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  • Un réquisitoire sévère en appel pour Rocher Mistral

    Un réquisitoire sévère en appel pour Rocher Mistral

    En première instance, Vianney d’Alençon propriétaire du château de La Barben et sa société ont été condamnés à la suite d’une série d’infractions au Code de l’urbanisme et du patrimoine. Respectivement, à 20 000 et 70 000 euros d’amende avec sursis, et à l’obligation de remettre le château de La Barben en état dans un délai de neuf mois. Le châtelain avait fait appel de cette décision : retour à la barre, ce mercredi 4 février, face à la cour d’appel d’Aix-en-Provence (notre édition du 5 février). Autre volet de ce feuilleton judiciaire : la mise en danger supposée d’une espèce de chauve-souris protégée. Fait pour lequel d’Alençon avait été relaxé en première instance. L’avocat général a requis, ce mercredi soir, la réforme de la relaxe sur ce volet. « L’infraction sur les murins était parfaitement caractérisée », estime Me Mathieu Victoria, pour la FNE13. Pour le reste des infractions, l’avocat général estime que « la remise en état n’enlève pas l’infraction. Mettre en avant un intérêt économique n’autorise pas à s’asseoir sur la loi ». Et demande la condamnation pour l’ensemble des infractions pointées par la Drac et la DDTM, en proposant un ajournement sous supervision de l’autorité judiciaire à six mois. Il demande une peine d’amende identique à ce qui avait été demandé en première instance. La défense, assurée par Me Alexis Chabert plaide, entre autres, la relaxe pour trois des huit infractions et se félicite « que les partis se mettent d’accord sur la méthode pour déposer les dossiers ». Me Bruno Rebstock évoque lui, des injonctions contradictoires dans les échanges avec les administrations, et souligne de nouveau l’urgence qu’avait d’Alençon pour avancer les projets. Délibéré le 8 avril.

  • Une ancienne friche laisse place à une nouvelle résidence pavillonnaire

    Une ancienne friche laisse place à une nouvelle résidence pavillonnaire

    Fini la friche, l’ancienne entreprise de BTP laisse place au logement neuf. Un nouveau lotissement a vu le jour le long de la nationale 569, en face du domaine de la Mériquette. Le Clos des Carabins, porté par Bouygues immobilier, a été inauguré mercredi 4 février par son promoteur, ses partenaires, la Ville et le sous-préfet d’Istres Christophe Borgus.

    La résidence se compose de 28 logements pavillonnaires, dont neuf en location sociale portés par le bailleur Erilia et 19 en location intermédiaire gérés par Inli’Paca. D’après le promoteur Bouygues immobilier, la résidence a été conçue autour de trois enjeux : « contribuer à la réindustrialisation par une offre de logement répondant aux besoins des bassins d’emploi », « réaliser des logements accessibles au plus grand nombre en zone tendue » par le panachage de locatif social et intermédiaire, et insérer le projet sur un site déjà existant.

    Valoriser le foncier sans artificialiser les sols

    Le programme s’insère dans le paysage urbain du nord de Fos-sur-Mer, dans la zone pavillonnaire des Carabins. L’emprise du programme remplace celle d’une ancienne entreprise du BTP. « La résidence a permis une requalification complète du site, transformant une emprise industrielle en un nouveau lieu de vie apaisé, végétalisé et ouvert sur son environnement » illustre le promoteur, qui parle de « valoriser le foncier existant tout en limitant l’artificialisation des sols et en contribuant ainsi à un urbanisme plus durable ».

    Le directeur régional de Bouygues immobilier Olivier Ferroni estime que « cette opération illustre la collaboration entre acteurs privés et publics », constituant « un modèle économique exemplaire permettant de proposer une offre variée de logements en phase avec les besoins des familles ».

    Son supérieur Olivier Durix développe : « Bouygues Immobilier développe des solutions résidentielles indispensables à l’accueil des entreprises et de leurs salariés, en tant qu’acteur des territoires », considérant que « la réussite de la politique nationale de réindustrialisation repose aussi sur le logement » alors que des dizaines de milliers d’emplois nouveaux sont annoncées d’ici à 2030 sur la zone, déjà tendue sur le plan de l’habitat.

  • Aix : à gauche, la sécurité comme cheval de bataille

    Aix : à gauche, la sécurité comme cheval de bataille

    Dans la salle du château de l’Horloge, les drapeaux des composantes de l’union sont dressés, parmi la foule. C’est dans ce quartier dit populaire de la ville que Marc Pena (PS), à la tête d’une union née des forces écologistes et de gauche, a choisi de tenir son premier meeting de campagne. Sur la centaine de sièges, occupés au complet, des invités locaux, incluant Jean-David Ciot (PS), maire du Puy-Sainte-Réparade, ou Paul Sabatino, maire (PCF) du Rove. Avant les discours officiels, les engagements de campagne, une ronde d’applaudissements et une standing ovation pour Amine Kessaci, absent lors du meeting. Ce soir-là, à Aix, le militant acharné dans la lutte contre le narcotrafic, candidat aux côtés de Benoît Payan était venu soutenir la campagne. Avant de quitter les lieux (lire ci-contre). Amine Kessaci aura eu le temps d’étayer les deux raisons de sa venue lors d’une conférence de presse en amont : « la première est que partout le narcotrafic doit être combattu, partout où je pourrais aller porter cette parole, de dire que la réponse face au narcotrafic doit être à 360 degrés, cela doit être une réponse transversale. » Ensuite, « on travaille à la création d’une association nationale des maires. Et si Marc [Pena], est élu, il siégera dans cette association et portera la voix d’Aix », a-t-il lancé aux côtés du candidat.

    Protéger, sous tous angles

    Autre raison de la venue du militant : « J’ai confiance en Marc pour ramener une vague d’espoir, de renouveau, une vague où l’entre-soi, le règne familial n’a pas sa place dans une République ou tout le monde a sa voix à porter. »

    Lors du meeting, au tour des chefs de file, forces de gauche et écologistes, de réitérer leur soutien au candidat, leur vision d’Aix. « Le combat d’Amine est notre combat. C’est celui que nous allons porter ensemble pendant toute la campagne », promet David Tessier (PCF). Marc Pena, annonce ce soir porter une liste qui « protège. Ce n’est pas un slogan, c’est une ligne de conduite », estime le candidat. Protéger socialement, écologiquement, pour une « tranquillité publique ». Promesse donc, de rétablir des brigades anti-stups, un renforcement de coopération entre police nationale, municipale et services de l’état. « Nous allons recruter des médiateurs de rue, nous rétablirons une police de proximité, nous recréerons des points d’accueil, des commissariats décentralisés, visibles, accessibles dans les quartiers… » comme autant d’engagements. « À ceux qui se servent de la sécurité comme un terreau fertile pour leurs idées nauséabondes, je le redis, la sécurité est un sujet de gauche ! », pose-t-il.

    Amine Kessaci, exfiltré par la police

    Venu soutenir la campagne de Marc Pena, venu parler de lutte contre le narcotrafic et de sécurité Amine Kessaci a dû précipitamment quitter les lieux escorté par les forces de l’ordre alors qu’il tenait une conférence de presse… Engagé dans la lutte contre le narcotrafic, cause de la mort d’un premier frère, fondateur de l’association Conscience pour venir en aide aux familles victimes de narchomicide, le jeune militant vit sous haute protection policière depuis l’été 2025, quelques mois après la sortie de son livre Marseille, Essuie tes larmes, et des menaces répétées. Une protection renforcée, depuis l’assassinat de son jeune frère Mehdi Kessaci, 20 ans, abattu le 13 novembre dernier par un commando à moto à Marseille. « Il ne faut pas se taire », réitérait Amine Kessaci, ce jeudi soir.

  • Des solutions financières pour fuir les violences conjugales

    Des solutions financières pour fuir les violences conjugales

    « L’emprise économique est un vrai sujet dans les cas de violences conjugales », rappelle Clara Agnello, coordinatrice de projet chez Une voix pour elles. Face à cette problématique, le Crédit municipal de Marseille a décidé de s’emparer du sujet en rencontrant, ce jeudi à Marseille, de nombreuses associations d’accompagnement d’aide aux victimes de violences conjugales.

    Avec 90% de clients qui sont des clientes, « cette démarche est en cohérence avec notre public, explique Christelle Gerlier, directrice générale déléguée du Crédit municipal de Marseille. Et on sait qu’avec notre structure on peut répondre aux problèmes financiers que connaissent certaines femmes victimes de violences ». En effet, 20% des femmes victimes de violence ayant appelé le 3919 sont en situation de dépendance économique.

    Le Crédit municipal de Marseille, créé il y a plus de 300 ans, permet aux personnes exclues du système bancaire, d’avoir accès aux crédits. Les outils de l’établissement bancaire, comme les microcrédits accompagnés, le prêt sur gages ou encore le placement de petites sommes, peuvent donc être des solutions face à cette violence économique.

    « Une aide dans l’urgence »

    Le prêt sur gage a particulièrement interpellé Nada Baher, directrice adjointe du planning familial 13. Autorisé seulement dans les crédits municipaux en France, ce type de prêt permet à n’importe qui, sous réserve d’avoir une pièce d’identité et un justificatif de domicile, d’échanger un objet contre une somme d’argent. « C’est vrai que beaucoup de personnes peuvent avoir un objet de valeur. C’est donc quelque chose qui peut débloquer de l’argent rapidement et être une aide dans l’urgence. » Pour l’association Les Louves d’accompagnement de victimes, c’est plutôt le microcrédit accompagné qui a intéressé. Ils pourraient couvrir les frais juridiques que ces femmes doivent engager lors de divorce ou de dépôt de plainte.

    Des outils qui restent toutefois à affiner selon les besoins des associations. « Le but, ce n’est pas de réfléchir seuls à des solutions, mais avec les professionnels de terrain pour répondre au mieux aux différentes problématiques de ces femmes », explique Christelle Gerlier. Pour la directrice du centre d’information sur le droit des femmes et de la famille, Marielle Vallon, il reste par exemple « des interrogations sur la façon de sécuriser les demandes de papiers administratifs, pour que le conjoint ne soit pas au courant. Nous avons des choses réciproques à s’apprendre ». Des projets à coconstruire, entre réalité du terrain et moyens du Crédit municipal.

  • La préfète de police lance des assises de la prévention

    La préfète de police lance des assises de la prévention

    « La lutte contre les stupéfiants ne fonctionne que si on a deux jambes, le répressif et la prévention » pose la préfète de police déléguée, Corinne Simon, à la veille du lancement d’assises sur le sujet. « Il se passe plein de choses mais chacun fait ça dans son silo », poursuit-elle. L’idée : « mettre en place un plan départemental de lutte contre l’entrée des jeunes dans la délinquance et le trafic de stupéfiants » en favorisant « l’échange d’informations avec les acteurs qui se trouvent autour de l’enfant, pour anticiper et agir ».

    « On a besoin d’avoir des signaux faibles » détaille la préfète, « un jeune qui a un taux d’absentéisme à l’école, ne va plus à son club de sport, change de copains, en rupture avec ses parents… Tout ça mis bout à bout, ce sont des alertes ». Pas de « grand raout » mais du « pratico-pratique », promet-elle avec une première réunion pour faire « un état des lieux ». Les objectifs seront définis « ensemble ».

    Autour de la table ce vendredi 6 février, 25 coordinateurs des CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), obligatoire pour toutes les villes de plus de 5 000 habitants, soit 51 dans le département, des représentants de l’Éducation nationale, de la PJJ, de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), les trois procureurs de la zone, le responsable du centre loisirs jeunes de la police nationale 13 (CLJ), des délégués du préfet pour la politique de la Ville. Dans le cadre d’un appel à projets de la Mildeca, « Limits », deux communes des Bouches-du-Rhône sur les 30 retenues en France, viendront aussi partager leur expérience. Pas d’élus pour cause de municipales, ni d’associations, en période de subventions.

    Une cellule d’appui

    Quand on objecte que ces assises arrivent bien tard, au regard des appels à l’aide des acteurs de terrain, la réponse tombe. « On n’a pas attendu pour faire des actions » balance Jean-Christophe Roux, chef du bureau de la prévention de la délinquance, à la manœuvre avec Pierre Gilardeau, directeur de cabinet adjoint de la préfète. « Chaque année, au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, je présente ce que l’on fait avec le CLJ. On est passé de modules de lutte contre l’addiction à un module basé sur la notion de dette [qui fait que] le jeune ne peut plus sortir du réseau, basé aussi sur l’expérience des jeunes ciblés sur des collèges », précise-t-il.

    En « lien avec la Mildeca », précise Pierre Gilardeau, la préfète et son équipe réfléchissent aussi à la création d’une cellule administrative départementale « qui pourrait apporter un appui au travail fait par les communes qui a peut-être ses limites » explique Jean-Christophe Roux, à l’image de la Cepraf, cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles. Prochaine étape avec une seconde réunion à l’été.

  • Reçus, insatisfaits, les marins restent en grève

    Reçus, insatisfaits, les marins restent en grève

    Ni l’État, ni les directions des deux compagnies maritimes n’auront apporté de solutions permettant de pérenniser l’emploi maritime sous pavillon français, a considéré la CGT des Marins de Marseille à la sortie de la préfecture. Une réunion de conciliation s’y est tenue jeudi 5 février au matin à la demande de la CGT en présence des organisations syndicales Sammm, STC La Méridionale et des directions de La Méridionale et de Corsica Linea et un représentant du cabinet du ministère des Transports.

    Dans l’attente « d’engagements écrits pour défendre l’emploi maritime français, a expliqué Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des marins de Marseille, on n’est pas satisfait des propositions faites par l’État et les compagnies ». Pour sortir de la crise, la CGT souhaite un plan commun sur la desserte en Algérie entre la Corsica Linea et La Méridionale depuis Sète et Marseille et une exonération de la taxe carbone pour les déplacements insulaires.

    En Corse jeudi, deux navires de la Corsica Ferries ont été déroutés vers Propriano et L’Île Rousse après avoir été empêchés d’accoster à Ajaccio et Bastia par des marins grévistes de la Corsica Linea qui dénoncent « le dumping social » de la compagnie a indiqué à l’AFP Antoine Sisco, porte-parole des marins du Syndicat autonome des marins de la marine marchande (Sammm) de la Corsica Linea. Les organisations syndicales revendiquent « l’arrêt des autorisations d’escale de Corsica Ferries sous pavillon international italien entre Sète et les ports de Corse », « l’interdiction du pavillon italien international sur les lignes territoriales françaises à passagers » et « l’engagement écrit de l’État garantissant le financement des DSP jusqu’en 2030 ».

  • Un appel à projets pour décarboner le maritime

    Un appel à projets pour décarboner le maritime

    Deux ministres qui jettent l’ancre ce jeudi à Marseille mais pour des annonces aux airs de goutte d’eau dans l’océan. Au salon Euromaritime qui se déroule au parc Chanot depuis mardi dernier, Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la Pêche et Sébastien Martin, ministre délégué à l’Industrie étaient particulièrement attendus pour officialiser un soutien au secteur. « Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », lance Catherine Chabaud, avec un grand sourire devant le gratin des acteurs et industriels locaux (lire notre article du 05/02). Un soutien ou une redistribution ? « Il va y avoir un fléchage de la taxe carbone pour le maritime, qu’on appelle les ETS [système d’échange de quotas d’émission carbone auquel est soumis le secteur depuis 2024, Ndlr] pour soutenir la filière industrielle dans sa décarbonation. »

    Cet appel à projets sur l’ensemble du territoire sera lancé « d’ici fin mars avec le ministère des Transports » et « opéré par l’Ademe [Agence de la transition écologique, Ndlr] ». Il porte sur « trois thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien aux chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ». Un sujet qui pourrait paraître technique pour les marins d’eau douce mais qui va avoir une forme très terre à terre. « C’est 70 millions pour financer des projets très concrets : acquisition de navires à propulsion décarbonée, développement de la filière vélique ou décarbonation des infrastructures portuaires », résume le ministre délégué à l’Industrie. « On ne fait pas de cadeau au secteur, on soutient une dynamique. Il y a une concurrence internationale », précise la ministre. Le tout, avec le traditionnel arrivage d’aides et crédits divers et variés puisque Catherine Chabaud annonce aussi « la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros et le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ».

    « Les meilleurs gagneront »

    De quoi mettre du vent dans les voiles des acteurs du maritime ? « C’est une très bonne nouvelle pour la filière, on travaille depuis un an avec l’administration pour mettre en place ce dispositif. Union des ports français, le Gican [Groupement des Activités Navales, Ndlr] et armateurs sont ensemble sur le sujet », se réjouit Laurent Martens, délégué général d’Armateur de France, organisation professionnelle regroupant les entreprises armatrices. Avant de nuancer : « Mais c’est un peu normal : on paie une taxe pour décarboner, on doit t’aider à décarboner… Et il était prévu initialement qu’une partie des ETS reviennent au secteur. »

    La mesure est amenée à être reconduite sur les années selon la ministre de la Mer. « 70 millions, c’est pas beaucoup. On est sur 90 millions au total avec le reste et ça va augmenter avec les années », espère-t-il. Détail d’importance : qui dit appel à projets dit candidats, lauréats mais aussi projets non retenus… « Les meilleurs gagneront », conclut Laurent Martens, par ailleurs ancien de la CMA CGM, premier armateur français et employeur privé de Marseille. Reste que l’idée du gouvernement est « d’irriguer toute la filière ». Jakob Sidenius, directeur général de Seayard Terminal Fos se disait justement « demandeur d’une feuille de route » notamment sur la question de l’électricité dans les ports. « Les besoins sont énormes, il y a une nécessité d’investir dans les infrastructures », plaide-t-il, en faisant référence à la ligne Très Haute Tension en projet, qui doit arriver à Fos. Et in fine du coût de l’électricité. « Il y a des pistes de financements : les ETS et l’Europe. Si on veut que notre produit soit attractif, mais qu’on a pas les aides ni les ETS, on aura beau se regarder avec les autorités portuaires… », laisse-t-il en suspend. Et de prévenir : « L’électricité sera un élément décisionnel pour faire venir les navires. »

  • La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    La probité, boussole républicaine de Toulon en commun

    Dans une ville et un département où les abus de biens sociaux se succèdent, Toulon en Commun a décidé de dédier une soirée à l’intégrité, la probité. Et pour faire vivre la réflexion a invité l’ancienne magistrate Eva Joly et le journaliste d’investigation Claude Ardid.

    L’occasion d’affirmer que dans un moment où la défiance envers la vie publique n’a jamais été aussi forte, la probité doit être un impératif démocratique fondamental. C’est autour de cette valeur cardinale que l’ancienne juge d’instruction, figure emblématique de la lutte contre la corruption, viendra apporter son expérience.

    « Toulon est réputé pour son stade Mayol, son équipe de rugby, sa rade qui est la plus belle d’Europe, mais elle est célèbrement connue aussi pour son clientélisme, ses condamnations, notamment de son ancien maire Hubert Falco (DVD) », constate Peire Costa (Régions et peuples solidaires). « La ville mérite mieux que ça et ça fait partie des points forts de notre programme pour les municipales », ajoute-t-il.

    La figure d’Eva Joly, ce qu’elle incarne dans son combat, étant « le meilleur signal que Toulon en Commun pouvait envoyer aux Toulonnais ». L’équipe affirme vouloir tourner la page de cette politique du clientélisme pour « construire une ville apaisée et redorer le blason de la politique ».

    Par la transparence

    « Et il n’y a pas eu que Falco à Toulon qui s’est fait condamner. Il y a aussi un ancien de ses adjoints Jean-Guy Di Giorgio après un procès retentissant », insiste André De Ubeda (PCF). Le responsable politique pointe d’ailleurs que, « depuis 1959 tous les maires de Toulon ont été condamnés, sauf François Trucy ». Et bien sûr, la maire sortante Josée Massi (SE).

    Et à cela se rajoutent tous les présidents du conseil départemental.

    Sans compter, complète-t-il, la suspicion de fraude électorale*, puisque deux personnes ont déposé, plainte après avoir retrouvé leur signature sur le cahier d’émargement, alors qu’ils n’étaient même pas à Toulon le jour du vote. « Le jour où ça va sortir ça va produire je l’espère, un sursaut de dignité en France et à Toulon », lance André De Ubeda.

    Et de poursuivre : « On fait confiance à la justice mais en tant que futur gestionnaire de la ville, on se doit d’adopter une démarche de transparence pour prévenir la corruption. » « C’est vraiment la solution : il faut de la vertu », approuve Pèire Costa.

    En attendant, ils se disent impatients d’écouter les recommandations d’Eva Joly. « Sur la base de son expérience, elle pourra nous suggérer des mesures pour combattre la corruption », conclut André De Ubeda.

    *Départementales de 2021, quartier de la Beaucaire, à Toulon

    Eva Joly, la juge anti-corruption

    Eva Joly, aujourd’hui avocate, a été longtemps magistrate anti-corruption avant de s’engager en politique. Elle deviendra d’ailleurs pendant dix ans, membre du Parlement européen, où elle a été vice-présidente de la commission d’enquête sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude.

    En charge des affaires Tapie, Crédit Lyonnais ou Elf, elle est devenue le symbole d’une Justice qui rompt avec l’impunité aux puissants.

  • [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    La Marseillaise : Que ressentez-vous à l’idée de représenter la France, en hockey sur glace, pour ces JO ?

    Enzo Cantagallo : C’est beaucoup de fierté. Je suis très fier de représenter notre pays sur la plus grande des scènes. Mes collègues des Spartiates étaient contents pour moi et m’ont félicité ! Il y a de la pression, c’est une très grosse compétition avec de gros adversaires, mais la fierté de représenter mon pays dans le sport que je fais depuis tout petit passe devant. On a tous fait beaucoup de chemin dans l’équipe pour en arriver là.

    Comment se déroule votre arrivée au village olympique ?

    E.C. : On est arrivé sur place, à Milan, lundi en fin de journée, au village olympique. On prend nos marques, c’est bien qu’on y soit un peu avant le début. Il y a l’effervescence des Jeux, on en prend un peu plein la vue, entre le village, les autres athlètes, les installations et la patinoire. On a eu une semaine pour se mettre dans le bain et s’acclimater. Tout le monde avance dans la même direction dans l’équipe, j’ai vraiment hâte du début. Pour l’instant, on a commencé les premiers entraînements.

    Ces entraînements justement, sont-ils particulièrement intenses ?

    E.C. : On s’est entraîné le matin, ces derniers jours. Après un bon échauffement, on monte sur la glace pendant une heure, puis on retourne au village pour des meetings techniques avec le staff et des séances en salle de musculation. Ils nous donnent aussi un peu temps pour visiter le village et profiter ! Le hockey sur glace, c’est très intense. En match, on reste sur la glace 45 secondes avant chaque changement et on tourne sur trois périodes de 20 minutes. Pas plus de 45 secondes parce qu’après on est trop fatigué. Il faut de la force pour exister dans les duels. C’est pour ça qu’on travaille particulièrement nos adducteurs, hanches et épaules pour les contacts.

    Votre premier match est programmé mercredi, contre la Suisse. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous et les suivants ?

    E.C. : Les trois équipes qu’on va jouer, Suisse, République tchèque et Canada, sont vraiment de très grosses nations. La Suisse et la République tchèque se sont rencontrées en finale des championnats du monde récemment. Le Canada, c’est l’une, si ce n’est la meilleure nation du monde, avec quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Il y aura beaucoup d’adversité, ça va être quelque chose !

    Ces JO sont-ils aussi un moyen de mettre davantage en lumière votre sport ?

    E.C. : On a un rôle à jouer pour médiatiser le hockey sur glace en France. Le sport est en plein développement et on voit de plus en plus de monde dans les patinoires. D’ailleurs, c’est la première fois que l’équipe de France féminine est présente, et nous, les hommes, notre dernière participation remonte à 2002. C’est à nous de se servir de cet événement pour bien représenter le hockey français et amener de la médiatisation en France par nos performances notamment. On est sur une bonne lancée parce qu’il y a aussi, en 2028, les championnats du monde puis les JO 2030 organisés en France.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.