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  • Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Brahim Hemdani nommé sélectionneur de l’Algérie

    Il passe rapidement des jeunes aux grands. Nommé en juillet à la tête des moins de 21 ans algériens, Brahim Hemdani a été choisi par le bureau fédéral de la Fédération algérienne (FAF) pour prendre les rênes de l’équipe A, comme l’a rapporté la télévision d’État.

    À 48 ans, l’ancien milieu de terrain de l’OM succède au technicien bosnien Vladimir Petkovic, dont l’aventure à la dernière Coupe du monde s’est achevée en seizièmes de finale face à la Suisse, son ancienne sélection. Deux autres anciens internationaux algériens, Antar Yahia et Moussa Saïb, l’accompagneront comme adjoints dans cette nouvelle expérience.

  • Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Gaby Charroux : « On a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque samedi à 12h10 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La Métropole

    Didier Gesualdi : La Métropole rediscute de son budget ce jeudi. En aura-t-elle un avant la fin de l’année ?

    Je serai évidemment là le 10 septembre pour ces votes, quels qu’ils soient. On va voir, ça peut encore évoluer, mais l’ordre du jour est fixé. On a eu une évolution : « la Métropole des maires » je ne sais pas très bien ce que ça veut dire. Pour le moment, un peu comme l’avait proposé Éric Woerth dans son rapport, ça s’est matérialisé par la désignation d’un représentant du maire de Marseille à la première vice-présidence, que la maire d’Aix soit deuxième vice-présidente et que le maire de Martigues soit le troisième. C’est une façon de montrer que les maires sont impliqués. Maintenant se pose la question du budget. La compensation de la taxe professionnelle est versée à la Métropole qui nous la reverse. Si on venait à y toucher, que ce soit une volonté de la Métropole, une injonction de la préfecture, ce serait catastrophique pour la ville de Martigues et toutes celles qui ont accueilli les industries dans le passé. Accueillir l’industrie, cela voulait dire accueillir les travailleurs en créant des écoles, des logements, des gymnases, des équipements culturels, sociaux et sportifs. Il faut les faire fonctionner.

    Didier Gesualdi : Vous allez vous laisser faire ?

    Non, pas plus que depuis le premier jour, chacun connaît ma position concernant la Métropole. Mais j’ai fait des propositions. Il est de notoriété publique que je ne trouvais pas très responsable de ne pas présenter de budget, mais une majorité s’est dessinée pour aller dans ce sens. Moi, j’ai proposé de toucher à la fiscalité. Il ne doit pas y avoir de dogme en la matière. J’ai proposé de maintenir tout ce qui concernait les associations qui font vivre le lien social.

    Léo Purguette : « La Marseillaise » a révélé que la Métropole s’apprêtait à réévaluer des taxes prélevées sur les entreprises. C’est une bonne nouvelle ?

    Oui, bien sûr que oui. Cela peut faire évoluer un peu ce dogmatisme. Mais, à vrai dire, ce sont des exonérations qu’on va annuler. Ça fait 26 millions d’euros de recettes fiscales en plus. En réalité, on ne parlait pas vraiment de ça. On parlait du versement mobilité des entreprises et de la taxe foncière. Le versement mobilité dépend directement de la loi, donc on ne l’aura pas avant la présidentielle, ni les législatives. La taxe foncière dépend de la Métropole, on n’a pas choisi ce chemin-là, je le regrette. On pouvait le faire modérément et on réglait les problèmes.

    L’avenir de l’institution

    Léo Purguette : La Métropole peut-elle fonctionner dans ces conditions ?

    Il faut donner une chance à cette Métropole. J’entends dire « il faut faire péter, il y en a marre ». J’étais de ceux-là, mais depuis, la loi a été votée. Elle existe. Il manquait 75 millions d’euros pour le budget 2026. On est à trois mois de la fin de l’année. Le lendemain matin du 10 septembre, il faudra commencer à travailler le budget 2027 qui ne va pas être facile non plus. Au-delà de cette année, j’ai des propositions qui, je l’espère, seront entendues. Je pense qu’il faut regarder le périmètre géographique, le périmètre des compétences aussi. Les grandes compétences stratégiques peuvent être à la Métropole, ok. Aménagement du territoire, développement économique, industrie… D’accord pour tout ça. Les compétences opérationnelles en revanche, franchement quand ça tournait bien, il faut les rendre à la proximité.

    Léo Purguette : Avez-vous senti un changement de fonctionnement au quotidien de l’institution depuis que son président l’a décrétée « Métropole des maires » ?

    J’ai une expérience qui date de quelques jours. Il y a l’éternel problème de la collecte des ordures ménagères. J’ai rencontré le vice-président Perottino et le directeur. Ils ont marqué la volonté d’apporter des solutions adaptées ici ou là, en fonction des possibilités. Ça m’intéresse cette façon de faire. Le sujet du traitement des déchets demeure. L’État n’est plus favorable à ce qu’on appelait des « décharges ». Ça veut dire qu’il ne restera que l’incinération et qu’il faudra développer ça.

    Nicolas Isnard et Benoît Payan

    Didier Gesualdi : Qu’auriez-vous à dire au président de la Métropole et au maire de Marseille ?

    Je les ai souvent au téléphone… Je crois qu’on a besoin de regarder un autre chemin pour la Métropole. J’avais proposé, en son temps, dans un ouvrage, d’emprunter d’autres voies. Il faut se mettre ensemble pour voir ce qui peut aller et ce qui franchement ne va pas. La question des ressources, en particulier, celles qui viennent de l’État à travers la fiscalité, doit être débloquée. Je ne suis pas très optimiste. J’ai entendu M. le Premier ministre sur le budget 2027. Il ne va pas durer longtemps dans ses fonctions, son budget non plus. Mais en disant « on ne touche pas à la fiscalité », je crois qu’on fait fausse-route.

    Didier Gesualdi : Est-ce que c’est bloquant pour l’avenir de Martigues ?

    Quand on parle de l’avenir de Martigues, on parle de celui de ses habitants et des perspectives que l’on peut avoir en matière d’épanouissement individuel d’une part et de propositions collectives dans tous les domaines. Je pense à l’accès à la formation, à l’éducation, à la culture, au sport, au logement… Oui Martigues a de l’avenir, nous le préparons notamment au prix d’efforts colossaux pour s’adapter au changement climatique dans nos écoles par exemple.

    La rentrée

    Léo Purguette : Avez-vous tenu compte des fortes chaleurs constatées cette année pour aménager les écoles ?

    Mai, juin et septembre sont désormais des mois de fortes chaleurs. Il y a la nécessité d’adapter chaque classe de nos écoles à ces conditions. On a fait un travail remarquable, en sept semaines, qui avait été préparé avant bien évidement, dans les classes, sur les sols dans les cours de récréation, pour l’ombre. On a formidablement travaillé. Merci aux services publics municipaux. On a mis dans chacune des 205 classes de Martigues deux brasseurs d’air, des brise-lumières. Dans les écoles maternelles, une clim’ pour les dortoirs. Des cours replantées d’arbres…Nous travaillons aussi beaucoup sur un axe tout aussi urgent et volontariste, c’est l’accessibilité des établissements, que ce soit pour les enfants ou les adultes. On a désormais deux écoles avec un ascenseur dans chacune d’elle.

    L’hôpital

    Léo Purguette : Que peut le maire de Martigues vis-à-vis de l’hôpital où les agents se sont mobilisés récemment ?

    Nous avons déjà fait beaucoup. Avec d’autres, nous avons fait des efforts considérables pour que dans le cadre de la nouvelle industrialisation et de la décarbonation, nous soyons retenus sur deux points : la rénovation de l’hôpital et le contournement de Martigues-Port-de-Bouc. Le plan de rénovation de l’hôpital est insuffisant à 65 millions d’euros, mais c’est bien, on va faire. C’est déjà un grand pas.S’agissant de l’hôpital, qu’est-ce que je peux faire ? La position de maire-président du conseil de surveillance est utile car c’est un endroit où on peut parler avec l’ARS, la direction de l’hôpital etc. Clairement cet hôpital manque de moyens financiers, immobiliers, technologiques et en personnel. Sur l’immobilier on s’est mobilisé pour obtenir la rénovation, sur la technologie on s’est doté d’un robot utile pour soigner en urologie, gynécologie et dans d’autres domaines. Le personnel est en grande souffrance. On ne peut pas tripatouiller pour leur piquer 20 minutes de pause repas quand ils ont travaillé six heures. On a besoin d’entendre les personnels. Il paraît que c’est une priorité nationale !

    L’actualité politique

    Didier Gesualdi : Vous avez pris position pour la liste d’union conduite par votre camarade Jérémy Bacchi aux sénatoriales. Quel est l’enjeu de ce scrutin ? C’est l’occasion de faire entendre la voix des territoires ?

    Le Sénat, c’est l’assemblée qui représente le mieux les maires. On a besoin d’y envoyer une force. Si on peut y envoyer trois ou quatre sénateurs dans cette assemblée qui a aujourd’hui une majorité un peu différente de celle que j’espère, on y prendra notre part. Je crois qu’on peut réussir, sur les huit sénateurs que comptent les Bouches-du-Rhône, à avoir ces trois ou quatre élus. J’y crois. Je compte sur mes collègues maires qui peuvent faire confiance à ces sénateurs sortants de gauche qui ont bien travaillé, mais aussi à des gens qui parlent comme moi pour qu’on aille soutenir le 27 septembre cette liste.

    Didier Gesualdi : Il y a un risque à l’élection présidentielle et probablement aux élections législatives qui suivront, de voir le RN s’imposer en France. Vous avez dû batailler contre le RN pour être réélu maire. Quel est le message que vous avez envie de faire passer ?

    Je ne peux pas me satisfaire d’entendre ce discours matraqué en boucle sur les chaînes de télévision. Les futurs candidats d’extrême droite reconstruisent l’histoire pour la rendre conforme à leur vision de haine, d’exclusion, repliée sur elle-même. L’autre jour, une des leurs racontait que l’on ne devait pas notre système de retraites par répartition au Conseil national de la Résistance mais à Vichy, sans que personne ne bronche sur le plateau ! Je ne peux pas l’accepter. On a besoin d’autre chose dans ce pays. On est dans une phase où il y a de nombreux candidats. Ça va se décanter.

    La présidentielle

    Léo Purguette : Les communistes sont consultés jusqu’à ce dimanche sur la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle. Quel sera votre vote ?

    Je suis d’accord pour que notre candidat Fabien Roussel soit présent jusqu’au bout. On a besoin de faire entendre ces voix, de dire quelles sont les valeurs que nous portons. C’est-à-dire tout ce dont on vient de parler. Moi, je défends l’hôpital, les services publics, l’éducation. Rendez-vous compte de l’état de l’éducation ? Nous n’en avons pas assez parlé. Les enseignants souffrent notamment de rémunérations qui sont franchement indignes.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Asmae :

    Bonjour M. le Maire. J’ai vu que vous avez fait la rentrée à Notre-Dame des Marins. Est-ce que c’est pour un vous un symbole ?

    Oui, c’est un symbole. C’est un quartier en politique de la ville qui souffre de la non-réhabilitation depuis des dizaines d’années des logements de 13 Habitat. Il y a eu un petit sursaut lorsque Madame la ministre Méadel est venue visiter à l’été 2025. À chaque cage d’escalier, elle s’étranglait devant l’état des lieux. Elle est revenue, constatant que les améliorations étaient très insuffisantes, elle avait supprimé des moyens financiers à 13 Habitat. Rien n’a changé pour autant. Quant à 13 Habitat, on a une succession de présidents. Maintenant, c’est Martial Alvarez, le maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône. On va parler avec lui. Il y a longtemps que l’investissement pour construire Notre-Dame des Marins a été amorti. Un projet de réhabilitation de plusieurs dizaines de millions d’euros existe, mais 13 Habitat n’a pas bouclé le financement et prévoit donc des augmentations de loyers de 8% à partir de 2032, après la fin des travaux. Ça ne peut pas le faire ça ! Pas du tout ! Je ne suis pas d’accord pour entendre ce genre de choses. Les habitants payent leur loyer, ils font beaucoup d’efforts pour cela. C’est bénéfice net pour le bailleur. Ce n’est pas acceptable. J’ai fait des propositions pour aérer le quartier en relogeant tout le monde, bien sûr, car les bâtiments avaient été construits les uns sur les autres. Si j’ai fait la rentrée scolaire là-bas, c’est parce que l’école comme le centre social sont au cœur du quartier. Nous, à Martigues, on est aux côtés des habitants, les services publics n’abandonnent pas ce quartier d’habitat social.

  • L’OM au révélateur parisien

    L’OM au révélateur parisien

    Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Telle est l’entame marseillaise cette saison.

    Après deux matches, l’équipe de Bruno Genesio a déjà montré un double visage. Rayonnant et implacable face à Strasbourg, à l’occasion de l’inauguration du millésime 2026/2027 de la Ligue 1. Poussif et un peu dépassé par les événements, en clôture de l’acte II, à Monaco.

    Au moment d’accueillir une « des nouvelles bonnes équipes de notre championnat », Bruno Genesio a dû digérer les conséquences de la défaite en Principauté (0 – 2) et surtout la perte sur blessure de deux éléments, Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Auxquels s’est ajouté le départ de Quinten Timber.

    L’entraîneur a dû revoir son milieu, privé de deux éléments importants, et même un troisième si l’on considère que Geoffrey Kondogbia est avant tout un milieu. Il a ainsi expliqué le travail effectué avec Ulisses Garcia, « que j’ai voulu voir au cœur du jeu, il en a les capacités ». Bruno Genesio estime, malgré un groupe réduit à son strict minimum, « avoir la chance de disposer de joueurs polyvalents. Ainsi, j’essaie des choses à l’entraînement. Dans ces conditions, je me dois d’être ingénieux afin de mettre tout le monde en confiance ». Une confiance qui habite encore son groupe, malgré la sortie de route monégasque. « Il y a eu du positif, malgré la défaite », souligne Jeffrey de Lange. Pour le Néerlandais, la réception du Paris FC « est l’occasion de montrer que Monaco n’est qu’un faux pas ».

    Celui qui est désormais le numéro 1 dans le but olympien a faim. Faim de jouer, après deux saisons passées dans l’ombre de Gerónimo Rulli. Faim de résultat, « pour montrer que nous sommes capables de faire mieux que l’an dernier ».

    Être désormais titulaire n’a rien changé à sa manière de préparer ses matches. « Je suis juste heureux et cela me booste pour être encore meilleur », confesse-t-il. Lui qui n’a jamais douté qu’il resterait à l’OM, « je me plais, ma compagne se plaît et nous vivons bien ici », a-t-il confié, conscient que le peuple olympien attend beaucoup dans une saison où son équipe se retrouve à la croisée des chemins.

    La belle prestation face à Strasbourg a éteint certains doutes. Celle ratée à Monaco en a réveillé quelques-uns. Face au Paris FC, qui se présente avec des ambitions supérieures à celles d’assurer le maintien la saison dernière, c’est le moment pour ces Olympiens, où les jeunes auront une carte à jouer, de montrer les crocs en passant au révélateur parisien.

    « L’occasion
    de montrer
    que Monaco
    n’est qu’un
    faux pas »

  • Violences dans le périscolaire : 13 animateurs suspendus à Marseille

    Violences dans le périscolaire : 13 animateurs suspendus à Marseille

    Après le scandale qui a secoué la capitale, les alertes sur les violences sexuelles dans le périscolaire concernent cette fois Marseille. Dans une enquête diffusée vendredi, la cellule d’investigation de Radio France révèle que 13 animateurs ont été suspendus en 2025 après des violences dans les écoles et centre d’animation de la ville, tandis qu’une vingtaine d’enquêtes internes ont aussi été lancées. Face à cette situation, une pétition a été lancée, avec plus de 500 signatures, appelant à créer un collectif Me Too écoles, alors que les parents déplorent l’absence d’interlocuteur unique face aux situations auxquelles ont été confrontés leurs enfants. « Quand il se passe quelque chose avec un agent, de suite il est mis à pied de manière conservatoire », assure l’adjointe (Place publique) à l’éducation Pascaline Lécorché. Insuffisant, pour l’opposition. À gauche, LFI appelle la municipalité à reprendre en régie le périscolaire pour « garantir un contrôle des équipes ». À droite, le président des LR 13 Ludovic Perney réclame un audit et un délai maximal entre le signalement et la saisie du parquet, tandis que le collectif Une Génération pour Marseille réitère ses revendications formulées à la veille de la rentrée scolaire avec la publication d’un protocole unique de traitement des violences, l’ouverture d’un canal de signalement pour les parents, l’obligation pour les structures du périscolaire de fournir les casiers judiciaires des animateurs et la garantie d’un accompagnement psychologique et une aide juridique pour les victimes. « La Ville de Marseille propose d’ores et déjà un accompagnement psychologique et une aide juridique aux familles », explique la municipalité qui indique qu’après la mise en place de formations depuis 2023 et d’un mail pour les signalements l’année dernière, des « cartes réflexes » ont été diffusées cet été pour aider les professionnels à mieux réagir.

  • Les vêtements inclusifs Almé Paris placés en redressement judiciaire

    Les vêtements inclusifs Almé Paris placés en redressement judiciaire

    Triste passage d’une première décennie. Dix ans après avoir été fondée à Avignon – même si elle a commencé à être vraiment active en 2018 – la marque Almé Paris a été placée en redressement judiciaire par le tribunal des affaires économiques d’Avignon. Une décision prise pour 6 mois depuis le 28 mai dernier, suite à une cessation de paiements déclarée le 1er mai. Comme pour beaucoup d’enseignes de vêtements, la crise n’épargne pas non plus le secteur en ligne et un peu plus ciblé, porté ici sur l’univers inclusif allant jusqu’à la taille 54.

    Dans un communiqué, cité par le site spécialisé fashionnetwork.com, Almé Paris met un avant un « contexte particulièrement exigeant pour les acteurs de la mode digitale » et souligne « avoir été confrontée à la hausse des coûts d’acquisition, à l’évolution des habitudes de consommation et à la nécessité d’adapter un modèle construit dans un environnement très différent de celui de sa création ». D’après Almé, « cette phase de redressement constitue l’opportunité de repenser son modèle économique », persuadée d’être sur un marché porteur – en effet, 40% de la population féminine dépasse le 42 – et assure avoir des « perspectives » (comme l’intelligence artificielle pour anticiper la demande) pour sortir de l’ornière.

    Essentiellement présente en ligne, Almé Paris a ouvert il y a 3 ans un showroom à Avignon, rue Raspail. À cette époque, la marque venait de réaliser une levée de fonds de 5 millions d’euros (notre édition du 6 décembre 2023) devant notamment permettre l’embauche d’une vingtaine de salariés et l’ouverture d’un autre showroom à Paris. Si un salon a bien été ouvert dans la capitale, la viabilité économique peine à être trouvée puisque les derniers comptes sociaux à fin 2024 présentaient un déficit de 2,4 millions d’euros. Mais ce redressement judiciaire n’interrompt pas l’activité de l’entreprise, qui continue à vendre et alimenter sa garde-robe.

    Une fondatrice devenue élue à Avignon

    « Nous voulions créer une marque sympa, avec le code des autres, mais avec des tailles supérieures au 44. L’objectif n’est pas de créer des vêtements qui cachent mais qui mettent en valeur nos clientes et donnent confiance », faisait valoir dans nos colonnes en décembre 2023, Emmanuelle Sokolowski-Szerer, fondatrice et présidente d’Almé Paris. Depuis, la cheffe d’entreprise a, en parallèle, fait son entrée en politique en étant élue en mars comme conseillère municipale déléguée à l’entrepreneuriat, à l’égalité et à la lutte contre les discriminations au sein de la majorité d’Olivier Galzi (DVD). Elle copréside aussi le cercle Femmes de territoire, aux côtés d’Anaïs Hausmann, qui a reçu il y a une semaine la visite de la ministre Aurore Bergé.

  • Ariane Ascaride : « Il faut remettre Pagnol à la bonne place »

    Ariane Ascaride : « Il faut remettre Pagnol à la bonne place »

    La Marseillaise : Pourquoi faire cette chronique sur l’œuvre de Marcel Pagnol ?

    Ariane Ascaride : Dans l’année, France Inter m’avait proposé de lire des textes d’auteurs que j’aimais beaucoup, pour une série appelée les Admirations littéraires. J’avais proposé à France Inter de lire les sermons de Pagnol. Et les gens ont adoré. Ils m’ont donc demandé si on pouvait refaire quelque chose sur Pagnol. À partir de là, j’ai réfléchi car on présente beaucoup Marcel Pagnol avec les fifres, les tambourins et les cigales, comme un auteur régional. Alors que c’est un auteur du bassin méditerranéen, universel, avec une grande formation latiniste, helléniste. Et cela me renvoyait, avec beaucoup d’humilité, au travail que l’on fait avec Robert Guédiguian : on parle de lui comme d’un cinéaste marseillais. Alors que c’est un cinéaste ! J’avais envie de travailler sur cet aspect-là, de faire des parallèles entre lui et nous. Je me suis replongée dans son œuvre, en relisant l’ensemble de son travail, ses pièces, ses livres, ses films… Mais il a fait bien plus que cela. C’est bien plus que juste La gloire de mon père et Le château de ma mère, avec tout le respect que j’ai pour ces œuvres. Pour moi, Pagnol est un descendant d’Homère, comme d’autres auteurs du bassin méditerranéen. Bassin qui est une des plus grandes bases de la culture européenne, qu’on le veuille ou non. Son écriture est celle du Sud, mais c’est beaucoup plus que ça, elle est universelle. Marcel a droit à son buste comme le buste d’Homère dans la rue d’Aubagne. J’ai aussi découvert des choses chez lui que je ne connaissais pas bien. On dit souvent que les gens du Sud, de Provence, sont pudiques. La manière dont il parle de cela me plaît beaucoup. Il y a aussi son rapport aux femmes, ses personnages féminins…

    Justement, vous jouez souvent des personnages féminins forts. Quel regard vous portez sur son rapport aux femmes ?

    A.A. : Chez Pagnol, la jeune femme est bien souvent pécheresse, par naïveté, que ce soit Angèle ou Naïs. Il faut sauvegarder son honneur, elles doivent payer car elles laissent déborder leur cœur plein d’amour, se font avoir… Une doit épouser un vieux, une autre doit quitter sa famille… La femme forte chez Pagnol est la mère, la tante, celles qui ne sont plus dans la possibilité de séduction. Ça raconte le regard des hommes sur les femmes à cette époque-là. Et Marcel fait toujours tourner les femmes dont il est amoureux. Dans ses relations amoureuses, il est insensé, c’est un prototype. À un moment de sa vie, il en a deux, il écrit à son père que l’une le fatigue. Il lui explique qu’elle est trop maigre, qu’elle lui fait du souci car il ne sait pas si elle va pouvoir jouer au théâtre dans cet état… Et non pas qu’il a du souci car il lui fait vivre une situation épouvantable. Il n’est pas méchant quand il fait ça, mais c’est une représentation parfaite du machiste. C’est la reproduction d’une époque, mais une époque qui n’est pas complètement finie si vous voyez ce que je veux dire…

    Votre chronique n’est ni une biographie ni une simple lecture de ses textes…

    A.A. : J’ai envie de dire aux gens : il s’appelle Marcel tout simplement. C’est un mec chouette, un grand auteur, un immense dialoguiste. Mais aussi avec des défauts : il est alcoolique. C’est un être humain qui sait aussi se remettre en question, qui s’en pose énormément sur son travail. Il fait des choses formidables pendant la guerre : quand les Allemands veulent travailler avec lui, il vend ses studios, achète un domaine à Monaco et reprend son personnel pour qu’ils plantent des œillets et qu’ils n’aillent pas au STO. Peu de gens connaissent cet épisode, il ne s’en vante pas de le faire. Mais les œillets, on les retrouve dans Manon des sources… Il y a une scène dans La fille du puisatier, où les gens écoutent le discours de Pétain à la radio. Il raconte qu’ils commencent le tournage, qu’il y a l’armistice, que Fernandel est rappelé sous les drapeaux et d’un coup il intègre la réalité à son film. Son film Regain débute par le viol du personnage d’Orane Demazis par 15 charbonniers. Pour l’époque, c’est peu commun. Je n’avais jamais entendu parler de ça quand on présente Regain. Alors qu’on montre toujours Marcel Pagnol avec la partie de cartes, qui est une scène géniale, mais il est bien plus que cela. C’est un grand intellectuel. Il y a un adjectif qui est homérique, qui vient d’Homère. Il y a un adjectif qui est pagnolesque, qui vient de Pagnol. Cela veut dire qu’il a imprégné le langage courant par son œuvre. Il y a peu de gens qui se targuent de ça.

    Vous revenez longuement sur la place du théâtre dans son parcours, le spectacle vivant est en crise. Comment l’expliquez-vous ?

    A.A. : Je vais enfoncer des portes ouvertes mais une société sans théâtre vivant est une société morte. La première chose que les dictatures font, c’est d’empêcher les artistes de s’exprimer. On n’en est pas encore là mais enfin, il y a des actions gravissimes : quand une mairie interdit un spectacle… Mais aussi, balayons devant notre porte. La situation du théâtre vivant est très difficile mais qui s’en préoccupe à part le spectacle vivant lui-même ? Est-ce que le public s’en préoccupe ? Et s’il ne s’en préoccupe pas, pourquoi ? Je pense que tous les acteurs du spectacle vivant devraient relire les cahiers de Jean Vilar. Peut-être que nous nous sommes éloignés un peu du public. Peut-être que nous n’avons pas eu en permanence à l’esprit pourquoi nous faisons ça… Un de mes professeurs disait « l’élitisme pour tous », mais l’élitisme pour tous, ça se réfléchit. Quand Pagnol écrit Marius, c’est en 1928, et la gloire du théâtre français est bourgeoise à ce moment-là. D’un coup, il arrive et raconte ces gens-là. C’est sur cela que l’on doit se questionner.

  • Top départ pour les forums des associations

    Top départ pour les forums des associations

    Vivacités est mort, vive Les rendez-vous des associations ! Après 17 éditions réussies, le traditionnel événement qui regroupait plusieurs centaines de structures associatives sur le Vieux-Port de Marseille évolue pour cette année 2026. Une véritable révolution pour les associations, puisque cette grande fête devient, pour la première fois, une myriade de rendez-vous décentralisés dans tous les arrondissements et étalés sur un mois, du 5 au 28 septembre.

    « On est dans une approche beaucoup plus globale qu’auparavant. Après un an de consultation et les États Généraux des associations, nous avons pris des engagements concrets. La mise en place de ces rendez-vous de la vie associative en est la concrétisation », explique Nora Primus, directrice de la vie associative et du lien social à la Ville de Marseille. Et le terme « d’approche plus globale » n’est pas galvaudé. La Ville propose pas moins de huit forums, soit un par secteur (lire encadré ci-contre), mais aussi d’autres rendez-vous à destination des acteurs associatifs directement comme des soirées portes ouvertes des Maisons des Associations.

    De quoi porter l’ensemble des événements à plus d’une quinzaine sur un mois. Et surtout de quoi améliorer « le maillage territorial » et le lien avec les habitants : « En étant directement sur les territoires, on espère que cela va avoir une retombée directe pour les associations et leurs publics, que cela suscite l’envie de plus de bénévolat », développe-t-elle.

    La Ville table d’ailleurs sur plus de 8 000 participants, contre 3 400 auparavant. « On essaie d’imaginer une autre façon de travailler collectivement à l’élaboration d’une vision pour la vie associative. On a besoin de se réinventer, de bousculer nos pratiques », abonde Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative, ce vendredi soir, lors d’une une table ronde intitulée « Coopérer pour transformer les quartiers », qui faisait office de soirée de lancement.

    L’élu entend notamment s’attaquer aux besoins d’engagement des associations : « Comment on tisse du lien social avec nos concitoyens qui ont besoin des associations ? L’engagement, le bénévolat, ce sont des sujets qui doivent nous interpeller. » Justement, une large part des forums sera consacrée à cette problématique : « À chaque forum, les collègues de la division bénévolat animeront ce qu’on appelle la fresque du bénévolat, pour casser les idées reçues, les craintes et les peurs autour du bénévolat », conclut Nora Primus. Top départ, ce samedi pour trois secteurs de Marseille.

    « L’engagement, le bénévolat,
    ce sont
    des sujets qui doivent nous interpeller »

  • Opération de solidarité avec les étudiants à Emmaüs

    Opération de solidarité avec les étudiants à Emmaüs

    C’est en centaine que se chiffre le nombre d’étudiants qui viennent chez nous. Par éthique parfois, pour le dressing à 1 euro toute l’année, mais par nécessité pour la majorité d’entre eux », explique Nouara Bernou une des trois responsables d’Emmaüs Pointe-Rouge. Alors il est devenu une évidence que ce mois leur serait consacré, ce sera leur mois solidaire. « Moitié prix sur la vaisselle, les meubles, les matelas… » donne-t-elle pour exemple.

    Du côté d’Emmaüs Saint-Marcel, la solidarité est identique. Maxi-remise sur les meubles, les livres, et la vaisselle. « En plus le 1er samedi du mois, nous organisons une vente à thème “Jean et tenue militaire” avec une sorte de vide-grenier géant à tout petits prix dans la cour. Il y aura aussi des matelas neufs, des jeux de société, des petits luminaires, des rideaux, du linge de maison, des coussins… Et on espère aussi beaucoup d’ambiance », lance joyeusement Hami Kahia-Tani responsable à Saint-Marcel.

    La précarité ne cesse d’augmenter et touche désormais de nombreuses couches sociales. « On ne sait jamais ce qu’on va trouver et l’ambiance est toujours super sympa » résume une jeune dame à la Pointe-Rouge, les bras chargés de babioles. Vêtements, linge de maison, ceinture, hommes, femme, enfant, le dressing à 1 euro est clairement incitatif. Le concept fripier a pris un coup de jeune, le linge est propre et en bon état à prix imbattable.

    Suivre la mode

    Du côté de Saint-Marcel, on constate aussi une augmentation du public étudiant. « On les reconnaît, ils arrivent vers 15h, ils ne sont jamais pressés », livre Elizabeth bénévole depuis 15 ans à la communauté du 11e. Spécialisée sur le rayon textile, elle ne chôme pas pour installer au mieux la vente « Jean et tenue militaire ». Les rayons homme et femme sont distincts. Chaque article comporte une étiquette en couleur avec son prix allant de 5 euros jusqu’à 12 euros pour un jean entièrement neuf. Il y a aussi des sweats, des blousons, des tee-shirt et des shorts.

    « En fait je donne un thème pour chaque mois. Je prends soin de trier et de ranger les plus belles pièces toute l’année en prévision de chaque vente », explique Camélia la responsable textile avec un sourire malicieux. Elle a mis en place tout un procès qui permet un tel stock le jour venu. Hami, le responsable répond du tac au tac « je l’avais bien dit, nous sommes la ligue 1 du textile à Saint-Marcel ». Camélia de son côté continue son œuvre : « les saisons changent, nos vêtements aussi. La plus belle récompense est de voir repartir les gens heureux ». Il est vrai qu’ici pour moins de 15 euros, on peut repartir habillé à la mode de pied en cap. Imbattable.

    Emmaüs Pointe-Rouge.
    110 Trav. Parangon, 13008. Samedi : 10h–13h, 15h–17h
    .

    Emmaüs Saint-Marcel.
    46 Bd de la Cartonnerie, 13011. Samedi : 09h–12h, 14h–18h.

  • Selon l’Unsa, 48% des profs préoccupés par leur salaire

    Selon l’Unsa, 48% des profs préoccupés par leur salaire

    Trois chiffres parmi les 45 000 réponses des personnels sondés sont particulièrement révélateurs de l’état d’esprit de cette rentrée : « Ils sont 14% de plus qu’en 2024 à penser d’abord au salaire, 71% ne ressentent ni respect ni reconnaissance de leur travail et seuls 0,3% se disent confiants en l’avenir du système éducatif », relève Franck Delétraz, secrétaire départemental SE-Unsa et Unsa éducation.

    Si le salaire arrive en tête des sujets de préoccupation des enseignants, c’est que leur pouvoir d’achat a terriblement dégringolé. « La moitié des enseignants perçoit moins de 2 000 euros par mois. Dans les années 80 leur revenu moyen était de 2,3 fois le Smic, aujourd’hui il le dépasse à peine ». C’est sans compter la rémunération des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) « qui peinent à en vivre ». Sur les 16 000 élèves nécessitant un accompagnement dans les Bouches-du-Rhône, 7 000 restent en attente. Par ailleurs, « plutôt que fermer des classes, la baisse démographique pourrait être une opportunité pour renforcer la brigade de remplacements ». En somme, « on n’assiste pas à un rejet de l’école, mais à celui des conditions de travail et d’enseignement », résume Franck Delétraz.

    Adresse aux candidats

    Des résultats qui « en disent long sur les politiques menées », estime le syndicat, qui souhaite accompagner « dans le dialogue » la réforme de la formation mais « reste vigilant quant aux moyens de sa mise en œuvre ». Enfin, « après 10 ans de macronie, 91% des personnels considèrent qu’ils n’ont pas été entendus et demandent une vraie méthode de consultation ». C’est, avec l’exigence « d’une revalorisation salariale pour tous par la grille indiciaire et un statut éducation nationale pour les contractuels et AESH », ainsi que d’une « carte scolaire qui ne soit pas prétexte à une baisse budgétaire », un des points sur lesquels L’Unsa interpelle les candidats à la présidentielle, à l’exception de l’extrême droite.