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  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans le Var

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans le Var

    357 listes sont candidates dans le département du Var pour le premier tour des élections municipales qui aura lieu dimanche 15 mars.

    À Toulon, six listes ont été déposées pour succéder à Josée Massi (SE) à la mairie de Toulon, dont elle-même.

    Mais plusieurs communes varoises comportent de forts enjeux, à l’image de La Seyne-sur-Mer où pas moins de 8 listes s’affronteront sur la ligne de départ. Du côté d’Hyères, 6 listes sont en lice, quand 5 ont été déposées à Fréjus.

    Retrouvez l’intégralité des listes du département du Var et leurs candidats en parcourant les documents PDF.

    Les listes candidates dans l’arrondissement de Toulon :

    Les listes candidates dans l’arrondissement de Draguignan :

    Les listes candidates dans l’arrondissement de Brignoles :

  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Hautes-Alpes

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Hautes-Alpes

    Après les enregistrements des listes en préfecture, ce sont donc 3 442 candidats qui sont en lice pour les élections municipales et communautaires dans les 167 communes du département. Parmi elles, 98 ne voient qu’une seule liste.

    Du côté de Gap, 5 listes s’affronteront lors de ce premier tour des municipales, contre 3 à Briançon, par exemple.

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  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats en Vaucluse

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats en Vaucluse

    Les 151 communes du département compteront bien toutes au moins une seule liste, qu’on soit à Saint-Léger-du-Ventoux et sa trentaine d’habitants et 7 élus, qu’Avignon, sa ville-centre et ses 6 listes. Selon notre décompte, près d’un tiers des communes ne présentent qu’une seule liste (53 villes). Un chiffre exponentiel par rapport à 2020 où, selon Ici Vaucluse, 14 communes étaient sans concurrence politique.

    À Avignon, ce ne sont pas moins de 6 listes qui se disputent le fauteuil de la maire sortante, Cécile Helle, qui a annoncé ne pas être candidate à sa réelection.

    Du côté de Carpentras, 5 listes sont en lice en vue du premier tour des élections municipales, tout comme à Bollène, contre 3 à Cavaillon.

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  • À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    À Avignon, six listes se disputent la succession de Cécile Helle

    Quel est le point commun entre Stéphane Geslin (parti des travailleurs) et Anne-Sophie Rigault (RN) ? Outre le fait qu’ils soient classés aux extrêmes de l’échiquier politique, ce sont les seuls parmi les 6 candidats à la mairie à avoir déjà été têtes de liste. Pour le premier, dont la candidature était complètement hors des radars jusque-là, c’était en 2014 (1,41%). Pour la seconde, c’était il y a six ans, déjà en cheffe de file de l’extrême droite (2e, avec 30,06%).

    Ils seront donc six candidats à briguer la succession de Cécile Helle (PS), qui ne se représente pas après deux mandats. Comme révélé vendredi matin, le nom de Stéphane Geslin est apparu lors du tirage au sort à la préfecture. Ce professeur du lycée Mistral, qui avait mené campagne aussi aux législatives de 2022 (0,81%), ne s’était absolument pas fait connaître de la sphère médiatique et publique. Il conduira la « liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics ».

    Quelle stratégie à gauche au 2nd tour ?

    Pour les autres prétendants, le casting était déjà bien ancré. À gauche, David Fournier s’inscrit dans la poursuite du travail de Cécile Helle, dont il a fini par avoir le soutien. L’actuel adjoint (PS) mènera la liste Ensemble et solidaires, rassemblant autour de lui de nombreux élus sortants et partis de gauche (Les Écologistes, Génération écologie, l’Après, PRG, parti animaliste, Place publique). Il entend disputer le leadership à gauche à Mathilde Louvain (LFI, la Nouvelle Avignon populaire), soutenue aussi par le PCF et Génération.s, venus de la majorité sortante, et le mouvement citoyen Avignon collectif. De leur éventuelle entente le soir du premier tour dépendra en grande partie la victoire de la gauche. Pour l’heure, cette épineuse question n’a pas été tranchée et divise au sein des deux camps respectifs.

    En face, Olivier Galzi (Le bon sens pour Avignon), qui se revendique sans étiquette, mais avec le soutien officiel (UDI, Horizons) ou voilé de partis de droite et macronistes, sera le représentant de la droite. L’ex-journaliste TV a officialisé sa candidature à l’automne et a bénéficié du champ laissé libre par Julien Aubert (LR), qui a renoncé à la mi-novembre. Disruptif, il essaye de reprendre les codes du macronisme et joue une partition ancrée sur la sécurité-propreté-mobilités. Dans ce sillon divers droite, il est concurrencé par Stéphan Fiori (Entreprendre pour Avignon). Ce chef d’entreprise, éphémère LR, n’a aucun encarté avec lui sur sa liste très pro business. Enfin Anne-Sophie Rigault (RN, Avignon en avant) tentera de sortir du rôle de l’éternelle opposante en conseil municipal.

  • Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Municipales : retrouvez toutes les listes et leurs candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La préfecture des Alpes-de-Haute-Provence a validé, vendredi 27 février, le dépôt des listes pour les 198 communes du département en vue du premier tour des élections municipales.

    Parmi les 198 communes du département, 120 ne verront qu’une liste s’affronter. 64 autres communes comptent deux listes en lice.

    La ville sous-préfecture Barcelonnette verra, elle, trois listes sur la ligne de départ, comme 11 autres communes du département (dont Peyruis, Oraison ou encore Sisteron).

    À Digne-les-Bains, les habitants auront le choix entre pas moins de 5 listes, quand les Manosquins en départageront 4.

    Retrouvez l’intégralité des listes du département des Alpes-de-Haute-Provence et leurs candidats en parcourant le document PDF.

  • Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    « Si je suis réélu, ce projet fera l’objet de l’une de nos premières délibérations », promet Michaël Delafosse. Ce dernier a inscrit dans son programme de campagne l’implantation, en lieu et place de l’ancienne tour d’Assas, récemment détruite, d’une annexe du CHU de Montpellier. Un symbole fort dans un quartier populaire, La Mosson, en pleine mutation.

    « L’accès à la santé est un enjeu majeur », insiste le maire de Montpellier, notamment pour « une population dont on sait qu’elle est plus vulnérable », mais aussi dans une perspective plus globale de rééquilibrage de l’offre de soins à l’ouest de Montpellier, « pour Juvignac, pour Saint-Georges. Demain, avec le contournement ouest et le Lien, cette partie de la ville va être très accessible », poursuit-il.

    Initialement, c’est la clinique Clémentville qui était pressentie pour être transférée sur ce vaste terrain appartenant à la Ville. « Mais ils nous ont fait faux bond », résume Michaël Delafosse, qui a alors sollicité le CHU de Montpellier. Lequel a tout de suite adhéré à ce projet d’une antenne délocalisée à La Mosson. « C’est mettre du service public au cœur d’une entreprise de rénovation urbaine, comme on va continuer à le faire avec la piscine Neptune ou la rénovation du stade », insiste l’édile.

    « Co-construire avec les habitants »

    Du côté du CHU, on planche donc désormais sur le détail du projet. « On a là un territoire montpelliérain en pleine reconfiguration. Ça nous a semblé être un endroit opportun pour faire du aller-vers sur des thématiques et un projet médical qu’on est en train de construire avec les professionnels du CHU, mais qu’on souhaite également co-construire avec les habitants, pour coller au mieux à leurs besoins », explique Anne Ferrer, directrice du CHU de Montpellier. « On sait par exemple que des demandes ont été formalisées en termes de prévention des consommations addictives ou d’aide au sevrage, en matière de santé mentale aussi. On va donc solliciter des représentants d’associations ou des habitants qui ont envie de s’exprimer sur leur quartier », poursuit-elle.

    « L’idée est de proposer une offre de soins in situ et ce faisant, de pouvoir réinsérer dans un process de soins certains profils de patients. Je suis une militante de la santé publique, je trouve que c’est un bien précieux qu’il faut défendre et savoir adapter aux publics qui peuvent en être soit éloignés, soit écartés. Comme pour la Maison des femmes, je pense qu’on va répondre à un vrai besoin », considère Anne Ferrer.

    S’il faudra un certain temps, encore, pour que ce projet d’hôpital hors les murs soit entièrement ficelé, on en connaît déjà les bases. « On sera sur un plateau technique imagerie – biologie, on va faire des consultations, de l’hôpital de jour et de la prévention. L’idée serait de pouvoir offrir un accès à toutes les disciplines du CHU sur des plages où on prendrait rendez-vous, avec également des créneaux de soins non programmés pour ceux qui en auront besoin », livre la directrice.

  • Attaque du Prolé d’Alès : les suspects poursuivis

    Attaque du Prolé d’Alès : les suspects poursuivis

    Neuf mois après l’attaque du Prolé d’Alès en pleine feria par un groupuscule d’extrême droite, la justice a accéléré dans un contexte national où les groupes néonazis refont la une de l’actualité. En effet, mardi 24 février, trois Gardois âgés de 23 à 25 ans ont été mis en garde à vue à Montpellier. Les trois hommes sont soupçonnés d’appartenir au Bloc montpelliérain et d’avoir participé, le 31 mai dernier – avec une dizaine d’autres – à l’attaque contre le bar associatif du Prolé à Alès.

    Une confrontation avec deux des victimes s’est ensuite déroulée le lendemain. Si les trois hommes ont nié les faits, les victimes ont formellement identifié deux des interpellés présents le vendredi de l’attaque (dont celui qui a donné les premiers coups). Le troisième a été reconnu pour s’être rendu dans le bar alésien deux jours plus tôt en repérage. « Nous avions été reçus par la police pour des identifications sur photo en janvier, donc nous nous doutions que ça allait aboutir bientôt. On se réjouit de ces interpellations et on espère que ça va permettre l’identification des autres personnes présentes », a réagi l’une des victimes. « Ces gardes à vue, tout comme la dissolution du Bloc montpelliérain, constituent un premier pas vers la justice et la réparation pour les victimes. Elles sont également des points d’appui dans la lutte contre l’extrême droite et ses idées obscurantistes, combat qui constitue l’ADN du PCF », s’est aussi félicité Giovanni Di Francesco, secrétaire de la section alésienne du PCF.

    Dissolution du Bloc montpelliérain ?

    Mais le soulagement a été de courte durée. Dans la foulée de la confrontation, la garde à vue a été levée et les interpellés ont pu repartir libres. Le procureur affirme que « quelques points restent à vérifier par les enquêteurs ». « Ces investigations complémentaires qui donneront lieu à une poursuite ou à un classement sans suite sont particulièrement surprenantes au regard des avancées dans ce dossier », a réagi Sophie Mazas, l’une des avocates des victimes qui espère au contraire l’identification des autres protagonistes de l’attaque et la garantie de la sécurité des victimes.

    La veille de ces gardes à vue, il était aussi officialisé qu’une procédure de dissolution du Bloc montpelliérain avait été engagée par le gouvernement. Selon l’AFP, la procédure en est à la phase du contradictoire. Le groupe a en effet 15 jours pour présenter ses arguments pour s’opposer à cette dissolution. C’est à la suite de cette phase que le ministère de l’Intérieur présentera ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres.

  • Michaël Delafosse, atouts pour un 2e mandat à Montpellier

    Michaël Delafosse, atouts pour un 2e mandat à Montpellier

    Philippe Saurel, Patrick Vignal ou Michaël Delafosse ? Des trois prétendants à la succession de Georges Frêche, Montpellier serait-elle sur le point de choisir le dernier ? « L’empereur de Septimanie » n’ayant pas désigné d’héritier politique, il règne depuis sa disparition le 24 octobre 2010 une instabilité chronique à gauche sur « le Clapas ». Mais après les échecs de Patrick Vignal à s’imposer ou de Philippe Saurel à confirmer en 2020, Michaël Delafosse a l’occasion de s’installer pour de bon dans le fauteuil de maire de la 7e ville de France.

    Le professeur d’histoire/géo a peut-être déjà fait le plus dur. Outsider en 2020, il réussit son pari et devient maire à 43 ans, soit quatre de plus que Georges Frêche qui avait fait basculer Montpellier à gauche en 1977. Est-ce le début d’une nouvelle ère pour la capitale héraultaise ? Le retour en force du PS qui donne des vertiges au milliardaire Mohed Altrad ? On disait Georges Frêche « bâtisseur » et « visionnaire ». Il est trop tôt pour dire si telle ou telle réalisation a fait basculer dans une nouvelle dimension Montpellier qui séduit 4 000 habitants de plus par an. Mais M. Delafosse a réveillé « La Surdouée ». A la gestion financière conservatrice de Saurel, ont succédé les investissements tous azimuts de Michaël Delafosse et de sa majorité de gauche. En plein Covid, le maire, qui préside la Métropole, met la ville en chantiers : 5e ligne de tramway, extension de la ligne 1 vers la gare TGV, bustram… Pari osé. La dette se creuse mais pour mieux parier sur l’avenir, assure l’édile socialiste qui veut incarner une gauche moderne, plus pragmatique que dogmatique, tout en refusant de faire l’autruche sur la sécurité, la laïcité. Au risque d’acter le divorce post-NFP avec la gauche radicale.

    Ses adversaires reprochent à Michaël Delafosse de décider seul. Il n’a jamais dégainé le Référendum d’initiative citoyenne qu’il avait promis. Mais il aime pourtant consulter, arpenter le terrain, aller à la rencontre. A la différence de son prédécesseur, il ne s’est pas fâché avec de nombreux maires de la Métropole. Montpellier travaille à nouveau avec la Région et le Département. Au conseil municipal, le maire s’appuie sur les communistes et des écologistes. Autant de forces politiques qui, en 2026, lui renouvellent sa confiance avec une place de choix faite à la société civile.

    Son premier mandat a connu des ratés. Faute de financements, seule une demi-ligne de bustram a pu être finalisée (les 4 autres doivent l’être d’ici 2032). La tarification incitative n’a pas été mise en place sur les déchets qui sont un point noir de longue date. La Ville a échoué à devenir capitale européenne de la culture 2028. Mais la plupart des promesses ont été tenues : mutuelle communale, police des transports, tarification éco-solidaire de l’eau, encadrement des loyers, sécurisation des écoles… 50 000 arbres ont beau avoir été plantés, le grignotage des terres agricoles et l’urbanisation galopante restent un angle d’attaque majeur pour les opposants. Mais la gratuité des transports change à ce point la vie des gens qu’aucun prétendant à la mairie n’ose dire qu’il y mettrait un terme.

    Michaël Delafosse l’affirme : « J’ai un cap pour Montpellier ». Conscient que les habitants ont besoin de souffler, il souhaite ralentir sur les grands travaux (hors renouvellement rbain) pour se concentrer sur « l’embellissement » des quartiers, leurs places et leurs trottoirs pour une « ville marchable » en plus d’être cyclable. Une « ville-parc respirable » et rafraîchie avec des chemins de l’eau (Arceaux, Antigone, Lez…). Une ville « à hauteur d’enfants » suivant le chemin de l’écolier. Une ville « qui protège » (1000 caméras, 100 policiers de plus, une agence municipale du logement), « attractive » et qui prenne soin du pouvoir d’achat.

    A deux semaines du scrutin, rien n’est fait pour le favori des sondages. Aux électeurs de dire s’ils veulent transformer l’essai.

  • [Tribune] Lutter contre le trafic de drogue impose des ruptures politiques

    [Tribune] Lutter contre le trafic de drogue impose des ruptures politiques

    Les violences, assassinats et overdoses liés au narcotrafic ne sont pas des faits divers mais le produit d’un capitalisme mafieux qui prospère sur la misère sociale, la dérégulation financière et l’abandon des quartiers populaires. Il détruit des vies, gangrène les institutions et mine la cohésion sociale. Le combattre ne relève pas de l’affichage sécuritaire, mais de ruptures politiques profondes.

    Le trafic de drogue se développe là où l’État et les services publics reculent, où les politiques d’austérité fabriquent précarité et désespoir. Pointer du doigt une jeunesse prétendument attirée par « l’argent facile » est une hypocrisie commode. Ce sont les inégalités sociales, l’isolement, l’absence de perspectives et la faillite des politiques de protection qui livrent les jeunes les plus fragiles aux réseaux criminels, lesquels exploitent leurs vulnérabilités pour accroître leur emprise.

    Dénoncer la consommation festive des bobos permet d’éviter de parler des addictions liées à la précarité, à la souffrance psychique et aux conditions de travail dégradées. Quant à la surenchère répressive, elle est un échec patent : malgré des lois parmi les plus dures d’Europe, la consommation de drogues reste élevée. Refuser d’ouvrir le débat sur la dépénalisation/légalisation est une erreur politique. Ce débat doit intégrer la prévention, la réduction des risques et des modèles qui rompent avec la logique purement capitaliste.

    Les politiques de la ville, combinant dispositifs dérogatoires, austérité budgétaire et absence de concertation, ont failli. Le discours dominant, relayé par une partie de la classe politique et des médias, criminalise les jeunes des quartiers populaires et justifie leur relégation. Cette stigmatisation alimente la colère, le sentiment d’abandon et, in fine, le terreau du narcotrafic.

    Rompre avec cette logique impose un investissement massif et assumé dans les services publics et les conditions matérielles de l’émancipation. Cela implique le désenclavement réel des quartiers populaires, des transports accessibles et gratuits pour les jeunes et les plus précaires, une politique ambitieuse de logements sociaux répartis sur l’ensemble du territoire et une régulation ferme du marché immobilier.

    La question de l’école est centrale. Le tri social, l’assignation des jeunes des classes populaires à des trajectoires subalternes marque le renoncement à toute ambition émancipatrice. Cette relégation sociale et géographique est aggravée par les réformes récentes, notamment celle de l’enseignement professionnel. Il faut plus et mieux d’école et donc investir massivement dans l’éducation, réduire les effectifs par classe, former et recruter les personnels, garantir l’accès de tous aux formations choisies. L’accès à la culture, au sport et aux loisirs n’est pas un supplément d’âme, mais une condition de l’émancipation.

    Les politiques sociales et de protection de l’enfance sont sinistrées. La saturation des dispositifs, le manque de moyens et la défaillance des collectivités livrent des enfants et des adolescents aux réseaux criminels et prostitutionnels. Vouloir donner encore plus de compétences sociales aux conseils départementaux déjà incapables de les assumer est une hérésie. Renforcer la protection judiciaire de la jeunesse, les services sociaux et la santé de proximité, donner les moyens aux associations de quartier et d’éducation populaire est une urgence absolue. La prise en charge des addictions doit être développée notamment à travers des dispositifs de réduction des risques dont l’efficacité est démontrée.

    Tant que des jeunes seront contrôlés au faciès, discriminés à l’embauche et assignés à résidence sociale, les discours sécuritaires resteront vides. Il faut donc combattre toutes les discriminations qui frappent les classes populaires.

    Les opérations de communication et de chasse aux petites mains occultent le cœur du problème qui est financier et politique : blanchiment d’argent, corruption, complaisances économiques et diplomatiques. S’attaquer réellement aux réseaux impose de renforcer massivement les moyens de la justice, de la police et des douanes, de rétablir une police de proximité digne de ce nom, et de rompre avec toute tolérance à l’égard des paradis fiscaux et des États complices.

    La lutte contre le trafic de drogue est indissociable d’un combat pour la justice sociale, l’égalité réelle, la dignité et l’émancipation.

  • Top 14 : Toulon cueille des points en terres lyonnaises

    Top 14 : Toulon cueille des points en terres lyonnaises

    Défaits à Pau, puis lors de la réception de Clermont, les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se devaient de réagir. Le déplacement au Lyon olympique universitaire rugby, qui avait des allures de piège de prime abord, a cassé la mauvaise dynamique en cours. Sans leur manager Pierre Mignoni, mis au repos forcé suite aux derniers résultats décevants, les Varois sont parvenus à accrocher le match nul. Synonyme de deux points précieux au classement du Top 14. Ils se retrouvent ainsi à la septième place du championnat, à trois points du top 6. « On a su ne pas lâcher », martèle l’ailier toulonnais Gaël Dréan. « Tous les points à l’extérieur sont importants, on le sait. Ça faisait longtemps. On a encore beaucoup de choses à améliorer, mais je pense qu’on est sur la bonne voie. Nos récentes performances ont fait qu’on était un peu moins bien au classement mais, au club, je peux vous assurer qu’on est bien, et qu’on continue de travailler », ajoute le serial-buteur breton, qui n’a pas fait mouche face au Lou. Après une première période très pauvre dans le jeu, le trois-quart centre hyérois Mathieu Smaïli a inscrit le premier et seul essai varois. Les Rouge et Noir, qui avaient fait le plus dur en repassant devant au tableau d’affichage, n’ont tenu que six petites minutes seulement avant de concéder un essai du pilier gauche lyonnais Thomas Moukoro.

    L’arrière international tricolore Melvyn Jaminet a permis aux Toulonnais de recoller au score à cinq minutes de la sirène grâce à une pénalité. Les rugbymen du Lou ont eu l’occasion de leur chiper la victoire sur le gong, mais le buteur lyonnais Martin Méliande, auteur de deux pénalités et d’une transformation, a manqué les poteaux.

    Serin, pas si serein

    Une bonne nouvelle pour les Varois qui en cachent une moins bonne : celle de la sortie sous protocole commotion de Baptiste Serin, après un choc à la tête consécutif à un déblayage de Killian Géraci.

    Resté quelques instants au sol, le demi de mêlée toulonnais a été pris en charge par le staff médical avant d’être remplacé par précaution. Conformément au règlement, il devra suivre les différentes étapes du protocole médical. Sa participation au prochain match du XV de France en Écosse, dans le cadre du Tournoi des 6 Nations, samedi 7 mars, est donc incertaine.