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  • Première historique, le Tour féminin s’attaque au Ventoux

    Première historique, le Tour féminin s’attaque au Ventoux

    La petite reine et le Géant de Provence, une grande histoire d’amour. Et une nouvelle page de ce conte sera écrite en 2026 avec le passage et l’arrivée, pour la première fois, du Tour de France Femmes au sommet du mont Ventoux, le vendredi 7 août.

    Pour l’occasion, le Département du Vaucluse a organisé ce vendredi 29 mai une conférence de presse en présence de Marion Rousse, directrice de l’épreuve et championne de France sur route en 2012. « On ne se rend pas compte de l’importance que c’est de venir sur le Ventoux pour le Tour de France Femmes. On a besoin de lieux emblématiques et c’est l’un des lieux les plus mythiques et difficiles », confie-t-elle depuis la Cité des Papes, tout en révélant avoir grimpé le sommet la veille et que « c’était terrible ! ». « Le Ventoux a toujours été un juge de vérité. Et voir les femmes arriver au sommet, c’est reconnaître leur place », insiste Dominique Santoni, présidente (DVD) du Département.

    L’épreuve, « véritable point d’orgue de ce Tour », assure le Département de Vaucluse, sera la 7e étape de la Grande Boucle sur les neuf prévues. Celle-ci partira de La Voulte-sur-Rhône, en Ardèche. Les coureuses entreront en Vaucluse par le village de Grillon et passeront par Richerenches, Visan, Buisson, Roaix, Séguret et Vacqueyras, puis Beaumes-de-Venise et Lafare. Et c’est là que les choses vont se corser avec, d’abord, le col de la Suzette, avant de bifurquer vers Malaucène puis Bédoin, via le col de la Madeleine, et de s’engouffrer entre les pins pour une vingtaine de kilomètres de montée jusqu’au sommet sans végétation, « où on se croit sur la lune », comme le rappelle Marion Rousse.

    Une étape qui, à deux jours de l’arrivée finale à Nice, risque de rebattre les cartes entre les favorites. Et de, peut-être, voir triompher à nouveau la Française Pauline Ferrand-Prévot, qui devra faire face à de rudes concurrentes, comme la Polonaise Katarzyna Niewiadoma ou encore la Néerlandaise Demi Vollering.

    Retombées et souvenirs

    L’occasion aussi de mettre en valeur le territoire, la course étant, comme chez les hommes, diffusée sur France Télévisions. « C’est une course de vélo, mais aussi un moment où la magie opère. Les gens sont en vacances et on en profite. J’ai personnellement des souvenirs avec mes grands-parents sur le bord de la route et je veux en créer avec mon petit garçon », glisse Marion Rousse. Tandis que Dominique Santoni assure que « pour 1 euro investi, il y en a 11 en retombées ». « Dans des villes comme Bédoin, on mesure les évolutions ces dix dernières années. Le vélo est devenu un pourvoyeur d’emplois », note Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud.

    Mais c’est aussi le moyen d’inspirer les jeunes générations, mais pas seulement. « On a besoin de ces cols mythiques. Comme lors de l’arrivée à l’Alpe d’Huez en 2024, où les vainqueurs donnent leur nom à un des virages. L’un porte le nom d’une femme [celui de Katarzyna Niewiadoma, Ndlr] et c’est hyper important. Cela peut inspirer une vocation aux jeunes filles. Mais aussi montrer aux mamans qu’elles ont toute leur place sur un vélo », assure Marion Rousse.

  • La genèse de l’ère Tapie mise à l’honneur dans un documentaire

    La genèse de l’ère Tapie mise à l’honneur dans un documentaire

    Les années Bernard Tapie (1986-1994), une époque bénie pour les supporters de l’OM, avec notamment le seul titre européen de l’histoire du club, en 1993. Les années 1990 viennent naturellement à l’esprit lorsque l’on évoque cette période, mais ici, ce sont bien les premiers moments à Marseille du « Boss » qui sont mis en lumière.

    Mardi 26 mai, le film « La révolution Tapie » a été diffusé en avant-première au château de la Buzine (11e). De nombreuses gloires étaient présentes pour visionner les premières images de ce documentaire, qui sera diffusé début juin sur Canal +. L’idée était de faire un zoom sur ces premières années de règne, alors que l’Olympique de Marseille était mal en point. L’ancien propriétaire d’Adidas a remis le club phocéen sur le droit chemin, avec deux titres en 1989 et plusieurs épopées européennes avant le sacre de 1993.

    Parmi les joueurs présents dans l’effectif en 1986, nous retrouvons Alain Giresse, Jean-Pierre Papin, Karl-Heinz Förster, Joseph-Antoine Bell ou encore le local Christophe Galtier. Ils étaient encadrés par manager Gérard Banide, passé par Monaco. Cet OM a progressivement retrouvé le goût de la victoire après une longue disette au niveau national. À l’origine de ce changement d’attitude : le flair de Bernard Tapie pour dénicher les meilleurs talents. Avant l’arrêt Bosman, qui a facilité les transferts avec les clubs étrangers, il fallait redoubler d’ingéniosité pour attirer les plus grands joueurs. Avec le tact, le caractère et le carnet de chèques du « Boss », l’OM a rapidement gravi les échelons.

    Dominique Tapie félicite les réalisateurs du film

    Les personnalités réunies au château de la Buzine étaient nombreuses. Alain Giresse, Jean-Pierre Bernes, Manu Amoros, Marcel Dib, mais également Dimitri Payet ou le président intérimaire du club, Alban Juster. Les journalistes du média Football Club de Marseille, Julien Lafont et Benjamin Courmes, sont à l’origine de ce projet. Le premier cité s’est montré particulièrement heureux de présenter son documentaire pour la première fois : « On est très fiers de ce film parce qu’aujourd’hui, il ressemble vraiment à ce qu’on avait en tête au départ. On a mis trois ans et demi à le réaliser et on a eu une liberté totale pour le faire. ça, on le doit à notre coproducteur Upside et bien sûr à Canal qui nous a laissé une liberté totale sur ce film. On n’a eu aucun retour de demandes de modifications, qu’elles soient éditoriales ou artistiques. On les remercie pour ça. On a eu une liberté absolue sur ce film dont on est très fiers, c’est important de le souligner. »

    Dominique Tapie, épouse de Bernard, s’est montrée émue à l’issue de la projection : « C’est beaucoup d’émotion. Je crois que Bernard et cette ville ont eu un coup de cœur en 1986. Cette ville correspond au caractère de mon mari. Vous voyez, tout ce qui est dans le film est extraordinaire. Tous ces témoignages, je suis très ému et bravo à toute l’équipe. »

    Durant la soirée, un texte écrit par Christophe Galtier, absent, a également été lu. L’ancien coach des Verts a joué la carte de l’humour, lui qui a récemment été lié à l’OM dans une rumeur infondée : « Je regrette sincèrement de ne pas pouvoir être parmi vous ce soir et je vous assure que ce n’est pas parce que je suis à l’hôtel Intercontinental. Raconter l’Olympique de Marseille, c’est raconter bien plus que du football. C’est préserver une histoire faite d’émotions collectives, de frissons partagés, de moments qui restent dans les mémoires. à tous ceux qui ont œuvré à ce film, je veux dire bravo et merci. Merci de prendre soin de ce patrimoine et de le transmettre avec la fidélité et la ferveur qu’il mérite. L’OM n’est pas un club comme les autres. Ceux qui l’ont côtoyé le savent. »

    « La révolution Tapie » a donc reçu une première ovation avant d’arriver prochainement sur un plus petit écran. Le documentaire devrait être disponible dès le 7 juin sur la chaîne cryptée.

  • « Il est encore possible de prendre du plaisir en regardant du foot »

    « Il est encore possible de prendre du plaisir en regardant du foot »

    La Marseillaise : Quel bilan tirer de ces quatre jours de finales ?

    Franck Kodjabachian : Je pense que nous pouvons dire que c’est une grande réussite. L’accompagnement de la Ville de Salon-de-Provence a été prépondérant car elle a mis les moyens dont nous avions besoin à notre disposition. Je souligne aussi l’engagement de l’ensemble des forces vives du District, ses dirigeants et bénévoles qui ont permis cette belle réussite. Ces quatre jours sont le point final d’une saison où nous avons organisé 30 000 rencontres et montrent qu’il est encore possible de prendre du plaisir à regarder du foot. Que notre sport permet la réunion des gens de toutes origines, de toutes classes. Et que les violences restent à la marge, même si pour moi il y en a toujours trop.

    Pourtant, la saison avait débuté par des mauvaises nouvelles ?

    F.K. : C’est vrai, avec ce qui est arrivé au FC Martigues et à Marignane/Gignac a dû être géré un peu dans l’urgence. Mais nous sommes arrivés à tout réorganiser nos championnats, sans trop de casse, et mis en place des soutiens pour aider ces clubs à se reconstruire. Heureusement, il y a eu de bonnes nouvelles sportives, avec Aubagne, qui va intégrer la Ligue 3. Et Berre qui monte en Nationale 2.

    Comment se passent les relations avec les clubs phares que sont l’OM et maintenant Aubagne ?

    F.K. : Pour notre District, qui est le cinquième de France en nombre de licenciés, avoir un club comme l’OM et un atout. Ses dirigeants ont compris qu’ils avaient intérêt à s’associer à nos actions, afin d’alimenter une dynamique réciproque. La machine a été mise en route, et chacun va y gagner. Pour Aubagne, nous allons aider ses dirigeants parce que la dynamique mise en place dans cette partie du territoire perdure. Il y a de quoi faire quelque chose de bien.

    Et du côté du football féminin ?

    F.K. : Les territoires jouent enfin le jeu. Les clubs ont aussi compris l’importance de créer des sections féminines. Et le fait que l’OM donne des moyens à ses féminines est un sacré booster. Le football féminin est en train de se faire sa place. Il lui faudrait maintenant que l’équipe nationale décroche un titre pour franchir un nouveau palier.

    Au niveau du District, comment cela se passe pour l’accompagnement du football féminin ?

    F.K. : Nous travaillons à la mise en place de référents dans toutes les équipes. Ce sont des femmes dont le rôle est de servir de relais entre le vestiaire et les entraîneurs. Chacun restera dans sa zone, pour éviter toute ambiguïté.

    Le District que vous présidez a connu des turbulences. Qu’en est-il aujourd’hui ?

    F.K. : Nous sommes arrivés à insuffler une nouvelle dynamique, après trois ans d’efforts pour tout reconstruire. Nous sommes repartis de zéro. Il fallait recréer une structure saine, réorganiser les commissions, restaurer les relations et le dialogue avec les clubs qui avaient été perdues. Nous avons travaillé en symbiose avec les territoires. En nous appuyant sur les bases, en collaboration directe avec tous ceux qui vont vivre le football dans le département. Ce qui nous permet d’envisager sereinement une réforme du territoire pour la saison prochaine.

    Les malheurs du FC Martigues, contraint de s’exiler au Vélodrome, puis à Gueugnon, ont mis en lumière un problème de structures dans le département des Bouches-du-Rhône ?

    F.K. : Malheureusement, le District n’a pas de pouvoir en ce qui concerne la définition des normes dans les stades. Nous pouvons conseiller, mais ce sont les municipalités qui ont le dernier mot. Maintenant, il serait de bon ton d’anticiper les résultats des équipes susceptibles de gravir les échelons, pour leur faciliter les choses lors d’une montée en Régional, voire en National.

    Attendez-vous quelque chose
    de la Coupe du Monde
     ?

    F.K. : Oui ! Nous avons besoin de ce rendez-vous mondial. Et surtout, d’une équipe de France qui y soit performante. Cela nous permettrait de ramener une certaine dynamique, car ces dernières saisons, au niveau national, il y a eu une perte chez les jeunes. Notre District a plutôt bien résisté. Mais d’autres ont plus de mal.

  • [Entretien] Julien Bouillé : « Le projet de la CGT, c’est obtenir de nouveaux droits pour les salariés » dans les Hautes-Alpes

    [Entretien] Julien Bouillé : « Le projet de la CGT, c’est obtenir de nouveaux droits pour les salariés » dans les Hautes-Alpes

    La Marseillaise : Vous rempilez comme secrétaire général, seul cette fois. Quelle va être la feuille de route après ce 33e congrès ?

    Julien Bouillé : Les dossiers courants ne vont pas être mis de côté, les luttes pour l’amélioration des conditions de travail, le respect de l’environnement, l’égalité femme-homme, toutes ces questions-là sont notre leitmotiv. Mais, cette fois, on a voulu plus axer notre congrès sur les valeurs de la CGT, redonner du sens à ce qu’on fait et surtout le collectif. Il faut vraiment qu’on arrive à développer le collectif. On a fait notre table ronde, avec les camarades, et c’est clair : tout seuls, on n’y arrive pas. Notre but est de réunir, que ce soit des collectifs, des associations, des syndicats… Il faut qu’on frappe fort si on veut être entendus en face. Ce n’est pas faire du bruit, c’est porter des réclamations haut et fort, qu’on les martèle.

    Avez-vous discuté des enjeux spécifiques au territoire, comme la situation des saisonniers ?

    J.B. : Sur ce sujet, la tournée des saisonniers a été prise comme exemple de lutte, je ne dis pas à améliorer, mais à mieux faire, à rendre plus efficiente. Ne pas chercher à faire plus, mais mieux. La tournée des saisonniers, c’est quand on se déploie dans les stations en été-hiver sur plusieurs jours. On part du principe qu’il y a des salariés qui ne viendront pas nous voir, nous la CGT. Du coup, on va sur les lieux de travail, on se fait octroyer un emplacement. On reste une demi-journée, on fait plusieurs jours sur plusieurs stations. On distribue de la documentation, on est attendus dans certaines stations, même les employeurs sont contents de la doc’ qu’on leur donne, car souvent dans les petites entreprises, le RH, c’est le comptable, mais ce n’est pas son métier. Le travail saisonnier est une activité ponctuelle, en dent de scie, il faut peut-être qu’on réfléchisse autrement, ne pas faire des coups de rush et faire mieux.

    Serez-vous au congrès confédéral du 1er au 5 juin, à Tours ?

    J.B. : Oui, de par ma position au sein de l’organisation, chaque union départementale a un représentant au CCN (Comité confédéral national). Comme au congrès de l’UD, on attend que le congrès valide notre bilan d’activité. On fait un rapport et si les congressistes en sont satisfaits, ils le votent largement. Au dernier congrès, le bilan avait été approuvé entre 50 et 60%, ce qui veut dire que presque un congressiste sur deux est en désaccord avec ce qui est présenté. Mais ce n’est pas au congrès qu’on convainc, c’est tout au long de l’année. Moi, j’attends qu’on en ressorte boostés avec l’envie de vaincre, l’envie d’obtenir de nouveaux droits pour les salariés, pour les privés d’emplois, pour les retraités. C’est peut-être utopique, mais on fait ça que pour les gens vivent bien. On en a marre d’être dans la réaction à ce qui nous est imposé. J’aimerais être à l’offensive, qu’on arrive à porter plus, en étant à l’initiative. Notre difficulté, c’est qu’on a un gouvernement qui est tellement offensif et qui a bien plus de moyens, qui n’a pas nos limites d’argent ou de communication, et qui ne s’expose pas aux mêmes sanctions que nous de la part de la justice.

    La table ronde de jeudi a abordé la lutte contre l’extrême droite. Serez-vous à l’offensive sur ce terrain-là ?

    J.B. : Il faut ! On l’a vu sur Tallard, Gap, Chorges, La Bâtie, ils collent beaucoup alors qu’ils ne collaient pas avant. On le sait, c’est le RN Jeunes qui colle, ils font leur pub sur Facebook, c’est normal. Ils ont une activité régulière. Nous, on souhaite faire comprendre aux gens que leurs idées sont dangereuses. Le projet de la CGT, c’est l’émancipation, c’est faire comprendre ce qui est bon ou non pour les gens. On doit montrer que le RN, ce n’est pas quelque chose de social. On doit agir là-dessus, on a lancé un « codex » sur le département, un collectif de lutte contre les idées d’extrême droite. On a la volonté de développer cette activité, de s’outiller et d’être à l’offensive, pas que dans la réaction.

  • Paul Vannier à Digne appelle à plus de contrôle de l’école privée

    Paul Vannier à Digne appelle à plus de contrôle de l’école privée

    Développer une culture du signalement pour repérer les comportements inappropriés » : le député LFI Paul Vannier, co-rapporteur de la commission d’enquête Bétharram, a donné vendredi à Digne une conférence sur le contrôle et le financement de l’enseignement privé. Selon lui, 12 à 15 milliards d’euros sont alloués aux établissements privés sous contrat chaque année, sans « contrepartie, obligation ou contrôle ». Sur 1 000 contrôles, plus de 400 auraient donné lieu à des mises en demeure d’établissements, selon lui. Il a estimé qu’un contrôle financier avait lieu « une fois tous les 1 500 ans », ce qui engendre des « détournements de fonds publics » et de la « fraude ».

    Les contrats entre l’établissement et l’État ne sont par ailleurs jamais renouvelés, et ont, dans 21% des cas, complètement disparu, a-t-il avancé. « Ces contrats sont éternels et ne cessent jamais même quand il y a des dysfonctionnements », a-t-il affirmé. Il a ainsi décrit « un modèle de financement opaque et hors de contrôle ». C’est ce système qui « a conduit à Bétharram » et à « ce que des enfants soient la proie de bandes de pédocriminels organisées », a-t-il estimé, déplorant également « l’inaction de Bayrou ». « Nos impôts financent l’aggravation des inégalités sociales », a-t-il par ailleurs avancé.

    Le député a donné cette conférence à trois jours de l’examen de sa proposition de loi Bétharram dans l’hémicycle. Elle propose notamment de rediscuter les contrats chaque année et de créer des sanctions. Paul Vannier a dit espérer la faire adopter d’ici à la rentrée prochaine. « Il y a eu zéro voix contre en commission », s’est-il félicité.

    La conférence était organisée avec le soutien de la CGT, de Sud Éducation et de la FSU.

  • Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Les Compagnons des Côtes-du-Rhône préparent leur cuvée dans le Vaucluse

    Ce vendredi midi, des préparatifs battent leur plein à proximité de la place du palais des Papes. On s’affaire à mettre sur pied la 5e édition du « Live des Côtes-du-Rhône », qui se tient ce samedi, et mêle dégustations de vins * – parmi 200 références – et concerts. Un peu plus haut au Rocher des Doms, les Compagnons des Côtes-du-Rhône reçoivent la presse au sein du clos de la vigne du Palais des papes. Ce n’est pourtant pas cette association qui organise le Live de samedi, mais Inter-Rhône, le syndicat interprofessionnel des vignobles de toute la vallée du Rhône.

    Comme en été devant un rayon d’une vingtaine de vins rosés différents, le profane peut vite se perdre parmi les syndicats et associations faisant la promotion de la filière viticole, poids lourd de l’économie locale (56% de l’agriculture vauclusienne provient de la viticulture). « On travaille ensemble, il n’y a pas de concurrence », assure David Bérard, promu délégué opérationnel et développement des Compagnons des Côtes-du-Rhône. Soit 72 bénévoles issus du milieu viticole ou pas qui organisent plusieurs événements destinés à valoriser les Côtes-du-Rhône, « une appellation qui touche 171 communes, 4 départements et 27 000 hectares », chiffre Pierre Saysset, directeur de la fédération des vignerons indépendants de Vaucluse et conseil du nouveau bureau des Compagnons, élu en avril dernier.

    « On est une association culturelle et de promotion de la vigne pour faire d’Avignon la capitale des Côtes-du-Rhône », souligne Brigitte Bouvier, la nouvelle présidente des Compagnons, par ailleurs directrice du lycée viticole d’Orange. Tout au long de l’année, l’association organise quelque 90 événements fréquentés par 15 000 personnes (dont 40% venus d’en dehors du territoire), parfois autour d’un public restreint de professionnels ou de touristes étrangers, mais avec toujours trois temps forts populaires : les Estivales du Rhône, le Ban des vendanges et le théâtre des sens.

    Raclette dans la vigne

    en janvier

    « Cet hiver, pour toucher un autre public et animer les ailes de saison, on a organisé une raclette dans la vigne autour de la Saint-Vincent, le patron des vignerons, les 200 places sont parties en 24h, on peut déjà donner rendez-vous en janvier prochain », annonce David Bérard. Mais avant cela, se préparent les Estivales, qui se tiendront le 6 juin. « Une balade patrimoniale et gourmande dans un lieu encore tenu secret à Avignon », promet-il. Un nouveau rendez-vous, encore en phase de validation, est prévu en juillet à destination de la jeunesse. Enfin, le point d’orgue pour les Compagnons reste le Ban des vendanges, lancé en 1995 et qui se revendique « comme la plus grande fête populaire gratuite » en Vaucluse. Il aura lieu le 29 août, sur la place du Palais des papes.

    * À consommer
    avec modération

  • Pour ne pas oublier Hichem Miraoui tué par un raciste à Puget-sur-Argens

    Pour ne pas oublier Hichem Miraoui tué par un raciste à Puget-sur-Argens

    Il y a des dates comme ça qu’on se doit de marquer. Le devoir de mémoire ne pouvant se limiter aux commémorations des grands événements historiques. L’assassinat de ce jeune tunisien sans histoire à Puget-sur-Argens le 31 mai 2025, fait partie de ces crimes racistes qui ne peuvent tomber dans les oubliettes de l’histoire mais doivent au contraire continuer à être interrogé dans un territoire qui ne se lasse pas d’écouter les sirènes de l’extrême droite. Histoire de rappeler que les discours de haine et d’exclusion ne sont jamais sans effets. Et que tout, au contraire, commence par des mots. Et que des discours décomplexés aux passages à l’acte, il n’y a parfois qu’un pas que les plus « désorientés » franchissent.

    C’est comme ça qu’Hichem Miraoui, un coiffeur tunisien, a été abattu de cinq balles par un homme de 53 ans, ancien soudeur, sans antécédents judiciaires significatifs qui publiait avant et après l’attaque sur Facebook des vidéos à tonalité islamophobe et raciste et appelait à voter pour le Rassemblement national et à « virer les immigrés ».

    Pour mémoire, cette affaire avait donné lieu à la première saisie du Parquet national antiterroriste (PNAT), créé en 2019, pour un meurtre potentiellement lié à l’extrême droite.

    Un collectif d’association de défense des droits humains qui défend la fraternité universelle invite à se rassembler avec la famille de Hichem Miraoui devant la mairie de Puget-sur-Argens dimanche à 14h afin d’aller déposer une gerbe de fleurs devant le salon de coiffure dans lequel il travaillait, au 229 rue du général de Gaulle. Et ne pas oublier.

  • Sous la botte de l’extrême droite, déjà pas mal de dégâts ici et là dans le Var

    Sous la botte de l’extrême droite, déjà pas mal de dégâts ici et là dans le Var

    À peine installés dans plusieurs mairies varoises, les élus d’extrême droite se sont déjà distingués et font déjà l’objet de vives critiques. Dans un document intitulé « L’extrême droite aux municipales dans le Var. Première chronique des dégâts collatéraux », la Coordination départementale contre l’extrême droite (Codex 83) recense les premiers effets politiques, sociaux et culturels de l’arrivée – ou du renforcement – du Rassemblement national et de ses alliés dans plusieurs communes du département.

    Fidèle à sa ligne depuis sa création en 2014, le collectif continue de dénoncer « les impostures de l’extrême droite » et d’alerter sur les conséquences concrètes de sa gestion locale.

    La Codex estime qu’environ 250 000 habitants du Var vivent désormais dans une commune dirigée par un maire RN, UDR ou apparenté. Le collectif inclut dans ce décompte les villes administrées par des élus qualifiés de « faux-nez » de l’extrême droite, comme Saint-Raphaël. Et revient longuement sur plusieurs incidents survenus pendant ou après la campagne municipale.

    Pour ce qui est de la désinhibition de la pensée raciste et des passages à l’acte, à Toulon, la Codex évoque le cas de ce jeune militant de gauche qui a été suivi jusqu’à son domicile puis menacé par des individus cagoulés proférant des insultes homophobes et antisémites (La Marseillaise, du 19 mars 2026). Avec des stickers nazis apposés sur sa boîte aux lettres. L’un des agresseurs serait lié au groupe identitaire « Le Maquis ». Mais aussi, dans le même tonneau, les menaces de mort proférées à l’encontre du secrétaire général de l’Union locale CGT de Toulon. La Codex pointe également des situations qualifiées de « népotisme » ou de petits « arrangements familiaux ». Comme à Six-Fours où le maire a nommé sa fille treizième adjointe ce qui lui permettant également de siéger comme conseillère métropolitaine. « Au RN, on choisit d’abord sa famille », ironise Pascal Brun (Visa), l’un des militants politiques, syndicaux et associatifs qui composent ce collectif et s’emploient à tenir le rôle de vigies citoyennes.

    L’occasion également de montrer comment les exécutifs municipaux ont augmenté fortement leurs indemnités dès leur installation. À La Valette, par exemple, le nouveau maire Julien Argento a ainsi fait voter une hausse maximale de 28% de ses indemnités, tandis qu’à Fréjus ou Saint-Raphaël, on s’est allègrement accordé des augmentations comprises entre 15 et 25%.

    Que pour les heureux élus

    Pour ce qui est de la culture et la conception étriquée que ce rance courant de pensée en a, à Six-Fours, par exemple, la majorité municipale a annoncé la suppression du festival « La Vague classique » à partir de 2027, invoquant son coût et son caractère « élitiste ». Alors que les places les moins chères étaient proposées à 10 euros.

    À La Seyne-sur-Mer, c’est le climat « d’autocensure » qui est dénoncé depuis l’élection du maire RN Dorian Munoz. Le centre social et culturel Nelson-Mandela ayant annulé plusieurs événements liés à la lutte contre le racisme ou l’homophobie « par prudence ».

    Le collectif s’inquiète également de la place accordée à certaines structures jugées proches de la droite radicale, comme l’association « Passeport du civisme », soutenue financièrement par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, à Saint-Raphaël notamment.

    Le document revient enfin sur plusieurs faits divers impliquant des élus ou colistiers de listes d’extrême droite. À Draguignan, une colistière du député RN Philippe Schreck condamnée dans une affaire de détournement de fonds en Ehpad figure parmi les exemples cités. À Salernes, un élu RN aurait été contraint de démissionner après sa mise en cause dans l’incendie volontaire d’un restaurant.

    À Saint-Raphaël, plusieurs polémiques ont également émergé autour de publications racistes sur les réseaux sociaux attribuées à un élu Reconquête, ou encore de faits de refus d’obtempérer visant un colistier du maire sortant. Bref, des élus plus soucieux d’eux-mêmes que de l’intérêt général ou du sort des couches populaires. Comme à Solliès-Pont, où des élus RN se sont opposés à la construction de logements sociaux.

  • Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Un salon « sans alcool » à déguster sans modération à Aix-en-Provence

    Installée depuis deux ans rue Portalis, les clients ne cessent de passer la porte de la Cave Parallèle. Raison de plus, pour organiser le premier salon « Sans alcool ». Après avoir lancé la seule cave franchisée, 100% sans alcool de la ville il y a deux ans, Ségolène Bakès monte cet événement inédit pour Aix-en-Provence au cloître des Oblats, sur deux jours, les samedi 30 et dimanche 31 mai. Pas moins de 25 producteurs de vins, proposant des gammes non alcoolisées, planteront leur stand pour l’événement.

    Au total, près de 80 produits seront proposés à la dégustation et à la vente. « Si le sans alcool est de plus en plus connu, il y a un gros travail d’éducation à faire. Les producteurs viennent aussi en solidarité pour nous, montrer que la filière nous soutient également, contextualise Ségolène Bakès. À l’ouverture de la boutique, les gens pensaient que seuls les malades venaient ici. Alors que 85% des clients sont flexidrinkers, et sont contents d’avoir des alternatives. » Vins désalcoolisés, surtout, mais aussi whiskies, bières, des pétillants et des cocktails pourront être dégustés sans modération, sur ces deux jours. Des producteurs locaux proposeront également leurs produits. Le tout, dans une ambiance musicale, avec une pianiste le samedi, un saxophoniste le dimanche. Autre objectif derrière ce salon : attirer les restaurateurs, qui tardent à investir dans la filière. « Si ça marche bien, on renouvelle l’année prochaine », promet Ségolène Bakès.

  • Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Un grand nettoyage dans 300 communes de la région Sud

    Chaque opération de nettoyage, organisée par la Région dans l’une des 300 communes dans le cadre de « Nettoyons le Sud », sera accompagnée d’un atelier. Une occasion de se mobiliser collectivement pour préserver l’environnement, tout en créant du lien social et en sensibilisant les habitants au développement durable. Un rendez-vous intergénérationnel qui vise aussi à rassembler tous les acteurs du territoire : citoyens, communes et associations sur les sentiers urbains, en montagne ou au bord de l’eau.

    Engagés pour l’environnement

    Des associations accompagnent les bénévoles-ramasseurs sur les parcours proposés, comme l’association d’éducation à l’environnement CPIE Atelier Bleu Côte Provençale à La Ciotat et l’association Planète Perles à Sausset-les-Pins. L’association Milvi, spécialisée dans le recyclage des déchets à travers des solutions éco-design, anime un pôle sensibilisation à Arles. À Barjols, une conférence sur la protection de l’eau est organisée après l’opération de nettoyage, une façon de rappeler la nécessaire gestion de l’eau dans un contexte de raréfaction des ressources. L’association Aimer Barjols, village d’avenir a invité pour l’occasion l’hydrogéologue Maurice Jean, qui détaillera les différentes ressources d’eau et systèmes géologiques des massifs alentours.
    « Notre association participe depuis trois ans à cet événement et cette année, nous avons tenu à sensibiliser les publics sur la ressource en eau, une thématique d’actualité sur notre territoire. Pas plus tard qu’hier, le préfet du Var alertait sur la baisse généralisée du débit des rivières », rappelle François Volpi, président de l’association. De l’eau douce à la mer, la protection de l’environnement passera ce samedi par cet élan collectif.