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  • Un salon de l’Agriculture sous tension

    Un salon de l’Agriculture sous tension

    C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.

    En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.

    De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.

    « Sortir du dogme

    de la compétitivité »

    Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».

    Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.

    Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.

    « La régulation du marché
    est indispensable »

  • Benoît Guillaume : pour les arts de la rue, un très agile dessinateur

    Benoît Guillaume : pour les arts de la rue, un très agile dessinateur

    Cet artiste déjoue rapidement les attentes les plus convenues. Avec sa taille à lui -1m 67-, sa manière de se faufiler et de rebondir parmi les joies et les embûches de la vie, Benoit Guillaume pourrait passer inaperçu. Son regard drôle et malicieux, sa mince silhouette quelquefois curieusement austère n’incarnent pas immédiatement la diversité des angles d’attaque de ses dessins.

    Cette âme est voyageuse. Au 16 du boulevard National dans la galerie de Pierric Paulian, captées dans plusieurs sites et territoires, ses saisies du vif de l’existence se succèdent. Souvent seul, tout en côtoyant des amis et complices, Benoît Guillaume s’embarque loin des routines franco-françaises : il aime traverser les centralités et les périphéries, les mouvements permanents, de jour comme de nuit, de mégalopoles et de cités comme New York, Brooklyn, Naples, Alger, Alexandrie, Le Caire, Montréal, Paris, Tokyo, Saïgon et Bangkok.

    Agripper les postures et les voix

    À propos de Marseille, il invite à « rester curieux ». Les légendes qu’il griffonne évoquent des arrivées par l’A7 et la Porte d’Aix, une pétanque nocturne place Carli, « les collines cramées de l’été », le carrefour de la rue Estelle et de la rue d’Aubagne, une cour intérieure ensoleillée de Belsunce, le bar du Peuple ou bien la Plaine « rhabillée par les couleurs de MPT ».

    Sur Instagram, Benoît Guillaume évoque les gestes et les mots d’ordre des manifestations de soutien pour la Birmanie et Gaza, l’occupation du kiosque Canebière par de jeunes migrants, le procès de la rue d’Aubagne. Il signale l’exposition à l’Alcazar d’une proche amie Émilie Seto et puis témoigne de l’énorme explosion de gaz et de l’ambiance d’apocalypse qui s’étaient déchaînées en avril 2023, dans la proximité de la fenêtre de son appartement rue de Tivoli. Avec ses couleurs et son vocabulaire de plasticien, au plus près des émotions de chacun, il invente une sténographie simple et juste. Il en va de même quand il retranscrit pour le Bureau des Guides le merveilleux cheminement des découvertes urbaines menées par Nicolas Memain.

    Les couleurs de l’ordinaire
    et de la marge

    Ce n’est pas compulsif, c’est manière de respirer : depuis toujours il dessine. Il est né à Brest en 1976. Ingénieur agronome, le père voyage souvent, ramène au bercail des objets « exotiques ». Son grand frère est de 13 ans plus âgé : Benoît est le cinquième parmi sept enfants, il apprend comment prendre ses distances quand l’agitation monte dans la maison. Grâce aux aînés, lectures précoces de Spirou, Moebius et Bilal, intérêt très vif pour les Amérindiens. Plus tard, son parcours d’autodidacte hypercurieux et cosmopolite s’affirmera davantage : il réalisera des adaptations d’Henri Michaux et de Marie NDiaye. Un frère et une sœur ont travaillé pour des ONG au Burkina-Faso et au Cambodge, il vient les visiter. Auparavant DJ alternatif, son plus jeune frangin Loïc, grand connaisseur du jazz et des musiques africaines, tient vaillamment la boutique de vinyles Bazar-Musiques, 5, boulevard Chave.

    Une année à Quimper, ensuite trois ans dans une école de graphisme de Paris provoquèrent une chance inattendue : 1998-1999, une Bourse et un concours dont il est lauréat lui permettent d’approfondir sa formation dans le contexte d’une école supérieure de design à New York. Après quoi, tout en continuant de voyager aussi souvent que possible, il quitte progressivement Paris et cesse de travailler en tant que graphiste pour la communication et la publicité. Il habite Valence avant de s’établir définitivement à Marseille voici 13 ans.

    L’atelier collectif qu’il partageait dans Belsunce avec cinq autres plasticiens, s’est agrandi et transplanté rue Saint Suffren près de Castellane : onze artistes profitent des ressources de cet espace autogéré. Depuis quatre ans, au Mucem, Clémence Levassor et Béatrice Goudard lui demandent d’accompagner avec humour, liberté et concision les affiches, les brochures et les podcasts des Procès du Siècle.

    Parmi les publications de Benoît Guillaume, on recommandera cinq recueils d’images et textes imaginés par Le Port a jauni. Responsable des innovations de ces éditions, Mathilde Chèvre a poussé très loin la fraîcheur de ces livres qui évoquent finement le Maroc, l’Égypte et le Bus 83 de la Corniche de Marseille. En contrepoint aux cadrages des choses vues par Benoît, on découvre ellipses et consonances, la justesse des écrits de Ramona Badescu.

    Jusqu’au 14 mars, après-midi mardi / samedi, 16, boulevard National, exposition « Les villes sont
    toutes les mêmes
     ».

  • Protoxyde d’azote : le préfet du Gard durcit le ton

    Protoxyde d’azote : le préfet du Gard durcit le ton

    Le département du Gard reste meurtri par le tragique accident survenu début décembre à Alès. Trois jeunes de 14, 15 et 19 ans avaient perdu la vie après que leur véhicule a percuté un mur et s’est retrouvé dans une piscine. Après analyse, il s’avère que le conducteur avait consommé de l’alcool, du cannabis mais aussi du protoxyde d’azote. Cet accident avait ainsi remis sous les projecteurs l’utilisation du protoxyde d’azote aussi appelé « gaz hilarant », qui n’est pas considéré comme une drogue.

    Utilisé dans la santé en tant qu’analgésique ou en pâtisserie, il est stocké dans des cartouches pour siphon à chantilly ou dans des aérosols. Depuis plusieurs années, il est aussi utilisé dans un contexte récréatif car il provoque une ivresse légère et des fous rires incontrôlables dont les effets peuvent durer quelques dizaines de secondes. Si, comme à Alès, plusieurs auteurs d’accidents mortels avaient consommé du protoxyde d’azote en France ces derniers mois, son usage répété peut aussi avoir de lourdes conséquences comme des asphyxies, des pertes de connaissance et des atteintes neurologiques irréversibles. La multiplication des bonbonnes jetées dans la nature crée également des problèmes environnementaux car leur traitement coûte extrêmement cher. La mairie de Nîmes a ainsi évalué à « 18 euros le coût du traitement par bouteille ».

    Nouvel arrêté dans le Gard

    Face à cette situation, la préfecture du Gard avait interdit depuis le 28 novembre 2025 la vente de protoxyde d’azote aux mineurs, la détention dans l’espace public par des mineurs de cette substance, le dépôt des contenants dans les lieux publics et sa vente dans les débits de boissons et les débits de tabac. L’utilisation « de manière détournée du protoxyde d’azote à des fins récréatives dans l’espace public » était aussi devenue illégale.

    Le 2 février, le préfet du Gard a renouvelé cet arrêté et est même allé encore plus loin en signant un nouvel arrêté interdisant le transport du protoxyde d’azote sans motif légitime dans un véhicule. Cet arrêté limite aussi la vente à de petites cartouches de 8,6 grammes maximum, avec un plafond de dix unités par achat.

    « La consommation détournée de protoxyde d’azote est un problème de santé publique en pleine expansion, touchant particulièrement les mineurs et entraînant des effets dévastateurs, voire mortels », a justifié Jérôme Bonet.

  • Les propositions de Nîmes en commun

    Les propositions de Nîmes en commun

    À un mois des élections municipales, Nîmes en commun affiche une ambition culturelle structurante, pensée comme un levier de cohésion sociale. Le programme défendu par le collectif repose sur une idée centrale : replacer la culture au cœur de l’action publique. Première mesure phare : la création d’un office culturel municipal, conçu comme un lieu permanent de dialogue entre la Ville, les institutions culturelles, les associations et les artistes. Objectif : coconstruire la politique culturelle, partager les moyens et définir collectivement les priorités à l’échelle communale et intercommunale.

    Faire culture commune

    Autre axe majeur : le soutien durable à la création. Nîmes en commun propose de généraliser les conventions pluriannuelles avec les acteurs culturels afin de sortir de la logique du projet par projet. Une manière d’instaurer un rapport de confiance, de sécuriser l’emploi artistique et d’assurer une offre culturelle continue pour les habitants. Le collectif défend également la gratuité intégrale des bibliothèques, couplée à un soutien renforcé aux librairies indépendantes et aux maisons d’édition locales. Cette politique s’inscrit dans un projet plus large : faire de Nîmes une véritable Cité du livre, en lien avec l’université, la formation et l’éducation artistique.

    Sur le plan des équipements, Nîmes en commun entend revoir en profondeur le projet de conservatoire, jugé sous-dimensionné. Le collectif plaide pour un nouvel établissement, capable d’accueillir davantage d’élèves et de viser le label de conservatoire à rayonnement régional. Enfin, le programme met l’accent sur le patrimoine, envisagé autrement que sous l’angle touristique, et sur la création de tiers-lieux culturels, les « places communes », ancrés dans les quartiers, co-gérés et ouverts à toutes les pratiques. Ces propositions seront au cœur de la réunion publique organisée dimanche 22 février à 15 heures, à l’auditorium du centre Pablo-Neruda, à Nîmes. Un temps d’échange est prévu avec les habitants pour débattre de l’avenir culturel de la ville qui sera précédé d’un moment musical.

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.

  • Un cinéma itinérant pour les habitants de zones rurales

    Un cinéma itinérant pour les habitants de zones rurales

    Le but est d’aller dans des communes éloignées d’une salle de cinéma et leur proposer une manifestation culturelle qu’ils n’ont autrement pas. » Salarié depuis 23 ans du cinéma itinérant fondé par Jean-Marie Cayet, Thierry Sapone est l’un des trois travailleurs qui sillonnent les routes sinueuses des Alpes-de-Haute-Provence, au volant de l’un des deux fourgons de l’association chargés de matériel de projection. Avec eux, tout un réseau de bénévoles et de correspondants locaux permet aux habitants des villages les plus isolés d’avoir accès à la culture.

    « Parfois, on doit faire quatre heures de route aller-retour, puis six heures de projection, et les entrées ne couvrent même pas ça, avec notre tarif unique de 6 euros », explique le plus ancien des salariés de l’association. « Depuis la sortie du Covid, c’est compliqué financièrement. Cette année, on est en négatif, les entrées sont en baisse. L’année dernière a été catastrophique », regrette-t-il. « On ne pourra pas faire encore deux ans comme ça. » Chaque séance coûte « entre 400 et 500 euros » à l’association. L’été, les équipes proposent des séances en plein air et partent en binôme. Le reste de l’année, le projectionniste part seul et utilise des salles mises à disposition par les mairies. Les correspondants locaux de chaque commune aident à ouvrir la salle, installer, gérer la caisse.

    35 villages

    et 130 bénévoles

    Le cinéma itinérant se déplace dans « à peu près 35 villages » et a un réseau d’environ 130 bénévoles et correspondants locaux. En termes de fréquentation, « parfois, on fait des séances où il n’y a quasiment personne dans la salle. Là, on a passé le Marsupilami avant-hier à Valensole, on a eu 50 personnes, donc on est contents », se réjouit Thierry Sapone. En moyenne, « on est à 27 entrées par séance. Notre but est de monter à 35, la moyenne nationale des cinémas itinérants. »

    « Quand on va dans des petites communes comme La Palud-sur-Verdon, ils sont à 1h30 ou 2h du cinéma, donc ils sont bien contents quand on arrive ! », lance le salarié. Le cinéma itinérant, classé art et essai, propose aussi bien des films pour enfants que des comédies. « C’est important pour nous, on propose un cinéma de qualité, on ne passe pas que des gros blockbusters », explique Thierry Sapone. Le fondateur du cinéma itinérant, nommé Cinéma de Pays, Jean-Marie Cayet, a passé la main à un nouveau directeur, Stéphane Paillet.

    Prochaines dates à Sausses
    et à Seyne ce samedi 21
     février
    à 18h et 20h30, autres dates
    à retrouver sur le site cinemadepays.fr

  • À Venelles, Annie Mouthiers porte « l’alternative »

    À Venelles, Annie Mouthiers porte « l’alternative »

    Jusqu’ici, Venelles ne comptait que la candidature de son maire sortant, Arnaud Mercier (DVD). C’était sans compter l’émergence de la candidature d’Annie Mouthiers, qui mène une campagne discrète. Déjà candidate en 2020, cette conseillère municipale d’opposition fait le choix de se présenter à nouveau. Et sur des termes similaires : une liste sans étiquette, « alternative. On a des valeurs sociales manifestes. Il y a la volonté de pouvoir protéger tout le monde sur la commune. Maintenant, c’est une liste citoyenne, dans le sens ou nous ont rejoint beaucoup de gens qui voulaient qu’il se passe autre chose sur la ville. Elle n’est pas portée par des partis politiques ». Le projet, se veut avoir « à cœur de rendre Venelles accessible à tout le monde ». Avec l’écologie et le social comme fil rouge de la campagne. « On veut que la commune connaisse une autre politique que celle qui est menée par le maire depuis douze ans, ce ne serait pas une bonne chose qu’il dirige la ville six ans de plus et que l’on ai 18 ans le même maire, avec les mêmes politiques. Il est très axé économique et financier, mais il faut y mettre aussi du social et de l’environnemental. Il n’empêche qu’on travaillera sur les finances, l’économie », poursuit Annie Mouthiers. Parmi les priorités du programme, celle du logement, dont les prix et les difficultés d’accès ont pour conséquence une population vieillissante sur Venelles, la réinstauration d’une « démocratie participative : moi, maire, tout le monde travaillera sur les projets, on aura beaucoup plus de démocratie participative, un budget participatif aussi ». Plus de moyens humains et financiers pour le CCAS, un « vrai » plan vélo et le traitement de la question des mobilités de la commune, la redynamisation de la biodiversité et de l’agriculture locale, d’un accès au sport « pour tous, pas seulement compétitif » et à la culture, figurent aussi au programme. La candidature, officieuse, apparaît à 24 jours du premier tour du scrutin. « Pourquoi maintenant ? Je ne peux pas répondre à cela, ça s’est fait comme ça. On était au boulot, ce qui explique qu’on peut avoir du retard », estime la candidate. Il faudra attendre encore quelques jours, pour que soit communiquée la liste.

  • Pays d’Aix : deux grands prix pour le prix d’un

    Pays d’Aix : deux grands prix pour le prix d’un

    Puyricard et Puyloubier vont accueillir deux belles courses cyclistes.

    Sur les routes du Pays d’Aix, samedi, puis au pied de la Sainte Victoire, dimanche, le peloton régional répond à l’invitation de l’AVC Aix qui, depuis dix ans, propose ces deux rendez-vous qui attirent les coureurs de niveau national.

    Néanmoins, nul n’étant prophète en son pays, les coureurs au maillot vert et noir espèrent enfin trouver un successeur à Clément Izquierdo. Il est le seul Aixois à avoir inscrit son nom au palmarès, en s’imposant sur le circuit de Puyricard, il y a deux ans.

    Sus aux Bourguignons

    L’an dernier, ce sont les Bourguignons de Dijon qui ont dominé les deux courses. Cette année, la machine aixoise va tenter de reprendre la main. Et, pourquoi pas, aller chercher la victoire au terme des deux épreuves.

    Surfant sur un très bon début de saison, notamment lors du Grand prix de Marseille-La Marseillaise, Jack Brough et Joseph Brookes seront à surveiller. De même que leur coéquipier Jérôme Raus, très en vue au Pays Basque et dans les boucles du Haut Var.

    D’autres formations seront en embuscade, à commencer par celle de Dijon, qui tentera de confirmer ses succès de la saison dernière sur les Grands Prix du Pays d’Aix, mais aussi Rouen, vainqueur de la Coupe de France en 2024 et 2025 et Vendée U, actuel leader du classement national, où l’AVCA occupe la 3e place.

    « L’objectif est clair », annonce Sébastien Cottier. « Sur ces deux courses organisées par le club, il s’agira d’être performant et de jouer la victoire. Les coureurs le savent et sont motivés à l’idée de remporter ces Grands Prix qui se jouent à domicile », détaille le directeur sportif aixois.

    – Grand prix du Pays d’Aix, samedi 21 février. Le départ fictif sera donné à 10h30 et le réel à 10h44, arrivée vers 16h30.

    – Grand prix de Puyloubier, dimanche 22 février. Départ à 11h30.

  • La première bière 100% artisanale à obtenir le label « Esprit parc »

    La première bière 100% artisanale à obtenir le label « Esprit parc »

    Une levure exclusive 100% haut-alpine entre dans le processus de fabrication de la bière », explique fièrement Jean-Marie Bernard, président du Département des Hautes-Alpes. Guillaume Waille et Jean Escalon, codirigeants de la brasserie Walpine de Saint-Jean-Saint-Nicolas avaient un objectif en tête : élaborer une bière naturelle et locale. Leur désir était que, du houblon au malt, en passant par les levures et l’eau, la bière soit confectionnée à partir de produits naturels et locaux afin d’obtenir le label « Esprit parc ». La brasserie étant située au sein du Parc national des Écrins.

    Un label exigeant qui valorise la passion pour le territoire, les savoir-faire et la nature. Il atteste également que le produit s’inscrit dans un processus écologique qui préserve la biodiversité. Ils se sont mis au travail dès leur retour du Salon de l’agriculture 2024, en collaboration avec le laboratoire départemental pour confectionner une levure 100% haut-alpine.

    Nature et savoir-faire

    « Le partenariat entre la brasserie et le laboratoire départemental a permis la création d’un produit d’une très grande qualité (…)La démarche a permis à La Walpine de décrocher le label “Esprit Parc national”, une véritable consécration pour ce travail partenarial », conclut avec enthousiasme Jean-Marie Bernard. C’est la première bière à obtenir ce label en France. La brasserie Walpine sera présente sur le stand des Hautes-Alpes au Salon de l’agriculture à Paris, du samedi au lundi.

  • Terres rares : comment gagner en autonomie par rapport à la Chine

    Terres rares : comment gagner en autonomie par rapport à la Chine

    Une trentaine de chercheurs et chercheuses ont épluché pas moins de 4 100 publications scientifiques pour établir l’état des connaissances sur les défis et les opportunités d’une utilisation responsable des terres rares. L’objectif ? « Éclairer le débat public et la décision sur ce sujet sociétal important », résume Clément Levard, physico-chimiste et directeur de recherche CNRS au Centre de recherche et d’enseignement en géosciences de l’environnement (Aix-en-Provence), qui a copiloté un rapport récemment publié. « Cela s’inscrit dans une volonté de gagner en autonomie par rapport à la Chine pour renforcer notre souveraineté. »

    Car ces terres rares tant convoitées par l’industrie proviennent aujourd’hui majoritairement de Chine. Si les ressources sont plutôt distribuées sur la planète, les infrastructures pour les traiter, les séparer et les raffiner sont à 90% en Chine. « Cela crée des tensions dans un contexte géopolitique complexe », constate Clément Levard. Notamment lorsque le pays réduit ses exportations suite à un différend avec le Japon en 2010, ou plus récemment lors de l’épisode des droits de douane imposés par Donald Trump.

    Trois leviers

    Les scientifiques exposent trois leviers pour être plus souverains : la réduction de l’usage des terres rares, leur recyclage et l’extraction autrement. « Il existe un potentiel important de réduction par la substitution ou la sobriété d’usage mais la réflexion sur les usages est trop peu développée, regrette Clément Levard. En prioriser certains et faire autrement pour d’autres pourrait être un gros levier. » Quant au recyclage, seul 1% des terres rares sont recyclées. Pour plusieurs raisons : des objets dispersés difficiles à collecter, la rentabilité du recyclage et l’absence de traçabilité de la présence de terres rares dans les objets. « Mais il n’y a pas d’obstacle technologique, insiste le chercheur. Nous savons faire. » Enfin, il y a des terres rares dans certains déchets industriels et miniers -boues rouges, cendres de charbon ou résidus d’extraction de phosphates. « L’Europe a des stocks importants, assure-t-il. Mais aller y chercher des terres rares est encore peu rentable. »

    Et les ressources primaires ? « Il est raisonnable de penser qu’en consommer moins et mieux les recycler ne suffira pas à répondre à la demande croissante », admet Clément Levard. L’Europe peut nouer des partenariats avec des pays qui en ont –comme le Brésil– ou se pencher sur ses propres ressources : en Norvège, en Suède et au Groenland. « Mais ouvrir des mines prend des années et est souvent décrié par les populations locales », nuance le chercheur. La France a potentiellement des ressources dans ses fonds marins. « Mais les stocks sont incertains, ajoute-t-il. Et cette extraction pourrait avoir d’énormes impacts environnementaux irréversibles. » Raison pour laquelle la solution n’est pas privilégiée.