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  • Alterlivres, en première ligne sur la bataille culturelle

    Alterlivres, en première ligne sur la bataille culturelle

    Après avoir franchi la cour des artisans et à peine le palier de la porte d’Alterlivres passé, le ton est donné. Sur une table à l’entrée sont disposés plusieurs ouvrages sur l’extrême droite comme Fascisme Tardif d’Alberto Toscano, Un fasciste français de Christian Rol ou La psychologie de masse du fascisme de Wilhelm Reich. Dans cette librairie, les ouvrages de d’Antonio Gramsci côtoient ceux de Salomé Saqué, Alain Damasio, Angela Davis ou Mario Tronti. Si une importante place est consacrée aux écrits sur le féminisme, le capitalisme, l’écologie et la géopolitique, Alterlivres met aussi à l’honneur les romans de maisons d’édition plus confidentielles. Un espace jeunesse est également présent avec quelques titres comme Koko n’aime pas le capitalisme, montrant ainsi que la bataille culturelle se mène à tout âge.

    Alterlivres a été fondée en 2014 par Giusti Zuccato, décédé l’an dernier. Militant du mouvement autonome en Italie dans les années 1970, Gusti Zuccato a passé quatre ans dans la clandestinité avant de rejoindre la France. Il y fonde la librairie italienne la Tour de Babel à Paris, Alterlivres à Sauve et anime plusieurs maisons d’édition.

    Reprise par un collectif ?

    « Nous sommes un lieu de réflexion autour de questions politiques notamment. Notre richesse, c’est d’être ancré dans le territoire et d’avoir une clientèle très localisée. On n’attend pas les touristes l’été. Vu ce fonds un peu particulier que nous avons à la librairie, il y a des gens qui viennent de Montpellier, du fin fond des Cévennes, voire de plus loin pour trouver une BD ou un petit essai en sciences humaines qu’on ne trouve pas ailleurs. C’est ça qui fait notre force », résume Fanny, la libraire qui gère au jour le jour la librairie.

    Aujourd’hui, le commerce peut se targuer d’avoir un chiffre d’affaires en augmentation chaque année. « Ça fonctionne aussi parce qu’on n’est pas uniquement une librairie, nous avons réussi à créer un lieu. Nous avons tissé des liens avec les associations. On accueille des artistes du coin, on fait des salons à l’extérieur, on a des partenariats. On travaille aussi avec les bibliothèques du Piémont Cévenol », précise Fanny. L’an dernier, la librairie s’était également distinguée avec une grande soirée consacrée à la sortie du livre d’Abdoulaye Soumah, qui raconte son exil forcé depuis la Guinée en passant par les geôles en Libye et sa traversée de la Méditerranée.

    Si Alterlivres se démarque, c’est aussi pour sa réflexion menée sur l’écologie du livre et les problématiques de concentration éditoriale dans le secteur du livre. « Nous avons un fonds énorme », explique Fanny. « Nous travaillons beaucoup moins la nouveauté et on essaie d’aller à contre-courant, de ralentir ce flux énorme de livres, etc. On essaie de promouvoir les petites maisons d’édition et les petits distributeurs. On ne peut pas se passer du groupe Hachette et de Bolloré, mais on essaie de le limiter au maximum. »

    Depuis le décès de Giusti Zuccato, la librairie cherche aussi un nouveau souffle pour pérenniser son avenir dans un contexte où le livre fait désormais difficilement recette. Fanny cherche actuellement à constituer un collectif capable de reprendre la librairie. « On est vraiment aux prémices de ça mais on est sur des délais assez courts parce qu’il faudrait que ce soit réglé avant la fin de l’année. Beaucoup de clients nous témoignent un soutien énorme. Ils sont vraiment préoccupés par l’avenir de la librairie, donc je pense qu’on pourra compter sur eux le moment venu », conclut Fanny.

  • L’influenceur aux 44 meublés jugé ce mercredi à Marseille

    L’influenceur aux 44 meublés jugé ce mercredi à Marseille

    Forte de son succès de la veille, la Ville dégaine de nouveau l’« assignation en procédure accélérée » devant le tribunal judiciaire et exigera, ce mercredi matin, le retour de six meublés touristiques illégaux à la location classique.

    L’investisseur immobilier assigné est Florent Richard, 36 ans, un influenceur qui revendique sur YouTube être devenu millionnaire en exploitant 44 logements à Bordeaux, en région parisienne et à Marseille, où il n’a sollicité aucune autorisation de changement d’usage.

    Le trentenaire loue en locations touristiques, sur Airbnb, quatre logements au 9 rue des Honneurs, un immeuble au Panier qu’il possède en totalité. La Ville demande au tribunal de prononcer à l’encontre de chacune des trois sociétés qui administrent ses biens – une SCI propriétaire, une société qui commercialise et une société de conciergerie – une amende civile de 100 000 euros pour chaque local en infraction. L’avocat de la ville, Me Jorge Mendes Constante, rappellera comme il fait à chaque procès depuis un an que le contrevenant n’a procédé à aucune compensation par transformation concomitante en habitation de locaux ayant un autre usage, comme l’exige la réglementation municipale. Lors du contrôle en décembre 2025 par un agent assermenté, le propriétaire a expliqué qu’il « ne savait pas trop la procédure ». Selon les données transmises par la plateforme Airbnb, il a tiré de ses quatre meublés touristiques un chiffre d’affaires de 806 355 euros entre 2021 et 2024.

    L’investisseur est assigné aussi pour un autre appartement, de type 7 celui-là et de 110 m² qu’il possède au 16 rue Colbert (1er), et qu’il a divisé pour exploiter deux meublés touristiques loués plus de 170 euros la nuitée. Les données Airbnb rapportent un chiffre d’affaires de 854 678 euros sur ces deux appartements depuis 2022.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des créations de classes insuffisantes pour la FSU

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des créations de classes insuffisantes pour la FSU

    Les syndicats Snes-FSU et Snep-FSU des Alpes-de-Haute-Provence étaient à la Direction de services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de Digne-les-bains, ce mardi. En cause ? La suite du mouvement de contestation de la baisse des moyens dans les collèges et lycées. « Au mois de mars, nous avions fait une opération collèges morts, aujourd’hui, on avait une réunion pour savoir ce qu’il s’était passé depuis », relate Lionel Lasfargues, secrétaire du Snes-FSU et enseignant à Forcalquier. Une réunion avec des annonces plus ou moins positives : « Ils ont annoncé la création de cinq classes dans les collèges, mais en ont supprimé une autre. »

    « Rentrée catastrophique »

    Dans le détail, selon le syndicaliste, les collèges de Sainte-Tulle, Château-Arnoux-Saint-Auban, Forcalquier auront une classe en plus, et deux pour celui de Gassendi à Digne. Tandis que la suppression de classe concerne le collège Le Mont d’Or. Mais pas de quoi sauter au plafond : « Ils en avaient tellement supprimé au départ que ça reste une rentrée catastrophique pour nous. » Snes-Fsu et Snep-FSU décomptent à la fin « trois en classe en moins » pour la prochaine rentrée. « Cela fait des années que notre ministère publie le fait que nous sommes les derniers en Europe pour les effectifs par classe. La moyenne européenne est de 21 élèves, dans notre département, il manque donc 40 classes pour qu’on soit dans cette moyenne », dénonce Lionel Lasfargues. Plus globalement, il pointe des calculs arrangeant pour l’administration : « Ils prévoient 35 élèves en moins pour la rentrée prochaine, mais ils suppriment trois classes ! »

  • La tournée de l’émission « La dernière » de Nova s’est arrêtée à Ferrières

    La tournée de l’émission « La dernière » de Nova s’est arrêtée à Ferrières

    La jauge du Théâtre de Verdure a été atteinte avant même le démarrage de l’émission. Ce mardi 30 juin, Guillaume Meurice, Pierre-Emmanuel Barré, Juliette Arnaud et Aymeric Lompret ont posé leurs bagages sur les berges de l’étang de Berre, à Ferrières, pour la cinquième date de leur tournée « La Dernière ». La seule en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

    Dans le public, Mathieu Raissiguier se réjouit : « C’est quand même exceptionnel, on va voir de sacrés artistes ! Ils sont piquants comme il faut. » Le Martégal est venu accompagné de son épouse, de ses parents et d’amis de ses parents, arrivés tout droit des Pyrénées pour voir la bande de Nova. « Ils ont déjà fait plusieurs dates, ils les suivent », confie-t-il.

    Les chroniqueurs et la chroniqueuse rassemblent. Dans l’audience, Marseille est bien représentée. Une habitante de la cité phocéenne témoigne : « C’est les seuls que j’arrive à ne pas couper à la radio parce qu’ils parlent de vraies problématiques, en allant dans le fond, en restant légers et en véhiculant de l’espoir. »

    L’abolition de la prison

    En l’occurrence, la thématique abordée lors de l’émission était celle de l’abolition de la prison. Pour en parler, l’enseignante-chercheuse en criminologie Gwenola Ricordeau, revenue des États-Unis suite à la réélection de Donald Trump. « Il fallait partir, on a quelque temps pour se battre ici, a-t-elle affirmé. C’est un petit rappel que le fascisme tue. » Haut les cœurs !

  • Saison des feux : la colonne des Alpes du Sud prête à intervenir

    Saison des feux : la colonne des Alpes du Sud prête à intervenir

    Ce mardi matin, le long de la côte Reynard, sur la commune de La Rochette, on pouvait observer une impressionnante colonne de camions de pompiers et de véhicules de l’Office national des forêts (ONF). Réunis à l’initiative de Philippe Bailbé, préfet des Hautes-Alpes, et de Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), agents de l’ONF et sapeurs-pompiers ont présenté le dispositif de lutte et de prévention contre les feux de forêt pour la saison estivale à venir.

    Alors que les périodes de sécheresse et de fortes chaleurs se multiplient chaque été, les incendies gagnent en fréquence et en intensité. Un problème majeur appelé à s’aggraver dans les départements méridionaux disposant de vastes et précieux espaces boisés, comme les Hautes-Alpes.

    Premier maillon du dispositif d’intervention, les agents de l’ONF. Mobilisés par paire, ils se répartissent entre les unités en voiture, chargées de prévenir les comportements à risque et de verbaliser si besoin, et les unités embarquées dans des pick-up munis d’une réserve d’eau et d’une pompe, capables d’intervenir sur un départ de feu. Lorsqu’un incendie se déclare dans un secteur, l’ONF peut également fournir aux pompiers des informations cartographiques sur la zone concernée, les accès, le type de végétation et les exploitations présentes.

    Vient ensuite la colonne feux de forêt des sapeurs-pompiers, composée de trois groupes d’intervention de 18 personnes chacun. Ces groupes sont eux-mêmes constitués d’un véhicule de commandement (un 4×4) et de quatre camions de lutte contre les feux de forêt.

    Troisième maillon essentiel du dispositif, les prévisionnistes de Météo-France, aux niveaux national et local, produisent quotidiennement des évaluations météorologiques des risques d’incendie.

    À ces dispositifs s’ajoute le travail permanent de vigilance des agents des parcs nationaux, de la gendarmerie et de la police. La stratégie française de lutte contre les incendies repose sur le principe de l’attaque massive du feu naissant, sans hésiter à mobiliser d’emblée deux à quatre camions, puis à renforcer rapidement les moyens engagés si nécessaire. Une stratégie qui permet à 80% des feux de rester inférieurs à 5 hectares.

    Cependant, comme l’a rappelé le préfet Philippe Bailbé, « le feu de forêt le plus facile à éteindre est celui qui ne se déclenche pas, et après, celui qui ne s’étend pas ».

    Or, pour cela, les actions en amont sont primordiales. La prévention du public constitue un premier enjeu. « Nous avons une responsabilité collective à sensibiliser aux bons comportements, au fait qu’on ne jette pas un mégot par dessus la fenêtre de la voiture, a rappelé Philippe Bailbé. En période de fortes chaleurs, ce n’est pas possible. Dans une végétation très sèche, le mégot va produire immédiatement un embrasement. »

    Le préfet a aussi cité plusieurs comportements à risque en cette période, comme allumer des barbecues en dehors des zones autorisées, ou travailler avec des outils comme des meuleuses, qui produisent des étincelles, à proximité d’une végétation sèche : « Des gestes qui peuvent produire une catastrophe. »

    Le débroussaillage, précaution essentielle

    En matière de prévention, le personnel de l’ONF a également rappelé l’obligation légale de débroussaillage dans les zones exposées au risque d’incendie. Cette mesure impose aux propriétaires de débroussailler dans un rayon de 50 mètres autour des habitations, constructions et autres installations de toute nature. Si elle n’est pas toujours simple à réaliser, entre les obligations de préserver les espaces naturels et le partage des parcelles de terre parfois entre plus d’une dizaine de propriétaires, cette mesure est considérée par l’ONF comme la plus efficace pour limiter les dégâts causés aux habitations et protéger leurs occupants en cas de feu de forêt.

  • Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    Un an après l’ouverture à la concurrence, un bilan positif pour la ligne Marseille – Toulon – Nice ?

    La loi pour un nouveau pacte ferroviaire, promulguée le 27 juin 2018, permet depuis le 3 décembre 2019 l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des lignes TER dans les régions, à travers des appels d’offres accessibles à des opérateurs autres que SNCF Voyageurs. La Région Sud a fait figure de pionnière en devenant, il y a un an, la première à déléguer l’exploitation d’une ligne ferroviaire, celle reliant Marseille à Nice via Toulon, à l’opérateur Transdev. Liaison plus directe que la ligne Marseille-Hyères, exploitée par SNCF Voyageurs, qui dessert de nombreuses gares intermédiaires.

    Ce premier anniversaire a été célébré mardi à travers – cela se conçoit – un voyage en train entre Marseille et Toulon. Y ont notamment participé le président (Ren) de Région, Renaud Muselier, accompagné de son vice-président délégué aux transports, Jean-Pierre Serrus, ainsi que le président-directeur général de Transdev, Thierry Mallet. Ils ont été accueillis par la maire (SE) de Toulon, Josée Massi, et le président (LR) du Département du Var, Jean-Louis Masson.

    Ce dernier n’a pas manqué de faire remarquer que « le train [était] arrivé avec quatre minutes d’avance, alors que la ligne était la lanterne rouge au niveau national il y a quelques années ». Une pique à peine voilée à l’égard de la SNCF, qui traduisait sa satisfaction : « Nous sommes le 2e Département le plus peuplé de la région et le premier département touristique de France. Nous avons besoin d’une offre de transport au meilleur niveau. Notre maillon faible était le réseau ferroviaire, ce n’est plus le cas. »

    Le billet augmente,

    les abonnements baissent

    Le bilan de cette première année est positif : 5 millions de voyageurs (+45%), une offre doublée avec 18 trains par jour desservant neuf gares, dont quatre dans le Var (Toulon, Carnoules, Les Arcs et Saint-Raphaël), une régularité passée de 96,4% en 2025 à 98,59% en 2026 et un taux de satisfaction estimé à 96%, alors que les premières semaines semblaient dire le contraire. Le tout via 16 trains neufs dotés du wifi et de 350 places assises par rame. Ce qui peut donner aux voyageurs de la ligne Marseille-Hyères, aux rames vieillissantes, l’impression d’un réseau à deux vitesses. « Toutes les rames seront changées ou rénovées », assure Jean-Pierre Serrus.

    Le prix du billet à l’unité, en hausse (16,60 euros pour un Marseille-Toulon, quel que soit l’opérateur), alors que l’ouverture à la concurrence laissait imaginer une dynamique inverse, apparaît néanmoins peu incitatif, malgré l’urgence de sobriété énergétique rappelée par le ministre des Transports Philippe Tabarot, qui évoque une augmentation de 50% des besoins d’investissement dans le réseau ferroviaire (de 3 à 4,5 milliards d’euros) d’ici 2028 pour adapter le réseau au changement climatique. « On a baissé l’abonnement de 20% », justifie Jean-Pierre Serrus, évoquant le choix de miser sur « un report modal fort », plutôt que sur un usage occasionnel. Le vice-président aux transports souligne par ailleurs que des offres existent pour les bas revenus, jusqu’à -90% pour les quotients inférieurs à 600 euros.

    Le budget de cette ligne est de 50 millions d’euros par an pour la Région, avec des revenus estimés à « 41, 48 et 50 millions d’euros dans les trois prochaines années. Donc on va avoir, pour la première fois, un budget à l’équilibre », se félicite Renaud Muselier. Au détriment des salaires de cheminots qui, eux, ne sont pas à la hauteur.

  • Le phénomène Bad Bunny débarque au Vélodrome

    Le phénomène Bad Bunny débarque au Vélodrome

    Dans le cadre de son « Debí Tirar Más Fotos World Tour », l’artiste âgé de 32 ans, devenu l’un des phénomènes culturels majeurs de sa génération, promet un show incandescent porté par les rythmes du reggaeton, de la salsa et du merengue. Avec des dizaines de milliers
    de fans attendus, cette unique escale marseillaise s’annonce comme l’un des temps forts musicaux de l’été, dans une enceinte du boulevard Michelet prête à se transformer en immense piste de danse.

  • La piscine de Gardanne n’ouvrira qu’en juillet, le PCF dénonce un manque d’anticipation

    La piscine de Gardanne n’ouvrira qu’en juillet, le PCF dénonce un manque d’anticipation

    Le message a été publié sur les réseaux sociaux du maire en fin de semaine dernière. « La piscine métropolitaine n’ouvrira pas le 29 juin comme prévu », écrivait Hervé Granier (LR). La réouverture de cet équipement métropolitain devrait donc être reportée à « tout début juillet », selon l’édile.

    Dans son communiqué, le premier magistrat fait part d’une situation qui « l’agace », tombée en pleine période de canicule. « La vérité et vous le savez certainement, c’est que la Métropole traverse une crise budgétaire sans précédent et que ces turbulences, qui se jouent à des kilomètres de Gardanne-Biver, dans des conseils et des arbitrages préfectoraux, finissent toujours par retomber et pénaliser les habitants de nos communes. » Avant d’assurer se battre pour que ce service public « soit rendu ».

    Sur ses réseaux sociaux, la section PCF de Gardanne renchérit et pointe un manque d’anticipation face aux fortes chaleurs. « Il aurait fallu par exemple, cette année, ne pas tailler les platanes du cours à la mi-mars, période bien trop tardive (…). C’est aussi au mois de mars qu’il aurait fallu se demander si la piscine pourrait être prête à accueillir baigneuses et baigneurs au mois de juin (…), estime, par voie de communiqué, la section. Les péripéties budgétaires de la Métropole, invoquées pour justifier le retard, n’ont démarré qu’au mois d’avril. Elles sont un faux argument à la limite du mensonge. La Métropole continue de fonctionner, sinon, nos poubelles ne seraient pas ramassées, l’eau n’arriverait plus à notre robinet et nous ne pourrions prendre le bus (…). Le problème aurait été évité avec un peu d’anticipation. L’engagement est pris pour début juillet, mais l’absence de date précise n’augure rien de bon. »

  • Les agents de l’Éducation vent debout contre la précarité à Aix

    Les agents de l’Éducation vent debout contre la précarité à Aix

    De nouveau, la CGT Éduc’action 13 appelle à la mobilisation, pour deux motifs principaux. Le premier concerne la précarisation croissante de l’emploi dans la fonction publique, notamment pour les assistants d’éducation (AED), accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et personnels administratifs. Le second porte sur ce que le syndicat qualifie de « répression syndicale ».

    « On a un agent sur quatre de la fonction publique qui est contractuel. C’est un cheval de Troie pour niveler vers le bas tous les droits », estime François Beauvais, pour la CGT. Lui, occupe un poste de contractuel au sein de l’administration de l’académie. Dans son cas, explique le syndicaliste, le non-renouvellement de son contrat à partir du mois de septembre lui a été annoncé pour des « raisons RH (ressources humaines) », sans qu’aucune autre proposition ne lui soit faite. Idem pour son binôme. À la place, un concours a été ouvert pour un seul poste, fusionnant les deux fonctions.

    Assistants d’éducation, personnels administratifs et autres agents se réuniront ainsi pour réclamer davantage de visibilité sur les renouvellements, ou non, de contrats, mais aussi de réelles perspectives de titularisation pour les contractuels occupant ces postes.

    Une rencontre demandée

    « Or, on ne nous propose rien derrière (…) On est des sous-agents, utilisés comme des variables d’ajustement. La direction s’entête à rester dans ses plans. Derrière, c’est nous qui sautons. Sur le plan professionnel, ce n’est pas justifiable. On nous sort des raisons bureaucratiques, mais derrière, il y a une volonté d’enlever des postes de notre bureau », estime François Beauvais.

    Déjà l’an passé, le 1er juillet, à l’occasion des 50 ans de l’implantation du rectorat à Aix, les « précaires » de l’éducation nationale s’étaient mobilisés. Depuis, les actions se sont multipliées. D’autant plus que « parmi les trop nombreux personnels en CDD non renouvelés, pour la rentrée prochaine, on trouve des camarades cégétistes connus pour leur participation à des mouvements de grève et à des initiatives syndicales dans leur établissement », estime le syndicat, dans un tract annonçant la mobilisation.

    Ce jeudi, les syndicalistes ont demandé un rendez-vous avec la direction du rectorat. Ils revendiquent notamment la pérennisation des postes par l’ouverture de concours, la mise en place d’une grille indiciaire pour les AED ainsi que « l’arrêt de toutes les procédures disciplinaires ». Par ailleurs, le rassemblement sera également l’occasion de réclamer des conditions de travail adaptées aux fortes chaleurs.

  • Le port de Marseille débordé par la grève du nettoyage à GSF Phocea

    Le port de Marseille débordé par la grève du nettoyage à GSF Phocea

    « Salaires, conditions de travail, tenues et équipements adaptés et renouvelés, paiement des heures supplémentaires, versement des primes, régularisation de la situation des nouveaux en CDI », liste Samir Saadi, responsable syndical CGT à GSF Phocea. Depuis des mois, les agents du nettoyage ferraillent âprement pour faire valoir leurs droits.

    C’est le licenciement d’une salariée, qu’ils jugent abusif, qui les a poussés à franchir une nouvelle étape. Depuis le 24 juin, ils sont en grève « pour exiger une ouverture des négociations, l’arrêt des pressions et la réintégration de la camarade licenciée », résume le délégué syndical. Sur les gares maritimes, dans les locaux du port, les bureaux de sécurité ainsi que sur le pôle croisières et sur les bateaux de Corsica Linea, le nettoyage n’est plus assuré, les poubelles débordent jusqu’à Fos et ça commence à se faire sentir. Ils sont déjà « 35 grévistes sur une cinquantaine de salariés ».

    Nouvelle société,

    vieux problèmes

    En 2024, suite aux conflits à répétition au sein de l’entreprise Laser propreté, le contrat de sous-traitance pour le nettoyage a été dénoncé, puis repris par la société GSF Phocea. Force est de constater que les revendications, comme l’approche du dialogue social, n’ont quant à elles guère changé.