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  • La FSU dénonce les coupes budgétaires métropolitaines

    La FSU dénonce les coupes budgétaires métropolitaines

    Le conseil métropolitain s’est tenu il y a deux jours. On voit que l’irresponsabilité est toujours de rigueur et que les conséquences seront dramatiques pour les services publics », commence Virginie Akliouat, secrétaire départementale FSU 13. Ce vendredi 26 juin, la FSU s’est réunie à la Bourse du travail pour faire un point, suite aux discussions du budget de la Métropole d’Aix-Marseille et le recul du vote à l’automne prochain. Le syndicat fait part de ses inquiétudes concernant les conséquences des économies budgétaires proposées par la Chambre régionale des comptes (CRC) à la Métropole, à la fois sur les services publics et sur les moyens humains. Parmi les points évoqués ce vendredi figure celui de la baisse des subventions réservées aux communes sur le budget de la Métropole. « Ce budget de solidarité sert à garantir une égalité d’accès aux services publics partout sur le territoire. Vouloir le couper, c’est forcément détériorer les services publics sur certaines communes, notamment plus pauvres. Pour nous, ça fait partie des éléments qui sont indispensables au bon fonctionnement des services publics de proximité », précise Virginie Akliouat.

    Des conséquences directes

    La FSU Métropole parle d’une crise structurelle du financement des collectivités territoriales. « Le service public est attaqué, on touche véritablement aux services de demain », affirme Serge Tavano, secrétaire général de la FSU Métropole. Il s’inquiète pour les agents de la fonction publique, qui risquent d’être impactés par le gel des recrutements. « Cette crise budgétaire va mener à la destruction d’emplois publics », ajoute-t-il. De son côté, Charlotte Bourgougnon, co-secrétaire départementale FSU-SNUipp, évoque les conséquences directes sur les habitants du territoire. « Ces économies, qui ont été demandées à la Métropole, vont avoir des conséquences directes sur les écoles, les piscines et sur les équipements publics du quotidien. » Elle rappelle l’urgence à la fois climatique et sanitaire à laquelle font face les communes. « La question de l’amiante par exemple, est particulièrement prégnante dans les Bouches-du-Rhône. Ça fait des années qu’il y a des alertes sur un patrimoine scolaire vieillissant qui nécessite des opérations de désamiantage. C’est encore un exemple d’investissement qui ne peut pas être repoussé », dit-elle.

    « On tient à rappeler qu’il y a des services publics indispensables partout, à la fois à la métropole et dans les communes », conclut Virginie Akliouat. La FSU 13 a également annoncé qu’un mouvement de grève national de la fonction publique est prévu pour le 29 septembre prochain.

  • « On a imaginé des briques technologiques il y a des décennies »

    « On a imaginé des briques technologiques il y a des décennies »

    La Marseillaise : Comment fonctionne l’Onera ?

    Paolo Gomes : Aujourd’hui, l’Onera est le seul centre de recherche français qui dépend entièrement du ministère des Armées. C’est un établissement public industriel et commercial, dont le budget, qui s’élève à 332 millions d’euros, est financé à 41% par des subventions de l’État, et à 59% par des activités contractuelles au profit de la DGA pour une partie, mais aussi des gros de l’aéronautique : Safran, Airbus, MBDA, Dassault, l’ESA. C’est un budget qui augmente depuis les cinq dernières années. La part publique stagne, la part contractuelle croît.

    Ce modèle économique, qui repose majoritairement sur le privé, vous permet-il d’envisager l’avenir avec sérénité ?

    Jean-François Nouvel : Oui c’est assez variable, on a des années avec de grosses prises de commandes et d’autres plus creuses. On essaye d’avoir un matelas d’affaires en attente qui nous permette d’envisager l’avenir avec sérénité. L’an dernier on a eu pas mal de reports en raison du contexte budgétaire.

    Les leçons des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient changent-elles les priorités de recherche ?

    J.-F.N. : La grosse nouveauté, liée au conflit ukrainien, c’est l’importance des drones. Aujourd’hui l’Ukraine en produit des centaines de milliers par mois. C’est leur utilisation qui leur permet de résister aux avancées russes, voire de reprendre du terrain en ce moment. C’est une nouvelle façon de faire la guerre. (…) Pour nous, ce sont des travaux sur le développement de nouveaux types de drones et sur la lutte anti-drone, puisqu’on travaille toujours sur l’épée et le bouclier.

    L’autre gros dossier, c’est le développement du nouveau missile nucléaire avec MBDA, qui est acté, pour le renouvellement de notre capacité de dissuasion nucléaire aéroportée, avec l’aspect motorisation sur lequel on travaille depuis longtemps. L’Onera est à la base du statoréacteur utilisé pour cette mission.

    Il y a des matériels qui rentrent aujourd’hui en opération pour lesquels on a imaginé des briques technologiques il y a des décennies. Un autre exemple me vient en tête : les pales recourbées “blue age” du dernier H160 d’Airbus Helicopters ont été imaginées ici il y a vingt ans pour avoir une meilleure capacité aérodynamique et un niveau acoustique réduit.

    Où en est la recherche aéronautique française ?

    J.-F.N. : On n’a pas à rougir, on est toujours très bons. La nouveauté, c’est tous les nouveaux acteurs qui émergent. Pour l’Europe et pour la France, qui réalise une grosse partie des travaux dessus, Ariane est une fierté. Ariane 6 est un super instrument. C’est une fusée à quatre moteurs au top de la technologie et qui fait envie à tous les acteurs du domaine. On a à la fois Kourou, qui est idéalement placé en Guyane proche de l’équateur, et une fusée puissante et fiable, ce qui est hyperimportant pour le domaine. Avec un coût inférieur à la précédente version Ariane 5.

    L’émergence de nouveaux mastodontes, comme Space X récemment entrée en bourse, est-elle une crainte ?

    J.-F.N. : Ça oblige à évoluer, c’est un challenge qui nous booste. On est obligés de faire avec, de proposer des idées et des solutions complémentaires à Space X. Le but du jeu n’est pas d’entrer en concurrence frontale.

    P.G. : D’ailleurs, l’Onera avait travaillé sur le sujet des fusées réutilisables dans les années 1980. C’est pas nouveau, nos équipes l’étudiaient déjà il y a 40 ans. On n’a simplement pas suivi cette vision-là.

    La fuite des cerveaux est-elle un problème dans le secteur ?

    J.-F.N. : On est plutôt contents, parce qu’aujourd’hui on arrive à récupérer des chercheurs et des ingénieurs américains un peu dégoûtés par l’administration Trump et sa politique de coupes budgétaires. En ce moment, ils arrivent surtout sur l’Université Aix-Marseille. La pompe est amorcée.

  • Le centre français de recherche aérospatiale fête ses 80 ans

    Le centre français de recherche aérospatiale fête ses 80 ans

    Pour entrer dans l’enceinte du bâtiment Onera, il faut passer plusieurs niveaux de sécurité. D’abord, les barrières la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, qui abrite l’École de l’air et de l’espace. C’est dans les 450 hectares de ce terrain militaire, proche des pistes, que se situent les locaux bien gardés de ce que le directeur du centre Paolo Gomes appelle « la Nasa française ».

    Le département des Bouches-du-Rhône a beau avoir une culture aérospatiale profondément ancrée – tant par son histoire, avec le premier vol en hydravion d’Henri Fabre au-dessus de l’étang de Berre, que par la présence de l’armée ou son économie, avec une filière bien implantée et des locomotives telles qu’Airbus Helicopters ou Dassault -, la présence du centre de recherche n’est connue que des initiés. Pourtant, cette année, cette entité qui compte huit sites répartis dans l’Hexagone fête ses 80 ans.

    L’importance

    des souffleries

    En 1946, l’Onera « nait des cendres de la guerre », suite à la fusion de plusieurs petits laboratoires aéronautiques. L’idée, derrière cette mutualisation : organiser la recherche à l’échelle nationale. « On ne voulait pas prendre de retard par rapport à nos alliés, au premier rang desquels les États-Unis et la Russie », raconte Paolo Gomes. La découverte d’une soufflerie allemande en Savoie, véritable prise de guerre, est le second fait marquant de la création du centre français de recherche aérospatiale.

    Aujourd’hui encore, ces souffleries, au nombre de 12, sont primordiales pour sa bonne santé. « On dit que quand les souffleries vont mal, l’Onera tousse », confie le directeur du site. Son collègue Jean-François Nouvel, directeur du rayonnement scientifique pour la région Paca précise : « Actuellement, tous les avions en opération sont passés dans nos souffleries, du Concorde aux fusées en passant par les Airbus. On a l’avantage d’avoir des installations qui couvrent toutes les gammes de vitesses. » En 2025, les prises de commandes ont atteint 60 millions d’euros, un record. Dans les années 1940, « les premiers efforts de recherches concernaient l’aérodynamique, la définition du dessin des nouveaux avions pour gagner en robustesse, en performance et en autonomie », retrace Jean-François Nouvel.

    Depuis, l’Onera multiplie les faits d’armes. Ses scientifiques ont par exemple travaillé sur les propulseurs, le design, l’entrée dans l’atmosphère d’Ariane. « L’une de nos cartes de visite, c’est nos modélisations sur les risques de foudroiement des fusées. On travaille aussi sur le givrage pendant le vol des avions, ce qui est aussi une niche. »

    Les spécialités salonaises

    Le centre de Salon-de-Provence, le seul installé sur une base militaire, est le plus récent de l’Onera. « On y est installés depuis 1992 », précise Paolo Gomes. L’unité dédiée au « facteur humain », créée en 2018, y occupe une grande place et son activité est en plein essor. De 5 chercheurs il y a 8 ans, elle est passée à 33 scientifiques, avec des métiers allant de neurophysiologistes à des électroniciens en passant par des mathématiciens et des informaticiens. Le directeur régional du rayonnement scientifique résume ses missions : « C’est l’ergonomie, comment on passe l’information de la machine vers l’équipage et inversement. »

    À la tête de l’équipe majoritaire du site, Jean-Christophe Sarrazin. Le responsable explique : « Nous avons une démarche expérimentale, en particulier autour de la thématique de l’autonomisation des systèmes, qui repose sur un ensemble de moyens qui permettent de maquetter des interfaces et un environnement qui immergent l’opérateur dans un scénario réaliste. » Parmi ces moyens, des simulateurs dernier cri, faits maison sur-mesure, dont un poste de pilotage d’avion type Airbus financé en interne à hauteur de 2 millions d’euros en 2020.

    L’unité achèvera en juillet le projet « Medieval », démarré il y a quatre ans sous l’égide de la Direction générale de l’aviation (DGA), en partenariat avec les armées. L’objectif : permettre d’opérer des drones depuis le cockpit d’un hélicoptère en développant des fonctions d’autonomie décisionnelle. L’interface créée sera intégrée aux futurs engins industriels.

    L’autre spécialité du centre salonais sont les capteurs radars. Deux « pods » ultra-compacts y ont été développés. « On travaille avec des PME pour les faire voler sur des drones à voilure fixe avec une autonomie et capacité de déploiement plus intéressantes pour des opérations que ce qu’on fait ici, qu’on appelle des preuves de concept », apprend Jean-François Nouvel. À l’Onera, le prototype de radar permet de faire des mesures de signature des véhicules « qui intéressent beaucoup la DGA » puisqu’elles aident à la détection automatique par ordinateur. Autant d’applications concrètes issues d’une recherche discrète, mais décisive pour l’avenir de l’aérospatial.

  • Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Antoine Corso, ce si discret gardien du tableau d’affichage

    Depuis près vingt-six ans, Antoine Corso est une silhouette discrète mais incontournable du Mondial La Marseillaise à pétanque. Assis patiemment dans les tribunes à côté du tableau d’affichage du stade d’honneur, c’est lui qui change manuellement mène après mène, le score de chaque partie qui s’y joue.

    Révolution numérique

    Son histoire avec le Mondial La Marseillaise commence presque par hasard. Une rencontre avec Maurice Caumel, le directeur technique du concours, alors qu’il travaille comme mécanicien dans une concession automobile. « On a discuté, on a sympathisé et il m’a invité à venir au Mondial », raconte simplement Antoine Corso. À l’époque, il découvre un univers qu’il connaît peu. Mais les amitiés se nouent et il finit par proposer son aide dans l’organisation. Très vite, il trouve sa place dans l’équipe des bénévoles.

    « La première fois que je suis arrivé Borély, Maurice m’a demandé si je voulais essayer de marquer les scores. J’ai commencé à courir aux quatre coins du parc pour noter les résultats des parties et les porter à la rédaction du journal. » Avant l’ère du tout numérique, lui posait minutieusement ses notes dans de petits carnets. « Dès qu’une équipe gagnait sa partie, on allait donner immédiatement le score, désormais, c’est fait automatiquement par ordinateur. »

    Antoine bascule alors sur le tableau d’affichage des parties disputées dans le carré d’honneur. Plages du Prado, parc Borély, parvis du Mucem, en bas de la Canebière ou face à la Mairie sur le Vieux Port, ces lieux prestigieux qui ont accueilli les finales du Mondial ces vingt dernières années, il les a tous connus, sagement assis en tribune. La plus mémorable à ses yeux ? Cette finale électrique de 2014 où Z’yeux, « l’Ours » comme il l’appelle, avait fait le clown et déstabilisé une triplette malgache qui échouera après avoir largement mené la partie.

    Amitiés et notoriété

    Au-delà du jeu, ce sont les rencontres qui comptent aussi beaucoup pour lui. « Assis là-haut, perché sur la tribune, j’ai connu des jeunes de Bordeaux, des gens de Lille avec qui on est toujours en contact. Ils m’appellent chaque année pour savoir s’ils peuvent venir. » Parfois il leur garde la place à ses côtés.

    Un poste clé et un travail de l’ombre qui lui a aussi donné une notoriété toute relative, planté dans l’axe de la caméra. Les proches et la famille le reconnaissent à la télévision. Il en rit encore. « On me dit : Tonton, je t’ai vu à la télé ! » Mais il sera cette année encore rattrapé par le modernisme puisque le tableau du stade d’honneur va devenir à son tour numérique.

    « On me trouvera quelque chose à faire. Puis on m’a dit qu’il y aura besoin de quelqu’un pour le stade IDELIA », sourit Antoine pas inquiet de rester des heures en plein soleil. « Tant que je peux le faire, je le ferai. » Car si le Mondial évolue, Antoine Corso, lui, reste un de ses témoins les plus fidèles, entre mémoire des scores et mémoire des hommes.

  • Le métro de retour en soirée le jeudi

    Le métro de retour en soirée le jeudi

    Le métro circulera du jeudi au dimanche jusqu’à 1h30 et lors des concerts et des grands événements sportifs. Cet arrêt était exigé par les travaux d’aménagement du métro Marseille en vue de l’installation des rames automatisées. C’est dans les coulisses du centre de supervision du réseau que la présidente du conseil d’administration de la RTM, Samia Ghali, a inauguré cette reprise très attendue par la population, bien qu’encore partielle, du service,
    « rendue possible grâce à la mobilisation conjointe des équipes de la RTM et de la Métropole, dans le respect du projet NEOMMA », a-t-elle souligné.

  • La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    La Métropole Toulon-Provence-Méditerranée entend prioriser les projets structurants du territoire

    Avant d’entamer l’examen du compte financier, un nouveau pacte de gouvernance à élaborer entre la collectivité et les communes qui la composent était à l’ordre du jour. La présidente de TPM, Josée Massi, proposant une méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la décision, donnant ainsi une place pleine et entière aux vice-présidents, maires et élus de la collectivité.

    Les maires RN qui n’ont toujours pas digéré d’avoir été écartés des vice-présidences ont affirmé leur souhait justement que soient respectées les particularités et les aspirations de toutes les communes « C’est tout à fait ce que je vous propose de faire », leur a-t-elle répondu.

    Sur la partie finances ensuite, la patronne de la Métropole a décrypté le document compatible, qui reflète « une situation saine et maîtrisée ». Avec des recettes de fonctionnement en progression qui permettent de couvrir les dépenses, elles aussi, sous contrôle. Et ce malgré un contexte encore marqué par des tensions sur les prix.

    L’épargne de 59 millions d’euros dégagée, poursuit-elle, permet de financer les investissements tout en maintenant un recours raisonnable à l’emprunt. « Notre capacité d’endettement est autour de six années, et ça reste largement en dessous des seuils d’alerte. Surtout, nous continuons à investir massivement », précise Josée Massi.

    L’occasion de mettre en avant les 216 millions d’euros d’investissement au service de la mobilité, l’aménagement, la transition écologique et le cadre de vie. « Ces résultats ne doivent rien au hasard. Ils sont au prix de gestion rigoureuse, de pilotage attentif, et d’une stratégie financière cohérente depuis plusieurs années », ajoute-t-elle.

    Une situation saine

    et maîtrisée

    Mais le satisfecit s’arrête là. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une lecture uniquement positive, car derrière ces résultats apparaissent des signaux de fragilité structurelle », tempère la présidente de TPM. Les dépenses progressant plus vite que les recettes. « Si cette tendance se prolonge ça aura pour conséquence mécanique, l’érosion massive de notre épargne », pointe-t-elle.

    En cause, entre autres, la baisse des dotations et un environnement inflationniste.

    Et de prévenir : « Si nous ne faisons rien, cette situation entraînera une dégradation progressive de nos capacités d’action. Moins d’épargne, en effet, c’est moins de capacité à financer nos investissements. C’est plus de retours à l’emprunt et à terme une tension sur la solvabilité. »

    Rien de tel dans l’immédiat, rassure la présidente de Toulon Provence Méditerranée. Mais tout faire pour éviter cet écueil doit être « un enjeu stratégique pour les années à venir ». « Il faut anticiper plutôt que subir », insiste-t-elle.

    Ce qui suppose reprend Josée Massi de « maîtriser durablement les dépenses », sans rogner sur les services publics. Mais aussi en sécurisant les recettes, « en envisageant tous les leviers et priorisant les investissements pour concentrer les moyens sur les projets structurants du territoire ».

    Et de conclure : « Ce travail, nous l’avons engagé et nous le poursuivrons. C’est précisément en ces moments où la situation est encore favorable que les décisions les plus utiles doivent être prises. »

    Pour continuer à avancer.

    EN BREF

    Ligne Nouvelle, à quand le RER métropolitain ?

    Après le compte rendu de la situation d e la Société de la Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur pour l’année 2025 dont le conseil métropolitain a pris acte, l’élu d’opposition RN Amaury Navarranne a déploré « l’entêtement initial à ne faire que de la grande vitesse », avec le projet LGV. « Le résultat aujourd’hui, c’est que les phases 1 et 2, qui sont très positives pour notre territoire métropolitain, sont encore très poussives », insiste-t-il.

    Et de poursuivre : « Si on n’avait pas perdu autant de temps avec des majorités régionales, départementales et locales arc-boutées, initialement, que sur la grande vitesse, peut-être qu’on aurait pu réaliser plus tôt ce train du quotidien nécessaire et attendu. »

    Josée Massi lui répondra : « Nous avons besoin de ce fameux RER métropolitain cadensé tous les quart d’heure. Et donc, je n’imagine pas qu’on n’arrive pas à trouver un accord pour l’intérêt général. »

    Contrat local de solidarité 2026/2027

    Dans le cadre de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté présentée par la Première Ministre en septembre 2023, des contrats locaux de solidarité ont été signés entre des collectivités et les préfets.

    Le conseil métropolitain a voté jeudi matin la délibération ayant pour objet d’autoriser la signature de l’avenant n°2 au Contrat Local des Solidarités 2024-2027 afin de fixer le soutien financier de l’Etat à hauteur de 465 500 euros.

    Ce contrat signé initialement le 11 juin 2024 prévoit en effet une dotation annuelle de l’Etat pour le territoire métropolitain de 465 500 euros maximum par an sur 4 ans. Et selon 4 axes :

    – prévenir la pauvreté et lutter contre les inégalités dès l’enfance ;

    – amplifier la politique d’accès à l’emploi pour tous ;

    – accès aux droits essentiels ;

    -transition écologique solidaire.

  • Le sort de la Bourse du travail d’Arles dans les mains de la justice

    Le sort de la Bourse du travail d’Arles dans les mains de la justice

    L’Union locale CGT et la Ville d’Arles étaient entendues au tribunal administratif de Marseille jeudi matin, dans le cadre de la procédure judiciaire opposant la collectivité et le syndicat pour l’occupation de la Bourse du travail par cette dernière.

    Depuis 126 ans, l’Union locale CGT d’Arles est installée dans ce bâtiment. Mais en septembre 2023, le maire Horizons Patrick de Carolis a fait savoir au syndicat que la convention d’occupation datée de 1995 et courant jusqu’en 2024 ne serait pas reconduite. En outre était annoncé le projet contesté de migration de l’Office du tourisme, à quelques dizaines de mètres seulement, dans les murs de la Bourse du travail.

    Délocalisation « inacceptable »

    En échange, deux bureaux sans fenêtres sont proposés à l’Union locale, « inacceptable » pour la secrétaire confédérale de la CGT Sophie Binet, venue en soutien en mars 2025. « Le syndicat est un occupant illicite, sans droit ni titre » affirmait le maire la même année, au moment de lancer la procédure au tribunal administratif. La CGT, à tous les niveaux, a maintes fois rappelé qu’elle ne céderait pas.

    Contactée, la Ville d’Arles n’a pas répondu à nos sollicitations. La décision de justice pourrait vraisemblablement être rendue sous quinzaine.

  • Les entreprises alpines en lice pour les chantiers des Jeux

    Les entreprises alpines en lice pour les chantiers des Jeux

    « Tout le monde a faim, que le meilleur gagne ! », s’enthousiasme Ambre Pétolat-Dubois assistante de direction des chalets Dubois à Briançon. Ce mercredi matin, elle est venue avec Axel Vernaz, chargé d’affaires, participer à la rencontre organisée à la Chambre de commerce et d’industrie de Gap, dédiée aux entreprises et fournisseurs du territoire. Le but de l’événement : que les grands travaux à venir pour les JOP2030 profitent aux entreprises locales. « Beaucoup de chantiers vont toucher à notre domaine, la charpente, la couverture… Notre entreprise est située à Briançon-même, juste à coté, ce serait bête de pas participer », explique Axel Vernaz.

    Ils sont des dizaines comme eux à avoir répondu à l’invitation de la SNCF, de la Solideo et de la région sud pour venir prospecter les marchés à venir. Il faut dire qu’avec un investissement total estimé à 1,4 milliard d’euros pour la livraison des ouvrages olympiques et 342 millions pour les travaux ferroviaires, les entreprises alpines ne veulent pas rester à quai. Pour autant, ces chiffres ne doivent pas conduire à se brûler les ailes. « C’est une très bonne opportunité pour les trois-quatre prochaines années à venir. Par contre, il faut rester très vigilants, le danger, c’est qu’on mange dix ans de budget en trois ans et qu’il y ait un gros trou derrière, avertit Georges Emmanuel, gérant d’Ozé, société coopérative de travaux de falaise. Ce n’est pas la peine d’investir dans des machines chères à rembourser sur dix ans alors que tu n’as que trois ans de chantier. Cela peut être dangereux pour nous s’il n’y a plus beaucoup de boulot local dans trois ans. »

    Face à un évènement dont l’impact économique peut aussi inquiéter, Nicolas Chabrand, président de la fédération de BTP 05, a tenu à rappeler à quel points les grands évènements avaient contribué positivement à sa filière : « Après guerre, la coconstruction du barrage de Serre-Ponçon a été une transformation du département qui a permis à nos entreprises de grandir, avance-t-il. Mais il y a eu aussi les plans neiges successifs qui ont permis d’avoir cinq millions de touristes chaque année. Cela a transformé nos entreprises, qui ont relevé le challenge, dans des conditions difficiles, en hiver, parfois à 1 800 m, pour respecter les délais. C’est ce qui a fait la force du BTP des Hautes-Alpes. » De son côté, la SNCF, l’un des principaux porteurs de marchés publics de travaux, est venue présenter ses atouts : « Les achats SNCF, sur ce qu’on appelle le cœur ferroviaire de la société, c’est 15 milliards d’euros par an. En 2025, ils ont engendré presque 285 000 emplois induits et indirects », a ainsi souligné Fabrice Morel, directeur RSE de l’entreprise.

    Des entreprises…

    et des associations

    Il n’y a pas que des entreprises qui viennent aux renseignements, des associations viennent aussi voir de quelles manières elles pourraient s’associer aux Jeux. Parmi elles, Caroline Haag, de l’association Environnement et solidarité, porteuse de chantiers d’insertion dans le briançonnais, s’avance en solution locale pour améliorer l’impact environnemental des Jeux : « On regarde quelle place la ressourcerie et le réemploi pourraient avoir dans ce partenariat avec les futurs Jeux 2030, explique celle qui est également représentante des ressourceries de la région. Cela peut-être en participant à l’aménagement et à la conception des lieux éphémères avec du réemploi, en récupérant des installations éphémères pour des ressourceries plutôt que de les jeter, ou en fournissant des équipements de réemploi pour des appartements du village olympiques. » Les premiers marchés de travaux de voirie seront publiés dans les semaines à venir, d’après Yannick Ghiron, directeur stratégique à la Solideo. L’ensemble des marchés seront publiés au début du premier semestre 2027 et accessibles sur marche2030.org

  • Mini Green Power lance un appel à repreneurs

    Mini Green Power lance un appel à repreneurs

    Le combat continue pour Mini Green Power (MGP). Placée en liquidation judiciaire avec continuité d’activité depuis avril, la start-up hyéroise, spécialisée dans la conception et la réalisation de petites centrales modulaires visant à transformer les déchets locaux en énergie bas carbone et en biochar (matériau permettant de capturer le carbone dans le sol et de lutter contre les émissions de CO2) veut encore croire à sa survie.

    Une situation qu’elle impute à la rupture de son principal partenariat commercial avec l’entreprise Suez, qu’elle a décidé d’assigner en justice. Créée en 2014, revendiquant 11,2 millions d’euros de chiffres d’affaires et 2 millions d’euros de bénéfice en 12 ans, « la société était en plein décollage avec plus de 55 millions d’euros de commandes signées. Elle prévoyait de réaliser 9 millions d’euros de CA en 2026, 20 en 2027 et espérait dépasser les 300 en 2031. Cet élan a été coupé par un changement de stratégie chez Suez alors que le partenariat était en plein déploiement », dénonce-t-elle. Cela se serait matérialisé par le non-paiement de la totalité d’un contrat estimé à 53,5 millions d’euros par Suez, et l’annulation d’un deuxième contrat à 50 millions qui découlait du premier. MGP soupçonnait par ailleurs Suez de vouloir attendre sa faillite « pour bénéficier gratuitement des 38 brevets constituant [sa] technologie innovante ».

    Des discussions mais

    rien n’est encore ficelé

    Des faits que conteste Suez, dont la direction affirmait en avril dans nos colonnes avoir mis fin au partenariat « face aux dérives constatées des coûts et du calendrier », arguant avoir réglé « l’intégralité des sommes dues à MGP dans le respect des contrats signés, y compris à l’issue de la résiliation », et affirmant que « les brevets de MGP restent en particulier la propriété de cette société ».

    Déjà sujette au redressement en 2023 suite à un incendie dans son atelier, l’entreprise, qui emploie 22 personnes (18 CDI, 4 contrats d’alternance), a lancé, le 11 juin, un appel à repreneurs qui court jusqu’au 2 juillet. « Je suis persuadé que l’entreprise peut rebondir : nous disposons de 38 brevets valables dans 10 pays, d’une équipe de collaborateurs experts et d’une technologie validée dans un secteur en pleine croissance. L’équipe est unie et très engagée », soutient Jean Riondel, son fondateur-dirigeant. Ce dernier souhaite ainsi poursuivre l’aventure avec « un repreneur désireux de poursuivre le développement de l’entreprise et de servir les clients prêts à s’engager dans la décarbonation grâce à notre technologie ».

    Alors que la procédure de liquidation se poursuit jusqu’au 2 septembre, MGP dit être entré en discussions avec plusieurs entités, même si pour l’heure, rien n’est encore ficelé. « Douze années de travail ont construit quelque chose de réel à haute valeur ajoutée à moyen et long terme. La planète a besoin de technologies ambitieuses et propres. La France a besoin de solutions concrètes pour ses déchets, ce besoin est universel », appuie Jean Riondel, déterminé à trouver une solution pérenne.

  • La réhabilitation du collège Roumanille enfin lancée à Avignon

    La réhabilitation du collège Roumanille enfin lancée à Avignon

    Depuis sa construction il y a 60 ans, le collège Roumanille est presque resté dans son jus. Quelques maigres et éparses réfections ont bien eu lieu, comme les sanitaires il y a trois ans ou la sécurisation de l’accès l’an dernier, mais aucune rénovation d’ampleur. Parents et enseignants ont alerté à plusieurs reprises sur l’état de vétusté du collège, situé en sortie de l’avenue Semard avant la Rocade. Un appel relayé, en janvier 2025, par les 8 élus des deux groupes de gauche au sein de l’assemblée départementale. Par une motion, votée à l’unanimité, ils réclamaient une « réhabilitation complète et urgente du collège », dénonçant une « situation alarmante et critique ».

    Le dossier a alors rapidement avancé, la présidente Dominique Santoni (LR) s’accordant avec la Région pour reprendre la main en récupérant la maîtrise d’ouvrage des travaux. Pour rappel, le collège est géré en cité mixte avec le lycée professionnel Maria-Casares. Ce vendredi, lors d’une dense séance de 44 rapports – dont un large volet budgétaire (lire l’encadré) -, le conseil départemental va enfin enclencher le processus des travaux et lancer les marchés pour la maîtrise d’œuvre. Le Département table déjà sur une enveloppe prévisionnelle de 11,7 millions d’euros, et espère un appui de l’État et de la Région.

    « Une remise à niveau s’impose, en particulier, sur le plan réglementaire (accessibilité) et technique pour améliorer le confort thermique et réduire les consommations énergétiques et sur le plan fonctionnel », lit-on dans la délibération, qui précise que le chantier se fera en site occupé, à savoir sans la fermeture du collège.

    Un chantier

    sans fermer le collège

    Des préfabriqués seront mis en place. « Les enjeux principaux sont : la réhabilitation énergétique et technique du collège, aussi bien le confort en hiver que le confort d’été ; les problématiques réglementaires (accessibilité, sécurité incendie…) ; les problématiques fonctionnelles axées sur la vie scolaire et l’administration », détaille le rapport. Bâtiments du collège mais aussi logements de fonction sont concernés. À noter que « le remplacement de la production de chauffage sera basé sur le raccordement au réseau de chaleur collectif de la ville d’Avignon ». Un autre vaste projet permettant de raccorder notamment 17 000 foyers à une source d’énergie décarbonée.

    Les transactions immobilières soulagent le budget

    Au menu de la séance, un gros volet financier est prévu : la clôture du budget précédent mais aussi un ajustement du budget en cours. Il en ressort qu’après un effondrement, les recettes fiscales liées aux transactions immobilières [DMTO, compris dans les frais de notaires] repartent à la hausse. Les DMTO sont remontés de près de 20% à 126 millions d’euros, après une perte de 60 millions d’euros en 2 ans. Il y a un an, le Département avait augmenté de 0,5% le taux de DMTO, permettant de récolter 5 millions d’euros de plus par an. F.C.