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  • La carte scolaire entérine 143 fermetures de classes dans les Bouches-du-Rhône

    La carte scolaire entérine 143 fermetures de classes dans les Bouches-du-Rhône

    Syndicats d’enseignants, élèves et organisations de parents d’élèves l’avaient exigé par la grève et dans la rue les 26 et 31 mars : l’école publique a besoin de plus de moyens. La carte est passée de 152 fermetures de classes programmées à 143 pour 88 ouvertures, après débat, « quelques avancées » pour les syndicats, mais les moyens restent « insuffisants ».

    Avec plus d’une trentaine de suppressions de postes envisagées dans l’académie d’Aix-Marseille pour le premier degré, dont une vingtaine dans les Bouches-du-Rhône, le CSA-SD qui se tenait vendredi matin en préfecture s’annonçait tendu. Des bougés ont eu lieu et la carte peut encore subir des modifications jusqu’à la rentrée en fonction des nouveaux inscrits ou de problématiques non encore débattues. Ce sont donc 105 fermetures de classes qui sont programmées ainsi que 38 classes dédoublées en éducation prioritaire pour 71 ouvertures, plus 14 en éducation prioritaire ainsi que trois en très petites sections.

    À Marseille, le centre-ville reste le plus touché par les fermetures, notamment dans les 1er et 2e arrondissements avec quatre classes en REP+ en moins et une autre à Franklin-Roosevelt (5e) où une classe avait déjà été supprimée à la rentrée dernière. En revanche, dans le 6e arrondissement l’école élémentaire Friedland regagne sa classe, comme celle de Saint-Barnabé dans le 12e et le secteur de Malpassé (13e) récupère une classe REP+ aux Oliviers.

    Aucun bougé pour Aix-en-Provence qui perd 11 classes. Mais pour le reste du département, des fermetures ont aussi été annulées : la maternelle Anaïs-Gibert et la primaire Albaron d’Arles conservent chacune leur classe, comme les écoles élémentaires Simone-Thoulouze à Carry-le-Rouet, la primaire Claudie-Haigneré des Pennes-Mirabeau, la maternelle la Tour à Mimet et l’élémentaire de Saint-Étienne-du-Grès. Quant à Gardanne, si l’école Paul-Cezanne ne perd plus de classe, l’ouverture d’une classe REP à Beausoleil n’est plus à l’ordre du jour. Pour les classes en dédoublement, Istres est recrédité sur Jules-Ferry.

    Zéro inclusion

    Sur les moyens consacrés à l’inclusion, on ne note aucune ouverture mais une fermeture de classe Ulis pour élèves en situation de handicap, et cinq fermetures de postes en CMPP, Sessad, IME… enfin, zéro création de poste en classe recevant des élèves allophones (UPE2A). De même aucun poste de brigade n’a été annoncé en dépit de difficultés chroniques de remplacements. Enfin, les seuils de nombre d’élèves par classes ont été déterminés en fonction de l’indice de position sociale : 20 élèves pour un IPS inférieur à 75, 23 pour un IPS entre 79 et 95 et 26 pour un IPS de plus de 95.

    Dans la droite ligne du budget d’austérité Macron-Lecornu, cette carte scolaire répond « à une vision purement arithmétique, au lieu de ne permettre de profiter de la baisse démographique dans certains secteurs pour améliorer les conditions de travail des enseignants et assistants d’éducation comme les conditions d’apprentissage des élèves » estime Sébastien Boistel, élu au conseil syndical FSU-SNUipp 13, dont les élus ont voté contre la carte proposée par la Dasen. De même pour les élus des syndicats CGT et FO. L’Unsa s’est quant à elle abstenue et le SIAES n’a pas siégé. « Et pour les postes, les mouvements vont être difficiles à opérer », ajoute le syndicaliste. Dans le second degré, les mobilisations doivent encore tomber.

    « Une vision purement arithmétique »

  • [Entretien] Edmond Baudoin : « J’aimerais que la Méditerranée s’arrête enfin de saigner »

    [Entretien] Edmond Baudoin : « J’aimerais que la Méditerranée s’arrête enfin de saigner »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir voulu monter à bord de cette flottille ?

    Edmond Baudoin : Comme beaucoup d’êtres humains, je suis concerné par ce qu’il se passe en ce moment. Je suis né à Nice, en 1942, il y a bien longtemps, et c’est aussi pour ça que la mer Méditerranée m’importe tant. C’est un lieu de passage, où l’on meurt énormément, et depuis longtemps maintenant. L’horreur dans laquelle nous sommes arrivés, nous ne pouvons plus la continuer. Je vais bientôt mourir et je sais que je voudrais que l’humanité continue, c’est ce que j’espère. Le chemin que nous avons pris nous emmène vers un point limite. Il faut que ça bascule. Donc j’ai dit oui à ce voyage, avec cette flottille, pour participer à ce militantisme sur la Méditerranée, parce que je suis encore vivant, parce que j’ai encore la possibilité de faire et d’écrire.

    Quel message portez-vous ?

    E.B. : Le message sera la Méditerranée et la culture. Bien sûr, ce qui se passe tue, mais c’est aussi un assassinat de la culture. On voit comment tout est détruit : en Palestine, à Gaza, qui est un espace d’une grande culture, mais aussi partout au Liban, puis en Iran… On piétine les êtres humains, c’est ça, bien sûr, le plus grave. Mais derrière les êtres humains, il y a tout ce qu’ils étaient. Dire qu’on va ramener l’Iran à l’âge de pierre, qu’est-ce que ça veut dire ? [Donald Trump a déclaré mercredi depuis la Maison-Blanche vouloir « ramener l’Iran à l’âge de pierre », Ndlr] Pourquoi ne sommes-nous pas en train de manifester dans la rue ? Juste ces mots… comment est-ce possible ?

    Comment occuperez-vous
    vos journées à bord
     ?

    E.B. : Bien sûr, je vais aider à faire avancer le bateau, car nous sommes huit à bord, ce qui signifie que nous devons tous participer à son fonctionnement. Mais dès que j’aurai une minute, je dessinerai ce que je pense, ce que je vois. Je vais remplir du papier, faire ce que je suis censé faire dans le monde. J’aimerais que la Méditerranée s’arrête enfin de saigner. Pour ça, je n’ai pas beaucoup d’autres moyens que le dessin et l’écriture.

    Quelles affaires avez-vous emportées ?

    E.B. : Je suis déjà allé en bateau sur la Méditerranée. Je sais donc que, n’importe où, même en plein été, il fait froid, ou qu’en tout cas tout est très humide. Donc je me suis habillé comme pour partir à la montagne. Sinon, j’ai pris de l’aquarelle, de l’encre de Chine… C’est à peu près tout. Ah oui, j’ai aussi pris des médicaments pour le mal de mer !

    Avez-vous peur ?

    E.B. : Non. C’est quelque chose que je connais mal, le stress. Je ne sais pas, je me dis que ce n’est pas maintenant que je vais mourir. Et puis, quelle importance ? Mourir ne me pose aucun problème. Simplement, je n’existerai plus. Voilà. Mais pendant des millions, des milliards d’années, je n’ai pas existé, donc je n’existerai pas. Et puis j’ai 84 ans, disons que ça me pend au nez.

    Entretien réalisé par Margot Milhaud

  • Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Carnaval et fête foraine s’emparent de La Ciotat

    Vous l’aurez compris, cette année le carnaval de La Ciotat fait la part belle aux animaux pour une nouvelle édition qui s’annonce féroce ! Qu’ils soient à poils ou à plumes, qu’ils nagent, qu’ils volent ou qu’ils rampent, l’ensemble des compagnies présentes mais aussi les 13 associations participantes se prêtent au jeu et ont confectionné leurs plus beaux costumes pour les uns, tandis que les autres proposeront des tableaux en rapport avec la thématique de cette nouvelle édition.

    Un bestiaire festif
    et des manèges à gogo

    Allant des ElecRo’frOgs pour la compagnie carpentrassienne Archibald Caramantran aux faucons de la compagnie Ballet Gawazi Alcoy venue tout spécialement d’Espagne, en passant par les papillons de la compagnie allemande Stelzen Art, c’est tout un monde qui s’offre aux petits comme aux grands. C’est un après-midi animé qui attend donc les familles où musiques et chars investiront les rues du centre-ville à partir de 15h30 et au départ du Port-Vieux pour une arrivée place de l’Escalet.

    Tout au long de la déambulation, le carnaval se déclinera en plusieurs tableaux. Poissons géants, félins colorés, oiseaux merveilleux et créatures champêtres composeront ce bestiaire festif et onirique en invitant tout le monde à y participer.

    Le même jour, la fête foraine, elle aussi rendez-vous annuel, prendra ses quartiers le long des plages et plus précisément sur l’esplanade Langlois pour y rester jusqu’au 26 avril. Manèges pour petits et grands, pêche aux canards qu’ils soient drôles ou à sensations, tirs aux ballons, cascades ou encore stands de confiseries divers et variés vous accueilleront tous les jours de 14h à 20h et les vendredis et samedis jusqu’à 22h.

    à noter que les mercredis 8, 15 et 22 avril, des animations surprises faites de mascottes, de dinos et de personnages de Zootopie seront au programme à partir de 15h.

  • Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Affronter le cador parisien constitue toujours un rendez-vous à part dans une saison.

    Si les joueurs istréens se préparent avec enthousiasme à défier certains des meilleurs éléments de la planète, leur entraîneur adopte une approche plus pragmatique. « C’est l’un des matches les plus simples à préparer », lance Bastien Cismondo, le technicien du Istres Provence Handball. « C’est le plus gros budget du championnat avec une équipe qui n’a pas encore perdu », poursuit-il, conscient de l’ampleur de la tâche qui attend ses hommes dimanche dans l’antre francilien.

    Face au PSG, assuré d’être écarté de la course à la Coupe d’Europe suite à sa défaite mercredi chez les Hongrois de Veszprem (32-24), l’objectif sera avant tout de « se comparer collectivement à ce qui se fait de mieux ». « On va se focaliser sur nos points forts et sur ce que l’on maîtrise. On est capables d’être solides défensivement avec des bons gardiens, tout en ayant la capacité de se projeter rapidement. Il faudra mettre du rythme et ne pas chercher à faire des attaques placées, car ils sont capables d’éteindre leurs adversaires », développe-t-il.

    Des rendez-vous décisifs

    à venir pour le maintien

    Avant-derniers de Starligue, les Istréens (9 points) ne comptent qu’une unité de retard sur Chartres et Sélestat. Leur situation s’est toutefois nettement améliorée ces dernières semaines, avec deux victoires lors des trois dernières journées, face à Tremblay (36-30) et Saint-Raphaël (35-32), à domicile. « On est dans une dynamique positive », se réjouit l’entraîneur des Taureaux. « On est toujours à la recherche de points pour un maintien en fin de saison. Des matches capitaux nous attendent à l’avenir », ajoute Cismondo, déjà tourné vers l’après-PSG. « C’est un plaisir de les affronter, les joueurs sont motivés, mais ce n’est pas le plus grand événement de notre fin de saison. La vraie adrénaline surviendra lorsque nous allons devoir batailler face à des concurrents directs pour éviter la descente », insiste-t-il.

    Parmi les derniers matches de la saison, les réceptions des voisins nîmois et aixois, sans oublier celle des Dijonnais, actuels derniers du championnat, s’annoncent déterminantes pour leur survie en Starligue. « On a quatre, voire cinq matches à notre portée. On va tout faire pour les gagner », lâche l’entraîneur istréen, qui n’a pas encore digéré la lourde défaite subie à Dijon (39-31) en première partie de saison. « Sur les neuf matches qu’il nous reste à jouer, je pense qu’il faut en gagner au moins trois pour se maintenir », estime Bastien Cismondo, lucide alors que ses protégés ne se sont imposés qu’une seule fois à l’extérieur en dix déplacements. Autant dire qu’ils n’auront pas le droit à l’erreur devant leur public.

    22e journée de Starligue

    À 16h, au Stade Pierre de Coubertin.

    Arbitre : MM. Artes et Bolla

    PARIS : Lovkvist, Green – Fathy Omar, Steins, Konan, Karlsson, Sole, Grebille, Syprzak, Karabatic, Lyse, Heldal, Peleka, Gaudin, Prandi, Loredon.

    ISTRES : Mathias, Deekens – Araujo, Camara, Laufray, Gensoulen, Boilesen, Dourte, Padolus, Kammenhed, Dujic, Bogusevicius, Gaillard, Borges Moraes Silva, Martinon, Sanad.

  • Le préfet des Hautes-Alpes accueille et oriente les nouveaux maires

    Le préfet des Hautes-Alpes accueille et oriente les nouveaux maires

    Par temps calme, tout le monde veut être capitaine, mais quand viennent les crises, c’est vers vous que se tourneront nos citoyens. » Un enseignement que le préfet, Philippe Bailbé, a tenu à partager aux édiles du département, reçus à la préfecture, ce vendredi matin. Conscient de l’ampleur parfois déroutante du mandat de maire, il a souhaité à la fois les féliciter et leur présenter les différents services départementaux avec lesquels ils coopéreront et qui seront là pour les soutenir. « Trop d’élus abandonnent en cours de mandat à cause de la fatigue, du manque d’aide. Nous pensons qu’un maire heureux fait une commune heureuse », a réaffirmé le préfet, durant son discours de bienvenue, soulignant que le maire est « à la fois représentant de l’autorité de l’État et lien de proximité essentiel ».

    Dans la salle, la soixantaine d’élus présents a assisté à un rappel de leurs différentes missions et prérogatives, ainsi que des problématiques et enjeux spécifiques du territoire. Ensuite, plusieurs représentants de l’État – de la Direction des finances publiques aux archives, en passant par la Direction des politiques publiques – sont venus présenter les dispositifs d’aide et de conseil qu’ils pourront solliciter. Un exposé bienvenu pour celles et ceux qui débutent dans leurs fonctions. « On comprend mieux l’articulation entre les pouvoirs publics et surtout leur disponibilité, a apprécié Jean-Claude Favier, tout juste élu à la tête de la commune de Ventavon (540 habitants). Et puis c’est rassurant de voir qu’ils travaillent en amont pour nous accompagner. »

    « Sur les 162 communes, il y a 58 nouveaux maires, s’est réjoui le préfet Philippe Bailbé. Il y a eu un vrai renouvellement dans les Hautes-Alpes. Nous voulions leur montrer que l’État est là pour les accompagner, en tant que partenaire, dans la réussite des Hautes-Alpes. Nous sommes une équipe et elle ne peut pas fonctionner sans lien de confiance. Et pour cela, il faut se rencontrer. » Office national de la biodiversité, gendarmerie, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe)… Pour faciliter la rencontre avec les différentes institutions du territoire, huit représentants de divers services départementaux de l’État tenaient un stand de conseil à destination des maires.

    Un moment précieux

    pour les élus

    « Pour les nouveaux, il y a beaucoup de lecture », s’est amusée Elsie Nicolas, les bras chargés de la documentation distribuée aux maires. élue pour la première fois à Chabottes (964 habitants), elle s’est renseignée auprès de l’Agence nationale de cohésion des territoires. Pour les élus débutants, c’est l’occasion de nouer contact avec les institutions susceptibles de les aider à monter leurs projets. « Nous souhaitons faire rénover notre base de loisirs, en faire un lieu dédié à la jeunesse, avec un volet éducatif lié à la montagne et aux réseaux d’eau », explique-t-elle. L’agence pourrait financer le projet s’il présente des vertus pédagogiques. « Tout va très vite. On vient de prendre nos fonctions et il y a déjà un budget à voter pour fin avril… Alors, si on peut se renseigner auprès des institutions, mais aussi rencontrer d’autres maires qui ont monté des projets qui nous inspirent, c’est une très bonne occasion. »

    Rémina Salerno, élue pour la première fois à 28 ans la tête de la commune de Barcillonnette (150 habitants), est diplômée d’un master en urbanisme et aménagement. Elle était jusqu’à récemment chargée de l’action cœur de ville à Montbrison, et donc déjà bien rodée aux mécanismes de l’action municipale. Pour elle, cette rencontre a surtout permis « d’identifier les interlocuteurs, de connaître les personnes plus que les institutions », mais aussi de prendre la mesure d’un engagement nouveau. « Dans mon parcours professionnel, j’ai conseillé les élus, j’ai été des deux côtés, dans le public et dans le privé. Désormais, c’est à moi de porter une vision politique. C’est très différent et il faut que je m’approprie ce rôle. »

    Au total, sur les 162 maires élus dans le département, un tiers entame son premier mandat, d’après les chiffres de la préfecture.

  • À Avignon, Olivier Galzi distribue les rôles dans sa majorité

    À Avignon, Olivier Galzi distribue les rôles dans sa majorité

    Samedi dernier, Olivier Galzi a officiellement été installé maire (DVD) d’Avignon. Dans la foulée, le nom de ses 20 adjoints était aussi connu à l’issue d’un vote. Leurs délégations étaient promises d’ici à la fin de semaine prochaine. C’est chose faite depuis ce vendredi, de même que celles des conseillers municipaux. « Chacun a reçu ses missions et commence dès aujourd’hui à travailler avec les services de la Ville pour traduire nos engagements en actions concrètes », souligne le maire dans un communiqué ce vendredi. Rappelons que les adjoints vont recevoir une indemnité en hausse de 35% en moyenne par rapport au mandat précédent (1 726 euros bruts contre 1 200 euros) quand le maire diminue ses émoluments de 14% (5 631 euros bruts).

    Comme pressenti aux postes clés, la première adjointe Corinne Chatriot est en charge de la dynamique commerciale. La sécurité revient à Jean-Luc Queyla, ex-colonel des pompiers et chef de la caserne d’Avignon. Les finances sont dévolues à Emmanuelle Roux-Panis, consultante en affaires publiques ayant longtemps travaillé aux États-Unis. Laurent Rochut, ex-coprésident du Festival off, s’occupe de l’éducation et du spectacle vivant. Ancienne journaliste culture chez Vaucluse matin, Violeta Lukic hérite du patrimoine, des musées et de l’industrie culturelle. Une acception qui fait déjà grincer à gauche, où l’on reproche à Olivier Galzi sa vision purement mercantile de la culture.

    Autre poste qui fait tiquer, Michel Adam, adjoint à la propreté et qualité de vie. Un fort cheval de bataille de la majorité qui sera donc mené par le frais retraité chef du service… propreté urbaine de la Ville. Une collusion d’ailleurs mentionnée dans le recours en annulation porté par la liste de gauche aux municipales. L’ancien magistrat Philippe Bruey est délégué à l’urbanisme quand les mobilités reviennent à Nicolas Donadille. Bertrand Dessaud-Delaye se retrouve avec une énigmatique « relations avec les usagers » quand Anaïs Hausmann, compagne d’Olivier Galzi, récupère une délégation nouvelle sur-mesure de « déléguée à l’innovation, à la création de valeur territoriale ».

    Parmi les changements observés avec la mandature précédente de Cécile Helle, les élus en charge des quartiers ne sont pas tous adjoints. Seuls le centre-ville, Sud, Nord Rocade et Montfavet ont droit à ces honneurs. La santé, avec Valérie Issautier-Nocca, n’est pas non plus dans un portefeuille d’adjoint, tout comme la démocratie participative. Enfin, mention spéciale à Christian Paly, viticulteur déjà élu sous Marie-Josée Roig. Il cultive une improbable délégation au « quartier Est, au patrimoine œnotouristique, à la transition énergétique et au réseau de chaleur ».

    Les 20 adjoints et leur délégation

    Corinne Chatriot, première adjointe, déléguée à la dynamique commerciale ; Jean-Luc Queyla délégué à la sécurité et aux risques majeurs ; Emmanuelle Roux-Panis déléguée aux finances et au budget ; Michel Adam délégué à la propreté et au cadre de vie ; Laurent Rochut délégué à l’éducation et au spectacle vivant ; Violeta Lukic déléguée au patrimoine, aux musées et à l’industrie culturelle ; Laetitia Dosne déléguée à l’action sociale, aux aînés, à l’emploi et à l’insertion ; Isabelle Altayrac déléguée à la petite enfance et à la restauration scolaire ; Nicolas Donnadille délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie ; Philippe Bruey délégué à l’urbanisme, aux aménagements urbains et aux renouvellements urbains ; Djamila Herry-Bouras déléguée à la mairie de quartier Sud et aux logements ; Anaïs Hausmann déléguée à l’innovation, à la création de valeur territoriale ; Matteo Boso délégué à la transformation digitale et au système d’information ; Florian Borba Da Costa délégué à la mairie de quartier centre-ville et aux Halles ; Michèle Nesme déléguée à la prévention de la délinquance, à l’enseignement supérieur et à l’université ; Bertrand Dessaud-Delaye délégué aux relations avec les usagers ; Xavier Bourgue délégué aux sports et au quartier Nord Rocade ; Eric Peytié délégué à Montfavet et à la culture provençale ; Nezha Alami-Moumed déléguée aux relations sociales du personnel et au quartier Ouest ; Simone Vidal déléguée à l’environnement, à l’agriculture et au développement durable et à la condition animale.

  • A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales

    A Toulon, Josée Massi annonce ses délégations municipales

    Conseil express, vendredi, pour l’annonce des délégations des adjoints et conseillers municipaux délégués, dévoilées dans la journée (lire ci-contre). Leurs indemnités de fonction ont également été soumises au vote (2 884 euros pour les adjoints, 1 486 pour les conseillers municipaux délégués, 327 pour les conseillers municipaux). Des montants inférieurs aux plafonds autorisés par la loi, contre lesquels le RN a tout de même voté, invoquant la situation financière des collectivités. « Toulon est la ville la moins endettée de France », a répondu la maire, Josée Massi (SE), rappelant la réduction de ses frais de représentation, passés de 15 000 à 6 000 euros. Et de conclure : « Un escalier se balaie par le haut, je commence donc par moi. »

    Autre point d’achoppement : le nombre des collaborateurs de cabinet de la maire. Josée Massi les avait fait passer à six fin 2025, pour compenser le départ de l’un d’eux en janvier, et avait, selon l’opposition, promis de revenir à cinq par la suite. « Je comprends que vous en ayez besoin de six. Mais pour un début de mandat, c’est osé, Josée », lance Amaury Navarranne (RN), en référence à l’un des slogans de campagne de la maire. « Je n’en ai que cinq. Mais pour éviter une délibération, j’en mets six. Et oui, comme vous le voyez, j’ose », lui a rétorqué cette dernière.

    La liste des adjoints

    Julien Orlandini : premier adjoint, en charge des grands projets et suivi action municipale, finances, communication, numérique et IA, attractivité commerciale. Geneviève Lévy : urbanisme, patrimoine foncier, établissements de proximité, formations des élus et prévention des risques d’atteinte à la probité. Thomas Pison : police municipale, sécurité civile, marchés et affaires juridiques. Valérie Marcel Arniaud : offre de santé, actions de prévention, contrat local de santé, veille sanitaire. Laurent Isnard : protection du littoral, relations Marine, écosystème portuaire, CIL bleu, mémoire et anciens combattants. Margaux Macario : petite enfance, jeunesse, liens intergénérationnels et seniors. Jean-Michel Permingeat : politiques et réussite éducatives, restauration collective, vie étudiante. Laurence Masson-Dubroc : culture, archives. Patrice Cazaux : élections, recensement, citoyenneté, accueil des usagers, standard, mairies de quartier, salles municipales. Lauren Boulay : bâtiments durables, travaux communaux. Albert Tanguy : propreté, espaces Verts, mobilités douces, Secteurs 9 et 10. Hélène Audibert, : aménagement et rénovation urbaine, Secteurs 6 et 7. Jean-Charles Brochot : voirie, stationnement (en surface ou souterrain), circulation, éclairage public, Secteurs 5 et 8. Brigitte Genetelli : action sociale, CCAS, organisation du forum des associations, Secteurs 1 et 2. Boris Touaty : tourisme et congrès, bureau des tournages. Martine Berard : logistique (parc auto, imprimerie, magasin général…), cimetières. Pierre Bonnefoy : relations avec les grands clubs, projets sportifs du territoire, équipements sportifs municipaux. Corinne Jouve : animation des CIL, démocratie de proximité. Ali Khalfaou : politique de la Ville, inclusion, handicaps, ressources humaines et dialogue social Secteurs 3 et 4. Pascale Robert : relations internationales, jumelages, événements et cérémonies. Serge Lhotellier : suivi du Contrat de Mixité Sociale, relations avec les bailleurs, habitat durable, sécurité de l’habitat (immeubles menaçant ruine). Camille Sztejnhorn : transition écologique et animale en ville.

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.

  • L’OM pour l’échappée belle

    L’OM pour l’échappée belle

    Avant que Clément Turpin ne siffle le coup d’envoi, l’OM connaîtra les résultats de ses rivaux directs dans la course à la troisième place.

    Lille et Lyon, qui sont à une longueur derrière, auront affronté Lens et Angers. Alors que Rennes, qui compte deux points de retard, aura fait son voyage à Brest. « Ce que font les autres ne nous concerne pas. Quels que soient leurs résultats, nous n’avons qu’un objectif, gagner à Monaco pour être sûrs de rester troisième. » Amine Gouiri résume le sentiment du vestiaire olympien au moment d’aller défier Monaco au pied de son Rocher.

    Monaco qui est l’équipe en forme de ce premier trimestre 2026. Monaco qui a flirté avec l’exploit face au PSG en Ligue des Champions. Monaco qui, après un passage à vide, a su revenir dans la course à la qualification en Ligue des Champions.

    Les joueurs de la Principauté ne sont plus qu’à trois points du podium. Et lorgnent désormais sur la marche qu’occupent les Marseillais. Des Marseillais fragilisés après leur défaite au Vélodrome, face à Lille, avant la trêve internationale.

    « Cette page est tournée. En revenant de sélection, j’ai retrouvé un vestiaire avec beaucoup de sourires », confie Amine Gouiri.

    Son OM se voit offrir une opportunité de repousser un rival à six longueurs. Dans un choc frontal « qui n’est pas crucial, mais important. Très important », poursuit l’international algérien. « Nous sommes toujours troisièmes et avons notre destin entre nos pieds. Il faut faire le job pour rester devant », insiste-t-il.

    Pour lui, « être devant dans cette course à la Ligue des Champions n’est pas anodin ». C’est le symbole que les Marseillais sont suffisamment costauds pour encaisser les mauvais coups, nombreux cette saison sur leurs têtes.

    Les deux semaines de trêve auront-elles permis d’effacer les frustrations du match raté contre Lille ? « Nous allons affronter un adversaire qui est dans une très, très bonne dynamique. À nous de faire en sorte de la stopper », insiste Habib Beye. L’entraîneur marseillais a profité de la longue séquence sans match pour faire réviser certains fondamentaux. Il avait noté que l’OM « n’était pas assez menaçant dans la profondeur et les attaques placées, manquait de continuité et avait trop de déchets ».

    Il estime le moment venu « de montrer nos forces en évitant de subir à Monaco ». Même sans Mason Greenwood. « Je me repose sur les qualités de ce groupe », conclut-il.

    « Nous avons notre destin entre nos pieds. Il faut faire
    le job. »

  • Nîmes Métropole : un enjeu majeur

    Nîmes Métropole : un enjeu majeur

    Le 22 mars, Vincent Bouget a fait basculer Nîmes. Le 14 avril, il peut réussir le doublé : prendre aussi la présidence de Nîmes Métropole, ce mastodonte de 39 communes et 105 élus communautaires. Sur le papier, l’affaire ressemble à un boulevard. Dans les coulisses, c’est un vote à la calculette, où chaque maire vient avec ses lignes rouges. Depuis 2002, l’agglo a toujours été présidée par un élu de Nîmes. Et la ville centre reste la clé : 52 sièges sur 105. Problème : sur ces 52, Bouget n’en contrôle pas la totalité. Sa majorité nîmoise pèse 37 voix. Pour être élu, il lui en faut 53 : 16 voix sont donc à aller chercher ailleurs. Pas impossible, mais tout sauf automatique dans une intercommunalité encore très marquée à droite.

    L’heure des compromis

    Premier signal : Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles (2e ville de l’agglo, 6 sièges), ne sera pas candidat. « Vincent Bouget sera président, de toute évidence », glisse-t-il au Réveil du Midi, sans promettre pour autant un soutien. Les élus le répètent : mieux vaut peser dans l’exécutif que jouer l’affrontement permanent. Car l’agglo, ce n’est pas un symbole : c’est la machine des compétences lourdes : transports, déchets, développement économique, grands équipements, et des arbitrages qui touchent directement les communes.

    Bouget, lui, promet une gouvernance « respectueuse de tous » et assure qu’il n’y aura « pas de passages en force ». Les maires des petites communes veulent des garanties : sur le PLUi, sur l’urbanisme, sur la crainte d’une montée en puissance vers une communauté urbaine, sur la répartition des investissements. Et ils savent qu’ils peuvent monnayer leur vote : l’exécutif compte des vice-présidences où les communes hors Nîmes pèsent traditionnellement. Reste l’inconnue : une coalition « anti-Bouget » est techniquement possible, mais complexe à stabiliser, et risquée si elle devait compter sur les voix RN.