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  • [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    Pour ceux qui ont vécu la coupe du Monde en Espagne, en 1982, le Koweit, c’est l’image d’un cheikh descendant sur la pelouse du stade de Valladolid, à l’occasion d’un France-Koweit, pour faire annuler un but d’Alain Giresse, sous les regards médusés des autres acteurs qui ont vécu la scène.

    Ceux qui ont connu le début des années 1990 se souviennent d’un Koweit sous les bombes, annexé par son voisin irakien. Avec à la clef une guerre dans le Golfe persique qui donnera le coup d’envoi d’un nouveau point de déséquilibre géopolitique dans un Proche-Orient déjà mal en point.

    Mais ce jeudi, le Koweit va être le cadre d’un improbable PSG-OM, délocalisé au nom des intérêts financiers du football, dans une capitale qui a su se reconstruire aux forceps. Koweit city, seule véritable ville du pays, est un concentré de minéralité. Il y les bâtiments, aux couleurs du sable qui l’entoure en plusieurs points. Un sable qui donne même sa couleur au café local, servi très serré et sans sucre. Dont l’amertume et la nuance sont dues à ce que des cerises de café non torréfiées sont mixées avec les classiques. Un café qui est offert en bienvenue et que l’on accompagne d’une date bien mûre. En guise de sucre.

    Le minéral est surtout sous les pieds des Kowetis. Avec un pétrole et ses dérivés qui représentent près de 98% des ressources du pays. Quant à la mer, elle apporte une touche de bleu et un soupçon de fraîcheur toujours bienvenus dans cette immensité désertique.

  • Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Vers un bras de fer judiciaire pour le COM à Montpellier ?

    Le Contournement ouest de Montpellier (COM) ne risque-t-il pas de devenir un A69 héraultais ? Voilà quelques années déjà que ce projet – qui doit permettre de décongestionner Montpellier en reliant l’A709 à l’A750 – est décrié par certains pour son impact environnemental. En novembre dernier, l’ancien préfet François-Xavier Lauch – depuis parti pour le Nord-Pas-de-Calais – donnait l’autorisation environnementale, actant le début du chantier. Une décision ayant ravi Vinci, qui pilote le projet. « Ce sont donc les travaux préparatoires qui débutent. L’arrêté préfectoral nous y autorisant désormais, c’est une phase de libération des emprises qui commence [avec la] mise en place des clôtures provisoires, débroussaillage, etc. Afin de permettre l’accès aux espaces pour la réalisation des diagnostics d’archéologie préventive et aux déviations de réseaux situés sur le tracé des futurs travaux », détaille Salvador Nuñez, le directeur opérationnel du COM.

    Trois recours en attente

    Ainsi, près de 40 hectares sur les 119 d’emprises liées au COM ont été sélectionnés comme « zone de prescription archéologique ». Pendant deux mois, un diagnostic sera établi afin de savoir si de véritables fouilles archéologiques devront être opérées à certains endroits. Vient ensuite le déplacement de 32 km de réseaux (électricité, eau, gaz, etc.) qui devrait se dérouler tout au long de l’année. En parallèle, sera réalisée la libération des emprises sur 40 hectares. Il s’agit notamment de débroussailler, déboiser, retirer les clôtures et les murets, etc.

    Mais l’autoroutier devra composer avec des collectifs opposés au COM, qui ne sont pas prêts à baisser les bras. En effet, six associations ont porté quatre recours juridiques. L’un a déjà été rejeté mais les trois autres sont en attente et pourraient mettre un coup d’arrêt au chantier.

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Une première montagne à gravir pour débuter 2026 du bon pied. Grenoble débarque, ce jeudi (21h), au stade Maurice-David pour une confrontation au sommet face à Provence Rugby. Le club alpin, épouvantail du championnat, connaît de nombreuses difficultés cette saison et se retrouve 10e de cordée à mi-parcours. Même avec une année chaotique, le FCG reste un adversaire plus que redoutable. Surtout que les Provençaux vont devoir se relever après une dernière rencontre restant en travers de la gorge. À Mont-de-Marsan, ils ont chuté et Philippe Saint-André s’était plaint de constater que « trop de joueurs se croyaient déjà en vacances ». Une défaite amère alors qu’un succès aurait permis de se positionner 2e à la trêve de Noël.

    L’ex-sélectionneur du XV de France est apparu détendu en conférence de presse, heureux d’avoir eu des vacances d’hiver, « c’était une première pour moi à 58 ans » a-t-il lâché. Ses pensées étaient donc tournées vers cette partie face aux grenoblois. « C’est sûr qu’ils vont être prêts. En plus, je connais bien Pierre Caillet [nouveau membre du staff du FCG, Ndlr.], je l’ai coaché dans trois clubs différents, je connais son caractère. C’est sûr que les Grenoblois vont être déterminés, il ne faut pas oublier que l’on a gagné chez eux au match aller donc on est prévenus. »

    De la nouveauté au centre

    En effet, les Aixois ont vécu une avalanche de bonheur, le 3 octobre dernier, en s’imposant sur la pelouse du stade des Alpes face à Grenoble (23-24). Une victoire de prestige, tombée à pic, pour pleinement faire entrer le club dans sa saison 2025-2026. Pour préparer la confrontation retour, Provence Rugby est de retour sur le pré depuis samedi dernier. « On s’est entraîné samedi et dimanche, puis on a un peu fait notre plan le lundi. C’était comme une semaine normale, tout en sachant qu’on joue le jeudi soir. Après, il a fallu tout reprendre sur la justesse, sur le rugby, sur nos lancements, sur la précision. Je trouve les joueurs concentrés, déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Pierre Lucas n’a pas beaucoup été aligné depuis le début de la saison, mais il sera bien titulaire au centre en compagnie de Setareki Bituniyata. Ce dernier est ailier, pour autant, il a joué par trois fois dans cette position récemment. Une paire de centres new look donc, pour ce premier match de l’année. « Il va falloir beaucoup communiquer. En soi, quand on est une nouvelle paire de centres ou avec n’importe quel autre joueur, la communication est primordiale. On a travaillé dessus, pour avoir des repères rapides et de bonnes bases » analyse Pierre Lucas. Les Provençaux retrouvent également une charnière vitaminée avec Arthur Coville et l’impactant fidjien Caleb Muntz.

    Après les promesses aperçues en 2025, Provence souhaite confirmer le niveau de jeu affiché en battant Grenoble ce jeudi soir. Une victoire permettrait d’atteindre les cimes de la Pro D2, avant les autres rencontres de la semaine.

    PROVENCE – GRENOBLE

    16e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Provence : Drouet – Lapegue-Lafaye, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn

    Grenoble : Farnoux – Megdoud, Fusier, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Davies, Escande – Baret, Martel, Sirgel – Thompson, Duarte Madeira – Jonker, Ruffenach, Mary

  • L’OM, un trophée pour écrire sa nouvelle histoire

    L’OM, un trophée pour écrire sa nouvelle histoire

    Ceux qui vont dans le Golfe persique sont généralement en quête d’or noir.

    Mais ce soir, lorsque Thomas Léonard donnera le coup d’envoi d’un classique PSG-OM, c’est tout autre chose que les Marseillais vont tenter de glaner, à deux pas des derricks tant convoités du pétrole et qui ont donné lieu à une guerre aux lourdes conséquences en 1992.

    Néanmoins, le trophée des Champions qui sera l’enjeu de ce duel, sera moins coûteux en vies humaines. Car, lorsque le vainqueur brandira la coupe argentée, seules des larmes couleront à flots. De bonheur pour celui qui aura gagné. De douleur pour le vaincu du jour.

    Et pour cette troisième confrontation entre les deux équipes, l’OM espère bien revivre les sensations de Radès, en 2010. Quand après avoir gagné la Coupe de la Ligue et le titre de champion, la bande à Didier Deschamps avait réussi le triplé gagnant.

    En 2020, dans un stade Félix-Bollaert de Lens vidé par le Covid, c’est dans l’indifférence que le PSG de Mauricio Pochettino avait pris sa revanche. Alors, ce soir, dans un stade Jaber al-Ahmad qui affichera complet, les deux équipes auront à cœur de décrocher le trophée dont le chemin, s’il est le plus court, n’est pas le plus facile. Surtout pour l’OM.

    Un OM qui a beaucoup à se faire pardonner, après sa défaite surprenante contre Nantes au Vélodrome (0-2), pour la reprise de la Ligue 1. Tandis que du côté parisien, disputer ce trophée sera un peu une routine. « Nous voulons lancer l’année 2026 sur une bonne base en le gagnant », confesse Marquinhos, le capitaine d’un PSG qui a presque tout gagné en 2025.

    Les Olympiens ont conscience d’avoir fauté dimanche. « Le moment est venu pour nous de montrer notre personnalité. Et nous voulons ramener le trophée à Marseille pour nos supporters qui n’ont pas pu venir », confie Leo Balerdi. Son entraîneur Roberto De Zerbi voit dans ce match l’occasion « de relever la tête face à l’équipe la plus forte d’Europe. Dans un match historique dans lequel nous devons écrire la nouvelle histoire de Marseille. En donnant sur le terrain le meilleur de nous-mêmes ».

    Les supporters olympiens seront là

    Ils n’arrivent pas de Marseille, ou d’autres régions de France. Mais près de 300 supporters seront au soutien de l’OM ce soir. « Il y a des expatriés, mais aussi des locaux, qui ont la ferveur que l’on vit dans les cafés les soirs de retransmission de match. Surtout lors des OM-OL et OM-PSG », indique Oussama Bihi. À ce contingent, d’environ 200 personnes, va s’agréger celui d’OM Nation Dubai, venu en voisins. « Nous sommes des expatriés au sang bleu et blanc. Certains étaient aux Winners, d’autres aux MTP, ou aux Yankee quand ils étaient à Marseille et nous avons profité de la proximité avec le Koweït pour faire le voyage », témoigne Sébastien.

    Ils seront les porte-drapeau de ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement. « Nous les comprenons. Les billets d’avion sont très chers. Et le voyage est long. Nous assurerons l’ambiance pour nos amis du pays. »

    À noter que plus de 52 000 billets ont déjà été vendus. Le match devrait être à guichets fermés.

    REPERES

    Le Koweït en bref

    Le Koweït est une monarchie constitutionnelle. Le pays est dirigé par un Premier ministre, son Conseil et un Parlement de 50 député élus. Néanmoins, les postes ministériaux les plus importants sont occupés par des membres de la famille royale. Et c’est le Cheik Mechaal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah qui prend au final les décisions importantes.

    1961

    C’est l’année de l’indépendance du Koweït. D’abord occupée par les Perses, la région a ensuite été une colonie de l’Empire ottoman, et ne l’a pas doté d’infrastructures importantes. Les Anglais s’en emparent en 1899 pour en faire un protectorat. Malgré les revendications de l’Irak voisin qui y voit son port naturel, le pays obtient son indépendance en 1961.

    1990

    Le 2 août, les armées irakiennes envahissent le Koweït. Sadam Hussein l’annexe dans la foulée et le pays devient la 19e région de l’Irak. En 1991, sous l’égide des Nations unie, une coalition comprenant les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, mais aussi l’Arabie saoudite, rassemble 500 000 hommes et déclenchera, en février 1992, l’opération Tempête du désert.

    98%

    Le pétrole et le gaz représentent l’immense majorité des ressources du Koweït, à hauteur de 98% des recettes publiques du pays. Le reste de ces revenus, autour de la pêche, l’industrie autre que le pétrole et le gaz, les perles, représentent les 2% restants.

    Concernant le tourisme, cette industrie est quasiment inexistante au Koweït.

  • L’œuvre de Coppola, parrain du 7e art, projetée à Aix

    L’œuvre de Coppola, parrain du 7e art, projetée à Aix

    Si le talent de Francis Ford Coppola s’est illustré dès les années 1960 avec des films de série B comme Démentia 13, ce n’est qu’en 1972, à la sortie du Parrain, que le réalisateur italo-américain grimpe sur le toit d’Hollywood. Multi projeté dans le cadre d’un cycle qui lui est dédié jusqu’au 1er février à l’École supérieure d’art d’Aix, sur proposition de l’Institution de l’image, une adaptation du roman éponyme de Mario Puzo pour laquelle tous deux parviennent, au prix d’un bras de fer avec les studios de la Paramount, à imposer Marlon Brando, immense comédien mais qui vient alors d’enchaîner une série de flops, dans le rôle de Vito Corleone, ainsi que le jeune Al Pacino, que l’industrie considère comme « un petit nain », dans celui de son fils Michael. Dans ses choix esthétiques comme pour ses mises en scène, c’est la force de conviction qui caractérise le mieux Francis Ford Coppola. Pour le plus grand plaisir des cinéphiles mais aussi parfois à ses dépens, comme l’a prouvé l’an passé son film testament et tout en démesure, Mégalopolis, échec commercial qui l’a endetté.

    « Odeur du napalm »

    Qu’il signe une saga familiale en trois parties dans le sillage d’un immigré sicilien à New York qui devient l’un des boss de la mafia dans Le parrain, ou un « voyage onirique, opératique et poétique aux confins de l’horreur » de la guerre du Vietnam dans Apocalypse now (1979), diffusé à Aix dans sa dernière version dite « final cut », Coppola arrive à marquer tous les esprits. Aussi bien à travers les petites histoires qui s’inscrivent dans la grande, que par des images ou dialogues passés à la postérité : de « Je vais lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser » à « J’aime l’odeur du napalm le matin ». Parmi les autres films projetés par l’Institut de l’image d’Aix en janvier, dont certains ont été réédités en copies numériques restaurées, le thriller Conversation secrète pour lequel il a été couronné d’une palme d’or à Cannes en 1974, ou encore des œuvres de genre telles que son interprétation toute personnelle de Dracula (1992).

  • La gauche en soutien de Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon

    La gauche en soutien de Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon

    Après le déferlement de haine, c’est une vague de soutiens qui arrive à Zaïd, premier bébé de l’année à Avignon, victime de nombreux messages racistes sous une publication d’un article de La Provence sur ses réseaux sociaux.

    À commencer par la première édile de la Cité des papes, Cécile Helle. Interrogée par La Marseillaise, elle confie avoir été « horrifiée en apprenant ça, c’est terrible, immonde. Ça montre aussi tout ce à quoi les réseaux sociaux peuvent donner lieu en termes de déviance, c’est comme si ça allait chercher le côté le plus obscur de l’humanité », déplore la maire, qui n’a pas cherché à entrer en contact avec la famille de Zaïd.

    Ces dernières heures, de nombreux autres messages de soutien de personnalités et de partis politiques de gauche ont fleuri. Tel celui de la fédération de Vaucluse du PCF, qui dénonce dans un communiqué « des propos ignobles » qui « ne relèvent ni de la provocation isolée, ni de la liberté d’expression » et demande « une réaction ferme des pouvoirs publics, un renforcement ferme de la lutte contre les discours racistes en ligne et un travail de fond contre toutes les idéologies de haine ». Divers candidats aux élections municipales se sont également exprimés. David Fournier, candidat socialiste, s’est fendu d’un sobre « Bienvenue Zaïd, Avignon est ta maison. Longue et belle vie ». Tandis que Paul-Roger Gontard, candidat (La Convention), également issu de la majorité, dénonce dans une lettre « une haine violente, absurde et indigne » et lui souhaite de grandir « dans une Avignon fidèle à ses valeurs républicaines, attentive, protectrice, ouverte ».

  • Les employés de l’Ehpad Mille Soleils au Muy mobilisés pour les salaires

    Les employés de l’Ehpad Mille Soleils au Muy mobilisés pour les salaires

    Depuis de longues semaines, les négociations annuelles obligatoires (NAO) achoppent entre la direction de l’Ehpad Mille Soleils (établissement du groupe EMERA) et les employés sur la question des salaires. À date, les augmentations proposées – 36 euros brut pour les aides soignants, 7 pour les ASH – demeurent bien loin des revendications : une augmentation significative généralisée à l’ensemble du personnel, et un complément contractuel de 350 euros « afin de garantir l’égalité de traitement », revendique Katherine Zede, déléguée syndicale CGT EMERA.

    En conséquence, un débrayage suivi par l’ensemble des salariés a eu lieu mercredi devant l’établissement, ces derniers quittant leur poste entre midi et 14h, laissant la direction s’occuper des résidents. « D’autres établissements du même groupe, dont un dans le département, un dans les Alpes-Maritimes, ont des salaires plus importants sur les mêmes postes. À travail égal, salaire égal », clame Nathalie Blasco, co-secrétaire de l’Union syndicale départementale Santé et Action sociale de la CGT.

    Un autre Ehpad du groupe mobilisé au Mans

    Une augmentation que les syndicalistes estiment justifiée par les « milliards d’euros d’aides publiques versés à des entreprises comme EMERA, dont certaines réalisent d’importants profits. Cet argent doit servir à une augmentation générale des salaires, et non à enrichir une minorité au détriment de celles et ceux qui font vivre l’entreprise », pointe Katherine Zede, qui dénonce aussi les conditions précaires subies par les soignantes, « contraintes d’effectuer des vacations dans d’autres établissements afin de boucler leurs fins de mois. Cette situation se fait au détriment de leur vie de famille, de leur santé et de leur repos alors même qu’elles exercent un métier essentiel et éprouvant ». « Ils ont augmenté la rémunération des infirmières par rapport à des difficultés de recrutement. Augmenter les salaires permettrait de réduire le turn over et l’absentéisme », affirme Nathalie Blasco.

    Après leur mobilisation – aussi suivie dans un autre établissement du groupe, au Mans -, la totalité des salariés (y compris les cuisiniers et le reste du corps soignant) ont regagné leurs postes, mais annoncent être prêts à poursuivre le mouvement si leurs revendications n’étaient pas écoutées.

  • La gauche à Solliès-Pont invite à penser global pour agir localement

    La gauche à Solliès-Pont invite à penser global pour agir localement

    Le collectif qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, réaffirme en ce début d’année les valeurs de justice sociale, de solidarité, d’engagement écologiste et humaniste, qui président à ce rassemblement. Ainsi que ses ambitions pour cette commune varoise. Et cela tout en souhaitant ses meilleurs vœux à la population « dans un contexte planétaire et national compliqué ». C’est le moins qu’on puisse dire.

    « Solliès-Pont n’est pas un îlot isolé du monde, nous subissons, nous aussi, les conséquences des choix budgétaires qui ont des effets sur les collectivités, mais aussi des dérégulations géopolitiques et environnementales », commence Jean-Pierre Luquand (Les Écologistes).

    Pour le responsable politique qui introduit la séance, le mot d’ordre « Penser global, agir localement » lui semble, plus que jamais, de circonstance.

    Difficile dans ce contexte en tout cas de se prétendre sincèrement apolitique si ce n’est pour des visées purement électoraliste. Et d’insister donc : « Nous nous ne sommes pas neutres, et nous avons l’honnêteté de déclarer notre engagement dans le respect des autres.»

    La liste candidate à la gestion de la collectivité et de la communauté de communes se revendique donc fièrement de gauche, écologiste et solidaire.

    « André Garron, se présente pour un 4e mandat, ça fait beaucoup ! », insiste le militant écologiste en expliquant vouloir analyser le bilan du maire sortant « en toute objectivité ». C’est-à-dire en reconnaissant « des avancées indéniables mais aussi des désaccords profonds ». Et de revenir donc sur une gestion que la gauche qualifie de « personnelle et autoritaire ». L’occasion de proposer à la population une véritable alternative dans ce domaine, en donnant plus de place au débat et à l’intelligence collective.

    Une véritable alternative progressiste

    L’équipe souhaite également réaffirmer son opposition totale au modèle de société porté par l’extrême droite, et ici sur ce territoire par la député Laure Lavalette (RN) et la candidate du parti à la flamme sur Solliès-Pont, Magali Brune. La stratégie de dédiabolisation ne change absolument rien au « fonds de commerce » dans lequel on retrouve, ajoute Jean-Pierre Luquand, « l’instrumentalisation des peurs, le rejet de l’autre et une politique antisociale ».

    La gauche propose tout au contraire « un projet d’avenir susceptible de répondre aux défis écologiques, sociaux et démocratiques ». Avec « une commune qui donne envie d’y vivre, plus solidaire, participative et citoyenne, et pleinement engagée dans la transition écologique ».

    Des objectifs clairs qui vont permettre de construire un programme dans le dialogue avec la population.

    C’est à Christiane Vincent (sympathisante PCF), la conseillère municipale et communautaire d’opposition sortante, à qui il revient l’honneur de conduire le collectif à la bagarre des municipales de mars prochain.

    « Militante politique, humanitaire et de solidarité, elle correspond aux valeurs que porte notre liste, et je voudrais souligner son courage quand elle s’est retrouvée souvent seule à la Communauté de communes Vallée du Gapeau (CCVG) pour tenir tête à l’ensemble. Il faut le faire », conclut Jean-Pierre Luquand.

    « On va porter la question de la démocratie comme un levier indispensable pour transformer la ville, ça peut aller d’un budget participatif à un référendum », intervient Alain Bolla (PCF).

    Pour le responsable politique, « il faut que les citoyens aient des pouvoirs de décision afin de prendre part aux transformations nécessaires ».

    Parmi les grands projets qui vont être mis en avant, on compte la création d’une régie agricole municipale qui fournira en produits sains les cantines scolaires de la ville.

  • Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Deux ans de travaux pour le renouveau du cinéma Cézanne

    Une projection du dernier Avatar, puis, rideau. Le Cézanne a fermé ses portes ce mercredi soir pour deux ans de travaux. « Ce n’est pas qu’une rénovation, c’est une restructuration lourde du cinéma. On fait un nouveau cinéma. Aujourd’hui, on va tout refaire », résume Rémi Peyron, directeur de cet établissement né en 1959. S’il a bien connu deux rénovations majeures pour ses salles noires au fil du temps, c’est un tout autre cinéma que les Aixois verront implanté en centre-ville.

    À commencer par le bâtiment principal qui va être démoli, puis refait. L’annexe, qui abrite aujourd’hui trois salles, et autrefois le restaurant du Passage deviendra l’entrée principale et l’espace d’accueil, où les futurs clients pourront s’installer pour boire un verre. Au total dix salles, réparties sur deux bâtiments reliés par une passerelle, et un sous-sol, qui sera creusé pour accueillir trois salles. Le tout, a été imaginé par les équipes de construction Pathé, mais aussi par le cabinet d’architecture Loci Anima et Véronique Wood, architecte du patrimoine. « On a retourné complètement les bâtiments qui se feront face dorénavant. Ensuite on aura aussi un cinéma revu complètement dans son fonctionnement avec des coursives des halls et des espaces d’accueil… », poursuit Rémi Peyron.

    Investir pour « avancer »

    C’est tout l’esprit du cinéma qui a été repensé. Les espaces se voudront plus modernes, plus lumineux… Finalement, le nouveau Cézanne – qui perd ses murs mais garde son nom – perdra quelques centaines de places, passant de 1 540 à 1 200 fauteuils. Mais le projet de rénovation, dans les clous depuis dix ans, retardé par le Covid, s’inscrit dans une logique de modernité et de survie des salles obscures plutôt que dans celle de rentabilité. « Sur les belles années 2015, 2019, on était au niveau national à 210 millions d’entrées, cette année on va faire 157 millions. On s’est payés deux fois -15 % sur ces années, recontextualise Rémi Peyron. Aujourd’hui, il faut non seulement proposer des films qui fassent envie, ce qui n’est pas de notre contrôle. Mais il faut aussi qu’on fasse notre part des choses : il faut qu’on ai des cinémas irréprochables (…) On peut appeler cela un risque mais le danger serait ne rien faire. Aujourd’hui si on ne fait rien, on va mourir : il faut qu’on investisse pour avancer. » Aussi, « on a un bâtiment qui a des volumes de salles qui sont pour la plupart petites, pas gradinées, relativement à plat », ajoute le directeur. Sur ces deux années, la programmation plus généraliste et les séances scolaires basculeront sur le cinéma Renoir, dont les horaires seront élargies en matinée. Les arts et essais seront projetés au Mazarin. Les festivals du 7e art, du traditionnel Film Judiciaire au festival Télérama, ainsi que les diverses rencontres seront conservés eux aussi, partagés entre les deux autres cinémas du centre-ville. Le coût total des travaux, financés par Pathé, n’a pas été communiqué.