Category: accueil-merge

  • Le Père Noël vert du Secours populaire sème cadeaux et espoir

    Le Père Noël vert du Secours populaire sème cadeaux et espoir

    Le Père Noël vert, c’est parti ! ». Il est 13h ce mercredi quand six convois quittent le siège du Secours populaire 13 à Marseille les coffres remplis de cadeaux. « Ces camions vont à la rencontre d’enfants dans des quartiers où la misère est très présente », indique Farida, secrétaire générale de la fédération départementale. L’un d’entre eux embarque vers le chemin du Ruisseau Mirabeau, dans le quartier de Saint-André (16e). Des klaxons retentissent : « C’est le Père Noël vert ». Les habitants affluent autour de la camionnette tandis que les bénévoles entament la distribution dans l’euphorie générale. Des sachets de friandises, des ballons, des voiturettes, des poupées, des figurines, des clémentines et surtout des sourires.

    « C’est très gentil, il y en a qui n’y arrivent pas », lance Jean, venu récupérer des jouets pour ces petits-fils de 11, 8 et 3 ans. « Ces cadeaux je vais les distribuer à mes petits-enfants, je n’en ai pas beaucoup que treize et je suis trois fois arrière-grand-père ! », plaisante un autre habitant du quartier, en remerciant chaleureusement les bénévoles. C’est la septième édition de cette opération du Père Noël vert du Secours populaire, dont la couleur symbolise l’espoir.

    « Noël c’est ma meilleure fête ! »

    Mireille, secrétaire départementale de la Culture au sein de l’association, dispose soigneusement des livres sur le capot de sa voiture. Manuel, 10 ans, en choisit un. « C’est pour mon petit frère ! », glisse-t-il en esquissant un sourire, les bras chargés de sachets de bonbons et de voitures miniatures. « Noël, c’est ma meilleure fête ! », proclame-t-il. « C’est le papa Noël avant l’heure, c’est bien on en a besoin pour les enfants dans les quartiers défavorisés. On vous remercie infiniment ! », renchérit Garcin. « Ça fait du bien au porte-monnaie, les temps sont durs. Les cadeaux, ce n’est pas la priorité en ce moment », concède le père de famille.

    Chapeau vert vissé sur la tête, Hassen tente de contenter tout le monde et choisit les présents en fonction des envies de chacun. Au volant, Baba s’impatiente : « On a encore d’autres enfants à aller voir ! », lance-t-il, tout en démarrant l’automobile. Prochain arrêt, Saint-Henri, où des mamans discutent et surveillent les petits dans l’espace vert. « Venez, venez ! », lancent Mireille et Hassen. Rapidement, le bouche à oreille fait son œuvre et les enfants accourent. « Oh, y a des mangas ! », s’enthousiasme Kylian. « Je peux prendre des cadeaux en plus pour mes copains ? », demande un de ses camarades. Une enseignante de l’école primaire du quartier salue l’action solidaire auprès des bénévoles. Hamida, lâche un soupir de soulagement. « C’est bien, avec la fin de l’année, mes enfants seront contents ! », fait-elle savoir.

  • Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Saint-Quentin-en-Yvelines, le 2 août 2024. Jour historique pour le BMX français. Ils sont trois porteurs du maillot tricolore à monter sur le podium de l’épreuve racing des Jeux olympiques de Paris 2024. L’or pour Joris Daudet, le bronze pour Romain Mahieu. Et l’argent pour Sylvain André.

    Le Cavaillonnais est venu en voisin, samedi, inaugurer la piste de pumptrack de Grans (Bouches-du-Rhône). « Cela fait une dixième piste dans notre petite région, c’est fou. Cela montre que les gens ici, croient en nous », témoigne-t-il. La médaille d’argent olympique a changé la vision de son sport. « Je n’ai plus besoin d’expliquer ce que je fais et l’on ne me regarde plus comme si j’étais un grand enfant, mais comme un sportif de haut niveau. » Ce qu’il est.

    Car la pratique du BMX, dont il a fait son métier, est exigeante. « Mais cela reste une passion avant tout, car il me faut trouver des compléments pour en vivre. » Celui qui s’est mis au BMX à l’âge de 6 ans, il en a 33 aujourd’hui, « pour faire du vélo sur une piste fermée et sûre », ne regrette pas son choix.

    « J’ai vécu un moment historique, avec un triplé olympique que la France attendait depuis cent ans. La pratique m’a fait réussir, la passion m’a fait progresser », souligne le natif de Cavaillon.

    S’il est en pause sportive, car les compétitions ne reprendront qu’au mois de mars, Sylvain André est très actif. « Je fais des conférences, pour faire rentrer de l’argent, car les jambes ne suffisent pas », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de « passer de très bons moments sur le vélo » et d’avoir encore des ambitions, car la compétition, « c’est bien quand tu es devant ».

  • Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Après l’argent des Jeux, Sylvain André n’est toujours pas rassasié de trophée

    Saint-Quentin-en-Yvelines, le 2 août 2024. Jour historique pour le BMX français. Ils sont trois porteurs du maillot tricolore à monter sur le podium de l’épreuve racing des Jeux olympiques de Paris 2024. L’or pour Joris Daudet, le bronze pour Romain Mahieu. Et l’argent pour Sylvain André.

    Le Cavaillonnais est venu en voisin, samedi, inaugurer la piste de pumptrack de Grans (Bouches-du-Rhône). « Cela fait une dixième piste dans notre petite région, c’est fou. Cela montre que les gens ici, croient en nous », témoigne-t-il. La médaille d’argent olympique a changé la vision de son sport. « Je n’ai plus besoin d’expliquer ce que je fais et l’on ne me regarde plus comme si j’étais un grand enfant, mais comme un sportif de haut niveau. » Ce qu’il est.

    Car la pratique du BMX, dont il a fait son métier, est exigeante. « Mais cela reste une passion avant tout, car il me faut trouver des compléments pour en vivre. » Celui qui s’est mis au BMX à l’âge de 6 ans, il en a 33 aujourd’hui, « pour faire du vélo sur une piste fermée et sûre », ne regrette pas son choix.

    « J’ai vécu un moment historique, avec un triplé olympique que la France attendait depuis cent ans. La pratique m’a fait réussir, la passion m’a fait progresser », souligne le natif de Cavaillon.

    S’il est en pause sportive, car les compétitions ne reprendront qu’au mois de mars, Sylvain André est très actif. « Je fais des conférences, pour faire rentrer de l’argent, car les jambes ne suffisent pas », regrette-t-il. Ce qui ne l’empêche pas de « passer de très bons moments sur le vélo » et d’avoir encore des ambitions, car la compétition, « c’est bien quand tu es devant ».

  • Provence Rugby a l’ambition de passer les fêtes sur le podium

    Provence Rugby a l’ambition de passer les fêtes sur le podium

    L’heure du bouquet final de l’année 2025 est venue pour Provence Rugby. Assurés de terminer la phase aller dans le top 4 du championnat de Pro D2, les Aixois ont un dernier déplacement à Mont-de-Marsan, ce vendredi (19h30). Une confrontation, a priori, à la portée des joueurs de Philippe Saint-André, puisque les Montois végètent toujours au 13e rang sur 14. La pire défense de la ligue (500 points encaissés en 14 matches) reste sur cinq défaites consécutives. Dont deux gifles à Brive (68 à 10) et une autre à Dax (68 à 14).

    Pour autant, malgré un automne idéal avec seulement deux revers, les Provençaux se méfient de leurs adversaires du soir. Julien Dupuy, entraîneur des arrières, évoquait déjà, la semaine dernière, cette confrontation. Il mettait en avant que même les meilleures formations de Pro D2 se sont cassé les dents dans les Landes. « Mont-de-Marsan, ils ont battu Vannes à la maison (30-28), donc tous les matches sont compliqués. C’est pour ça que j’aimerais qu’on débute les matches à l’extérieur comme ceux à domicile. Avec beaucoup d’humilité, je pense que l’on peut produire du beau jeu, aussi bien ici que hors de nos bases. »

    « Nous ne sommes pas encore en vacances »

    Philippe Saint-André évoque cette rencontre dans l’ouest de la France comme étant « primordiale et importante, car nous ne sommes pas encore en vacances ». En effet, ce vendredi sur les coups de 21h30, les joueurs pourront commencer à penser à Noël. Mais, avant, il faudra faire le boulot et garder cette position sur le podium provisoire du championnat. Derrière Vannes et le surprenant club de Valence-Romans, les Bucco-Rhodaniens ont l’opportunité de rester sur la troisième marche, en cas de victoire.

    L’ancien sélectionneur de l’équipe de France, désormais à la tête de Provence Rugby, rappelait justement que son équipe est celle qui prend le plus de bonus offensifs. Deux laissés en route, cette saison, à Maurice-David, et quelques-uns obtenus par-ci, par-là, lors de déplacements loin d’Aix-en-Provence.

    Avant les trois semaines de pause, les Aixois veulent donc éviter la fausse note pour cette dernière représentation de l’année.

    15e journée de Pro D2

    Stade André et Guy Boniface (19h30)

    Arbitre : Anthony Lac

    STADE MONTOIS : Broeiro – Lodjro, Masse, Ezcurra, De Nardi – Cortes, Loustalot – Tuifua, Iashagashvili, Ponpon – Luifau, Darquier – Alves, Van Jaarsveld, Goginava

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Bouhedjeur, Lenoir, Galletier, Bituniyata – Soulan, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Tuisue, Rodda – Hawkes, Latterrade, Wegrzyn

  • Provence Rugby a l’ambition de passer les fêtes sur le podium

    Provence Rugby a l’ambition de passer les fêtes sur le podium

    L’heure du bouquet final de l’année 2025 est venue pour Provence Rugby. Assurés de terminer la phase aller dans le top 4 du championnat de Pro D2, les Aixois ont un dernier déplacement à Mont-de-Marsan, ce vendredi (19h30). Une confrontation, a priori, à la portée des joueurs de Philippe Saint-André, puisque les Montois végètent toujours au 13e rang sur 14. La pire défense de la ligue (500 points encaissés en 14 matches) reste sur cinq défaites consécutives. Dont deux gifles à Brive (68 à 10) et une autre à Dax (68 à 14).

    Pour autant, malgré un automne idéal avec seulement deux revers, les Provençaux se méfient de leurs adversaires du soir. Julien Dupuy, entraîneur des arrières, évoquait déjà, la semaine dernière, cette confrontation. Il mettait en avant que même les meilleures formations de Pro D2 se sont cassé les dents dans les Landes. « Mont-de-Marsan, ils ont battu Vannes à la maison (30-28), donc tous les matches sont compliqués. C’est pour ça que j’aimerais qu’on débute les matches à l’extérieur comme ceux à domicile. Avec beaucoup d’humilité, je pense que l’on peut produire du beau jeu, aussi bien ici que hors de nos bases. »

    « Nous ne sommes pas encore en vacances »

    Philippe Saint-André évoque cette rencontre dans l’ouest de la France comme étant « primordiale et importante, car nous ne sommes pas encore en vacances ». En effet, ce vendredi sur les coups de 21h30, les joueurs pourront commencer à penser à Noël. Mais, avant, il faudra faire le boulot et garder cette position sur le podium provisoire du championnat. Derrière Vannes et le surprenant club de Valence-Romans, les Bucco-Rhodaniens ont l’opportunité de rester sur la troisième marche, en cas de victoire.

    L’ancien sélectionneur de l’équipe de France, désormais à la tête de Provence Rugby, rappelait justement que son équipe est celle qui prend le plus de bonus offensifs. Deux laissés en route, cette saison, à Maurice-David, et quelques-uns obtenus par-ci, par-là, lors de déplacements loin d’Aix-en-Provence.

    Avant les trois semaines de pause, les Aixois veulent donc éviter la fausse note pour cette dernière représentation de l’année.

    15e journée de Pro D2

    Stade André et Guy Boniface (19h30)

    Arbitre : Anthony Lac

    STADE MONTOIS : Broeiro – Lodjro, Masse, Ezcurra, De Nardi – Cortes, Loustalot – Tuifua, Iashagashvili, Ponpon – Luifau, Darquier – Alves, Van Jaarsveld, Goginava

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Bouhedjeur, Lenoir, Galletier, Bituniyata – Soulan, Cazenave – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Tuisue, Rodda – Hawkes, Latterrade, Wegrzyn

  • Pablo Longoria dresse un bilan à mi-saison sportive

    Pablo Longoria dresse un bilan à mi-saison sportive

    Pablo Longoria vit une période apaisée alors que la trêve des Confiseurs arrive. Il a balayé, ce jeudi, plusieurs aspects du parcours de l’OM et évoqué ses relations avec ses relais au sein du club. Et en a profité pour fermer la porte à un départ de Pierre-Emile Höjbjerg.

    Le sportif

    en trois parties

    « Jusqu’au 1er septembre, période de mercato, il y a eu une recherche d’équilibre en plein mois d’août. Une autre saison a commencé en septembre, une fois le marché des transferts refermé, avec l’arrivée tardive de certains joueurs, pour différentes circonstances. Nous étions alors très optimistes, enthousiastes, après le match au Bernabéu [en Ligue des Champions contre le Real, Ndlr], où nous avons envoyé un message et atteint la trêve d’octobre dans une situation très positive avec une belle dynamique. Puis nous sommes revenus dans une normalité avec l’enchaînement des matches. »

    Le mercato d’hiver

    « Il y aura un double objectif. Récupérer les joueurs que nous n’avons pas assez utilisés en première partie de saison, comme Hamed Traoré, Amine Gouiri et Facundo Medina… Ensuite, le mercato d’été a fait que nous avons plus dépensé que ce qui était prévu, pour différentes circonstances. Il faudra ajuster le niveau des finances. C’est la priorité. Il n’y aura pas d’arrivée tant que nous ne serons pas retombés sur l’objectif économique du début de saison. Quant à Pierre-Emile Höjbjerg, la porte est fermée et il n’y a pas de discussion avec la Juve à son sujet. »

    Ses relations avec Benatia et De Zerbi

    Sur son entente avec Medhi Benatia, « nous sommes deux personnes totalement complémentaires… Pour nous, c’est très important de travailler avec cette coordination, malgré nos caractères très différents, en alimentant cette symbiose… C’est le meilleur directeur du football fait pour travailler à l’OM. »

    Et sur Roberto De Zerbi : « La situation est claire. Je souhaite qu’il reste avec nous le plus longtemps possible. Il est l’entraîneur idéal pour l’OM. À chaque jour qui passe, je suis de plus en plus satisfait de son travail. En plus, il commence à parler français ! »

    Sur les féminines

    et les jeunes

    Concernant les féminines, « nous sommes dans une période de stabilisation d’une section que nous voulons professionnaliser. Nous avons trouvé le stade qui convient, à Martigues. Maintenant, il faut consolider. »

    Du côté des jeunes, « le plus difficile, c’est d’avoir le courage de les mettre sur le terrain ! À Marseille sans doute plus qu’ailleurs. Il nous faut continuer sur la voie définie par Roberto De Zerbi si nous voulons retenir les talents locaux. »

    Sur les structures

    La question du bail d’occupation du Vélodrome était débattue au conseil municipal de ce jeudi. « Ce nouveau bail est important, c’est une question de stabilité et d’équilibre. Surtout si nous voulons améliorer l’expérience supporters. »

  • Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Depuis des siècles, Rembrandt (1606-1669) a fait l’objet de nombreuses expositions. Celle qui prend ses quartiers au Musée des Beaux-Arts de Draguignan se démarque dans le sens où elle interroge la façon dont ses productions ont été perçues « au XVIIIe siècle en France, où ses œuvres influencent profondément artistes et collectionneurs ». À l’origine de ce parcours, intitulé Le phare Rembrandt, le mythe d’un peintre au siècle de Fragonard, et visible jusqu’au 15 mars, deux tableaux au sein des collections du Musée, « considérés pendant des siècles comme des peintures de Rembrandt », rembobine Yohan Rimaud, conservateur en chef des lieux. Mais « on s’est rendu compte que ces tableaux étaient des pastiches peints après la mort de l’artiste. Pas un phénomène rare, mais cela témoigne de l’importance du goût pour Rembrandt. Il peignait quasi exclusivement pour le marché hollandais et ce n’est qu’après sa mort que ses œuvres ont commencé à être exportées, surtout en France, car Paris est devenue au XVIIIe siècle la capitale européenne du marché de l’art », situe-t-il à propos de cette exposition qui « se concentre sur la perception de Rembrandt après sa mort, plutôt que de l’artiste de son vivant ».

    Inspirations, imitations

    Parmi la soixantaine d’œuvres exposées, certaines de Fragonard, Chardin et Rigaud qui ont été inspirés par le coup de pinceau majeur du peintre hollandais. Ou encore de ses imitateurs les plus zélés, « comme Grimou, qualifié de Rembrandt de la France au XVIIIe siècle car il regardait un tableau de Rembrandt et le transcrivait dans le langage de son époque. Grimou nous apparaît comme un satellite de Rembrandt, toute sa carrière a été une appropriation totale. Il a fait preuve d’une grande finesse et intelligence et a très bien compris le travail de Rembrandt », explique encore Yohan Rimaud.

  • Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Rembrandt et ses héritiers picturaux à Draguignan

    Depuis des siècles, Rembrandt (1606-1669) a fait l’objet de nombreuses expositions. Celle qui prend ses quartiers au Musée des Beaux-Arts de Draguignan se démarque dans le sens où elle interroge la façon dont ses productions ont été perçues « au XVIIIe siècle en France, où ses œuvres influencent profondément artistes et collectionneurs ». À l’origine de ce parcours, intitulé Le phare Rembrandt, le mythe d’un peintre au siècle de Fragonard, et visible jusqu’au 15 mars, deux tableaux au sein des collections du Musée, « considérés pendant des siècles comme des peintures de Rembrandt », rembobine Yohan Rimaud, conservateur en chef des lieux. Mais « on s’est rendu compte que ces tableaux étaient des pastiches peints après la mort de l’artiste. Pas un phénomène rare, mais cela témoigne de l’importance du goût pour Rembrandt. Il peignait quasi exclusivement pour le marché hollandais et ce n’est qu’après sa mort que ses œuvres ont commencé à être exportées, surtout en France, car Paris est devenue au XVIIIe siècle la capitale européenne du marché de l’art », situe-t-il à propos de cette exposition qui « se concentre sur la perception de Rembrandt après sa mort, plutôt que de l’artiste de son vivant ».

    Inspirations, imitations

    Parmi la soixantaine d’œuvres exposées, certaines de Fragonard, Chardin et Rigaud qui ont été inspirés par le coup de pinceau majeur du peintre hollandais. Ou encore de ses imitateurs les plus zélés, « comme Grimou, qualifié de Rembrandt de la France au XVIIIe siècle car il regardait un tableau de Rembrandt et le transcrivait dans le langage de son époque. Grimou nous apparaît comme un satellite de Rembrandt, toute sa carrière a été une appropriation totale. Il a fait preuve d’une grande finesse et intelligence et a très bien compris le travail de Rembrandt », explique encore Yohan Rimaud.

  • La laïcité comme vecteur de vivre-ensemble au collège

    La laïcité comme vecteur de vivre-ensemble au collège

    Une vraie ruche. Le hall du collège Coutarel d’Istres était rempli d’élèves de toutes les classes jeudi après-midi à l’occasion de la journée de la laïcité organisée par l’établissement. Dès l’entrée, l’exposition du Département sur le sujet se présente avec explications. « Avant l’Église intervenait dans les affaires de l’État », présente un professeur à ses élèves. « Il y a une loi pour séparer l’Église et l’État en 1905. Une loi est une obligation, sinon punition. Mais la laïcité n’est pas une loi, c’est un principe moral qui doit être respecté par tout le monde », nuance-t-il.

    Outre ce principe, on y parle aussi de harcèlement, de culture provençale comme japonaise, de religion aussi. On peut aussi manger un bout de saucisson à la table corse. À cette table, quatre élèves s’activent à distribuer verres d’eau et tranches de lonzo. Mais ce n’est pas seulement de gourmandise dont il s’agit.

    « Ce moment sert surtout à réunir tout le monde, peu importe son origine ou sa religion, pour s’amuser » avance Nikki Jezewski, élève de 3e. « Ça nous oblige à être en groupe, ensemble, à discuter », complète sa sœur Luan. Loredana Rodrigues, amie des deux précédentes, fait remarquer que « certains peuvent envoyer de la haine. Mais nous, on essaie de sympathiser quand même ». Est-ce que c’est ça le vivre-ensemble ? « oui c’est ça en fait », répond directement la jeune fille, « les gens ont leur histoire et la laïcité c’est pas être ami avec tout le monde, c’est respecter les autres et pas les juger ».

    « Réunir les gens »

    Leur réflexion sur la laïcité ne s’arrête pas là. « Ça permet aussi de réunir les gens pour vivre sans problème car il n’y a que ça dans le monde », reprend Nikki Jezewski. « Et sans TikTok » lance Loredana Rodrigues, « y’a des gens ça leur monte à la tête et ils deviennent violents ou harceleurs », estime-t-elle. Luan Jezewski nuance : « Les réseaux peuvent aider certains à s’ouvrir, mais d’autres c’est le contraire et sortent ce qu’il y a de moche en eux.»

    À entendre ces paroles, la principale Isabelle Décoret se dit « touchée que ces élèves dans notre établissement dit violent prouvent qu’il y a des valeurs auxquelles elles croient ». « Cet enseignement quotidien fait partie de leur parcours de futurs citoyens », estime la principale. Son adjointe Nathalie Reiniche parle d’en faire « une expérience tactile, et non un cours frontal ». « La laïcité est souvent abîmée car mal comprise. Avec cette expérience, ils peuvent se l’approprier, et ce dès la sixième », conclut-elle.

    Un travail nécessaire selon Carine Benarous, du stand du centre culturel Edmond-Fleg, présente pour expliquer la fête juive de Hanouka. « Il y a de l’incompréhension et une recrudescence de l’antisémitisme. Mais les enfants sont des éponges, il faut leur en parler », estime l’intervenante, « la laïcité nous permettant d’être ce qu’on est ».

    Et de vivre, échanger, partager ensemble.

  • Un service public réinventé luttant contre l’isolement

    Un service public réinventé luttant contre l’isolement

    À notre dernier atelier, quelqu’un se demandait comment rêver Martigues. » Nathalie Lefebvre a trouvé le mot pour lancer les échanges à l’occasion de l’atelier participatif de construction du programme de Gaby Charroux pour le futur mandat. La question de comment adapter la réponse à l’évolution de la société se pose.

    Parmi ces évolutions, la réponse à l’isolement, à la solitude, et aux aspirations de la jeunesse. Francis Fournier, du comité de vigilance postale, veut « animer nos cités pour qu’elles ne tombent pas dans l’irréparable ». « On s’est battu pour que Notre-Dame des Marins ait accès au même service public postal que tout le monde. Mais il faut aller plus loin, quand les centres sociaux sont fermés au mois d’août alors que c’est le moment où les jeunes en ont le plus besoin », affirme l’ancien postier. Une participante complète : « Il faut réfléchir au mode de concertation des jeunes. Par exemple avec un conseil municipal des jeunes, représenté par tous les quartiers, pour savoir quels sont leurs besoins et ce qu’ils pensent de leur ville » d’une manière complémentaire à l’action du service Jeunesse de la Ville et de son dispositif Parole de jeunes. « Ça permet d’impliquer les jeunes dès leur plus jeune âge. Chaque école devrait participer à ces élections », renchérit Laetitia Sabatier, élue PCF à la petite enfance.

    Un défi sociétal

    Au problème de solitude et d’isolement, Alain Granelli répond « convivialité et lien social ». « Des gens ne peuvent pas se déplacer, il faut réfléchir à comment le service public peut aller vers eux et pas par internet », relance l’enseignant retraité. « C’est un défi ! », souligne Laetitia Sabatier. Anne Jouve a une ébauche d’idée : « L’idée de tiers lieux se développe, un espace duquel les usagers peuvent faire ce qu’ils veulent, sortis du travail. » Et qui n’est pas un bar, comme le relève Gauthier Grégoire : « Il en faut aussi pour les familles et les femmes, car dans les bars, il n’y a que des hommes. »

    Une participante abonde : « En oncologie on développe les soins supports pour les malades, ça se fait notamment dans les centres sociaux. » Nathalie Lefebvre admet qu’« on passe un virage dans notre conception du service public, qui est déjà la singularité de Martigues. Il faut aller chercher les gens pour leur en faire profiter et éviter le repli sur soi ». Un enjeu sociétal.