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  • Nîmes Métropole : la majorité ferme la porte au RN

    Nîmes Métropole : la majorité ferme la porte au RN

    Ce devait être un conseil communautaire « technique ». Il a surtout été politique. Réunis le 21 avril, une semaine après l’élection de Vincent Bouget à la présidence, les 105 élus de Nîmes Métropole ont poursuivi l’installation de la mandature : 72 délibérations, des délégations attribuées au bureau, et surtout une rafale de désignations dans les satellites de l’agglomération (syndicats, sociétés publiques, commissions). Autant de postes où se jouent, loin des projecteurs, des décisions très concrètes : marchés publics, aménagement, déchets, répartition du foncier.

    En ouverture, Vincent Bouget a affiché la méthode qu’il veut imposer. Dans un territoire marqué par une abstention record, « le cœur des habitants bat encore moins pour leur agglomération », a-t-il lancé, appelant à des rendez-vous sur le terrain : « Pendant ces réunions, je vous propose que nous nous mettions en retrait pour laisser la place à la parole des habitants. Nous entendrons sûrement des choses avec lesquelles nous ne serons pas complètement d’accord. Mais je vous assure que cela nous fera du bien, collectivement. Cela donnera du sens à notre action commune. Et surtout, de la force à cette action. »

    L’extrême droite isolée

    Derrière ce discours, un exécutif se met en ordre de marche : 15 vice-présidents, un bureau où siègent les maires des 39 communes de l’agglo, et des délégations confiées pour fluidifier le fonctionnement. C’est précisément sur ce point que le RN, fort de ses 11 élus, a choisi d’ouvrir les hostilités. « Délégations abusives » et « sectarisme », a dénoncé Sylvie Josserand, contestant le périmètre financier confié au bureau. Bouget a répliqué en défendant la « qualité du débat » entre maires. Et Franck Proust, ancien président, est venu rappeler depuis l’opposition que le conseil garde la main : les décisions du bureau remontent à chaque séance, « l’avantage étant de réserver l’hémicycle aux débats primordiaux ».

    Mais c’est sur les représentations extérieures que la photographie politique s’est figée. À main levée, pour la SAT, la SPL Agate, le Scot Sud Gard, le PETR Garrigues et Costières, le RN n’a obtenu que ses seules voix : onze. Un contraste avec le vote d’installation, à bulletin secret, où la candidature de Julien Sanchez avait récolté 21 voix. Même lors d’un scrutin à bulletin secret réclamé par le RN pour le Sitom Sud Gard, l’extrême droite est restée cantonnée à ses 11 suffrages.

    La passe d’armes a eu sa phrase-clé. « Vous avez constitué une majorité avec des élus qui ne sont pas du même bord que vous. Mais manifestement, votre ouverture s’arrête aux frontières du RN », a accusé Stéphane Guillemin. Réponse sèche du président : « Oui, aux frontières du RN. » Une ligne rouge assumée, au nom d’une majorité ouverte dans sa composition mais décidée à ne pas banaliser l’extrême droite. Le RN a tout de même arraché deux sièges via les rares scrutins à la proportionnelle. Pour le reste, l’agglo a tranché : l’installation se fera sans le RN dans ses instances stratégiques. Et ainsi, le « technique » aura, déjà, dessiné l’axe du mandat.

  • [TRIBUNE] Urgence solidarité avec Cuba

    [TRIBUNE] Urgence solidarité avec Cuba

    Depuis plus de deux mois, Cuba et son peuple font face à une crise économique sans précédent. L’interruption des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, principal fournisseur de La Havane, suivie des menaces du président Donald Trump de sanctionner tout pays qui enverrait du pétrole à Cuba concourt à une volonté d’asphyxie de ses 9 millions d’habitant.es, sous embargo étasunien depuis 1962. L’arme des sanctions, montée à son cran maximal, devrait selon Donald Trump lui permettre d’économiser une intervention militarisée et attiser le mécontentement de la population. Les conséquences sont dramatiques. Les coupures d’électricité sont quotidiennes et de plus en plus longues. Écoles, universités, hôpitaux fonctionnent au ralenti. Les pénuries alimentaires, de médicaments et d’autres produits de première nécessité qui en découlent attisent la frustration des Cubains. Les secteurs clés que sont le tourisme, l’extraction du nickel, l’agriculture et la production de tabac sont frappés de plein fouet par les restrictions énergétiques. Par ailleurs, le président Trump a fait pression avec un certain succès sur les pays ayant recruté des médecins cubains. Comme au Venezuela, en Palestine ou en Iran, ce n’est nullement la démocratie pour les peuples de ces pays qui est visée. Ce qui est en jeu, c’est la volonté d’élargir un impérialisme prédateur des ressources naturelles, de consolider un système néocolonial et de poursuivre l’avancée idéologique de l’extrême droite sur le plan mondial. Alors que 80% de l’économie de l’île reposait encore il y a peu sur un système planifié et centralisé de production par des entreprises d’État, la crise a poussé le gouvernement à s’ouvrir davantage au secteur privé et à adopter un décret établissant un cadre juridique pour créer des entreprises mixtes entre entités étatiques et acteurs privés, une première sur l’île.

    Cuba doit aussi faire face à une dégradation de ses soutiens diplomatiques. L’île est lâchée par certains pays latino-américains comme le Costa-Rica, dont le ministre des Affaires étrangères a annoncé, le 18 mars dernier, la fermeture de son ambassade à Cuba à l’image d’un autre allié de l’administration Trump dans la région, l’Équateur, qui a expulsé début mars l’ambassadeur de Cuba à Quito, ainsi que l’ensemble de la mission diplomatique. Deux pays qui font partie d’une alliance de pays latino-américains en soutien au président étasunien. Le robinet des carburants coupé, Cuba est en voie de paralysie. Si les déclarations de soutien aux autorités sont nombreuses, brésilienne, chinoise, espagnole, mexicaine, russe, vietnamienne, aucune n’est assortie de livraisons pétrolières. Seule parvient à Cuba une aide humanitaire mexicaine, européenne, russe, espagnole comme la Flottille « Nuestra America ». La France n’est pas en reste où la solidarité s’organise fortement, mobilisant organisations politiques, syndicales et associatives telle que le Secours Populaire Français.

    Cette situation qui prend tout un peuple en otage est intolérable ! La France et l’Union Européenne doivent agir contre l’asphyxie du peuple de Cuba ! La France qui soutient depuis 1992, aux Nations Unies, la résolution présentée par Cuba demandant la levée de l’embargo étasunien qui affecte la situation économique et sociale du pays, ne peut rester indifférente à cette nouvelle situation. Elle a su aider en janvier 2025 au refinancement de sa dette avec le Club de Paris et envoyer vingt-sept tonnes de matériel après le passage de l’ouragan Melissa en octobre dernier. Elle a fait appel à des médecins cubains pour ses territoires en Caraïbe, lors de la crise du Covid. Elle doit donc renouer avec une telle collaboration notamment, par l’envoi d’une aide humanitaire conséquente, des accords de coopération bilatéraux plus nombreux et la sécurisation de possibles investissements d’entreprises françaises. Elle doit le faire en y associant l’Union européenne qui doit œuvrer à la recherche de solutions diplomatiques aux guerres et conflits qui se multiplient dans le monde depuis ces dernières années. Seul le respect du Droit international, la Paix et la Souveraineté des peuples peuvent redonner espoir en l’avenir. Nous invitons les Françaises et les Français, le mouvement social et syndical, les partis politiques, les collectivités territoriales, à exprimer concrètement leur solidarité avec le peuple cubain, et à appuyer comme relayer cet appel, en s’organisant partout en France dans ce sens.

    Les premiers signataires

    Fabien Cohen, secrétaire général de France Amérique Latine, membre du secrétariat du Conseil International du Forum Social Mondial (FSM) André Chassaigne, membre honoraire du Parlement, ancien président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien Boris Plazzi, Secrétaire confédéral en charge de l’international de la CGT Jérôme Bonnard, Secrétariat National de l’Union syndicale Solidaires Fanny Metrat, porte-parole de la Confédération paysanne Caroline Chevé, secrétaire générale de la FSU Jean-Victor Castor, député de la Guyane, président du groupe d’Amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale Denis Merklen, sociologue, directeur de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine Olivier Compagnon, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Sorbonne Nouvelle (IHEAL), membre de l’Institut universitaire de France Federica Matta, artiste plasticienne Eric Toussaint, Président du CADTM Sophie Thonon, avocate, Présidente-déléguée de France Amérique Latine Franck Gaudichaud, Professeur des Universités Toulouse, Co-Président de France Amérique Latine Hector Vasquez, président et le CA de l’association d’ex prisonniers politiques chiliens France Céline Meresse, Présidente du CRID Emeline K/Bidi, députée de la Réunion, coprésidente du groupe GDR Stéphane Peu, Député de la Seine-Saint-Denis, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale Fabien Roussel, secrétaire national, PCF Annie Lahmer, Coresponsable de la commission transnationale des Écologistes Éric Coquerel, Député de la Seine-Saint-Denis, président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Rodrigo Arenas, député de Paris, LFI Elsa Faucillon, députée des Hauts-de-Seine, PCF Marcellin Nadeau, député de la Martinique, LFI Jean-Paul Lecoq, député de la Seine-Maritime, secrétaire de la commission des Affaires étrangéres à l’Assemblée nationale, PCF Yannick Monnet, député de l’Allier, PCF Frederic Maillot, député de la Réunion, Pour la Réunion Soumya Bourouaha, députée de la Seine-Saint-Denis, PCF Julien Brugerolles, député du Puy-de-Dôme, PCF Edouard Benard, député de la Seine-Maritime, PCF Cécile Cukierman, Présidente du groupe CRCE-K au Sénat, Sénatrice de la Loire Laurence Cohen, sénatrice honoraire, ancienne présidente du groupe des amitiés parlementaires France-Brésil Akli Mellouli, sénateur du Val-de-Marne, EELV Fabien Gay, sénateur de la Seine-Saint-Denis, directeur de l’Humanité Cathy Apourceau-Poly, sénatrice du Pas-de-Calais, PCF Pascal Salvodelli, sénateur du Val-de-Marne, PCF Marianne Margaté, sénatrice de seine et Marne, PCF Jérémy Bacchi, Sénateur des Bouches-du-Rhône, Secrétaire départemental du PCF 13 Marie-Claude Varaillas, Sénatrice de la Dordogne, PCF Céline Brulin, Sénatrice de Seine-Maritime PCF Michelle Gréaume, Sénatrice du Nord, PCF Charly Bouhana (Cuba-Si France) Fabrice Leclerc (France-Cuba) Manuel Pascual (Cuba Coopération) André Ciccodicola conseiller éditorial François-Michel Lambert, ancien député, président Cercle Severiano de Heredia Plateforme Française de solidarité avec Haïti, Fabien Archambault, historien, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Charlotte Balavoine, coordinatrice de la campagne de solidarité avec Cuba Patricia Pol, membre pour ATTAC du secrétariat du Conseil international du FSM Laura Arguelles, présidente de l’ACAF (Argentine) Zelmar Michelini, président de Donde Estan (Uruguay) Françoise Escarpit, journaliste honoraire et ancienne correspondante de l’Humanité à La Havane Red Internacional de Apoyo a los Presos Políticos en Chile RIAPPECH, Collectif DDHH au Chili (France) Le Collectif de solidarité avec le peuple du Nicaragua (CSPN) Olivier Buirette, IHEAL – Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine Sylvie Bouffartigue, Professeure des Universités, UVSQ James Cohen, Professeur émérite, Sorbonne Nouvelle Juliette Dumont, enseignante-chercheuse en histoire, IHEAL-CREDA, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 Ravier Monique et Lucie (Paris) Helmuth Rudloff, Groupe d’Aide Genève (GAG) Christian Carzo (Nice) Luis Gálvez, Observateur DD HH-Suède.

  • Un collectif lutte contre les centrales photovoltaïques dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Un collectif lutte contre les centrales photovoltaïques dans les Alpes-de-Haute-Provence

    S’opposer physiquement à la déforestation et à la construction de centrales solaires sur la montagne de Lure : c’est la méthode qu’a choisie le collectif Elzéard Lure en Résistance, créé en opposition à la centrale de Cruis. « Quand j’ai appris qu’il y allait avoir une centrale solaire industrielle juste en face de chez moi, je n’en ai pas cru mes oreilles de me dire qu’ils allaient défricher 17 hectares de forêt pour mettre une usine d’électricité », se rappelle Sylvie Bitterlin, co-fondatrice du collectif.

    « Je suis venue ici pour vivre dans la nature, entourée d’un monde vivant. Progressivement, je me suis aperçue à quel point cet environnement était dégradé. On est en train de détruire petit à petit ce lieu emblématique de la montagne de Lure », déplore la militante. « On a constaté que cela ne se passait pas qu’à Cruis, mais que, sur toute la montagne de Lure, il y avait déjà 15 centrales photovoltaïques qui avaient été construites, qui n’avaient pas attiré notre attention puisqu’elles sont cachées dans les forêts. » Selon le collectif, 15 autres projets de centrales sont envisagés sur la montagne.

    À Cruis, quand le défrichage a commencé, en 2022, les militants s’y sont opposés physiquement. « On s’est interposés physiquement face aux bûcherons pour les empêcher de couper des arbres. Mais on n’était pas assez nombreux pour les arrêter, et, en quatre jours, toute la forêt était partie », regrette Sylvie Bitterlin, également conseillère municipale à Montlaux (DVG). « Ils sont revenus en 2023 pour les travaux de terrassement, on était là pendant plusieurs mois, tous les jours, on bloquait les machines. L’entreprise a ensuite embauché des vigiles, des milices qui ont commencé à violenter les militants », affirme la co-fondatrice.

    « Quel écolo fait ça ? »

    « Détruire des espèces protégées par centaines, des habitats d’espèces protégées, alors qu’on sait que c’est la première cause de l’effondrement de la biodiversité, quel écolo fait ça ? Quand est-ce qu’on peut se revendiquer écolo alors même qu’on détruit la biodiversité ? », lance Pierrot Pantel, le juriste qui accompagne le collectif et l’aide à repérer les irrégularités et à déposer des plaintes. « On a lancé une démarche demandant à la préfecture un démantèlement de la centrale et une remise en état à Boralex [l’entreprise qui a construit la centrale de Cruis, Ndlr]. Et, si elle refuse, on attaquera ce refus pour que ce soit un tribunal qui impose à la préfète d’ordonner à Boralex de tout remettre en état », affirme le juriste.

    Contacté, Boralex assure « donner une seconde vie à des parcelles détruites par un incendie survenu en 2004 » et « minimiser les impacts sur l’environnement ». Le projet a été réduit de 75 à 17 hectares, affirme l’entreprise.

  • Les ménages pauvres des zones rurales périphériques plus pauvres en Occitanie qu’ailleurs

    Les ménages pauvres des zones rurales périphériques plus pauvres en Occitanie qu’ailleurs

    Créé en 2022 à l’initiative des Udaf (unions départementales des associations familiales) du Gard, de l’Hérault et de la Lozère, de l’Union régionale des associations familiales (Uraf) du Languedoc-Roussillon et de la Mutualité sociale agricole (MSA) Languedoc, l’Observatoire de l’action sociale des territoires (OAST) est « un outil expérimental d’observation et de compréhension des besoins des familles, des phénomènes sociaux des territoires et de l’impact des politiques et actions qui y sont conduites. »

    Après une enquête sociologique consacrée, l’an dernier, à « l’économie de la débrouille » déployée par les familles du Gard, de l’Hérault et de la Lozère dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat généralisé, l’OAST a confié cette année à Benoît Prévost, professeur des universités en sciences économiques et directeur du centre universitaire Du Guesclin de Béziers (Université Paul-Valéry Montpellier 3), le soin de se pencher sur le niveau et les conditions de vie de ces ménages en lien avec les réseaux des Udaf et de la MSA.

    Pour ce faire, 2 137 réponses à autant de questionnaires ont été collectées. « Près de 60 % de l’échantillon qui a répondu vit dans ce que l’Insee appelle les zones rurales sous influence d’un pôle urbain. C’est-à-dire ces villages qu’on trouve autour des métropoles et des villes moyennes, qui ne sont plus de l’urbain mais qui ne sont pas du rural au sens de l’imaginaire collectif », explique Benoît Prévost, qui a procédé fin mars à une restitution des premiers résultats de cette étude avant sa publication début mai sur le site de l’OAST. « Dans ces zones rurales périphériques, on trouve à la fois des agriculteurs, des ouvriers, des employés qui vivent assez pauvrement et des cadres, des professions intermédiaires et supérieures qui ont un capital économique, social et culturel plus élevé leur permettant de profiter davantage de la qualité de vie de ces territoires  », décrit le chercheur.

    « Des gens qui travaillent »

    Intitulée « Ménages pauvres et classes modestes », l’étude conduite par Benoît Prévost « porte sur ces ménages en difficulté qui ont des niveaux de revenus parmi les plus pauvres des plus pauvres. (…) On est sur des départements [Hérault, Gard, Lozère, Ndlr.] et des communes parmi les plus pauvres de France », insiste-t-il. Les résultats de l’étude sont éloquents  : « les ménages de l’échantillon sur lequel j’ai travaillé ont des revenus qui représentent entre 60 et 70 % du niveau de vie du même type de ménages ailleurs en France », illustre le chercheur. « Et je parle de gens qui travaillent », insiste-t-il.

    Ces ménages les plus pauvres n’ont pas les mêmes caractéristiques d’un département à l’autre. « Dans l’Hérault, ça va être essentiellement des femmes employées à temps partiel, cheffes de famille monoparentales, qui ont entre 55 et 65 ans et qui ont un niveau de vie moyen de 827 euros », détaille Benoît Prévost. « Dans ces zones rurales périphériques, elles sont encore plus isolées qu’en ville », souligne-t-il. Dans le Gard, « le ménage pauvre type c’est un couple avec un à deux enfants, entre 40 et 49 ans, surtout des ouvriers et des employés, avec un niveau de vie de 1 032 euros ». En Lozère, enfin, « on va être sur des couples avec un peu plus de deux enfants, qui sont surtout des agriculteurs et qui ont un niveau de vie de 813 euros. »

    Outre la question des revenus, une partie du questionnaire portait sur les éventuelles privations (en matière d’alimentation, de santé, de loisirs, de soins…) en lien avec ces situations de précarité. « Les déclarations sont à prendre avec du recul car il n’est pas rare que les gens pauvres se privent plus qu’ils ne le disent : ce que d’autres pourraient considérer comme une privation est devenu normal pour eux. C’est ce que montre toute une partie de la recherche sur la pauvreté : il y a une intériorisation », relève le chercheur. Aussi, « une bonne partie des personnes que j’ai interrogées se disent heureuses », rapporte-t-il. Pour autant, « il reste une minorité qui ne l’est pas et une partie de l’échantillon qui dit qu’il n’a pas choisi la vie qu’il mène », insiste Benoît Prévost. « C’est là que la pauvreté, au-delà d’une question économique et sociale, est une vraie question politique  : comment peut-on admettre qu’une partie importante de la population ne puisse pas formuler des choix de vie lui permettant de s’émanciper ? »

    Autre point important de cette étude : le sentiment d’être au bout du rouleau touche aussi ce que l’Insee appelle « le halo de pauvreté », c’est-à-dire les personnes juste au-dessus du seuil de pauvreté [1 288 euros, Ndlr.], qui vivent dans la menace permanente d’y tomber. « Ces personnes déclarent parfois des situations plus difficiles que celles qui sont juste sous le seuil de pauvreté. Cela correspond à ce que les sociologues ont identifié comme la peur du déclassement, dont on sait qu’elle nourrit un ressentiment et une évolution du vote, ces territoires étant ceux où le vote RN a beaucoup augmenté. »

  • Des milliers de lapins de garenne ravagent les cultures dans l’Hérault

    Des milliers de lapins de garenne ravagent les cultures dans l’Hérault

    L’ennemi numéro un a de grandes oreilles et fait ses coups la nuit… Alors que ses effectifs sont globalement en forte baisse dans le pays depuis plus de 25 ans, le lapin de garenne se porte comme un charme dans l’Hérault, où il est devenu, depuis quelques années, le cauchemar des agriculteurs des terres agricoles situées à l’est de Montpellier. Et pour cause : malgré un plan d’action de trois ans piloté par l’État entré en vigueur en octobre 2024, sa prolifération reste pour l’heure hors de contrôle. Et des hordes de dents déciment, chaque nuit, des milliers d’hectares de pousses de blé, de pieds de vignes, de salades, d’asperges, de fraises, de choux, de blettes… Au point de menacer la survie économique de certains agriculteurs.

    « C’est la première année où des structures commencent à parler de fermeture à moyen terme », confirme Baptiste Aberlenc, responsable, depuis près de 15 ans des Jardins de Bentenac, exploitation de maraîchage bio installée à Mauguio. « Ça fait quatre ou cinq ans que la présence du lapin se fait ressentir et à peu près trois ans qu’on est vraiment impactés », explique-t-il. « On a entre 20 et 30% du chiffre d’affaires qui est perdu chaque année ». Ce n’est pas faute d’avoir tenté des parades  : clôtures électriques, grillage enterré, rehaussement du grillage… Rien n’y fait.

    « Le problème, c’est le nombre »

    Malgré un investissement évalué à 10 000 euros sur ces trois dernières années, « tous les six mois, ils arrivent à s’adapter à ce qu’on met en place. On a l’impression qu’on ne va jamais s’en sortir », soupire Baptiste Aberlenc. « Même quand ils n’attaquent pas directement certaines cultures comme les courgettes, par exemple, ils s’en prennent aux tuyaux d’irrigation pour boire », explique-t-il. « Le problème, c’est le nombre. Ça m’arrive souvent de venir le soir pour regarder : autour de la clôture, sur 400 m de linéaire, vous avez 300 lapins… Et j’en ai vu sauter la clôture à l’endroit le plus haut, à 1 mètre 50 ! », témoigne le maraîcher héraultais. « L’année dernière, à Mauguio, les chasseurs en ont tué à peu près 15 000 sur la saison de chasse. Sachant qu’il y en a peut-être 5 ou 7 fois plus… Mais tout ça reste trop vague. Un vrai recensement serait nécessaire », estime Baptiste Aberlenc.

    « La problématique de la prolifération de lapins existe depuis plusieurs années dans l’Hérault. Depuis 2018, elle est particulièrement aiguë dans l’Est du département, entre Montpellier et Marsillargues. Elle est apparue également côté biterrois ces derniers mois », indique la préfecture qui, face à ce fléau, a mis en place un plan d’action en vigueur jusqu’à l’automne 2027, a minima. Depuis le début de l’année, déjà 72 arrêtés d’autorisation de capture de lapins ont été pris par la préfecture, contre 89 sur toute l’année dernière. Sept arrêtés de régulation administrative ciblant le lapin ont par ailleurs été pris pour trois mois et les circonscriptions concernées par le problème vont obtenir entre deux et trois louvetiers en renfort.

    Le 26 mars, une réunion sur le sujet s’est tenue en préfecture en présence de tous les acteurs (notamment le président de la chambre d’agriculture de l’Hérault, Jérôme Despey, qui est allé jusqu’à demander de faire appel à l’armée contre les lapins !). « Tous les outils réglementaires possibles ont été mobilisés dans le département. Seule la mise en œuvre complète de l’ensemble des outils du plan lapin, par tous les acteurs, peut atténuer cette nuisance », a déclaré la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet. « J’appelle donc les agriculteurs, les chasseurs, les maires et les gestionnaires d’infrastructures à se mobiliser dans le même sens, dans chaque commune concernée, pour réduire cette surpopulation de lapins  ».

  • Plan de Campagne bientôt accessible en train

    Plan de Campagne bientôt accessible en train

    Les travaux sont lancés, « en reliant par train Plan de Campagne aux deux villes majeures du territoire, cette infrastructure permettra à la zone commerciale de franchir une étape décisive dans son attractivité », se félicite dans un communiqué ce mercredi 22 avril, Kévin Robert, porte-parole de la zone commerciale de Plan de Campagne, évoquant la future halte ferroviaire et son pôle d’échanges multimodal.

    L’idée : mieux desservir cette zone de 250 hectares, très fréquentée, avec plus de 500 commerces et près de 50 millions de visiteurs annuels tout en réduisant la pollution provoquée par la circulation automobile. Un site qui constitue aussi un poids économique majeur dans la région, générant 7 500 emplois directs et indirects.

    Pas moins de 2 000 voyageurs attendus

    Après la mise en place du Zénibus, un bus à haut niveau de service inauguré début janvier entre le Technoparc des Florides et Plan de Campagne, le projet mené par la métropole Aix-Marseille-Provence prévoit une gare routière dotée de 9 quais, deux quais de bus sur la RD 543, une halte ferroviaire, deux parkings de 118 et 170 places et un abri vélos de 40 places. De quoi relier Plan de Campagne à la gare Saint-Charles de Marseille et la gare d’Aix centre. Pas moins de 2 000 voyageurs par jour sont attendus. Le pôle multimodal devrait permettre de diminuer la pollution de l’air dans le secteur en réduisant le nombre de voitures de 17 000 véhicules par kilomètre et par jour d’ici à 2030 et jusqu’à 28 000 en 2035.

    Coût total de l’opération : 16,9 millions d’euros hors taxe, cette dernière figurant parmi les 16 projets prioritaires du volet mobilité du plan Marseille en grand. La mise en service est prévue pour début 2029 au plus tard.

  • Un vaste chantier destiné à « humaniser » Montfavet

    Un vaste chantier destiné à « humaniser » Montfavet

    Un « vaste programme d’humanisation de 60 lits d’hospitalisation en psychiatrie adulte » a été présenté, ce mercredi 22 avril, au centre hospitalier de Montfavet, spécialisé dans la psychiatrie.

    Plusieurs structures vont donc être successivement réhabilitées et étendues. À commencer par le bâtiment 103, au sein du pôle Luberon Val de Durance. En 2027, un autre chantier concernera un bâtiment appartenant au pôle Aigues Ventoux. Des améliorations sont également prévues en matière d’isolation, certains édifices datant du milieu du XIXe siècle. Le coût total de l’opération s’élève à 13,9 millions d’euros, financés en partie par l’Agence régionale de santé (ARS).

    « C’est le début des grands travaux à Montfavet et ça va continuer. Cela s’inscrit dans un projet à long terme également en termes d’architecture », souligne Yann Bubien, directeur général de l’ARS Paca, présent lors d’une réunion avec la direction de l’établissement.

    à propos du terme « humanisation », la directrice de l’établissement s’explique : « L’humanisation, c’est d’abord l’amélioration du confort des patients, avec des chambres individuelles, des sanitaires individuels, des salles de convivialité plus développées, puis des salles qui permettent une prise en charge thérapeutique plus adaptée aux patients. » Chaque année, 22 000 personnes sont prises en charge par les services du centre hospitalier. La moitié est hospitalisée au moins à une reprise.

    Quelle suite ?

    Un rapport publié le 26 mars dernier par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) pointait des conditions difficiles dans certains services, notamment pour l’accueil des mineurs et des détenus (notre édition du 7/04). « C’est une référence importante pour nous afin d’identifier les points d’amélioration », poursuit la directrice. La création d’un service spécifique figure d’ailleurs parmi les prochaines étapes de la transformation de l’établissement. Avec l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), l’hôpital est celui qui accueille le plus de détenus, issus de quatre centres pénitentiaires du territoire. D’où « l’importance de faire une Usip, une Unité spécifiquement pour les détenus ». Cette unité aura « vraiment pour vocation de répondre aux besoins des détenus qui, aujourd’hui, sont dans des unités classiques et peuvent parfois poser des difficultés avec les autres patients que l’on accompagne », précise Marie-Laure Piquemal-Ratouit.

    Plus globalement, ce lancement de travaux est perçu comme un signal positif dans un contexte où la psychiatrie traverse une crise depuis plusieurs années. « On a le sentiment qu’aujourd’hui, en plus avec le projet d’établissement, on est vraiment dans un début de sortie de crise. Même plus qu’un début, c’est une relance », explique la directrice. Amélioration qu’elle attribue à ce projet d’envergure, mais aussi à l’augmentation du nombre de psychiatres, « même si ce n’est pas encore suffisant », d’internes et de soignants dans les équipes. « On regarde l’avenir de façon beaucoup plus positive que ces trois dernières années », conclut-elle.

  • Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Après une alerte sur l’attitude des éditeurs de presse face à la situation tendue dans la distribution de la presse, les travailleurs de celle-ci passent à l’action. « La proposition des messageries de pratiquer des licenciements dans nos entreprises a été catégoriquement refusée par les assemblées générales de salariés des coopératives. Refus matérialisé par une grève, le jeudi 16 avril, sur les magazines dits chauds », exposent la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne, qui livre les kiosques dans une partie de notre région, et son homologue lyonnaise, Oyé Distribution, dans un communiqué commun du SGLCE-CGT des deux entreprises, ce mardi.

    « On demande un projet viable pour la distribution de la presse. L’argent public distribué aux éditeurs ne va pas là où il faut et n’a pas les effets escomptés », dénonce Nicolas Guglielmacci, responsable à la CPMM et secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles. Avant de prendre un exemple concret de cette absence de « ruissellement » qui met en danger les coopératives : « L’aide à la distribution de la presse a augmenté de 4,5 millions d’euros, et on n’a pas vu la différence ! » Comme symbole des échecs des discussions précédentes avec les messageries et les pouvoirs publics, plusieurs magazines comme le numéro autour de Nathalie Baye de Paris Match ne seront pas distribués ce jeudi. La veille c’étaient des magazines comme Le Point ou le JDD qui étaient visés par l’action. « Ceux qui n’ont pas été décalés hier soir, le seront ce soir », conclut Nicolas Guglielmacci.

  • Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Pierre Luciano élu à la tête de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume

    Cette séance inaugurale avait pour objet l’élection du président et des vice-présidents par les 47 conseillers communautaires nouvellement (ré)élus.

    La séance a été ouverte par le président sortant, Jean-Paul Joseph, ancien maire de Bandol, qui a dressé le bilan de l’action communautaire depuis son élection en janvier 2025. Il s’agissait de son dernier conseil communautaire : il annoncera en effet, ce jeudi, sa démission du conseil municipal, après douze années passées à sa tête. « On a attaqué certains dossiers de manière frontale, mais relativement efficace », a-t-il lancé, reconnaissant que « tous ne sont pas résolus, comme le Grand Prix pour lequel il reste plusieurs dizaines de millions à rembourser, le contournement du Beausset, le dossier du Bol d’or, qui était normalement clos avec un contrat de 4 ans, mais qui pourrait se rouvrir. »

    Mais c’est surtout le dossier de l’eau qu’il a mis en avant, sujet qui « tient au cœur de beaucoup de citoyens et a fait couler beaucoup d’encre ». Admettant des défauts de communication et des difficultés sur plusieurs points, notamment la grille tarifaire et ses tranches, Jean-Paul Joseph a toutefois estimé que la marge de manœuvre pour répondre aux contestations citoyennes « arrive à nos limites. » Si une modification de la délégation de service public lui paraît nécessaire, il a dit espérer que celle-ci « n’aboutira pas à une annulation. Ce serait catastrophique en termes de conséquences et provoquerait des contentieux avec les délégataires (Veolia et Suez) et le bureau d’études. J’espère que les avenants seront suffisants pour avancer sur ce dossier. »

    « Être responsables et unis »

    Vint ensuite le temps de la transition, avec l’élection du nouveau bureau communautaire, dans un conseil profondément renouvelé : sept nouveaux maires sur neuf, seuls ceux du Castellet, René Castell, et d’Évenos, Blandine Monier, ayant été reconduits. Trois d’entre eux 
    -trois nouveaux- se sont portés candidats à la présidence : le maire (SE) de La Cadière-d’Azur, Robert Deledda, celui de Sanary-sur-Mer, Philippe Héno (DVD, ex-candidat Reconquête aux législatives de 2022) et Pierre Luciano (DVD, Saint-Cyr-sur-Mer). Une joute presque inédite pour l’Agglomération, habituellement en déficit de candidats.

    Avant de passer aux urnes, chacun parlait d’un « tournant », au vu du large renouvellement des sièges. Arrivé en 3e position au premier tour, le maire de La Cadière s’est retiré, laissant ses deux concurrents au coude‑à coude avec 17 voix chacun. à l’issue du 2nd tour, c’est Pierre Luciano qui a hérité du siège de président avec 26 voix, (19 pour Héno, 2 bulletins blancs). « C’est le moment d’être responsables et unis. Nous sommes 47 élus et nous serons tous impliqués dans le processus décisionnel », a-t-il promis. « Notre territoire a beaucoup d’atouts. Nous en avons tellement que nos métropoles voisines voudraient bien nous absorber. »

    Les délégations seront décidées lundi, lors d’une réunion du bureau nouvellement élu.

    LE BUREAU

    1er vice-président : Robert Deledda (SE), maire de La Cadière-d’Azur

    2e vice-président : Claude Halimi (SE), maire du Beausset

    3e vice-président : René Castell (DVD), maire du Castellet

    4e vice-président : Franck Bertoncini (DVD), maire de Bandol

    5e vice-président : Laurence Menichini (RN), maire de Signes

    6e vice-président : Philippe Heno (DVD), maire de Sanary

    7e vice-président : Jean-Yves Dolisi (SE), maire de Riboux

    8e vice-président : Blandine Monier (SE), maire d’Evenos

  • Eau contaminée à Rousset : vers une « sortie de crise » sanitaire ?

    Eau contaminée à Rousset : vers une « sortie de crise » sanitaire ?

    « On s’avance vers une sortie de crise. L’Agence régionale de santé et la Société des Eaux de Marseille se mettent d’accord pour un retour à la normale », estimait, soulagé, ce mercredi après-midi, le maire de Rousset, Philippe Pignon, une semaine après le déclenchement de l’alerte sanitaire sur la commune.

    Depuis le 13 avril, Rousset fait face à une épidémie de gastro-entérite aiguë. Très rapidement, l’hypothèse d’une contamination par le réseau d’eau potable a été privilégiée. Le 16 avril, la Société des Eaux de Marseille (SEM), chargée de l’exploitation du réseau, annonçait par communiqué que « par mesure de précaution, la consommation d’eau du réseau public est interdite sur la commune dans l’attente de résultats ». Depuis, et par précaution, la SEM a fourni des bouteilles d’eau à la commune de Rousset. Cette organisation, est toujours en cours sur la commune, notamment au sein de la salle Émilien-Ventre. Elle se poursuit « tant que les restrictions ne sont pas levées », indiquait, ce mercredi, la Société des Eaux de Marseille, qui estime à « environ 65 000 » le nombre de bouteilles distribuées.

    En fin d’après-midi, ce mercredi, ni l’ARS Paca, ni la Société des Eaux de Marseille n’étaient en mesure de confirmer un retour rapide à la normale, ni d’infirmer formellement les propos du maire. Néanmoins, dans un communiqué de presse paru mardi soir, l’ARS faisait le point sur cette situation et publiait les premiers chiffres depuis le constat d’épidémie. Elle rappelait, dans un premier temps, que « l’ARS, la SEM, la Métropole et la mairie de Rousset ont [dès les signalements, Ndlr] immédiatement réalisé les premières investigations environnementales ». Celles-ci, étaient toujours en cours mercredi soir. Le 17 avril, l’ARS publiait un questionnaire en ligne, lui permettant notamment de quantifier le nombre de malades.

    Tendance

    de « fin d’épidémie »

    À ce jour, plus de 1 000 personnes y ont répondu. Parmi elles, plus de 750 déclarent avoir présenté des symptômes de gastro‑entérite. « La très large majorité (85%) sont des résidents ou ont fréquenté la commune quelques jours avant l’apparition des symptômes » et « 90% des malades ont déclaré un ou des épisodes de diarrhée et/ou des vomissements. D’autres symptômes comme une fatigue, des douleurs abdominales, des nausées ou encore de la fièvre ont été décrits », rapporte ce même document. 25 hospitalisations ont elle aussi été recensées. « Aucune forme grave n’a été identifiée, rassurait l’ARS. L’analyse des données épidémiologiques indique un pic de l’épidémie le 14 avril, suivi d’une forte baisse dans les jours suivants. Même si quelques cas sont encore déclarés, la tendance observée sur les derniers jours semble indiquer la fin de l’épidémie ». L’ARS confirmait également que « l’hypothèse d’une origine liée au réseau de distribution d’eau potable est privilégiée ». À l’heure ou nous écrivons ces lignes, l’ARS n’a pas nous indiquer si la situation avait évolué.