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  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.

  • Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026

    Le Mucem fait le bilan de 2025 et lance quatre expos en 2026

    « L’année 2025 a été exceptionnelle en termes de fréquentation. Le public n’est jamais venu aussi nombreux au Mucem depuis 10 ans avec 1,4 million de visiteurs », amorce Pierre-Olivier Costa, mercredi 4 février, lors d’une conférence de presse destinée à faire le bilan et promouvoir le programme 2026. Parmi les expositions présentées lors de l’année écoulée, la qualité d’« Amazighes », « En piste » et autres « Un air de famille » et « Lire le ciel » ne sont pas étrangers à pareil succès, mais à relativiser au regard « d’autres établissements culturels de Marseille, comme les Musées de la Ville, qui ont battu des records de fréquentation », souligne le président du Mucem. « En ces temps compliqués où l’on parle les uns contre les autres, le Mucem est un refuge, un lieu où l’on peut prendre le temps », estime celui qui est à la tête d’un musée dont la moyenne d’âge des visiteurs est passée « en trois ans, sous la barre des 40 ans ». Et de préciser encore : « En 2025, il y a eu une augmentation de 15% de visiteurs qui venaient des quartiers nord. »

    Au moment de lui emboîter le pas, Marie-Charlotte Calafat salue quant à elle la politique d’acquisition du Mucem en 2025, des costumes des Jeux olympiques de Paris 2024 aux objets des 3G, le bar associatif lesbien de la rue Saint-Pierre qui a fermé ses portes la même année, « valorisés immédiatement à travers des expositions ». La directrice scientifique et des collections du musée d’État souligne ainsi la nécessité pour le Mucem de continuer à « faire vivre les collections et de les confronter aux enjeux contemporains. Un musée attentif aux mémoires, aux luttes et aux enjeux politiques et culturels de notre temps ».

    « Réalités de la maternité »

    Si les expositions « Don Quichotte – histoire de fou, histoire d’en rire » et « Ferdinandea, l’île éphémère » sont encore abrités en ses murs, respectivement jusqu’au 30 mars et 20 septembre, le Mucem lancera sa première exposition de l’année 2026, le 18 mars, avec « Bonnes mères ». Se voulant « solaire », campe l’une de ses deux commissaires, Caroline Chenu, un parcours autour de la maternité, irrigué pour « un tiers par des collections du Mucem, ethnographiques, anciennes et contemporaines ». Son alter ego Anne-Cécile Mailfert, par ailleurs à l’origine de la création de la Fondation des femmes, qui milite pour les droits des femmes et contre les violences qui leur sont assénées, situe : « En ces temps d’injonctions contradictoires faites aux femmes, entre dénatalité et natalité, l’époque invisibilise ce que vivent les mères. Il est donc temps de parler des réalités de la maternité, de la réalité matérielle du corps des femmes. » Avant d’illustrer son propos par des symboles : « De la mère de Dieu jusqu’à la mère de la patrie, les sociétés ont toujours besoin de figures maternelles. Elles sont au sommet des églises mais pas à leur tête. Et Marianne est la représentation idéale de la République, alors que les femmes en étaient exclues jusqu’au XIXe siècle. »

    Mode, images et Mayotte

    Le Mucem proposera ensuite, à partir du 20 mai, l’exposition « Mossi Traoré, la mode aussi ». Avec l’idée, précise ce styliste parisien, de « rendre la mode et les musées accessibles aux publics des quartiers populaires ». Un parcours aux multiples ambitions, parmi lesquelles celles de « faire revivre [sa] perception et passion du football de [son] enfance avant ses dérives » actuelles, de mettre en avant les « collaborations entre artistes et artisans d’art » ou encore de montrer ses « collections en hommage aux éboueurs de la ville de Paris ».

    Deux autres expositions seront programmées à partir de l’automne : « Manger les images », autour de la surabondance d’iconographies en tous genres, de l’Antiquité à nos jours, et de la façon dont on les consomme autrement qu’avec le regard, ainsi que « Mayotte, Maoré – La rencontre des mondes ». Un parcours qui retrace l’histoire de cette île de l’océan indien, véritable « carrefour où les mondes se croisent et s’influencent », résume Abdoul-Karime Ben Saïd, directeur du Musée de Mayotte.

  • [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    [Etoile de Bessèges] Tom Crabbe les a tous pincés à Bellegarde

    Un début en fanfare pour cette nouvelle édition de l’Etoile de Bessèges ! Une équipe s’est directement placée au sommet à l’issue de cette première étape et ce n’est pas l’une que l’on attendait. Les Belges de la Team Flanders Baloise ont tout simplement raflé tout ce qui était possible de rafler. À 20 ans, Tom Crabbe s’est offert la première victoire pro de sa carrière en triomphant en haut de la côte de la Méditerranée, au-dessus de Bellegarde.

    La pluie comme invitée de la journée

    Le jeune coureur a résisté au redoutable champion de Slovaquie Lukas Kubis et a levé les bras sur la ligne d’arrivée. Vainqueur d’étape, leader des classements par points, des jeunes et du général, le compte est bon. La formation flamande est aussi rentrée à l’hôtel avec le maillot de la montagne grâce au numéro de Victor Vercouillie, impérial toute la journée. Un torrent d’émotions pour les Belges membres de la deuxième division mondiale.

    L’une des actrices principales de cette ouverture de l’Etoile 2026 a été la pluie. Un va-et-vient incessant, le ciel attendant même que la course se lance, à 12h30, pour s’énerver. Hormis une accalmie pour les 25 derniers kilomètres, la plupart des coureurs ont passé leur après-midi avec un K-way noir sur les épaules. Bref, dès le kilomètre 0, quatre hommes ont pris la poudre d’escampette. Cette échappée était déjà la bonne puisque le peloton a laissé champ libre rapidement. Quelques-unes des plus petites équipes alignées étaient représentées avec Léandre Huck (Van Rysel Roubaix), Jaakko Hänninen (Nice Métropole Côte d’Azur), Nils Aebersold (Elite Fondations) et Victor Vercouillie (Team Flanders Baloise).

    Ces quatre-là vont donc passer du temps ensemble puisque le peloton a choisi de laisser filer. Plus d’une minute après quelques bornes, une autre supplémentaire à mi-course et même près de quatre minutes après 100 kilomètres. Que l’échappée aille au bout était une réelle possibilité sur ce circuit autour de la commune de Bellegarde. L’entente était excellente entre les fuyards, qui roulaient et se relayaient de manière coordonnée. Ils savaient que seule cette manière de faire pourrait leur offrir un succès lors de cette première étape. Samuel Leroux, de la Total Energies, a bien tenté de partir en contre et rejoindre ce premier groupe, en vain. Ce dernier ne reprenait pas assez de temps et ses efforts étaient trop importants pour espérer quoi que ce soit dans le final.

    Il a manqué 400 mètres à l’échappée

    En quelque sorte, le peloton a joué avec le feu sous ce fort crachin. Deux minutes, c’était encore l’écart à 25 kilomètres. Il fallait s’activer et s’entendre en tête du groupe de chasse pour revenir sur ce quatuor. La Decathlon – CMA CGM et Unibet Rose Rockets ont finalement pointé le bout de leur nez. Un peu aidé par la Groupama – FDJ United, les trois équipes françaises ont réduit la marge des échappées. La vingtaine de secondes dans le final a été rapidement comblée. Le trio – puisque Jaakko Hänninen a lâché prise un peu plus tôt – s’approchait de la dernière bosse quand il a commencé à sentir le souffle de leurs poursuivants.

    Justement, ce dernier kilomètre était difficile et a permis ce retour rapide. La côte de la Méditerranée, c’est 700 mètres à près de 8% de moyenne et un pic à 15%, impressionnant même lors d’un passage en voiture. Le plan de cette échappée est tombé à l’eau à 400 mètres du but. Passé en tête des deux premières montées ici-même, Victor Vercouillie a longtemps cru à la victoire, mais a été rattrapé.

    Dans son sillage, c’est son coéquipier Tom Crabbe qui a jailli pour sortir du groupe et prendre l’avantage. Le jeune belge a été suivi par Lukas Kubis, le Slovaque des Rockets, mais le premier cité a été plus fort sur le replat au sommet. Une joie forcément contagieuse après son arrivée, lui qui l’emporte pour la toute première fois au plus haut niveau. Une sacrée première. Dans ce bazar, le duo a terminé devant sept coureurs français. Les Bucco-Rhodaniens Clément Izquierdo et Maxime Decomble finissent 3e et 4e. Paul Lapeira, déjà en vue, dimanche, à Marseille, est 5e, juste devant Sandy Dujardin.

    Tom Crabbe succède au palmarès, à Bellegarde, à Paul Magnier et Arnaud De Lie, deux hommes qui sont devenus des pointures après leur passage dans le Gard. Journée pluvieuse, journée victorieuse pour la Team Flanders Baloise, le maillot corail de leader du classement général est bien pour leur équipe après le premier des cinq jours de course.

  • Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    Les facteurs en grève à Avignon contre une réorganisation qui « dégrade le service »

    C’est le troisième mouvement de grève depuis juillet dernier contre la réorganisation du service de distribution de lettres et colis, mise en place en mai dernier, qu’a organisé le syndicat Sud PTT ce mercredi 4 février devant le centre de tri de Courtine, à Avignon.

    Et ils étaient une trentaine de facteurs, sur 49 au total, à s’être mobilisés devant le portail de l’établissement de La Poste dans la matinée. « Voilà bientôt huit mois qu’une réorganisation inique a été mise en place au service de la distribution des lettres et colis d’Avignon. Résultat : une qualité de service fortement dégradée, des restes accumulés quotidiennement, des conditions de travail fortement détériorées », précise le syndicat. Des négociations se sont tenues ce vendredi 31 janvier avec la direction, sans succès.

    Demandes persistantes

    Les demandes du syndicat restent globalement les mêmes depuis les premières mobilisations en juillet. À savoir « la réinjection de moyens supplémentaires (8 facteurs colis/courrier), l’arrêt du management toxique, une réfection complète du bâtiment permettant aux agents d’exercer leurs activités sereinement », précisent-ils. Les grévistes réclament aussi « le retour des facteurs sur le site de Kennedy permettant ainsi une proximité avec les usagers ». Ce centre se situait à proximité de l’agence de la rue de la République, en intra-muros de la cité des Papes. « En début de conflit, après la grève, on a l’impression que ce déménagement était une punition », glisse Noémie Leblanc, secrétaire adjointe de Sud PTT 84. Elle conclut en soulignant que « le maintien de ce service public à Avignon et en périphérie repose uniquement sur l’implication et le professionnalisme des facteurs » et que « les usagers sont impactés de plein fouet ».

    Contacté par La Marseillaise, le groupe La Poste assure qu’une nouvelle direction a été mise en place « depuis le début du mois » et affirme avoir engagé plusieurs actions, comme l’intégration de neuf personnes en CDI qui « terminent actuellement leur formation », une étude sur le réaménagement des surfaces en concertation avec les postiers et l’initiation de groupes d’échanges « dans chaque équipe pour travailler au plus près du terrain, à la recherche de solutions et à l’amélioration des conditions de travail ».

  • Le propriétaire de Rocher Mistral de retour au tribunal

    Le propriétaire de Rocher Mistral de retour au tribunal

    Le feuilleton judiciaire pourrait toucher à sa fin. Mais le dernier volet de l’affaire Rocher Mistral reste à démêler. Le 13 février dernier, le tribunal correctionnel condamnait Vianney d’Alençon, propriétaire du Château de la Barben et sa société, la SAS Rocher Mistral respectivement à 20 000 euros d’amende 70 000 euros d’amende avec sursis. L’entrepreneur qui porte le projet d’un parc de loisir sur le château, classé Monument Historique était reconnu coupable en première instance d’avoir enfreint les règles du code de l’urbanisme et du patrimoine, dans le cadre des aménagements du parc de loisirs Rocher Mistral.

    Le tribunal avait notamment demandé au propriétaire d’entamer une série de travaux pour s’aligner aux demandes de régularisation des autorités compétentes. En suspend, Vianney d’Alençon et ses conseils ayant fait appel de la décision. Autre volet, en appel, de ce millefeuille judiciaire, la mise en danger d’une espèce protégée de chauves-souris. Pour ces faits, le propriétaire avait été relaxé, en première instance : point sur lequel le Ministère public, soutenu par la défense de la FNE13, avait fait appel. « Le point le plus important de ce dossier », estimait Me Mathieu Victoria, avocat de la FNE13.

    Délibéré à venir

    Ce lot d’infractions supposées a donc été débattu ce jeudi, en cour d’appel. « Vous comprendrez que lorsqu’on regarde ce dossier, on se rend compte que les travaux ont débuté [en 2020, Ndlr.] sans autorisations ? », demande Fabrice Naudé, le président du tribunal. Comment expliquer ce choix, dans un dossier qui présente 8 infractions ? Faute d’abord, au contexte international tendu, à cette époque, marquée par le Covid. Faute aussi, au « climat délétère » dans la commune. « Je me suis retrouvé dans un contexte difficile, j’ai dû prendre des décisions difficiles », explique l’entrepreneur, qui invoque des enjeux économiques, le sort de 400 salariés entre les mains, des investissements importants… Enfin, si depuis un an des discussions « constructives » ont repris avec les services de l’État dont il aurait contourné les règles et dérogations, D’Alençon aurait fait face au silence de la part de la DDTM, de la Drac, de l’ABF : « On avait des chantiers à avancer », résume Vianney d’Alençon. Pour le conservateur des monuments historiques de la Drac à la barre, les « relations ont été complexes, mais jamais aussi distendues que ce que l’on dit ». L’Architecte des bâtiments de France, estime que les instances ont été au courant de ce projet, en 2020 seulement, après rachat du château. De son côté, l’avocat général, demande réformation de la décision de relaxe sur les murins, et demande condamnation pour les autres infractions. Sur cet axe, il requiert un ajournement de six mois pour s’assurer que les travaux, repris l’an dernier, vont se poursuivre. À l’heure ou nous écrivons ces lignes, les plaidoiries de la défense et la date de délibéré n’étaient pas rendues.

  • Le dernier conseil municipal à Martigues voit le contournement en vert

    Le dernier conseil municipal à Martigues voit le contournement en vert

    En une heure, c’était fini. Le dernier conseil municipal de la mandature fut expéditif, avec 26 questions à l’ordre du jour ce mercredi soir. Et – presque – aucun débat, dans une sérénité peu commune à l’exercice.

    Malgré tout, une délibération importante pour l’évolution de Martigues a été votée, s’agissant des mesures compensatoires devant être prises pour deux grands projets : le contournement autoroutier de Martigues – Port-de-Bouc et le nouveau collège Marcel Pagnol. L’adjoint à l’environnement Florian Salazar-Martin (PCF) rapporte qu’« il s’agit d’approuver une Obligation réelle environnementale [ORE], un dispositif foncier de protection des espaces naturels et de reconquête de la biodiversité » que la majorité propose de contractualiser entre la Ville et l’État pour les 50 ans qui viennent.

    Le contournement autoroutier impacte 80 hectares d’espaces naturels, où se situent 267 espèces végétales dont 14 protégées et 27 patrimoniales, ainsi que 124 espèces animales d’après l’inventaire de l’Autorité environnementale. Le Collège Pagnol est associé à la démarche avec 5 hectares artificialisés. L’adjoint se félicite d’« avoir pu compenser sur notre territoire, ce qui prouve la richesse de notre biodiversité » d’après l’élu.

    Compensations locales

    Frédéric Grimaud (LFI) est le seul à désapprouver. « Je suis très sceptique sur la démarche de détruire un espace naturel et de faire des compensations », explique le conseiller municipal d’opposition. « Je reste persuadé que le meilleur moyen de protéger la biodiversité est de ne pas construire d’autoroute », argumente-t-il, s’abstenant avec Anne-Marie Sudry (GRS).

    Sur le territoire de la ville, 70 hectares sont compensés sur les lieux-dits du Maquénéou, du Vallon du Pauvre homme et de la Plaine de Saint-Macaire, 20 autres le sont sur parcelle d’État ou de la Métropole. « La Dréal Nous laissera la possibilité d’entretenir et de reconquérir ces espaces avec l’aide de ces services techniques », a précisé Florian Salazar-Martin en préambule.

    D’après le document soumis au vote, « la proximité géographique des parcelles accueillant les mesures compensatoires environnementales permet d’assurer la préservation et le retour des espèces dans le même bassin fonctionnel présentant des habitats similaires ».

    Au sortir du dernier conseil municipal de la mandature, le maire (PCF) Gaby Charroux a fait état des « 52 Conseils municipaux depuis 2020, pour 2042 délibérations, parmi lesquelles 1 329 adoptées à l’unanimité, soit 65% ». « Un chiffre pas anodin qui témoigne la qualité du travail accompli au-delà des sensibilités pour faire avancer la ville dans l’intérêt général » selon l’édile, qui remercie l’ensemble des services municipaux avec les applaudissements de tout le conseil municipal… Sauf le RN.

  • Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne

    Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne

    Le préfet de région Jacques Witkowski a indiqué mercredi lors d’un point presse vouloir relancer la lutte contre l’habitat indigne. « C’est une volonté collective, un engagement et une vraie préoccupation presque philosophique de ma part », a signifié le préfet fort d’une culture opérationnelle sur le sujet.

    Le diagnostic est sombre. « On voit bien quand on traverse la ville que nombre d’habitats ne sont plus aux normes du temps et dans ce lot, certains sont incompatibles avec de l’habitat digne. La catastrophe de la rue d’Aubagne a été l’exégèse et un détonateur pour tous. On a un taux d’indignité de logements considérable », observe le préfet pour qui « la réalité dépasse de beaucoup les 60 000 logements indignes identifiés dans les Bouches-du-Rhône ».

    D’où la « volonté politique interne » affichée d’avancer et de « travailler en synergie ». Si un regain notable est observé sur les arrêtés préfectoraux de traitement de l’insalubrité (70 nouveaux arrêtés lançant la procédure publiés en 2025 dont 39 à Marseille), le constat d’une dispersion des compétences entre les différents services (ARS, DDTM, etc.) pèse, « là où il faudrait au contraire les regrouper avec tous les moyens budgétaires comme je l’ai fait en Seine-Saint Denis », a lancé le préfet. À peine débarqué, il a créé à titre expérimental une « mission interservices de lutte contre l’habitat indigne » confiée à une commissaire divisionnaire.

    Le préfet veut mobiliser des services opérationnels comme les pompiers, les policiers, les gendarmes, les agents EDF-GRDF, les opérateurs de fibre pour remonter des alertes. « J’ai souhaité qu’on s’intéresse aux agences de location qui louent sciemment des locaux inhabitables en l‘état », dévoile le préfet qui « sans vouloir jeter l’anathème sur une profession » annonce une campagne de « contrôles au titre de la répression des fraudes car les agences sont responsables de ce qu’elles proposent à la location ».

    « Pas de cadeau, pas de quartier ! »

    Les services fiscaux sont mis dans la boucle. « Un propriétaire déviant, on va lui faire la totalité des urines comme on disait au XVIe siècle. Pas de cadeau, pas de quartier comme on disait au temps des corsaires. Le fisc doit s’intéresser à ces gens mais aussi la justice, la répression des fraudes, la préfecture bien sûr, les communes, les bailleurs sociaux », poursuit le représentant de l’État qui sait que « les outils ne sont pas encore totalement parfaits ». Le relogement des victimes d’habitat indigne reste problématique en cas de carence des propriétaires, les occupants n’étant pas prioritaires dans les dispositifs. « C’est un sujet ancien. On s’organise pour avancer collectivement. »

    À propos de la mise aux enchères par les Domaines sur la plateforme Agorastore d’une cave proposée à l’habitation (la Marseillaise du 29 janvier). « C’est complètement dingue, je ne peux pas le dire autrement, réagit le préfet. On ne cautionne absolument pas ce genre de choses. Ce n’est pas possible qu’en voulant bien faire, on se prenne les pieds dans le tapis. »

    S’agissant des projets de rénovation urbaine, le préfet sait combien ils suscitent « beaucoup d’attente assez frustrante », mais que « là les grues arrivent. 2026 sera une année importante ». Les Bouches-du-Rhône comptent 19 projets Anru dont 10 à Marseille pour un montant global de 850 millions d’euros. À ce jour, on est à 82% des engagements de crédit avec fin juin 2026 comme date butoir. « Les projets sont à peu près stabilisés. La métropole et les villes sont en train de caler les cahiers des charges et les calendriers pour le choix des maîtres d’œuvre », signale la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard. « Nous allons passer au premier trimestre à la démolition de la tour B de Campagne Lévèque. » Suivront la Bricarde et la Castellane. Pour anticiper des difficultés liées aux points de deal et aux vols sur les chantiers, un travail est en cours pour doper les marchés publics de clauses d’insertion sociale.

  • Le candidat RN de Carpentras désinvesti pour des tweets racistes

    Le candidat RN de Carpentras désinvesti pour des tweets racistes

    Des tweets à caractère raciste et sexiste qui auraient été postés par Christian Richaud-Simoni, candidat désigné par le RN et l’UDR, ont été exhumés par le journal Libération et lui coûtent son investiture.

    Dans son article publié ce mardi 4 février, le quotidien rapporte des dizaines de posts problématiques sur le réseau social X. Ceux-ci ont depuis été supprimés. Ce compte était celui que le compte officiel du Rassemblement national de Vaucluse utilisait pour identifier ce candidat sur ce même réseau.

    Sont visées dans ses attaques des personnalités politiques telles que la députée LFI de la 17e circonscription de Paris, Danièle Obono. « Que cette Obono retourne avec les bonobos (sic) de son pays : honte à elle et à tous ceux qui l’ont élue », aurait-il écrit en 2017 en réponse à un post du blog d’extrême droite Boulevard Voltaire qui expliquait que Jean-Luc Mélenchon s’opposait « à la fermeture des mosquées extrémistes ». Dans le même mois, il s’adressait à nouveau à l’élue insoumise ainsi qu’à son collègue d’alors, Adrien Quatennens, en affirmant que « le Front de gauche rassemble l’ensemble des anti-humains : ce ne sont que des aberrations de la terre, des êtres maléfiques ». Il s’en prend aussi à l’acteur Omar Sy en écrivant à son propos que « quand on a la bouche plus grande que la tête, on raconte forcément du vent » et « qu’il s’occupe de ses chèvres ».

    Islam et Outre-mer

    L’ancien juge du tribunal de commerce de Carpentras et ancien directeur d’un magasin de bricolage local s’en serait aussi pris à la religion musulmane. Tels que : « M. Valls, nous ne gagnerons pas la guerre contre l’islam avec nos lois et nos insoumis de gauche » ou encore « en fait, l’islam n’est pas incompatible avec… rien ». Ou encore que « les lieux de culte musulmans du 93 devraient être transformés en prisons ». Ainsi qu’une publication sur les territoires d’Outre-mer français. En réponse à un article du blog d’extrême droite Fdesouche.com sur X, qui évoque l’accueil de demandeurs d’asile « africains » par le sous-préfet de Mayotte, on peut lire : « Mayotte et la Guyane sont les deux furoncles de la France. Ils sont soignés par nos politiques bien-pensants. »

    Suspendu

    Des propos qui seraient en fin de compte bien les siens. Dans un communiqué de presse signé par le délégué départemental du Rassemblement national de Vaucluse, Thierry d’Aigremont, il est affirmé que le parti « a découvert par voie de presse, avec stupéfaction, de vieilles publications datant de 2017 mises en ligne sur les réseaux sociaux par M. Christian Richaud-Simoni ». Poursuivant qu’« il désapprouve et condamne sans réserve » ces écrits « qui ne sont pas compatibles et en totale contradiction avec les valeurs et le projet », la commission nationale d’investiture a décidé de désinvestir ce candidat immédiatement. Christian Richaud-Simoni est également suspendu de son parti « dans l’attente d’être convoqué devant ses instances disciplinaires ». Une nouvelle tête de liste pour ces élections dans la capitale du Comtat Venaissin sera « désignée très prochainement ».

    Ce coup de théâtre devrait profiter aux candidats restants, à savoir le maire sortant Serge Andrieu (DVG), l’ex-maire Francis Adolphe (ex-PS), à nouveau candidat après avoir purgé son inéligibilité, et Bertrand de La Chesnais, ancien directeur de campagne d’Éric Zemmour.

  • La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    « Sur le champ de ruines de nos chantiers certains auraient voulu que s’impose un champ d’oubli », explique le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians), Lucien Conac. C’était sans compter sur la combativité des bénévoles pour que cette mémoire ouvrière de la ville subsiste, en collectant des témoignages matériels, écrits et oraux de cette époque industrielle.

    Et c’est fidèle à ce même engagement qu’ils ont décidé, à l’unanimité, de consacrer, toutes leurs forces pour obtenir la transformation de leur siège social, installée dans l’un des seuls vestiges encore debout des Chantiers : la porte principale, en un vrai musée de la construction navale seynoise. « Nous voulons nous assurer pendant que nous sommes encore vivants, de laisser sur ce site un témoignage indélébile de sa grandeur maritime passée », ajoute le responsable associatif. Conscient que « la conservation, sérieuse, durable et officielle de la mémoire se fait par l’élévation de monuments ou de musées ».

    Le problème c’est que, depuis plus de 30 ans, ils ont l’impression d’être menés en bateau. Les promesses n’étant pas suivies d’actes. C’est pour ça que les militants souhaitent aujourd’hui, en cette période préélectorale, prendre l’opinion publique à témoin pour faire pression sur les candidats, mais aussi éviter les éventuels reniements de l’équipe gagnante arrivant aux affaires. Ils sont un peu échaudés.

    Les gars de la Navale n’oublieront pas

    Et de poser que « si la mairie tourne autour du pot pour ne pas réaliser notre projet, bien que parfaitement réalisable, c’est parce qu’elle ne veut ni investir, ni attribuer un budget d’investissement durable pour faire perdurer la mémoire ouvrière ». Un refus politique, donc.

    L’Amians se félicite en tout cas que la campagne d’information publique menée en 2025 ait permis de sensibiliser suffisamment la population pour intéresser la municipalité sortante. Même si, après les déclarations de bonnes intentions, rien n’a été finalisé.

    Pas question pour autant de renoncer à faire de la porte principale un véritable sanctuaire des Chantiers. Les militants associatifs scrutent donc les propositions des postulants au poste de maire. Et disent avoir suivi avec intérêt le projet de l’atelier mécanique du maire sortant qui prévoit un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals seynois.

    Et se félicitent que « pour la première fois depuis la fermeture des chantiers déjà trois listes au moins inscrivent dans leur programme un musée de la construction navale ». Un signe que « la bataille de l’opinion publique » est en passe d’être gagnée.

    Pour Lucien Conac, la proposition de la liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne, menée par Stéphane Sacco, avec la création de la Maison de l’industrie et de la mer dans les anciens bâtiments de l’apprentissage, contre la façade ouest de la porte principale, se raccorde au projet porté par l’Amians de sacralisation de la porte principale. Autre note positive : le fait d’avoir été consulté avant sa publication. « Ce qui dénote bien l’intention de nous écouter et de travailler avec nous », approuve-t-il. Et de préciser : « Stéphane Sacco est d’ailleurs le seul candidat à avoir soutenu publiquement notre projet, dès le début l’année passée. Et il compte aujourd’hui l’insérer dans un ensemble plus grand avec une grande salle d’exposition de 353 m². »

    Pour sûr, les gars de la Navale n’oublieront pas.

  • [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    [Entretien] Hélène Spinelli : « Pour une ville de Roquevaire dynamique avec une grande vitalité »

    Dans les pas de l’héritage de l’édile roquevairois, elle est tête de liste (DVG) de « Roquevaire, une ambition renouvelée ». À l’œuvre, avec son équipe, depuis un an et demi pour préparer son programme, elle le présentera ce samedi 7 février à 11h salle Raymond Reynaud, avenue Clemenceau, entourée par ses colistiers.

    La Marseillaise : Comment analysez-vous le bilan d’Yves Mesnard, maire durant trois mandats ?

    Hélène Spinelli : C’est un très bon bilan. Yves Mesnard a été un maire qui, avec ses équipes successives, a su équiper Roquevaire de tout ce qui nous manquait. Toutes les institutions avec lesquelles nous travaillons nous disent que, par rapport à la strate des villes de notre taille, la commune est très bien équipée. Tout ce qui nous manquait, on l’a fait pour faire en sorte que la ville soit dynamique, avec une grande vitalité. Elle est également très attractive. Beaucoup de gens cherchent à venir habiter la commune et malheureusement, comme on s’y plaît, on n’en part pas, contrairement à ce que notre opposition veut faire croire. Ceux qui aimeraient rester, par exemple nos enfants, ont du mal à se loger. Ils sont obligés d’aller sur les communes alentour, notamment à Aubagne parce que c’est celle qui reste à peu près le plus accessible, contrairement à Gémenos, où le logement est hors de prix.

    Pouvez-vous citer quelques axes forts de votre programme, et surtout pour répondre à quels enjeux ?

    H.S. : On a un gros enjeu. Ce sera bien évidemment une de nos priorités et le projet phare de ce nouveau mandat. C’est la construction d’une nouvelle école. On a un gros problème avec l’école actuelle. Elle n’est plus adaptée aux besoins de nos enfants et de leurs enseignants. Elle est vieillissante, elle est éclatée en deux sites, avec une partie en bas et une autre en haut du boulevard Clemenceau. Elle a surtout aussi un accès très dangereux puisqu’il donne carrément sur une route de plus en plus utilisée. Le terrain est acquis. Le problème, c’est que notre opposition a attaqué ce permis. Elle a déjà perdu par deux fois au tribunal administratif. L’affaite se juge maintenant au Conseil d’État. Si on est élu, on fera cette école.

    Qui dans votre opposition a attaqué ce projet d’école et pourquoi ?

    H.S. : Il s’agit d’Eric Bouillé et Judith Dossemont [respectivement centriste, et DVD, Ndlr.]. Ils ont chacun un ego surdimensionné. Ils contrecarrent tous nos projets. Ils ont quand même attaqué le centre médical ! Ils ont perdu et on a pu le construire, mais avec deux ans de retard. Ils nous ont fait perdre du temps et de l’argent, donc on les attaque. Le deuxième projet de notre programme, c’est le nouveau poste de police, car l’actuel est vieillissant. Nous l’installerons au rez-de-chaussée du nouvel immeuble qui se monte près de la mairie. Le centre de supervision urbain y sera transféré. Et le troisième axe, c’est tout ce qui est lié au développement durable. Aujourd’hui, il faut désimperméabiliser, nos cours d’école, le cours Négrel Feraud. Nous avons sur ce cours un joli projet de renaturation et de végétalisation. Nous n’oublions pas le développement économique. Nous créerons un printemps de l’emploi, pour mettre en relation les entrepreneurs roquevairois en quête de collaborateurs. Pour les commerces de proximité, on a déjà beaucoup fait. On a aménagé des parkings, on a fait des places rouges, où les voitures ne s’arrêtent que 20 minutes, et bleues, avec un arrêt possible de quatre-vingt-dix minutes.

    Un des problèmes de Roquevaire est la circulation dans la ville, non?

    H.S. : Ce n’est plus du tout 28 000 véhicules par jour qui passent, comme le prétend Monsieur Bouillé, mais 15 000 par jour. Cette circulation va être apaisée par l’arrivée du Val’Tram à Roquevaire, à l’été [extension du tram d’Aubagne à La Bouilladisse, Ndlr.].

    Que répondez-vous à Éric Bouillé qui reproche à Yves Mesnard et votre équipe d’avoir trop construit dans la commune ?

    H.S. : Monsieur Bouillé raconte n’importe quoi. Il y a une crise du logement en France. La loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) nous impose de construire 25% de logements sociaux, sinon on a des amendes. À Roquevaire, le problème, c’est qu’on est allé au bout du bout. On a 11% de logements sociaux, mais aujourd’hui, on n’a plus de place. 91% de notre territoire communal est maintenant inconstructible, à cause des risques, inondations, feux de forêt… On paie 220 000  euros d’amendes chaque année pendant trois ans pour carence en logements sociaux… J’ai 200 demandes de logements sociaux de Roquevairois, plus 1400 de l’extérieur. Dont des habitants de Gémenos, commune dont le maire (DVD) Roland Giberti refuse de bâtir de tels logements et doit s’acquitter d’1 million d’euros d’amende par an, donc 3 millions sur trois ans. Or pour moi, la vraie solidarité, c’est que chacun loge les siens.