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  • Rima raconte les frappes israéliennes à Bint Jbeil

    Rima raconte les frappes israéliennes à Bint Jbeil

    « Peu importe ce qu’il se passe, nous resterons ici », martèle Rima Charara. À 46 ans, cette employée d’un centre culturel francophone, chapeauté par le ministère de la Culture et l’agence de la francophonie du Sud-Liban, vit à Bint Jbeil. Cette ville de 30 000 habitants, à majorité chiite, est située dans le sud du Liban, à 5 km de la frontière avec la Palestine.

    En février dernier, l’armée israélienne cible une habitation voisine. Les dégâts de l’explosion détruisent une partie de l’arrière de son habitation, « Nous l’avons construite à nouveau, nous essayons d’aller de l’avant », souffle son époux, Nassim Bazzi. Avant de reprendre : « C’est la deuxième fois que notre maison est dégradée. En 2006, elle avait été complètement détruite. »

    Sous occupation israélienne de 1982 à 2000, Bint Jbeil a été, en 2006, le terrain d’une bataille sanglante entre l’État hébreu et le Hezbollah. Sa reconquête était l’un des objectifs de guerre de Tsahal, qui considère cette ville comme l’un des bastions de son ennemi au sud du pays. Cet échec israélien est présenté comme une lourde défaite par le mouvement islamiste pro iranien.

    « C’est une partie de notre vie quotidienne : les attaques, la guerre civile, les invasions. On s’y est habitué. On n’a pas d’autre option », souffle Nassim Bazzi, rappelant que depuis 1948, « l’armée n’a pas le pouvoir suffisant de protéger ses frontières ». Dès lors, « les petits pays comme le nôtre, partout dans le monde, n’ont pas vraiment l’indépendance », regrette-t-il.

    Israël frappe malgré le cessez-le-feu

    Le 27 novembre 2024, après deux mois d’une guerre ouverte meurtrière, un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah entre en vigueur. Celui-ci prévoit notamment un retrait de l’armée israélienne du sud du Liban au 18 février 2025, qui n’a toujours pas été respecté à ce jour. Non seulement les militaires israéliens maintiennent leurs positions dans cette zone, mais poursuivent leurs frappes, officiellement dirigées contre le Hezbollah. Selon le Haut-commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme, les attaques israéliennes ont causé la mort d’au moins 127 civils au Liban, depuis le cessez-le-feu.

    Un an après l’accord, Israël est encore accusé de violer cette trêve, mais se défend, disant agir « conformément aux termes du cessez-le-feu en contrant les tentatives du Hezbollah de se reconstruire et de se réarmer, et en intervenant avec fermeté pour éliminer toute menace pesant sur les civils israéliens ».

    « Seul un État palestinien peut apporter la paix »

    Les États-Unis, alliés indéfectibles d’Israël, pressent le gouvernement libanais. Pour le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, son pays se trouve dans « une guerre d’usure unilatérale qui s’intensifie » et critique le Hezbollah, qui refuse le désarmement imposé par Tel Aviv et Washington. « Ces armes n’ont protégé ni les dirigeants du Hezbollah, ni le peuple libanais et ses biens », assure-t-il. Nassim Bazzi s’inquiète : « Le Hezbollah peut se désarmer, mais Israël doit donner des garanties, regardez ce qu’il se passe en Syrie ! »

    Pour lui, une seule solution peut apporter la paix dans cette région meurtrie. « L’instauration d’un État palestinien résoudra le problème du Moyen-Orient facilement. Mais les Israéliens n’en veulent pas », tempête le père de famille.

    Sous la menace des bombardements israéliens, Rima et Nassim tentent de survivre, mais redoutent le pire. « J’ai peur pour mes enfants, pour leur avenir, pour leur éducation. Mais que pouvons-nous faire ? Nous n’avons pas d’autre solution », soupire-t-elle.

    La famille n’entend pas pour autant quitter le pays. « Nous sommes un peuple qui aime sa terre, on ne l’abandonnera pas. Vous ne pouvez pas diviser le Liban », insiste Rima Charara.

    En solidarité avec le peuple palestinien

    Le rendez-vous est donné ce samedi, à Paris, place de la République. C’est là que des citoyens, dont certains partis du quartier marseillais de la Busserine (14e) la semaine dernière, sont attendus pour participer à la grande manifestation nationale, organisée en cette journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, instaurée par les Nations unies, ce 29 novembre. Les membres de plus de 80 organisations, associations, syndicats et partis, venus de tout le pays, portant les couleurs du drapeau palestinien, se retrouveront dans la capitale à 14 heures. Ils réclament, entre autres « l’autodétermination » et « la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid ».

  • [Cancers masculins, parlons-en 3/3] Géraldine Pignot : « Les patients sont demandeurs de cette technologie ! »

    [Cancers masculins, parlons-en 3/3] Géraldine Pignot : « Les patients sont demandeurs de cette technologie ! »

    Le Dr Géraldine Pignot est diplômée du Desc d’Urologie depuis 2009 et exerce à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) depuis 2015. Elle est membre du comité de cancérologie de l’Association française d’urologie. Elle est impliquée dans de nombreux projets concernant la qualité des soins et les innovations thérapeutiques. Elle travaille notamment sur les tumeurs de la vessie. Ce jeudi, la docteure Pignot opère un patient de la prostate, une opération relativement classique à l’IPC, à ceci près qu’elle est aidée d’un allié un peu particulier : le robot Da Vinci. Ce gros bras mécanisé high-tech assiste les chirurgiens avec une très grande précision.

    Pendant l’opération, la chirurgienne en explique le fonctionnement : « Le robot dispose d’un module de vision relié à une petite caméra qui se trouve au bout de son bras, dans le corps du patient. Les images sont directement retransmises dans le module. En plus de cette petite caméra, j’utilise une minuscule pince et un petit ciseau, tous deux d’une taille de quelques millimètres. Je contrôle à distance ces outils grâce à des manettes placées sur des axes. Enfin, à mes pieds se trouvent des pédales qui me permettent de chauffer l’instrument pour cautériser et aider à la coagulation. » Pour accompagner la chirurgienne dans ses gestes, une opératrice contrôle et nettoie régulièrement les instruments du robot.

    Une machine ultra-précise

    Ce prolongement du bras du médecin offre de très nombreux avantages, comme le précise Vincent Werner, infirmier anesthésiste : « Avec les anciens robots, il fallait mettre le patient la tête en bas. Ils étaient inclinés pour que les organes penchent vers le haut et remontent. Là on ne fait plus ça, ce qui leur offre une meilleure tolérance respiratoire. » Avec le Da Vinci, les patients sont en position allongée « classique ». Autre innovation : la petitesse de l’unique incision pratiquée pour opérer (environ 4 centimètres) qui assure une meilleure cicatrisation. Enfin, détail qui a son importance : « Lors de cette opération, on préserve le nerf d’érection, le patient pourra garder une sexualité normale, ce qui est grandement facilité par la précision du robot ! », assure la chirurgienne. Il est devenu aujourd’hui très fréquent de se faire opérer, notamment de la prostate, par le robot. Le docteur Pignot prévoit d’ailleurs dans la même journée une autre opération avec son camarade mécanique, et quatre autres ce lundi.

    Et les patients, qu’en disent-ils ? L’équipe médicale est unanime : la confiance s’est installée entre l’homme et la machine. L’urologue n’a pas vu de réticence particulière de la part de ceux venus se faire opérer : « Ils ont confiance et je dirais même plus : ils viennent en étant demandeurs de cette nouvelle technologie ! »

  • « Stop sabotage climat » : déçue par la COP, Alternatiba ne lâche rien

    « Stop sabotage climat » : déçue par la COP, Alternatiba ne lâche rien

    On les avait déjà vus retournés par les agriculteurs en signe de leur colère. Cette fois, certains panneaux d’entrée de ville autour de Montpellier ont été affublés de stickers représentants des flammes avec la mention « Stop sabotage climat ». Une manière, pour les militants d’Alternatiba, de continuer d’alerter la population sur le drame écologique qui se noue. « C’est une façon de susciter la curiosité des automobilistes, faire en sorte que les gens continuent de s’interroger à l’heure du dérèglement climatique », explique la militante Cathy Valat.

    Jugée insignifiante ou raillée par les climatosceptiques, l’initiative aura au moins permis de discuter avec des curieux. « Au début, ils arrivent en disant qu’on casse tout. Et à la fin de la discussion, ils reconnaissent souvent qu’on a raison et voient qu’on ne vandalise rien du tout », témoigne l’activiste pour la planète.

    Le ressenti était le même début novembre lorsque Alternatiba avait utilisé les panneaux JC Decaux de Montpellier pour critiquer la pollution de l’aéronautique. « La Ville de Montpellier a voté l’interdiction des panneaux de publicité numérique. C’est bien mais pourquoi ne pas interdire aussi la publicité autour de l’avion ? ». Cathy Valat regrette qu’« aucun effort ne soit jamais demandé à ce secteur », qui compte pourtant parmi les plus polluants. « Ils électrifient, mettent des ruches sur les toits de l’aéroport et se contentent d’attendre l’avion électrique ou à hydrogène. Ils bénéficient d’une impunité incroyable ».

    La même impunité, dit-elle, dont ont (encore) joui les géants du pétrole, du gaz ou du charbon, épargnés par les mesures contraignantes à la COP30 de Belém (Brésil). « On s’est encore fait rouler dans la farine par les lobbies des énergies fossiles qui avaient tous leur badge d’accréditation alors que les peuples autochtones [des manifestants, Ndlr] ont été virés de la conférence mondiale sur le climat », déplore l’Héraultaise.

    Un texte commun a bien été adopté par les 193 pays représentés à la COP30, boycottée par les États-Unis de Donald Trump. Mais pour les associations environnementales, il n’est que cosmétique. Dix ans après les ambitieux accords de Paris, la nécessité d’agir a été répétée mais guère suivie de mesures contraignantes capables de changer de paradigme. Si des efforts financiers ont été consentis, l’Union européenne a refusé de payer l’addition des USA, manqué une occasion de nouer de nouvelles alliances (Afrique, Amérique du Sud, îles…) et ainsi d’apparaître comme une locomotive à l’échelle mondiale.

  • Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Quand policiers et ados se retrouvent balle au pied

    Est-il encore possible d’établir un dialogue entre la police et la population des quartiers sensibles ?

    Les initiatives prises par Romain Vesperini et Djamila Ouaki, deux agents de police intervenant dans les quartiers Nord de Marseille, ont montré que oui. « Nous avons travaillé en amont, avec les centres sociaux et le milieu associatif notamment, afin de voir ce qui était possible », explique Romain Vesperini.

    Avec ses équipes, ils sont allés à la rencontre des 14-16 ans, cibles privilégiées des guetteurs, à la Castellane, la Viste, Félix-Pyat, la Rose ou encore Frais-Vallon. « Nous avons senti une envie dans ces quartiers, une volonté de montrer une autre image du quotidien », témoigne Djamila Ouaki. Le football a été le vecteur naturel, « car il y avait des pratiquants dans la police et chez les jeunes ».

    Les tournois, dont le dernier en amont des Jeux olympiques, ont ainsi permis de former des équipes mixtes. Où adolescents et gardiens de la paix partageaient le même maillot, la même envie d’aller chercher quelque chose en commun.

    L’OM impliqué

    Avec le concours de la Région Sud, du préfet délégué à l’égalité des chances, du préfet de police et de la mairie des 13-14, ces tournois ont apporté un autre éclairage sur la vie dans les cités. Et grâce au concours de l’OM, le plus important a pu se jouer à l’OM Campus.

    « Pour les équipes, il y avait de belles dotations. Outre les tenues sportives complètes, les quatre qui arrivaient dans le dernier carré étaient récompensés, avec des chèques de 150 euros pour pratiquer le sport de leur choix », précise Romain Vesperini.

    Depuis que ces tournois ont eu lieu, les policiers intervenant dans les quartiers ont vu les relations s’apaiser. « Il y a même des gamins qui portent fièrement leur maillot floqué “Police” dans leur cité », témoigne Djamila Ouaki.

    Certains ont profité du chèque licence pour intégrer un club, que ce soit pour pratiquer le football, la boxe ou encore le MMA. « C’est ce qui est primordial, susciter la curiosité et l’envie de faire du sport », commente le policier.

    Le District de Provence a apprécié ces initiatives. D’autres villes, à l’image de Martigues, sont demandeuses. Et, au-delà du football, d’autres sports ont également montré un intérêt. Le rugby devrait prochainement mettre en place ses tournois. « Nous sommes également sollicités pour reprendre à Marseille. Avant, nous faisions les recherches. Maintenant, les associations viennent à nous » se réjouit Romain Vesperini.

  • Pratiques new-age douteuses : le CHU de Montpellier en plein « bad-trip »

    Pratiques new-age douteuses : le CHU de Montpellier en plein « bad-trip »

    L’affaire est surréaliste… Selon une enquête publiée par le Youtubeur
    G Milgram le 21 novembre, plusieurs médecins du Centre d’évaluation et de traitement de la douleur (CETD) de Montpellier pratiqueraient des méthodes douteuses impliquant des pseudo-traumatismes transgénérationnels, des remèdes à base de coquille d’huître, et des sur-interprétations fumeuses liées aux tenues vestimentaires des patientes…

    Selon Camille*, patiente anonyme atteinte de douleurs chroniques et à l’origine du signalement, le référent du centre anti-douleur du CHU de Montpellier aurait vrillé au tout premier rendez-vous. « Il m’a posé plein de questions sur ma grand-mère. Selon lui, la fibromyalgie est due à des traumatismes générationnels. Il me disait que c’était soit de la faute de la mère, soit de la grand-mère. Ça n’avait aucun sens », raconte-t-elle dans l’enquête vidéo. Un récit corroboré par une vidéo captée à Dax lors d’une conférence sur la fibromyalgie, une pathologie mal maîtrisée par le corps médical. Face à une patiente présente dans le public, Patrick Ginies s’adonne alors à une interprétation loufoque : « Quand on porte un bleu profond à votre âge encore jeune, c’est qu’on a perçu chez la mère ce défaut d’amour. » Même rengaine face à une patiente arborant une marinière ornée d’un cœur en strass. « Derrière ce cœur, il y a un cœur brisé », tente-t-il à la manière d’un médium…

    Dans la vidéo, Camille affirme avoir ensuite été prise en charge par le docteur Abossolo, ex-médecin du CETD, parti exercer en Suisse en 2024. L’homme lui aurait prodigué un massage du dos quasi-chamanique, à grand renfort de claquements de doigts et de cris stridents. Selon son récit et selon un document relayé par G Milgram, le médecin lui aurait ensuite prescrit un traitement à base de coquilles d’huîtres en poudre destiné à « reprogrammer les gênes ». « La guérison dépend de nos pensées, de notre spiritualité. Elle dépend aussi de notre relation à Dieu », affirme encore le médecin en public lors d’une conférence sur les médecines alternatives… sa blouse du CHU sur le dos.

    Procédure disciplinaire

    Quelques heures après la publication de la vidéo de G Milgram, qui a dépassé les 280 000 vues en cinq jours, l’hôpital de Montpellier a annoncé avoir suspendu Patrick Ginies à titre conservatoire le temps d’une enquête interne. La doyenne de la faculté de médecine a également initié « une évaluation pédagogique des enseignements pour apporter toute la transparence attendue sur les faits révélés ». Pour sa part, l’Ordre des médecins a aussi ouvert une procédure disciplinaire.

    « Cette vidéo m’a choqué… Je suis tombé des nues », confie le président Philippe Cathala. Suite à un signalement de la Miviludes (Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires), l’Ordre des médecins avait ouvert une procédure à l’encontre du docteur Abossolo mi-2024, mais il n’imaginait pas que d’autres personnels du centre anti-douleur pouvaient aussi baigner dans ces pratiques obscures. « Ici, l’algologie et le docteur Ginies ont une très bonne réputation. Les patients étaient adressés en confiance. J’y ai aussi adressé mon propre père qui était en fin de vie il y a quelques mois », argue encore le légiste, abasourdi.

    Dès qu’il a pris connaissance de l’enquête, Philippe Cathala a appelé son confrère pour tenter de comprendre. Mais au bout du fil, le médecin assume. « Il ne se rend pas compte de l’effet dévastateur sur les gens qu’il essaie de remuer à la sauce psychanalytique de comptoir. » L’instruction de la procédure de l’Ordre des médecins prend en moyenne un à deux ans. D’ici là, le docteur Ginies aura probablement déjà pris sa retraite.

    Contacté, le docteur Ginies
    n’a pas donné suite.

  • [On passe à table] Le flan pâtissier traditionnel à la vanille de Madagascar

    [On passe à table] Le flan pâtissier traditionnel à la vanille de Madagascar

    Douceur emblématique de l’établissement, le flan traditionnel à la vanille dans son plus simple appareil est l’une des spécialités de Pascal Guglielmi, ancien cheminot devenu pâtissier par passion et dont il vous partage la recette.

    Réaliser la pâte sablée

    Dans un batteur ou saladier mettez la farine, le sucre, le sel et votre beurre bien froid coupé en petits cubes. Puis au robot ou avec les mains – une activité ludique à faire avec les plus jeunes – réalisez ce que l’on appelle le sablage. Filmez la pâte au contact et faites reposer au frigo quelques heures ou au congélateur si vous voulez aller vite mais pas plus d’une demi-heure. Après le temps de repos, étalez la pâte sur quelques millimètres, et faites un cercle d’environ 26 cm pour qu’il puisse remplir un cercle ou un moule de 18 cm de diamètre. Foncez la pâte sablée pour enlever le surplus et ainsi avoir la quantité suffisante pour tapisser l’entièreté du moule ou cercle, bords compris. Placez au congélateur pendant au moins une heure. L’objectif étant que l’appareil à flan ne dégouline pas de partout quand vous allez le verser sur la pâte.

    Une onctueuse crème pâtissière

    Pendant ce temps, vient le moment de réaliser la crème pâtissière du flan. Dans une casserole versez un litre de lait entier ou demi-écrémé puis ajoutez deux gousses de vanille maximum. Faites chauffer à feu doux et dans un saladier à part, blanchissez les œufs et le sucre. Versez-y ensuite la maïzena qui permet à la crème de bien se tenir. Quand le lait est à ébullition sortez du feu, versez une partie du lait dans le mélange qui se trouve dans le saladier. Puis une fois que tout est homogène, versez ledit mélange dans la casserole sur le feu avec le lait restant, mettez de nouveau à feu doux et mélangez jusqu’à épaississement de la crème. Au sortir du feu, déposez un petit morceau de beurre.

    Sortez la pâte du congélateur et remplissez avec la crème pâtissière à l’aide d’une louche, vous pouvez lisser le tout avec une spatule. Enfournez le tout à 170° pendant une heure.

    Afin que le flan se tienne bien il vous faudra attendre le lendemain pour le déguster sinon avec la chaleur il risquerait de s’écrouler… Alors, on patiente et la dégustation n’en sera que meilleure ! Bon appétit.

    Les ingrédients

    Pour un flan il vous faudra :

    – 250g de farine

    – 125g de beurre froid

    – 260g de sucre en poudre

    – 5 œufs entiers

    – 1 pincée de sel et 2 gousses de vanille

    – 100g de maïzena

    – 1L de lait demi-écrémé ou entier

    Agathe L’hôte

  • Homophobie : « Jeunes d’Oc » affiche sa haine

    Homophobie : « Jeunes d’Oc » affiche sa haine

    Ils sont ouvertement homophobes et ils en sont fiers. Dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 novembre, les militants du groupuscule Les Jeunes d’Oc ont recouvert les peintures arc-en-ciel qui ornaient certains trottoirs de la ville et le parvis de la gare Sud de France, à Montpellier, de peinture noire et de tags « Stop woke ». Leur but : anéantir toute marque de soutien à la cause LGBTQIA+.

    Fondés par d’anciens militants du groupuscule Génération identitaire (dissous en 2021), les Jeunes d’Oc ont aussi justifié leur action par un discours nauséabond directement adressé au maire Michaël Delafosse. « Michaël, arrête tes bêtises : il faut arrêter de mettre des peintures LGBT dans toutes les rues, ce n’est pas comme ça que tu récupéreras les voix de l’extrême gauche. Notre ville ne sera pas le tableau de toutes les dérives. Stop à la propagande sur la théorie du genre dans les écoles, les lycées, les facs, les entreprises. Stop aux cours de transsexuelles pour les enfants, oui à la normalité », ont-ils posté sur leurs réseaux sociaux.

    Ne pas céder

    Des propos abjects aussitôt dénoncés par la Ville. « Leur intolérance et leur haine de l’autre doivent trouver une fermeté totale », a réagi le maire sur X. Le lundi 24 novembre, la municipalité a également déposé plainte pour dégradation du bien commun. « On sent qu’avec la montée des idées fascistes dans notre pays et dans le monde, une partie de la jeunesse d’extrême droite se désinhibe. Elle n’hésite pas à se manifester dans l’espace public, avec violence parfois », explique l’élu à la sécurité Sébastien Cote. « On est face à des gens qui incarnent tout ce que Montpellier n’est pas, c’est-à-dire l’intolérance ». Dans les jours à venir, les trottoirs et le drapeau du parvis de la gare reprendront les couleurs de l’arc-en-ciel. « Il est hors de question de céder à ce genre d’intimidation. De la même manière, nous continuerons à soutenir la pride de Montpellier, et à faire flotter le Rainbow flag », poursuit Sébastien Cote.

    Dans la capitale héraultaise, les incursions fascistes dans l’espace public s’avèrent de plus en plus fréquentes ces dernières semaines. La Ville dénombre en effet de nombreux tags racistes, homophobes et xénophobes. Sans compter les agressions fascistes survenues aux abords de la manifestation du 18 septembre, et dont les auteurs n’ont pas encore été sanctionnés. Cette fois-ci, l’action est signée…

  • Association Dar Yumi : la maison qui rassemble les mémoires

    Association Dar Yumi : la maison qui rassemble les mémoires

    La porte grande ouverte est une invitation à entrer. Les têtes passent. Promettent de ne pas rester trop longtemps et finalement s’installent autour de la table baignée de soleil, juste derrière la baie vitrée, avec un thé à la menthe. À peine rouverte après plus de six mois de fermeture, la boutique Dar Yumi, inaugurée par Amel Ben Messaoud en 2021 sur la place du Docteur Igonet, redevient un lieu de vie où les visiteurs se sentent comme à la maison. C’est d’ailleurs la signification de Dar Yumi. « La maison de ma mère », traduit la Port-de-Boucaine.

    À l’intérieur, des tapis amazighs chatoyants jonchent le sol, de la vaisselle en céramique faite à la main garnit les armoires, des livres et des affiches de calligraphies arabes habillent les murs. « Au départ, je voulais absolument remettre en lumière les objets avec lesquels j’avais grandi, qui m’ont été transmis par ma mère et ma grand-mère, qui étaient vraiment issus de mon patrimoine culturel », raconte Amel, qui s’est donc associée avec des coopératives de femmes au Maroc et en Algérie pour mener à bien ce projet.

    Une culture populaire vivante

    Pour la jeune mère de famille, ces artefacts ne sont pas de simples biens matériels. Ils sont le témoin d’une histoire intime, familiale tout en étant universels. Ils appartiennent à la culture, celle du geste du quotidien. « Pour moi, le devoir de mémoire se fait aussi par l’objet », confie-t-elle.

    Amel veut désormais aller plus loin. Elle qui a vécu au Canada, à New York et qui a fait ses études à Montpellier puis à Paris explique : « J’ai voulu rentrer à Port-de-Bouc parce que c’est un des rares endroits où le multiculturalisme a un vrai sens. La proximité avec les gens ici est dingue, c’est un village et les personnes de différents milieux sociaux, de différentes origines évoluent ensemble. Je le vois dans ma boutique, où les gens de tous horizons s’installent et me racontent leurs histoires. Maintenant il faut que je fasse quelque chose de ces récits, c’est plus possible que je les garde pour moi. » Pour y parvenir, le statut de Dar Yumi change pour passer de commerce à association.

    Désormais, la trentenaire veut travailler avec les différentes structures et associations présentes à Port-de-Bouc et encadrer des projets culturels intergénérationnels, à mener sur une année entière, pour aboutir à une exposition. Amel illustre : « Ça peut être une maman sénégalaise et un jeune d’origine marocaine qui travaillent ensemble sur un livre de recettes qu’ils ont chacun l’habitude de faire chez eux, avec des ateliers cuisine pour échanger et se transmettre leurs secrets. Ça peut aussi être un projet musical, dans lequel le rap old school et le rap actuel se répondent. La culture populaire doit être vivante. L’idée c’est que les adhérents se nourrissent les uns des autres. Chacun a un patrimoine culturel, a une mémoire individuelle qui, mis en commun, devient une mémoire collective. »

    La Port-de-Boucaine veut faire rayonner sa ville et son histoire ouvrière liée à l’immigration, mais cette association est aussi pour elle un moyen de rompre l’isolement des personnes âgées et d’aider la jeunesse à ne pas céder à l’appel du narcotrafic. « Il faut les faire sortir des quartiers, assène-t-elle. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient. Ça nous donne de la valeur. Et souvent, on apprend de nos aînés, qui représentent la sagesse et sont parfois un refuge. »

    Les premiers événements de Dar Yumi auront lieu le 10 décembre, avec un petit-déjeuner offert aux seniors à partir de 8 heures, puis un goûter à destination des jeunes à partir de 15 heures.

    Le prix de l’adhésion varie en fonction de paliers, voir sur place à la boutique Dar Yumi.

  • FSU et CGT rejoignent la mobilisation du 2 décembre

    FSU et CGT rejoignent la mobilisation du 2 décembre

    Pas de mobilisation prévue dans la capitale de Provence, mais l’union locale CGT et la FSU se joindront au cortège marseillais (au départ des Réformés, à partir de 10h30) ce mardi 2 décembre, pour battre le pavé contre l’austérité budgétaire. Lors des mobilisations de septembre et octobre derniers, les syndicats avaient défilé dans les rues aixoises ; cette fois, la stratégie de l’unité a été privilégiée pour cette nouvelle action.

    à Aix, « l’appel de la CGT est unitaire avec celui de la FSU », précise François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Le syndicat SUD Solidaire, qui rejoint l’appel à la grève, se rallie à l’appel de son Union départementale. « Gel des salaires dans la fonction publique, blocage des pensions des retraites, hausse des franchises médicales, coupes dans les services publics… Le budget Lecornu maintient le cap de l’austérité », pointe, dans un tract, l’union locale CGT. Des remarques que la FSU partage.

    « On continue de bosser en intersyndicale, même si, pour cette mobilisation, elle est restreinte », précise Céline Peccini, co-secrétaire départementale de la SNUIPP-FSU pour les Bouches-du-Rhône. Les étudiants, largement présents lors des dernières manifestations aixoises, n’ont pas non plus contacté la CGT, ni la FSU.

    Hospitaliers, enseignants, travailleurs du social et autres travailleurs de la fonction publique, comme du privé, seront donc mobilisés pour de meilleurs salaires et conditions de vies. « Les revendications restent les mêmes tant que le gouvernement ne lâchera pas son projet de budget actuel. S’y ajoutent la dénonciation de l’épuisement professionnel ou les injonctions hiérarchiques. Et on se battra aussi pour la réforme des retraites, poursuit Céline Peccini. On sait que ce combat n’est pas terminé. On attend toujours l’abrogation de la loi retraite. »

  • L’OM rate le coche face à Toulouse

    L’OM rate le coche face à Toulouse

    L’OM seul en tête de la Ligue après une journée complète de championnat, c’est encore raté. Avec un nouveau nul concédé dans le temps additionnel. Après Angers, c’est Toulouse qui est venu jouer les trouble-fête.

    Il y a d’abord eu une ouverture du score, signée Emersonn, l’attaquant brésilien du Téfécé, digne d’un tir de baby-foot. Ce but a paralysé les Phocéens durant de longues minutes. Ils atteignaient la pause sans avoir vraiment inquiété la défense visiteuse.

    Malgré deux éclairs signés Igor Paixão et Pierre-Émile Höjbjerg, l’OM n’a pas su surfer sur sa dynamique des succès ramenés de Nice et arrachés en Ligue des Champions face à Newcastle. L’OM qui aurait pu vivre un véritable cauchemar, car les Toulousains ont eu deux fois l’occasion de faire le break, avant l’égalisation marseillaise.

    Marseille qui a fait passer le Vélodrome par tous ses états et qui se contente d’un nul. Un résultat qui laisse tout le monde sur sa faim.

    RÉSULTATS

    OM – Toulouse 2-2 (0-1)

    14ᵉ journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (65 187 spectateurs).

    Arbitre : E. Wattellier.

    Buts : Paixão (66), Höjbjerg (74) pour l’OM, Emersonn (14), Hidalgo (90+2) pour Toulouse.
    Avertissements : Gomes (41), Höjbjerg (74) à l’OM, McKenzie (81) à Toulouse.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Aguerd (Balerdi, 75), Emerson (Egan-Riley, 90) – Nadir (Kondogbia, 75), Gomes (Vaz, 46), Höjbjerg (c) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Riley, 90).
    Entraîneur : R. De Zerbi.

    TOULOUSE : Restes – McKenzie, Cresswell, Nicolaïsen ( c ) – Sidibé (Vignolo, 83) , Casseres, Vossah (Messali, 75), Méthalie (Kamanzi, 77) – Dönnum, Emersonn (Edjouma, 83), Magri (Hidalgo, 90).

    Entraîneur : C. Martinez-Novell.