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  • [On passe à table] Les tagliatelles fraîches sauce cacio e pepe

    [On passe à table] Les tagliatelles fraîches sauce cacio e pepe

    Cette semaine nous vous proposons un voyage direction l’Argentine et plus précisément Buenos Aires aux côtés de Barabara. Un pays où 75% de la population est issue de l’immigration italienne. Ce qui se retrouve beaucoup dans la gastronomie locale.

    Un goût unique

    Pour réaliser la pâte des tagliatelles, rien de plus simple il vous faudra mélanger la farine, le sel et l’œuf, en dernier que vous casserez à part avant de l’incorporer au mélange au cas où celui-ci ne serait plus frais.

    Mélangez à la main dans un saladier puis une fois que la grande majorité des ingrédients est amalgamée, déposez sur un plan de travail et continuer à travailler le tout pour former une belle boule homogène. Attention, la pâte doit être relativement sèche et ne pas coller aux doigts, cependant si vous voyez que celle-ci présente quelques craquelures, vous pouvez ajouter un peu d’eau au fur et à mesure. Les œufs ayant tous un calibrage différent, il se peut que celui que vous avez utilisé soit un peu petit pour la quantité de farine donc on comble ce qui manque avec de l’eau. Une fois la boule formée, laissez reposer 10 à 15 minutes avant de l’étaler au rouleau sur un plan de travail enfariné. Si vous avez un laminoir à la maison, inutile de trop étaler la pâte au rouleau avant de la passer dans la machine.

    Vous commencerez par l’écart le plus large et passerez deux fois la pâte dans le laminoir pour chaque taille en la pliant en deux après le premier passage. Utilisez ensuite l’outil qui permet de donner la forme désirée à vos pâtes. Sinon, vous pouvez très bien étaler la pâte finement au rouleau à la main et couper vos tagliatelles au couteau.

    Une sauce nappante

    Faites bouillir une casserole d’eau et à l’ébullition salez abondamment. Plongez-y ensuite vos tagliatelles pas plus d’une minute pour une cuisson al dente. Pendant ce temps faites chauffer une poêle et déposez une belle noix de beurre ainsi que le poivre moulu pour le faire légèrement torréfié et intensifier son goût. Sortez vos pâtes de l’eau avec une pince sans les égoutter. Il est important qu’une partie de l’eau de cuisson soit dans la sauce, l’amidon étant un liant. Mélangez bien le tout sur le feu. Encore du poivre et râpez le parmesan par-dessus. Servez, et râpez de nouveau du fromage sur le plat. Bon appétit !

    Pour une portion de 150g de pâtes, soit une personne, il vous faudra :

    – 100g de farine

    – 1 œuf

    – Du sel

    – Du poivre noir moulu

    – Du parmesan

  • Omeragic, l’homme à tout bien faire

    Omeragic, l’homme à tout bien faire

    Ils affichaient une complicité sans feindre leurs différences. Le petit milieu brun, l’œil rieur en coin et toujours taquin, et le grand blond, respectueux de tout, entretenaient une relation au bord de la caricature. Téji Savanier, le gitan de la cité Gély, et Becir Omeragic, le Suisse à la ligne de conduite intangible, avaient noué une relation autour du plaisir du jeu et de leur attachement à Montpellier jusqu’au lundi 16 février, date du transfert du second au FC Bâle.

    L’ancien capitaine emblématique et son successeur ne joueront probablement plus ensemble de leur vie, mais ils garderont probablement un bon souvenir l’un de l’autre. Sans la moindre anicroche malgré un passage de brassard forcé.

    Omeragic a traversé bien des tempêtes à Montpellier sans que personne ne crache dans son dos. Un vestiaire chahuté, une relégation à un an de la Coupe du monde (11 juin-18 juillet), la perte de son père à l’automne 2024 : malgré ce remue-ménage ou remue-méninges, le défenseur ou milieu de terrain suisse (24 ans) retourne dans son pays d’origine sur un tapis de louanges et un regard unanime, rares dans ce monde controversé.

    Dirigeants, joueurs, entraîneurs saluent tous le savoir-vivre, adossé à un savoir-jouer, de l’international suisse (7 sélections) qui rêve de l’Amérique.

    « On perd quand même un très bon joueur, surtout une belle personne. J’ai joué six mois avec lui, mais c’est vraiment une belle rencontre », juge le nouveau capitaine Julien Laporte.

    Après deux saisons et demie dans l’Hérault, Bécir Omeragic, arrivé libre du FC Zurich à l’été 2023, retourne sur ses terres helvètes pour rejoindre le FC Bâle, champion en titre en pleine pénurie de défenseurs et classé à une modeste 4e place. Selon diverses sources, le transfert est évalué à 2,5ME et son contrat est d’une durée de trois ans et demi.

    Depuis cet été, le Suisse, d’origine bosnienne, espérait partir de Montpellier, tombé dans l’anonymat de la Ligue 2, mais il n’a jamais forcé la porte de son rêve. Celui de vivre la prochaine Coupe du monde au sein de la Nati, qualifiée haut la main et tombée dans un groupe abordable.

    Il peut y croire. À l’automne, il avait été rappelé par le sélectionneur Murat Yakin pour participer aux deux matchs éliminatoires pour le Mondial face à la Suède et au Kosovo en remplacement de l’ex-Toulousain Vincent Sierro.

    Durant près de trente mois, le capitaine de Montpellier a disputé 80 matchs (3 buts), toutes compétitions confondues, pour être un élément incontournable. Comme défenseur central ou milieu défensif, au gré des besoins de ses trois entraîneurs : Michel Der Zakarian, Jean-Louis Gasset ou Zoumana Camara.

    « C’est la vie d’un groupe,

    il faut avancer comme ça »

    Recruté comme Mousa Tamari ou Akor Adams, il s’est vite fait une place en charnière centrale aux dépens de Christopher Jullien. Le Suisse a allié rigueur défensive et qualité technique, doublée d’une élégance. Celle du joueur et de l’homme.

    Depuis le début de l’actuelle saison, Zoumana Camara ne l’avait laissé souffler que lors d’un match de Coupe de France à Agde. À l’exception de ce rendez-vous entre voisins, il avait joué tous les matchs pour être un leader de la jeune équipe héraultaise.

    « Comme n’importe quel entraîneur qui perd son capitaine et un joueur fiable et régulier, je suis déçu. Après, je suis en discussion constante avec mes dirigeants et mon président. Je le savais. Il faut faire avec la réalité actuelle. Je la connais depuis le début », estime le technicien montpelliérain.

    Camara perd un joueur expérimenté dans un effectif jeune et chamboulé cet été. Même si la victoire devant Le Mans (4-2), samedi 14 février, a préparé l’après, le départ d’Omeragic suscite pas mal de questions. Axe central réduit à trois joueurs, sentinelle remise sur le tapis, leadership à recomposer : l’homme à tout faire laisse un espace béant.

    « C’est l’histoire du football et du sport de haut niveau. Il y a d’autres qui sont là. Certains peuvent être tristes. D’autres peuvent peut-être se frotter les mains en disant qu’il y aura plus de place pour moi. C’est la vie d’un groupe, il faut avancer comme ça » minimise Camara.

    Ce dernier a confié provisoirement le brassard de capitaine à Julien Laporte, auteur d’une belle première partie saison et au profil comparable à Omeragic.

    Le jeune franco-brésilien : Everson, le néo-professionnel Théo Chennahi ou la recrue Nabil Homssa, voire Khalil Fayad peuvent profiter de l’opportunité pour s’installer comme titulaire. Ils vont s’y mettre à plusieurs pour assumer la succession du Suisse.

  • Une colistière de Lionel Royer-Perreaut avec Pierre Huguet

    Une colistière de Lionel Royer-Perreaut avec Pierre Huguet

    Mardi soir devant l’église de Mazargues (9e), à l’occasion du lancement de sa campagne, la tête de liste du Printemps marseillais pour les 9e et 10e arrondissements Pierre Huguet (G.s) insistait, avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, sur l’importance de dépasser les clivages partisans. Un message désormais concrétisé. L’actuelle adjointe chargée du développement économique Sophia Mabrouk, élue en 2020 avec l’ex-maire (Ren.) des 9-10 Lionel Royer-Perreaut, figurera en effet sur la liste du président du groupe Printemps marseillais « en bonne position », confirme celui-ci.

    « Aujourd’hui, les valeurs de la droite ne sont pas mes valeurs, et celles du RN encore moins », justifie la cheffe d’entreprise native de la Cayolle (9e), désormais en reconversion pour devenir infirmière. Développeuse économique, elle avait lancé une plateforme solidaire pour les entreprises au moment de la pandémie de Covid. C’est à cette occasion qu’elle avait fait la rencontre de Lionel Royer-Perreaut et était entrée en politique. « Ce qu’il incarnait en termes de proximité transcendait la politique, c’est ce que j’ai retrouvé avec Pierre Huguet », assure celle qui regrette la « fracture » laissée dans la majorité de secteur avec le départ de son ancien maire élu à l’Assemblée nationale en 2022. Elle déplore, aussi l’absence des élus de la majorité de droite dans les 9-10 au moment de la mort de Socayna le 10 septembre 2023, à Saint-Thys (10e). « C’est un choix personnel, je n’ai pas de parti mais des valeurs, avec lesquelles je ne transige pas », précise encore l’adjointe de secteur qui explique avoir échangé avec Pierre Huguet « il y a quelques semaines ».

    Face à l’extrême droite

    « Sophia Mabrouk incarne cette ouverture à la société civile qui est dans l’ADN même du Printemps marseillais », vante de son côté la tête de liste de l’union de gauche dans les 9-10. Et d’appuyer : « La raison pour laquelle on a échangé, c’est pour savoir comment faire barrage au RN dans le secteur. Martine Vassal et son équipe, Laure-Agnès Caradec [tête de liste LR dans les 9-10, Ndlr.] n’incarnent pas cette résistance à l’extrême droite, ils sont dans l’ambiguïté. »

    Historiquement acquis à la droite marseillaise, le secteur avait basculé à l’extrême droite lors des dernières législatives anticipées en élisant un député ciottiste, à la faveur des divisions entre LR et Renaissance. De quoi donner des ambitions à la tête de liste du RN Eléonore Bez, tandis qu’à la faveur des changements de vent quatre élus de la majorité avaient viré à l’extrême droite. Leurs délégations avaient été aussitôt retirées par la maire (DVD) Anne-Marie d’Estiennes d’Orves. « Le seul rassemblement capable de croire l’extrême droite est le Printemps marseillais », veut désormais croire Pierre Huguet.

  • XV Bleus prêts pour la passe de trois

    XV Bleus prêts pour la passe de trois

    On prend (presque) les mêmes et on recommence. C’est ce que l’on peut retenir des choix de Fabien Galthié pour affronter l’Italie, dimanche, à l’occasion de la troisième journée du Tournoi des VI Nations.

    Dans son quinze de départ, le sélectionneur tricolore n’a changé que deux joueurs par rapport à son équipe victorieuse au Pays de galles. Il relance les deuxièmes lignes toulousains Thibaud Flament et Emmanuel Méafou.

    Le premier, non disponible lors de la victoire contre l’Irlande (36-14), était revenu sur le banc lors de la démonstration contre le pays de Galles (54-12), qui a placé la France seule en tête du classement. Son compère Emmanuel Méafou avait été sur le banc à chaque fois, Fabien Galthié ayant préféré une paire plus mobile avec Charles Ollivon et Mickaël Guillard, qui basculent cette fois sur le banc.

    Les deux changements sont les seuls dans le quinze de départ, le sélectionneur faisant confiance à son équipe qui a parfaitement entamé le Tournoi. Le choix de cette deuxième ligne peut s’expliquer par la forte impression laissée par la mêlée italienne depuis deux matches, qui nécessite d’avoir plus de puissance dès le début de la rencontre côté français.

    « Il y a, dans ce paquet d’avant, des joueurs qui jouent ensemble dans leurs clubs, des habitudes, (…) la mêlée, c’est subtil. Ce sont des sensations, des ressentis, des liaisons. C’est une affaire de précision, la mêlée », a défendu Fabien Galthié en conférence de presse.

    Onzième levée en vue

    Seule sélection à avoir gagné ses deux premiers matches, la France est aussi la dernière à pouvoir prétendre au Grand Chelem dans l’édition 2026 du Tournoi. Quatre autres nations (Italie, Écosse, Angleterre, Irlande) ont déjà connu au moins une fois la défaite. Alors que les Gallois sont distancés.

    Le XV de France, lui, sait ce qu’il doit faire pour réussir le onzième Grand Chelem de son histoire, distinction après laquelle ils courent depuis 2022 : écarter l’Italie qui, d’après Fabien Galthié, « a le potentiel pour gagner le Tournoi ». Et, ensuite, s’imposer en écosse. Ce qui lui donnerait le droit de disputer une finale pour le titre et le Grand Chelem contre l’Angleterre, le 14 mars, au Stade de France.

    Le manager des Bleus comptera sur la paire palloise Emilien Gailleton et Fabien Brau-Boirie, testée victorieusement à l’Arms Park de Cardiff, pour dynamiser ses lignes arrières. Et sur un pack galvanisé par les retours de ses deuxièmes lignes toulousains pour contenir la puissance transalpine, qui a eu raison de l’écosse en ouverture du Tournoi.

    Des Bleus qui suivront les prestations de l’Angleterre face à l’Irlande (15h10) et de l’Écosse au Pays de galles (17h40), samedi.

    3e journée du Tournoi des VI Nations

    Dimanche, 16h10, stade Pierre-Mauroy, à Lille.

    Arbitre : Andrew Brace.

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Gailleton, Brau-Borie, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Dupont (m) – Jégou, Jelonch, Cros – Méafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ITALIE : Pani – Lynagh, Menoncello, Marin, Ioane – Garbisi (o), Fusco (m) – Zuliani, L. Cannone, Lamaro – Zamboni, N. Cannone – Ferrari, Nicoterra, Fischetti.

  • À Marseille, une pétition contre une halte soins addictions

    À Marseille, une pétition contre une halte soins addictions

    Près de trois ans après le sénateur d’extrême droite Stéphane Ravier, c’est cette fois la droite marseillaise qui lance, dès ce samedi, une pétition contre l’implantation d’une Halte soins addictions dans le centre-ville de Marseille. « C’est un combat politique, qu’importe ce qui a été fait par le passé », balaie d’emblée la tête de liste (Ren.) de la droite dans les 1-7 et porte-parole de la campagne, Romain Simmarano qui préfère souligner le travail de l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles pour faire échouer l’implantation prévue boulevard de la Libération. « Je suis surprise d’apprendre que Mme Camard [tête de liste du Printemps marseillais dans les 1-7, Ndlr.] souhaite faire une salle de shoot à Saint-Charles, nous y sommes complètement opposés », attaque de son côté la candidate de la droite, Martine Vassal.

    « Cette annonce est inacceptable au regard de l’état dans lequel ils ont laissé le centre-ville de Marseille », embraye son porte-parole. À son côté, le docteur Stéphane Pichon, président du conseil régional de l’ordre des pharmaciens, défend une implantation en milieu hospitalier. « Toutes les problématiques annexes vont pouvoir être prises en charge », argumente-t-il. Chacun rejette les arguments des associations qui plaident pour une implantation au plus près des lieux de consommation de drogue, qui serait quoi qu’il en soit accompagnée d’un suivi médical et social. Une solution défendue aujourd’hui par le maire (DVG) sortant Benoît Payan. « Ça s’est propagé partout », répond Romain Simmarano. « Marseille, ça devient crack cité bientôt », lance Martine Vassal. Mais ils s’engagent malgré tout à augmenter le soutien aux associations en première ligne face aux addictions.

  • Après avoir repris Pétain, Martine Vassal « comprend l’émoi »

    Après avoir repris Pétain, Martine Vassal « comprend l’émoi »

    Sur le plateau comme en coulisses, c’est la sidération. Alors que se termine ce jeudi soir le débat des municipales organisé par BFMTV au palais de la Bourse, la candidate de la droite à Marseille, Martine Vasal, a cité, à deux reprises, la devise du régime pétainiste. Provocant une indignation nationale.

    interpellée par le candidat LFI sur des valeurs partagées avec l’extrême droite, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département rétorquait : « Moi mes valeurs n’ont jamais changé. C’est le mérite, le travail, la famille, la patrie. » À côté d’elle, le maire (DVG) sortant Benoît Payan tique : « Vous savez qui a dit ça ? Vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire-là ? (…) C’est le slogan de M. Pétain ça. » Sans que Martine Vassal ne se reprenne. « Oui d’accord. Mais moi c’est mon slogan et ce sont mes valeurs. » Interrogée pour savoir si elle assume, elle répète : « J’assume que mes valeurs ce soit ça. Elles sont passées de mode, mais moi j’assume mes valeurs, travail, mérite, patrie et humanité. »

    Avec les premières reprises dans la presse, le tollé est immédiat. Et national. « C’est une faute morale gravissime », pointe le maire (DVG) Benoît Payan dans un entretien à La Provence. Et d’exiger : « Aujourd’hui, elle ne peut pas se justifier, elle doit s’excuser. » « Quand l’extrême droite progresse partout dans le pays, reprendre ses codes n’est pas une simple erreur de communication. C’est un signal politique ! », s’indigne aussi la fédération PCF des Bouches-du-Rhône.

    Le Modem 13 demande qu’elle laisse sa place

    Jusqu’aux rangs centristes l’indignation est palpable. « J’en appelle solennellement à M. Romain Simmarano, porte-parole de la liste et numéro deux, pour qu’il prenne ses responsabilités et reprenne le flambeau », écrit pour sa part le vice-président du Modem 13, Mohamed Laqhila, qui avait refusé de soutenir la candidate. Pour lui, les exigences « de la responsabilité, de clarté républicaine, du refus des ambiguïtés et des arrangements de circonstances (…) ne sont pas réunies ».

    La candidate de la droite pourtant a bien reçu le soutien de son camp. Le président (Ren.) de Région Renaud Muselier rappelle l’adoption d’une charte de valeurs par sa collectivité, « contre le racisme, l’antisémitisme et le pétainisme ». « Sur ces bases, je soutiens pleinement Martine Vassal, car je sais qu’elle partage ces valeurs politiques et républicaines », affirme le responsable de Renaissance dans la région. « Ces mots ne devraient pas être confisqués par une des pages les plus sombres d l’Histoire », défend aussi la présidente d’honneur du Crif Fabienne Bendayan, colistière de Martine Vassal.

    « Je comprends que l’énumération que j’ai faite a créé de l’émoi », répond quant à elle la candidate, interrogée par La Marseillaise. « Mais il ne faut pas déformer mes propos, poursuit la présidente (DVD) de la Métropole et du Département. Parce qu’on a déformé mes propos, notamment M. Payan, en faisant allusion à cette devise, je reçois des menaces de mort depuis ce matin. »

    Elle assure qu’on a « sorti trois mots de leur contexte » et dénonce une « manipulation politique ». « J’ai commencé mon propos par le mérite et j’ai terminé mes propos par l’humanité et la solidarité, insiste la candidate. Ce sont des valeurs qui sont morales, sociales, auxquelles je suis très attachée. » En d’appuyer : « Je ne suis pas pétainiste, je suis gaulliste. J’ai une seule devise : Liberté, Égalité, Fraternité. »

  • L’État propose 150 millions pour sauver Fibre Excellence

    L’État propose 150 millions pour sauver Fibre Excellence

    Une nouvelle qui tombe à pic ? Alors que l’entreprise Fibre Excellence et ses deux usines, dont celle de Tarascon, était au bord d’un gouffre financier et menacée de fermeture, le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, annonce la possible arrivée de 150 millions d’euros pour renflouer les caisses. Une annonce faite chez nos confrères de La Dépêche, qui se découperait en deux parties de 75 millions d’euros chacune. La première serait composée notamment d’un « abandon des dettes publiques et sociales » et d’intégration aux quotas carbone. La seconde porterait sur « une garantie de l’État sur la moitié des investissements du plan industriel ».

    Le conditionnel reste de mise car le ministère demande à l’actionnaire de l’entreprise des contreparties et qu’il apporte « des fonds ». « Les propositions apportées par l’État sont un premier pas dans la bonne direction », réagit l’entreprise, par communiqué de presse ce vendredi. « Nous allons étudier, dans les jours à venir, avec le plus grand soin ces propositions, avec leurs effets immédiats et ceux à moyen-long terme », développe son PDG, Jean-François Guillot.

    Un sursis mais…

    En bref, rien d’acté pour l’heure. Dans cette lignée, la CGT du site tarasconnais accueille la nouvelle positivement mais l’analyse comme « un sursis ». « Ce qui est présenté est très bien. C’est un beau geste. On est satisfaits mais pas rassuré », explique Laurent Quinto, pour la Filpac-CGT. « Ce sont des soins palliatifs. Même avec cette injection, le problème structurel n’est pas réglé. D’autres mesures sont nécessaires pour qu’on soit dans le positif financièrement », développe-t-il. Il a dans le viseur le prix du bois, nécessaire au site pour sa production de pâte à papier et une « revalorisation du prix de revente de l’électricité ». Cette dernière revendication est jugée par l’intersyndicale (CGT, FO, CFDT) comme essentielle à « la pérennité du site ». « Sans travail avec la filière du bois, sans renégociation du prix du Mégawattheure, la pérennité des sites n’est pas assuré », martèle Laurent Quinto. D’autant que ces points étaient l’objet de discussion au Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri) depuis plusieurs mois. « Au Ciri, on nous a pas du tout discuté des mesures annoncées. À part cette annonce dans la presse, nous n’avons pas de détails », conclut la CGT. Suite au prochain épisode donc.

  • Créer une culture nîmoise vivante…

    Créer une culture nîmoise vivante…

    Fondateur du Triptyk Théâtre, metteur en scène et figure reconnue du paysage culturel nîmois, Denis Lanoy ne conçoit pas la culture comme un supplément d’âme ni comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle est le socle même de l’action politique. Engagé de longue date aux côtés de Vincent Bouget, Leader de la liste municipale Nîmes en commun rassemblant la gauche sociale et écologiste, communiste convaincuil défend au sein de Nîmes en commun une ambition culturelle claire et assumée : « Il n’y a pas de réflexion politique sans réflexion culturelle ».

    Dans un contexte de désengagement massif de l’État et de fragilisation du monde artistique, la situation nîmoise apparaît, à ses yeux, préoccupante. « La culture est souvent le premier domaine, avec le sport, où les aides publiques sont retirées », constate-t-il. À Nîmes, le diagnostic est sans appel : l’absence de politique culturelle clairement définie par la municipalité actuelle. « Il n’y a pas aujourd’hui de politique publique de la culture à Nîmes. C’est cela qu’il faut remettre en question. » Cette carence a des conséquences concrètes : précarisation des associations, fragilité des artistes, manque de lisibilité pour les pratiques amateurs comme professionnelles, et une politique éducative artistique jugée trop timide. Pour Denis Lanoy, une politique culturelle digne de ce nom doit embrasser l’ensemble de ces dimensions : soutien à la création, éducation artistique, accès aux savoirs, reconnaissance du patrimoine dans toutes ses strates.

    Doubler la capacité d’accueil du conservatoire

    Car c’est aussi là que se joue une autre critique majeure : la réduction de Nîmes à une « ville-musée », tournée presque exclusivement vers sa romanité et son attractivité touristique. « On ne peut pas réduire Nîmes à une carte postale », insiste-t-il, rappelant la richesse de l’histoire médiévale, moderne et contemporaine de la ville, trop souvent reléguée au second plan. Du menhir de Courbessac aux fresques du XIXe siècle de l’église Saint-Paul, en passant par le patrimoine du XXe siècle, c’est toute une mémoire urbaine que Nîmes en commun souhaite réinvestir avec et pour les habitants.

    Le metteur en scène va plus loin : « Nîmes est un carrefour méditerranéen. Elle reçoit des influences venues du sud, de l’est, de l’ouest, et les transforme. Ce n’est pas une identité figée, c’est une richesse faite de circulations, de croisements et de métissages ». Une vision en rupture avec les discours identitaires, qu’il associe aux logiques de repli et aux offensives de l’extrême droite contre le savoir, la recherche et la liberté d’expression. Défendre une culture ouverte, plurielle, traversée par les contradictions, devient alors un véritable rempart démocratique. « La culture, ce n’est pas pour me sentir seulement Nîmois, c’est pour me sentir un être humain », résume-t-il.

    Cette ambition culturelle repose sur une méthode claire : la concertation. Avec la création d’un office culturel municipal, Nîmes en commun entend bâtir une politique coconstruite avec les acteurs et les habitants, afin de « mettre les expériences, les envies et les projets en commun ». Fondée sur la confiance accordée aux artistes, cette vision se cristallise dans un dossier emblématique, celui du conservatoire : face à un projet municipal qui organise le rétrécissement, le collectif défend un nouvel équipement capable de doubler sa capacité d’accueil et de viser un conservatoire à rayonnement régional. Une « cité de la musique » pensée pour le long terme, qui tranche avec la logique de vitrine et d’austérité, et affirme un choix politique clair : faire de la culture un service public essentiel, au cœur du projet démocratique nîmois.

  • « Ce qui nous manque vraiment, c’est notre liberté »

    « Ce qui nous manque vraiment, c’est notre liberté »

    Il faut un talent hors du commun pour être italien. De la patience (à profusion), de la soumission, de la résilience et une bonne dose de résignation.
    Il y a deux jours, j’ai quitté Naples pour Rome. Il s’agit d’un trajet d’une heure en TGV, ce qui a un certain coût. Mon retour était prévu à 18h15. Malheureusement, les horaires de la gare Termini ont commencé à clignoter, annonçant des retards.

    On ne parle pas de minutes, mais d’heures. Et cela se produit régulièrement depuis que le vice-Premier ministre Matteo Salvini est devenu ministre des Transports. J’ai moi-même été victime de ces retards inexplicables à maintes reprises. Mais, comme l’autre jour, mon sentiment de droit acquis finit par l’emporter sur ce « talent » italien que le nouveau fascisme du gouvernement Meloni apprécie tant.

    Ça m’arrive. Je l’admets. Et je considère comme une insulte à l’intelligence d’expliquer les retards de train par des actes de sabotage, comme le prétend le ministre Salvini. Ainsi, nous avons des gares, et pas seulement celle de Rome, lourdement gardées par les forces de l’ordre, et des trains qui n’arrivent pas à destination. La propagande de l’état d’urgence, comparée par les responsables gouvernementaux aux années du terrorisme, est appliquée à la moindre perturbation. Dans les écoles, avec des détecteurs de métaux ; dans les lieux publics et dans les hôpitaux, avec une présence policière accrue pour intervenir au cas où un citoyen s’emporterait après une nouvelle violation de ses droits.

    Le décret de sécurité est clair. Toute personne manifestant s’expose à une détention policière et à des poursuites pour de nouveaux délits violant les droits constitutionnels. Dans ce contexte, un train en retard ne peut être qu’un sabotage, ou simplement… un clou, comme l’expliquait le vice-Premier ministre en octobre dernier, lorsque la paralysie du trafic ferroviaire dans la capitale s’expliquait ainsi : un employé d’une entreprise privée avait… planté un clou dans le mauvais câble.

    « Écoutez, expliquait Matteo Salvini à l’époque, je veux le nom, le prénom et le numéro d’identification fiscale de la personne qui a gâché la journée de milliers d’Italiens bloqués du nord au sud. Et comme on paie pour ses erreurs, je veux savoir s’il y a une responsabilité et qui est responsable. » Pendant quelques jours, l’ouvrier qui plantait des clous la nuit était ainsi devenu l’homme le plus recherché d’Italie.

    Vous pensez peut-être, chers lecteurs, que je plaisante. Pourtant, c’est la réalité. Environ 14 millions d’euros ont été investis dans la construction du pont reliant Messine, en Sicile, au continent. Ce projet inutile, à l’impact environnemental discutable, remplacera un ferry qui transportait traditionnellement les wagons de train directement vers le continent, un trajet de quinze minutes entre l’île et le continent. En Italie, la liberté est sacrifiée au profit de la sécurité, la propagande au profit d’une information exacte.

    Vous vous demandez peut-être à quelle heure je suis finalement rentrée rentré. 23h ! Épuisée par l’attente, incapable de protester en entraînant les autres voyageurs dont la patience, il faut bien le reconnaître était manifestement une vertu plus développée que la mienne. Et puis, manifester est risqué sous l’œil vigilant des forces de l’ordre, qui ont le droit de détenir les contrevenants jusqu’à douze heures.

    Et ceux d’entre nous qui, comme moi, croient en certaines valeurs, n’ont d’autre choix que la « résistance constitutionnelle ». En s’appuyant sur ce texte fondamental que nos gouvernants tentent de modifier par le biais du référendum sur les pouvoirs judiciaires, prévu en mars. Un référendum qui, au-delà de la question extrêmement sensible qu’il soulève, vise à saper l’état de droit. Un vote qui marquera une ligne de partage entre ceux qui veulent de cette extrême droite qui montre les muscles et les Italiens qui ne cèdent pas.

    Journaliste et romancière, Stefania Nardini vit entre Naples et Rome

  • Un salon de l’Agriculture sous tension

    Un salon de l’Agriculture sous tension

    C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.

    En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.

    De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.

    « Sortir du dogme

    de la compétitivité »

    Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».

    Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.

    Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.

    « La régulation du marché
    est indispensable »