Author: tecnavia

  • La Préfecture répond et évacue tout risque

    La Préfecture répond et évacue tout risque

    En Vaucluse, quasiment l’ensemble du territoire (109 communes sur 118) est exposé à un risque inondation. « 92% des communes sont couvertes », assure la préfecture, contactée par nos soins. Elle indique que les secteurs non couverts par un PPRI ne sont pas pour autant dépourvus de politique de prévention inondations : « L’urbanisation est actuellement régie par des “porter à connaissance” (PAC). Ces documents, notifiés aux communes et intégrés dans les plans locaux d’urbanisme (PLU), ont une valeur réglementaire. Les PAC comportent une cartographie des aléas d’inondation permettant d’informer la population et les collectivités. Au travers des PAC, le risque d’inondation est pris en compte dans les procédures d’aménagement du territoire ainsi que dans l’instruction des demandes d’autorisation d’urbanisme par les communes ».

    La Préfecture assure qu’il « est donc inexact d’affirmer que l’absence de PPRI “fait courir” un risque à la population, dès lors que les dispositifs en place assurent une gestion réglementée et maîtrisée du risque d’inondation ». Au sujet du PPRI Calavon-Coulon, l’aval fait l’objet « d’échanges soutenus avec les collectivités depuis 2 ans, qui doivent se finaliser fin d’année 2025 ». À cette issue, une « phase de concertation avec le public » doit démarrer en 2026. Enfin, sur la Durance côté Avignon, « un PAC a été notifié en novembre 2017, assorti de cartes des aléas, d’un zonage et d’une liasse de prescriptions précises ». La Préfecture se fixe 2027 comme « objectif » d’approbation du PPRI.

  • Inondations : l’absence de plans est un « scandale »

    Inondations : l’absence de plans est un « scandale »

    L’anecdote est particulièrement criante. La semaine dernière, place Saint-Didier à Avignon, au moment de sortir prendre une photo suite au point presse de l’association Actions Coulon, impossible d’apercevoir le témoin d’une violente crue du Rhône à la fin du XIXe siècle. Caché derrière un coffre électrique apposé sur le mur de l’église, il faut se contorsionner pour se rendre compte que l’eau est montée à plus d’1,70m. « Cela semble tellement loin pour les gens, qui ne sont pas vraiment inquiets tant qu’ils n’ont pas connu de grosses inondations », soupire Edith Bouchet, administratrice d’Actions Coulon.

    L’association veille, depuis plus de 10 ans, par des alertes et propositions sur les risques d’inondations, en particulier du Coulon-Calavon, qui coule à Apt et Cavaillon. L’an passé lors d’un point presse à la même période, elle dénonçait le projet de ré-indiguement (11km) porté par le syndicat intercommunautaire rivière Calavon-Coulon qui surinonderait volontairement certains secteurs pour en épargner d’autres. Un dossier toujours d’actualité qui fera l’objet d’une réunion publique ce mardi 9 septembre (18h30) à Caumont (salle des fêtes Roger-Orlando).

    Mais cette année, Actions Coulon a dans son viseur les PPRI (Plan de prévention du risque inondation) du Coulon aval et de la Durance, rive avignonnaise. Ou plutôt l’absence de ces documents réglementaires sur lesquels doivent s’appuyer les communes pour régir la constructibilité. « Cela fait plus de 20 ans qu’aucun préfet n’a osé engager sa responsabilité, fustige Pierre Leclerc, président d’Actions Coulon. Ces graves dysfonctionnements administratifs sont un scandale alors qu’avec le dérèglement climatique, le risque d’inondation ne fait que croître, alimenté par d’autres facteurs tels que l’urbanisation et l’artificialisation des sols. »

    « Il n’y a eu aucune consultation publique »

    Pourtant en liens réguliers avec la direction départementale des territoires, l’association a mis en demeure, début juillet, la Préfecture d’agir au plus vite sur le PPRI du Coulon aval. Sollicitée, la Préfecture (lire aussi ci-dessous) confirme avoir reçu, « le 8 juillet », le courrier et dispose de deux mois pour donner suite : « Une réponse est en cours de préparation, elle répondra à l’ensemble des points évoqués par l’association ». Fin septembre, Actions Coulon prévoit aussi de s’adresser à l’ensemble des élus et collectivités concernés car il en va « de la sécurité des Vauclusiens ».

    Côté Durance-Avignon, le PPRI a été enclenché il y a bientôt 14 ans. Si celui du Rhône date d’il y a 2 ans, « les quartiers de Courtine (hôpital, gare TGV), Monclar, Cap sud, Montfavet sont concernés [par la Durance] », rappelle Pierre Leclerc. Le Grand Avignon vient d’ailleurs de lancer une étude sur le risque inondation du futur quartier Confluences (notre édition du 27/08). « Il n’y a eu aucune consultation, réunion ou enquête publique, au fil du temps, la mémoire vivante de ceux qui ont connu de grosses crues comme en 1951 sur le Coulon-Calavon s’érode et s’éteint, or ce sont des précieuses données », fait valoir le président de l’association.

  • Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    Ateliers, débats et concerts au So Good festival

    « Un événement pour celles et ceux qui ont envie d’agir, sans toujours savoir par où commencer. » C’est la promesse du So Good Maif Festival qui revient pour sa 3e édition à Friche la Belle de Mai à Marseille (3e) les 11 et 12 septembre. Imaginé à Marseille par le journal indépendant So Good et la mutuelle Maif, il avait déjà rassemblé 8 000 personnes l’année dernière.

    Podcast, jeux, spectacles et concerts… Le festival veut allier engagements et festivités. Après la journée du jeudi dédiée aux professionnels, le festival ouvre ses portes au grand public vendredi à partir de 14h. Entre gestion des mégots de cigarettes, bénéfices de la réparation et roue pour déconstruire les clichés, les sujets abordés seront divers. Un parcours pour les jeunes a aussi été mis en place. Surnommé « Passe-Muraille », il a été créé avec des associations des quartiers prioritaires de la ville pour offrir l’accès au festival à 300 jeunes et leur proposer des ateliers. Un moyen de « permettre à ces jeunes-là, de se sentir inclus dans le projet que sont la Friche et ce festival », explique le président du festival Hamid Hassani.

    Une journée de réflexion et de débat qui continue sur le rooftop de la Friche avec un one man show de l’humoriste Hakim Jemili, pour redonner l’envie d’agir avec le rire. Le spectacle sera suivi d’une soirée de concerts, avec notamment Terrenoire, Noga Erez, Nous étions une armée ou encore le rappeur marseillais Missan, « des artistes engagés avec une visibilité sur le territoire », précise le président.

    Le succès du festival, né à Marseille il y a trois ans, lui a permis de s’exporter à Lyon et à Nantes pour la première fois cette année. Les dernières places pour participer à la journée ou à la soirée du vendredi sont encore disponibles sur le site du festival.

  • Fin de partie pour le gouvernement Bayrou

    Fin de partie pour le gouvernement Bayrou

    Les ministres et le premier d’entre eux, François Bayrou, se sont retrouvés mercredi à l’Élysée autour du président Emmanuel Macron pour un dernier tour de piste, un Conseil des ministres crépusculaire, cinq jours avant le vote de confiance à l’Assemblée nationale qui devrait signer sa chute. Une ambiance glaciale selon des participants tant la décision de François Bayrou déplaît aux membres du gouvernement, obligés de se faire hara-kiri avec lui.

    « Le président de la République a demandé de faire acte de mobilisation, de pédagogie », a pour sa part rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue de ce Conseil. Un président de la République de plus en plus inaudible. Le chef de l’État a prévenu que, « quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue », ajoutant que « s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite », a affirmé Mme Primas.

    Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.

    Le PS reçu ce jeudi

    Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était « peut-être réaliste » mais que lui se refusait à être « défaitiste », jugeant encore « possible » que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir ce jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés. Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.

    Le Premier ministre élude surtout la question sociale et la colère des Français. Et ce alors que les services de renseignements relèvent que la mobilisation du 10 septembre passe désormais « par des réunions et des assemblées générales où les gens se voient et échangent concrètement ». Il y a des réunions « partout, dans des villages et pas seulement dans les grandes villes ». Même si l’hypothèse d’une chute du gouvernement de François Bayrou le 8 septembre est la plus probable, les services considèrent que le 10 septembre sera « une journée qui comptera » car il y a « de la grogne et de la colère ». Elle s’inscrit en outre dans « une séquence, une journée d’action syndicale étant prévue le 18 septembre ».

  • L’accord commercial avec le Mercosur revient au galop

    L’accord commercial avec le Mercosur revient au galop

    « Viande contre voitures ». Le collectif stop CETA/Mercosur, dont fait notamment partie l’association altermondialiste Attac, qualifie ainsi l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine du Mercosur. Le 6 décembre 2024, il dénonçait la signature de ce traité commercial entre la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen et les chefs d’États des pays concernés (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Un accord « pensé pour satisfaire l’appétit des entreprises multinationales et non les besoins des populations ».

    Neuf mois plus tard, mercredi 3 septembre, la Commission européenne a approuvé le traité et appelé les 27 pays de l’UE à donner leur feu vert rapidement en promettant des garanties « robustes » aux agriculteurs.

    Jusqu’ici, la France menait la fronde au sein des 27. Pour la convaincre et rassurer les agriculteurs européens, la Commission promet désormais de compléter l’accord par un « acte juridique » renforçant les mesures de sauvegarde pour « les produits européens sensibles ». L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impact négatif des importations sur certaines filières, comme le bœuf, la volaille, le sucre et l’éthanol. Des mesures immédiatement saluées à Paris. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas s’est réjouie que l’Union européenne « ait entendu les réserves » françaises. Le gouvernement a encore « besoin d’analyser cette clause de sauvegarde », a-t-elle toutefois nuancé. Bruxelles ne cesse de marteler la nécessité de diversifier les partenariats avec des « alliés fiables », alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les États-Unis.

    Manif des agriculteurs ce jeudi à Bruxelles

    Cet accord doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay. En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes. Depuis la conclusion des négociations en décembre, les syndicats agricoles européens sont vent debout. « Le combat se poursuit », a prévenu le premier syndicat agricole français, la FNSEA, en appelant au chef de l’État Emmanuel Macron. Une mobilisation d’agriculteurs est annoncée ce jeudi à Bruxelles. L’exécutif européen remet le dossier du Mercosur sur la table au moment où la France est plongée dans une nouvelle tempête politique. Le gouvernement pourrait tomber lundi lors d’un vote de confiance très mal engagé pour le Premier ministre François Bayrou. LFI réclame une « mobilisation générale » contre le traité. Au Parlement européen, le centriste Pascal Canfin promet une initiative transpartisane pour tenter de « suspendre l’adoption » de l’accord, « en l’absence de transparence et de garanties claires ». L’un des sujets sensibles concerne les normes sanitaires et environnementales. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents latino-américains de ne pas respecter les normes de l’UE.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com

  • PLAN-DE-CUQUES 33 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 33 (14)

    Après une préparation aux résultats mitigés et un premier tour de Coupe de France maîtrisé face à Nîmes, les Guerrières ont débuté leur saison en championnat par une victoire, mercredi soir à domicile, face aux pensionnaires de Besançon (33-24). Un adversaire du calibre européen qu’elles n’ont pas réussi à dompter la saison passée, aussi bien sur la phase aller que sur la phase retour. Mais grâce à une défense progressivement appliquée et un collectif bien rodé, avec des automatismes déjà présents, les protégées d’Angélique Spincer ont rapidement pris les devants. Offensivement, elles ont pu compter sur un trio Antonissen-Mathon-Dembelé qui a cumulé 19 buts dans cette partie. Portées par les 14 arrêts de leur brillante gardienne Andréa Novellan, les Plan-de-Cuquoises ont donné un coup d’accélérateur en début de deuxième période, où elles ont creusé jusqu’à cinq points d’écart au tableau d’affichage, et ainsi se diriger vers leur premier succès. « Je ne suis pas surprise de ce qu’on est capable de faire, mais je ne m’attendais pas forcément à ce qu’on domine autant le match », souligne Spincer, consciente que cette prestation aboutie est très encourageante pour la suite de la saison.

    1ère journée – Ligue Butagaz Energie

    Au gymnase des Ambrosis, à Plan-de-Cuques (300 spectateurs)

    Arbitres : MM. Bolla et Artes

    PLAN-DE-CUQUES : Novellan, Schupbach – Martel, Loquay, Berrais, Puleri, Kromoska, Antonissen, Dembele, Naal, Perret, Elisme, Mathon.

    Entraîneur : Angélique Spincer

    BESANÇON : Bonnet, Lerstad – Robert, Frecon, Bellonnet, Mairot, Mladenovska, Mumbongo, Di Rocco, Zazaï, Kingue, Bellec, Mandret, Mlamali.

    Entraîneur : Jérôme Delarue

  • Lopez et Ferhat visent le doublé

    Lopez et Ferhat visent le doublé

    Les deux hommes avaient conquis le titre l’an dernier face à Benmostefa et Rouvin dans une finale de haut vol (13 à 11). On retrouve les deux équipes dans la peau des favorites pour cette 47e édition. Une nouvelle fois le Var est sur le devant de la scène. Les Bouches-du-Rhône pourront compter sur les expérimentés François Gomez et Serge Penna et le duo en forme de l’année à savoir les deux Loïc Pellegrini et Del Peloso. Les deux équipes sont capables de rejoindre la famille Onde, derniers représentants des Bouches-du-Rhône à être tirés. C’était en 2019.

    La concurrence sera rude avec quelques cylindrées capables de tenir cueillir le titre. On pense justement à Éric et Kévin Onde qui défendent les couleurs de la Haute-Garonne. Les derniers Varois Segui et Girard, double champion de France triplette avec Martini (2017, 2018) peuvent se mêler à la lutte tout comme
    les Vauclusiens Peyronel-Barnabé. Frédéric Stievenart (le plus titré avec son frangin Philippe) associé à Zyskowski a les moyens de jouer les trouble-fêtes.

  • Le jour de gloire pour Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon

    Le jour de gloire pour Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon

    Le parc de la Victoire à Millau a vécu le week-end dernier ses heures glorieuses d’antan. C’était le temps où le monde de la pétanque se retrouvait dans ce temple des boules. Le nombreux public venu assister à ce spectacle n’a pas été déçu. Bien entendu, le clou du spectacle a eu lieu lors des parties finales où les cracks de la discipline se rencontrent.

    C’est ainsi qu’en 8e de finale Diego Rizzi et Dylan Rocher (Var) sont opposés à Mickaël Bonetto et Ludovic Montoro (Alpes-Maritimes). Hélas, la montagne accouche d’une souris et Bonetto est battu à plate couture.

    Les Bouches-du-Rhône si près mais si loin

    En quart de finale, Rocher retrouve Lacroix sur son chemin avec Doerr, son partenaire privilégié. Cette fois, le spectacle est au rendez-vous. Non pas à cause de l’âpreté de l’opposition (Lacroix et Doerr sont au-dessus) mais sur la force mentale de Rocher qui noie huit fois le bouchon pour retarder l’échéance. Quelle adresse ! Cependant la défaite est inéluctable pour Rocher et Rizzi.

    En demi-finale, le multiple champion du monde retrouve sur sa route des vieilles connaissances Laurent N’Guyen Van et Manu Viola. Les Bouches-du-Rhône sont enfin à la fête dans un championnat de France. N’Guyen a été impressionnant au tir jusque-là et la complémentarité avec Viola est criante. On y croit ! Hélas, la montagne est trop haute et la route s’arrête à une encolure d’une finale rêvée pour les joueurs de Biver.

    Dans l’autre demi-finale, Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon ont éliminé les frères Ranquine (64).

    Les Vauclusiens se retrouvent en finale face à l’ogre Varois dans une opposition apparemment déséquilibrée. Mais Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon font sensation et s’imposent. Ligan Doerr et Henri Lacroix sont piégés. Soudés, efficaces, réguliers les Vauclusiens ont su profiter des opportunités pour venir cueillir une victoire historique dans un lieu mythique (13 à 7).

  • La France sera-t-elle bloquée le 10 septembre ?

    La France sera-t-elle bloquée le 10 septembre ?

    François Bayrou a-t-il craint le mouvement du 10 septembre ? En annonçant un vote de confiance le 8 septembre, le Premier ministre a de grandes chances de tomber mais il éteindra peut-être la mobilisation prévue deux jours plus tard.

    Car l’appel à « bloquer tout » lancé sur les réseaux sociaux par des groupes nébuleux a très vite pris de l’ampleur, attisé par la présentation du budget du Premier ministre. Au vu de l’ampleur prise sur internet, le gouvernement a rapidement pris conscience de l’émergence d’un mouvement apartisan et sans chef qui rappelle en tout point celui des Gilets Jaunes. Certains d’entre eux ont d’ailleurs réactivé les groupes qui se rassemblaient sur les ronds-points mais nul ne peut pour l’heure prévoir l’ampleur de la mobilisation. Les formes d’action sont également floues entre grève, boycott de certains produits, désobéissance civile ou blocage de la circulation.

    Mais une partie des Français semble bien décidée à se mobiliser. Depuis la mi-août, les groupes se multiplient sur les réseaux sociaux et notamment sur Telegram pour l’organisation de cette journée. Ces discussions ont permis l’émergence de réunions qui se sont déroulées un peu partout sur le territoire.

    La CGT et la gauche au soutien

    Dans le Gard par exemple, si des citoyens se sont déjà retrouvés à Nîmes, Génolhac ou à Alès et ont déjà tracté au « rond-point des Gilets Jaunes » route de Bagnols-sur-Cèze pour informer sur le 10 septembre, de nombreuses autres réunions sont prévues samedi 30 août comme au Stade des Costières de Nîmes (16h30) ainsi qu’à Bessèges (18h) et au Vigan (12h). Dans l’Hérault, ils étaient déjà 200 pour la 4e assemblée générale devant le Corum mardi 26 août et se sont mis d’accord pour débuter les actions à 6h du matin.

    Prise de vitesse par le mouvement des Gilets Jaunes qu’elle a mis du temps à soutenir, la gauche, de LFI au PS, a cette fois immédiatement soutenu l’initiative. Jean-Luc Mélenchon a même appelé à la grève générale. « Il y a eu une première réunion à Alès où il y avait 35 personnes avec des gens qui venaient à titre personnel. L’enjeu pour nous c’est de maintenir l’autonomie et l’indépendance du mouvement, donc d’être en soutien et pas à la manœuvre. On espère que les syndicats vont s’activer parce qu’on en a besoin », rappelle Armand Crepin, chef de file de la FI à Alès.

    Mercredi 27 août, la CGT a annoncé se lancer dans le mouvement : « Nous avons décidé d’appeler à la grève pour la journée du 10 septembre et on proposera à l’intersyndicale nationale une date unitaire en septembre », précise Marie Dufresne, secrétaire générale de la CGT du Gard.