Author: tecnavia

  • Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Une ambiance très rock ‘n’ roll au Vel’

    Vingt-deux garçons dans le vent et tant d’autres en tribunes. Les ultras ont annoncé « une soirée grandiose », depuis quelques jours, et ils n’ont pas déçu. Le public olympien a fait dire à Arne Slot, au micro de Canal+, que « même une heure avant le match, tout est quasiment plein des deux côtés. » En effet, les travées sud et nord étaient coordonnées, ce mercredi. À 45 minutes du coup d’envoi, pas un siège de libre à l’horizon. Les chants ont débuté à l’échauffement des gardiens et ne se sont pas arrêtés jusqu’au coup d’envoi.

    Les tifos étaient également attendus et ils se sont déroulés en plusieurs phases. Les feuilles de papier « OM » sont rapidement passées au second plan pour laisser poindre plusieurs éléments. Les Beatles, les quatre de Liverpool, sont apparus au sud, lisant attentivement un exemplaire du Provençal. Lennon, McCartney, Harrison et Ringo Starr descendus, un portrait de Rolland Courbis est apparu pour un dernier hommage à l’ancien technicien marseillais, disparu il y a peu. Au nord, le côté guerrier est ressorti avec le message « Prêt à mourir pour la gloire de mon étendard ».

    Des huées puis le grand silence

    Les quelque 65 000 supporters ont continué de pousser et de donner de la voix pour leur équipe, tout au long du match. Une bronca terrible est intervenue au moment du coup-franc donnant le premier but aux Reds. Mais Dominik Szoboszlai, peut-être le meilleur spécialiste de la planète football, n’a pas tremblé et le stade s’est tu. Immédiatement. Les fans anglais se sont fait entendre à cet instant, lorsque le brouhaha s’est évaporé. Les différents groupes ultras ont bien enfilé leur plus beau costume, pour cette soirée européenne.

  • Une sensibilisation à la sécurité dans les lieux publics à Gardanne

    Une sensibilisation à la sécurité dans les lieux publics à Gardanne

    Questionnaire sous le bras, stylo en main, direction le Puits Moranda ce mardi pour Franck Richard, directeur de la prévention, sécurité et tranquillité publique et Lionel Biaggi, signataire des commissions sécurité, employé au service sécurité de la Ville. Ce matin, ces agents sont en charge de poursuivre la tournée dans les établissements dits de cinquième catégorie de la commune, soit en capacité d’accueillir moins de 200 personnes. Une mesure actée par la municipalité, à la suite d’un courrier adressé aux communes par le cabinet du Préfet qui appelait à une « vigilance renouvelée en matière de prévention des risques d’incendie » dans les établissements recevant du public, après le drame de Cres-Montana, qui a fait 40 morts et de nombreux blessés graves. « On n’oblige à rien, on vient, on constate… On a fait le choix de les accompagner. C’est beaucoup mieux, déjà parce que la réglementation est compliquée », explique Lionel Biaggi. « Dès le premier jour, on se rend compte que la démarche était nécessaire, constate Franck Richard. Mais à chaque fois l’accueil est parfait. On sent une volonté des gérants pour faire les choses bien. Le but n’est pas de les paniquer, mais il faut montrer qu’on ne peut pas laisser tout faire. Si c’est de la sensibilisation, il faut que ça reste pris au sérieux. »

    Sensibilisation seulement

    Chez Pia, premier arrêt de la matinée, extincteurs, issues de secours, compteurs électriques, portes coupe-feu et autres dispositifs sont vérifiés un à un. Petit à petit, les cases d’un questionnaire préalable confectionné par les services de prévention sont cochées. « J’avais déjà eu une première visite de courtoisie vendredi dernier, rapporte Pierre, gérant du lieu. Le sujet est important, je trouve que ces contrôles sont indispensables pour les cinquièmes catégories et honnêtement, j’ai apprécié l’approche. » Aucune obligation n’est imposée à l’issue des visites. Il appartient ensuite aux gérants des lieux de décider d’engager d’éventuelles modifications ou travaux. Floqué de l’insigne Police municipale, Franck Richard est forcé de rappeler, chez JeanJean cette fois-ci : « On est dans une l’idée d’échanger avec vous sur des règles de sécurité, voir des choses que vous ne savez pas, des choses que vous savez mais que vous ne faites pas bien… À la sortie, il n’y a pas de fermeture, c’est un accompagnement. Ce n’est pas une punition. » « C’est intéressant on apprend des choses qu’on ne connaît pas forcément. On n’y connaît rien. Quand on a ouvert, on a fait appel à des sociétés normalement spécialisées là-dedans, qui auraient dû nous dire tout cela. On ne sait pas, où mettre les extincteurs, etc. », explique l’un des associés du bar. « C’est intéressant, ça nous permet d’avoir du recul, et en tant que salariés d’être rassurés. Avec ce qu’il s’est passé, on a tous pris une claque et espéré que chez nous, ce ne soit pas pareil », conclut une salariée chez JeanJean. Plus qu’une soixantaine d’établissements à faire…

  • Violences faites aux femmes : un fléau aux origines préhistoriques

    Violences faites aux femmes : un fléau aux origines préhistoriques

    D’année en année, c’est toujours le même constat. Celui d’un fléau qui ne reflue pas. Selon le rapport publié fin novembre par l’Observatoire national des violences faites aux femmes, « toutes les 23 secondes une femme est victime de harcèlement, d’exhibition sexuelle ou d’envoi d’images à caractère sexuel. Toutes les deux minutes, une femme subit un viol ou une tentative de viol ». Le nombre de féminicides, quant à lui, « reste dramatique  ». Autant de vies brisées.

    Face à ce terrible constat, « je me suis interrogé : personne ne parle des causes. On traite les symptômes. Or en médecine, tant que nous ne soignons que les symptômes, nous n’avons pas progressé », explique le Dr Pierre Costa, ancien chef du service urologie-andrologie du CHU de Nîmes. « J’ai fait des recherches. Le document le plus complet que j’ai trouvé est celui de l’OMS, qui ne parle pas des causes spécifiques mais des causes du passage à l’acte, comme l’alcool ou le fait d’avoir été un enfant battu. En somme les facteurs favorisants », poursuit-il.

    Un enjeu de reproduction et de contrôle

    Aussi décide-t-il, il y a quelques années, d’entreprendre une étude inédite consacrée aux causes anciennes de ces violences, avec l’aide financière de la Région Occitanie et du Département du Gard. Il crée alors l’Association gardoise sur les causes des violences masculines liées au sexe, co-présidée par lui-même et le paléoanthropologue Pascal Picq, avec lequel il se lance dans cet ambitieux travail. « Il faut dépasser les explications simplistes et mobiliser toutes les connaissances disponibles pour identifier non pas une cause unique, mais l’ensemble des facteurs historiques, sociaux et culturels qui alimentent les violences faites aux femmes », précise Pascal Picq.

    Après plusieurs années de recherche, la première phase de cette étude, rendue publique le 25 novembre dernier à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, livre les premiers enseignements sur les origines des coercitions et des violences envers les femmes.

    « Ça a commencé il y a à peu près 15 000 ans et ça s’est beaucoup renforcé il y a environ 10 000 ans, avec le passage aux sociétés agricoles. Tant qu’il y a eu la transhumance, les femmes étaient les égales des hommes. Cela a pris fin quand nos ancêtres se sont rendu compte qu’ils avaient intérêt à prendre possession d’un territoire et à le défendre », explique Pierre Costa. « Pour cela, il fallait être plus nombreux, donc avoir plus de femmes pour se reproduire. On a découvert des charniers avec des ossements exclusivement masculins, prouvant que les femmes du groupe avaient été kidnappées », poursuit-il. S’il y a eu d’abord coercition pour être plus nombreux, l’homme a ensuite « voulu être sûr d’être le père des enfants ». Il a donc voulu maîtriser la sexualité des femmes. « À partir de là, on les surveille. On les enferme. Elles deviennent des esclaves domestiques. L’homme s’accapare tous les biens, tous les postes de prestige : chasseur, guerrier, soldat… Sans parler du bénéfice sexuel, les femmes n’ayant pas leur mot à dire. C’est sur ces bases que les sociétés patriarcales se sont développées », détaille Pierre Costa.

    « Ce qu’il est important de noter, c’est que c’est un choix. Ce n’est pas la nature. Ce n’est pas une fatalité. On n’est pas obligés de taper sur nos femmes. La violence chez l’homme est une décision », insiste le scientifique, qui s’apprête à lancer la seconde phase de cet éclairage sur l’histoire longue du patriarcat et des mécanismes qui perpétuent ces violences. Elle se focalisera, cette fois, sur la période allant de l’invention de l’écriture à nos jours. « Je vais proposer à des experts dans différentes disciplines (économie, sociologie, lois et constitution, religions) de rejoindre le groupe de travail », indique le Dr Costa. Avec le souhait, à terme, « de mettre ce rapport à disposition des associations qui travaillent sur le terrain et de faire, avec elles, des recommandations d’actions qui prendront en compte les causes, afin d’agir plus efficacement ».

  • [Quoi de neuf] Thierry Teulade : « Soyons des citoyens engagés »

    [Quoi de neuf] Thierry Teulade : « Soyons des citoyens engagés »

    Françoise Verna : L’association Sakado* qui porte assistance aux personnes sans abri, né à Montpellier, vient de fêter son vingtième anniversaire en 2025. Vous en êtes le président. Rappelez-nous le principe de l’association et son développement ?

    Thierry Teulade : Le principe de Sakado c’est de remplir un grand sac de randonnée de 50 litres. Vous y mettez quatre kits : le kit chaleur, qui est le plus logique pour lutter contre le froid avec gants, bonnet, écharpe, etc. Ensuite, il y a le kit hygiène parce que c’est important que celles et ceux qui sont dans la rue puissent conserver un minimum d’hygiène. Et on sait particulièrement pour les femmes et les jeunes filles, c’est compliqué. Il y a aussi le kit festif parce que les sacs sont distribués autour des fêtes de fin d’année. Il n’y a pas de quoi véritablement se nourrir mais en France il y a de magnifiques associations qui permettent à ceux qui en besoin de se nourrir. Et nous avons le 4e kit, culture/communication. C’est celui qui me tient le plus à cœur car c’est le dernier lien social que celui qui est à la rue peut conserver au travers de livres, un jeu de cartes, des jeunes de société, des enveloppes timbrées, des stylos etc.

    Olivier Notalle: Les températures ont considérablement chuté ces dernières semaines notamment à Montpellier. Comment Sakado réagit ?

    T.T. : Oui, nous sommes dans une situation hivernaleaujourd’hui difficile. Sakado, avec une autre association, allons faire une autre maraude grand froid ce samedi 17 janvier à 18h avec des élèves du lycée Saint-Clément-de-Rivière. Vous savez que nous sommes très attachés à impliquer la jeunesse. Nous sommes agréés par l’Éducation nationale. En 2025, sur le plan national, nous avons fait 10 000 face-à-face pédagogiques. C’est-à-dire que nous avons mis des bénévoles de Sakado en face de classes, 10 000 fois en France, pour sensibiliser les jeunes à la précarité, aux risques de vivre dans la rue. La genèse de Sakado c’est d’aider celles et ceux qui sont à la rue et sensibiliser nos jeunes à la précarité.

    Françoise Verna : Vous avez aussi une mission importante : faire reculer les préjugés subis par les personnes sans domicile fixe ?

    T.T. : Cela fait partie du contrat moral. Il y a ce travail de déconstruction de l’image de la personne à la rue. Ce que je dis aux jeunes c’est lorsqu’ils voient une personne à la rue, ils peuvent déjà lui dire bonjour. C’est montrer à la personne qui est là qu’il est un vrai être humain, pas un invisible.

    Olivier Nottale : Vous êtes venus dans notre studio avec une grosse enveloppe qui a été postée des États-Unis et qui contient des cartes postales. Expliquez-nous de quoi il s’agit ?

    T.T. : On s’est rendu compte que c’était compliqué pour les petits gamins des écoles primaires de faire un sac à dos. C’est un bénévole de Grenoble qui a eu l’idée de leur faire réaliser des cartes postales, des cartes de vœux que l’on glisse dans les sacs à dos. C’est parti dans tout le réseau et nous avons des centaines d’écoles qui participent. Un jour, j’ai reçu un mail d’une école des États-Unis, dans le Michigan, dont les élèves apprennent le français et je viens de recevoir 170 cartes de vœux pour le projet Sakado.

    Françoise Verna : Vous faites aussi partie du collectif « Préservons la cité bergère »** et de l’association « Vive Montpellier nord ». La cité Bergère est la dernière terre agricole de Montpellier où un projet immobilier de 60 logements est prévu. Pourquoi cet engagement ?

    T.T. : Parce que justement c’est la dernière terre agricole exploitée à Montpellier, une terre nourricière, c’est du maraîchage. La réalité c’est que le discours tenu, à la fois par la Ville et la famille de maraîchers [qui a vendu le terrain, Ndlr], c’est qu’il va rester du maraîchage. C’est impossible, quand on voit les projets et les permis de construire.

    Olivier Nottale : Aujourd’hui, est-ce que le dialogue est possible ?

    T.T. : Il y a eu des tentatives de dialogue de la part des citoyens et nous, les associations, nous nous sommes mis volontairement en retrait de cette phase de dialogue . Il était important que la famille concernée, la commune voient que c’était une action citoyenne. Je sais qu’il a une grosse déception car les citoyens pensaient que les compromis étaient possibles.

    Françoise Verna : Nous sommes à deux mois du premier tour des élections municipales. C’est l’occasion de vous adresser aux candidats sur la cité Bergère ?

    T.T. : La solution est politique. Il faut que nous mettions en place cette démarche-là au sein du collectif et que nous fassions signer à chaque candidat un engagement écrit « Si je suis élu, je sauve la cité Bergère ». Il faut que cela soit un engagement fort, libre à eux de dire non.

    * Pour en savoir plus sur Sakado : site sakado.org

    **Réunion publique du collectif « Sauvons la cité Bergère » samedi 17 janvier de 14h à 16h, au Quartier généreux, 2, quai des Tanneurs, Montpellier.

  • Pont-Saint-Esprit : « Dépasser les appareils politiques »

    Pont-Saint-Esprit : « Dépasser les appareils politiques »

    Pour sa première sortie programmatique, vendredi dernier, Benjamin Desbrun a décidé de plancher sur la sécurité. Avec la liste « Rassembler pour agir » l’ex-conseiller municipal de l’ancien maire Roger Castillon (DVG) et ex-adjoint de l’ancienne maire Claire Lapeyronnie (DVG) veulent « associer les citoyens à la sécurisation de la ville », réglementer les épiceries de nuit, repenser la vidéosurveillance ou encore replacer la police municipale en cœur de ville. « Ce n’est pas un territoire facile, mais nous sommes persuadés que pour réduire le score de l’extrême droite, dans une ville où le RN fait plus de 60% lors des élections nationales, il faut être fermes sur ces sujets-là », complète son nouveau directeur de campagne Benjamin Téoule, membre du cabinet du maire socialiste de Montpellier. « L’idée c’est de dépasser les appareils politiques », ajoute-t-il. Sur ce territoire où les thèses démagogiques de l’extrême droite progressent, la gauche n’a pas trouvé sa voie.

    Pas de candidat RN pour l’heure

    L’ensemble des autres candidats adopte une logique similaire : pas d’étiquette affichée mais des tendances centristes ou de droite. Il en est ainsi du maire sortant Valère Segal, proche du parti Horizons de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe. Idem pour le candidat Olivier Esquer, qui mise sur ses origines spiripontaines pur sucre. Pas mieux pour le jeune Loïc Boiron, parti en solo du haut de ses 23 ans. Seule Aurélie Delwarte affiche ses convictions… mais sous le logo d’extrême droite du parti de Marion Maréchal Le Pen (Identité Liberté). Pour l’heure, si le nom du député RN Pierre Meurin (qui avait totalisé 61,55% des suffrages ici lors des législatives anticipées de 2024) circule, son parti n’est pas encore sorti du bois. Dans le Gard Rhodanien, une partie de la gauche désespère. «Je crois que le 15 mars, les camarades de Pont-Saint-Esprit vont partir pêcher… », s’inquiète Elian Cellier (PCF).

  • Hérault : le Minervois entre dans la cour des Grands Sites

    Hérault : le Minervois entre dans la cour des Grands Sites

    Le label a été attribué au territoire « Cité de Minerve, gorges de la Cesse et du Brian », rassemblant sept communes : Cesseras, Azillanet, La Livinière, Minerve, Siran, La Caunette et Vélieux. C’est l’aboutissement d’un travail de 16 ans, mené sous la houlette du Syndicat mixte du Pays Haut-Languedoc et Vignobles, précise Jean Arcas, son président. L’objectif n’est pas d’attirer toujours plus de visiteurs, mais de mieux les répartir, explique Jean-Pierre Barthès, vice-président de la Communauté de communes. « Il s’agit de montrer que le territoire ne se résume pas à une carte postale figée, mais à une mosaïque de lieux et d’usages. »

    Un label structurant pour le territoire

    Le label Grand Site de France, attribué par l’État, distingue des territoires d’exception engagés dans une gestion durable conciliant préservation, accueil du public et développement local. Le Minervois rejoint ainsi la vingtaine de territoires labellisés Grand Site de France. Pour l’obtenir, le territoire doit protéger un paysage remarquable classé, impliquer les habitants et garantir un accueil de qualité sans dénaturer le site. L’intercommunalité a permis de mutualiser les moyens, de renforcer l’office de tourisme et de structurer l’action publique. Elle valorise surtout la diversité du territoire : de l’altitude du Caroux aux paysages méditerranéens vers Narbonne. La randonnée, l’escalade, le canoë : chaque commune devient la porte d’entrée des autres.

    Pour les élus, le label est une opportunité, à condition d’assumer des investissements conséquents. Pour Didier Vordy, maire de Minerve, « cela signifie des routes entretenues, une téléphonie fiable, demain la fibre. Autrement dit : maintenir le lien social et enrayer l’érosion économique, sociale et démographique qui touche ces villages depuis des décennies. » La communauté de communes mobilise déjà 42 000 euros par an pour cofinancer le poste de chargé de mission dédié à la gestion du site. Dans un territoire marqué par l’exode rural, l’intercommunalité devient un outil de survie collective, bien plus qu’un simple échelon administratif.

  • Le retour du Provençal

    Le retour du Provençal

    C’est un long périple pour les passionnés de la longue distance qui se terminera le 3 octobre au Brusc. Bien entendu le grand événement annuel aura lieu le 27 août au Parc Borély avec le retour du Provençal 13 (voir notre édition du 15 janvier) Une nouvelle qui ravit tous les passionnés orphelins pendant un an de ce concours mythique.

    L’autre bonne nouvelle c’est le retour de Saint-Maximin (annulé l’an dernier). Il précédera Le Provençal dans le calendrier.

    Un mois d’août particulièrement chargé avec pas moins de sept épreuves.

    Le calendrier

    6 février Triplette La Valette

    21 février Doublette St-Martin-de-Crau

    7 mars. Doublette Les Madets

    14 mars Triplette Pierrefeu

    21 mars Triplette Saint-Victoret

    18 avril Doublette Arles

    25 avril Triplette la Batarelle

    2 mai Triplette Le Brusc

    16 mai Triplette Draguignan

    23 mai Doublette Pierrefeu

    30 mai Doublette Vitrolles

    6 Juin 14h Triplette Plan de Cuques

    20 juin Triplette St-Martin-de-Crau

    27 juin Triplette. Mouans Sartoux

    11 juillet Triplette. Fos

    18 juillet Doublette Port-de-Bouc

    25 juillet Triplette Sainte-Tulle

    28 juillet Triplette St-Martin-de-Crau

    30 juillet Doublette La.Tour d’aigues

    1er Août. Triplette La Crau

    5 août. Doublette Pertuis

    8 août Triplette Pertuis

    15 août Triplette Digne

    18 août Doublette Saint Maximin

    22 août Triplette Saint-Maximin

    27 août Triplette Provençal

    1er septembre Triplette Petit Provençal

    12 septembre Triplette Toulon

    19 septembre. Triplette Sisteron

    25 septembre 8h30 Triplette Laragne

    26 septembre. 8h Doublette Laragne

    3 octobre Triplette Le Brusc

    En gras les Nationaux

    Toutes les épreuves débutent à 9h sauf indication contraire

  • [Entretien] Alain Bideau : « Lorsque je me lance dans un projet, je me donne à 200% »

    [Entretien] Alain Bideau : « Lorsque je me lance dans un projet, je me donne à 200% »

    La Marseillaise : Pourquoi accepter ce challenge alors que vous n’avez plus rien à prouver ?

    Alain Bideau : Quand Gérard Schneider (président de la FIPJP) et Stéphane Pintus (vice-Président) m’ont proposé ce rôle, j’ai été à la fois surpris et flatté. Je n’ai pas mis longtemps pour accepter (avec l’accord de mon épouse). C’est un challenge excitant avec des fonctions différentes que celles qui m’ont incombé durant ces longues années.

    Justement, quel sera votre rôle précis ?

    A.B. : Je dois travailler sur les règlements du jeu en collaboration avec la commission d’arbitrage dirigée par Jean Luc Fuentes. Une réunion importante aura lieu en avril prochain pour affiner ou introduire de nouvelles règles. Je me suis penché sur le sujet et j’ai des propositions concrètes à proposer portant sur le lancé du bouchon, le balayage du terrain, notamment devant la boule avant de tirer, l’introduction d’un carton intermédiaire, le cercle et sur le tir de précision.

    Quelles que soient les décisions prises, elles ne seront pas appliquées avant 2027.

    On peut supposer que votre rôle est plus élargi…

    A.B. : Oui bien sûr, il y a la formation, domaine que j’ai la prétention de maîtriser. Elles sont mises en place par le Centre International d’Enseignement Pétanque (CIEP, centre de formation agréé par la FIPJP depuis 2002). Il faut également étudier les conventions, connaître les formateurs. Savoir comment ils travaillent avec les autres pays. C’est un travail de fourmi. Je veux justement œuvrer en osmose avec les autres nations, les écouter, échanger avec eux, pour mieux les connaître et faire évoluer les choses.

    Vous semblez motivé, mais est-ce que vous vous fixez une limite dans le temps pour ce rôle ?

    A.B. : Lorsque je me lance dans un projet, je me donne toujours à 200%. Ma forme physique me permet de tenir encore la route mais le temps passe vite et le poids de l’âge se fait sentir. Je me donne quatre bonnes années pour leur apporter ma modeste contribution.

  • Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Fabien Galthié compte sur le talent des Toulonnais pour les Six Nations

    Avec 42 pressentis, on s’attendait à voir apparaître quelques régionaux dans la liste de Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. Ce dernier ne nous a pas déçus, en convoquant pas moins de cinq Toulonnais afin de préparer le début du tournoi des Six Nations : Jean-Baptiste Gros et Dany Priso chez les piliers gauches, Charles Ollivon parmi les troisièmes lignes, Baptiste Serin chez les demi-de-mêlées et Gaël Dréan parmi les ailiers.

    Si Gros (40 sélections), Ollivon (48) et Serin (46) sont plus habitués du maillot tricolore, Priso (17) et surtout Dréan, la fusée varoise qui multiplie les essais, aussi bien en Top 14 qu’en Champions Cup, ont mérité leur place. Convoqué à de nombreuses reprises avec le XV de France ces derniers mois, le Morbihannais de 25 ans n’a pourtant pas encore fait ses débuts chez les Bleus. Ça pourrait être enfin la bonne le 5 février lors du premier match du tournoi des Six Nations, au Stade de France, contre l’Irlande.

    Hawkes a perdu ses ailes

    Annoncé par Rugbyrama comme l’une des grandes surprises de la liste, le polyvalent pilier droit, Malachi Hawkes, prêté cette saison par le Stade Toulousain à Provence Rugby, n’a finalement pas été convoqué par Fabien Galthié. Le natif de Sydney, en Australie, arrivé dans la ville rose à l’âge de 18 ans, s’impose comme l’un des éléments forts de la formation provençale en Pro D2. Il était ainsi pressenti pour faire partie de l’aventure et suivre l’exemple de Paul Mallez, qui avait participé l’été dernier à la tournée en Nouvelle-Zélande.

  • Cyclisme : Burgos Burpellet BH, l’équipe cosmopolite du peloton

    Cyclisme : Burgos Burpellet BH, l’équipe cosmopolite du peloton

    Burgos Burpellet BH fait partie des quatre équipes espagnoles présentes, cette année, au départ du Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Comme ses trois homologues, la formation de Castille évolue depuis maintenant plusieurs saisons en ProTeam, la deuxième division mondiale. Son statut, dans les Bouches-du-Rhône, est donc celui d’un outsider. Les sept coureurs sur la ligne de départ sont déjà connus et, parmi eux, nous retrouvons le vétéran Jesus Herrada.

    L’homme aux 35 bougies est un transfuge des Français de l’équipe française Cofidis. Après six ans passés chez les Rouges, il a décidé de rentrer au pays. Ce spécialiste des Grands Tours et des classiques a accroché trois étapes du Tour d’Espagne à son palmarès. La dernière en 2023, lors d’une étape de montagne où il avait battu le Tricolore Romain Grégoire dans le final.

    Les équipes professionnelles sont désormais très nombreuses et chacune possède une particularité. Celle de Burgos Burpellet BH est simple : son caractère cosmopolite. Vingt-quatre coureurs, treize nationalités, et certaines peu représentées dans le cyclisme : Guatemala, Grèce, Mongolie, Uruguay, Île Maurice, Érythrée, Mexique, pour ne citer que celles-ci.

    Un Français dans cet effectif multiculturel

    Ces nationalités variées permettent à la formation continentale pro de glaner des titres nationaux, que ce soit en course en ligne ou en contre-la-montre. Un atout précieux pour engranger des points UCI sur des épreuves où la concurrence est moindre. La méthode fonctionne : neuf titres ont été remportés sur les trois dernières saisons.

    Clément Alleno est le seul Français dans l’effectif 2026. Le cycliste de 25 ans est arrivé il y a trois ans en provenance de sa Bretagne natale et a déjà performé au niveau professionnel. Pas plus tard que l’automne dernier, il a remporté, en Chine, le Tour de Mentougou. Il est actuellement en lice à Pune, en Inde, sur l’une des premières courses du calendrier mondial. À mi-parcours, il figure dans le top 10 du classement général.

    En 2025, les Espagnols de Burgos n’avaient pas pu faire mieux que 17e au Grand Prix cycliste, par l’intermédiaire de leur champion de Mongolie, Jambaljamts Sainbayar. Est-ce que ce parcours 2026, amputé de la route des Crêtes, est à leur avantage ? Rien n’est moins sûr. Mais les hommes du directeur sportif français, Damien Garcia, auront un coup à jouer dans les Bouches-du-Rhône. Les voir attaquer tôt dans la journée ne serait pas une surprise. Rendez-vous le 1er février pour le découvrir.