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  • [Sondage La Marseillaise] Samia Ghali : « Je serai la représentante de l’union de la gauche dans les 15-16 »

    [Sondage La Marseillaise] Samia Ghali : « Je serai la représentante de l’union de la gauche dans les 15-16 »

    La Marseillaise : En 2020, vous étiez partie seule aux municipales. Cette fois, vous vous rangez derrière Benoît Payan. Qu’est-ce qui vous a décidé dans ce choix ?

    Samia Ghali : En 2020, nous avons fait le choix de rejoindre le Printemps marseillais pour qu’il puisse gérer la ville de Marseille. Je suis en gestion avec la majorité municipale depuis, il était tout à fait normal d’être encore dans cette majorité pour poursuivre ce que nous avons fait depuis six ans.

    Avant que vous ne rejoigniez la majorité, il y a eu une campagne, avec des mots durs vis-à-vis du Printemps marseillais. Cette page est tournée ?

    S. G. : Elle est tournée d’un côté et de l’autre. Je ne regrette absolument rien de ce qui s’est passé en 2020, j’ai mené une campagne parce que j’ai considéré que les quartiers populaires n’étaient pas représentés. Les électeurs m’ont choisie, j’ai permis à la majorité municipale de gérer la ville. D’autres étaient avec le Printemps marseillais au second tour, ils ne le sont plus.

    Le changement de mode de scrutin a pesé dans votre choix ?

    S. G. : Pas du tout. Si j’avais envie d’aller dans une élection, si je ne retrouvais pas mes convictions au sein de la majorité municipale, rien ne m’aurait retenu. Mais on ne peut pas être dans une majorité pendant six ans et en sortir trois mois avant la campagne pour faire autre chose. Je ne vais pas faire semblant d’être dans un camp pendant six ans et ensuite dire que j’ai changé, je vais ailleurs. Ce n’est pas ma façon de faire de la politique.

    Vous confirmez que vous serez bien tête de liste dans les 15-16 ?

    S. G. : Je n’ai jamais lâché les 15e et 16e arrondissements. J’y ai commencé ma vie politique et je la finirai là. Oui, je serai représentante dans les 15e et 16e arrondissements pour l’union de la gauche, pour qu’ils soient plus forts avec le Printemps marseillais.

    Vous parliez de la place des quartiers populaires, des associations pointent leur manque de représentation…

    S. G. : Dans le cadre de la rénovation urbaine, j’ai fait beaucoup de réunions publiques où j’ai rencontré beaucoup de Marseillais que ce soit à Air Bel, à Corot, Frais Vallon, la Busserine, la Savine, la Bricarde, la Castellane… Il n’y a pas un quartier où je n’ai pas été présente. Défendre les quartiers populaires, cela ne se décrète pas deux mois avant l’élection, cela se fait dans l’action, au quotidien. Quand on fait la HCup, les réunions publiques de la rénovation urbaine, l’Eté marseillais, la flamme olympique… Ce n’est pas pour les quartiers populaires ?

    Certains élus qui étaient autour de vous ont dû arrêter. Quelles forces apportez-vous au Printemps marseillais ?

    S. G. : Ce sont des élus pour lesquels j’ai beaucoup d’affection et d’amitié. Je suis quelqu’un de fidèle. La force que j’apporte maintenant, c’est celle que j’ai apporté depuis six ans.

    En face de vous, Sébastien Delogu avait obtenu 60% des voix dès le premier tour aux législatives…

    S. G. : Il n’est pas face à moi. A l’heure où on se parle, je ne sais pas où il sera, il est candidat à la ville de Marseille, on verra. Chacun fera ce qu’il a à faire dans cette campagne.

    Une extrême droite créditée de 30% d’intentions de vote au premier tour, cela vous alerte ?

    S. G. : Il faut que chacun réfléchisse bien, notamment les électeurs de gauche dont ce n’est pas la culture de permettre au Rassemblement national de gagner. La candidature de la France insoumise est le marche pied du Rassemblement national. Si demain si le Rassemblement national gagnait Marseille, ce serait une catastrophe pour la France. Ceux qui pensent qu’il amènerait l’ordre à Marseille se trompent, ce serait le chaos et le désordre.

    Vous vous présentez sous une étiquette particulière ?

    S. G. Ca reste Marseille avant tout. Mais encore une fois, nous sommes dans le Printemps marseillais. Personne ne m’empêchera de dire ce que je pense, encore moins aujourd’hui que hier. En tant que maire adjointe de la deuxième ville de France, j’ai pu mener toutes les actions que j’ai voulu mener à bien, avec les moyens que le maire m’a laissé avoir. Si quelque chose ne m’allait pas, je serais partie, je n’étais pas en concubinage ! Ce qui m’a animé, c’est qu’on réussisse ensemble, sinon cela aurait été un échec collectif. En six ans, ce n’est pas notre groupe qui a posé des problèmes au Printemps marseillais, moi je n’ai pas trahi.

    Vous comptez rester maire adjointe ?

    S. G. : C’est le maire de Marseille qui décidera de la place qu’il accordera aux uns et aux autres, il faut lui laisser ce soin.

    Propos recueillis par Yves Souben

  • Stéphane Ravier rejugé pour prise illégale d’intérêts

    Stéphane Ravier rejugé pour prise illégale d’intérêts

    Stéphane Ravier avait été condamné en première instance à Marseille, en mai 2024, à 6 mois de prison avec sursis et d’un an d’inéligibilité pour avoir fait embaucher en août 2015 son fils dans sa mairie de secteur avec l’aide du cabinet de Jean-
    Claude Gaudin. Le tribunal correctionnel de Marseille avait estimé que l’élu avait « de manière réitérée, œuvré illégalement pour faciliter la situation professionnelle de son fils ». Rejugé aussi, son fils Thomas Ravier, 28 ans, titularisé en 2020 aux espaces verts de la mairie des 13-14, avait écopé de 10 000 euros d’amende dont moitié avec sursis pour recel du délit de prise illégale d’intérêts. Dans son rapport sur la Ville de Marseille de 2021, l’Agence française anti-corruption a pointé la dérive de ces recrutements de contractuels en mairies de secteur.

    Le parquet général a requis 6 mois de prison avec sursis, 1 an d’inéligibilité, et 10 000 euros d’amender à l’encontre de Stéphane Ravier. L’avocat général a demandé par ailleurs la confirmation de la condamnation pour le fils, Thomas Ravier, avec cette fois une peine d’amende de 10 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis.

    Délibéré le 10 février.

  • Croissance record pour la Métropole de Montpellier

    Croissance record pour la Métropole de Montpellier

    Ce n’est pas nouveau, mais la tendance s’affirme et se confirme. Depuis 1968, la Métropole de Montpellier ne cesse de croître, sous l’effet combiné de l’attraction de sa ville-centre et du développement de ses communes périphériques. En 2023, les 31 communes de l’agglomération montpelliéraines comptaient ainsi 522 542 habitants, soit une croissance démographique de +1,6% par an entre 2017 et 2023, supérieure à celle de l’agglomération toulousaine
    (+ 1,4% par an). « Parmi les 15 plus grandes agglomérations françaises, celles de Toulouse et de Montpellier ont les plus fortes croissances démographiques, devant celles de Bordeaux (+1,3% par an) et de Nantes (+1,1 % par an) », relève l’Insee.

    Si les naissances y sont plus nombreuses que les décès, ce sont les migrations qui contribuent le plus à la hausse de la population de l’agglomération montpelliéraine, boostée par le dynamisme démographique de sa ville-centre (+1,4% par an), encore plus fort qu’en 2012-2017 (+1,2% par an). Au 1er janvier 2023, 310 240 habitants résidaient ainsi dans la capitale héraultaise, soit une hausse de + 8,8% en 6 ans.

    Rééquilibrage à l’ouest

    Si elles évoluent à des rythmes contrastés, les 31 communes de la métropole contribuent elles aussi à ce dynamisme. Castelnau-le-Lez conforte ainsi sa place de deuxième commune avec 26 058 habitants et une croissance effrénée de 27,2% entre 2017 et 2023, devant Lattes (17 351 habitants), qui progresse plus modestement (+4,7%). Le rééquilibrage progressif à l’ouest de la métropole s’illustre par des augmentations de populations supérieures à 20% à Juvignac, qui franchit la barre des 14 000 habitants (+26,8%), Saint-Jean de Védas (+33,2%) avec plus de 13 000 habitants, ou encore Cournonterral (+20,4%, 7 359 habitants), Pignan (+20,1%, 8 431 habitants) et Saussan (+30,3% 2 069 habitants). Seule commune en léger recul, Le Crès a perdu une centaine d’habitants entre 2017 et 2023 (9 226 habitants).

    De son côté, l’agglomération de Béziers Méditerranée (17 communes) continue d’attirer de nouveaux habitants, avec 133 128 habitants en 2023 contre 124 799 en 2017, soit une hausse de 6,67%. Avec une croissance annuelle de 0,9% entre 2017 et 2023, la ville centre, Béziers, y confirme son lent redressement en passant la barre des 80 000 habitants (81 545), qui correspond peu ou prou à sa population de 1968 (la ville était passée sous la barre des 70 000 habitants en 1999). Si l’on exclut Cers et Corneilhan, dont les soldes sont négatifs, les autres communes de l’agglomération enregistrent une croissance continue.

  • CHU de Montpellier : la CGT craint un « plan social déguisé » avec l’IA

    CHU de Montpellier : la CGT craint un « plan social déguisé » avec l’IA

    D’ici 5 ans, pas moins de 12% des effectifs du CHU de Montpellier pourraient disparaître avec la mise en place d’outils d’intelligence artificielle (IA). Quand on sait que le premier employeur public de l’Hérault emploie quelque 10 000 salariés, 1 200 postes seraient ainsi concernés. Telle est la crainte de la CGT à la suite de plusieurs réunions avec la direction qui a annoncé que l’hôpital public montpelliérain faisait partie des premiers « CHU tests ».

    En fin d’année 2025, lors du Comité social d’établissement (CSE), aucune donnée chiffrée n’a été gravée dans le marbre. Ce qui peut expliquer que seule la CGT s’est pour l’heure prononcée contre le dispositif (FO, l’Unsa et la CFDT ont voté pour ou se sont abstenues). Mais « ces chiffres avaient été révélés lors de réunions préalables », assure Pierre Renard. Et le délégué syndical CGT de redouter un « plan social déguisé ».

    Pour l’heure, pas de licenciements secs en vue mais des « non renouvellements de CDD et des non remplacements de départs à la retraite » qui au fur
    -et à mesure feront baisser la masse salariale du CHU, pourtant en sous-effectif chronique comme ailleurs. « On le voit avec la grève des médecins libéraux. Rien n’a été anticipé par l’ARS ni les pouvoirs publics. Résultat  : les urgences du CHU sont débordées. Si on connaissait un drame semblable à l’incendie en Suisse, on n’aurait pas les moyens humains de prendre en charge tous les patients ».

    Le « prétexte » de l’IA ?

    Dans les discours officiels, l’IA médicale sur laquelle travaille le CHU vise à faire gagner du temps et de l’efficience aux services. Et même Pierre Renard en convient : cette technologie en devenir peut avoir des effets bénéfiques sur l’organisation des services, la coordination des tâches. « Un patient pourra repartir avec son compte rendu médical le jour même, ce qui n’était pas toujours le cas ». Mais le cégétiste prévient : « L’IA ne pourra pas répondre au téléphone pour renseigner une mamie. Elle ne réglera pas tout ». Surtout pas remplacer la présence humaine indispensable auprès des patients. « La CGT n’est pas contre l’IA mais contre la façon dont on pourrait l’utiliser. L’IA ne doit pas amener moins de réflexion chez les médecins ni remplacer des postes administratifs », prévient Pierre Renard.

    En attendant le prochain Comité d’établissement, il craint que l’administration soit dans le viseur. « Des postes de secrétariat, de coordination d’infirmiers ou dans l’interprétation de l’imagerie médicale… », illustre-t-il. « Cela ouvre la porte à des dérives qui auraient aussi des répercussions sur la Caisse de retraite de la fonction publique, dont le déficit se creuse à cause des suppressions de postes ». Pour Pierre Renard, l’IA doit venir « en accompagnement » d’un service public hospitalier qui devrait au contraire renforcer sa masse salariale. « Là, on sent que l’IA sera un prétexte pour la réduire ».

  • [Entretien] Frédérique Laîné : « On fait notre maximum pour l’arrivée du journal dans les Alpes »

    [Entretien] Frédérique Laîné : « On fait notre maximum pour l’arrivée du journal dans les Alpes »

    La Marseillaise : Après la réussite d’un banquet aux Mées, dans la perspective de voir La Marseillaise couvrir l’actualité des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes, le comité des Amis de La Marseillaise que vous animez a décidé de prendre de nouvelles initiatives.

    Quelles sont-elles ?

    Frédérique Laîné : Nous avons décidé pour le samedi qui vient d’avoir lieu et les trois suivants, de diffuser La Marseillaise dans un certain nombre de bars de notre territoire. L’idée étant de faire connaître son contenu actuel que nous estimons déjà très riche et d’engager la discussion sur le pluralisme de la presse. Il nous a semblé que c’étaient des lieux de convivialité propices à l’échange. C’est une manière de populariser notre démarche dans l’objectif que La Marseillaise étende sa diffusion aux Alpes.

    Quel a été l’accueil pour le premier samedi de cette opération ?

    F.L. : Bon ! J’ai été heureuse de constater que dans les bars dans lesquels nous nous sommes rendus, les gens lisaient très volontiers le journal. Je trouve ça prometteur. Je suis persuadée que ce sont des endroits où le journal doit être présent.

    Avez-vous entrepris d’autres types d’initiatives ?

    F.L. : Oui, nous avons prévu une campagne d’affichage qui porte le message de Lucie Aubrac et qui va si bien à La Marseillaise : « Résister se conjugue au présent ». C’est l’occasion de donner de la visibilité dans l’espace public à notre journal qui n’a pas les moyens d’autres titres. Nous espérons bientôt compléter ces affiches avec des bandeaux annonçant l’arrivée effective de La Marseillaise dans les Alpes ! Mais ce n’est pas tout…

    C’est-à-dire ?

    F.L. : On est également en train de préparer des points de rencontres le samedi 7 février avec les oriflammes de La Marseillaise et des barnums aux couleurs des Amis du journal pour donner encore plus de visibilité à notre démarche. C’est déjà prévu dans six communes : à Manosque, Digne, Gap, Forcalquier, Sisteron, Château-Arnoux et je suis certaine que d’autres membres des Amis de La Marseillaise, peut-être avec un peu moins d’équipements visibles, vont rejoindre l’opération dans des localités plus modestes afin de prendre leur part à ce que nous voulons être une grande diffusion de notre journal. Voilà ce qui est dans les tuyaux à ce jour.

    Quel est l’état d’esprit de celles et ceux qui participent à tout cela ?

    F.L. : De l’enthousiasme, mais aussi beaucoup d’impatience. Nous connaissons la situation de La Marseillaise, les progrès qu’elle a enregistrés, mais aussi sa fragilité financière. De notre côté, on fait notre maximum pour créer les conditions de son arrivée.

    Comment adhérer ou ré-adhérer aux Amis de La Marseillaise ?

    Pour rejoindre l’association des Amis de La Marseillaise ou renouveler son adhésion, il suffit d’adresser un chèque d’au moins 10 euros libellé au nom des Amis de La Marseillaise à l’adresse suivante : Les Amis de La Marseillaise 84 bis Vieille route de la Gavotte 13170 Les Pennes-Mirabeau, en précisant vos coordonnées.

    Vous pouvez en profiter pour effectuer un don déductible d’impôts à 66% avec un chèque libellé à l’ordre de « Presse et pluralisme – La Marseillaise ».

  • OM : pas là pour faire tapisserie

    OM : pas là pour faire tapisserie

    La cruelle défaite aux tirs au but face au PSG, à Koweït City lors de la finale du Trophée des Champions, résonne encore dans toutes les têtes marseillaises. « Vu le scénario, ça fait mal, prendre ce but à la fin », confirme Amine Gouiri, enfin titulaire en pointe de l’attaque olympienne, jeudi dernier, depuis sa blessure à l’épaule survenue à la mi-octobre. « Cette saison, on a pris beaucoup de buts dans les arrêts de jeu. Ce n’est pas un manque d’expérience, mais plutôt du vice. On doit travailler parce qu’on a perdu énormément de points et un titre », poursuit-il, conscient que le manque de constance est l’un des points négatifs de l’OM.

    « C’est une saison avec beaucoup de matches, on a eu beaucoup de blessés, mais on est là, on a regardé Paris dans les yeux, toujours en course en Ligue des champions et sur le podium en Ligue 1. On est toujours là », lance Gouiri, désormais focus sur le prochain match, ce mardi soir (à 21h), lors des 16e de finale de la Coupe de France face au Bayeux FC, club de Régional 1. Soit cinq divisions d’écart. « C’est la magie de la Coupe, mais il faut rester concentré, y aller avec humilité et gagner le match. Que ce soit contre Paris ou Bayeux, une R1, ça reste la Coupe, un trophée à aller chercher. Eux vont faire le match de leur vie, mais nous aussi », ajoute l’attaquant professionnel de 25 ans, qui va faire face à des amateurs.

    « Tous les matches doivent être joués de la même manière. Il n’y a pas de matches moins importants que d’autres. On doit avoir la même détermination et humilité. Sinon, on risque d’être une équipe incomplète. Demain, il y aura la meilleure équipe possible pour ce match », assure Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM. Il en a profité pour annoncer l’absence de Pierre-Emerick Aubameyang, qui a eu le droit à quelques jours de repos « pour recharger les batteries ».

    Dans les cages, Gerónimo Rulli laissera sa place à Jeffrey De Lange. Ce dernier disputera son 5e match de la saison face aux hommes du Calvados. « La compétition me plaît parce que tout le monde a la même chance. Un vaut un dans le football et la vie. Toutes les équipes doivent avoir les mêmes droits que le PSG et l’OM. Les joueurs sont souvent des fils d’immigrés ou de personnes de classes plus pauvres, donc c’est plus juste comme format », souligne le technicien italien, qui en a profité pour faire passer un message à Eric Fouda, entraîneur du Bayeux FC, suite à ses propos assez critiques parus dans La Provence. « Je sais qu’ils jouent en 3-4-1-2 et que leur entraîneur aime donner des conseils aux autres coaches. S’il veut m’en donner, je lui passerai mon numéro de téléphone », lâche un De Zerbi taquin.

    De Zerbi lie son avenir à celui de Benatia

    Le directeur du football à l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia, s’était livré sur son avenir, jeudi dernier, après la cruelle défaite en finale du Trophée des Champions face au PSG. « À Marseille, c’est difficile de se projeter, avait-il soufflé. Après Nantes (0-2), il y avait tout à jeter. Donc pour ma part, je ne me projette pas du tout. Il faut juste savoir profiter de ce genre de matches, même si ce n’est pas une victoire, profiter du travail qui a été fait, pas tout le temps critiquer. Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place, il faudra encore leur laisser du temps de travailler. » Interrogé sur ces propos de l’ex-international marocain, Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM s’est montré très clair. « Benatia est amoureux de Marseille et peut-être encore plus que moi puisqu’il a grandi ici. Je suis fidèle et correct. Le jour où Benatia s’en ira, je partirai aussi. Je suis arrivé ici grâce à Benatia et Longoria », souligne le technicien italien, persuadé que l’actuel directeur du football ne faisait pas référence à un départ en fin de saison.

  • Roussel revendique « le droit au bonheur »

    Roussel revendique « le droit au bonheur »

    « Je voudrais revendiquer le droit au bonheur, le droit à la paix, pour toute cette grande famille humaine et bien sûr pour notre pays et le peuple de France. » C’est par ces mots que Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, lance ses vœux pour 2026. Face à un monde « qui a la crève », tel qu’il le formule, le communiste revendique l’espoir.

    Après avoir rendu un hommage aux victimes de la tragédie de Crans-Montana et à leurs proches, il dédie ce moment à « la jeunesse » et questionne « quel monde allons-nous laisser à nos enfants ? car la guerre menace partout ». Un terrible constat, plus de 60 pays sont en guerre, c’est du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. « Jamais nous n’abandonnerons la paix, jamais nous n’abandonnerons nos enfants », martèle le dirigeant communiste depuis le siège historique du parti place Colonel-Fabien.

    Ainsi, il apporte son soutien à la jeunesse iranienne, qui poursuit depuis plus de 15 jours des manifestations contre le régime des mollahs. Une révolte amorcée il y a deux ans déjà par le mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Même soutien apporté à la jeunesse du Venezuela et au peuple dans sa globalité, après le kidnapping du dirigeant Nicolás Maduro et de son épouse, ce que Fabien Roussel qualifie d’« acte de guerre extrêmement grave, extrêmement dangereux » des États-Unis. « Que dirions-nous si demain, une puissance étrangère venait à kidnapper Emmanuel Macron et Brigitte Macron ? (…) nous serions les premiers à dénoncer cette ingérence étrangère et à réclamer sa libération », affirme le leader du PCF. « Tout le monde comprend que la question posée n’est pas celle de la nature du régime vénézuélien mais bien celle de la nature de cette agression », pousse-t-il en présence de la représentante de l’ambassade du Venezuela Martha Bolivar Acosta et de l’ambassadeur de Cuba Otto Vaillant Frias, demandant la fin des blocus contre leur État respectif.

    « Nous ne voulons pas vivre dans un monde où la démocratie, les peuples, le climat, nos ressources naturelles, le vivant, seraient sacrifiés sur l’autel des profits des multinationales et des grands pétroliers », insiste Fabien Roussel et enjoint Emmanuel Macron de cesser de se « mettre à genoux » devant « l’ogre Sam » : « un président de la République qui se couche, c’est la honte totale pour notre pays, la honte suprême », clame-t-il. Et appelé dans la même séquence à « la paix en Europe » en mettant fin à la guerre en Ukraine. Aussi, en présence des représentants de l’ambassade de Palestine et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le chef des communistes français a assuré « poursuivre le combat avec eux pour une solution à deux États ».

    « L’État d’urgence industriel »

    Alors que le budget de l’État pour 2026 fait son retour dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale ce mardi, le secrétaire national du PCF est clair sur la consigne donnée à ses troupes : « Nous ne pouvons pas voter un budget qui alimente la guerre », prévient-il. Et porte un « budget qui fait le choix du pouvoir d’achat, d’investir dans les salaires, la production, énergie, formation, innovation et la transition écologique ». Tout en glissant un mot pour les milliers de salariés menacés par des plans sociaux, Fabien Roussel appelle le gouvernement à déclarer « l’État d’urgence industriel ». Enfin, à l’approche des élections municipales, le PCF, fort de 900 chefs de file dans le pays, pour battre « la droite et l’extrême droite », au travers de l’union. « Le rassemblement, il y a ceux qui en parlent et ceux qui le font », tacle le maire de Saint-Amand-les-Eaux.

  • [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    [Sondage La Marseillaise] Pour la droite, le Rassemblement national est « l’assurance-vie » de Benoît Payan

    À deux mois des élections, la course à l’hôtel de ville s’annonce disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié lundi, place Benoît Payan (DVG) et Franck Allisio (RN) en tête du 1er tour avec 30% des intentions de vote chacun. Martine Vassal, la candidate (DVD) de l’alliance de la droite, en recueille 23%. Sébastien Delogu (LFI) est lui crédité de 14%.

    Dynamiques croisées

    La réaction de l’équipe de campagne de Martine Vassal n’a pas tardé. Dans un communiqué, elle appuie sur la volatilité de l’électorat. « Les sondages se suivent et ne se ressemblent absolument pas. En deux mois, on a eu trois candidats différents en tête, on voit bien que c’est une élection très incertaine qui sera sûrement la plus serrée de l’histoire », appuie Romain Simmarano (Ren), porte-parole de la candidate. Sur les réseaux, ce dernier poste un tableau faisant la moyenne des sondages précédents. Une façon d’atténuer l’impact. Mais le document met en valeur deux dynamiques qui se croisent : celle de sa candidate qui perd six points depuis son entrée en campagne en septembre et celle de Franck Allisio qui en gagne autant sur la période.

    « Il faut se souvenir que notre liste était à 21% il y a un an. Cette élection n’est pas jouée, tout est très ouvert, voilà ce que disent ces sondages », répond Romain Simmarano. Pris en étau entre une extrême droite dont Martine Vassal a admis partager des valeurs, et une gauche sortante dont le socle est plus large qu’en 2020, la droite essaie de s’ouvrir une voie pour être dans « le match » de cette élection.

    « Le grand fantasme de Benoît Payan d’installer un match avec le RN se met en place. En 2020, il a utilisé Michèle Rubirola en bouée de sauvetage, en 2026, ce sera Allisio », note Maxime Boudet, porte-parole de Renaissance Marseille. « Il a bien compris que c’est pour lui une assurance-vie, car le RN ne peut pas gagner », renchérit Romain Simmarano, pour qui l’alliance des macronistes aux LR reste « la seule voie médiane, raisonnable et ambitieuse ».

    L’entourage de Martine Vassal appelle aussi à recentrer le débat. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « idées » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. « La campagne commence, on va pouvoir parler projet et vision. La propreté, la RTM, ce n’est plus l’enjeu », estime Maxime Boudet, souhaitant voir le centre macroniste prendre toute sa part. « Les résultats de Berland en 2020 montrent que sont les voix qui manquent aujourd’hui à Martine Vassal. On doit aller chercher les électeurs du centre. Renaissance peut rapporter ces voix à Martine Vassal ». Ces mêmes voix qui s’étaient déjà refusées en 2020 ?

  • [Sondage La Marseillaise] La France insoumise veut un « front commun »

    [Sondage La Marseillaise] La France insoumise veut un « front commun »

    Crédité de 14% des intentions de vote au premier tour dans le sondage La Marseillaise – Experts et territoires – Ipsos-BVA publié ce lundi, le candidat de la France insoumise oscille toujours autour de la barre des 15% au fil des différentes enquêtes d’opinion. Sans décoller depuis le meeting qui a lancé sa campagne le 7 décembre. « On ne commente pas les sondages, balaie d’emblée son directeur de campagne, Hedi Bounouar. Les élections, ce sont le jour du vote et ce sont les électeurs qui décident des élus, pas les sondeurs. »

    En face, l’annonce d’un RN à égalité avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, au premier tour, amène le Printemps marseillais a pousser pour un vote utile. « Le plus important, ce n’est pas de voter utile, c’est de voter pour ses convictions, notamment au premier tour, réplique le porte-parole du député des quartiers Nord. Pour moi, voter utile à gauche, si le RN est aussi haut, c’est voter pour ceux qui ont annoncé vouloir faire un front commun contre l’extrême droite. » Tandis que Benoît Payan espère l’emporter sans le soutien des Insoumis. C’est que les attaques contre le Printemps marseillais passent mal dans la majorité municipale. « La musique selon laquelle la campagne des Insoumis est orientée contre Benoît Payan, c’est quelque chose que l’on réfute », jure Hedi Bounouar. Lui reprochant malgré tout de ne pas s’être « extrait du système Gaudin-Guérini ».

  • [Sondage La Marseillaise] Un rejet désormais plus marqué de LFI que du RN

    [Sondage La Marseillaise] Un rejet désormais plus marqué de LFI que du RN

    Pour chacune des personnalités suivantes, diriez-vous que si elle devenait Maire de Marseille en mars prochain, ce serait une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise, très mauvaise chose ou ni une bonne chose, ni une mauvaise chose pour l’avenir de Marseille ?

    C’est la question à laquelle l’échantillon représentatif de Marseillais a répondu. À nouveau, le maire de Marseille fait la course en tête (44% de oui), devant Martine Vassal (40%de oui), Franck Allisio (32%de oui) et Sébastien Delogu (22% de oui).

    Indifférence croissante vis-à-vis de l’extrême droite

    L’enquête révèle un rejet désormais plus marqué de LFI que du RN. Ainsi, l’élection du candidat insoumis serait jugée comme « une mauvaise chose » pour l’avenir de Marseille par 54%des personnes interrogées. « Clairement le repoussoir c’est LFI au plan national, c’est Delogu à Marseille », analyse Stéphane Zumsteeg le directeur du département Politique et opinion d’Ipsos-BVA.

    Les conséquences d’une élection de Benoît Payan comme de Martine Vassal seraient perçues comme négatives par 36% des personnes interrogées.

    Quant au candidat RN, s’il y a plus de Marseillais qui verrait son élection comme « une mauvaise chose » (39%) que comme « une bonne chose » (32%), une part importante des personnes interrogées estiment que ce serait « ni une bonne, ni une mauvaise chose ».

    « C’est le symptôme d’une institutionnalisation du RN qui fait de moins en moins peur y compris au plan local. 20+32 ça fait 52% donc oui, si on ajoute ceux qui y sont favorables et ceux qui y sont indifférents cela fait une majorité potentielle », souligne Stéphane Zumsteeg.