Author: tecnavia

  • Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Alès. Une justice fiscale pour sauver les services publics

    Dans la capitale des Cévennes comme ailleurs dans la ruralité, les services publics se font de plus en plus rares. Malgré une mobilisation, la Poste de Tamaris a par exemple fermé. Le nombre de médecins diminue. L’attente aux urgences reste insupportable. Les écoles manquent toujours cruellement d’Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH). Les fonctionnaires continuent donc de dénoncer une baisse des moyens. Ils étaient d’ailleurs nombreux à descendre dans la rue ce 2 octobre pour crier leur ras-le-bol et s’opposer aux premières lignes du budget annoncées.

    « Il est toujours prévu une baisse des financements à hauteur de 5 milliards d’euros pour l’ensemble du système de santé, dont 850 millions d’euros rien que pour l’hôpital public. L’absentéisme commence à remonter parce que les gens n’en peuvent plus et ne sont pas remplacés. C’est dans ce contexte qu’on nous annonce une nouvelle coupe. C’est insensé », s’agace Romain Sabran, de la CGT de l’hôpital d’Alès, qui réclame « l’embauche massive de soignants avec la fin de la taxe sur les salaires  », « l’ouverture de maisons de santé publique » et « l’augmentation des salaires ».

    Reçue en début de matinée par le sous-préfet d’Alès, Martine Sagit, la secrétaire CGT de la section locale, a également fait remonter un certain nombre de revendications au représentant de l’État : « Nous demandons que la sécurité sociale soit à 100% et d’arrêter avec toutes ces mutuelles. L’éducation manque de professeurs, tout comme il manque du monde chez les territoriaux. Il faut aussi arrêter les cadeaux fiscaux au grand patronat. » En effet, dans le cortège alésien, de nombreuses pancartes fustigent les 211 milliards d’aide aux entreprises sans contrepartie. La taxe Zucman ou la taxation des plus hauts revenus sont également souvent évoquées.

    « L’école publique est particulièrement malmenée depuis Blanquer », ajoute Myriam Vermale de la FSU. « Un tas de propositions ministérielles sont complètement à côté du terrain. Il y a un parlementaire qui a enquêté sur les financements de l’Éducation nationale et en réalité, il y a énormément d’argent reversé aux écoles privées. »

    Dans la sous-préfecture gardoise, de nombreux retraités sont également venus battre le pavé. S’ils ont des revendications propres, ils se mobilisent aussi pour le service public et notamment celui de la santé. « Nous demandons une revalorisation immédiate de 300 euros pour les petites pensions et de 10% en général. Sauf que là, nous sommes très inquiets parce qu’ils annoncent dans le prochain budget un gel des pensions. Nous défendons aussi le service public, qui est très attaqué. Je suis ancien postier et je vois que la privatisation arrive au bout. En ce moment, nous faisons signer une pétition pour protéger la sécurité sociale », explique Gilbert Pucheral, de la CGT des retraités.

    Qu’ils soient fonctionnaires ou non, les manifestants alésiens placent la défense du service public au centre de leurs revendications.

  • L’enfumage de Lecornu démasqué

    L’enfumage de Lecornu démasqué

    Pendant que la droite LR et les macronistes remettent en selle l’extrême droite dans les instances de l’Assemblée nationale, le nouveau Premier ministre tente d’éteindre la colère sociale à coups d’annonces farfelues.

    Puisqu’il refuse de stopper la politique de son mentor Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu expose les recettes éculées du libéralisme : baisse des impôts, baisse de ce qu’il nomme, comme le Medef, « les charges sociales », pourtant vitales au financement de la santé.

    Sur la fiscalité, sa volonté de supprimer l’impôt sur le revenu des ménages au salaire minimum, serait risible si elle n’était pas aussi cynique. Les couples percevant deux salaires minimum sont pour la plupart déjà exonérés ! En revanche, l’idée d’augmenter ce salaire plancher n’a pas traversé l’esprit de l’ancien militant LR. Les primes sont aussi, pour lui, la solution miracle pour augmenter le pouvoir d’achat. Il entend remettre la prime Macron en marche ! La mesure a montré toutes ses limites.

    Arnaque

    Quant à la baisse des cotisations sur les salaires, c’est une arnaque de première : ces cotisations sont du salaire différé, indispensables au financement de la Sécurité sociale et donc aux soins de toutes et tous. La manœuvre, grossière, vise à priver notre modèle social de ses recettes et à dérouler le tapis rouge aux assurances privées.

    Ces annonces ont tout de l’enfumage de la part d’un Premier ministre dont les jours sont comptés. Face à cette stratégie, le mouvement social entend s’inscrire dans la durée. Le budget 2026 n’est pas encore ficelé et la pression doit s’accentuer.

  • L’enfumage de Lecornu démasqué

    Pendant que la droite LR et les macronistes remettent en selle l’extrême droite dans les instances de l’Assemblée nationale, le nouveau Premier ministre tente d’éteindre la colère sociale à coups d’annonces farfelues.

    Puisqu’il refuse de stopper la politique de son mentor Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu expose les recettes éculées du libéralisme : baisse des impôts, baisse de ce qu’il nomme, comme le Medef, « les charges sociales », pourtant vitales au financement de la santé.

    Sur la fiscalité, sa volonté de supprimer l’impôt sur le revenu des ménages au salaire minimum, serait risible si elle n’était pas aussi cynique. Les couples percevant deux salaires minimum sont pour la plupart déjà exonérés ! En revanche, l’idée d’augmenter ce salaire plancher n’a pas traversé l’esprit de l’ancien militant LR. Les primes sont aussi, pour lui, la solution miracle pour augmenter le pouvoir d’achat. Il entend remettre la prime Macron en marche ! La mesure a montré toutes ses limites.

    Arnaque

    Quant à la baisse des cotisations sur les salaires, c’est une arnaque de première : ces cotisations sont du salaire différé, indispensables au financement de la Sécurité sociale et donc aux soins de toutes et tous. La manœuvre, grossière, vise à priver notre modèle social de ses recettes et à dérouler le tapis rouge aux assurances privées.

    Ces annonces ont tout de l’enfumage de la part d’un Premier ministre dont les jours sont comptés. Face à cette stratégie, le mouvement social entend s’inscrire dans la durée. Le budget 2026 n’est pas encore ficelé et la pression doit s’accentuer.

  • L’hyperactif Karim Chaban

    L’hyperactif Karim Chaban

    Calme, voire presque timide au premier abord, Karim Chaban (25 ans) se transforme en une boule d’énergie difficile à canaliser lorsqu’il entre sur un terrain de football.

    Malgré un talent certain, grâce à des qualités techniques surprenantes qui pourraient lui permettre « de jouer en Ligue 2, voire en Ligue 1 », selon son entraîneur Gabriel Santos, l’ailier aubagnais, originaire du quartier de la Cabucelle dans le 15e arrondissement de Marseille, n’est jamais parvenu à trouver la stabilité nécessaire pour toucher le sommet. « Je ne me suis pas donné la tâche facile. Je n’ai pas fait les choses qu’il fallait pour y arriver », reconnaît celui qui a été beaucoup critiqué par ses anciens entraîneurs sur son « manque de comportement et d’attitude ». « Mais je ne changerai mon parcours pour rien au monde, parce que j’ai vécu de grandes expériences », ajoute l’international algérien (2 sélections avec les U18), qui a évolué dans six pays étrangers malgré ses 25 printemps.

    Son parcours « difficile, mais enrichissant » lui a appris une règle d’or : le talent ne suffit pas. « C’est 10% de ce qu’il faut vraiment dans le football », martèle-t-il, conscient aujourd’hui « qu’il ne faut pas se reposer sur ses acquis, être irréprochable et très fort mentalement ». Mais, son caractère bien trempé, hérité de son père, qui peut encore lui faire défaut par moments, l’a sûrement empêché de connaître une brillante carrière. Il a été convoité par de grandes écuries européennes comme le Borussia Dortmund, Southampton ou le Milan AC, lors de sa seule saison effectuée au centre de formation de l’OM, son club de cœur.

    Le petit « Francky » Ribéry

    Repéré à l’âge de 7 ans par Anthony Aribi, entraîneur à Campagne-Lévêque qui le surnommait « Francky » en raison d’une grosse cicatrice à la Ribéry qu’il affichait sur le visage suite à un accident de vélo, soit un an après avoir commencé à taquiner le ballon rond, Karim Chaban affichait déjà des qualités « techniques et athlétiques » qui avaient tapé dans l’œil d’importants clubs formateurs, comme Consolat et Air Bel.

    Avant de tenter d’accéder au plus haut niveau via la voie royale des centres de formation de Sochaux et Rennes, sans avoir réellement de pression sur ses épaules. « Ma mère me disait de jouer simplement au foot. Je me rappelle même pas si elle savait si j’étais payé. Elle voulait surtout que je travaille bien à l’école », raconte le titulaire d’un bac pro, éloigné du giron familial dès l’âge de 13 ans et désormais ravi d’être revenu à la maison. « Si je refais l’expérience dix fois, je n’aurais jamais trouvé un club comme Aubagne qui m’accepte comme je suis », souligne celui qui a eu d’autres propositions durant l’été. « Je n’avais jamais essayé de jouer en France. Quand tu vois des Rami, Ribéry ou Kanté qui ont signé tard en France, je me suis dit pourquoi me perdre à l’étranger », insiste Chaban, qui n’a pas tiré un trait sur ses rêves de grandeur. L’exemple d’Emmanuel Addai, ancien attaquant de Bobigny en National 2 et buteur avec Qarabag en Ligue des champions mercredi, lui donne toujours espoir.

  • La Ville d’Aix défend la gestion de ses parkings devant le juge

    Par une délibération en date du 15 décembre 2022, votée dans le cadre de la loi 3DS, la Métropole avait défini « l’intérêt métropolitain des aires et parcs de stationnement », et récupéré la gestion de huit parkings aixois : Bellegarde, Carnot, Méjanes, Mignet, Pasteur, Cardeurs, Signoret et Rotonde. Le transfert de sept d’entre eux, auparavant gérés en délégation de service public par la Semepa, est effectif depuis juin 2023.

    Depuis trois ans, la Ville d’Aix exige devant le tribunal administratif de Marseille l’annulation de la délibération, estimant que la maîtrise de ces équipements lui est essentielle pour préserver un cercle vertueux de politique tarifaire attractive, soutenant commerce de proximité, mobilités douces et accessibilité aux automobilistes. Pour l’heure, la reprise en régie par la Métropole n’a pas eu d’impact sur les tarifs pratiqués.

    Lors de l’audience, ce jeudi, la rapporteur publique a recommandé le rejet de sa requête. Elle estime conforme le « vote unique » pour l’ensemble des parkings, en l’absence de demande de vote séparé, et considère que le vote à main levée ne constituait pas « un vice substantiel ». Elle écarte aussi le grief lié à l’absence de réunion de la Conférence des maires, et note que des commissions thématiques se sont réunies en amont, dont une « ad hoc » sur l’intérêt métropolitain, régulièrement à partir de mars 2022.

    Sur le fond, elle rejette aussi les arguments « d’erreur de droit » et « d’erreur manifeste d’appréciation », considérant que la Métropole pouvait définir l’intérêt métropolitain sans identifier les intérêts communaux, et que les critères de mobilité et de pôles générateurs justifiaient leur récupération.

    Logique financière

    Me Hamon, l’avocate de la Ville, estime la délibération « illégale sur la forme et le fond », pointe le non-respect du règlement intérieur du conseil métropolitain, et va jusqu’à mettre en doute la fiabilité du procès-verbal de séance sur le décompte des votes. Elle déplore une logique politique et financière : « Les piscines qui sont en déficit total, on les laisse à la Ville ? », interroge l’avocate, qui rappelle viser ici les seuls parkings de centralité.

    Et de conclure en plaidant une annulation totale, éventuellement différée, ou partielle de la délibération, afin d’éviter des conséquences excessives. Car une telle annulation signifierait que le texte n’aurait pas été voté avant la date du 31 décembre 2023 fixée par la loi 3DS, et vaudrait alors pour toutes les communes concernées par ces transferts, de manière rétroactive. Malgré la surcharge du tribunal, le délibéré devrait être rendu sous quinzaine.

  • La Ville d’Aix défend la gestion de ses parkings devant le juge

    La Ville d’Aix défend la gestion de ses parkings devant le juge

    Par une délibération en date du 15 décembre 2022, votée dans le cadre de la loi 3DS, la Métropole avait défini « l’intérêt métropolitain des aires et parcs de stationnement », et récupéré la gestion de huit parkings aixois : Bellegarde, Carnot, Méjanes, Mignet, Pasteur, Cardeurs, Signoret et Rotonde. Le transfert de sept d’entre eux, auparavant gérés en délégation de service public par la Semepa, est effectif depuis juin 2023.

    Depuis trois ans, la Ville d’Aix exige devant le tribunal administratif de Marseille l’annulation de la délibération, estimant que la maîtrise de ces équipements lui est essentielle pour préserver un cercle vertueux de politique tarifaire attractive, soutenant commerce de proximité, mobilités douces et accessibilité aux automobilistes. Pour l’heure, la reprise en régie par la Métropole n’a pas eu d’impact sur les tarifs pratiqués.

    Lors de l’audience, ce jeudi, la rapporteur publique a recommandé le rejet de sa requête. Elle estime conforme le « vote unique » pour l’ensemble des parkings, en l’absence de demande de vote séparé, et considère que le vote à main levée ne constituait pas « un vice substantiel ». Elle écarte aussi le grief lié à l’absence de réunion de la Conférence des maires, et note que des commissions thématiques se sont réunies en amont, dont une « ad hoc » sur l’intérêt métropolitain, régulièrement à partir de mars 2022.

    Sur le fond, elle rejette aussi les arguments « d’erreur de droit » et « d’erreur manifeste d’appréciation », considérant que la Métropole pouvait définir l’intérêt métropolitain sans identifier les intérêts communaux, et que les critères de mobilité et de pôles générateurs justifiaient leur récupération.

    Logique financière

    Me Hamon, l’avocate de la Ville, estime la délibération « illégale sur la forme et le fond », pointe le non-respect du règlement intérieur du conseil métropolitain, et va jusqu’à mettre en doute la fiabilité du procès-verbal de séance sur le décompte des votes. Elle déplore une logique politique et financière : « Les piscines qui sont en déficit total, on les laisse à la Ville ? », interroge l’avocate, qui rappelle viser ici les seuls parkings de centralité.

    Et de conclure en plaidant une annulation totale, éventuellement différée, ou partielle de la délibération, afin d’éviter des conséquences excessives. Car une telle annulation signifierait que le texte n’aurait pas été voté avant la date du 31 décembre 2023 fixée par la loi 3DS, et vaudrait alors pour toutes les communes concernées par ces transferts, de manière rétroactive. Malgré la surcharge du tribunal, le délibéré devrait être rendu sous quinzaine.

  • « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    La Marseillaise : Vous tenez ce vendredi soir l’assemblée générale de votre association politique Avignon Passion, lancée il y a un an. Pour quel bilan et quelles suites ?

    Julien Aubert : On a beaucoup travaillé, avec la volonté de fonctionner hors parti politique. Nous avons été les seuls acteurs à organiser une dizaine de réunions sur toute une série de sujets, réunissant à chaque fois entre 70 et 150 personnes. On a lancé deux enquêtes, l’une sur la circulation, l’autre sur la sécurité. Et puis on a grossi, puisqu’on était une quarantaine contre environ 400 membres aujourd’hui. Maintenant qu’approche l’élection municipale, l’association ne peut pas continuer à fonctionner normalement, donc elle va être mise en sommeil pour les six mois à venir. Désormais, on entre dans une phase plus politique et ce travail préalable de diagnostic de fond servira pour le programme. C’est la bonne manière d’aborder une élection : d’abord le fond des sujets puis les enjeux partisans et enfin les personnes.

    Vous lambinez depuis un an, mais serez-vous candidat ?

    J.A. : La Bible dit « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure »… Je ne le dirai pas encore, mais j’ai une idée du timing. Les conditions pour être candidat, c’est d’abord d’être en capacité d’amener du changement : le sondage [publié lundi et commandé par LR] montre que oui. Deuxièmement, avoir une équipe, ça, c’est bon. Et, troisièmement, être en capacité de mettre en place une stratégie pour gagner. Ce sondage montre que je suis 2e en cote d’avenir [25%, derrière la RN Anne-Sophie Rigault, 29%], donc en gros 25% des gens ne seraient pas mécontents de m’avoir comme maire. J’ai le double en cote d’avenir par rapport aux intentions de vote, alors que les autres candidats ont le même score pour les deux thèmes. Je tends la main.

    À qui ? Au RN ? Aux macronistes, à Olivier Galzi ?

    J.A. : Cette ville est dirigée par la gauche depuis deux mandats : 60% des gens ne veulent plus entendre parler de l’équipe sortante et vont chercher une alternative. Aujourd’hui, cette alternative, c’est le RN. Si ce n’est pas le RN, a priori, je peux être l’alternative. Je n’ai aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense. Ils ont des raisons objectives de ne pas être contents. En revanche, je ne suis pas dans une logique d’union de partis. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on est là pour faire gagner le RN ou Avignon ? Si on est là pour faire gagner Avignon, est-ce que faire gagner le RN fait gagner Avignon ? Je réponds non, car Avignon est une ville de culture. Il y a le festival, et avoir un maire RN aurait plein de conséquences pour l’économie de cette ville. Mon travail sera d’expliquer aux électeurs que ça changera mieux et plus sereinement en passant par un autre vote alternatif que le RN. Olivier Galzi [ex-présentateur TV, pas officiellement candidat] m’a dit qu’il ne se rangerait derrière personne et voulait faire un truc totalement apolitique. Un peu comme Stéphan Fiori [DVD, notre édition de mercredi], qui était à Avignon Passion au début, c’est même lui qui a trouvé le nom. Les Voix d’Avignon [collectif du centre droit] éventuellement. Il y a une colonne vertébrale qui sera à droite, mais on peut très bien accueillir des gens de gauche.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    La Marseillaise : Vous tenez ce vendredi soir l’assemblée générale de votre association politique Avignon Passion, lancée il y a un an. Pour quel bilan et quelles suites ?

    Julien Aubert : On a beaucoup travaillé, avec la volonté de fonctionner hors parti politique. Nous avons été les seuls acteurs à organiser une dizaine de réunions sur toute une série de sujets, réunissant à chaque fois entre 70 et 150 personnes. On a lancé deux enquêtes, l’une sur la circulation, l’autre sur la sécurité. Et puis on a grossi, puisqu’on était une quarantaine contre environ 400 membres aujourd’hui. Maintenant qu’approche l’élection municipale, l’association ne peut pas continuer à fonctionner normalement, donc elle va être mise en sommeil pour les six mois à venir. Désormais, on entre dans une phase plus politique et ce travail préalable de diagnostic de fond servira pour le programme. C’est la bonne manière d’aborder une élection : d’abord le fond des sujets puis les enjeux partisans et enfin les personnes.

    Vous lambinez depuis un an, mais serez-vous candidat ?

    J.A. : La Bible dit « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure »… Je ne le dirai pas encore, mais j’ai une idée du timing. Les conditions pour être candidat, c’est d’abord d’être en capacité d’amener du changement : le sondage [publié lundi et commandé par LR] montre que oui. Deuxièmement, avoir une équipe, ça, c’est bon. Et, troisièmement, être en capacité de mettre en place une stratégie pour gagner. Ce sondage montre que je suis 2e en cote d’avenir [25%, derrière la RN Anne-Sophie Rigault, 29%], donc en gros 25% des gens ne seraient pas mécontents de m’avoir comme maire. J’ai le double en cote d’avenir par rapport aux intentions de vote, alors que les autres candidats ont le même score pour les deux thèmes. Je tends la main.

    À qui ? Au RN ? Aux macronistes, à Olivier Galzi ?

    J.A. : Cette ville est dirigée par la gauche depuis deux mandats : 60% des gens ne veulent plus entendre parler de l’équipe sortante et vont chercher une alternative. Aujourd’hui, cette alternative, c’est le RN. Si ce n’est pas le RN, a priori, je peux être l’alternative. Je n’ai aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense. Ils ont des raisons objectives de ne pas être contents. En revanche, je ne suis pas dans une logique d’union de partis. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on est là pour faire gagner le RN ou Avignon ? Si on est là pour faire gagner Avignon, est-ce que faire gagner le RN fait gagner Avignon ? Je réponds non, car Avignon est une ville de culture. Il y a le festival, et avoir un maire RN aurait plein de conséquences pour l’économie de cette ville. Mon travail sera d’expliquer aux électeurs que ça changera mieux et plus sereinement en passant par un autre vote alternatif que le RN. Olivier Galzi [ex-présentateur TV, pas officiellement candidat] m’a dit qu’il ne se rangerait derrière personne et voulait faire un truc totalement apolitique. Un peu comme Stéphan Fiori [DVD, notre édition de mercredi], qui était à Avignon Passion au début, c’est même lui qui a trouvé le nom. Les Voix d’Avignon [collectif du centre droit] éventuellement. Il y a une colonne vertébrale qui sera à droite, mais on peut très bien accueillir des gens de gauche.