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  • Le Secours populaire fait briller les yeux des enfants

    Le Secours populaire fait briller les yeux des enfants

    Il est à peine huit heures sur la place d’Espagne dans le quartier populaire du Pont du Las mais beaucoup de minots sont déjà là, attendant, impatients, avec leurs parents, les deux cars affrétés par le Secours populaire, dont le départ n’est prévu qu’à 9h. La Journée des oubliés des vacances les amène cette année au parc d’attractions Acqualand Fréjus.

    Un petit peu intimidée au départ, Aminata confie que c’est pour elle « l’événement de l’année », qui permet aussi de se rencontrer et d’échanger entre parents. « On part ensemble. C’est pour nous une vraie journée de vacances ! Et ça fait plaisir de voir nos enfants en profiter. Vraiment ! », confie-t-elle.

    Mohamed, 11 ans, qui l’écoute bouche bée, acquiesce avec un grand sourire et confirme : « Moi, je suis trop content ! »

    Un sentiment partagé par Fall, une grande sœur de 20 ans qui participe également à l’initiative tout en donnant un coup de main. « Partir un peu, ça fait du bien », lâche-t-elle.

    « Ça les change un peu d’ambiance », reconnaît avec pudeur ce papa ravi lui aussi de pouvoir offrir à ses petits une parenthèse dans leur quotidien dans le quartier.

    « Moi, je suis couturière et bénévole au Secours populaire depuis 10 ans », déclare avec fierté Afaf qui a elle-même été accompagnée. « J’aime bien aider les autres », ajoute-t-elle, bien en phase avec le principe du Secours qui veut que tout le monde devienne acteur de la solidarité. Et c’est ce qu’elle fait 3 jours, ou 4 jours par semaine. Aujourd’hui, elle accompagne deux de ses enfants à la sortie.

    Les vacances sont un droit

    « Cette journée, pour moi, ça représente plutôt une aventure. Et je me sens bien. Oui, je rencontre des gens sympas, c’est chaleureux, c’est même extraordinaire. C’est une chose qu’on ne peut pas manquer dans une vie », déclare avec enthousiasme Arthur, 13 ans.

    Au niveau du département, c’est une grosse Journée des oubliés des vacances (JOV) , avec quelque 380 inscrits, contre en moyenne 250 il y a encore quelques années, précise Olivier Masini. « Ça en dit long sur les attentes et la situation socio-économique », analyse le secrétaire départemental de la fédération varoise de l’association humanitaire.

    En tout, plus de 7 bus, venus de tout le département vont converger vers le parc aquatique.

    « Après le 15 août, un gamin qui n’est pas parti en vacances, ne partira plus avant la rentrée, et donc cette journée, elle est véritablement pour eux », rappelle le responsable du SPF en expliquant pourquoi l’initiative est programmée chaque année à la même période.

    Et de poursuivre : « On voit bien aujourd’hui, c’est ce que montrait le sondage Ipsos- Secours populaire du mois de mai réalisé dans le cadre des 90 ans des congés payés, qu’un quart des Français prévoyait de ne pas partir en vacances. Un pourcentage au final que l’on va malheureusement constater à la hausse à cause notamment de l’augmentation des prix des carburants ».

    Et encore c’est sans commune mesure avec la réalité des publics accueillis par le Secours populaire qui considèrent les vacances comme un luxe. Comme 39% des personnes interrogées dans l’enquête, s’alarme Olivier Masini. D’autant qu’ils sont 67% à dire que c’est une chance et non un droit.

    « Ça montre qu’on est en train de perdre du terrain là-dessus. Parce qu’on se bat depuis toujours pour dire que les vacances sont un droit », déplore-t-il, en rappelant qu’à la sortie de la guerre, la première action du Secours populaire a été d’amener les enfants de victimes du nazisme en vacances.

    Après la photo de groupe, les minots sont maintenant prêts à embarquer.

    « C’est important pour eux de pouvoir sortir des tracasseries du quotidien, de leurs problèmes », conclut le secrétaire départemental en les voyant grimper avec le sourire.

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • 500 « Kouss-kouss » ont réuni les marseillais à Saint-Henri

    500 « Kouss-kouss » ont réuni les marseillais à Saint-Henri

    « Le couscous, c’est l’excuse mais la vraie raison d’être de ces événements, c’est le partage, la rencontre et la sociabilité que ça fait naître » déclare avec le sourire Lila, membre fondatrice de l’Après M qui aujourd’hui cuisine le fameux couscous aux herbes à Saint Henri. Sur la petite place Raphel, dans l’ambiance de fin de journée, les riverains du quartier et marseillais de tous horizons sont venus chercher l’un des 500 repas distribués gracieusement.

    C’est le cas d’Olivier, qui ne manque jamais une édition. « Pour moi ça représente un petit peu la fusion des cultures, le mélange, la vraie nature de la ville de Marseille. […] J’avais envie de sortir et de voir du monde, et comme tous les ans je sais que c’est l’endroit pour ! Le format est vraiment sympa, on est tous installés sur de grandes tables et on ne sait jamais qui sera le voisin. »

    À partir de 18h30, les premiers curieux commencent à arriver. À l’entrée, un tote bag à l’effigie de l’événement est offert, avec à l’intérieur un petit livret sur lequel est notée la recette du couscous annuel. Ensuite, il n’y a plus qu’à se diriger vers le stand tenu par les cuisiniers de l’Après M qui assurent la distribution. Tous les ans la recette change, cette fois, le couscous est vert ! En cause : les herbes aromatiques telles que la menthe, le persil et l’oseille, et les petits légumes qui l’accompagnent. Des effluves parviennent déjà au nez de ceux qui font la queue.

    Un plat qui rassemble

    Une fois servis (avec le sourire) soit l’on fait un petit détour par le bar à harissa et ses quatre déclinaisons, soit on s’attable.

    Plus l’heure avance, plus l’osmose se fait dans les tablées où les discussions se mêlent à la musique jouée par le collectif Mektoub, Les enfants jouent, les parents et adultes se mélangent, comme à la table de Samia, Malika et Saliha. « On est originaires de Saint-Henri mais on a toutes bougé, on a moins l’occasion de se voir mais ça, c’en est une. On pense aussi aux personnes âgées qui sont trop souvent isolées, c’est un bon moyen de se retrouver entouré. » Romain Pastor, Délégué aux relations avec les comités d’intérêt de quartier (CIQ) et les commerçants de la mairie des 15-16 sont aussi venus rendre visite et goûter le couscous. « À une heure où les discours qui divisent sont préoccupants, il est urgent de se rassembler c’est le rôle du festival Kouss-kouss. Et c’est pour cela que la ville de Marseille le soutient. »

    L’organisation de l’événement met un point d’honneur à faire participer des associations, restaurants et établissements locaux. La soirée se déroulant dans les quartiers nord, il paraissait logique de mobiliser l’Après M.

    Alors que les assiettes se vident, les cœurs se remplissent, il est maintenant temps d’offrir le café à son voisin.

    Louis Golliot

    Le SO Caillols ne veut pas du Kouss-kouss festival sur son terrain

    Les grandes rencontres culinaires du Kouss-kouss festival, avec 10 000 couscous gratuits distribués entre le 21 août et le 9 septembre à travers la ville, ne font pas que des heureux. Dans un communiqué publié ce samedi, le Sport olympique caillolais proteste contre l’utilisation ce dimanche de son terrain – sous gestion de la mairie de secteur – pour « un évènement qui n’a aucun lien avec la pratique du football ni avec l’activité du club ». « Cette décision nous indigne d’autant plus que ce terrain, dont l’état s’est fortement dégradé au fil des années, est aujourd’hui impraticable », explique le communiqué, relayé par l’ex-maire (LR) du secteur Sylvain Souvestre.

    Formé dans le club, Eric Cantona avait dénoncé l’état des installations à travers deux vidéos publiées au début du mois d’août. À France 3, l’adjoint (MadMars) aux sports Eric Mery indiquait que si la municipalité ne gérait aujourd’hui pas cet équipement, elle pourrait « récupérer ce stade et l’intégrer dans une politique de travaux » dès ce mois de septembre.

  • Trente ans après, la lutte des sans papiers reste d’actualité

    Trente ans après, la lutte des sans papiers reste d’actualité

    La Camaraderie (3e) fait salle comble ce dimanche soir. Des dizaines de personnes assistent à la projection du film « La Ballade des sans papiers », de Samir Abdallah et Raffaele Ventura qui raconte la lutte de 300 travailleurs sans papiers d’origine africaine et leurs familles, pour leur régularisation. De l’occupation de l’église Saint-Ambroise, en mars 1996, des grèves de la faim, des manifestations de soutien, jusqu’à l’évacuation violente de l’église Saint-Bernard par les CRS le 24 août. Et ce, dans un contexte de politiques discriminatoires et xénophobes. « On ne peut pas faire des lois qui provoquent la clandestinité », déplorait alors la metteuse en scène Ariane Mnouchkine qui soutenait cette lutte. « Nous sommes des êtres humains à part entière », criait Ababacar Diop, porte-parole des sans-papiers de France.

    Trente ans plus tard, dans cette micro-brasserie sociale et solidaire de la Belle de Mai, cette lutte trouve tout son écho, au milieu de collectifs et militants antiracistes. Max explique que, loin d’avoir été un échec, ce mouvement a permis « un énorme changement de paradigme » et est « à l’origine des collectifs de sans-papiers actuels ».

    Les collectifs marseillais ayant mené des luttes passées par l’occupation sont invités à s’exprimer. Ainsi, le collectif 59 St Just, raconte son propre combat débuté en 2018, pour loger dignement plus de 250 personnes, familles et mineurs isolés en exil – compétence du Département. « C’était une action politique », insiste l’un des membres, quand un autre estime avoir « mis les pouvoirs publics face à leurs responsabilités », à travers leurs actions. Résultat : « Cette mobilisation a provoqué l’ouverture de 350 places en 2022 », soulève le groupe sur l’estrade.

    De son côté, le collectif 113, qui avait, lui, occupé le 113 Canebière, se réjouit d’avoir, par son combat, « réussi à transformer des squats en habitations légales » et faire embaucher par la Ville « un travailleur social qui s’occupe des jeunes ». Des victoires revendiquées sous les applaudissements nourris de l’audience.

    La marche des solidarités de Marseille

    Cette soirée a également vu le lancement officiel de la Marche des solidarités de Marseille, composée de collectifs de sans-papiers, de mineurs isolés mais aussi anti-raciste, antifascistes, féministes, LGBT et plus encore, ainsi que d’individus en leur nom propre. Les membres ont distribué leur feuille de route pour les mois à venir. Ces derniers s’alarment de « la progression latente de l’extrême droite », qui fait craindre la victoire du « danger fasciste en 2027 », souligne Gabin au micro. Parce qu’elle « ne veut pas attendre la présidentielle », la plateforme donne rendez-vous dès le 20 septembre prochain, à rejoindre la mobilisation nationale contre la loi « permis de tuer » organisée par le collectif SAVE (Stop aux Violences d’État).

  • Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Regards croisés sur le rassemblement de la gauche

    Première rencontre du genre en cette rentrée politique : le sénateur EELV Thomas Dossu, la député PS Anna Pic et la conseillère municipale de Toulouse LFI Victoria Scampa ont échangé leur point de vue avec Pierre Lacaze, responsable des relations extérieures du PCF et vice-président de la Région Occitanie, sur la situation de la gauche.

    Pour le communiste « la gauche ne gagnera pas si chaque formation ne se mobilise pas et ne réalise pas le score le plus important car pour gagner au second tour il faut faire 50% plus une voix ». Il ouvre la porte à un rassemblement pour les législatives à condition qu’il crée les conditions d’un renforcement de toute la gauche. L’insoumise plaide sans surprise pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon et un accord sur son programme qui dit-elle « ressemble à un programme communiste », non sans susciter quelques remous dans la salle. L’écologiste considère que « dire ralliez vous à Jean-Luc Mélenchon et on discutera après, ce n’est pas possible de travailler comme ça » et met en garde : « le “vote utile” au premier amènerait le meilleur score pour l’extrême droite au second ». La socialiste quant à elle, se démarque des « renoncements » de l’ère Hollande. « Je suis une député Nupes puis NFP. j’ai toujours été une unioniste au PS », en appelant à ne pas confondre la tactique, la stratégie et la ligne politique pour éviter les invectives internes à la gauche.

    Les échanges devraient se prolonger à la Fête de l’Humanité les 11, 12 et 13 septembre au Plessis-Pâté (Essonne).

  • Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Mercato et Europe, une semaine décisive pour l’OM

    Agatha Christie aurait pu rédiger un chapitre supplémentaire à ses « Dix petits nègres ».

    La reine du polar aurait pu s’inspirer d’un été olympien marqué par des ventes à gogo. Et surtout utiliser le onze de départ de vendredi, face à Strasbourg, pour imaginer qui se cache derrière les « trois, quatre ou cinq joueurs » pouvant encore être transféré d’ici la fermeture du mercato, le 31 août.

    Au micro de Ligue 1+, alors que son équipe venait de réussir une belle démonstration collective en s’imposant 4 – 0, Bruno Genesio s’est montré fataliste. « On doit baisser la masse salariale. Tant que ça ne sera pas fait, on ne pourra pas recruter. Ça peut être trois, quatre, cinq joueurs. »

    L’entraîneur olympien était au courant des discussions entre Frank McCourt et les représentants de groupes de supporters, avant le coup d’envoi du match. Le boss de Boston s’est montré intraitable sur la question. Il n’y aura aucune recrue tant que les plus gros salaires n’auront pas changé d’air.

    La manière dont ces gros salaires, notamment Pierre-Emile Höjbjerg, se sont comportés face à Strasbourg, pourrait-elle infléchir la volonté du patron ? Car cet OM, sans recrue mais avec des joueurs revanchards, a montré de belles choses.

    Ils étaient huit titulaires, vendredi, à cocher les cases des exigences du propriétaire. Et la manière dont l’OM a abordé le match de toutes les peurs contre Strasbourg a montré qu’il fallait peu de choses pour que le groupe, tel qu’il est, puisse être compétitif.

    Rendez-vous européen

    Même si la victoire a été acquise aux dépens d’un adversaire qui cherche encore son style de jeu et ses repères, il était capital d’ouvrir la saison de cette manière. Ne serait-ce que pour aborder plus sereinement le premier déplacement à Monaco, dimanche. Un voyage que certains ne feront donc peut-être pas. Un voyage qui sera intercalé entre le tirage au sort de la Ligue Europa, vendredi, et le dernier jour du mercato, lundi.

    Cette semaine s’annonce donc cruciale pour l’avenir du club. Bruno Genesio va vivre des heures compliquées, alors que les supporters, mêmes s’ils n’y croient pas trop, espèrent une fin heureuse de ce suspense intenable.

    1ere journée

    OM – Vendredi 4 – 0

    Lens – Auxerre 5 – 2

    Le Mans – Brest 2 – 2

    Nice – Lorient 0 – 0

    Toulouse – Lyon 0 – 2

    Troyes – Paris FC 0 – 0

    Angers – Lille 0 – 2

    Le Havre – Monaco 0 – 1

    PSG – Rennes tardif

    « On doit baisser
    la masse salariale… de 3, 4, 5 joueurs »

  • À Marseille, des manifestants réclament le déjumelage avec la ville d’Haïfa

    À Marseille, des manifestants réclament le déjumelage avec la ville d’Haïfa

    « On ne s’arrêtera pas, on n’a pas le droit de baisser les bras », souffle Catherine, de l’Union juive Française pour la paix (UJFP). Au-dessus d’elle flotte une banderole sur laquelle est écrit en lettres rouges « arrêtez le génocide et les coupables ». L’organisation qui se définit comme « juive laïque, universaliste et antisioniste » est présente à chacune des manifestations organisées par le collectif l’Union pour la Palestine Marseille (UPM), dont elle est membre.

    Ainsi, chaque week-end depuis l’attaque du 7 octobre 2023 et le début de l’offensive israélienne sur la bande de Gaza, ces militants défilent dans le centre-ville de Marseille, sensibilisant la population sur le massacre du peuple palestinien. Ce samedi en fin d’après-midi, ils sont une cinquantaine à déambuler au départ de porte d’Aix.

    Micro en main Younès de l’UPM cible, dans son discours, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot : « Pourquoi ces 5 500 français engagés au sein de l’armée génocidaire ne sont-ils pas jugés ? », interroge-t-il. Le nombre de ressortissants français qui combattent au sein de Tsahal est estimé entre 4 185 et 6 464 soldats. Des organisations telles que la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ont demandé l’ouverture d’informations judiciaires contre certains d’entre eux, restées lettres mortes à ce jour.

    « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous », ont ensuite scandé les manifestants sur le cours Belsunce. Un appel qui a trouvé son écho à quelques mètres de là, aux pieds de la Canebière, où quelques passants se joignent à la protestation. Ils crient « de Marseille à Gaza, résistance, résistance ». Arrivés sur le Vieux-Port des affiches « Stop au jumelage Marseille Haïfa » sont distribuées.

    « À Haïfa ville jumelle de Marseille depuis 1958, les citoyens palestiniens d’Israël vivent sous un régime d’appartheid », clame Sabrina. Puis, le maire DVG de Marseille, Benoît Payan, est pointé du doigt pour avoir annoncé le jour de la reconnaissance par la France de l’Etat de Palestine, le jumelage avec la ville de Bethléem, en Cisjordanie, « mais depuis, rien. Aucune délibération actée, aucune mise en œuvre. Ce jumelage n’existe que dans un communiqué de presse », pousse-t-elle.

  • Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Les rideaux métalliques du bureau de poste de Ferrières sont baissés vendredi 21 août. L’antenne n’accueille aucun usager depuis le début du mois, en raison de la pause estivale. C’est ce qu’explique l’affiche placardée sur la porte, qui indique néanmoins que l’espace pro reste ouvert de 8h30 à 17h en semaine, ainsi que le samedi de 8h30 à midi.

    En juin, le porte-parole du comité de vigilance postale de Martigues Francis Fournier s’agaçait : « Encore une fois, ce sont les zones populaires qui vont subir la dégradation du service postal ». Le bureau de poste de Ferrières dessert 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville : Notre-Dame des Marins, Canto-Perdrix ou Paradis Saint-Roch…

    Pour l’ancien postier, cette fermeture, bien que temporaire (l’antenne est rouverte ce lundi), est un échec. « C’est un mauvais signal », déplore-t-il. Si l’an dernier le collectif avait réussi a obtenir le maintien de l’antenne, menacée en raison d’une « baisse de fréquentation de 48% depuis 2019 », cette fois la mobilisation a eu plus de mal à prendre du côté des habitants.

    Du changement

    en septembre ?

    En interne aussi, le combat est compliqué. « À partir du moment où tu n’embauches plus des fonctionnaires, plus de CDI, que des CDD et des saisonniers, tu peux pas avoir des travailleurs et des travailleuses impliqués, dénonce Francis Fournier. Et puis la direction ne donne aucune informations aux organisations syndicales… »

    « La Poste va continuer à fermer », prévient le porte-parole du comité de vigilance postale. « Il y a quand même épisodiquement des fermetures sur Croix-Sainte, Jonquières a fermé tout l’été de midi à 14h, la Couronne n’est pas accessible le lundi… Dans le reste de la Côte Bleue, les bureaux de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins sont fermés un samedi sur deux, les autres ferment en tournant, la direction déplace le personnel parce qu’elle n’embauche plus et que les arrêts maladies pleuvent. Il y a une pénurie pas possible, le service publique se délite de l’intérieur ».

    Selon les informations du collectif, à partir de septembre, le bureau de Saint-Mitre-les-Remparts fermerait les après-midi, et celui de Croix-Sainte les mercredis. Contactée, La Poste n’a pas répondu à cette question.

    Une bonne nouvelle néanmoins : « Paul Sabatino, maire communiste du Rove siège désormais à la Commission départementale de présence postale territoriale, révèle Francis Fournier. On va travailler avec lui, je sais qu’il va monter au créneau ».

  • Alerte au risque industriel sur le site Fibre Excellence

    Alerte au risque industriel sur le site Fibre Excellence

    « On relève de la mise en danger ! Si des produits chimiques se déversent dans le Rhône, ça va être une catastrophe environnementale. » Les mots de Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT de l’usine de pâte à papier tarasconnaise Fibre Excellence sont forts mais l’inquiétude est bien réelle. Si le site a été liquidé judiciairement à la fin juillet, les installations classées Seveso trônent toujours au-dessus du Rhône et ce sont les salariés qui assurent surveillance et sécurité de leur ex-outil de travail. Mais plus pour longtemps : « Une société spécialisée dans le traitement des déchets industriels doit arriver sur le site ce mercredi et les salariés doivent définitivement le quitter, vendredi ». Sur le papier, la nouvelle pourrait paraître rassurante, mais c’est tout le contraire pour ceux qui officiaient sur le site. « En trois jours, comment va-t-elle faire pour maintenir l’état des installations, garantir la sécurité du site et éviter des fuites de produits chimiques ? », questionne le délégué syndical. Il prend un exemple concret de danger potentiel : « On a une station de puisage d’eau dans le Rhône, notre station d’épuration en recrache dans le Rhône après traitement… S’il n’y a pas une surveillance de tous les instants, il y a un risque que des produits chimiques passent ». Avec des effets qui pourraient être dévastateurs sur la faune et la flore environnante.

    6 000 m3 de produits chimiques sur l’usine

    L’alerte est telle qu’elle est reprise par la CGT à un niveau confédéral. La centrale syndicale de Montreuil tire aussi « la sonnette d’alarme » dans une communication pour le moins inquiétante : « Gérer des déchets ne signifie pas savoir conduire et sécuriser une papeterie de plusieurs dizaines d’hectares ». Avant de développer : « Protection incendie, installations électriques, équipements contenant de l’amiante, milliers de mètres cubes de produits chimiques : la sécurité industrielle ne s’improvise pas et ne peut pas être transférée en quarante-huit heures ! ».

    Sur le terrain, Jean-Michel Bulinge confirme : « Il y a des postes de conduite qui nécessitent un an d’expérience pour savoir exercer correctement. Mais là, à moins d’une semaine du départ du site, rien n’est calé ni calculé ! ». Le syndicaliste s’appuie aussi sur la manière dont la transition post-liquidation s’est réalisée comme source d’inquiétude pour l’avenir : « Lors de la liquidation, on nous assurait que les salariés quitteraient le site le jour même, mais finalement ils nous ont demandé de prendre les postes de travail pour assurer la sécurité des installations ! ». Concrètement, il n’y aurait aucun contact entre le syndicat, pourtant cheville ouvrière de la sécurité sur le site, et ladite société de gestion de déchets. « Il n’y en a pas non plus avec la direction », assure Jean-Michel Bulinge.

    Une situation lunaire lorsqu’on sait que 6 000m3 de produits chimiques divers et variés sont toujours sur l’usine, de même que la bagatelle de 17 000 tonnes de bois. « Si demain les salariés n’assurent pas le pompage de l’eau, il n’y aura tout simplement plus d’eau sur site. Avec tout ce que ça implique pour une intervention des pompiers par exemple », prend pour autre exemple le syndicaliste. D’où l’appel de la CGT à une réaction des pouvoirs publics : « Le mandataire judiciaire et la Préfecture doivent prendre conscience de la situation ».

    Et surtout à ce qu’un chemin pour donner un avenir industriel à l’usine soit trouvé alors que les offres de reprise pour son usine sœur de Saint-Gaudens, rescapée de la liquidation, doivent être déposées devant le tribunal de commerce de Toulouse, ce lundi.

  • Les APL dans le viseur du gouvernement

    Les APL dans le viseur du gouvernement

    Un rapport rendu public, une polémique qui enfle et un démenti. En arrière-plan, un budget en préparation, plus austéritaire que jamais, et une campagne pour l’élection suprême.

    Afin de préparer son ultime projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la macronie est prête à tout pour des économies. Loin de s’attaquer aux plus riches, elle vise, comme à l’accoutumée, les plus précaires. Ici, les étudiants. Commandé par le Premier ministre, l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) remettent, en juin dernier, un rapport nommé « revue de dépenses relative à l’efficacité des politiques familiales » qui prévoit 2,5 milliards d’euros d’économies à court terme et 4,5 milliards à long terme. Les préconisations visent ainsi plusieurs mesures d’aide aux familles, parmi lesquelles l’aide personnalisée au logement (APL).

    Les deux grands corps de l’État proposent, dès lors, d’« améliorer le caractère redistributif des APL versées aux étudiants rattachés au foyer fiscal de leurs parents, en prenant en compte les ressources parentales ». Ce qui signifie intégrer les revenus des parents dans le calcul de l’allocation. « Près de 40% des étudiants bénéficiaires de cette aide sont associés à des revenus familiaux des deux déciles les plus élevés », justifie le texte rendu public le 14 août, qui chiffre les économies réalisées à 550 millions d’euros.

    Ce nouveau mode de calcul conduirait à la suppression directe de l’APL pour 200 000 étudiants et la baisse de l’allocation pour 150 000 étudiants supplémentaires. Rapidement, les syndicats concernés ont tiré la sonnette d’alarme. « En intégrant les revenus parentaux dans le calcul de l’aide, le gouvernement ferait donc le choix de considérer que les parents doivent financer les études et le logement de leurs enfants, y compris lorsque ceux-ci ne disposent pas concrètement de cette aide familiale. Nous refusons cette conception de l’autonomie étudiante », tempête Solidaires étudiants, qui appelle à la mobilisation le 15 septembre prochain. De même que l’Union étudiante, qui interpelle les députés « une attaque sans précédent se prépare », alerte le syndicat.

    Pour la CGT, « cette mesure est particulièrement injuste au regard de la précarisation croissante des étudiants, qui constituent l’une des catégories de population les plus fragilisées économiquement. Elle revient à faire peser sur les familles une charge supplémentaire, sans tenir compte de la réalité des situations familiales », dénonce la centrale syndicale de Montreuil dans un communiqué.

    Face à la bronca populaire, le Premier ministre s’empresse de démentir : « Suppression des APL pour les étudiants, gel du RSA ou du minimum vieillesse, remise en cause du crédit d’impôt pour les services à la personne, hausse de l’impôt sur le revenu… Tout cela est faux ! Le budget pour 2027 est encore en préparation ; les véritables décisions seront annoncées lorsqu’elles auront été prises, en transparence. Critiquer les décisions du Gouvernement est légitime. En inventer pour inquiéter les Français ne l’est pas », écrit Sébastien Lecornu dans un post sur X.

    Puis, dans la foulée, c’est la ministre de la Santé qui, dans un entretien au Figaro, annonce que le gouvernement a finalement renoncé à doubler les plafonds des franchises médicales. Mais pas à les augmenter…

    Dès lors, faut-il croire l’exécutif ? Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs se sont attelés à réduire les APL de 5 euros, à réformer le mode de calcul, ne prenant en compte que les 12 derniers mois de revenus, et à exclure depuis le 1er juillet, les étudiants extra-européens non boursiers. Ils sont plus de 100 000 impactés qui se voient amputés de 150 à 250 euros par mois.

    La paupérisation des étudiants est loin d’émouvoir les néolibéraux. « La précarité n’est pas un accident de la politique gouvernementale, elle en est devenue le résultat assumé », s’insurge l’Unef dans une étude publiée le 17 août qui fait le « bilan des dix ans au pouvoir d’Emmanuel Macron ». Le constat est sans appel, le coût de la vie étudiante a augmenté de 1,66% sur un an, et de plus de 35% depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, selon l’enquête annuelle du syndicat étudiant.

    EN CHIFFRES

    4,2

    En milliards d’euros, c’est le montant global des coupes budgétaires à long terme que préconise le rapport de l’IGF et de l’Igas en s’attaquant aux politiques familiales de l’État.

    200 000

    C’est le nombre d’étudiants qui pourraient être impactés par le nouveau mode de calcul des APL qui entraînerait, pour 200 000 jeunes, la suppression pure et dure de cette allocation.