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  • Mason Greenwood a fait son possible afin de redresser la barre olympienne

    Mason Greenwood a fait son possible afin de redresser la barre olympienne

    Principalement critiqué à cause de ses contre-performances dans les grands matches, Mason Greenwood a rendu, pour une fois, une copie plutôt satisfaisante lors de l’Olympico. Malgré un scénario cataclysmique en tout début de match, l’ailier britannique ne s’est pas refermé sur lui-même et s’est appliqué à la tâche au sein d’une animation offensive plus que qualitative.

    Tantôt créateur, tantôt frappeur, Greenwood a joué un rôle central dans les offensives marseillaises. Souvent pris en grippe par un trio de défenseurs lyonnais quand il était en possession du ballon, l’ancien mancunien est parvenu quelques fois à se libérer du marquage « à la culotte » notamment prodigué par l’expérimenté Corentin Tolisso.

    Lorsqu’il se retrouvait en position favorable, le meilleur buteur phocéen a tenté sa chance sans chercher à comprendre. Au-delà de l’égalisation au tableau d’affichage d’un point de vue collectif, le n° 10 olympien devait sûrement être motivé par un challenge plus personnel : depuis la réalisation de l’Argentin Joaquin Panichelli, vendredi soir, lorsque Strasbourg a reçu Lens, Mason Greenwood n’est plus le seul à cumuler quatorze buts sur l’exercice en cours. Il conserve toutefois sa couronne grâce à un nombre de passes décisives plus important que son concurrent.

    Vital lors du printemps marseillais

    Alternant les deux ailes, Greenwood a multiplié les centres en seconde période. Il a de nouveau endossé le rôle du chef d’orchestre, profitant de la fraîcheur du décisif Igor Paixão, pour lancer ce dernier vers une occasion dangereuse à vingt minutes du terme. Si rien ne lui a souri dimanche soir, le prodige britannique devra absolument conserver ce niveau d’implication lors du printemps marseillais pour permettre à l’Olympique de Marseille d’atteindre ses objectifs. À Habib Beye désormais de l’utiliser à bon escient.

  • Des réalisateurs font leur « première fois » à Marseille

    Des réalisateurs font leur « première fois » à Marseille

    « Cette année, la pression politique sur les lieux de programmation culturelle augmente, mettant en péril la liberté de montrer », observe dans un éditorial l’équipe du festival La première fois, se référant à certains épisodes récents comme la censure par le maire LR de Cannes d’une projection du documentaire autour du génocide à Gaza, Put your soul on your hand and walk, ou « le lobbying politique et médiatique pour la fiction évangéliste conservatrice Sacré cœur »

    Face à cette pression et « à l’approche d’élections qui pourraient voir arriver ces mêmes censeurs à de nouveaux postes de pouvoir », écrivent les jeunes organisateurs, « nous défendons par ce festival notre pratique, notre liberté et celles des réalisateurs et réalisatrices que nous diffusons ».

    Histoire et mémoires

    Créé en 2009 par des élèves aixois du master Écriture documentaire afin de montrer leurs films de fin d’études, le festival La première fois, dont la 17e édition investit quelques salles du centre-ville de Marseille du mardi 3 au dimanche 8 mars, s’est vouée au fil du temps à montrer des premiers documentaires. Cette édition s’ouvrira au cinéma Les Variétés par la diffusion de Festa Major, dans lequel Jean-Baptiste Alazard suit les habitants d’un village des Pyrénées « à l’approche » de cette fête qui « soude la communauté » depuis « au moins 125 ans ». Parrain du festival ce réalisateur dispensera une « masterclass » le lendemain à La Baleine, avant la diffusion d’un autre de ses films, L’âge d’or.

    À partir du 5 mars, le Vidéodrome2 deviendra le centre névralgique de La première fois et théâtre des projections d’une quinzaine de premiers films. Une séquence amorcée par celle de La station, court-métrage de Lisa Chapuisat qui rend un hommage musical à la dernière station uvale de France, « vouée à disparaître », dont le charme désuet mais profondément humain se répand sur le cours Pierre Puget. Le symbole d’une sélection dont la fraîcheur des films échappe à tout formatage, comme pourront l’illustrer notamment De plomb et de charbon de Thomas Uzan, plongée dans les « rêves disparus » des mines désaffectées de l’Est du Maroc « datant du protectorat français », ou encore Je ne suis qu’un corps. Sa réalisatrice Lael Morin « s’unit » à deux femmes qui « font corps pour briser le silence, pour raconter une histoire d’inceste ». De souvenirs et d’histoire, il sera aussi question dans Mémoires croisées, dans lequel Shayma’ Awawdeh fait rejaillir « la peur, l’état de siège et la mort, quotidien d’Hébron, en Palestine, durant la seconde Intifada » à travers « des souvenirs d’enfance entremêlés à la mémoire collective ». Des échanges sont prévus avec les cinéastes à l’issue des séances.

    Programme détaillé sur www.festival-lapremierefois.org

  • Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Plus de 10 000 personnes secourues en mer en 2025 par le Cross Med

    Comme à chaque début d’année, la préfecture maritime de la Méditerranée dresse le bilan de son action en mer pour l’année écoulée. L’année 2025 aura notamment vu le nombre d’actions (4 584 opérations de sauvetage ou d’assistance pour 10 188 personnes impliquées) conduites par le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de Méditerranée (Cross Med) augmenter par rapport à 2024 (+6%), la période de mai à septembre concentrant près de 75% des interventions. Si le nombre de personnes impliquées est en légère baisse (-6%), le nombre de décès reste toutefois préoccupant (87 personnes). Dans ce contexte, le renforcement des contrôles en mer et la sensibilisation des usagers se poursuivront, conformément à la politique mise en œuvre par la préfecture maritime de la Méditerranée.

    En guise de réponse, les unités des administrations concourant à l’AEM ont réalisé près de 20 000 contrôles en mer, illustrant « la politique volontariste de la préfecture maritime en matière d’ordre public, de sécurité maritime et de protection de l’environnement marin », se félicite cette dernière. Elle revendique également « un nombre important d’épaves retirées du littoral (147) et de munitions historiques neutralisées (940), qui témoignent d’un assainissement significatif du littoral, bénéfique pour la sécurité des usagers et pour l’environnement ».

    Douze administrations et six ministères impliqués

    Autre satisfaction : le succès de la sécurisation de la Conférence des Nations Unies sur l’océan (Unoc) à Nice en juin dernier, dont les effets seront jugés dans le temps. « Aucun incident n’est venu perturber le déroulement de cet événement à portée internationale », avance la préfecture maritime.

    De manière générale, au-delà des opérations de sauvetage ou d’assistance coordonnées par le Cross Med, la préfecture maritime a conduit un large spectre de missions grâce aux services et administrations partis de l’AEM. Les garde-côtes ont ainsi navigué 77 873 heures (soit en moyenne près de neuf moyens déployés en permanence en mer, le long du littoral méditerranéen) alors que les aéronefs ont volé 1 905 heures (une moyenne de plus de 5 heures par jour). À ce titre, 940 engins explosifs ont été neutralisés ; 257 416 navires surveillés et suivis par les sémaphores de la Marine nationale ; 19 147 contrôles conduits en mer pour 4 217 infractions constatées ; 1 500 contrôles de navires au mouillage pour 100 procès-verbaux dressés. Tout cela en provenance de 12 administrations relevant de 6 ministères.

  • [Entretien] Alain Evezard : « Les Restos du Cœur font appel à la bonne volonté ! »

    [Entretien] Alain Evezard : « Les Restos du Cœur font appel à la bonne volonté ! »

    La Marseillaise : L’association a annoncé avoir besoin de 2 000 bénévoles en renfort dans les Bouches-du-Rhône. Vous êtes en sous-effectif ?

    Alain Evezard : De manière générale, on est toujours en manque de bénévoles. Il faut savoir que le bénévolat a un taux de turnover important. On a rappelé ceux qui sont venus l’année dernière. Mais, on fait aussi appel à la bonne volonté. On est à la recherche de bénévoles ponctuels : ceux qui vont venir pour une demi-journée. Par exemple, le samedi 7 mars de 9h à 12h. On a besoin de ces personnes. Ce sont eux qui distribuent les sacs aux clients des magasins, qui réceptionnent les denrées fournies et qui les trient sur place.

    Les Restos du Cœur fonctionne aussi avec des entreprises qui proposent du mécénat de compétences. Elles octroient à leurs salariés une demi-journée par an, qu’ils peuvent utiliser au bénéfice d’associations.

    Comment se déroule cette grande collecte ?

    A.E. : Tous les centres du département s’y préparent, puisqu’on a 145 points de collecte. Chaque centre établi un plan avec des bénévoles, réguliers ou ponctuels. Puis, ces bénévoles récupèrent les denrées alimentaires. Et ensuite, des camions sillonnent les différents points de collecte pour les récupérer et ramener le tout jusqu’à l’entrepôt départemental à Marseille.

    Quel type de produit recherchez-vous ?

    A.E. : Des conserves de poissons, de viande, de légumes ou de fruits, voire même des desserts en conserve qui existent. Et ce que nous appelons des produits mixtes : typiquement, les raviolis. Il y a des gens qui nous donnent un plat de couscous complet ou un plat de poisson plus riz. Ça, ça marche très bien. Alors, tout ce qui est lacté, on ne peut pas le prendre parce qu’il y a une date limite. Il faut qu’on respecte la chaîne du froid.

    En fonction du nombre de tonnes récoltées, la redistribution des denrées tient combien de temps ?

    A.E. : On l’estime à trois semaines. L’année dernière, on avait récolté 250 tonnes. On espère faire la même chose cette année, voire plus. Il y a beaucoup de paramètres qui font que ça peut changer : la météo, parce que s’il pleut, les gens n’ont pas envie d’aller faire des courses. Et on peut aussi ne pas avoir suffisamment de bénévoles. Ce qui fait qu’on collecte, évidemment moins. Si on reçoit 250 tonnes, il nous faut dix jours pour trier l’intégralité de la collecte. Sachant que les premiers cartons rentrent le vendredi 6 mars au soir, on finira le tri à la fin de la semaine suivante.

    Et s’ensuit la redistribution ?

    A.E. : Exactement. Selon le nombre de personnes accueillies, les centres font leur commande de ce dont ils ont besoin auprès du service d’approvisionnement, pour distribuer des équivalents de repas complets : des protéines, des légumes, des accompagnements, des desserts… Donc les produits de cette grande collecte sont ceux qui serviront à faire ces paniers hebdomadaires, y compris les produits d’hygiène. Dans ce service, une équipe prépare ces commandes. Et tous les matins, du lundi au vendredi, des chauffeurs bénévoles livrent ces centres. Chaque semaine, on sort à peu près 90 tonnes de denrées alimentaires.

    Une fois ce stock écoulé, où récoltez-vous les produits pour ces repas ?

    A.E. : Un tiers de ces repas, on les achète. Un tiers vient du Fonds de solidarité européen. Et le troisième tiers vient de dons : nationaux, régionaux ou locaux.

  • Les salariés du groupe Cosquer Méditerranée en grève

    Les salariés du groupe Cosquer Méditerranée en grève

    Ils sont une dizaine de salariés, en ce dimanche matin, à s’être réunis devant le site Cosquer Méditerranée à Marseille. Alors que le lieu s’apprête à ouvrir ses portes pour l’une des journées les plus animées de la semaine, l’effectif, dont une partie est en grève à l’appel de la CGT Cosquer, sera amputé de moitié. Le mouvement, est soutenu par l’Union locale CGT Saint-Lazare Joliette.

    Anaïs Reymond, syndiquée CGT, travaille depuis mai 2022 pour la Grotte Cosquer (exploitée par la société Kléber Rossillon). La mobilisation doit permettre de « défendre nos conditions de travail, évoquer les soucis de sécurité sur site, parler de la problématique du sous-effectif, de la pression constante depuis l’arrivée de la nouvelle directrice, le manque d’équipement [talkies-walkies, audioguides, casques…], d’hygiène on est envahis par les cafards les visiteurs aussi peuvent les apercevoir et les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont insuffisantes », égrène Anaïs Reymond. Les travailleurs via leur syndicat revendiquent une augmentation de salaire pour tous les salariés payés au Smic, une prime pour les dimanches et jours fériés travaillés, une prime polyvalence et une prime d’ancienneté. Des exigences restées lettre morte.

    Une grève reconductible ?

    « On a l’impression de ne pas être écoutés, de ne pas être considérés », témoigne Nicolas Martinez, syndiqué CGT. « Le dialogue [avec la direction, Ndlr] est tendu avec l’ensemble des salariés », ajoute Anaïs Reymond. À la liste des revendications, s’ajoute un « climat de pression et de surveillance constante », qui serait instauré par des caméras de vidéosurveillance, utilisées pour épier les faits et gestes des employés, toujours selon les grévistes. Mais aussi le licenciement récent d’une collègue, considéré comme « abusif » par le syndicat CGT. Selon eux, cette salariée, en poste depuis moins d’un an, aurait été licenciée pour ne pas s’être présentée à un événement de galette des rois « événement non obligatoire », et pour un « geste maladroit » précise Anaïs Reymond. Elle n’aurait pas saisi les prud’hommes à ce stade. « On a beaucoup de soucis au sein de l’organisme et une charge mentale au travail, ajoute Shayma, qui travaille depuis plus d’un an sur le site. Le salaire ne suffit pas, on a des visiteurs toute la journée, on a la pression. C’est désordonné. On a fait remonter ces problèmes à la direction mais ça n’a pas abouti. »

    Parmi les problématiques internes soulevées par les salariés en grève, les soucis de sous-effectif et du « turn-over » sont régulièrement évoqués. Pour rappel, en mars dernier, les salariés du service d’accueil et de billetterie du groupe Cosquer Méditerranée étaient déjà en grève pour des raisons similaires. À ce jour, les grévistes estiment que la grève pourrait être reconduite, dans le cas où les revendications des salariés ne seraient pas entendues.

    Sollicitée, la direction du groupe Cosquer Méditerranée n’a pas pu nous répondre, à l’heure ou nous écrivons ces lignes.

  • Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    « Ce portail sera rouvert parce que c’est juste ! ». Devant le portail de la copropriété de la Cité-jardin, rue de la Pépinière dans le 4e arrondissement de Marseille, le maire de secteur sortant, Didier Jau (EELV) hausse le ton. « Ce portail soulève la question de quelle ville voulons-nous ? Une ville qui dresse des barrières entre ses habitants ou ville qui relie ? », dénonce-t-il, alors que le contentieux autour de ce portail qui coupe le quartier en deux s’enlise en conflit judiciaire.

    Pour rappel, depuis plusieurs semaines, un collectif de riverains, représenté par Nathalie Prost, s’oppose aux copropriétaires de ladite cité à l’origine de son installation. Un collectif dont l’action est soutenue par la mairie de secteur qui entreprend des études avec ses services juridiques « obtenir l’ouverture de l’accès ». « Dans le mandat, plus de 80 000 euros ont été investis dans le jardin derrière nous. Un jardin public ! Il ne peut pas être réservé à une poignée d’habitants », martèle Didier Jau.

    Il annonce au passage, qu’en cas de réélection lors du scrutin des municipales puisqu’il brigue sa succession au nom du Printemps Marseillais sur le secteur, que « le centre sportif et de loisirs des Chutes-Lavie sera entièrement rénové, modernisé. Il sera solarisé pour réduire son impact énergétique, il va accueillir un terrain de basket 3 contre 3, on va doubler les places en centre aéré. Il sera un espace libre et accessible ». Autre annonce de taille, Nathalie Prost a officialisé sa présence, à la 4e position, sur la liste de Didier Jau. « Je m’exprime en mon nom, plus au nom du collectif. J’ai vu deux façons d’agir pendant ce combat : certains utilisaient leur pouvoir pour contourner les règles, d’autres s’appuyaient sur le droit pour les faire respecter. J’ai choisi la seconde voie », a-t-elle lancé.

  • Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Tout au long du mois de mars, le centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) met sur le devant de la scène la nécessité de se tester au cancer colorectal. Un simple geste de 10 secondes à réaliser tous les 2 ans pour les hommes et femmes de plus de 50 ans. Pour cela, il suffit de réclamer le test en pharmacie ou auprès de son médecin traitant. Depuis 2015, le dépistage est simple. Il suffit de réaliser le prélèvement soi-même, remplir la fiche d’identification et déposer l’enveloppe dans les 24 heures dans une boîte aux lettres de la Poste.

    « Si je n’avais pas été têtu, j’aurais pu éviter toutes ces complications », témoigne Barlam Dyal touché par ce cancer il y a 7 ans. Chef d’entreprise, il recevait régulièrement des lettres à ce sujet ou des messages qui lui étaient directement adressés. Marathonien, il ne se sentait pas concerné : « Je ne savais même pas ce qu’est un dépistage », résume-t-il.

    Ce n’est que 3 ans après la première invitation qu’il saute le pas… et apprend avec stupéfaction la mauvaise nouvelle. Pour autant, comme 213 habitants des Bouches-du-Rhône, tous les ans, il entame son combat contre la maladie. Il ne se résigne pas et vainc le cancer, bien que celui-ci ait changé sa vie. Une étape complexe, qu’il a fini par surmonter, grâce notamment à l’association des anciens victimes du cancer colorectal. « Dans la pratique c’est autre chose, c’est difficile de s’adapter et de comprendre qu’on est malade. La solution c’est d’en parler de dialoguer », souligne-t-il en parlant de l’organisation.

    Communication, une arme contre le cancer

    La région sud est largement en retard sur le nombre de dépistage. Seulement 27% des personnes en âge de réaliser le test le font, contre 75% pour les Hollandais d’après le professeur Seitz. Un non-recours que Barlam Dyal s’explique par le manque de sensibilisation et « la fierté masculine des hommes ». C’est pourquoi il prône la nécessité d’une éducation populaire en entreprises et à l’université.

    Au-delà du dépistage, ce cancer rarement génétique est lié à l’hygiène de vie, notamment l’alimentation. Pour l’ancien chef d’entreprise, un enseignement diététique dès le plus jeune âge pourrait limiter les causes du deuxième cancer touchant le plus de Français.

    Les acteurs de la santé se coordonnent et se forment pour « créer des habitudes chez le professionnel de santé » d’après Florance Ferrera, pour faire connaître le test au public. En complément, l’assurance maladie mène une campagne de démarchage téléphonique pour les personnes éligibles au test.

    Leur objectif est clair : faire reculer le cancer en le détectant le plus tôt possible par un test régulier.

    Dans le Var

    Afin d’informer sur le dépistage et les facteurs de prévention du cancer colorectal et de permettre des échanges avec les équipes de santé et les partenaires institutionnels tels que la CPAM du Var, La Ligue contre le cancer., etc, les professionnels du Centre Hospitalier Intercommunal organisent des stands d’information durant Mars Bleu : le 4 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h ; le 9 mars – Hôpital Sainte-Musse à Toulon à partir de 9h ; le 10 mars – Six-Fours de 9h30 à 17h ; le 18 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h et le 20 mars – Hôpital George Sand à La Seyne-sur-Mer à partir de 9h.

  • Municipales : 3 442 candidats dans les Hautes-Alpes

    Municipales : 3 442 candidats dans les Hautes-Alpes

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes.

    Gap

    Gap, Demain en confiance, Roger Didier (DVD)

    Ambitions pour Gap 2026, Charlotte Kuentz (Liste citoyenne)

    Gap en commun, Jacques Patron (LFI)

    Union pour Gap, Elie Cordier (Liste citoyenne)

    Avenir Gapençais, Raphael Leroux (RN)

    Briançon

    Briançon territoire vivant, Luc Marchello (DVG)

    Bien vivre à Briançon, Richard Nussbaum (SE)

    Demain Briançon, Arnaud Murgia (DVD)

    Embrun

    Uni.e.s pour demain, Martine Assandri (DVG)

    Agir ensemble pour Embrun, Chantal Eymeoud
    (Horizons)

    L’Argentière-la-Bessée

    Le courage d’avancer, la force d’écouter, Alain Sanchez (DVG)

    L’avenir au cœur de l’Argentière-la-Bessée, Remi Roux (SE)

    Quoi de neuf pour l’Argentière ? Jean-Pierre Rippert

    Veynes

    Ensemble pour Veynes, Gérald Griffit (DVG)

    Veynes, Toujours avec vous, Christian Gilardeau-Truffine (DVG)

    Chorges

    Chorges en action, Vincent Bonnardel (SE)

    Chorges, vivre et agir ensemble, Jérôme Arnaud (SE)

  • Marine Le Pen en soutien de ses affidés dans le Var

    Marine Le Pen en soutien de ses affidés dans le Var

    Bains de foule et selfies. L’extrême droite se pare de son plus grand sourire pour cacher l’horreur de son projet. La cheffe du Rassemblement national s’est rendue samedi 28 février dans le Var pour soutenir les candidats de son parti. Le camp brun rêve de recouvrir la rade de son ombre. Pour commencer Marine Le Pen rejoint son « amie » Laure Lavalette, qui brigue la mairie de Toulon. Adhérente depuis 1997, membre du bureau national du parti à la flamme, députée et porte-parole, elle est à la tête d’une liste qui n’est pas estampillée RN mais « sans étiquette ». « Le principe des municipales, c’est d’être capable de rassembler au-delà d’une étiquette politique. Ça n’est pas un reniement de la part de Laure, sinon elle ne m’aurait pas invitée, parce que moi, je suis un peu une étiquette sur pattes », défend Marine Le Pen. Elle prend pour exemple les mairies dirigées par ses affidés, Perpignan et Hénin-Beaumont, toutes deux remportées sans l’étiquette RN et loue l’action des édiles.

    Le couperet de la justice attendu le 7 juillet

    Avec Louis Aliot, « à Perpignan, [où] l’insécurité a baissé », assure-t-elle. Des affirmations démenties par les faits, sur l’année passée, la délinquance est en hausse de 10% par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Tandis qu’à Hénin-Beaumont, Steeve Briois « a baissé sept fois les impôts locaux », pousse-t-elle encore. « Entre 2009 et 2014, les maires divers gauche Daniel Duquenne et Eugène Binaisse, ont rétabli les finances et Steeve Briois a eu le luxe de baisser les impôts et mettre des fleurs partout », expliquait dès 2024 auprès de l’AFP Marine Tondelier, élue d’opposition et secrétaire nationale des Écologistes. Le RN veut renforcer son ancrage local, 2027 dans le viseur. « Comme candidate à l’élection présidentielle, j’aurai besoin de m’appuyer sur des maires qui seront capables de mettre en œuvre les priorités qui sont les nôtres : pas d’augmentation d’impôts, et la fin du gaspillage de l’argent des Français ! », ose Marine Le Pen. La cour d’appel de Paris rendra le 7 juillet sa décision dans le dossier des assistants des eurodéputés RN. Marine Le Pen a été condamnée en première instance à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Le préjudice est estimé à 4,6 millions d’euros au total.

  • À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    Entre les stands du marché aux fleurs et les militants en pleine distribution de tracts politique, une vingtaine d’associations enfilent leurs dossards. La Cimade, le Secours populaire français, ATD Quart-Monde, la Ligue des droits de l’Homme… Elles sont vingt, engagées dans l’humanitaire et la défense des droits humains, à se mobiliser ce samedi pour demander aux candidats d’intégrer des mesures de solidarité à leur programme et les interpeller sur la place accordée à ce sujet dans leur campagne.

    L’action double un courrier déjà envoyé aux cinq candidats en lice pour les municipales des 15 et 22 mars à Aix-en-Provence. « On les invite à nous faire part de la place de la solidarité dans leur programme de façon concrète, sur un certain nombre de questions que l’on envisage de leur poser, par écrit, mais aussi au travers d’un débat qu’on les invite à organiser », précise Guy Laudren, en charge de l’antenne locale de la Cimade. Deux candidats auraient déjà répondu « favorablement » selon les associations : Mounir Ben Ammar (Rev) et Marc Pena (Aix Avenir). L’initiative part d’un constat : « Rapidement, sur des valeurs communes, on a trouvé une quinzaine de revendications partagées, basées sur ce que l’on considère comme insuffisant de la part de la municipalité en place. Que ce soit la question du logement, du travail collaboratif avec les associations, on a de grosses difficultés avec la dématérialisation et la municipalité à un rôle à tenir. Les associations de protection des femmes ont aussi besoin d’être aidées… », énumère Guy Laudren.

    « Beaucoup à faire »

    L’initiative est assez nouvelle pour ces associations mobilisées. « Je n’ai pas le souvenir qu’on se soit organisé comme cela pour les précédentes municipales, mais il se trouve qu’on travaille ensemble et qu’on a eu envie de faire quelque chose en commun », souligne Martine Herbomez pour ATD Quart-Monde. Pour cette militante, la priorité, pour le prochain mandat, est celle du logement : « Sur cette question, on ne fait pas suffisamment à Aix, alors qu’on a probablement les moyens (…) C’est un choix que font les municipalités, qui sont obligées de réaliser 20% de logement social, mais préfèrent, pour beaucoup, payer une amende. » Pour la militante d’ADT Quart Monde, « il y a beaucoup à faire sur la précarité ». Chaque association a sa requête. « Nous avons deux propositions : recréer la Maison des associations, et un rendez-vous annuel pour faire le point sur ces questions – là », propose Dominique Bruandet, pour le Collectif Agir.

    « On existe, on est là, nos besoins sont multiples. Une aide financière et matérielle est nécessaire pour exercer pleinement notre activité », insiste Didier Blachère, pour le Secours Populaire Aixois.

    « Si on considère qu’Aix-en-Provence est une ville riche et qui se gentrifie, la réalité est qu’il y a une grande précarité avec une population étudiante qui souffre », dépeint Chantal Soubias, bénévole dans la même association. À suivre, donc…