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  • La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    Il a fallu une longue interruption de séance, ce mardi 7 avril, avant de pouvoir présenter une liste de vingt présidents, un nombre inchangé par rapport à la dernière mandature. « J’ai d’abord souhaité que les quatre premières places soient données aux quatre plus grandes villes de la Métropole », indique son président (LR), Nicolas Isnard, précisant que les autres « ont été choisis pour des questions de compétences ».

    Les onze autres membres du bureau métropolitain seront quant à eux désignés le 16 avril et les représentants dans les différents organismes le 28 avril. « Ceux qui voudront s’investir pourront le faire savoir rapidement et pourront rejoindre ce grand exécutif œcuménique que j’aspire à conduire », glisse le président de la Métropole, soulignant que l’exécutif sera plus restreint qu’auparavant, les représentants de conseil de territoire ne siégeant plus.

    1er vice-président : Pierre Huguet (G.s), adjoint au maire de Marseille
    2e vice-présidente : Sophie Joissains (UDI), maire d’Aix-en-Provence
    3e vice-président : Gaby Charroux (PCF), maire de Martigues
    4e vice président : Robin Prétot (LR), maire d’Istres
    5e vice-président : Georges Cristiani (SE), président des maires des Bouches-du-Rhône
    6e vice-présidente : Olivia Fortin (MadMars), maire des 6e-8e
    7e vice-président : Pascal Montécot (DVD), maire de Pélissane
    8e vice-président : Arnaud Drouot (PS), adjoint au maire de Marseille
    9e vice-président : Alexandre Doriol (LR), maire de La Ciotat
    10e vice-présidente : Capucine Edou (EELV), adjointe au maire de Marseille
    11e vice-président : David Ytier (LR), adjoint au maire de Salon-de-Provence
    12e vice-présidente : Pascaline Lécorché (Place publique), adjointe au maire de Marseille
    13e vice-président : Frédéric Vigouroux (DVG), maire de Miramas
    14e vice-président : Laurent Simon (DVD), maire de Plan-de-Cuques
    15e vice-président : Serge Perottino (LR), maire de Cadolive
    16e vice-président : Eric Garcin (DVG), maire de Jouques
    17e vice-président : Anne Reybaud, maire de Vernègues
    18e vice-président : Jean-Pascal Gournès (DVD), maire de Meyreuil
    19e vice-président : Martial Alvarez (DVD), maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône
    20e vice-président : Maxime Marchand (div. écol.), maire de Sausset-le-Pins

  • Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Par 199 voix pour face à 38 votes blanc, le maire de Salon-de-Provence Nicolas Isnard a été élu président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, ce mardi 7 avril. Seul candidat en lice, il ne lui a manqué que les voix de l’extrême droite.

    « La Métropole des maires est en marche », s’est-il empressé de célébrer sous les applaudissements, rendant hommage à ses prédécesseurs, Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal (DVD), qui ont « eu le mérite de lancer et d’installer » cette Métropole « mal née ».

    Des Maisons de la Métropole

    « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes », défend le Salonnais de 55 ans, qui souhaite laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer les compétences de proximité, qu’ils connaissent mieux que quiconque ». Marseille, insiste-t-il, « doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ».

    D’ores et déjà, il promet de créer des Maisons de la Métropole au cœur de chaque territoire, adossées à un contrat de projet avec les maires concernés. De quoi permettre à l’institution de se concentrer sur ses compétences propres, en premier lieu les transports. « Nous consacrerons plus efficacement nos énergies dès lors que nous serons débarrassés de ces contrariétés », pointe-t-il, partageant son espoir de « réussir ensemble dans un climat apaisé ».

  • Nîmes Métropole : un enjeu majeur

    Nîmes Métropole : un enjeu majeur

    Le 22 mars, Vincent Bouget a fait basculer Nîmes. Le 14 avril, il peut réussir le doublé : prendre aussi la présidence de Nîmes Métropole, ce mastodonte de 39 communes et 105 élus communautaires. Sur le papier, l’affaire ressemble à un boulevard. Dans les coulisses, c’est un vote à la calculette, où chaque maire vient avec ses lignes rouges. Depuis 2002, l’agglo a toujours été présidée par un élu de Nîmes. Et la ville centre reste la clé : 52 sièges sur 105. Problème : sur ces 52, Bouget n’en contrôle pas la totalité. Sa majorité nîmoise pèse 37 voix. Pour être élu, il lui en faut 53 : 16 voix sont donc à aller chercher ailleurs. Pas impossible, mais tout sauf automatique dans une intercommunalité encore très marquée à droite.

    L’heure des compromis

    Premier signal : Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles (2e ville de l’agglo, 6 sièges), ne sera pas candidat. « Vincent Bouget sera président, de toute évidence », glisse-t-il au Réveil du Midi, sans promettre pour autant un soutien. Les élus le répètent : mieux vaut peser dans l’exécutif que jouer l’affrontement permanent. Car l’agglo, ce n’est pas un symbole : c’est la machine des compétences lourdes : transports, déchets, développement économique, grands équipements, et des arbitrages qui touchent directement les communes.

    Bouget, lui, promet une gouvernance « respectueuse de tous » et assure qu’il n’y aura « pas de passages en force ». Les maires des petites communes veulent des garanties : sur le PLUi, sur l’urbanisme, sur la crainte d’une montée en puissance vers une communauté urbaine, sur la répartition des investissements. Et ils savent qu’ils peuvent monnayer leur vote : l’exécutif compte des vice-présidences où les communes hors Nîmes pèsent traditionnellement. Reste l’inconnue : une coalition « anti-Bouget » est techniquement possible, mais complexe à stabiliser, et risquée si elle devait compter sur les voix RN.

  • Allocations familiales : l’alerte du Conseil de la famille

    Allocations familiales : l’alerte du Conseil de la famille

    Dans une note, il revient sur les conséquences du report de l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales, passé de 14 à 18 ans, depuis le 1er mars 2026.

    Jusqu’ici, les familles de deux enfants ou plus bénéficiaient d’une majoration des allocations familiales à partir d’un certain âge de l’enfant, jusqu’à ses 20 ans. Avec la réforme, à l’horizon 2030, cette majoration sera réservée aux seules familles dont les enfants ont 18 ou 19 ans. L’enveloppe budgétaire consacrée à ce dispositif chutera donc de 80%, passant de 1,6 milliard en 2025 à 320 millions en 2030. Si l’effet comptable recherché est évident, il est loin de s’inscrire dans une politique nataliste volontariste.

    Pour de nombreux foyers, la perte est conséquente. Une famille avec deux enfants de 14 et 16 ans percevra, à terme, 906 euros de moins par an. Pour une famille de trois enfants âgés de 14, 16 et 17 ans, elle atteindra 2 719 euros. Environ 700 000 familles sont concernées en 2026, un chiffre qui pourrait grimper à 1,2 million en 2029, selon le HCFEA.

    La mesure affecte particulièrement les familles modestes et nombreuses. En 2029, plus d’un tiers des ménages les plus modestes avec au moins deux enfants verront leurs allocations familiales diminuer, contre un cinquième des ménages les plus aisés. La baisse du niveau de vie est significative : jusqu’à -3,2% pour les parents isolés avec trois enfants ou plus. Selon le HCFEA, cette réforme entraînera une hausse du taux de pauvreté des familles de 0,2 point et un renforcement de la précarité pour les foyers déjà fragilisés.

  • Après des sommets en début d’année, le prix de l’or chute

    Après des sommets en début d’année, le prix de l’or chute

    Avec des prix qui ne cessent de descendre depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le coût de l’or semble aujourd’hui plus qu’incertain. Malgré son statut historique de valeur refuge, le métal jaune traverse actuellement une phase de forte volatilité, marquée par des hausses brutales suivies de corrections rapides. Une situation alarmante pour les revendeurs d’or, en première ligne face à ces perspectives encore floues.

    Francine Bousquet, 56 ans, responsable de l’agence du Comptoir national de l’or à Montpellier, explique : « Ce qui est spectaculaire et particulièrement préoccupant avec le conflit au Moyen-Orient, c’est de voir la vitesse avec laquelle les cours ont baissé et de combien. Entre les prix du 27 février et ceux du 1er mars, le cours a reculé de près de 30 000 euros. On est passé d’un prix très élevé en début d’année, avec un coût de l’or au kilo à presque 150 000€ euros à 120 000€ euros maintenant ».

    Un revirement important qui s’explique avec la guerre, par de multiples facteurs comme les arbitrages des investisseurs sur les cours des matières importantes, dont font partie l’or ou le pétrole. Une chute brutale qui préoccupe aussi les possesseurs d’or, poursuit la responsable « Ça inquiète les gens, parce que de tout temps l’or a été une valeur refuge. Pour nombre d’entre eux, c’est voir une partie de leur économie perdre de la valeur alors que par essence, le principe de l’or c’est d’être stable par rapport au reste des investissements et autres actifs ».

    Des clients parfois apeurés à la vue des prix en baisse qui affectent l’activité économique des structures de revente, témoigne Francine Bousquet : « En tant que vendeurs ou plutôt revendeurs et acheteurs, forcément ça nous impacte. Ici on est sur un modèle de 50/50 vente et achat. Avoir un cours de l’or instable voire en baisse ça nous impacte parce que c’est de la perte de clientèle importante. Aujourd’hui on le sent, on fonctionne à l’arrêt ou uniquement dans un sens, c’est-à-dire à la vente ».

    Une peur de la clientèle

    Une incertitude ambiante qui devrait « durer » selon Francine Bousquet. Les prix de l’or avaient déjà chuté en 2022 au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine. Les cours avaient alors mis près de 8 mois avant de repartir à la hausse. Une tendance qui devrait se confirmer, selon la responsable : « Sincèrement au vu des courbes actuelles et des tensions qui persistent au Moyen-Orient, je ne vois pas le cours remonter tout de suite. Pour ce qui nous concerne ici, je ne vois pas le prix de l’or repartir à la hausse avant minimum un an ». En attendant, le dicton boursier :
    « Acheter au son des canons et vendre au son du clairon » reste plus vrai que jamais.

  • La région Sud touche du doigt la chute des naissances

    La région Sud touche du doigt la chute des naissances

    La dynamique démographique en Provence-Alpes‑Côte d’Azur, +0,6% en moyenne (29 600 habitants par an) depuis 2016, continue de reposer de moins en moins sur les naissances. Selon le bilan démographique 2025 de l’Insee, la région enregistre une nouvelle baisse marquée de la natalité, confirmant une tendance installée depuis 2013 : 48 600 bébés sont nés en Paca en 2025, soit une diminution de 2,1% sur un an et un recul de 17% en dix ans. C’est « un quart de bébés en moins dans le Vaucluse » sur la période.

    Une contraction des naissances qui s’inscrit dans un contexte national plus large. « Deux facteurs expliquent traditionnellement une baisse de la natalité : la baisse du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et celle de la fécondité. Le premier a joué dans les années 2010 mais, depuis 2022, seule l’évolution de la fécondité, c’est-à-dire la baisse du nombre d’enfants par femme, explique cette baisse », observe Nicolas Cochez, chef de projet à l’Insee.

    En 2025, l’indicateur conjoncturel s’établit à 1,61 enfant par femme en Provence‑Alpes-Côte d’Azur (1,54 en France, deuxième pays le plus fécond après la Bulgarie), contre 1,95 en 2019, et 2,02 en 2015. Un chiffre qui place toutefois la région dans le trio de tête des plus fécondes avec l’Île-de-France et Centre-Val-de-Loire. Dans le détail, toutes les classes d’âge sont concernées par ce repli. Les naissances diminuent chez les moins de 30 ans, mais aussi chez les femmes âgées de 30 à 39 ans, longtemps considérées comme le cœur de la maternité tardive. Seules les maternités après 40 ans résistent à la marge. Résultat : les naissances restent durablement sous le seuil des 50 000 par an.

    Multifactoriel

    « On peut mettre en avant, d’abord, que les préférences sociétales évoluent », note Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, évoquant « un changement dans les préférences individuelles » révélé par une enquête de l’INED, qui interrogeait les ménages sur leur nombre idéal d’enfants et montrait une baisse très rapide, ces dernières années, avec beaucoup plus de personnes déclarant « 0 ou 1 enfant » que par le passé.

    « Il peut y avoir des contraintes qui jouent dans ces décisions aussi », poursuit la responsable des contraintes biologiques, « du fait que l’âge à la maternité recule et que l’on ait moins facilement des enfants à 30 ou 35 ans », ou financières liées au coût de la vie et au sujet d’inflation récurrents ces dernières années.

    Dans ce registre, « des problématiques de coût du logement très prégnantes dans les métropoles peuvent aussi jouer dans les arbitrages parce qu’on estime ne pas avoir assez de place pour un enfant de plus », renchérit Valérie Roux. « Enfin, à la croisée, il y a aussi probablement les phénomènes d’inquiétude multiples, liés à la situation géopolitique mais aussi, de façon plus structurelle, à tout ce dont on parle autour de l’environnement. »

    Cette situation inédite depuis des décennies – il faut remonter à 1979 pour trouver un nombre de naissances aussi bas et à 1976 pour un taux de fécondité aussi faible dans notre région -, s’est accentuée avec la « chute brutale » des naissances de 7,3% en 2023. Aujourd’hui, ce décrochage est mis en perspective par la hausse des décès. Après trois années de baisse suite à la période covid, ils ont augmenté de 2,3% en 2025 (54 400).

    En 2025, la région a donc compté 5 800 décès de plus que de naissances. Une situation qui contribue au creusement du déficit naturel régional observé depuis 2020 et pose des enjeux structurels, car ce déséquilibre va peser sur les systèmes de protection sociale, le marché du travail et sur les services publics, de l’école à la santé.

    REPÈRES

    – 5800

    En 2025, pour la 5e année consécutive, le solde naturel de la région est négatif avec 54 400 décès (1 200 de plus qu’en 2024) pour 48 600 naissances. Si les courbes se sont croisées en 2020/2022 dans une période « chahutée » par le covid, la grippe et la canicule, la tendance était plus structurelle et celle-ci n’a servi que d’accélérateur.

    5,32 millions

    Avec 5,32 millions d’habitants en 2026, la population de la région continue paradoxalement d’augmenter (+0,6% par an depuis 10 ans) plus vite que celle de la France.

    Une évolution liée à un solde migratoire largement positif.

    86 ans et 1 mois

    En 2025, l’espérance de vie des femmes de notre région s’établit à 86 ans et 1 mois, 4 mois de plus qu’en 2019. Celle des hommes est de 80 ans et 10 mois, 6 mois de plus qu’en 2019. Avec le vieillissement des baby-boomers, 25% des habitants ont 65 ans ou plus, contre 21% de moins de 20 ans.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    La biscuiterie de Forcalquier, installée dans une ancienne forge du XIXe siècle, a repris les locaux de la boulangerie mitoyenne qui a fermé ses portes il y a quelques mois. Elle a ainsi pu doubler sa surface et réorganiser l’atelier, désormais ouvert au public. Elle promet à ses visiteurs une « expérience immersive au plus près du geste de nos biscuitiers, de façon à comprendre les coulisses de la fabrication », avec l’atelier de production ouvert sur la boutique, grâce à ses grandes vitres transparentes.

    L’ancienne forge avait été transformée en biscuiterie en 2014. « On a pu développer ce savoir-faire de biscuitier qui valorise de belles filières agricoles locales, comme le dernier moulin familial à Malijai, dont toutes nos farines sont issues », explique Laure Pierrisnard, directrice générale en charge des manufactures du groupe Territoire de Provence, auquel la biscuiterie appartient.

    32 tonnes de biscuits y sont fabriquées chaque année. « Des recettes très traditionnelles issues des savoir-faire provençaux, comme les macarons de Haute-Provence, les navettes, avec une recette revisitée par Pierre Hermé, les croquants, le gibassier », détaille Laure Pierrisnard.

    « Il a fallu qu’on se batte, avec le maire de Forcalquier, pour que l’on poursuive la construction de ce bâtiment, parce qu’on était à deux doigts d’arrêter le projet en 2020 », s’est rappelé Michel Dalmasso, vice-président du conseil départemental, présent à l’inauguration.

    Xavier Pannecoucke, sous-préfet de Digne-les-Bains, a salué « l’entreprise emblématique ». Le premier adjoint au maire de Forcalquier, Gérard Vasseur, était également présent.

  • Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Après un an et demi de fermeture due à un incendie ravageur survenu en mai 2024, la clinique de l’Espérance, successeure de l’hôpital privé Sainte-Marguerite d’Hyères, a rouvert ses portes en janvier. Même structure, mais changement de nom et de direction : après sa mise en liquidation judiciaire en mars, l’établissement a été repris par le groupe Almaviva Santé en mai 2025, qui a investi environ 15 millions. 110 des 255 emplois que recensait l’hôpital ont pu être sauvegardés.

    La clinique a ainsi été inaugurée, jeudi soir, en présence de Véronique Bernardini, maire d’Hyères, Jean-Louis Masson, président (LR) du Département du Var, et Yann Coléou, PDG du groupe Almaviva.

    Malgré des effectifs moindres, la clinique assure un certain nombre de services, seulement pour les patients adultes : hémodialyse, médecine et chirurgie (maxillo-faciale, stomatologie et chirurgie orale ; vasculaire et endovasculaire ; viscérale et digestive ; gynécologie-obstétrique à l’exception des accouchements ; ophtalmologie, urologie ; orthopédique et traumatologique ; plastique et reconstructrice…). Avec un bloc opératoire et un service stérilisation totalement rénovés.

    L’établissement est aujourd’hui doté de 86 lits (contre 150 avant) : 17 en service de médecine, 26 en chirurgie (hospitalisation complète), 28 en chirurgie ambulatoire et 15 en unité de soins continus. 25 places supplémentaires s’ajouteront avec le centre de dialyse, pour le moment délocalisé à Toulon.

  • Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    Au lycée Langevin à Martigues, une grève contre une école à deux vitesses

    La mobilisation ne faiblit pas. Alors que « le budget alloué aux établissements scolaires ne cesse de baisser malgré des effectifs constants voire en hausse », au lycée Paul-Langevin, l’équipe pédagogique proteste en se relayant dans une grève tournante, les mardis et les jeudis. « On a perdu 4 heures d’enseignement par semaine en dix ans, contextualise Amélie Barbet, professeure de lettres modernes. C’est incessant, le temps d’exposition aux savoirs ne cesse de baisser et c’est dramatique ». Depuis 2013, le nombre d’heures accordé par élève a chuté de 18%.

    Sentiment d’injustice

    Concrètement, la baisse de la dotation globale horaire a entraîné « la fermeture des spécialités numérique et sciences informatiques, littérature étrangère en langue anglaise, langues et cultures de l’antiquité, alors qu’on était le dernier établissement de tout le bassin à la proposer », note Marina Reboul, pour le collectif Langevin en Lutte, dans une pétition qui a déjà reçu près de 1 000 signatures.

    « Ce sont de belles spécialités, qui ne sont certes pas très rentables aux yeux de nos chers dirigeants dans leur logique comptable, mais qui sont indispensables, s’émeut Amélie Barbet. On a aussi perdu la spécialité théâtre qui était un moment suspendu le mercredi après-midi et était très fréquentée. Il y avait aussi une classe prépa Sciences-po qui permettait d’ouvrir des perspectives, surtout dans un territoire éloigné comme celui de Martigues. On a l’impression d’être abandonnés, que tout est pour les élites urbaines ».

    L’enseignante déplore « une école à deux vitesses qui installe une espèce de dichotomie de plus en plus profonde entre enseignement privé et public » : « Il y a un grand sentiment d’injustice ».