Author: tecnavia

  • Élections municipales : Jean-Pierre Squillari toujours sur le terrain à Aubagne

    Élections municipales : Jean-Pierre Squillari toujours sur le terrain à Aubagne

    Il était ce lundi à Baudinard et sera ce mardi 4 novembre, à partir de 16h15, devant l’école Victor-Hugo, dans le quartier du Pin Vert, avenue Marcel-Paul, puis au stade. L’occasion d’aborder avec les habitants « des choses concrètes », comme les grands projets qui doivent permettre à la ville de redresser la barre après deux mandats de Gérard Gazay (LR).

  • Santoni jugé plus tard pour l’assassinat de Me Sollacaro

    Santoni jugé plus tard pour l’assassinat de Me Sollacaro

    Ajaccio, seize octobre 2012. La Porsche de l’avocat Antoine Sollacaro s’engouffre sur le parking d’une station essence route des Sanguinaires, en bord de mer. Neuf heures du matin sonnent et des coups émanent de ce même lieu où Sollacaro se rend quotidiennement : le ténor du barreau vient d’être exécuté par balles tirées par le passager d’une moto. Treize années plus tard, ce lundi 3 novembre devant la cour d’assises, l’assassinat de Sollacaro est enfin jugé, tout comme la tentative d’assassinat de Charles Cervoni, supposément exécutés sur fonds de rivalités entre clans et dans lequel seraient impliqués les membres du Petit Bar et le clan d’Alain Orsoni. Quelques jours avant l’assassinat de Sollacaro, en septembre 2012, Charles Cervoni, agent d’exploitation à la chambre de commerce à cette époque, revient d’un match de football lorsqu’il est visé par une rafale d’arme automatique. Les deux dossiers ont été joints en 2014. Ce jour d’ouverture de procès, qui dure jusqu’au 12 décembre, le palais Monclar grouille de journalistes et de robes noires. Face aux parties civiles, constituées des enfants d’Antoine Sollacaro Anna-Maria et Paul Sollacaro, sa veuve, le barreau d’Ajaccio et le Conseil national des barreaux, quatre hommes comparaissent entre autres pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée. Dans le box, se tient André Bacchiolelli, l’un des présumés piliers du gang.

    « Du sang à éponger »

    Dos au public, perruque enfoncée sur la tête et masqué se tient aussi Patrick Giovanni, premier repenti (collaborateur de justice) de France, comparaît sous haute protection, comme le veut son statut. Lui, est renvoyé pour « associations de malfaiteurs ». Il manquera pourtant à l’appel de cette audience Mickaël Ettori, pilier présumé du gang du Petit Bar, en cavale depuis quatre ans et Jacques Santoni, présumé chef de la bande criminelle du Petit Bar, et répond en plus au chef de « complicité de tentative de meurtre en bande organisée ». L’absence de cet accusé clef sera le moteur des débats de ce premier jour d’audience, alors qu’une demande de disjonction a été formulée par la défense de Santoni. Un rapport d’experts, mandaté par la présidence du tribunal et paru la semaine dernière statuait que l’accusé peut comparaître de façon aménagée et proposait une comparution alitée. Dès l’analyse des premières requêtes, Me Baudu-Armand, l’une des avocates de Santoni sollicite une disjonction argumentant un état de santé « nié » pour son client. « On fait quoi, on le met là, au milieu sur un lit, avec une couche qui fuit ? » Inentendable, pour les parties civiles. « Charles Cervoni aussi est dans un lit, parce que des gens ont décidé de le tuer. C’est normal qu’il comparaisse, dans notre justice. Il a des comptes à rendre », martèle Me Gatti, premier avocat de la partie civile à contester ces arguments. « Cette demande est une fumisterie qui n’échappera à personne, lance Me Soussi, l’un des avocats de la famille Sollacaro. On est dans une situation ou l’on est pris en otage par un accusé. » François Thevenot, avocat général, pointe : « À chaque échéance, Monsieur Santoni est soit hospitalisé, soit il a trois rendez-vous chez des spécialistes. » Si le parquet argumente un maintien le jugement de Santoni, au nom de « la gravité du procès », la cour, après délibération, annoncera « qu’il conviendra de disjoindre le cas de Jacques Santoni ». Colère, tant du côté de la défense de Bacchiolelli que des parties civiles. Face à cette absence, la défense de Bacchiolelli plaide pour le renvoi des débats, dénonçant l’impossibilité d’un « procès équitable ». « Ça fait plus de dix ans qu’on attend, ne nous abandonnez pas. Nous avons du sang à éponger », plaide Me Gatti, avocat de Cervoni. La cour rejette finalement la demande de renvoi, les débats se poursuivent ce mardi.

  • Un atelier pour trouver de bonnes sources sur internet

    Un atelier pour trouver de bonnes sources sur internet

    Comment se cultiver ou s’informer de manière fiable sur internet ? La multitude de résultats d’une recherche Google peut décourager, parfois perdre, souvent induire en erreur. Les Espaces publics numériques (EPN) de Martigues proposent plusieurs ateliers à différentes thématiques pour répondre à ce besoin. Avec plusieurs médias et ressources à partager.

    L’animateur de l’atelier de ce lundi après-midi, Frédéric Magaud, part de la plateforme Youtube. « Il existe beaucoup de chaînes à but éducatif ou de vulgarisation scientifique », explique-t-il, parmi lesquelles on peut citer Fouloscopie, créée par le docteur en sciences cognitives Mehdi Moussaïd. Ce dernier explique entre autres la densité d’une foule au mètre carré à partir… de tomates cerises dans une caisse en bois.

    Dans un autre registre, Frédéric Magaud propose Nota Bene, une chaîne qui traite d’histoire, ou encore le Collège de France et ses centaines d’heures de cours d’universitaires en libre accès par thématique. « J’ai tendance à proposer des sources officielles pour être sûr de l’info, même si certains créateurs sont tout à fait respectables », justifie l’animateur.

    Fatia, la cinquantaine et ancienne secrétaire en quête de bonnes sources, a trouvé son bonheur. « J’utilise beaucoup Youtube pour mes différentes recherches », reconnaît-elle. Mais il n’y a pas que cette plateforme et Frédéric Magaud passe en revue d’autres ressources comme Gallica, le versant numérique en libre accès de la Bibliothèque nationale de France (BNF) où l’on peut lire Balzac ou Hugo. « C’est intéressant ! », remarque la participante, intéressée par la littérature plus que par les podcasts ou par Wikipédia.

    Que faire de l’IA ?

    Une question que se pose Fatia est celle de que faire de l’IA et de ses réponses. « J’ai Gemini sur mon téléphone pour poser des questions », indique-t-elle. « Mieux vaut utiliser Mistral », répond Frédéric Magaud, argumentant qu’il s’agit d’« une IA européenne protégée par RGPD et non soumise à la loi américaine, qui peut permettre à Google de donner des infos sur nous à tout le monde autrement ». « Et ChatGPT sait déjà tout sur nous ! », renchérit une autre participante.

    Après deux ans d’existence, les ateliers grand public des EPN sont encore source de découverte et d’étonnement à mesure qu’évolue le paysage numérique. Qu’il s’agisse de question d’intelligence artificielle, ou de mise à jour de Windows.

  • Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Les hommes en rémission d’un cancer pourront enfin s’assurer normalement

    Après un premier engagement porté en faveur des victimes du cancer du sein, lancé en 2024 à l’occasion de l’opération Octobre rose, CNP Assurances élargit sa campagne aux hommes ayant été atteints d’un cancer de la prostate ou du testicule, en ce mois de novembre dédié à la sensibilisation sur les cancers masculins. Alors qu’une personne en rémission doit habituellement attendre 5 ans avant d’accéder à un taux classique d’assurance pour un emprunt, l’assureur propose désormais un autre fonctionnement : le régime d’assurance sera identique à celui d’une personne sans antécédent dès lors que le processus thérapeutique sera interrompu. Chez la majorité des assureurs, les clients ayant été atteints d’un cancer sont, durant ces 5 années réglementaires, exposés à des « surprimes » – qui augmentent le prix de leur assurance – et parfois même à des « exclusions de garanties », les empêchant de s’assurer, et donc d’emprunter. « Nous demandons toujours aux clients de déclarer leurs antécédents, mais nous ne prendrons plus en compte la maladie dans notre évaluation du risque si le traitement est terminé. Plus de risque de surprime ni d’exclusion de garantie, explique Guillaume Kuch, directeur des activités emprunteurs chez CNP Assurances. Nous voulions, en tant qu’assureur inclusif et utile, proposer quelque chose qui permette à ces personnes qui ont vécu un cancer, que ce soit du sein, de la prostate ou du testicule, de tout de suite enchaîner sur un projet de vie positif. »

    Une large campagne de sensibilisation

    Pour mettre en avant leur initiative tout en sensibilisant au maximum, CNP Assurances doit déployer, dans la semaine, une affiche de 90 m² sur la façade d’un immeuble du boulevard Sakakini, à l’angle de la rue Emile-Duclaux (4e). Sur l’immense réclame, on pourra lire : « Pas à vendre aux hommes ayant eu un cancer de la prostate ou du testicule. » Le numéro affiché renverra sur un service téléphonique qui détaillera la démarche. Le visuel sera également exposé dans 210 vitrines immobilières françaises et apparaîtra aussi en ligne, sur les sites Se loger et Logic immo.

    Chaque année en France, on compte 60 000 nouveaux cas de cancer de la prostate. Il est le plus fréquent des cancers masculins.

  • Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Franck Sauzée

    Recruté en 1988, après une excellente saison chez les Sochaliens avec seize buts en 30 matches, « Kaiser » Sauzée s’est imposé comme l’un des cadres de la formation phocéenne, qui a réalisé dès sa première saison le doublé coupe-championnat. S’il a remporté, à nouveau, le trophée de la Coupe de France (en 1991) et du championnat de France (en 1992), le milieu de terrain originaire d’Aubenas a connu l’apothéose de sa carrière en 1993, où il a fait partie de l’équipe vainqueure de la Ligue des Champions. Sous les ordres de Raymond « la Science » Goethals, l’international tricolore (39 sélections) évoluait dans un registre plus offensif, ce qui lui a notamment permis d’inscrire un triplé face au CSKA Moscou lors de la phase de groupe européenne de 1993. Après avoir tout gagné avec l’Olympique de Marseille, il a tenté une première expérience à l’étranger sous les couleurs de l’Atalanta Bergame. Une mauvaise expérience pour Sauzée, auteur de trois réalisations en 19 apparitions. Après cette saison ratée, il aurait dû revenir à l’OM pour relancer sa carrière, mais a finalement rejoint les rangs de Strasbourg.

    Sead Kolašinac

    Le guerrier bosnien (62 sélections) a débarqué dans la cité phocéenne lors du mercato hivernal 2021 pour doubler le poste de latéral gauche, occupé en ce temps-là par le Brésilien Luan Pères. Après quelques premiers mois timides, le « Tank » s’est imposé comme un élément fort de la charnière olympienne, sous le commandement d’Igor Tudor. Il a même réussi à être décisif en inscrivant quatre buts lors de la saison 2022-2023. Ses bonnes prestations vont lui permettre de rejoindre l’Atalanta Bergame, où il a affronté ses anciens coéquipiers marseillais quelques mois plus tard lors de la confrontation aller-retour en demi-finale de la Ligue Europa 2024. Toujours présent dans l’effectif lombard, Kolašinac alterne entre les longues blessures et les titularisations. Il n’a toujours pas refoulé la pelouse depuis le 13 avril.

    Ruslán Malinovskyi

    Ce joueur prometteur a réussi à taper dans l’œil de l’Atalanta en 2019, après un exercice grandiose avec le club belge de Genk (13 buts et 11 passes décisives). Après trois saisons confirmées sous les ordres de Gian Piero Gasperini, l’international ukrainien (66 sélections) est prêté à l’OM avec une option d’achat de 10 millions d’euros. Malgré ses 23 apparitions lors de cette deuxième partie de saison 2023-2024, le milieu offensif n’a pas réussi à s’imposer dans le onze olympien. Il a toutefois marqué les esprits en mettant fin à 12 ans d’hégémonie du PSG au Vélodrome grâce à son but victorieux en 8e de finale de la Coupe de France 2023.

    Abdoulay Konko, l’exception marseillaise

    Il n’a jamais porté le maillot de l’Olympique de Marseille, mais on ne peut pas évoquer l’Atalanta Bergame sans citer le nom d’Abdoulay Konko. Ce défenseur latéral droit, formé à l’ASPTT Marseille et passé par le centre de formation du FC Martigues, s’est rapidement exporté en Italie. Après avoir évolué dans des clubs prestigieux comme la Juventus de Turin ou la Lazio Rome, Konko a choisi de finir sa carrière à l’Atalanta Bergame lors de la saison 2016-2017. Il a ainsi rejoint l’effectif de Gian Piero Gasperini, qu’il a déjà connu dans trois autres clubs (à la Juventus, à Crotone et à Genoa). C’est d’ailleurs le technicien italien qui l’a replacé dans le couloir droit, alors qu’il a toujours évolué comme milieu de terrain axial.

  • La réouverture d’une rue des Chutes-Lavie en débat

    La réouverture d’une rue des Chutes-Lavie en débat

    Pour soutenir leur revendication d’une réouverture d’un accès piétons de la rue qui traverse la cité des Chutes-Lavie, les riverains se sont constitués en collectif. Ils se donnent rendez-vous mercredi 5 novembre à 11h devant les locaux de la Métropole, 25 avenue de Frais-Vallon, où ils seront reçus par Solange Biaggi.

    Un grand portail verrouille l’accès à la rue de la Pépinière. Ce geste, décidé par l’assemblée des copropriétaires qui revendiquent une voie privée et invoquent des raisons « de sécurité », a soulevé un tollé dans tout un quartier. Une mobilisation du collectif des Chutes-Lavie, le 15 octobre, a mis au jour les difficultés rencontrées par les riverains obligés à de longs détours pour rejoindre les commerces et écoles de l’autre côté de la cité. Par ailleurs une crèche, un centre d’animation et un jardin municipaux se trouvent dans l’enceinte de la cité.

    PML (ex-HMP) a progressivement vendu des logements sociaux de la cité jardin mais reste majoritaire au conseil d’administration. Déjà, l’ancienne école maternelle avait été « fermée du fait de l’accessibilité piétonne dégradée », rappelle Didier Jau, maire (EELV) du secteur, qui a écrit une lettre à Solange Biaggi, nouvellement élue à la tête de PML, lui enjoignant de « rouvrir sans délai le passage piétonnier litigieux, au moins à titre provisoire ». Il souhaitait voir « aligner la position d’HMP sur l’intérêt général de la mobilité de proximité ». Par ailleurs, souligne Hervé Street, militant marseillais qui soutient leur combat, « cette fermeture pose un problème d’enlèvement des ordures et est en contradiction avec le règlement du bailleur ». La présidente a finalement accepté de rencontrer les riverains ce mercredi. Elle recevra une délégation du collectif pour étudier la demande.

  • Des jeunes « augmentent » la fresque de Gaëtan Marron

    Des jeunes « augmentent » la fresque de Gaëtan Marron

    La fresque numérique réalisée par quatorze jeunes à partir de la peinture murale de Gaëtan Marron au Mauma s’appelle Isla Nasla-Tinora. Elle a été officiellement présentée en fin de semaine dernière et est désormais accessible via l’application gratuite Artivive.

    « Notre projet consistait à faire une illusion optique » raconte Kaila, 16 ans, en insertion professionnelle. « On a pris en photo la fresque et personnellement, j’ai choisi de travailler sur un personnage. J’ai redessiné une lune. Je voulais que ma Lune tourne autour du personnage et à la fin, soit mangée. » Elle fait passer une tablette devant la fresque qui se met instantanément en mouvement et en musique. Sur l’écran, des formes colorées se balancent. « Il fallait dessiner, dupliquer les images, choisir des sons. On entend des chouettes. Pour moi, ça représente la nuit, la paix, le silence… » détaille-t-elle avec un sourire.

    Trois ateliers ont permis la réalisation de ce travail durant lesquels les jeunes ont apprivoisé animation, création sonore et montage. Forte de cette expérience, Kaila dit actuellement passer son Bafa.

    C’est Gaëtan Marron, artiste plasticien marseillais qui a dessiné la fresque. « Les jeunes expérimentent du dessin au trait, le travail de la matière » se réjouit-il, avant d’ajouter qu’« ici, grâce à l’Addap13, deux jeunes ont été rémunérés pour la peinture de la fresque. » Un travail qui « crée une vraie ouverture d’esprit », glisse-t-il. Méta 2, pôle de création en art urbain qui s’attache à construire le lien entre les territoires et les artistes, a orchestré ce projet dans un travail conjoint avec Chroniques et les jeunes de l’Association départementale pour le développement des actions de prévention des Bouches-du-Rhône (Addap13). Chroniques a récemment été désigné par le ministère de la Culture pôle ressource de la création en environnement numérique pour la région Paca. Ils ont bénéficié de l’espace ouvert au public, MediaLab, au sein de la Friche Belle de Mai qui rend accessibles des espaces comme ce mur. La Fondation Orange a également soutenu le projet en apportant une aide financière, via l’appel à projet « Apprendre autrement ».

    Une réalisation collective qui vise prioritairement à remobiliser les jeunes. « Nous avons quarante-deux œuvres d’art urbain dans des quartiers enclavés de Marseille » commente Aurélie Masset, directrice de Méta 2. Avec l’Addap13, « nous réalisons des chantiers participatifs et des projets de remobilisation pour des jeunes éloignés de l’emploi ou en transition scolaire afin de les sensibiliser à une pratique artistique ». Ces dernières années, Meta 2 avait lancé l’école du MauMa, arrêtée depuis faute de financements. Ils ont tout de même pu former 32 jeunes à des métiers connexes comme nacelliste, des métiers dans le bâtiment, la communication ou le community management.

  • Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    À cinq mois d’une élection municipale qui peine à exister face à la menace d’une dissolution, Martine Vassal meuble sa campagne. Après avoir dévoilé les noms de sa directrice de campagne, Laure-Agnès Caradec (LR), et de son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), « l’alliance de la nouveauté et de l’expérience », la présidente (DVD) de la Métropole et du Département a présenté lundi ses premières « personnalités soutiens ».

    À sa droite, la présence de l’avocate Sandra Blanchard, 39 ans, cofondatrice du mouvement « Une génération pour Marseille » n’est pas une surprise. Elle a, derrière elle, vingt ans de militantisme politique amorcé à l’UMP. « Je me suis consacrée à mes études, j’ai créé mon cabinet, j’ai fait deux enfants et je me suis dit que là, le temps de l’engagement était venu », insiste celle qui s’enorgueillit d’avoir fait annuler « dix délibérations et marchés de la ville » par la justice. Son credo ? « L’efficacité de l’action publique. »

    « Il est absolument insoutenable d’avoir un budget de deux milliards, des aides extraordinaires de Marseille en grand et cette incapacité crasse à faire ! Cette ville avance à la force de l’inertie (…) On ne peut pas être le chef de tout mais le responsable de rien », tance-t-elle avant de louer l’action de Martine Vassal côté transports. La pique au maire de Marseille est directe. Le discours est rodé.

    Héritage

    « Il est important de faire voir de nouvelles personnalités et dans ce renouveau il y a Gérard Michaël Bohbot », poursuit Martine Vassal qui veut s’appuyer sur « sa compétence » en matière culturelle. Si lui ne prétend à rien, la candidate aimerait l’embarquer dans l’aventure à la mairie centrale. Avec son « passé atypique », il n’est pas connu du grand public. Danseur du ballet national de Marseille sous Roland Petit, ancien chorégraphe, il monte ses premières productions à 21 ans, allègrement soutenu par le conseil régional alors dirigé par Jean-Claude Gaudin.

    Lui aussi tacle le maire : « Le travail que nous avons à faire n’est pas de chanter pendant l’été mais de construire pour réfléchir à mieux transmettre l’héritage que nous avons nous-mêmes reçu, à la jeunesse qui prendra le relais. » Dans son viseur l’Opéra, le Conservatoire ou le Théâtre du Gymnase, choisi comme lieu de rendez-vous avec la presse.

    L’établissement municipal est fermé depuis mars 2020 car ses balcons à l’italienne menaçaient de s’écrouler. Un chantier dont le montant des travaux (18 millions) souligne les décennies d’abandon ayant abouti à sa fermeture. « Je regrette qu’aujourd’hui il ne soit pas rénové (…) Je trouve lamentable qu’on abandonne ainsi la culture, ici sur la Canebière, un endroit emblématique », ose même Martine Vassal, pointant un permis de construire de juillet 2023 sur la façade.

    « Actuellement en phase de préparation et de mise en sécurité, le chantier débutera le 10 novembre », précise de son côté la Ville tablant sur une ouverture au public en 2027. Et de rappeler les investissements sur un patrimoine que l’abandon avait conduit à l’obsolescence : rénovation achevée du Lenche (Maison des Artistes) et du ZEF (Gare Franche), rénovation en cours de la Criée ou de la Cômerie, acquisition du Moulin, réouverture du MAC, maintenance des bibliothèques et des musées… Une première étude lancée pour la réhabilitation complète de l’Opéra évalue son coût à 45 millions. Gérard Michaël Bohbot conseillera peut-être de mettre la main à la poche ?

  • Salle comble pour le départ du préfet Georges-François Leclerc

    Salle comble pour le départ du préfet Georges-François Leclerc

    À ses côtés, Benoît Payan, maire DVG
    de Marseille, Martine Vassal, présidente DVD du Département et de la Métropole, et Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud, ont tour à tour salué son engagement pendant les 10 mois durant lesquels il a exercé ses fonctions. Refusant les caricatures faites de lui, le préfet Leclerc a néanmoins estimé que « dans l’action publique, il faut une certaine autorité ». « Merci pour ce que vous m’avez appris », a-t-il conclu.

  • La liaison Est-Ouest d’Avignon n’est pas pour tout de suite

    La liaison Est-Ouest d’Avignon n’est pas pour tout de suite

    Le Contrat plan État Région fait des heureux, mais aussi des déçus. Si les Hautes-Alpes et les Bouches-du-Rhône sortent gagnantes de cet avenant « il y a aussi des amis qui ont été peut-être moins dotés au niveau pécuniaire », admet le ministre des Transports Philippe Tabarot (LR), comme le Var, les Alpes-Maritimes ou le Vaucluse, où la liaison Est-Ouest (LEO), qui doit permettre de réduire le trafic routier sur tout le sud d’Avignon, ne sera pas financée.

    Pascale Bories dénonce un nouveau recul

    « Bien sûr que désenclaver Avignon reste un objectif pour tous, mais dès que tout le monde se sera mis d’accord, poursuit le ministre. On est sur une déclaration d’utilité publique qui date de 2003 et on n’a toujours pas de tracé où les uns et les autres arrivent à se mettre d’accord. Pour toutes ces raisons, je pense qu’il y a encore besoin de laisser mûrir certaines échéances. » Renaud Muselier avance une explication plus simple : « La maire n’a pas voulu que ça se passe. »

    Dans un communiqué, Pascale Bories, maire (LR) de Villeneuve-lez-Avignon et conseillère départementale du Gard, s’est émue du « transfert » de crédits alloués au projet LEO, sachant qu’une 3e et dernière phase doit arriver dans le Gard via un nouveau pont sur le Rhône. « Je n’ai cessé avec mes collègues élus gardois de plaider en faveur de ce dossier structurant pour notre territoire », assure-t-elle, même si cela ne s’est pas traduit concrètement par des recherches de financement par le département du Gard ou de la région Occitane.