Category: accueil-third

  • Var : 1800 hectares parcourus par le feu depuis vendredi mais le pire évité dans le Gros Bessillon

    Var : 1800 hectares parcourus par le feu depuis vendredi mais le pire évité dans le Gros Bessillon

    Samedi soir, Simon Babre, le préfet du Var, ne boudait pas sa satisfaction, qualifiant de « véritable exploit » la capacité des sapeurs-pompiers à contenir la progression de l’incendie du massif du Gros Bessillon, qui a connu une reprise vendredi en début d’après-midi à l’ouest de la commune de Correns, parcourant 1000 hectares en quelques heures. Car leur mobilisation au nord de la commune du Val a permis d’éviter que le feu « ne franchisse de nouvelles vallées et ne rejoigne un autre massif boisé, ce qui l’aurait conduit a épouser le couloir de feu du grand incendie de 1965, menaçant 3 à 4000 hectares supplémentaires. »

    Durant la nuit de vendredi à samedi, 1300 sapeurs-pompiers s’étaient échinés à défendre les secteurs les plus exposés à Correns et Montfort-sur-Argens, les deux communes les plus menacées, et à freiner la progression de l’incendie. 250 hectares supplémentaires avaient néanmoins été parcourus au matin, dont une partie sous l’effet de brûlages tactiques pour éviter que l’incendie ne s’étende plus tard, avant une après-midi particulièrement redoutée pour la chaleur annoncée et la violence du mistral. 1500 sapeurs pompiers étaient ainsi mobilisés, avec 4 Canadairs ; 2 avions Dash et 5 hélicoptères bombardiers d’eau (2 du Conseil départemental, 2 européens, 1 du ministère des Armées).

    « La stratégie fixée hier soir, qui a été respectée toute la nuit, de traiter les points sensibles, de rouvrir la route vers Correns et de mettre en place un verrou avec de nombreux sapeurs-pompiers au sol pour éviter que les massifs qui avaient déjà été parcourus par les flammes ne communiquent avec un autre massif qui menacerait trois communes plus au sud du feu actuel [Montfort, le Val, Vins-sur-Caramy, NDLR], reste d’actualité », annonçait le préfet en début d’après-midi. Sept nouvelles habitations ont néanmoins été touchées par les flammes.

    1800 hectares parcourus, focus sur le nord du massif dimanche

    La lutte aura une nouvelle fois été intense, et plusieurs centaines d’habitants du Val ont dû être évacués en direction de Brignoles en milieu d’après-midi. La population de Correns a également été accompagnée. Une livraison de 450 repas, fournis par le Conseil départemental du Var, a pu être effectuée, l’axe routier avec le village ayant été rétabli, afin de répondre aux besoins des personnes mobilisées et des habitants concernés. Par ailleurs, une citerne d’une capacité de 30 m³ a été mise à disposition par l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) afin de renforcer les moyens nécessaires sur le secteur. Enfin, 15 000 masques ont été acheminés grâce à l’appui de l’Agence régionale de santé (ARS) et du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (CHITS) afin de renforcer les moyens de protection disponibles pour la population et, si nécessaire, pour les services de sécurité et de secours engagés dans les opérations.

    Le soir, les dégâts avaient ainsi été limités, « grâce à 450 largages, ce qui est un record, et un chiffre qui explique pourquoi le feu, qui n’est pas du tout fixé ce soir, est stabilisé », annonçait le préfet, qui faisait part d’un bilan de 1800 hectares parcourus depuis vendredi, pour un total de 6300, et un feu contenu dans son enveloppe. « C’est une bataille remportée ce soir mais pas la fin de la guerre », mettait-il en garde, appelant à la « prudence car le vent tournant et vérité d’un soir n’est pas celle du lendemain matin. »

    Car ce dimanche, ce « feu toupie » va une nouvelle fois changer de direction, sous l’influence d’un vent du sud, après deux jours de mistral. « L’objectif sera de traiter le nord du brasier ce soir pour éviter que le feu ne menace de nouvelles étendues au nord du Gros Bessillon là où feu a commencé il y a douze jours », concluait Simon Babre, au terme d’une nouvelle journée éprouvante, qui ne sera certainement pas la dernière.

    La bonne nouvelle de la soirée : les habitants de Montfort ont été autorisés à rentrer chez eux, et les mesures de confinement du village et de Correns ont également été levées.

  • Fabienne Decottignies nommée préfète du Gard

    Fabienne Decottignies nommée préfète du Gard

    Avec Anne Levasseur au Vigan, Lucie Roesch désormais à Alès et dans quinze jours Fabienne Decottignies à Nîmes, c’est un trio de femmes qui va désormais représenter l’État dans le département gardois. Arrivé à l’été 2023, Jérôme Bonet laisse la trace d’un préfet sérieux, efficace et à l’écoute mais qui aura aussi démontré toute l’impuissance de l’État sur les sujets de désindustrialisation, à l’image de la fermeture de la verrerie à Vergèze.

    Comme Jérôme Bonet, Fabienne Decottignies possède un profil atypique puisqu’elle n’a pas enchaîné les postes de sous-préfète avant d’arriver dans le Gard. Si son prédécesseur a principalement travaillé dans les plus hautes instances policières, Fabienne Decottignies a longtemps occupé des responsabilités au sein de l’administration centrale, notamment dans le domaine de la santé.

    Née en 1971 à Tourcoing, elle suit un parcours universitaire brillant (hypokhâgne, khâgne, maîtrise d’histoire moderne, Institut d’études politiques et Institut régional d’administration) avant de multiplier les postes dans l’administration. En 2007, elle devient cheffe du bureau du budget, de la performance et du contrôle interne à la Direction générale de la santé. Elle rejoint ensuite la préfecture de police de Paris en 2012 et entre dans le corps préfectoral en 2015 en devenant sous-préfète dans l’Oise. Après un retour à Paris, elle est ensuite sous-préfète de Lille (2022-2024) puis devient préfète de la Nièvre. Elle est également officier de l’Ordre national du Mérite et a reçu la Légion d’honneur. T.A.

  • Avignon, victoire et fin de la grève au cloître Saint-Louis

    Avignon, victoire et fin de la grève au cloître Saint-Louis

    Victoire au cloître Saint-Louis », affiche fièrement l’Union locale CGT d’Avignon sur ses réseaux sociaux. Après quatre semaines de mobilisation, les salariés ont mis fin à leur grève après avoir obtenu plusieurs avancées.

    À l’issue des négociations avec leur direction, la trentaine d’employés du complexe hôtelier, situé en plein centre de la Cité des papes, va ainsi bénéficier d’une prime de saison de 1 100 euros, de congés en août, de l’anticipation de l’augmentation de la grille conventionnelle, d’une augmentation d’échelon pour les plongeurs et les commis de salle, ainsi que du remboursement des frais liés à la tenue professionnelle.

    « Pionnier »

    Des « avancées inédites, se réjouit l’UL CGT d’Avignon, dans un secteur de l’hôtellerie-restauration avignonnaise où le patronat est bien trop habitué à régner en maître sur des travailleuses et travailleurs atomisés ». L’organisation syndicale a en effet mis en place, depuis plusieurs mois, un collectif réunissant des employés de l’hôtellerie et de la restauration. Cette nouvelle structure vise à limiter les abus et à améliorer les conditions de travail du personnel. « Avec leur mouvement exemplaire, ils démontrent que l’organisation des travailleurs et travailleuses dans l’hôtellerie-restauration n’est pas seulement possible, mais nécessaire pour des salariés précarisés, exsangues, saison après saison », poursuit l’UL CGT.

    Un mouvement « pionnier » à Avignon qui pourrait donc en inspirer d’autres sur le territoire. D’autant qu’il a largement fait parler de lui ces dernières semaines, notamment avec la venue de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, le 16 juillet. D’après nos informations, ce mouvement fait aussi hérisser les poils à plusieurs patrons de commerces locaux. Un autre objectif atteint pour la CGT.

  • Le feu reprend à l’ouest de Correns dans le Var

    Le feu reprend à l’ouest de Correns dans le Var

    Le feu n’est pas encore maîtrisé et la prudence reste de mise. La mise en garde des autorités, au moment d’annoncer que l’incendie du massif du Gros Bessillon était fixé, mardi en fin de journée, alors que 4 500 hectares avaient été parcourus par les flammes, s’est révélée plus qu’un simple principe de précaution.

    Une reprise du feu a effectivement eu lieu, vendredi après-midi, peu avant 14h, à l’ouest de la commune de Correns, « attisée par un Mistral violent, avec des sautes de feu en direction de Montfort-sur-Argens », annonçait la préfecture du Var. « Nous avions anticipé une journée à risque avec un mistral menaçant et des rafales à près de 40 km/h, la sécheresse et des températures caniculaires, avoisinant les 40 degrés », déclarait le préfet du Var, Simon Babre, lors d’un point presse en début de soirée.

    Un avion avait ainsi été déployé « en guet aérien armé, pour survoler le Var en permanence et détecter toute fumée suspecte afin de pouvoir rapidement agir avec du retardant et de l’eau », précisait-il. C’est ce dispositif qui a permis de repérer la reprise.

    Les accès coupés

    Deux Canadair étaient restés prépositionnés à l’aéroport de Hyères et ont pu être mobilisés rapidement, aux côtés 250 sapeurs-pompiers et 4 hélicoptères bombardiers d’eau. Des moyens vite renforcés (700 pompiers, 6 hélicoptères bombardiers d’eau, 8 Canadair, 2 avions Dash, 40 gendarmes), en plus des forces disposées sur l’autre flanc du feu, plus au nord, en passe d’être maîtrisé.

    Le camping du Grand Jardin, à Correns, et plusieurs quartiers de Montfort-sur-Argens ont été évacués en début d’après-midi. Mais face à la progression de l’incendie, sous l’effet d’un vent qui ne cessait de changer de direction, d’autres quartiers de Montfort, de Correns, du Val, ainsi que l’ensemble du village de Châteauvert ont été évacués, soit un total de 2 500 personnes. Plusieurs axes routiers ont aussi été fermés pour faciliter la circulation des pompiers.

    L’incendie a parcouru 1 000 hectares, en plus des 4 500 déjà parcourus depuis le début de l’incendie, portant le total à 5 500. Correns s’est retrouvé « complètement isolé, l’incendie ayant dévalé les pentes, coupant tout accès au village », ajoutait le préfet, qui considérait toutefois la situation comme « rassurante », les axes routiers étant en voie de rétablissement.

    « On est maintenant sur la défense de points sensibles et quand la situation sera stabilisée, on essaiera de regagner le feu, en remettant des engins autour du périmètre pour le tenir », détaillait le directeur départemental du Sdis 83, éric Grohin, qui annonçait une accalmie du vent et une hausse de l’humidité, favorables à cette entreprise. Avant un retour de conditions défavorables ce samedi, entre vent, chaleur et sécheresse. Un arrêté préfectoral a été pris pour interdire le transport de carburant et de briquets de type allume-gaz sur tout le département, de vendredi à lundi, 8h. L’accès à tous les massifs forestiers du Var est interdit ce samedi.

  • L’équipe de conception du Canadair français s’agrandit à Istres

    L’équipe de conception du Canadair français s’agrandit à Istres

    C’est un nom connu du secteur et de l’histoire aéronautique qui s’associe à Hynaero pour son projet de bombardier d’eau amphibie nouvelle génération. L’entreprise Latécoère, équipementier et sous-traitant notable d’Airbus et Boeing, fabricant des portes de l’Airbus A380, a signé un partenariat avec Hynaero pour le développement de son projet Frégate F-100, destiné à surpasser les Canadair actuellement en service. En plein développement sur le pôle aéronautique Jean-Sarail d’Istres, Hynaero prévoit la construction des prototypes en 2029 et la mise en service de l’appareil pour 2032.

    Dans le cadre de ce partenariat, « Latécoère apportera son expertise à travers des échanges techniques et des prestations de conseil afin de soutenir la conception de l’appareil, sa certification, sa maintenabilité ainsi que sa promotion auprès de clients potentiels à travers le monde », font savoir les désormais partenaires dans leur communiqué de jeudi.

    2 500 emplois promis

    Le rôle de Latécoère est plus précisément de participer à l’étude du système d’interconnexion de câblage électrique de l’avion, ou harnais électrique. « Il s’agit de l’ensemble des câbles, fils, connecteurs, et dispositifs de protection installés dans un aéronef pour transmettre l’énergie, les données et les signaux », précise Latécoère à La Marseillaise. L’architecture de cet équipement critique est conçue sur le principe de la redondance : en cas de panne ou d’une section accidentelle du câblage électrique, d’autres parties doivent pouvoir prendre le relais pour que l’avion conserve toutes ses capacités. Il y a différents niveaux de criticité en fonction des équipements, comme le précise Latécoère : « Si le système audiovisuel installé dans les fauteuils est coupé, ce n’est pas grave, au contraire des commandes de vol. Certaines parties du harnais bénéficient d’une triple redondance. » Les associés parlent d’une « opportunité majeure pour l’industrie aéronautique européenne et les pays partenaires, avec la création de plus de 2 500 emplois répartis entre le site d’assemblage final et l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement », du Frégate.

    Le projet, lauréat de France 2030 et bénéficiaire de 7 millions d’euros cofinancés par l’État, Bpifrance et la Région Sud, nécessite selon le fondateur et président David Pincet, au total, de plus d’un milliard d’euros d’investissements, dont plus de 10% ont déjà été levés en mars dernier. Le PCF et son sénateur Jérémy Bacchi ont récemment appelé à augmenter les investissements de l’État face à l’urgence climatique.

  • « Paradis perdu », un autreregard sur l’Amérique

    « Paradis perdu », un autreregard sur l’Amérique

    Intitulée « Paradis perdu », l’exposition « est une suite de celle de 2025, toujours dans notre envie de faire réfléchir, de sensibiliser le public en lui montrant des travaux photographiques de longue haleine et engagés », avance Valérie Laquittant, directrice d’ImageSingulières. Après le génocide des Amérindiens (Curtis), la crise de 1929 (Lange), l’internement d’Américains d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale (Adams), ce sont l’écologie et le social qui sont mis en lumière à la Cure d’Aumessas. Une exposition cette fois-ci plus contemporaine puisque les travaux réalisés par les deux artistes datent du début du XXIe siècle.

    Deux regards

    La première série, No agua, No vida, réalisée par John Trotter, s’intéresse aux dommages causés par l’Homme sur l’environnement. « Entre 2001 et 2017, John Trotter a travaillé sur le fleuve Colorado, il documente comment – depuis les montagnes rocheuses – ce fleuve a fini par s’assécher et n’arrive quasiment plus au delta du golfe de Californie. C’est notre petit coup de gueule écologique sur la crise terrible qui est en train de toucher le monde entier, sur la problématique de l’accès à l’eau », détaille Valérie Laquittant. Une problématique d’autant plus actuelle à l’heure où les fortes températures et la canicule font partie intégrante de la saison estivale. « On touche ici à la surexploitation des industries et à la non-préservation des zones humides, des fleuves. L’expansionnisme des villes tue petit à petit ce fleuve », poursuit Valérie Laquittant.

    ImageSigulières emmène ensuite les visiteurs à New-York, plus précisément dans le Queens, pour prendre une claque devant la série de Juliana Beasley, Last stop Rockaway Park. « L’artiste était en immersion à Rockaway Park, un coin perdu du Queens. Entre 2002 et 2010, les habitants ont été abandonnés à leur sort et la plupart avaient des problématiques sociales, psychologiques. C’est un travail magnifique de portraits avec un style flashy, un peu trash », détaille la directrice d’ImageSingulières. Ce n’est d’ailleurs pas la première collaboration entre Beasley et l’équipe d’ImageSingulières. L’Américaine était déjà venue à Sète en résidence en 2010 pour sa deuxième monographie, Sète#2010. « Avec cette série, Juliana s’intéresse aux marges de la société, s’est attachée à des personnes que l’on cherche à cacher. On est face à des personnes que notre société nous pousse à ne plus regarder car il faut être instagrammable ou je ne sais quoi. » Deux regards pour montrer une Amérique très différente de l’imaginaire collectif. « Ces photos nous parlent de ce rêve américain qui est en train de s’écrouler. Les États-Unis, ce ne sont pas seulement les posts de Donald Trump mais c’est aussi ça. »

    Louis Dupin

  • Des cas de dengue autochtone recensés cet été

    Des cas de dengue autochtone recensés cet été

    La dengue ou « grippe tropicale » est une maladie qui se transmet par l’intermédiaire de la piqûre d’un moustique tigre femelle (Aedes albopictus) préalablement infecté par le virus auprès d’une personne malade. Cette maladie se caractérise le plus souvent par une forte fièvre d’apparition brutale, souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements et de douleurs musculaires. Bien que la France ne fasse pas partie de la zone de circulation habituelle de ce virus, deux cas ont déjà été détectés cette saison.

    « Un cas est dit “autochtone” quand une personne contracte la maladie sans avoir voyagé en zone de circulation du virus dans les 15 jours précédant l’apparition des symptômes », précise l’ARS Occitanie. De plus, depuis le 1er mai et jusqu’au 16 juillet, 22 cas importés de dengue, 9 cas importés de chikungunya et 2 cas importés de Zika ont déjà été signalés à l’ARS Occitanie.

    Des mesures de prévention renforcées

    La dengue est apparue en France métropolitaine sous forme de transmission locale en 2010. Depuis, le nombre de foyers autochtones augmente progressivement, favorisé par l’implantation du moustique tigre et des conditions climatiques de plus en plus favorables à sa prolifération.

    En raison de sa capacité à transmettre des maladies telles que le Zika, la dengue ou encore le chikungunya, le moustique titre fait déjà l’objet d’une surveillance renforcée en France. Ce dispositif vise à réduire le risque de survenue de chaînes de transmission locale de ces virus.

    L’ARS Occitanie, Santé publique France, les professionnels de santé du territoire et l’opérateur de démoustication sont déjà mobilisés pour éviter toute transmission supplémentaire du virus. « La lutte contre le moustique tigre, qui est vecteur potentiel de maladies, s’appuie sur la mobilisation de chacun et l’adoption des bons réflexes pour éliminer les larves de moustiques », explique l’agence régionale de santé. Elle déploie donc des mesures de prévention sur tout le territoire, pour expliquer les bons réflexes aux citoyens. « Éliminer les endroits où l’eau peut stagner : changer l’eau des plantes et des fleurs au moins une fois par semaine ou, si possible, supprimer ou remplir de sable les soucoupes des pots de fleurs, vérifier le bon écoulement des eaux et nettoyer régulièrement les gouttières, regards, caniveaux, couvrir les réservoirs d’eau avec un voile moustiquaire ou un simple tissu, couvrir les petites piscines hors d’usage, mais aussi éliminer les lieux de repos des moustiques adultes en débroussaillant et taillant les herbes hautes et les haies, ramasser les fruits tombés et les débris végétaux, réduire les sources d’humidité », autant de mesures que les Français devront intégrer pour limiter la propagation de maladies jusqu’ici cantonnées aux régions tropicales.

  • Alès, l’enquête sur les menaces reçues par Christophe Rivenq se poursuit

    Alès, l’enquête sur les menaces reçues par Christophe Rivenq se poursuit

    Depuis le mardi 21 juillet, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) s’est saisi de l’affaire qui secoue la ville d’Alès et son maire, Christophe Rivenq, depuis une dizaine de jours. Pour rappel, le 16 juillet, ce dernier a reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm dans sa boîte aux lettres. Celle-ci était accompagnée d’inscriptions menaçantes taguées sur le mur de son domicile. Le tout signé « DZ NG », pour DZ Mafia Nouvelle génération, en référence au groupe criminel marseillais éponyme qui se serait installé dans la ville du Gard depuis l’été 2025. Quelques jours après ce premier épisode, dans la nuit du 20 au 21 juillet, le maire était exfiltré de son domicile par le Raid après la remontée d’une menace évoquant la possible présence d’une voiture piégée, une information non confirmée à ce stade. Dès le mercredi 22 juillet, une vidéo montrant des personnes cagoulées se revendiquant de la DZ Mafia était diffusée sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du groupe criminel. Cependant, Le Pnaco a indiqué à l’AFP n’avoir « aucune confirmation à donner à ce stade » sur l’authenticité de cette vidéo.

    « Éradiquer le narcotrafic »

    « Les menaces, pour moi, sont réelles et il faut les prendre avec sérieux et gravité, a confié lundi à l’AFP le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini. Un palier grave a été franchi, puisqu’on s’en prend à un élu de la République qui fait son travail et rien que son travail. » Pour « éradiquer le narcotrafic », poursuit le procureur, « il faut s’en donner les moyens. Il ne faut pas se résigner, il faut rester déterminés et mener une véritable guerre contre le narcotrafic ».

    De son côté, Christophe Rivenq a pris part à la cérémonie de prise de fonction de la nouvelle sous-préfète d’Alès, Lucie Roesch, le 27 juillet. « J’ai reçu des centaines, des milliers de messages de solidarité », a-t-il confié à l’AFP. L’élu a également assuré poursuivre sa « tâche » : « Il y a beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira. »

    Le 28 juillet, le maire d’Alès a assuré son traditionnel live sur Facebook, un rendez-vous qu’il propose tous les derniers mardis du mois et dans lequel il a déclaré : « Je ne m’exprimerais pas sur l’affaire en cours, pour beaucoup de raisons que vous comprendrez plus tard. »

  • Le réseau Tango à Nîmes « 100% propre » en 2030

    Le réseau Tango à Nîmes « 100% propre » en 2030

    La promesse a été lancée, les élus métropolitains ont désormais trois ans et demi pour l’appliquer. Sur le dépôt des bus Tango, ils ont en effet annoncé le passage de « l’ensemble des bus du réseau urbain vers des motorisations 100% propre ». Pour l’heure, la collectivité compte une centaine de véhicules à « énergie propre », fonctionnant à l’électricité, au biogaz ou au biocarburant. Cela représente la moitié de la flotte de véhicules actuellement exploités par Keolis.

    Ombrière photovoltaïque

    Fin juillet, les élus métropolitains étaient donc fiers de présenter les tout nouveaux bus articulés 100% électriques de 18 mètres de long qui sont dotés « d’une autonomie pouvant atteindre 340 km grâce à leurs neuf packs de batteries haute capacité de 623 kWh ». Ils offrent ainsi « une capacité d’accueil de 104 voyageurs ». Cinq d’entre eux sont déjà en circulation et quatre arriveront dans les prochains jours. L’investissement pour ces véhicules représente tout de même 7,6 millions d’euros. En moyenne ces dernières années, ce sont 8 millions d’euros qui sont mobilisés dans la modernisation des équipements des bus Tango.

    Lors de cette présentation, les élus ont également annoncé la construction d’une ombrière photovoltaïque sur le dépôt Tango qui sera mise en service en fin d’année. « Nous agissons simultanément sur deux leviers essentiels : la décarbonation de notre flotte et la production locale d’une énergie renouvelable. Aujourd’hui, 100 véhicules à énergie propre circulent déjà sur le réseau Tango et notre ambition est claire : disposer d’un réseau urbain composé à 100% de véhicules propres d’ici 2030 », confirme Vincent Bouget, le nouveau président de Nîmes Métropole.

  • Les menaces de mort contre Chloé Ridel prises au sérieux

    Les menaces de mort contre Chloé Ridel prises au sérieux

    Planqués derrière leur écran, les haineux qui ont déversé ces derniers jours sur internet un torrent d’insultes et de menaces contre l’eurodéputée gardoise Chloé Ridel font probablement moins les malins désormais.

    Mardi 28 juillet, l’enquête qui était jusque-là menée par le Parquet de Nîmes a été confiée à celui de Paris « en raison de la nature sensible des faits et leur ampleur », a indiqué Cécile Gensac, la procureure de Nîmes. Ce dossier sensible a été transmis au pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne. C’est dire si la Justice prend très aux sérieux les tentatives d’intimidation contre la jeune élue socialiste harcelée et menacée de mort.

    Soutien du PS et du PCF

    Suite à sa prise de position dans Objectif Gard (aux côtés de deux associations), consécutive à un départ de feu (500 ha brûlés) le 5 juillet à proximité du circuit de Lédenon (visiblement sans lien avec le circuit), sur la nécessité de fermer ce circuit les jours de risques incendies, Chloé Ridel a subi la bêtise crasse et la haine de certains internautes. Notamment sur la plateforme de discussion du magazine Auto-moto.

    Des posts plus abjects les uns que les autres appelaient à mettre la conseillère municipale nîmoise « dans le viseur comme en Corse », à la « traîner derrière une voiture » ou encore à faire « exploser le domicile de ses parents ». Chloé Ridel a aussitôt porté plainte et obtenu du magazine via une demande de la procureure de Nîmes, le blocage et l’empêchement des commentaires insultants et menaçants. « Pour avoir simplement demandé que les règles de prévention soient les mêmes pour tous et que le circuit prenne sa part, j’ai reçu de nombreuses menaces sur les réseaux sociaux comme par message privé (…). Je ne me laisserai pas intimider par ces menaces. »

    Plusieurs messages de soutien ont immédiatement afflué. Notamment du maire de Nîmes Vincent Bouget, des sections PS et PCF du Gard et de l’Hérault. Mercredi 29 juillet, le conseil municipal de Lédenon s’est réuni pour permettre à l’ONF de vendre le bois des arbres suite au feu du 5 juillet. Si le maire Christophe Zaragoza (SE) condamne les attaques contre Chloé Ridel, il a confié à Objectif Gard ne pas partager sa position et défendre le circuit. « Le circuit n’est pas le problème, c’est l’humain (…). Sur le fond, il faut raison garder. »