour quatre listes à gauche, ce qui est suicidaire alors que l’extrême droite est aux portes de la ville. Lors des dernières élections législatives, le RN a remporté plus de 30% des voix à La Ciotat… »

    « Les fédérations trancheront »

    « Honnêtement, l’union à gauche, moi, je n’y crois plus… Même si nous aimerions une liste unique », réagit Isabelle Mazuc, responsable du sous-groupe La Ciotat-Ceyreste pour les Écologistes. « Car La France insoumise serait pour une union sans le Parti socialiste et le PS sans LFI… Lors de ses vœux, Karim Ghendouf a appelé à l’union, mais il a déroulé un programme très marqué PCF. Son projet offre peu de possibilités pour une union. J’appelle cela plus une soumission qu’un compromis », tranche-t-elle.

    Jean-Paul Coste, représentant de LFI à La Ciotat, est clair : pour lui, l’union de la gauche peut se faire, mais sans le PS. « Que Martine Cuccaroni se présente comme tête de liste et revendique l’héritage d’Olivier Faure, 1er secrétaire du PS, lequel traite Jean-Luc Mélenchon par exemple de “salopard antisémite”, pour nous, ça ne peut pas passer », argumente-t-il. De son côté, LFI « a mis en place une procédure pour constituer une liste électorale. Deux candidats ont été désignés, Antoine Vichy et Dominique Sabatini. Nous attendons la validation départementale » .Pour Jean-Paul Coste, « il y a peut-être un risque à faire une liste de plus, mais ça peut aussi inciter plus de gens à aller voter. Rappelons-nous que, lors des dernières municipales à La Ciotat, il y a eu 60% d’abstentions, c’est énorme ! ».

    Dans ce paysage politique nébuleux, Toni Delogu rappelle : « Si certains s’entêtent dans leur choix, les fédérations, au PS, au PCF et pour les Écologistes, trancheront pour une candidature unique. » À La Ciotat, l’ex-1er secrétaire de section PS, Bernard Ougourlou-Ouglou, travaille à constituer sa liste « Pour les Ciotadens », sous l’étiquette gauche social-démocrate.

  • [Entretien] Fabien Cros : « Il manque des infos sur la sécurité de la plateforme »

    [Entretien] Fabien Cros : « Il manque des infos sur la sécurité de la plateforme »

    Totalenergies et Air Liquide se sont associés pour produire sur place l’hydrogène nécessaire à la bioraffinerie de la Mède (voir notre édition du 13/01). Fabien Cros, délégué CGT de la plateforme, aborde les enjeux de cette évolution à la suite de la clôture de l’enquête publique, le 13 janvier.

    La Marseillaise : Comment accueillez-vous la perspective de ces deux nouveaux outils industriels ?

    Fabien Cros : Nous sommes satisfaits de voir l’investissement de 30 millions d’euros qui signifie que l’intérêt du site n’est pas remis en cause. Après tout, nous sommes le seul site européen de Totalenergies où le groupe a maintenu ses investissements dans les secteurs du raffinage et de la chimie. Mais le diable se cache dans les détails. On a été consulté sur l’étude d’impact, nous nous sommes abstenus, car nous avons estimé qu’il manquait des informations. Car la sécurité n’est abordée à aucun moment dans les dossiers d’enquête publique.

    Quelles sont vos inquiétudes ?

    F.C. : Déjà du contexte. Le site de la Mède va devenir une plateforme au sens juridique, c’est-à-dire qu’il n’y a plus qu’une seule entreprise sur place. C’est un statut récent, nouveau dans la loi [décret de 2019, loi inscrite au code de l’environnement en 2023, Ndlr]. Cela signifie des accords économiques et en termes de sécurité. Dans notre cas, c’est Totalenergies la Mède qui s’en occupera. Notre reformer [outil de production d’essence à partir de produit pétrolier, Ndlr] présente des risques connus, mais nous ne connaissons pas la nouvelle unité SMR d’Air Liquide [production d’hydrogène à partir d’hydrocarbures, Ndlr]. Est-ce que nos pompiers seront aussi efficaces sur cette installation ? Le scénario de plus gros danger actuel est pensé autour du bac à gasoil. Est-ce que ce scénario va changer ? Nous n’avons aucune étude pour l’instant, la loi oblige l’employeur à préparer ce scénario un an avant la mise en service des installations [prévue en 2028, Ndlr].

    La cohabitation entre les deux unités vous pose-t-elle un souci ?

    F.C. : Le SMR d’Air liquide sera opéré à distance. Les opérateurs viendraient de Lavéra, où ils en ont déjà un. Mais avec quel cadre horaire ? C’est une donnée cruciale pour nous, on ne sait pas qui vient, quelles mesures de sécurité, ni s’ils passeront par nos installations. Aussi, qui intervient s’il y a un accident sur le SMR ? Priorité à la protection de nos installations, celles d’Air Liquide, les deux ? Quels moyens supplémentaires ? On ne sait pas. En attendant, pour la CGT, il est hors de question qu’une structure qui n’est pas sur la plateforme fasse de l’ingérence. Comme pour la maintenance, sous-traitée sur tout le site. Nous sommes pour la réinternalisation.

    Vous restez donc méfiant…

    F.C. : Il y a une bonne nouvelle : l’arrêt du reformer, plus gros producteur de benzène du site [cancérigène, mutagène et reprotoxique CMR, Ndlr]. L’étude d’impact fait 6 000 pages, les directions nous disent de leur faire confiance car ils maîtrisent. Nous n’avons pas confiance, nous avons porté plainte au pénal pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui contre Total pour l’exposition au benzène.

    Quid du modèle économique ?

    F.C. : Nous sommes plus un démonstrateur industriel qu’une unité de production. Soit on perd un peu d’argent, soit on en gagne beaucoup. On a perdu 300 millions d’euros en 2025, mais on en a gagné 70 en 2024. On est capables de gros résultats, avec seulement 250 salariés c’est énorme, mais cyclique.

  • OM : Neal Maupay attendu à Séville

    OM : Neal Maupay attendu à Séville

    L’OM est en passe de finaliser le départ de Neal Maupay. L’ancien Niçois, arrivé d’Everton en août 2024, doit passer dans la journée sa visite médicale, avant de s’engager avec le FC Séville sous forme de prêt avec option d’achat.

  • Gard : Cendras, la culture du vivre ensemble…

    Gard : Cendras, la culture du vivre ensemble…

    À deux mois des municipales, Cendras semble à mille lieues des luttes politiciennes qui fracturent le pays. Niché au beau milieu d’un territoire composé de forêts à 85%, et situé à 10 minutes à peine de la ville d’Alès, il y règne une tranquillité singulière.

    Du haut de ses 1 600 habitants, ses multiples quartiers et hameaux, affichent aussi un dynamisme étonnant et une fibre sociale assumée. « Pour moi, un maire doit être l’animateur du vivre ensemble. On pourrait vite devenir une cité-dortoir parce qu’on n’est pas loin de la ville. Mais on cultive une vraie vie de village », résume Sylvain André, en poste depuis la démission de son prédécesseur Yannick Louche (en 2017). Ici, le jeune quadra n’a pas encore de concurrent déclaré. Acquise à la gauche depuis plus de 60 ans, la commune fait donc figure d’exception à l’échelle du Gard. Voire même de laboratoire…

    Dans les cuisines de la cantine municipale, située au beau milieu du centre socioculturel Lucie-Aubrac, Myriam s’affaire derrière une énorme marmite d’eau frémissante. « Le centre socioculturel, c’est le bijou de Cendras », confie le maire. Alors quand la structure a failli plier, asphyxiée par la baisse drastique des subventions de l’État, l’élu a mis toute son énergie de militant cégétiste au service de ce cœur battant. En décembre 2024, il a fléché 72 000 euros d’aides directes et presque autant en charges supplétives. « La mairie était un gros partenaire, elle nous a sauvés », explique Farida Ihamouchène, la présidente des lieux. Ici, 14 salariés et 54 bénévoles continuent donc de tisser du lien social à tour de bras, à l’occasion d’ateliers cuisine, de sorties, d’atelier couture, de séance de jardinage partagé, et de papotage à la friperie solidaire qu’ils chapeautent…

    Le long des ruelles proprettes du centre-ville, rénové à hauteur de 580 000 euros au fil du dernier mandat, l’ambiance est familiale. Une atmosphère que la charismatique Karine Tell, la gérante de l’épicerie-boucherie, ne quitterait pour rien au monde. « Cendras, c’est ma vie », souffle la native du cru qui accueille ses clientes comme elle accueillerait des amies dans son salon. Dernièrement, elle n’a pas hésité à interpeller le maire pour protester contre la mise en place d’une navette destinée à conduire les personnes âgées dans les hypermarchés de périphérie. Mais dans le fond, elle comprend la démarche. « Les gens ont moins d’argent. C’est compliqué pour tout le monde », concède la commerçante, qui n’a de cesse de s’inquiéter pour ses mamies, dont les conversations s’éternisent souvent dans les allées du magasin. « Ici on n’est pas là pour faire du cash, on fait un boulot humain », confirme le gérant du bar-tabac à quelques mètres de là.

    40% de logements sociaux

    Cité de mineurs par excellence, Cendras dispose de 40% de logements sociaux et a pris les problèmes de sécurité du quartier des Fonzeaux à bras-le-corps ces dernières années. Régulièrement, la commune accueille aussi des réfugiés ; syriens puis ukrainiens, victimes notamment des guerres. « Ça a pu faire débat, mais dès qu’on a des noms et des visages, cela ne pose plus de problème à qui que ce soit », raconte le maire. Des familles en exil dont les bambins se retrouvent aussi sur les pelouses du club de foot de l’AS Cendras, qui fait jouer ses 175 licenciés sans distinction de niveau de jeu, d’origine ou de classe. « Notre devise, c’est : si tu veux faire du foot, tu viens ! », résume son président Sébastien Fabre, qui bénéficie d’une enveloppe annuelle de 3 100 euros pour faire tourner ses équipes. « Toutes les associations n’ont pas autant… Nous avons décidé de privilégier le foot et le tennis, parce que ce sont les deux clubs qui accueillent les enfants », précise le maire, lui-même entraîneur à ses heures par le passé.

    Oxygénée par la vallée du Galeizon -classée Natura 2000- la commune a fait de la transition écologique une autre de ses priorités. Ici, on mise sur la filière bois, dont les essences locales ornent le pôle de santé créé en 2016. C’est aussi par ce biais que la municipalité chauffe toutes ses structures. « Je me considère comme rouge et vert », résume le maire, qui a aussi activement favorisé l’installation et la diversification de deux agriculteurs sur le secteur. Pour l’heure, pour lui l’avenir semble assez clair. Ici, pas l’ombre d’une droite, ni d’un RN… Ciel dégagé à l’horizon.

  • [Entretien] François Balique : « La Marseillaise dans les Alpes, c’est une excellente nouvelle ! »

    [Entretien] François Balique : « La Marseillaise dans les Alpes, c’est une excellente nouvelle ! »

    La Marseillaise : Comment avez-vous reçu l’annonce de l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes
    du sud le 7
     février ?

    François Balique : C’est une excellente nouvelle ! Je trouve très courageux de la part de La Marseillaise, de s’engager de cette manière. C’est un moyen d’information supplémentaire et cela participe de la diversité des opinions. Dans le 04 et dans le 05, il n’y a qu’un journal par département. Plus il y a de presse, mieux c’est pour la démocratie, pour les communes, pour les citoyens.

    C’est-à-dire ?

    F.B. : J’ai vécu par le passé avec trois quotidiens : Le Provençal, Le Méridional et La Marseillaise. Chacun avec sa sensibilité politique distincte. Ça fonctionnait bien, chacun achetait le quotidien dont il se sentait proche. Je me réjouis qu’un journal porteur d’idées différentes soit bientôt présent à nouveau. J’espère qu’il sera proche de la population. On est un département, les Alpes-de-Haute-Provence, de tradition républicaine ancienne. C’est le dernier à avoir résisté au coup d’État de Napoléon III. Quand vous regardez les derniers résultats des élections, il y a de quoi se poser des questions et être inquiet quand on est démocrate et républicain comme je le suis. Les jeunes, notamment, sont sensibles aux solutions simplistes. J’espère que La Marseillaise contribuera à ouvrir les yeux de ces jeunes sur les dangers de l’extrémisme.

    Quelles sont les problématiques auxquelles une commune comme
    la vôtre est confrontée
     ?

    F.B. : Je suis le maire le plus ancien du département, j’ai été élu en 1977. J’ai une donc une vision rétrospective de l’organisation communale. J’ai beaucoup œuvré pour l’intercommunalité, j’ai été vice-président de la communauté du pays de Seyne et depuis 2020 j’ai été confronté à la suppression de cette intercommunalité avec son intégration dans la communauté de Digne dans laquelle les communes rurales comme la mienne n’ont pas voix au chapitre. C’est un réel problème quand vous êtes maire d’une commune de 130 habitants quand vous êtes dans une agglomération de 47 000 habitants, vous comptez pour zéro. Je pense qu’il faut mener le débat pour un rapprochement avec le Département.

    Le Vernet a été tristement sous
    les feux des projecteurs avec la disparition du petit Émile, au-delà de cette actualité tragique qu’est-ce qui devrait selon vous intéresser
    un média de proximité dans votre commune
     ?

    F.B. : Nous donnons la priorité au pastoralisme, aux activités agricoles, à l’environnement et aux forêts. Il y a longtemps que la commune s’est engagée dans une politique de développement du tourisme vert avec la création de 7 emplois permanents et 7-8 emplois saisonniers. Tout ça fonctionne en harmonie, notamment sur le plan du logement permanent et des capacités d’accueil touristique et mériterait d’être mis en lumière.

    Quel regard portez-vous sur les JO qui arrivent ?

    F.B. : Ce que je crains, c’est que beaucoup de moyens soient mis pour un événement de quelques jours. J’espère que cela laissera des équipements pour les stations qui en ont besoin. S’il pouvait en sortir la continuité de l’autoroute entre Sisteron et Grenoble, et une amélioration des lignes de chemin de fer entre Aix-en-Provence et Briançon, ce serait déjà pas mal.

  • Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Au milieu du calendrier chargé de l’OM entre la Ligue 1, la Coupe de France et la Ligue des Champions, un homme a récemment cristallisé l’attention : Roberto De Zerbi. L’entraîneur italien s’est exprimé à de nombreuses reprises ces derniers jours sur divers sujets hors terrain, musclant quelque peu sa communication, tant à l’égard des journalistes que sur son envie de poursuivre l’aventure marseillaise.

    En effet, l’ancien coach de Brighton figure parmi les techniciens marseillais à avoir pleinement compris l’environnement dans lequel il a mis les pieds. L’an passé, il décrivait Marseille comme « une ville excessive, radicale, tranchée. Elle correspond à mon tempérament et à mon histoire ».

    Un tempérament que l’on peut qualifier d’imprévisible, parfois, de volcanique aussi, comme le stade qui accueille son équipe. Finalement, un personnage à l’image de la cité phocéenne. Pierre-Emile Hojbjerg, mardi dernier, n’a pas hésité à comparer la passion de son entraîneur à celle d’Antonio Conte, autre transalpin actif sur un banc de touche.

    L’OM met les choses

    au clair

    Ces dernières semaines, des rumeurs venues d’outre-Manche reliaient De Zerbi à Manchester United. Rien de concret et une information balayée très rapidement par le principal intéressé, lors de la conférence de presse avant la réception de Liverpool. « Non, il n’y a rien du tout. Je suis à 100% concentré sur l’OM », disait-il simplement. Lors d’une interview de 21 minutes accordée à la BBC, le natif de Brescia a confirmé sa confiance envers le club olympien : « Je suis très heureux à Marseille et je veux garder mon poste jusqu’à je ne sais quand ».

    Jusqu’à maintenant, Roberto De Zerbi ne s’était pas tellement attardé sur les critiques à son égard. Mais, ces sept derniers jours, il s’est donc montré plus virulent, jouant avec la presse et disant clairement le fond de sa pensée. « Personne ne parle de mes choix avant les matches, mais, vous les journalistes, vous ne faites que critiquer après les matches », lançait-il avant la rencontre face à Liverpool, sourire en coin. Concentré sur ses idées et sur le football, le coach italien a également expliqué qu’il n’avait « le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien ».

    Un communiqué de l’OM est venu appuyer les propos de son technicien, dimanche soir, mettant notamment en avant le fait que « l’Olympique de Marseille ne pratique ni boycott ni censure à l’égard des médias. Les décisions prises relèvent exclusivement de choix stratégiques du club, fondés sur l’analyse des contextes, des traitements observés et du respect de l’institution ». Le club fait également comprendre qu’il serait offensif s’il jugeait que des propos seraient diffamatoires à l’attention de l’OM. Une question d’image donc, celle que le duo Longoria-Benatia construit depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône.

    Par ailleurs, Pierre Sage, toujours dans le juste sur le plan humain, a salué l’attitude des dirigeants marseillais. L’entraîneur du RC Lens a été particulièrement bien accueilli lorsqu’il s’est déplacé au stade Vélodrome, mercredi. En effet, il avait été invité pour observer l’équipe olympienne lors de son match de Ligue des Champions face aux Reds. « Être présent dans le stade permet de voir des choses qu’on peine parfois à percevoir derrière un écran. Je tiens à remercier l’Olympique de Marseille, parce qu’ils nous ont très bien accueillis, ils ont été très classes », a souligné l’ex-entraîneur de l’OL. Ce dernier et Roberto De Zerbi ont également échangé après la rencontre parfaitement maîtrisée par l’OM samedi soir contre Lens (3-1). Les deux hommes ont promis de s’appeler dans la semaine et le Lensois a également salué le comportement de son homologue envers lui.

    Beaucoup d’agitation donc ces derniers jours, alors que les événements s’enchaînent pour l’OM. Mercredi soir, à l’issue du match à Bruges, les Phocéens y verront plus clair quant à leur calendrier printanier. Avant d’enchaîner contre les deux clubs parisiens puis de recevoir Rennes pour un huitième de finale de Coupe de France qui s’annonce électrique.

    Mmadi officiellement prolongé

    L’Olympique de Marseille a annoncé, ce lundi, la prolongation de contrat jusqu’en 2029 de Tadjidine Mmadi. Le jeune marseillais d’origine comorienne a effectué ses débuts professionnels cette saison et a même marqué son premier but, en Coupe de France, à Bourg-en-Bresse.

    Autre nouvelle avec le communiqué de l’OM à propos de l’interdiction de déplacement des supporters au Paris FC. Le club s’indigne de cette mesure et rappelle que les fans du PFC ont pu se rendre au Vélodrome, pour suivre leur équipe, en août dernier.

  • [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    La Marseillaise : Vous êtes cinquièmes du championnat (20 victoires et 15 défaites), après avoir passé les trois quarts de la saison régulière. Êtes-vous satisfait du rendement global de votre équipe jusqu’ici ?

    Luc Tardif : En termes de points, on est déjà bien au-dessus, en avance, par rapport aux années précédentes. L’objectif, c’était vraiment d’être proche du top 4. On l’est encore, même s’il y a un petit écart quand même qui s’est créé ces derniers matches avec Bordeaux. L’idée, c’était, jusqu’à la fin de l’année, d’essayer de pouvoir accrocher le Top 4. Donc, on est encore dans les clous sur ce point-là. C’est positif. Après, en termes de contenu de match, ça a manqué de constance cette année. Il y a des matches contre des équipes du Top 4 où on n’a pas été assez compétitifs. On va dire que c’est cet aspect-là qui me dérange un peu. Même si on a fait, par exemple, de grosses victoires contre Grenoble, je trouve que contre Bordeaux, contre Rouen, contre Angers, on n’a pas eu la compétitivité souhaitée en début d’année. Je dirais que je suis satisfait sur le plan comptable. Mais, je pense qu’on n’est pas encore à notre plein potentiel. Je pense qu’on est capable de faire mieux.

    Votre effectif a récemment été bouleversé avec trois départs de joueurs majeurs (Myllymaa, Lavoie et Thompson) et autant d’arrivées soudaines (Wong, Asten et Valtonen). Comment faites-vous pour gérer deux saisons en une ?

    L.T. : En début de saison, on avait des joueurs avec des qualités offensives. Des qualités vraiment intéressantes, comme Alexandre Lavoie ou Brad Thompson. Mais ça ne fitait pas sur d’autres aspects du jeu. J’ai une certaine exigence sur l’intensité, sur le grid, sur la partie défensive. Ce sont, pour moi, des éléments essentiels pour pouvoir performer et aller chercher des titres. Ça ne fitait pas. Ce n’est pas la question de savoir si ce n’étaient pas de bons joueurs. Bien sûr que c’étaient de bons joueurs et de bons professionnels. Je n’ai rien à leur reprocher, mais ça ne fitait pas avec ce que nous, on voulait faire. L’ajustement de l’équipe a été fait dans ce sens-là. Sur les 4-5 derniers matches, j’adore l’état d’esprit de l’équipe. On aura peut-être moins de talent que les équipes du top 4. Ce qu’on veut, c’est essayer d’avoir plus de grid, plus d’intensité, plus de vitesse. Essayer d’être plus compétitif.

    Le Top 4 est d’ores et déjà qualifié pour les playoffs. Ça devrait être bientôt votre tour…

    L.T. : Je n’ai pas fait des comptes par rapport à ça. Il ne nous faut pas grand-chose pour être qualifié pour les playoffs. De toute façon, notre objectif, c’était ça. Évidemment, on avait en tête de se placer le mieux possible. Pourquoi pas essayer d’accrocher un Top 4 pour avoir l’avantage de la glace. Ce que je trouve positif, c’est qu’on a toujours été dans le groupe pour ce Top 4. On l’est toujours encore, même s’il y a un petit écart qui s’est créé avec Bordeaux. On l’est quand même toujours encore. Ça, c’est une grosse différence par rapport à l’année dernière et l’année d’avant. L’année d’avant, il y avait un gros écart entre le Top 4 et le reste. Là, on l’a resserré. Ça, c’est positif. Je pense que ça vient d’une plus grande constance dans nos résultats, notamment dans les équipes qui se sont placées derrière nous. Comme je disais, la déception pour moi, c’est qu’on n’a pas été assez compétitifs dans les matchs, dans les confrontations directes face à ces équipes du top 4, excepté Grenoble, où la balance est positive. Le reste, la balance est négative. Mais on est encore dans le coup.