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  • [Chronique des invisibles] Les disparus de la douceur

    [Chronique des invisibles] Les disparus de la douceur

    On les évoque rarement. À la télévision, plus un programme est immonde, plus les parts d’audience grimpent. À croire que les tombereaux de saletés qu’ils déversent trouvent un écho familier dans nos cerveaux fatigués. Dans les séries et au cinéma, les tueurs en série deviennent des héros, les assassins, des modèles de charisme. Plus ils sont siphonnés, tordus, plus les spectateurs s’enthousiasment, leur violence se communiant avec la nôtre.

    Alors, que sont devenus les gentils ? Les bienveillants, les amoureux de la vie, ceux qui refusent la brutalité ambiante ?

    Ils ne hurlent pas sur les plateaux télé ni sur les réseaux. Ils ne cherchent pas à humilier, ni à briller. Eux, ce sont les gens du quotidien, les « seconds rôles » de nos vies : celui qui laisse sa place dans le bus à une vieille dame, la caissière qui garde son sourire face à la grossièreté, ce collègue qui demande sincèrement « ça va ? » et s’arrête pour écouter la réponse.

    Ces gens-là ne font pas la une, mais sans eux, le monde se déliterait encore plus vite.

    Ils rappellent qu’il n’y a pas besoin d’héroïsme guerrier pour être brave. Parfois, il suffit de tendre la main plutôt que de détourner le regard. Être bouleversé devant les images d’enfants hagards sous les bombes, ce n’est pas faiblesse : c’est la preuve que le cœur bat encore.

    La civilisation, disait Camus, se mesure à la douceur qu’elle accorde aux plus fragiles.

    Aujourd’hui, cette douceur se fait rare, reléguée aux marges d’un monde cynique, violent, saturé de rancunes.

    Dans l’ombre, il reste des figures à hauteur d’homme : celui qui écoute sans juger, celle qui console sans attendre de retour. Ils sont nos derniers chevaliers, discrets et sincères.

    Être gentil, aujourd’hui, n’est plus une évidence ; c’est un acte de résistance.

    Face à la vulgarité triomphante, au sarcasme comme signe d’intelligence, la gentillesse devient une rébellion silencieuse. Elle dérange, parce qu’elle remet l’humain au centre. Et peut-être que le plus beau, dans cette époque saturée de violences, c’est qu’il reste encore des âmes capables d’empathie.

    Elles n’attendent pas d’être vues.

    Elles agissent, simplement, obstinément, héroïquement comme si la bonté pouvait encore sauver quelque chose.

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : réorganisation syndicale

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : réorganisation syndicale

    L’opposition des minoritaires et du Parti socialiste était représentée au 27e congrès par Dumonceau, secrétaire du syndicat des typographes, qui critiquait, entre autres, l’action du bureau de l’UD à qui il reprochait son sectarisme de tendance majoritaire. J’eus de la peine pour arrêter le congrès qui le conspuait. En fait, il reprenait les décisions du Congrès fédéral du Parti socialiste préparatoire au 29e congrès de la SFIO qui tenait ses assises le 10 août. Depuis la révocation des ministres communistes, nous critiquions violemment le gouvernement et le Parti socialiste en particulier.

    Celui-ci faisait des efforts pour renforcer son influence dans les entreprises. Il donnait des instructions en faveur d’une propagande pour que, dans chaque chantier, usine, dans les groupes EDF et Gaz de France, à la SNCF, dans l’administration, soient créés des groupes socialistes. Malgré leurs efforts, ce fut un échec.

    Le rapport d’activité du congrès fut adopté par 160 559 voix contre 209 et 332 abstentions.

    Au congrès fédéral du Parti socialiste, Francis Leenhard dénonça les agressions du PCF contre le Parti socialiste avec la complicité des dirigeants de la CGT dont « Lucien Molino, membre du comité central du PC ». Pour Irma Rapuzzi, ancienne trotskiste, il fallait dégager le syndicalisme de l’emprise de la CGT en ayant une attitude plus combative et courageuse. La motion de synthèse, rapportée au nom de la commission par Gaston Defferre, repoussa le principe de l’unité d’action avec le Parti communiste et affirma la nécessité impérieuse de libérer le syndicalisme de toute ingérence politique.

    Il y eut bien quelques divergences, comme celle soulevée par une militante CGT et socialiste d’Aix-en-Provence, mais Defferre recueillit l’unanimité pour condamner la politique de la majorité confédérale.

    L’UL de Marseille

    et modification de l’UD

    C’est à ce 27e congrès que nous avons décidé la dissolution de l’Union locale de Marseille et de l’intégration des deux secrétaires Giribone et Millaud dans le bureau de l’UD. Cette décision était prise dans un département des Bouches-du-Rhône où l’Union locale de Marseille avait un champ d’intervention très proche de celui de l’Union départementale et formait un écran entre l’UD et les syndicats. Nous avons créé des intersyndicales d’arrondissements ou de secteurs suivant l’importance industrielle aux endroits importants, comme le Bassin de Séon, La Capelette, Saint-Marcel et Saint-Antoine, Saint-Victor, et une intersyndicale au centre, à l’ancien siège de l’Union locale. Cette modification nous permit d’employer directement des militants de l’UL pour renforcer l’UD, une centralisation et une plus grande rapidité d’intervention.

    à suivre la semaine prochaine…

  • L’OM abdique à Monaco

    L’OM abdique à Monaco

    Les deux roues de vélo au tableau d’affichage à la pause étaient le reflet du spectacle montré sur le terrain dans une première période qui a laissé tout le monde sur sa faim. Monégasques et Marseillais n’avaient pas donné le sentiment de lutter pour revenir dans la course au podium concernant les premiers, et récupérer la troisième place pour les seconds.

    Certes, le statu quoi pouvait suffire au bonheur d’un OM toujours en quête d’une identité de jeu et d’une série dynamique dans ses résultats. Mais prendre trois points en Principauté aurait été la meilleure option possible, afin de s’offrir un peu de confort par rapport à la meute.

    Durant la première demi-heure, les Olympiens ont été comme leurs supporters : invisibles. Mais, lorsqu’à la demi-heure de jeu, les bâches sont ressorties, et que le parcage s’est remis à donner de la voix, le jeu phocéen a été plus percutant. Avec deux occasions, pour Hamed Traoré puis Igor Paixão, qui auraient pu permettre aux hommes de Habib Beye de virer en tête à la pause.

    L’OM allait regretter ce manque de réalisme et les autres actes manqués face à Lukas Hradecky en seconde période. Car les Monégasques, allaient, eux, jusqu’au bout de leurs intentions. Avec un premier but signé Alexandr Golovin au tournant de l’heure, avant que Folarin Balogun n’assoit définitivement l’emprise de son équipe sur la soirée. La réduction du score d’Amine Gouiri ne faisant qu’aviver les regrets chez des Olympiens qui chutent du podium.

    Monaco-OM : 2-1 (0-0)
    2e journée de Ligue 1
    Stade Louis II (15 000 spectateurs environ)
    Arbitre : C. Turpin.
    Buts : Golovin (59), Balogun (74) pour Monaco, Gouiri (85) pour l’OM.
    Avertissements : Camara (8), Kehrer (70) à Monaco, Medina (34), Balerdi (87) à l’OM.

    MONACO : Hradecki – Kehrer, Zakaria ( c ), Faes – Tézé, Camara, Coulibaly (Bamba, 65), Mawissa (Diatta, 65) – Akliouche (Adingra, 84), Balogun (Biereth, 84), Golovin (Fati, 75).
    Entraîneur : S. Pocognoli.

    OM : Rulli – Pavard, Egan-Riley (Balerdi, 77), Medina – Weah (Emerson, 89), Höjbjerg ( c, Abdelli, 89 ), Timber, Paixão – Traoré (Nawneri, 73)– Gouiri, Aubameyang.
    Entraîneur : H. Beye.

  • [Série 1/3] Le cancer chez les plus de 75 ans, un problème de santé publique

    [Série 1/3] Le cancer chez les plus de 75 ans, un problème de santé publique

    Un appel à projets a été lancé en 2011 par l’Institut national contre le cancer (Inca) sur le déploiement national d’unités de coordinations en oncogériatrie. Et le groupement de coopération sanitaire réunissant l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille et l’Institut Paoli-Calmettes, a été retenu comme unité de coordination en oncogériatrie (Ucog) pour l’ouest de la région Paca dont les coordinatrices sont le docteur Frédérique Rousseau, oncologue à l’IPC et le professeur Anne-Laure Couderc, gériatre à l’AP-HM.Une entité régionale dont les travaux et recherches favorisent l’accès aux soins des patients âgés atteints de cancer dont le nombre est en augmentation constante.

    « Vu l’évolution démographique de la population française, il est évident que la prise en charge des personnes âgées atteintes d’un cancer est un problème de santé publique », souligne le docteur Rousseau. « Tous les gens nés au moment du baby-boom c’est-à-dire après la guerre, arrivent actuellement vers la septième ou la huitième décade avec, de fait, une augmentation mathématique du nombre d’octogénaires à l’horizon 2030, 2040 » Le tout avec un deuxième élément non négligeable à prendre en compte selon la professionnelle qui est l’amélioration de l’état de santé global et de l’autonomie des personnes de plus de 70 ans grâce notamment à un meilleur contrôle des pathologies cardiovasculaires et métaboliques

    Surveillance de tous les instants

    « Au sein de l’Institut, nous prenons en compte le caractère âgé des patients et non pas leur âge chronologique car une personne de 85 ans peut être en meilleure forme que quelqu’un de 65 ans par exemple, tout dépend de ses comorbidités sous jacentes », poursuit-elle. « Les patients de plus de 75 ans sont des patients comme les autres, ils sont cependant un peu plus complexes à prendre en charge puisqu’il faut à la fois prendre en charge le traitement de leur cancer mais aussi prendre en compte les pathologies associées au vieillissement sans les aggraver par nos traitements. L’oncogériatrie n’est pas une spécialité et ne le sera jamais. Selon moi, c’est avant tout un savoir-faire, une prise en compte. Il est donc nécessaire de connaître l’oncologie d’une part et de mettre en balance les traitements à mettre en œuvre et, les pathologies carcinologiques. L’objectif étant d’éviter que ces patients entrent dans une spirale de complications où ils seront toujours perdants. » L’adaptation est donc une notion primordiale pour trouver le meilleur équilibre possible entre l’efficacité d’un traitement contre la maladie cancéreuse et la préservation de la qualité de vie et de l’autonomie. « Une personne guérie de son cancer mais qui a perdu en qualité de vie et en autonomie ce n’est pas une bonne prise en charge. L’évaluation gériatrique nous permet de savoir quelle personne nous avons en face de nous en particulier est-elle fragile ? Cette évaluation nous permet aussi d’anticiper les effets secondaires de nos thérapeutiques et en fonction, d’adapter le suivi post-traitement qui doit être beaucoup plus soutenu chez le patient âgé que chez l’adulte de moins de 70 ans », précise Frédérique Rousseau.

  • [Biographie] Voyage dans 4 décennies d’histoire du cinéma

    [Biographie] Voyage dans 4 décennies d’histoire du cinéma

    À notre grande honte, nous devons admettre que nous ignorions l’existence de Maurice Tourneur (1876-1961), avant que le facteur ne sonne à notre porte pour nous distribuer une enveloppe dans laquelle se trouvait un livre, sur la jaquette duquel un mystérieux monsieur, au regard doux et charmeur, nous invitait à faire sa connaissance. Bien nous en a pris d’aller directement à la table des matières, car, grâce à elle, nous sûmes qu’il nous était impossible de passer sous silence la biographie d’un cinéaste qui connut le muet, l’avènement du parlant, qui travailla aux États-Unis, revint en France, dirigea nos plus grandes vedettes, dont Fernandel, Louis Jouvet, Jean Gabin, Fernand Ledoux, Danielle Darrieux, et se mit à la traduction de romans policiers après avoir été amputé d’une jambe, suite à un accident de voiture.

    Une intense réalité

    La honte passée, elle nous revint lorsque nous apprîmes que Tourneur était le réalisateur de Volpone, sorti avant notre naissance, et interprété par Harry Baur, inoubliable dans sa recherche obstinée d’une diabolique vengeance. Preuve sans doute que la jeunesse s’intéresse, ou s’intéressait, davantage aux acteurs (surtout lorsqu’il y en a toute une pléiade) qu’au metteur en scène, au dialoguiste, ou à l’accessoiriste. Il nous aura donc fallu attendre Christine Leteux, couronnée par l’Institut Lumière, pour le savoir. Mais n’est-ce pas le rôle des ouvrages, fortement documentés, de combler nos lacunes cinématographiques ? Ce qui communique à cette biographie une réalité si intense, c’est que les moindres détails sont évoqués et décrits avec une rigoureuse précision. Chapeau bas à l’auteur ! Reste à espérer qu’un héritier de Miloš Forman, ou une héritière de Julie Taymor, en fasse un biopic.

    Actes Sud, 28 euros.

  • Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?

    Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?

    C’est un nouveau palier que le Rassemblement national s’apprête à franchir. Si jusqu’ici les maires confrontés à l’élection d’un membre du RN dans une commune voisine faisaient front pour qu’il ne puisse pas présider l’intercommunalité, la digue à ce niveau aussi a cédé. Dans le Gard, deux d’entre elles sont en effet tout proches de basculer à l’extrême droite.

    Il y a d’abord Beaucaire Terre-d’Argence (CCBTA). S’il s’en était fallu d’un cheveu pour que Julien Sanchez (RN) n’enlève la présidence en 2020, le maire de Beaucaire Nelson Chaudon semble avoir, cette année, plus de soutiens. Si la possibilité d’une alternative à Juan Martinez, président sortant et maire de Bellegarde, a été avancée, ce n’est pas la gestion de l’ancien socialiste qui est remise en cause. Juan Martinez est donc candidat pour reprendre les rênes de la communauté de communes et devrait compter sur le soutien des élus d’opposition à Beaucaire, mais aussi sur les maires réélus à Jonquières-Saint-Vincent et Vallabrègues.

    Le Gard rhodanien

    dans la continuité ?

    C’est en réalité à Fourques, avec l’élection d’Alain Fouque, que la balance pourrait s’opérer. Les deux élus de la majorité qui siégeront à la CCBTA multiplient les rencontres avec la majorité sortante, mais aussi avec le RN. « On est assez pessimiste », confie un participant aux discussions. Les élus de la CCBTA se prononceront le 15 ou 16 avril.

    La situation est également mal engagée en Petite Camargue après la défaite de Jean Denat à Vauvert. Le nouveau maire, Nicolas Meizonnet (RN) a immédiatement annoncé sa candidature à l’intercommunalité, qui regroupe Aimargues, Aubord, Beauvoisin et Le Cailar. Aucun élu ne semble en effet vraiment souhaiter s’opposer à l’ancien député alors que la communauté de communes a toujours été dirigée par le maire d’une autre commune (à l’exception d’un bref passage sous Jean Denat, qui a assuré une transition). Selon plusieurs sources, les élus d’Aimargues se seraient aussi entendus avec Nicolas Meizonnet, lui assurant ainsi la présidence. Car avec un conseil qui se réduit de 37 à 30 élus, le nouveau maire de Vauvert et ses onze élus à la communauté de communes n’a que cinq voix à aller chercher. La date de la première séance du conseil n’est pas encore connue.

    Pour la communauté d’agglomération (la 3e du département après Alès et Nîmes) du Gard rhodanien, trois élus sont candidats alors que le président, Jean-Christian Rey (SE), a annoncé qu’il ne se représente pas. La nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze Pascale Bordes (RN) tente aussi de s’imposer à l’agglo mais elle manque aujourd’hui cruellement de relais dans les 43 autres communes qui composent le Gard rhodanien. Son opposant de gauche au conseil municipal, Jérôme Jackel (Debout !), également candidat, est confronté au même problème. Valère Ségal, réélu largement à Pont-Saint-Esprit, est lui candidat à la 1ère vice-présidence en charge de la santé « quel que soit le président ». Mais après les tensions entretenues avec les maires voisins, pas sûr qu’il soit entendu.

    Soucieux de travailler dans la continuité du travail engagé ces dernières années, Christophe Serre, maire SE de Saint-Paulet-de-Caisson et conseiller départemental, fait donc aujourd’hui figure de favori. « Nous sommes une très grande majorité d’élus sortants réélus au sein de l’agglomération et nous ne voulons pas qu’on balaie le travail réalisé. Nous allons proposer un nouveau projet de territoire que nous allons travailler avec tout le monde. J’ai le soutien d’une grande majorité d’élus », affirme-t-il. Le conseil communautaire qui élira le futur président est prévu le 7 avril à Laudun-l’Ardoise.

  • [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    C’est une cuisine généreuse et savoureuse. Une cuisine qui raconte une histoire, que l’on aime partager et que l’on a du mal à oublier. Rencontre avec Nahed et Samar qui réalisent pour vous la ratatouille syrienne accompagnée de fatteh croustillant.

    Plusieurs préparations

    Pour commencer, coupez tous vos légumes en petits cubes. L’aubergine, elle se pèle à moitié pour ne pas s’écraser à la cuisson et se coupe en tronçons. Déposez-la sur un plat, arrosez d’huile et mettez au four à 200° pendant 30 à 40 minutes. Les cheffes vous conseillent de les saler et de les laisser dégorger toute une matinée pour faire sortir l’eau et ainsi éviter qu’elles s’imprègnent d’huile.

    Pendant le temps de cuisson, mettez une casserole sur le feu avec un fond d’huile d’olive et déposez-y directement les oignons. Le tout à feu moyen. Ajoutez ensuite la moitié de l’ail haché. Laissez cuire tranquillement et préparez votre sauce blanche en attendant.

    Pour la sauce blanche, mélangez dans un saladier le yaourt grec, le tahina ou crème de sésame, une pincée de sel et le reste d’ail haché. Mélangez au fouet et terminez en pressant la moitié d’un citron sur le dessus, mélangez à nouveau. Si la sauce est trop épaisse, n’hésitez pas à ajouter un peu d’eau pour la délayer.

    Une assiette généreuse

    Dans votre casserole, rajoutez la coriandre en poudre, les poivrons puis les concentrés de tomates et de poivrons. Viennent ensuite les tomates et un petit fond d’eau pour permettre à l’aubergine de cuire dans le tout et d’avoir une texture fluide et non sèche. Une fois les aubergines sorties du four, mettez-les avec les autres légumes puis le paprika et laissez mijoter. Attelez-vous ensuite au fatteh, pain libanais coupé en morceaux que vous allez frire dans de l’huile. Quand il est doré, sortez le pain et égouttez-le dans une passoire avec du sopalin.

    Pour le dressage, déposez en fond d’assiette le fatteh, recouvrez avec la ratatouille, la sauce et de nouveau du fatteh. Décorez avec la grenade, les pistaches et le persil haché. Bon appétit !

    Pour 2 personnes,
    il vous faudra
     :

    – 3 aubergines, 2 tomates, 1 oignon, 1 poivron vert et un rouge, 30g d’ail haché

    – 1 càs de concentré de tomate et une de concentré de poivron

    – De la coriandre sèche en poudre
    et du paprika fumé

    – Du sel, de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – 150g de yaourt Grec, 70g de tahina, du jus de citron

  • Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    S’il a encore montré quelques maladresses balle en main et parfois souffert face à la vitesse et au jeu de passes sud-africain, le RC Toulon a retrouvé des couleurs ce samedi après‑midi, et en a par la même occasion redonné au stade Mayol, qui en avait bien besoin. Joueurs et solidaires, notamment lors d’une fin de match où ils ont vaillamment défendu leur point d’avance, les hommes de Mignoni ont retrouvé un état d’esprit qu’ils semblaient avoir perdu depuis de longues semaines..

    Dominateurs dans les premières minutes, les Rouge et Noir ont été récompensés. Après un ruck au milieu du terrain, le ballon parvenait jusqu’à l’aile droite vers Dréan, qui prenait l’espace et servait White pour le quatrième essai du meilleur marqueur toulonnais en Champions Cup (10e, 7‑0).

    S’ils ont ensuite souffert pendant un quart d’heure — concrétisé par une pénalité de Matthee et un essai de Smith (7‑10, 24e) — les Toulonnais ont rapidement réagi grâce à Dréan, encore trouvé à droite, qui, cette fois, concluait seul et redonnait l’avantage aux siens (14‑10, 31e). Un avantage réduit juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Matthee (14‑13), que les Varois conservaient grâce à un sauvetage in extremis de Ribbans devant l’ouvreur sud‑africain, à cinq mètres de l’en‑but, après la sirène.

    Une fin de match sous respirateur

    Toujours solidaires et animés par la volonté de jouer à l’entame du second acte, les Varois se faisaient surprendre sur un essai de Roos (14-20, 54e). Mais ils réagissaient une nouvelle fois très rapidement. Ferté, entré en fin de première mi-temps à la place de Domon, blessé, était trouvé à gauche suite à une longue phase de possession et aplatissait (21-20, 59e).

    L’arrière toulonnais, souvent sorti du banc ces dernières semaines, était bien décidé à se montrer. Sur une nouvelle course, il servait Ollivon, qui décalait Tuicuvu. L’ailier fidjien finissait sa course dans l’en-but et permettait aux siens de prendre huit longueurs d’avance (28-20, 67e).

    Mais le danger guettait toujours. Et après avoir défendu sa ligne pendant de longue minute, le RCT, réduit à 13 dans les six dernières minutes après les carton jaunes d’Halagahu et Nonu, finissait par céder, sur un essai de Khan consécutif à une percée du prodige Feinberg-Mngomezulu (28-27, 78e).

    L’atmosphère devenait irrespirable. Et alors que les Sud-Africains espéraient avoir arraché leur qualification sur un ultime essai sur la ligne alors que la sirène avait retenti depuis trois minutes, M. Ridley, après de longues minutes de vérification, estimait que le ballon n’avait pas été aplati, libérant un stade Mayol qui pouvait enfin exulter.

    Au courage, le RC Toulon valide son billet pour les quarts, et ira défier le vainqueur du match entre Glasgow et les Bulls de Pretoria le week-end prochain.

    TOULON 28 – 27 STORMERS (MT : 14-13)
    8e de finale de Champions Cup
    Samedi 4 avril, 16h
    Stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    Points Toulon : 4E White (9e), Dréan (31e), Ferté (58e), Tuicuvu (67e) ; 4T Domon (10e), Albornoz (31e, 59e, 67e)

    Points Stormers : 2E Smith (24e), Roos (54e) ; 2T Mathhee (24e), Feinberg-Mngomezulu (54e) ; 2P Matthee (20e, 35e)

    Cartons Jaunes : Halagahu (74e), Nonu (80e)

    TOULON : Gros (Priso, 52e), Baubigny (Lucchesi, 59e), Sinckler (Gigaschvili, 52e) – Mézou (Halagahu, 46e), Ribbans (C) (Javakhia, 72e) – Kpoku (Mercer, 65e), Ollivon (Gros, 80e), Shioshvili – White, Albornoz – Tuicuvu, Frisch (Nonu, 72e), Brex, Dréan – Domon (Ferté, 35e)

    STORMERS : Kebble (Theunissen, 52e), Venter, Fouché (Mchunu, 52e) – Smith (Schikerling, 32e), Evans (Porthen, 52e) – De Villiers (Fourie, 64e), Dayimani, Roos – Reinach (Khan, 59e), Mathee (Feinberg-Mngomezulu, 52e) – Zas, Du Plessis (Simelane, 65e), Nel (C), Willemse – Gelant

  • [Travailleur de demain] Arnaud Gaillard, féru d’informatique

    [Travailleur de demain] Arnaud Gaillard, féru d’informatique

    Quand j’étais petit, je dessinais des prises, des fils électriques. Toute ma famille croyait que j’allais être électricien », se rappelle Arnaud Gaillard. Très vite, il bifurque sur les pas de son père : l’informatique. Le jeune Aixois se remémore les débuts : « Je jouais simplement aux jeux vidéo, comme Minecraft. C’est mon père qui m’a mis dans le bain. J’aimais l’aspect mais je ne comprenais pas grand-chose. » Un aspect qu’Arnaud approfondi à travers la spécialité Numérique et Sciences de l’information, dans son lycée aixois. « J’allais au-delà de ce qui était demandé pour les projets. J’ai découvert une véritable passion », se remémore-t-il. Cette matière est « un tremplin » pour le lycéen qui se dirige alors vers un BUT Réseau et télécommunications à l’IUT d’Aix-Marseille.

    Actuellement en troisième année d’étude, le jeune homme en a « profité pour aller en Suède », en Erasmus. Les températures négatives ont finalement laissé place au soleil dans un environnement où « les gens sont beaucoup plus ouverts », apprécie le jeune Provençal.

    Comme son père, il souhaite être intégrateur. « Par exemple, le client me dit : “j’ai besoin d’avoir un réseau sécurisé, un système de téléphonie, de paiements…”, scénarise Arnaud. J’organise les étapes, la sécurité… » Dans un premier stage dans l’entreprise Asap Network dirigée par son père, Arnaud a expérimenté ce métier à travers « 2-3 projets passionnants. J’ai découvert un monde, tel un enfant face à plein de boutons… »

    Intégrer l’IA au quotidien

    Au-delà de l’académique, sa passion s’intègre à son quotidien à travers de « petits projets personnels, comme la programmation d’un générateur de mots de passe », évoque-t-il. De nature curieuse, il s’intéresse à « l’ensemble des technologies, particulièrement l’IA. Pour avoir plein de billes à réutiliser. » Conscient de l’omniprésence de cette nouvelle technologie, il « essaye de remplacer [ses] tâches quotidiennes par l’IA ». Une manière pour lui d’anticiper les mutations de son futur métier même si le jeune homme reste convaincu que l’aspect humain aura toujours de la valeur. « Si j’étais recruteur, je me focaliserais sur l’aspect soft skills : la communication, le bon sens, la prise de recul, l’imagination… C’est ça qui va importer à l’avenir », juge-t-il, « 95% soft skills et 5% technique. »

    Arnaud affirme, d’un avis tranché, que l’IA « va remplacer une majorité de métiers, tout en nuançant, certains persisteront. Ceux qui ont besoin du côté humain. Par exemple, les infirmiers et infirmières… » Il reconnaît pour autant les dangers de l’IA, telles que « la vie privée et la question morale : le fait que l’IA pourrait avoir une conscience ». Quant à sa régulation, « l’éthique va orienter la direction de l’évolution de l’IA », conclut-il. L’année prochaine, son objectif est d’intégrer une école d’ingénieur. « Je vise Télécom Paris », acte Arnaud, école reconnue pour son « bon relationnel ». Dans une perspective plus lointaine, il souhaite travailler chez… Asap Network. Un long chemin d’apprentissage attend ce jeune qui ne « considère pas encore avoir les compétences. Peut être à l’avenir… »

  • Le bateau Plastic Odyssey est de retour à Marseille

    Le bateau Plastic Odyssey est de retour à Marseille

    Attendu au J4, c’est finalement au Vieux-Port de Marseille que le navire Plastic Odyssey a jeté l’encre, ce samedi, et déployé sa passerelle pour permettre au public de monter à bord.

    À son bord, une unité de revalorisation et de recyclage présente toutes les étapes de traitement des déchets avant qu’ils n’atteignent l’océan, en détaillant chaque poste jusqu’à la transformation finale.

    Véritable laboratoire flottant, le navire embarque un équipage d’une vingtaine de personnes et fonctionne quasiment sans plastique à bord. L’équipe est partie à la rencontre de celles et ceux qui subissent la pollution plastique, mais aussi de tous ceux qui cherchent et développent des solutions. Plus de 300 initiatives pour réduire au maximum les déchets ont ainsi été recensées.

    Outre des usines de recyclage déjà déployées, avec un objectif de passage à l’échelle, un partenariat avec l’Unesco pour restaurer des sites naturels majeurs a été engagé à travers le monde.

    Village des solutions à partir du 8 jusqu’au 14 avril au J4.