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  • Occitanie, préparer la sécurité civile de demain

    Occitanie, préparer la sécurité civile de demain

    Face à des incendies plus fréquents, plus violents et qui s’étendent désormais bien au-delà du pourtour méditerranéen, la France doit revoir en profondeur sa stratégie de sécurité civile. C’est le constat dressé par les députés Sophie Pantel (PS) et Damien Maudet (LFI), co-auteurs d’un rapport parlementaire consacré aux moyens aériens de la sécurité civile. Au-delà du renouvellement des bombardiers d’eau, les deux parlementaires plaident pour une planification de long terme, un renforcement des moyens des services de secours, une loi d’investissement pluriannuel et une meilleure anticipation des conséquences du dérèglement climatique.

    « On voit bien aujourd’hui, avec ce qu’il se passe en Gironde, qu’on a une accélération et que c’est l’ensemble du territoire national qui est ou qui va être concerné. Donc il faut se préparer à ces conséquences liées au changement climatique pour pouvoir faire face et avoir des moyens de lutte qui permettent, en cas de feux multiples, de pouvoir répondre partout aux besoins », précise Sophie Pantel, pour qui cette évolution justifie une révision complète de la politique de sécurité civile.

    La nécessité

    de fixer un cap

    Pour la députée, le principal enjeu ne se résume pas à une question budgétaire. C’est avant tout l’absence de vision d’ensemble qui freine l’adaptation du pays. « Avec mon collègue Damien Maudet, on avait demandé, dans l’intérêt de l’État, d’avoir un document transversal de l’ensemble des crédits affectés à la sécurité civile. » Ce document permettrait d’offrir une vision globale, jugée indispensable pour définir une stratégie. Une stratégie qui, selon les auteurs du rapport, passe par une réforme plus large de la sécurité civile, bien au-delà du seul renouvellement de la flotte aérienne. « Il faut vraiment avoir, d’une part une loi de modernisation ambitieuse pour la sécurité civile, qui va traiter évidemment de la question des feux, mais qui va surtout s’intéresser au volontariat, qui va donner des axes sur la diversification des choix à faire dans l’investissement, qui peut apporter un nouveau pacte capacitaire », précise-t-elle.

    Face à des catastrophes appelées à se multiplier, la députée socialiste estime qu’il faut développer une véritable culture du risque au sein de la population, pour permettre notamment, sur chaque commune, d’avoir des réserves communales de sécurité civile. Si la prévention et la résilience constituent un premier pilier de cette réforme, les moyens matériels restent tout aussi essentiels. Pour les auteurs du rapport, l’enjeu est désormais de trouver un équilibre entre coopération européenne et maintien d’une capacité nationale. « Il faut évidemment une flotte nationale souveraine. Il faut s’inscrire dans le cadre du programme RescEU dans la solidarité européenne, mais on ne peut pas se contenter uniquement de la solidarité européenne », estime Sophie Pantel. Selon elle, cet équilibre passe aussi par un soutien renforcé aux industriels français afin de garantir, à terme, une autonomie durable face à des crises appelées à se multiplier.
    Il ne s’agit donc plus seulement de renforcer les moyens existants, mais de repenser en profondeur la sécurité civile afin de répondre à des risques appelés à s’intensifier sous l’effet du dérèglement climatique, des feux de forêts en passant par les risques d’inondation plus accrues.

  • La valse des départs prend de l’ampleur à l’OM

    La valse des départs prend de l’ampleur à l’OM

    Qui succédera à Mason Greenwood, Bilal Nadir, Pierre-Emerick Aubameyang et Hamed Junior Traoré dans la liste des départs durant ce mercato d’été ? Avec les portes de la braderie grandes ouvertes, depuis l’annonce du nouveau directeur sportif olympien Grégory Lorenzi, les prétendants sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux joueurs qui ont de la valeur.

    Parmi eux, Facundo Medina fait notamment l’objet d’un grand intérêt du Bayer Leverkusen. Le club allemand a transmis une première offre de 20 millions d’euros, tandis que les dirigeants marseillais réclament au moins 25 millions d’euros, auxquels pourraient s’ajouter des bonus, pour laisser partir l’international argentin. Le refus de cette première offre pourrait pousser Leverkusen à finalement jeter son dévolu sur le latéral espagnol Miguel Gutiérrez.

    Rulli comme doublure

    de Donnarumma à City

    Peu évoqué depuis le début du mercato, le poste de gardien est plus que jamais au centre des négociations. L’Olympique de Marseille a reçu une offre de Manchester City pour Gerónimo Rulli, mais souhaiterait d’abord trouver le nom de son successeur avant de le lâcher définitivement.

    Parmi les candidats ciblés figurent le portier toulousain Guillaume Restes et l’international polonais Marcin Bulka. Selon L’Équipe, les deux sont trop chers compte tenu des maigres finances marseillaises.

    Toujours dans les cages, Jeffrey De Lange pourrait également faire ses valises plus rapidement que prévu. Le Néerlandais de 28 ans, frustré d’être resté la doublure de Rulli, serait sur le point de faire son retour dans son pays natal sous les couleurs du FC Twente.

    Aucun accord définitif n’a été trouvé pour le moment, mais une photo de Jeffrey De Lange publiée sur Instagram dans un aéroport vendredi renforce l’hypothèse d’un départ imminent.

    Avec un grand nombre de joueurs sur les postes du milieu de terrain, l’OM souhaiterait se séparer d’une bonne partie d’entre eux. Les noms de Geoffrey Kondogbia, Pierre-Emile Højbjerg, Amine Harit et Quinten Timber sont mis en avant. Leurs départs permettraient d’alléger la masse salariale. Ainsi, la direction olympienne pourra officiellement passer à l’attaque sur le mercato, en ne se faisant pas d’illusion comme avec Meunier.

  • La Vallée de l’Ubaye propose un challenge d’exception

    La Vallée de l’Ubaye propose un challenge d’exception

    Imaginez-vous combiner effort physique et découverte patrimoniale. C’est ce que vont pouvoir faire, samedi, les participants de la première édition du Trail de l’Ubaye. Organisé par Wadeck Gorak, en partenariat avec la communauté de communes Vallée de l’Ubaye Serre-Ponçon, avec le soutien d’Ubaye Tourisme, ce nouveau rendez-vous inédit combine dépassement sportif et traversée du patrimoine militaire de la vallée.

    Près de 200 coureurs sont attendus pour cet opus inaugural prometteur, qui s’inscrit pleinement dans les tendances actuelles et devrait rapidement s’imposer dans le calendrier sportif des Alpes du Sud. Loin des parcours stéréotypés, l’épreuve mise sur la découverte de paysages surprenants, avec des passages inédits dans les couloirs et sur les pentes des ouvrages militaires Maginot de Saint-Ours et de Roche-la-Croix, ainsi que de la forteresse de Tournoux. Des tracés soigneusement repérés pour garantir la sécurité de tous. Ils empruntent principalement les circuits de visites guidées.

    Relancer la dynamique

    « L’Ubaye est un formidable terrain d’expression pour la discipline qui connaît aujourd’hui une demande fortement supérieure à l’offre », indique Mathilde Psaume. « Le trail de l’Ubaye à la découverte des forts répond à cette problématique en proposant un tout nouveau terrain de jeu avec des parcours insolites, qui permettent aussi de retrouver les basiques de l’activité. à savoir l’aventure, l’exploration et la course à pied sans file d’attente sur les sentiers », détaille la responsable du service événement d’Ubaye tourisme.

    Depuis l’arrêt, en 2021, de l’emblématique Ubaye Trail Salomon, la vallée n’a jamais perdu sa passion pour la course en montagne.

    « Ce nouvel événement ambitionne d’unir les forces et expertises locales pour remettre le trail au centre des activités sportives du territoire et créer une référence pérenne. Si pour ce premier volet environ 200 participants sont attendus », explique Wadeck Gorak. L’objectif est clair pour l’organisateur : atteindre, d’ici un à deux ans, le millier de coureurs.

    Trois niveaux sont proposés, avec des thématiques spécifiques. Le trail de la forteresse, sur 10 km, permettant une première approche du territoire. Le trail de la bataille, sur 18 km, avec un passage dans le fort de Tournoux, destiné à des trailers un peu plus aguerris. Enfin, celui des forts et ses 49 km, qui permettront de s’élancer à l’assaut des trois citadelles emblématiques de l’Ubaye, à savoir Tournoux, Roche-la-Croix et Saint-Ours.

    Les organisateurs ont aussi pensé aux accompagnateurs. Un village d’arrivée, avec des animations, sera aménagé sur l’esplanade Pellegrin, à La Condamine-Châtelard, de 10h à 17h.

  • Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    À travers un parcours à la fois chronologique et thématique, découvrez une vision du monde où le Sacré joue un rôle primordial, loin des religions telles que nous les pensons en Occident. En effet, pour les Incas, tout dans l’univers avait un caractère sacré de la nature aux hommes en passant par les ancêtres, le vivant et les dieux qui cohabitaient en parfaite harmonie.

    Ateliers et visites ludiques pour les petits

    Plongez au cœur de cette cosmovision andine lorsqu’au XVIe siècle, lors de la conquête espagnole, l’Empire inca s’étendait sur un immense territoire, bien au-delà des frontières du Pérou actuel. Dans le cadre de cette exposition, petits et grands pourront profiter de visites guidées pour les adultes mais aussi pour les enfants avec des visites ludiques proposées les samedis et dimanches à 16h30. À travers différents jeux et accompagnés par un médiateur ce moment à la fois ludique et pédagogique invite à découvrir les objets fascinants de la collection.

    Pour les plus jeunes toujours, un espace ludique a été installé au 3e étage de l’Hôtel départemental et offre de nombreuses activités autour de l’exposition entre 14h et 16h les samedis et dimanche. Sans oublier une chasse aux trésors andins. Avec leurs équipements d’aventuriers, les enfants vont pouvoir se lancer sur les traces de ces civilisations et sur celles du dernier empereur inca, tous les week-ends d’août et de septembre à partir de 14h et toujours au 3e étage du bâtiment.

    Inca, héritage sacré des Andes, jusqu’au 27 septembre à l’hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan.

  • [Patrimoine] L’Hôtel de Pesciolini et ses atlantes baroques

    [Patrimoine] L’Hôtel de Pesciolini et ses atlantes baroques

    L’hôtel de Pesciolini est classé au titre des monuments historiques depuis l’an dernier en tant que « rare témoignage de l’urbanisme, de l’architecture et de la sculpture baroques à Marseille, placé dans la scénographie urbaine exceptionnelle du Cours Belsunce issue de l’agrandissement urbain du dernier tiers du XVIIe siècle ». Sa porte a d’abord été inscrite au titre des monuments historiques en 1929. L’immeuble a subi il y a deux ans un incendie qui a heureusement vite été circonscrit.

    L’historien Georges Reynaud a retracé l’identité de cette demeure de la noblesse marchande qu’il qualifie de « pièce maîtresse du baroque marseillais ». En avril 1672, Amant de Venerosi-Pesciolini, issu d’une lignée de banquiers et de négociants toscans ayant fait souche à Marseille, achète à son beau-père un terrain à bâtir d’environ 180m2 près du couvent des Récollets qui alors fait face au cours à l’angle de la rue de Dauphine, actuel rue National. Ce beau-père, c’est Barthélemy Cousinéry, un conseiller du commerce élu second échevin de Marseille en 1668.

    Amant engage les entrepreneurs César Portal et Alexandre Casteau pour construire son hôtel particulier avec des boutiques au rez-de-chaussée au prix convenu de 10 200 livres. La pierre vient des carrières de la Couronne. Initialement, il demande aux bâtisseurs de prendre exemple sur les atlantes sculptés par Pierre Puget pour l’hôtel de ville de Toulon en 1657. En cours de projet, le commanditaire se ravise et veut des atlantes semblables au luxueux hôtel d’Espagnet bâti en 1651 au 38, cours Mirabeau à Aix-en-Provence. Les atlantes de l’hôtel de Pesciolini avaient leur pendant de l’autre côté de la rue d’Aix avec deux cariatides portant le balcon d’un hôtel disparu. Leur symétrie composait un fond de scène à l’extrémité montante de ce cours royal.

    On ne sait pas si Pesciolini y a vécu. Jean-Paul de Foresta, juge de paix, louait la demeure en 1692. L’hôtel est vendu en 1708 à Joseph Villet, un courtier royal qui le revend en 1714 à Gantel-Guitton, futur seigneur de Mazargues. Durant la Révolution, son fils qui fut maire de Marseille de 1779 à 1782, s’enfuit à Lyon après l’incendie de son château de Mazargues. L’hôtel particulier est alors vendu en 1794 aux enchères à Barthélémy Girard, un ancien charcutier, puis en 1806 à Jean-Sylvestre Reynard, raffineur de sucres et négociant en denrées coloniales. Endetté jusqu’au cou, il le revend quinze ans plus tard à Jean-Joseph Martin, le savonnier le plus riche de Marseille. L’historien Georges Reynaud identifie trois commerces en 1848 dont des bains publics coté rue d’Aix et un débit de tabac à l’angle. Une salle de billard est sans doute installée selon lui dans l’entresol.

    À présent, son propriétaire, l’important professionnel de l’immobilier Auguste Lafon, a prévu de restaurer l’édifice pour établir un commerce et un restaurant en pied d’immeuble, un local de stockage au premier étage, des bureaux associatifs au second, et des logements du 3e au 5e étage. Une autorisation de travaux a été délivrée par la conservation régionale des monuments historiques. Le permis prévoit de restituer les chapiteaux ioniques. Les pierres de parement et les modénatures seront restaurées en pierre de la Couronne. Les seuils des portes et commerces, et les soubassements, le seront en pierre de Cassis. Un protocole de restauration des sculptures doit être élaboré. Le Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine sera associé aux protocoles de nettoyage des parties sculptées. Les menuiseries de fenêtres anciennes XVIIe et XVIIIe en façade et les impostes seront restaurés. Les vantaux de la porte d’entrée seront remplacés sur modèle du XVIIe. Un ferronnier d’art bichonnera le garde-corps de ce somptueux balcon.

  • « Les mammifères s’adaptent de manière similaire face aux changements »

    « Les mammifères s’adaptent de manière similaire face aux changements »

    Jérémie Naudé : C’est notre hypothèse, car nous avons tous un cortex orbitofrontal – là où augmente le taux de noradrénaline face à un changement durable – et un locus coeruleus – où est produite la noradrénaline. Et que ce soit un chat, un éléphant ou un humain, quand l’environnement change et que la nourriture n’est plus au même endroit, les règles d’adaptation sont les mêmes. Mais il faudrait vérifier que c’est bien conservé.

    Comment ?

    J.N. : Des collègues à Lyon étudient ces questions chez les primates. Chez l’humain, c’est difficile de mesurer un taux de noradrénaline dans le cerveau. Mais il y a une possibilité avec des électrodes de stimulation profonde. Cela se fait de plus en plus avec des patients atteints de pathologies comme la maladie de Parkinson. Il est possible d’ajouter une sonde à noradrénaline.

    Le dysfonctionnement de ce mécanisme de production de noradrénaline pourrait-il être impliqué dans des troubles psychiatriques ?

    J.N. :C’est possible, par exemple dans des troubles compulsifs où une personne refait à l’identique les mêmes actions. Cela peut aussi être impliqué dans des troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) souvent réglés par des psychostimulants – qui augmentent les niveaux de dopamine ou de noradrénaline dans le cortex. Mais nous sommes encore loin de faire ces liens.

  • « Un pari fou et réussi » : le Corso de la lavande a lancé sa 80e édition à Digne

    « Un pari fou et réussi » : le Corso de la lavande a lancé sa 80e édition à Digne

    Un miracle perpétué » : le maire de Digne, Julien Di Benedetto (SE), a ouvert, vendredi soir, la 80e édition du Corso de la lavande, célébration emblématique et traditionnelle des Alpes du Sud.

    « C’est à nous tous que revient l’immense honneur de le préserver », a avancé le maire lors de la soirée d’ouverture, saluant « tous les présidents des comités des fêtes qui ont sacrifié une partie de leur vie pour que vive le Corso ». Julien Di Benedetto a, comme beaucoup de Dignois, grandi sur les chars iconiques de cette fête sud-alpine. « Vous pouvez compter sur moi pour continuer à fêter longtemps le Corso », a-t-il promis vendredi.

    Les festivités se poursuivront tout au long du week-end et jusqu’à mardi soir. Au menu ce samedi matin : un marché provençal, suivi de nombreux concerts toute la journée. À 21h, une « rencontre sous forme de joute musicale entre différentes nationalités » aura lieu au palais des congrès.

    Une surprise dimanche

    Dimanche, le public pourra assister à une démonstration de distillation de la lavande dès 9h30, place du Général-de-Gaulle. Un pré-défilé aura lieu à 14h boulevard Gassendi, puis le véritable défilé à 15h, avec seize chars et seize groupes internationaux. Une surprise est annoncée à 21h, place du Général-de-Gaulle, avant le grand bal prévu à 22h15.

    à l’occasion du Corso, la Ville met en place un dispositif exceptionnel de circulation, de stationnement et de sécurité. Pendant toute la durée du Corso, le boulevard Gassendi (partie basse) sera entièrement réservé aux animations et aux défilés. La circulation et le stationnement y sont interdits jusqu’à jeudi 23h.

  • Tichadou investigation, l’émission qui remet au centre le lien social à Port-de-Bouc

    Tichadou investigation, l’émission qui remet au centre le lien social à Port-de-Bouc

    Bonsoir à tous et bienvenue dans le 20h spécial Tichadou investigation. » Le ton y est pour cette émission réalisée par les ados du centre social Tichadou durant cette semaine passée et terminée vendredi.

    Au programme, « une enquête consacrée au rôle des centres sociaux : comment accompagnent-ils les habitants au quotidien et quels sont les défis auxquels ils font face », annoncent les deux speakerines, promettant reportages et témoignages.

    La directrice Yannick Combaluzier en est. « C’est la troisième année de notre cycle d’éducation aux médias, après le travail de presse écrite et photo l’été dernier », explique-t-elle. « Ce travail permet à l’ado de questionner l’info à laquelle il est exposé sur les téléphones », reprend-elle, mais aussi « de parfaire son expression orale et sa posture », selon la directrice.

    Le réalisateur Alexandre Mameli, venu pour la 10e fois au centre social, leur avait proposé trois thèmes. Les ados ont retenu le centre social car « ça nous concerne plus », justifie Kella, qui rentre en 1ère au lycée.

    « Faire les interviews c’était de la patate »

    Tous les rôles ont été distribués et échangés. « J’ai pris la caméra, le son au casque, monté le fond vert, mis les lumières », liste Sofiane, 13 ans. Mais sa partie préférée était de faire les interviews : « C’était de la patate », dit-il. Kella a préféré filmer et faire la voix off. « C’était un peu un mélange entre poser ma voix et parler normalement », détaille-t-elle.

    L’émission complète est disponible sur la page Facebook du centre social.

  • Liberté provisoire pour l’artiste El Mahdi Lyoubi

    Liberté provisoire pour l’artiste El Mahdi Lyoubi

    Immense soulagement pour El Mahdi Lyoubi et ses soutiens ce vendredi : le rappeur et cinéaste marocain est désormais en liberté provisoire, après plus de quinze nuits passées à la prison d’Oukacha, à Casablanca. L’artiste, depuis plusieurs années installé à Marseille, a été arrêté mi-juillet lors d’une visite dans son pays d’origine. Il est poursuivi pour « outrage à une institution constitutionnelle », notamment, d’après ses proches, pour ses prises de position en faveur de Gen Z 212, mouvement de protestation de la jeunesse marocaine, né en septembre dernier.

    « Si notre joie est immense, nous sommes cependant dans l’attente de sa prochaine audience, le 2 octobre », modère tout de même son comité de soutien. Car le rappeur, connu sur scène en tant que Mehdi Black Wind, risque toujours une condamnation allant de six mois à deux ans de prison ferme, ainsi qu’une amende allant de 20 000 à 200 000 dirhams, soit d’environ 1 800 à 18 600 euros. « Nous sommes heureux de savoir que Mahdi va pouvoir retrouver sa famille et ses proches. Toutefois, notre inquiétude est vive quant à ce que cette offensive contre la liberté d’expression au Maroc représente », ajoutent ses soutiens dans un communiqué.

    Plusieurs rappeurs arrêtés

    Trois autres rappeurs ont été poursuivis pour des motifs similaires par la justice marocaine depuis l’automne 2025. Jawad Asradi et Hamza Raid d’abord, respectivement condamnés à trois mois et un mois de prison avec sursis, notamment pour des passages dans leurs chansons soutenant le mouvement Gen Z 212. Souhaib Qabli ensuite, qui a écopé de huit mois de prison ferme et d’une amende de 1 000 dirhams pour avoir dénoncé la corruption et la normalisation des relations entre son pays et Israël.

  • Des caravanes occupent à nouveau des terrains de rugby à Marseille

    Des caravanes occupent à nouveau des terrains de rugby à Marseille

    Je suis président d’un club, pas gestionnaire de la mairie », vitupère Augustin Marie, président du club Marseille Rugby Méditerranée. Depuis dimanche dernier, les terrains du stade Mouton (11e) sont occupés illégalement par une centaine de caravanes de gens du voyage. « Ça ne date pas d’hier, depuis 15 ans c’est la même chose… L’année dernière, on a mis neuf mois à récupérer nos vestiaires », poursuit-il. Alors que les entraînements doivent reprendre le 3 août, le président exprime son inquiétude : « Nous sommes bénévoles et c’est nous qui en payons le prix. Je ne sais pas comment on va faire. »

    Responsabilités

    Alors que sur les réseaux sociaux, le maire de secteur (RN), Olivier Rioult, multiplie les messages et se sert de la polémique pour enfoncer la Ville de Marseille et se mettre en avant, Augustin Marie est clair : « Ce n’est pas une histoire de politique. C’est la faute de toutes les institutions qui n’ont pas fait leur travail, la Métropole qui n’a pas les aires d’accueil suffisantes, la Ville qui nous doit des installations sportives… »

    Contactée, la Ville de Marseille « rappelle que la Métropole est compétente en matière d’aménagement des aires d’accueil et des aires de grand passage des gens du voyage ». La mairie ajoute avoir « saisi le juge des référés du tribunal administratif ». Pour la municipalité, il est indispensable de « garantir un accueil digne des gens du voyage, dans le respect de leurs droits », sans quoi la mairie « ne peut pas légalement solliciter du préfet l’évacuation directe d’un terrain communal ».

    Contactée, la Métropole n’a pas répondu à notre sollicitation.