Author: tecnavia

  • « AlgérieS retours en musique » sème la fraternité à Marseille

    « AlgérieS retours en musique » sème la fraternité à Marseille

    Toutes les musiques de l’Algérie ont résonné samedi aux Rotatives de La Marseillaise. À l’invitation des Amis de La Marseillaise, Martial Pardo et Nacer Hamzaoui ont transporté leur public de l’autre côté de la Méditerranée et à travers les époques.

    L’un est pied-noir, né à Sidi Bel Abbès « le bastion des cheminots communistes », l’autre est Algérien né dans la Casbah d’Alger, fils d’un maître du chaâbi, l’amour de la musique les unit.

    Un si grand besoin d’amitié entre les peuples

    Le duo plein d’humour et de tendresse nous entraîne dans l’histoire tumultueuse de l’Algérie. L’occasion aussi, de redécouvrir les emprunts de la langue française à l’arabe et de l’arabe algérien à la langue française, non sans émouvoir aux larmes plusieurs spectateurs d’un public constitué à l’image des deux compères.

    Salués par Serge Baroni, président des Amis de La Marseillaise, les artistes sont aussi remerciés par Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, « fier que ce spectacle se joue dans ces lieux où a été imprimé Alger Républicain victime de censure coloniale ». « Au-delà des gouvernements, un si grand besoin d’amitié entre les peuples s’exprime », a-t-il insisté.

  • Un mois de décembre à enjeux multiples pour l’OM

    Un mois de décembre à enjeux multiples pour l’OM

    Toujours en embuscade en Ligue 1, toujours dans la course en Ligue des Champions, l’OM va désormais s’attaquer à un périlleux mois de décembre. Halloween est maintenant passé depuis belle lurette, mais les prochaines semaines seront une période de peur pour les supporters olympiens. Quatre matches importants sont au calendrier – trois plus que l’autre -, avec Lille et Monaco en championnat, l’Union Saint-Gilloise en C1 et cette rencontre de Coupe de France à Bourg-en-Bresse. Une période qui doit permettre aux principaux intéressés de connaître leur capacité d’enchaînement lors de ces 15 jours à forts enjeux.

    Actuellement, selon l’avis de Roberto De Zerbi, son équipe n’est pas capable de gérer ce type de moments, comme il l’a simplement signalé après le match contre Toulouse (2-2) : « On n’est pas encore habitués à disputer trois matches difficiles en une semaine. » Car c’est bien trois rencontres de haut niveau qui se profilent pour les Phocéens. Dès ce vendredi, c’est sur la pelouse du LOSC qu’il faudra batailler. Trois victoires de suite pour les hommes de Bruno Génésio avec, dernièrement, ce succès au Havre, à 10 contre 11 (1-0). En place collectivement, cette formation possède une arme qui peut faire frémir l’OM : son efficacité dans les dernières minutes. Tout l’inverse des Marseillais qui ont laissé échapper 6 points rien qu’en Ligue 1 cette saison. Avec un acteur symbole de cette dynamique lilloise : Hamza Igamane, meilleur buteur du championnat en sortie de banc, à égalité avec… Robinio Vaz (4 buts).

    Trois compétitions en l’espace de quelques jours

    Les rêves de qualification pour la suite de la Ligue des Champions passeront forcément par la banlieue bruxelloise. Mardi soir, c’est l’Union Saint-Gilloise qui se dresse face à Marseille. Le départ vers Monaco de leur entraîneur Sébastien Pocognoli n’a pas forcément brisé la dynamique du leader du championnat belge. Un seul but encaissé à domicile, mais huit en Coupe d’Europe avec leurs défaites
    4-0 contre l’Inter et Newcastle. Justement, il faudra ensuite accueillir le Rocher sur le boulevard Michelet. Vainqueur du PSG, l’équipe du coach belge est toujours capable de coups mais fait preuve d’irrégularité. D’où sa 7e place en Ligue 1.

    Viendra ensuite l’heure de retrouver Bourg-en-Bresse, plus de sept ans après leur dernière confrontation face au club aindinois (9-0). Sept ans où tout a changé à la Commanderie, des joueurs aux dirigeants. Avec, forcément, l’absence de cadres liée à la Coupe d’Afrique des Nations, Roberto De Zerbi pourrait bien remodeler son groupe pour cette rencontre de veille de Noël. Face à un mal classé en National 1, d’autres éléments pourraient être placés sur le terrain, avec du temps de jeu à la clé pour les plus jeunes. Bref, les enjeux restent importants pour passer l’hiver plus au chaud. Garder le cap en Ligue 1 sera primordial et obtenir un résultat en Belgique permettrait à l’OM d’y voir plus clair sur le plan européen. Pour débuter 2026 loin du brouillard.

  • Sophie Binet attaquée en justice par le patronat pour « injure »

    Sophie Binet attaquée en justice par le patronat pour « injure »

    Cette phrase, « ça s’appelle une image populaire. C’est dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Et je pense que c’est important dans le débat public que l’on puisse parler sans langue de bois », a clarifié Sophie Binet, mardi matin, dans la grande matinale de France Inter. « Pourquoi j’ai dit ça ? Parce que la France est handicapée par ces multinationales par rapport à l’Allemagne, nous avons beaucoup moins d’entreprises de taille intermédiaire, nous avons beaucoup plus de multinationales qui n’en ont rien à faire de l’emploi en France ! Elles traitent très mal leur sous-traitance et passent leur temps à faire du chantage à la délocalisation ! » a poursuivi Sophie Binet. Et « c’est grave de ne plus pouvoir tenir ces propos dans les médias sans avoir une procédure en justice ».

    Sophie Binet avait ainsi commenté les menaces à peine voilée du président du groupe LVMH, Bernard Arnault, le 31 janvier sur les ondes de RTL. Le patron de la multinationale estimait que le projet fiscal en débat « poussait à la délocalisation ».

    « Extrêmement choquée »

    « J’étais extrêmement choquée d’être mise en examen, parce qu’en disant ça, je n’ai fait que mon boulot de syndicaliste », a insisté Sophie Binet.

    Au mois de février, le mouvement patronal Ethic avait menacé de porter plainte contre la dirigeante syndicale, d’où cette mise en examen, procédure automatique dans ce type de plainte. Ethic est présidé depuis 1995 par l’ultra-libérale Sophie de Menthon, éditorialiste dans Challenges et Valeurs actuelles, certains de ses projets ont même reçu le soutien du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin. Elle a notamment co-signé, début novembre, dans Valeurs actuelles, une tribune sur « la justice fiscale » où elle dénonce que « la détestation croissante de la richesse et des riches partagée à des degrés divers par nos élus est devenue un moyen de diviser les Français… » Pour dire.

    L’annonce de la mise en examen de Sophie Binet a suscité un véritable tollé en quelques heures.

    De nombreuses réactions

    De très nombreuses branches de la centrale syndicale ont tenu à apporter publiquement leurs soutiens à leur secrétaire, dénonçant « une censure », « une intimidation », une « tentative de répression syndicale », initiée par « le lobby des patrons et l’extrême droite ».

    « Dénoncer les inégalités de richesses n’est pas un crime », a fustigé Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français. Et d’apporter « son soutien » à la syndicaliste « face à cette tentative d’intimidation du mouvement syndical, alors que le besoin d’une forte mobilisation populaire se fait sentir dans tout le pays ! ».

    « La France s’enfonce dans un obscurantisme sur fond judiciaire », lance le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. « Les poursuites contre les universitaires, les mises en examen à répétition pour apologie du terrorisme, les enquêtes d’opinion politique dans les personnels enseignants : le trumpisme en France fonctionne comme la police des esprits », dénonce-t-il.

    « C’est quoi ce délire ? », interroge le député François Ruffin, fondateur de « Debout ! », « où sont les libertés syndicales, les libertés d’expression ? » Et d’ajouter : « Des “rats”, oui, des “rapaces”, des “vautours”, qui passent par les paradis fiscaux pour échapper à l’impôt. cent fois nous l’avons répété. Nous demandons à être poursuivis à notre tour, par solidarité. Et pour mieux dévoiler, au tribunal, les vices, les tricheries de cette oligarchie pourrie. Le moment venu, ils auront leur grand procès. Et pas pour une banale expression », conclut-il sur les réseaux sociaux.

  • Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    Avignon : l’insoumis déçu Farid Faryssy rejoint David Fournier

    À qui le tour ? Sans à dire qu’une élection municipale est une loterie, David Fournier a, ce mardi, officialisé un nouveau soutien. Trop tôt pour savoir s’il aura les bons numéros au soir des 15 et 22 mars mais l’appui de Farid Faryssy constitue un pas supplémentaire pour tendre vers l’unité à gauche. Il y a trois semaines, Farid Faryssy avait quitté avec fracas la France insoumise, dénonçant les « violences et comportements autoritaires ». Il avait été pourtant désigné co-chef de file pour les municipales en juin avant qu’en octobre la tête de liste n’échoit à Mathilde Louvain.

    « Je rejoins David Fournier, l’homme, et pas le PS que j’avais quitté en 2012 », justifie Farid Faryssy. Devant la presse, les deux hommes se remémorent leur passé presque commun au MJS, louent réciproquement leurs qualités humaines pour éviter le reproche d’un accord électoraliste sur fond de tambouille politique. « David est épris de justice sociale, proche de la population, avec qui je ne me suis jamais disputé », insiste Farid Faryssy qui, en 2020, avait mené une liste insoumise aux municipales (5,36%) contre notamment la maire sortante et réélue Cécile Helle et sa liste où figure David Fournier.

    David Fournier sait pouvoir compter sur un nouvel allié, « son implantation locale reconnue, ses réseaux pour convaincre sur notre base programmatique ». En quittant LFI, Farid Faryssy a créé son mouvement, « Humains, libres et égaux ». Une seconde personne issue de ce mouvement devrait figurer sur la liste de David Fournier. « Farid ne m’a demandé aucune place ni délégation », tient à préciser le candidat socialiste. Côté programme, Farid Faryssy n’a pas peur de parler sécurité, « pas un gros mot », veut développer la gratuité de la cantine et entend surtout « ne pas fracturer la population, ne défendre qu’une certaine communauté et jouer les antifascistes d’opérette ». Le député Raphaël Arnault (NFP-LFI) appréciera.

    Un nouveau soutien jeudi

    Aux yeux de l’ex-insoumis, David Fournier serait donc un anti-Arnault – et dans une moindre mesure un anti-Helle – dans la méthode. « C’est un homme de rupture dans la façon de faire, il ne dirigera pas la ville seul dans sa tour d’Ivoire », projette Farid Faryssy, qui a été Premier adjoint à Carpentras sous Francis Adolphe. « Je prendrai des décisions collégiales avec la majorité et prévoit un conseil des adjoints tous les lundis », annonce David Fournier. Ce ralliement ne pourrait-il pas avoir un effet repoussoir auprès de potentiels alliés au centre gauche qui ne veulent pas entendre parler de LFI ? « C’est une chance », contrecarre David Fournier. « À gauche, 80% des gens partagent le programme de l’Avenir en commun, c’est le fonctionnement qui coince », pense Farid Faryssy. Après Génération écologie, les Écologistes et l’Après, David Fournier continue donc d’additionner les soutiens. « Je suis le seul candidat qui fédère », se targue-t-il, promettant un nouveau ralliement ce jeudi, veille d’une grande réunion publique à la salle de Montfavet (18h30).

  • Mis sous pression, David Rachline renonce à l’investiture RN aux municipales à Fréjus et quitte la vice-présidence du parti

    Mis sous pression, David Rachline renonce à l’investiture RN aux municipales à Fréjus et quitte la vice-présidence du parti

    En l’espace de deux jours, l’horizon politique de David Rachline, l’ex-enfant prodigue du RN, s’est assombri. Lundi, celui qui est maire de Fréjus depuis 2014 a été contraint de renoncer à l’investiture du parti pour les municipales 2026, et annoncé mardi sa démission de son poste de vice-président du parti, qu’il occupait depuis 2021. Des décisions rendues inéluctables par les multiples affaires dans lequel l’édile est empêtré. Et qui avaient poussé Marine Le Pen, pourtant très proche de David Rachline, à annoncer, ce mardi sur BFMTV, ne plus souhaiter « qu’il soit vice-président du RN ». En novembre 2023, la journaliste de l’Obs Camille Vigogne-Le Coat évoquait notamment, dans son livre Les Rapaces, le train de vie démesuré de l’élu par rapport à ses indemnités, et dénonçait des arrangements avec un puissant entrepreneur local du BTP, Alexandre Barbero, dans l’attribution de marchés publics. En septembre, une amende de 10 000 euros a été requise contre lui pour prise illégal d’intérêt dans le cadre de sa nomination à la tête de deux sociétés d’économie mixte. Enfin, en septembre, Mediapart révélait un dîner privé entre Rachline et deux anciens présidents du groupuscule d’extrême droite Groupe union défense (GUD), Logan Djian, et Frédéric Chatillon, ex-prestataire de service du RN et ex-conseiller de Marine Le Pen, condamné en 2024 dans l’affaire des kits de campagne, et avec qui le parti cherche à prendre ses distances, en vain. Sur Facebook, David Rachline a cependant annoncé rester candidat à un troisième mandat.

  • Draguignan : l’ancien maire socialiste Christian Martin appelle à réélire Richard Strambio

    Draguignan : l’ancien maire socialiste Christian Martin appelle à réélire Richard Strambio

    Il est le dernier édile de gauche à avoir brigué la mairie, entre 1995 et 2001, avec l’étiquette socialiste. Aujourd’hui, c’est par pragmatisme que Christian Martin dit soutenir la candidature – pas encore officielle – de Richard Stambio (DVD), maire de Draguignan depuis 2014, à sa réélection. « Il est le seul à pouvoir battre l’extrême droite au second tour », justifie le désormais ex-socialiste, parti qu’il a quitté en 2010. « Il faut éviter de diviser le camp des adversaires de l’extrême droite. Et malheureusement, vue la configuration, une liste de gauche n’a aucune chance. »

    Une prise de position qu’il ne considère pas comme une attaque envers la liste « Uni.e.s pour Draguignan » : « Je respecte leur démarche, qui est intéressante. Mais il aurait fallu une tête de liste connue de la population. » Ni comme un reniement des idées de gauche, qu’il veut insuffler via le collectif « Voix de gauche », constitué à cet effet, « en intégrant au programme des propositions qui répondront aux attentes des électeurs de gauche, pour qu’ils ne soient pas les supplétifs de la droite face à l’extrême droite. J’ai confiance en M. Strambio sur le dialogue ».

    « Voix de gauche » poursuivra ses activités durant le mandat, « en relation avec les partis de gauche », espère Christian Martin, pour qui « il faut recréer un mouvement qui pèse sur le débat et faire émerger une personnalité ». Quant au soutien au maire sortant apporté par LR, « il n’est pas investi mais soutenu. Il a intérêt à marcher sur ses deux jambes », tranche-t-il, admettant que cela « pourrait [le] déranger en termes d’image ».

    « Un ancien de gauche, comme Manuel Valls »

    Du côté d’Uni.e.s pour Draguignan, on dit « se moquer » de cette décision : « Il fait partie du passé. Peu de gens le connaissent. Ce qui nous intéresse, c’est développer nos axes », réagit Christophe Terras, l’un des porte-parole de la liste. « Nous sommes l’une des rares villes où la gauche est unie, et c’est dommage que des gens qui se disent de gauche, mais ne le sont plus depuis longtemps, ne participent pas. M. Martin a un parcours banal, d’ancien de gauche qui se découvre une attirance pour la droite, comme Manuel Valls. »

    Pour Christophe Terras, « ce sont les élections et notre travail de terrain qui feront émerger quelqu’un. Sa façon de travailler, à lui, ce sont des apéros dînatoires avec la mairie. Il est dans le renoncement, nous sommes dans la reconstruction de la gauche. Et il risque de favoriser l’extrême droite en faisant perdre des voix ». De son côté, le maire en place annonce se garder de tout commentaire avant d’avoir déclaré sa candidature.

  • Au Département, l’opposition de gauche dénonce la gestion des aides

    Au Département, l’opposition de gauche dénonce la gestion des aides

    Budget après budget, l’addition ne passe pas pour l’opposition de gauche au conseil départemental. La révélation ce mardi dans nos colonnes d’un rapport de la chambre régionale des comptes épinglant les subventions de la collectivité aux communes a donc logiquement vivement fait réagir parmi les élus du Printemps marseillais. D’autant plus dans l’atmosphère de campagne des municipales qui s’installe rapidement. « Le rapport met en exergue des points qui ne nous surprennent pas, appuie ainsi l’adjointe marseillaise aux solidarités, Audrey Garino (PCF). Les finances du Département sont excessivement mal gérées, l’augmentation de la dette est incroyable, et nous avons souvent dénoncé l’opacité des aides aux communes. » Rappelant que la Ville de Marseille ne touche que 2,3% de ce pactole, elle réclame : « Nous demandons des critères, une mise à plat, et que Marseille soit traitée de façon égalitaire avec les autres villes du département. »

    La tonalité est la même pour le président du groupe socialiste Anthony Krehmeier. « C’est ce qu’on raconte de séance en séance, de budget en budget, insiste-t-il. On a des subventions aux communes qui représentent 55% de la dette, c’est de la folie ! » Si le poids de la ville de Marseille était respecté, calcule-t-il, elle toucherait 80 millions d’euros, au lieu des 4 millions reçus en 2024. Déplorant aussi une mise sous perfusion de la Métropole « quasiment en faillite ». « Et pour quel résultat, si ce n’est maintenir la présidente à son poste ? » tacle le maire des 2-3. Le reste de la gauche marseillaise n’est pas en reste, à l’image de la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard qui dénonce un « mélange d’intérêts pour se maintenir au pouvoir », tandis que l’adjoint (PM) aux écoles Pierre-Marie Ganozzi s’interroge : « Serait-ce la définition du clientélisme ? »

  • À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    Entourés de verdure, les représentants des 9 associations lauréates se sont réunis mardi dans le vaste espace naturel de 2-3 hectares que constitue « La Denise ». Au programme, une présentation du lieu, du dispositif « Pépites Naturelles » et surtout du consortium d’associations lauréat de l’appel à projet : « La Cité des Transitions. » Ce vaste espace de biodiversité préservé est le 7e à bénéficier du soin de la Ville et des associations.

    Des projets en cascade

    Animations, préservation des habitats naturels et des espèces végétales, balisage des sentiers… Les projets pour mettre en valeur le lieu sont nombreux. Marianne Morini, responsable du développement du consortium appelé à gérer et à protéger cette friche urbaine, explique : « Malgré les nombreuses ambitions, qui sont bien intentionnées, on va quand même porter une attention particulière à ne pas trop y intensifier les activités. » Elle précise : « Il y a des temporalités particulières à respecter, par exemple au printemps avec la nidification des oiseaux, où on va essayer d’éviter les gros évènements pour ne pas les déranger. »

    Les oiseaux, justement, feront l’objet d’une attention renforcée de part de la Ligue de protection des oiseaux, partie prenante du consortium. Chloé Piccinin, chargée de mission « Nature en ville » de la Ligue, indique les travaux à venir : « On va très prochainement démarrer un travail d’inventaire des espèces qui habitent cet espace. » Un inventaire qui facilitera la compréhension et la protection des espèce qui y nichent.

    De son côté, Maïté Kaczmarek, bergère urbaine de l’association « Les Moutons marseillais », a envoyé ses 11 moutons en éco-paturage au beau milieu de la friche. Il brouterons l’herbe du parc jusqu’à la mi-décembre, avant de changer de friche.

    300 friches urbaines

    Impliquée depuis plus de trois ans dans les projets qui entourent ces fameuses friches urbaines, Christine Juste, adjointe écologiste au maire en charge de l’Environnement, raconte la genèse des « Pépites Naturelles » : « Dès le début de l’appel à projet, on s’est aperçu que y’avait une demande en lien avec la nature. Peut-être parce que les citoyens et les associations sont très soucieux et très impliquées. »

    Les amoureux de la nature peuvent se réjouir : en plus des sept friches urbaines naturelles déjà reconnues et bichonnées par les associations, 300 autres friches ont déjà été comptabilisées par la Ville.

  • Injure publique

    Injure publique

    Ce mardi, la CGT, la FSU et Solidaires appelaient à manifester contre des budgets de la Sécurité sociale et de l’État marqués du sceau de l’austérité.

    C’est dans ce contexte que l’on apprend la mise en examen de Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, pour injure publique après la plainte d’un mouvement patronal qui n’a pas supporté qu’elle qualifie les grands patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif est l’appât du gain ».

    Un comble ! Comme si c’était les paroles de Sophie Binet qui étaient déshonorantes alors que c’est la réalité qui l’est pour ces patrons. Ne menacent-ils pas de quitter le pays s’ils sont amenés à contribuer à l’effort de redressement des comptes publics et sociaux ? Ne refusent ils pas la moindre mesure de justice fiscale alors que les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur patrimoine doubler depuis la première élection d’Emmanuel Macron ?

    Chantage à l’exil fiscal

    Pendant que les inégalités augmentent et que, selon l’Insee, 15% des Français – soit près de 10 millions de personnes – vivent sous le seuil de pauvreté, un niveau record depuis 30 ans, il s’est donc trouvé une organisation patronale pour traîner en justice une dirigeante syndicale révoltée par une situation inacceptable.

    Au regard des manifestations de ce mardi et des enquêtes d’opinion, elle n’est pourtant pas la seule à juger que le chantage à l’exil fiscal combiné à l’idée d’une année blanche sur les pensions et les prestations sociales, sont indignes.

    Le gouvernement et les parlementaires feraient bien d’éviter que les budgets discutés cette semaine ne soient une injure publique à l’égard du monde du travail.

    La coupe est pleine.

  • Dans la rue à Toulon pour répondre aux besoins sociaux

    Dans la rue à Toulon pour répondre aux besoins sociaux

    Arrivés une demi-heure avant le rendez-vous, Marie-Christine, Jamal et Isabelle, de l’hôpital de Brignoles, veulent témoigner d’un service public mal en point qui ne supporterait pas une nouvelle politique austéritaire. Avec déjà « un manque de personnel et de moyens qui influe sur la qualité des soins et les conditions de travail ». « L’épuisement des équipes est flagrant », martèle cette aide-soignante. Et d’ajouter : « Je crois qu’on fait déjà le maximum. »

    « Écouter le peuple »

    « On est ici aujourd’hui pour demander une meilleure répartition des richesses pour qu’il y ait beaucoup moins d’injustices dans le pays » explique plus loin Pascal Brun (CGT Educ’action), en précisant c’est aussi un des meilleurs moyens de faire barrage aux idées de l’extrême droite.

    Il y a à présent du monde sur la place de la Liberté.

    « Ce qu’on veut, c’est un budget qui réponde aux besoins sociaux », tempête le secrétaire de la CGT Richard Roméo Giberti. Et pour cela, poursuit-il, « il faut cesser de donner de l’argent public aux grandes entreprises qui ne créent pas d’emplois et qui, au contraire, poussent l’exécutif à toujours plus de violence sociale ». Et au responsable syndical de rappeler « le concept de lutte des classes ». Il interpelle les députés : « Vous n’êtes qu’élus par la représentation du peuple, donc vous devez écouter le monde du travail et écouter la démocratie sociale. » Et de poursuivre : « La Sécurité sociale, c’est nous qui l’avons créée. Il est temps d’arrêter de faire croire que c’est un fardeau, alors que c’est une richesse qui ne manque que de recettes. Et ça, ce sont des choix politiques, uniquement. »

    Le secrétaire général de la FSU Alain Tournay met en garde lui aussi sur la casse des services publics. L’enseignant rappelle que celui de l’Éducation nationale est censé « construire la société de demain avec un budget qui n’a aucun sens ». Un choix politique délétère pour l’égalité des chances. Et de conclure : « Nous, on veut de l’argent pour les services publics et pas pour la guerre. »

    La lutte continue

    Le cortège vient de se mettre en branle sur le boulevard de Strasbourg. « On nous demande de faire 30 milliards d’euros d’économies sur le dos des salariés, des retraités, des malades. Stop, ça suffit ! », lâche Ola Hawryluk (Solidaires).

    Non loin de là, Madeleine Brun analyse : « À tout âge, et j’ai un âge certain, il faut lutter contre les mauvais coups qui sont en train de lapider tous nos acquis sociaux. » Pour l’ancienne conseillère municipale communiste de Toulon, le combat politique passe plus que jamais par la mobilisation dans la rue.

    Même son de cloche pour André De Ubeda (PCF) qui occupe aujourd’hui les mêmes fonctions dans l’opposition : « On veut faire pression sur les députés et les sénateurs pour un budget qui réponde aux besoins de la population. Ce n’est pas gagné, mais c’est dans notre ADN de se battre pour une vie meilleure. » « Il nous faut faire renaître l’espoir », précise à ses côtés son frère Jean José.

    Pour Brigitte Cheinet (CGT), la meilleure façon de sortir de la désespérance qui fait parfois chavirer les consciences, c’est par la lutte.

    Elle va donc continuer. C’est annoncé.