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  • Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Le sport à l’école, le grand oublié de l’Éducation nationale ? N’en déplaise à Emmanuel Macron, moins d’un an après les Jeux olympiques de Paris, la France n’est pas devenue le pays de sportifs que le Président souhaitait impulser. L’effet JO est retombé, tout comme la folle « parenthèse enchantée », chère au locataire de l’Élysée, pour tenter de faire oublier sa forte impopularité. Pire, l’état actuel des équipements sportifs est on ne peut plus dégradé. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par les professeurs du Snep-FSU, dont les résultats ont été présentés le 30 janvier dernier.

    S’inspirant du Nutri-score, les enseignants ont évalué toutes les installations sportives en fonction des équipements disponibles (gymnases, pistes d’athlétisme, piscines, etc.) et de certains critères (qualité du sol, dimension, sécurité, etc.). Les résultats de ce « Gymnase score » sont accablants. « Sur les 284 établissements du second degré de l’Académie de Montpellier, 241 nous ont répondu. Et sur ces 241, plus de la moitié sont classés catégorie D ou E [les plus mauvaises, Ndlr]. Ce sont 50 % des collèges et 57 % des lycées », détaille Fabien Andrieu, responsable du dossier au Snep-FSU et enseignant à Perpignan. Seuls 23 établissements scolaires obtiennent la meilleure note, la A. Le Gard et l’Hérault ne dérogent pas à la règle et s’inscrivent dans la dynamique académique. 49% des collèges et lycées héraultais recueillent la note D ou E et 54% des établissements du Gard.

    La natation prend l’eau

    Si l’enquête témoigne d’une vétusté généralisée des équipements sportifs utilisés par les élèves, celle-ci met également en lumière les fortes inégalités territoriales au sein de l’Académie, induisant selon le syndicat « une rupture de service public ». Comme souvent, les établissements classés en Rep et Rep+ sont les plus défavorisés. « À Nîmes, la situation est déjà dégradée. 9 collèges sur les 10 ont une note D ou E, les lycées sont plutôt classés D ou C. Au niveau des Rep ou Rep +, sur 6 établissements, un seul est classé C, les autres sont D ou E. Les élèves cumulent les inégalités sociales et difficultés scolaires », observe Lise Chopinet, secrétaire Snep-FSU du Gard. Et ainsi d’établir une concordance avec l’Indice de position sociale – outil se basant sur le statut social des familles. Plus il est faible, plus les conditions d’apprentissage sont dégradées – et le résultat obtenu au Gymnase score est faible également. « Les Rep sont concentrées dans les grandes villes. Sur Montpellier, tous les gymnases datent des années 60. Le dernier date de 2008, il y a presque 20 ans. Or, en 20 ans, Montpellier a pris pratiquement 54 000 habitants. Mais les infrastructures ne suivent pas », fait valoir Claudie Vaufreydaz, secrétaire Snep-FSU héraultaise.

    L’autre point noir mis en avant concerne l’accès à la piscine. « Alors que c’est un enjeu de société, 20% des collégiens n’ont pas accès à une piscine et sont totalement dépourvus d’enseignement de natation, sachant qu’il y a un savoir-nager obligatoire au niveau ministériel. En comptant les lycées, ce sont 60 établissements qui n’ont pas accès à une piscine, soit 25% », reprend Fabien Andrieu. Ici, ce sont les établissements ruraux qui sont les plus touchés. Par exemple, dans l’Hérault, le collège Louise-Michel à Ganges, le collège Max-Rouquette à Saint-André-de-Sagonis ou encore le collège du Pic-Saint-Loup à Saint-Clément-de-Rivière n’ont pas accès à une piscine. Le syndicat est donc en contact avec les différentes collectivités afin de leur faire prendre connaissance de la situation et milite pour une rapide intervention en faveur des établissements les plus vétustes.

  • [Entretien] Marie Dufresne : « Seul un jeune sur 10 a un emploi dans le Gard »

    [Entretien] Marie Dufresne : « Seul un jeune sur 10 a un emploi dans le Gard »

    La Marseillaise : Comment jugez-vous la situation de l’emploi dans le Gard ces derniers mois ?

    Marie Dusfresne : C’est difficile, notamment à cause des fermetures de Solvay et maintenant de la Verrerie du Languedoc. On assiste à une désindustrialisation qui entraîne une perte de beaucoup d’emplois. La verrerie, c’est 164 emplois, c’est énorme. Ce sont 164 familles impactées. C’est une catastrophe pour le département, qui est déjà très sinistré au niveau de l’emploi. Les plans sociaux se multiplient donc l’état de l’emploi dans le Gard est catastrophique. On a un taux de chômage qui est important puisqu’il dépasse les 10% [contre 7,7% au niveau national, Ndlr.]. On assiste aussi à des licenciements déguisés sous forme de ruptures conventionnelles qui se multiplient et font baisser les chiffres des licenciements.

    Que pensez-vous des dernières propositions du Medef, qui veut créer un CDI pour les jeunes rappelant le CPE du gouvernement De Villepin de 2006 ?

    M.D. : C’est un contrat avec un sous-Smic qui est aussi plus facile à rompre. Le patronat veut également un nouvel assouplissement des conditions pour les recours au CDD. Je suis dans la même ligne que notre secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, qui a annoncé sur les plateaux de télévision que c’est une déclaration de guerre. Le Medef est revanchard de sa défaite subie il y a 20 ans avec le CPE. S’ils osent remettre le couvert, ils retrouveront les syndicats sur leur route pour s’y opposer fermement. Le gouvernement Lecornu prévoit encore 400 millions d’économies sur l’assurance chômage. Il y a deux thèmes qui sont sur la table des négociations : les droits après la rupture conventionnelle et le recours aux contrats courts. Clairement, le patronat joue le pourrissement pour faire échouer les négociations.

    Quel est l’état de l’emploi des jeunes dans le Gard ?

    M.D. : Les moins de 24 ans ne sont que 10% à avoir un emploi. Un jeune sur dix, c’est dingue… Si on ajoute ce nouveau CDI, ça sera encore pire. Ce nouveau contrat ne ferait que précariser encore plus la jeunesse et ajouter une violence sociale supplémentaire. Clairement, on n’est pas du tout dans une bonne dynamique.

    En quoi un fort taux de chômage influe-t-il sur les conditions de travail des salariés ?

    M.D. : Les conditions de travail sont plus difficiles pour les salariés car ils ont peur de perdre leur emploi, donc ils ne disent rien. C’est aussi plus difficile de négocier des augmentations de salaires. On le constate aussi sur la répression syndicale, de plus en plus forte. On dit aux salariés : « Si tu t’engages dans cette voie syndicale, tu risques d’être ciblé. » On est en plein recensement sur cette répression et on constate qu’il y a un nombre considérable de militants qui sont attaqués en justice. Mais la conséquence, c’est qu’on constate aussi que depuis deux ans, la CGT enregistre une augmentation des adhésions.

  • [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… L’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi et continuera ce mardi 10 février à Oraison, puis le 12 février à Gréoux et, enfin, le 13 février à Seyne-les-Alpes. Venez nous rencontrer !

    Merci confrères !

    La radio des Hautes-Alpes RAM 05 nous a consacré un reportage radio et un article sur son site web intitulé « Alpes du sud : le journal La Marseillaise, doyens des médias régionaux, fait son retour dans nos départements »

    Enzo Maubert a reçu Léo Purguette, président et directeur éditorial de « La Marseillaise », en direct de Chorges lundi sur BFM d’ici pour évoquer le développement de notre journal.

  • Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    L’Étoile de Bessèges édition 2026 a offert une ribambelle de surprises. En l’absence des grosses formations World Tour, la course s’est ouverte, laissant la place à des coureurs moins huppés, moins habitués aux projecteurs. Concrètement, quatre des cinq vainqueurs d’étape n’étaient pas forcément attendus à pareille fête. Tom Crabbe, Mathieu Kockelmann et Louis Hardouin ont été impactant au moins une partie de la semaine et ont mérité leur mise en lumière.

    Tom Crabbe (Team Flanders Baloise)

    Son équipe a été la première animatrice de cette Étoile de Bessèges – Tour du Gard. La Team Flanders Baloise s’est glissée dans l’échappée matinale, lors de la 1ère étape, avec une certaine réussite. Victor Vercrouillie a bien failli l’emporter en haut de la côte de la Méditerranée, à Bellegarde. Le Belge, repris à 400 mètres, a ensuite vu surgir Tom Crabbe, son jeune coéquipier. Ce dernier a résisté à Lukas Kubis pour devenir le premier maillot corail de la 56e édition.

    Le coureur de 20 ans a été impressionnant, il a tenu le choc le lendemain jusqu’à Domessargues, avant de baisser le pied. Non-partant au matin de la quatrième journée, il a été l’un des visages découverts à l’occasion de l’épreuve gardoise. Une belle première surprise.

    Mathieu Kockelmann (Intermarché-Lotto)

    Ne pas vouloir spécialement gagner et le faire tout de même, c’est ce qu’a réalisé Mathieu Kockelmann. La 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues était sans doute la plus terrible d’un point de vue météorologique. Tout au long de l’après-midi, les coureurs ont lutté contre les conditions et face aux baroudeurs, excellents dans leur rôle. Dans le dernier kilomètre, le peloton a fondu sur le Suisse Arnaud Tendon, pour le croquer à 100 mètres de la ligne. Ce sprint désorganisé a profité à Kockelmann, qui a surgi en milieu de route pour se dresser face à Groenewegen et Moschetti. Le Luxembourgeois s’impose à la photo-finish, pour un demi-vélo. Il en était le premier surpris disant après la course que « je devais emmener Matys Grisel sur le sprint et je me suis retrouvé en position de gagner. »

    Sa 2e victoire chez les professionnels et une semaine globalement excellente. Il a résisté également lors du contre-la-montre pour boucler son Etoile à la 7e place au classement général. Le maillot de meilleur jeune lui échappe même pour 20 secondes par rapport à Maxime Decomble. La Lotto a trouvé un homme sur qui compter cette année.

    Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix)

    Lancer sa carrière professionnelle de cette manière, il fallait le faire. Louis Hardouin disputait sa première semaine dans le grand monde. Déjà aligné sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, le pensionnaire de l’équipe Van Rysel Roubaix s’est fait remarquer positivement lors de l’Étoile de Bessèges. L’incertitude était présente autour de ce coureur de 25 ans, encore amateur il y a quelques mois. Depuis, sa signature dans l’équipe nordiste a changé son statut. Le peloton mondial a découvert ce jeune homme, qui a réalisé une semaine pleine, étant notamment présent aux avant-postes sur deux étapes.

    Lors de la 3e étape très mouvementée autour de Bessèges, il s’est fait oublier dans le groupe de tête et a joué la victoire. Seulement battu par l’Allemand Henri Uhlig et le malheureux Lukas Kubis, Hardouin est monté sur son premier podium. Sans être complètement satisfait. « Je remercie les gars pour leur travail aujourd’hui, mais je suis un petit peu déçu de ne pas gagner. Je suis tout de même content », avait-il dit quelques instants après l’arrivée.

    Le lendemain, il terminait 5e à Vauvert, quelques mètres derrière son coéquipier Joppe Heremans, incroyable vainqueur du jour. Pour le premier chrono de sa carrière, dimanche, il a vécu un retour à la réalité. Une dernière étape loin de ses qualités, plus d’une minute 30 concédée, et finalement une 24e place au classement général. Il était encore 3e le matin du contre-la-montre. Mais avec un coureur de cette trempe, les tuniques roses ont de beaux jours devant elles. Il sera assurément un coureur à suivre durant les différentes courses appartenant au calendrier de la Coupe de France.

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.

  • JO 2026 : Allègre et Noël frustrés, Von Allmen doublement doré

    JO 2026 : Allègre et Noël frustrés, Von Allmen doublement doré

    Les Suisses Franjo von Allmen, déjà champions olympiques de la descente, et Tanguy Nef ont décroché la médaille d’or du combiné par équipes, nouvelle discipline de ski alpin aux Jeux olympiques, lundi à Bormio. Von Allmen, solide en descente, et Nef, auteur d’une superbe manche de slalom, ont devancé de 99 centièmes leurs compatriotes Marco Odermatt et Loïc Meillard ainsi que les Autrichiens Vincent Kriechmayr et Manuel Feller.

    Dans le même temps, les deux paires se partagent la médaille d’argent, alors que les Français Nils Allègre et Clément Noël terminent cinquièmes à 13 centièmes du podium. Avec ce deuxième sacre olympique en trois jours, Von Allmen, 24 ans, vole pour l’instant la vedette à son coéquipier et numéro 1 mondial Marco Odermatt, même si celui-ci a décroché sa première médaille après sa déception en descente (4e).

    Mais si Von Allmen a une nouvelle fois triomphé lundi sur la Stelvio, le colosse au visage d’enfant, quatrième temps de la descente dans la matinée, a eu besoin d’un Tanguy Nef stratosphérique en slalom pour y arriver. Survolté, Nef a écrasé la concurrence en début d’après-midi entre les piquets serrés, dont l’Italien Alex Vinatzer qui fermait le portillon grâce au meilleur chrono en descente établi par son coéquipier Giovanni Franzoni.

    13 centièmes de malheur pour les Bleus

    Von Allmen était déjà devenu champion du monde du combiné l’an dernier aux Championnats du monde à Saalbach, en Autriche, associé alors à Loïc Meillard. Nils Allègre, 8e de la descente, et Noël, seulement 10e du slalom, ont terminé cinquièmes à 1’’12 des vainqueurs mais à seulement 13 centièmes du podium.

    « On est tous les deux déçus. 13 centièmes on n’arrive même pas à y mesurer, ça se joue à rien », a déploré Allègre au micro d’Eurosport. Surtout que ce dernier se montrait plutôt confiant après sa descente, espérant accrocher un podium inédit pour l’équipe de France. Et déclencher le compteur des Bleus du ski alpin.

    Deux autres paires françaises étaient au départ de ce premier combiné par équipes aux Jeux Olympiques. Maxence Muzaton et Paco Rassat ont pris la 15e place finale, avec une excellente manche de slalom de la part du second cité (4e). Les deux fils d’anciens champions, Nils Alphand et Steven Amiez, suivent leurs coéquipiers au classement avec une 16e position sur 21 binômes engagés. Dernière chance mercredi pour Alphand, Muzaton et Allègre avec le super-G (11h30). Lundi prochain, Clément Noël, Steven Amiez et Paco Rassat seront engagés lors du slalom (1ère manche à 10h, la seconde à 13h30).

    Le combiné par équipes femmes à suivre ce mardi, à 10h30
    et 14
     heures. Trois duos français alignés, la Marseillaise
    Camille Cerutti au départ.

    Grémaud titrée lors du slopestyle

    Un minuscule écart pour un nouveau titre olympique. Lors du ski slopestyle, la Suissesse Mathilde Grémaud a conservé sa médaille d’or obtenue il y a 4 ans à Pékin. La francophone a battu la superstar chinoise Eileen Gu grâce à un score de 86.96, contre 86.58 pour son adversaire.

    C’est la quatrième médaille olympique pour la freestyleuse de La Berra, 26 ans depuis dimanche. En 2018, elle s’était parée d’argent lors du slopestyle et avait pris le bronze du big air, quatre années plus tard, derrière la Française Tess Ledeux. Aucune Tricolore n’était au rendez-vous de la finale, ce lundi. Kim Dumont Zanella n’avait pas passé le cap de la qualification.

  • Une défaite historique qui suscite des interrogations

    Une défaite historique qui suscite des interrogations

    L’OM surclassé. L’OM écrasé. L’OM humilié. Les qualificatifs sont multiples pour évoquer la punition infligée par le PSG.

    Une défaite 5-0, face à un adversaire qui n’a pas forcément disputé son match le plus abouti. Mais qui a surtout su exploiter les failles d’un bloc marseillais qui n’a rien respecté. À commencer par le maillot.

    Cinq buts encaissés,

    une première ?

    Voir l’OM encaisser cinq buts face au PSG, ce n’est malheureusement pas une première. À deux reprises, dans l’histoire des confrontations entre les deux clubs, la défense marseillaise avait explosé face aux attaques parisiennes.

    Néanmoins, en 1977, déjà au Parc des Princes, comme en 2017 au Vélodrome, les Phocéens avaient sauvé l’honneur. Mais une punition 5-0 constitue une triste première.

    Qui est responsable ?

    La facilité serait de pointer du doigt Roberto De Zerbi. Il est clair que sa gestion, basée sur une refonte permanente de son groupe et de son schéma de jeu, peut sembler poser des problèmes et être la cause de l’irrégularité des résultats.

    L’entraîneur phocéen défend sa vision des choses. « J’ai toujours huit, neuf joueurs qui sont les mêmes, je fais juste deux, trois changements en fonction des blessures… Je ne trouve pas mon équipe déstabilisée par les changements », s’est-il défendu en conférence de presse d’après-match.

    Fallait-il changer

    de gardien de but ?

    Depuis quelques semaines, Gerónimo Rulli montrait des signes de lassitude. Il était moins performant sur sa ligne et a commis quelques fautes de main qui ont coûté des buts à son équipe. Tandis que Jeffrey de Lange, appelé en Coupe de France, semblait plus frais.

    S’il est clair que le premier avait besoin de trouver un second souffle, le moment du changement n’était peut-être pas bien choisi. Peut-être aurait-il été plus judicieux de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC, afin que Gerónimo Rulli puisse se concentrer sur l’échéance face au PSG.

    Après cette séquence, on ne sait pas si l’Argentin a retrouvé son niveau. Mais il est certain que le Néerlandais a pris un coup au moral avec cinq buts encaissés.

    Un entraîneur désabusé ?

    Pour Roberto De Zerbi, il y a un constat : « Comme après Bruges, nous allons devoir demander pardon. » Quant à savoir s’il sait déjà comment se remettre d’une telle déroute, il a avoué : « Si j’avais la solution pour trouver la régularité, je ne m’en priverai pas. C’est la première fois de ma carrière que j’ai sous mes ordres une équipe qui fait à ce point les montagnes russes. »

    Du positif ?

    Après un tel désastre, il est très compliqué de retirer quelque chose de positif. Néanmoins, on peut souligner la première apparition de Himad Abdelli. Entré en fin de match, il a été finalement l’Olympien le plus entreprenant de la soirée.

    La double peine pour Leo Balerdi

    Face au PSG, dimanche soir, Leo Balerdi a vécu un véritable enfer. Le capitaine olympien, à l’image de la quasi-totalité de son équipe, est passé à côté de son match. Sa responsabilité est impliquée dans au moins trois buts inscrits par les Parisiens.

    Outre sa prestation, c’est le carton jaune qu’il reçoit en fin de rencontre qui va lui coûter cher. Il s’agissait de son cinquième depuis le coup d’envoi de la saison.

    Selon la nouvelle règle, qui prévoit une suspension automatique après cinq cartons jaunes, sans possibilité de voir effacer la note après dix matches sans avoir été sanctionné, l’Argentin va donc manquer un match. Ce sera le déplacement à Brest, le 20 février.

  • [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    [Entretien] Yves Léonard : « Au Portugal, la digue n’a pas cédé »

    Le socialiste Antonio José Seguro a été élu ce dimanche président du Portugal avec 66,8% des voix, ralliant gauche radicale et droite modérée, il a promis de défendre la « stabilité politique ». Face à lui, le candidat d’extrême droite André Ventura, 43 ans, savoure sa défaite, se targuant d’avoir offert à son parti Chega « le meilleur résultat de son histoire », comme il l’a dit lui-même, en obtenant 32,2% des suffrages avec 1,7 million de voix. Ce score représente une nouvelle progression par rapport aux législatives de l’an dernier, à l’issue desquelles Chega est devenu le premier parti d’opposition en recueillant 22,8% des suffrages et 1,4 million de voix, réussissant à propager son discours raciste.

    La Marseillaise : Les Portugais ont fait le choix de la stabilité ?

    Yves Léonard : À la fois de la stabilité, de l’inscription du respect aux institutions nées en 1976, de la Constitution, des règles habituelles du jeu démocratique qui est en vigueur depuis 50 ans et la Révolution des Œillets. Antonio José Seguro n’a pas seulement été choisi par défaut. Il est parti d’assez loin au début de la campagne, n’étant même pas donné en position d’être au second tour. Et puis au fil des semaines, des mois, il a suivi une ligne pondérée, celle d’un homme qui aime le débat raisonné. Dans la période un peu tendue, animée, incertaine qu’on connaît ici et là, ça a joué. Il a capté cet électorat qui ne voulait pas entendre d’un discours clivant qui a été celui de son opposant du second tour.

    Assiste-t-on à une banalisation des idées d’extrême droite dont le candidat a atteint, pour la première fois, le second tour ?

    Y.L. : On assiste à une forme de normalisation depuis 3-4 ans et pas simplement au Portugal, c’est transnational. C’est la consécration de cette montée en puissance de l’extrême droite. André Ventura a atteint ses objectifs : être au second tour et faire un score qui se rapproche de celui de l’Alliance démocratique (centre droit) – au gouvernement actuellement – lors des législatives de l’an dernier [32,1%, Ndlr.]. Il se pose en candidat à la réorientation de la droite sous sa direction. C’est véritablement ce qu’il souhaitait. Il a formellement gagné 10 points par rapport au premier tour mais surtout une crédibilité supplémentaire pour apparaître comme un recours et donc de concurrencer les formations de droite. Celle-ci est très fragmentée au Portugal, on l’a vu au premier tour avec trois candidats qui se sont retrouvés hors du jeu par division.

    Le Premier ministre de droite n’a d’ailleurs pas donné de consigne de vote entre les deux tours…

    Y.L. : Vous avez un homme qui dirige le principal parti au pouvoir, est Premier ministre et n’a pas donné de consigne de vote très claire. Cela traduit plusieurs choses. D’abord, une interrogation forte qui parcourt la droite de gouvernement, de plus en plus fragilisée. Ce gouvernement minoritaire a pu faire adopter le budget avec l’abstention des socialistes. Et sur les votes auxquels il tenait comme la loi sur l’immigration ou la réforme du droit du travail, il ne les a obtenus que grâce au soutien du parti d’extrême droite. Cette configuration explique sa position. Dimanche soir, il a déclaré que l’élection ne changeait rien et dit compter sur le président pour garantir la stabilité des institutions. Mais cela ne sera évidemment pas évident à négocier pour lui, il a une marge de manœuvre très étroite. Avec, d’une part, une extrême droite qui va être extrêmement entreprenante, va vouloir prendre le pas sur les autres formations et s’imposer à droite. Et de l’autre, un chef de l’État qui, il l’a dit, sera le président de tous les Portugais, tout en restant exigeant. Le Premier ministre est le plus fragilisé dans cette affaire.

    Le cordon sanitaire contre l’extrême droite a tenu ?

    Y.L. : Il y a quand même eu une mobilisation au second tour. La digue n’a pas cédé. L’idée de vote républicain est assez opérante. Néanmoins, on a le sentiment qu’à chaque fois, un cran supplémentaire est franchi. Cette fois, c’est le candidat d’extrême droite qui a atteint le second tour tout en gagnant des points. Et ce, grâce à un électorat prioritairement de droite, en clamant « le socialisme c’est fini ».

    En France, moins de 4% des inscrits ont voté et à 64% pour Ventura. Comment l’expliquer ?

    Y.L. : L’essentiel à noter est que le premier parti des Portugais de l’étranger, c’est l’abstention. Quant aux 60% qui votent Chega, c’est un syndrome qu’on observe aux États-Unis, avec une partie du vote latino ou des Mexicains qui s’est portée sur Trump. C’est un peu la même tonalité en France, encore plus prononcée en Suisse. Cette notion de frontière, une fois qu’on l’a franchie et qu’on s’est installé, on ne veut pas que d’autres la franchissent, comme vous l’avez fait, 20 ou 30 ans en arrière.

  • Les circassiens vont entrer en piste sur la Canebière

    Les circassiens vont entrer en piste sur la Canebière

    Rendez-vous gratuit institué par la mairie des 1er et 7e arrondissements depuis cinq ans, « Au bout, la mer : cirque ! » revient clôturer l’entre-deux Biennale internationale des arts du cirque (Biac), dimanche 15 février, à partir de 10h, sur la Canebière. « C’est une édition particulière, la 5e et dernière de la mandature », rappelle l’adjointe aux mémoires et cultures du premier secteur, Agnès Freschel, à propos de cet événement qui réunit chaque année autour de 15 000 spectateurs sur la plus célèbre des artères marseillaises.

    « Des gens venus exprès comme d’autres qui n’ont pas l’habitude du spectacle. Alors que l’état du monde se dégrade, j’espère vraiment qu’on va pouvoir continuer. Cette ville tient bon grâce à des acteurs comme vous », s’adresse-t-elle en direction des artistes, parmi lesquels ceux de la compagnie Cirque immersif, qui viendra jouer trois Impromptus à 11h en bas de la Canebière au niveau du métro Vieux-Port, à 13h10 au niveau de la place du Général-de-Gaulle et à 15h20 en haut de la partie piétonne de l’avenue. « On explore l’espace urbain sur une perche en métal noir qui va de 2 m jusqu’à 8 m de haut », situe Debora Fransolin, qui voltige dessus, tandis que son compère Marin Garnier porte ce mât chinois géant de 20 kg. Ce dernier résume : « C’est un moment de suspension et de partage, autant acrobatique qu’aérien. On avait envie de prendre la perche, qui est à l’origine un agrès de cirque traditionnel, pour l’amener dans l’espace public. Pour cette proposition, ce sont les spectateurs qui nous aident à porter ce mât. Il passe de mains en mains. Sans eux, on ne peut pas avancer, il existe une interdépendance. »

    Trapèze et roue giratoire

    Parmi les autres formes à l’œuvre sur la Canebière, celle de la compagnie Les petits bras prendra ses quartiers à 12h10 et 15h15 face à la Chambre de commerce et d’industrie. Ce collectif composé d’artistes venus « de Finlande, du Pérou, du Canada, d’Islande, d’Espace ou de France » présentera « un spectacle de trapèze volant » depuis « une structure qui monte jusqu’à 10 m de haut », indique Guy Carrara, l’un des directeurs d’Archaos, pôle national des arts du cirque qui organise l’entre-deux Biac. À l’angle Canebière-Saint-Férréol (12h40 et 16h), Les Filles du Renard pâle montreront, elles, Roue giratoire, « essayant de contrôler l’incontrôlable dans cet agrès qui tourne dans tous les sens ».

    La journée d’« Au bout, la mer : cirque ! » sera également jalonnée d’ateliers de jonglage et hula-hoop. Sans compter, en parallèle, la tenue d’un marché, l’installation de jeux pour enfants, de « marchés de disquaires et de producteurs. On convoque tout cela pour passer un moment ensemble, et pas seulement voir des spectacles. C’est le plus important », estime Raquel Rache de Andrade d’Archaos.

  • Le pavillon Prouvé, vitrine renaissante de l’histoire ouvrière

    Le pavillon Prouvé, vitrine renaissante de l’histoire ouvrière

    Situé au 3 rue de la Colline, le pavillon préfabriqué est « un objet historique rare et précieux », témoigne Jacques Reniquet, architecte en charge de la réhabilitation. Construit par Jean Prouvé, en 1942, pour loger au plus vite les travailleurs sous l’Occupation, le lieu a été classé au titre des monuments historiques en 2024.

    Projet de longue haleine, sa sauvegarde n’aurait toutefois pas été possible sans l’implication d’un homme : Serge Venet, Saintaubanais décédé il y a deux mois. Son frère, Bernar Venet, sculpteur de 82 ans, natif de la ville, insiste : « Sans lui, rien ne se serait passé, ces maisons auraient été détruites dans le temps et abandonnées. » Créateur de l’association Jean-Prouvé, Serge Venet a, le premier, observé l’importance de la sauvegarde de ce lieu.

    Un futur musée à Saint-Auban

    Lors de son retour à Saint-Auban, mercredi 4 février, Bernar Venet admire le travail réalisé, grâce à « des gens qui font ça avec beaucoup d’amour ». Il défend que c’est « c’est absolument unique d’avoir la chance d’avoir ça, on ne peut pas le laisser se dégrader ». Il en est sûr, de ces travaux sortira « quelque chose de vraiment très bien ».

    La réhabilitation vise à préserver le lieu et sa mémoire. Jacques Reniquet précise que l’objectif est « d’essayer de conserver au maximum, y compris la matière d’origine ». Perçu comme « modèle » par l’architecte, en raison de sa faible emprunte carbone et de son adaptation au terrain, le chalet est aussi le témoin d’une histoire locale. Raymond Gauzouin, président de l’association de sauvegarde Jean-Prouvé, précise : « C’est la marque d’une époque, celle d’un paternalisme patronal, quand, pendant la guerre, il y avait besoin de logements. »

    Une fois les travaux achevés, l’enjeu sera d’inscrire durablement le pavillon dans le paysage local. L’architecte affirme que la rénovation n’est « pas une fin en soi. à la sortie, il faudra que ça soit visitable. C’est prévu dans le projet ». Cet Édifice recevant du public (ERP) devrait accueillir de petits groupes de visiteurs, « mais aussi des chercheurs, des spécialistes… Il sera ouvert à tous les publics », promet Jacques Reniquet.

    L’architecte conclut : « L’idée n’est pas seulement de sauver un objet rare de l’œuvre de Jean Prouvé, mais aussi un objet qui s’inscrit dans l’histoire locale, celle de l’évolution de la cité ouvrière de Saint-Auban et de son usine. Tout cela sera présenté autant que possible dans ce bâtiment, pour être une sorte de vitrine de l’histoire locale ».