Pendant tout le mois d’août, la ville d’Aix-en-Provence organise les « Nocturnes au stade Maurice David » et ainsi de nombreuses associations proposent des activités sportives et culturelles aux habitants du Jas de Bouffan.À cette occasion, les Petits Débrouillards installent leur tente gonflable dans la pelouse et expérimentent de nombreuses thématiques comme la biodiversité, l’alimentation, les insectes, les mers et océans… mais aussi le numérique « débranché » et l’interculturalité.
Author: tecnavia
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Salon-de-Provence : le château de l’Empéri se transforme en cinéma d’été historique
L’association Ciné Salon 13 ouvre les portes du château de l’Empéri à l’occasion de la cinquième édition du Festival du film historique à Salon-de-Provence, du 19 au 27 août. En plein air, quatre films sont « présentés pour la toute première fois », s’enthousiasme Garance Fromont, programmatrice de l’événement. Deux projections gratuites de grands classiques du cinéma, une exposition et bien d’autres événements permettent de porter un regard aujourd’hui sur des films dont l’histoire se situe dans le passé.
Pour entamer les festivités ce mardi soir, le réalisateur et comédien Pascal Elbé est invité pour présenter son nouveau film en avant-première : la comédie La Bonne étoile qui plonge les spectateurs dans la France de 1940. « On a hâte de l’accueillir et il est également très pressé de rencontrer son public », confie la programmatrice.
Exposition sur l’histoire du cinéma
Le cinématographe des Frères Lumières fête ses 130 ans cette année. Pour célébrer cet anniversaire, une exposition gratuite retrace l’histoire du cinéma, ses différentes techniques et les personnages qui l’ont marquée. « Comment est-on passé au cinéma parlant ? Comment la couleur a-t-elle été introduite ? » Autant de questions auxquelles cette exposition gratuite entend répondre, explique Garance Fromont.
Pour découvrir les liens qui unissent Salon-de-Provence au cinéma, l’association organisatrice du festival propose une visite guidée du centre de la ville. De La Fille du Puisatier de Marcel Pagnol en 1940 à Bienvenu chez les Ch’tis de Dany Boon en 2007, « on explique comment les tournages ont réinventé la ville et continuent d’y laisser leur empreinte aujourd’hui », raconte l’organisatrice.
Figure antinazie de Marseille
Cette année, seul un documentaire est à l’affiche du festival et il met à l’honneur un des héros antinazis de Marseille. Varian Fry, visas pour la liberté, de Mathieu Verdeil revient sur les traces du journaliste américain, Juste parmi les nations, dans la cité phocéenne de 1940 à 1941. Dans l’ombre, Varian Fry a sauvé du régime de Vichy plus de 2000 Juifs et militants antinazis, parmi lesquelles : Claude Lévi-Strauss, André Breton ou encore Hannah Arendt. « C’était pour nous vraiment essentiel de rendre hommage à cette figure de la résistance Marseille, à son combat et son parcours, affirme la programmatrice du festival. Donc, on espère aussi pouvoir échanger avec le public à ce sujet ». La projection gratuite aura lieu dimanche 24 août à 18h.
Un salon du livre et de la BD historique avec des rencontres d’auteurs locaux, samedi 23 et une conférence sur « les faits divers à l’épreuve de l’Histoire», mercredi 20, sont également au programme.
Programmation et réservations sur cinesalon13.com
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Seillans s’anime ce soir au rythme du jazz brésilien
Le groupe Julie Meola Quartet propose ce soir, dans l’ancienne gare du village de Seillans, un concert fusion qui mélange la musique française au jazz et aux inspirations du Brésil. Le public aura la possibilité de danser sur des versions revisitées de Georges Brassens ou encore d’Édith Piaf, pour une soirée haute en couleurs.
Cette proposition s’inscrit dans le cadre de la programmation des « Voix départementales ». En effet, depuis 2016, le département du Var organise chaque été une tournée de concerts gratuits.
En se déplaçant de ville en ville, les Voix départementales investissent les différents espaces du patrimoine varois : théâtres de verdures, parcs, jardins… Une programmation variée et dansante qui met à l’honneur des artistes locaux.
Le concert de ce mardi se déroulera à l’ancienne gare de Seillans. Bâtiment historique de la ville, elle avait été construite en 1890 avant d’être définitivement fermée en 1950. Depuis l’année dernière, des travaux de remise à niveau du terrain ont été effectués pour permettre d’accueillir des événements culturels.
Les Voix Départementales continuent pour encore quatre soirées : un nouveau concert de jazz à Pignans le 22 août, de la musique Celtique à Saint-Zacharie le 26 août, des reprises de musiques brésiliennes le 28 août au Beausset et enfin, une soirée de clôture à Barjols avec un groupe qui mélange le ska, le swing et le reggae.
Ancienne gare de Seillans, mardi, 21h, gratuit
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Bolivie : la gauche divisée s’effondre après vingt ans au pouvoir
La Marseillaise : Comment expliquer la débâcle de la gauche bolivienne, au pouvoir depuis 20 ans ?
Jean-Jacques Kourliandsky : La première explication, c’est le modèle économique de la Bolivie qui, comme dans la plupart des pays d’Amérique latine, s’est fondé sur l’exportation de minéraux, de produits énergétiques ou agricoles. La Bolivie est le troisième pays d’Amérique latine où l’inflation est la plus élevée après le Venezuela et l’Argentine. Les ressources en gaz naturel sont en train de s’épuiser, ce qui signifie moins d’exportations qu’il y a 4-5 ans. L’un de ses principaux clients, l’Argentine, où un vaste gisement de gaz a été découvert, a suspendu ses achats. Cela provoque une pénurie et nourrit l’inflation. La Bolivie n’est plus en mesure d’acheter l’essence dont elle a besoin pour alimenter les stations de service. Il y a un grand mécontentement dans la population. Le deuxième élément, c’est la crise au sein du MAS (Mouvement vers le socialisme) qui s’est installée depuis 2016.
Qu’est-ce qui a provoqué cette crise ?
J-J.K. : Evo Morales s’est accroché au pouvoir en 2016. Il a consulté la population pour changer la Constitution afin de lui permettre de se représenter. Les Boliviens ont voté non, il n’a jamais accepté cet échec. Il s’est accroché, s’est présenté – grâce au tribunal constitutionnel – et le pays est entré en crise. Cela a été à l’origine d’un coup d’État déclenché par la droite en 2019, avec Jeanine Áñez, seconde vice-présidente du Sénat qui s’est proclamée présidente. Finalement, elle a été obligée d’organiser des élections. D’abord en exil puis visé par des accusations de violences sexuelles, Morales n’a pas pu se représenter. Il a soutenu l’un de ses anciens ministres, Luis Arce, qui a gagné l’élection, mais la crise s’est perpétuée. Car Morales le considérait comme un président par intérim. Puis, il a soutenu Andronico Rodriguez, le président du Sénat sortant et candidat à la présidentielle, expulsé par Arce du Mas, avant d’être considéré comme un traître par Morales. Le résultat était prévu d’avance. La gauche en général n’avait aucune chance de gagner dans les circonstances actuelles, divisée en trois morceaux avec deux candidats et un ancien président, Morales, qui appelle à voter blanc. Si ces 19% de bulletins blancs s’étaient reportés sur Rodrigues, il aurait pu accéder au deuxième tour.
La population désavoue la politique du Mas qui a pourtant permis de réduire la pauvreté ?
J-J.K. : La situation de la gauche en général en Amérique latine devient, après cette élection, problématique et pose la question du modèle économique extractiviste. Sur quoi baser la redistribution si on n’a pas un modèle plus solide, plus stable que celui d’accepter la division internationale du travail qui affecte à l’Amérique latine un rôle de pays exportateur de matières premières agricoles, minérales et énergétiques ? Le Mas au pouvoir a fait des choses en matière de reconnaissance des droits culturels et linguistiques des populations indigènes ainsi qu’en matière sociale, mais la base financière pour faire fonctionner tout cela est restée la même. Le pays a le bec dans l’eau. Les candidats de droite font des promesses d’ordre financier, parlent de baisses d’impôts, d’ouvertures au privé mais le modèle économique d’exportation de matières premières brutes reste le même.
Quelle direction peut prendre la Bolivie sous une présidence de droite ?
J-J.K. : Si c’est le candidat démocrate chrétien Rodrigo Paz, il y aura des changements, mais sans trop de soubresauts. Il est arrivé peut-être un peu par défaut, parce que les candidats de droite étaient des vieux chevaux de retour dans la droite bolivienne. Il semblerait que dans des régions qui votaient jusqu’ici MAS, les électeurs se soient reportés sur lui. Il a défendu des principes économiques appliqués jusqu’ici, mais disons, sur un mode moins agressif, moins polémique que ses concurrents, en insistant sur la lutte contre la corruption. En prônant une sortie du socialisme pour aller vers le capitalisme populaire, il a attiré des électeurs déçus par la gauche ne voulant pas d’un candidat d’une trop grande radicalité à droite qui pourrait faire sombrer le pays dans une très grande crise. Ils ont voté pour le moindre mal. Si c’est le candidat d’extrême droite qui l’emporte, ça risque d’être beaucoup plus rugueux. Jorge « Tuto » Quiroga du Parti Libre, a été vice-président de l’ancien dictateur Hugo Banzer. S’il gagne, on verrait apparaître des affinités avec le président argentin Javier Milei et, peut-être des interférences dans la campagne électorale au Chili pour soutenir le candidat d’extrême droite. Il ne reste plus qu’à attendre le second tour prévu le 19 octobre.
La crise économique aura eu raison de la gauche en Bolivie. Pour la première fois depuis 2006, deux candidats de droite ont été qualifiés pour le second tour de l’élection présidentielle. Le sénateur de centre-droit Rodrigo Paz, fils de l’ancien président Jaime Paz Zamora (1989-1993), est arrivé en tête avec 32,1% des voix. L’ancien président d’extrême droite Jorge « Tuto » Quiroga (2001-2002) et ex-vice-président du dictateur Hugo Banzer, le suit de près avec 26,8%. Andronico Rodriguez, président du Sénat de gauche et le candidat du MAS, Eduardo del Castillo, ont récolté 8,2% et 3,2% des suffrages.
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Conflit en Ukraine : Trump pousse pour un compromis, Macron doute de Poutine
La Marseillaise : Le président ukrainien est attendu, ce lundi à Washington, après la réunion de la coalition « des volontaires », organisée dimanche. La rencontre Trump-Poutine a accéléré les choses ?
Jean de Gliniasty : Très peu d’informations ont filtré sur la teneur des propos échangés entre Donald Trump et Vladimir Poutine. L’invitation à Washington envoyée par Trump à Volodymyr Zelensky, pour lui faire part des résultats de ces entretiens, est notable. Il veut lui mettre le marché en main. Les propositions du président américain sont toujours les mêmes : on s’arrête sur les lignes de front, l’Ukraine n’entre pas dans l’Otan, la Russie garde – sans reconnaissance internationale – les territoires qu’elle occupe déjà, on lève les sanctions et on commence une nouvelle période. Cela s’est un peu affiné depuis, avec l’idée d’échange de territoires. Selon un grand quotidien [New York Times ndlr], les Russes auraient manifesté leur disponibilité pour, en échange de la récupération de l’ensemble du Donetsk, geler les lignes de front à Zaporijjia et Kherson. Ce qui signifie sacrifier leurs ambitions et renoncer à des territoires qui sont formellement annexés à la Russie par la Constitution russe. On voit déjà se profiler une possibilité de compromis. Avant de partir pour Washington, Zelensky a dit qu’il allait là-bas pour négocier les détails. Cela veut dire qu’il y a un semblant d’accord, ou en tout cas qu’il est prêt à des concessions territoriales. Il n’est pas exclu que, comme l’a dit Trump lui-même, les choses aillent plus vite qu’on ne le croit, avec cette idée de réunir un sommet tripartite vendredi. Mais, peut-être n’est-ce pour Trump qu’une façon de prendre ses désirs pour des réalités.
Pourquoi Trump est-il revenu sur l’exigence d’un cessez-le-feu et parle désormais d’accord de paix ?
J.d.G. : Trump n’a jamais été très favorable au cessez-le-feu, qui est une demande des Ukrainiens, appuyés par les Européens. Ils ont obtenu de lui, à la veille de la réunion de l’Alaska, qu’il mette le cessez-le-feu au premier rang de ses priorités. La volonté de Trump, c’est plutôt de faire la paix, un cessez-le-feu, c’est une solution transitoire qu’il considère comme insuffisante pour son palmarès. Les Russes eux-mêmes n’ont aucun intérêt au cessez-le-feu, puisqu’ils ont l’avantage sur le terrain. C’est plutôt une demande ukrainienne pour geler une situation qui commence à leur échapper un petit peu, moins qu’on le dit, mais quand même. Les Russes ont toujours dit qu’un cessez-le-feu ne pouvait être concevable que si les Européens surtout, mais aussi les Américains, s’abstenaient pendant cette période de continuer à réarmer l’Ukraine. Ils ne veulent pas que ce cessez-le-feu serve de répit pour les forces ukrainiennes.
Trump semble vouloir aller vite. Quel est son objectif ?
J.d.G. : Trump a utilisé la carotte et le bâton. Le bâton, c’était la perspective de sanctions auxquelles il a dit lui-même ne pas croire beaucoup. Pour Trump, ce sont des mesures qui gênent le développement des relations économiques et qui, parfois, font le jeu des concurrents des États-Unis. Si l’on prend, par exemple, les sanctions secondaires imposées à l’Inde et à la Chine s’ils continuent à importer du pétrole russe, c’est une idée dont beaucoup d’experts pensent qu’elle se retournera contre les intérêts des États-Unis. Et pour cause, la Chine envisage des mesures de rétorsion et n’envisage pas de renoncer à l’achat de pétrole russe. La priorité de Trump, c’est de rétablir la relation économique dans tous les domaines avec la Russie, avec l’exploitation de l’Arctique, le développement de la coopération en matière énergétique, notamment l’uranium, le pétrole, ensuite les métaux rares ainsi que la coopération spatiale. Il estime que c’est l’intérêt des États-Unis, qu’ils ne doivent pas se priver d’immenses marchés que représente la Russie.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a été vu en Alaska avec un pull floqué « URSS ». Faut-il y voir un message ?
J.d.G. : C’est un symbole assez fort. Dans les grands sommets russo-américains qui avaient lieu du temps de l’URSS, c’était une période bénie, si je puis dire, pour la Russie soviétique, qui était l’interlocuteur principal des États-Unis.
Le président ukrainien est attendu, ce lundi, à Washington. À ses côtés, une flopée de dirigeants feront le déplacement : la présidente de la Commission européenne, le Président français, le chancelier allemand, la Première ministre italienne, le Premier ministre britannique, le président finlandais et le chef de l’Otan. Cette décision a été annoncée la veille, avant une visioconférence de la « coalition des volontaires », visant à examiner ce que pourraient être les contours d’un éventuel accord de paix entre l’Ukraine et la Russie, après le sommet Trump-Poutine, en Alaska, qui n’a débouché sur aucune annonce concrète.
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Emploi : pourquoi les ruptures conventionnelles explosent en Provence-Alpes-Côte d’Azur
Les ruptures conventionnelles plus plébiscitées que jamais en Provence. C’est ce qui ressort des derniers chiffres de la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) de la Région Paca. Sur le seul 1er trimestre de cette année, on ne décompte pas moins de 26 484 ruptures. À titre de comparaison, 55 498 demandes étaient homologuées, au total, sur l’année 2023… Une progression fulgurante qui fait écho aux chiffres nationaux, puisqu’elles passent de 440 000 en 2019 à 514 000 en 2024. Et qui explique, peut-être, pourquoi patronat et gouvernement tendent à s’attaquer à ce dispositif, instauré sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en 2008, et qui permet la rupture d’un contrat de travail, d’un commun accord entre le salarié et le patron.
Pour rappel, ces ruptures conventionnelles donnent accès aux allocations chômage et à une indemnité. Les organisations syndicales ont longtemps pointé ce dispositif comme un moyen de procéder à des licenciements déguisés pour l’employeur. Mais Astrid Panosyan-Bouvet, la ministre du Travail, a dénoncé, dans les colonnes de Capital, à la mi-juillet, des « démissions déguisées en rupture conventionnelle » et pointe des « abus ou dévoiement du principe ». Des propos à mettre en parallèle de ceux du président du Medef, Patrick Martin, quelques jours plus tard. Ce dernier dénonce « des comportements déviants » et appelle à « corriger le dispositif sans fondamentalement le remettre en cause ».
En tout cas, les Provençaux sont friands de la rupture conventionnelle. Depuis 2014, la région est constamment au-dessus de la moyenne nationale. Et pour cause : on en décompte plus de 12 000 dans les Bouches-du-Rhône au 1er trimestre, 4 700 dans le Var et 2 645 dans le Vaucluse. Dans le détail, c’est le secteur du tourisme qui concentre le gros des ruptures conventionnelles, avec plus de 4 000 ruptures sur la même période, puis vient le BTP, avec plus de 2 500. Une tendance qui se confirme si l’on se penche du côté des entrées à France Travail dans la région. Au 2e trimestre 2025, les ruptures conventionnelles représentent une part importante des inscriptions d’ex-salariés en tant que demandeur d’emploi (catégorie A, B et C).
Loin devant les démissions
Au nombre de 3 990, elles sont bien loin devant les 1 740 démissions, mais aussi 740 licenciements économiques et les 2 870 autres types de licenciements qu’on dénombre en Paca. En revanche, les ruptures conventionnelles sont moitié moins que les fins de contrats classiques, au nombre de 8 170. De là à dire qu’elles remplacent les démissions comme le sous-entend la ministre ? Pas vraiment. Si la tendance récente est forte dans la région, elle ne se retrouve pas au niveau national. Au 1er trimestre 2025, 128 000 ruptures conventionnelles ont été signées, en France métropolitaine, selon les calculs de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Loin derrière les 239 700 licenciements recensés sur la même période et les 492 900 démissions. Ce qu’on constate, par contre, c’est que l’évolution des licenciements économiques et des ruptures conventionnelles se croisent depuis l’apparition de ces dernières. En avril 2009, un an après la mise en place du dispositif, on décomptait plus de 71 000 licenciements économiques par trimestre, quand les ruptures conventionnelles ne concernaient que 43 000 salariés. Trois ans plus tard, en avril 2011, les chiffres s’inversent presque : le nombre de ruptures atteint presque les 70 000, quand les licenciements économiques avoisinent les 27 000. L’inversion des écarts est frappante si l’on revient au 1er trimestre de cette année, où les licenciements économiques s’élèvent à 18 000 face aux 128 000 ruptures…
D’après des chiffres de France Travail révélés par Les Échos, le dispositif a coûté dix milliards d’euros en 2024, soit plus d’un quart des dépenses de l’assurance-chômage. D’où la petite musique patronale contre l’indemnisation de ces ruptures, toujours à l’affût d’une opportunité de dépecer le modèle social français.
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Ferme aux Crocodiles : des varans à queue bleue rejoignent le parc de Pierrelatte
Une nouvelle espèce a fait son entrée à la Ferme aux Crocodiles, un grand parc zoologique à Pierrelatte (Drôme), localité proche du Vaucluse. Un couple de varans à queue bleue, lézards originaires de Nouvelle-Guinée, est arrivé jeudi 7 août dans son nouveau domicile. « Cette espèce est absente des parcs zoologiques et elle revêt un certain mystère parce qu’on ne sait pas trop encore comment la faire reproduire en captivité », s’enthousiasme le directeur de la ferme, Samuel Martin.
Les animaux ont été placés dans un vivarium au sein de la réserve tropicale. « Pour l’instant, ils sont encore trop timides pour sortir, donc ils sont visibles quand ils se laissent voir, assure le propriétaire du parc. C’est plutôt en début ou en fin de journée ». Un des objectifs du parc est, qu’à terme, les deux varans se reproduisent. Pour l’instant, le couple vit ensemble, mais ne semble pas encore être tombé sous le charme l’un et de l’autre. Si une vie commune finit par apparaître impossible aux yeux des responsables animaliers, les reptiles devront faire chambre à part. « Ça demande pas mal d’observations et d’expériences pour pouvoir déceler en journée ce qui a pu se passer la nuit, explique Samuel Martin. Quand ils se croisent, on ne sait pas trop comment ça se passe. Ce qu’on a observé pour l’instant, c’est qu’il n’y a pas d’animosité ».
Plus de 600 espèces végétales et animales
Si ces varans ne se dévoilent pas facilement aux yeux du public, il reste néanmoins plus de 600 espèces et variétés de plantes à admirer dans la serre d’un hectare. Plusieurs animations présentées par un guide, comme le nourrissage quotidien des oiseaux ou des tortues, sont également comprises dans le ticket d’entrée. « On fait un vrai travail de transmission pour que cette visite en famille soit aussi ludique et divertissante qu’intéressante et formatrice », se félicite Samuel Martin. Près de 300 000 visiteurs par an viennent à la rencontre des reptiles.
Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h. Sur place, 3-12 ans : 13 euros. Adulte : 20 euros.
![[Les Petits Débrouillards] : sciences et jeux au cœur des Nocturnes d’Aix](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/08/ab7dd071d1eee10d0211772f1dcf757a.jpg)


