Author: tecnavia

  • Pétanque féminine : on retrouvera les mêmes au challenge des dames

    Pétanque féminine : on retrouvera les mêmes au challenge des dames

    À près une semaine du grand rendez-vous Alpin, le programme conduit les joueuses dans le 12e arrondissement Marseillais, au cercle de Saint-Barnabé bien précisément. Fixé à 52 triplettes, le seuil a rapidement été atteint. Ce samedi donc, la 2e édition de ce très convoité challenge des Dames s’annonce bien attractive. La tradition veut qu’avec les joueuses il n’y ait pas de temps mort, les parties se jouent à fond et surtout dans un excellent esprit. En parcourant le listing des engagées, on peut constater que l’on retrouve pratiquement les mêmes joueuses qui reviennent avec des compositions différentes. Si les vainqueurs de l’an dernier ne remettent pas leur titre en jeu, les finalistes seront bien là mais en ordre dispersé.

    Les dirigeants du Cercle St Barnabé ont tout mis en œuvre pour accueillir ces boulistes avec des terrains soigneusement préparés par Dédé Clément, une intendance de première classe avec une pause restauration et pour terminer une belle dotation. Autant de raisons qui font que ces joueuses reviennent toujours avec plaisir sur le boulodrome Jean Castiglione.

  • Jeu provençal : les Roche et Cornille peu friables !

    Jeu provençal : les Roche et Cornille peu friables !

    Commencé au début du mois ce championnat au jeu Provençal en triplettes mixtes, qui en est à sa 3e édition s’est terminé ce 11 novembre dans le fief de la Boule Dorée, où il avait débuté.

    Les quatre derniers assaillants ont disputé les demi-finales sous la direction de la déléguée Yasmina Manessour et l’arbitrage de Patrick Paul. De ce quatuor c’est de la formation de la Fare qu’est venue la lumière. La famille Roche acoquinée à Laurent Cornille vont se montrer peu friables et ainsi mettre fin à la belle histoire de la formation de Plan-de-Cuques….

    RÉSULTATS

    Demi-finales

    Patricia Bollens bat Nathalie Simitsidis – Luc Fantini – Karim Bentahar 13 à 4

    Sandra Roche bat Sylvie Carries, Louis Ribero- Michel Maggiani 13 à 6

    Finale

    Sandra et Georges Roche, Laurent Cornille battent Patricia Bollens – Francis Conte – Stéphane Girardet 13 à 10

  • Pétanque féminine : Brondino, Onorrus et Dran, les plus brillantes

    Pétanque féminine : Brondino, Onorrus et Dran, les plus brillantes

    Trois cents joueuses étaient bien présentes ce samedi matin et après toutes les formalités accomplies, sous le contrôle du Délégué Régional Philippe Cochet.

    C’est à 9h précises que les arbitres Danielle Abel et Catherine Teixeira donnent le coup d’envoi des 50 parties.

    Si pour un peu plus de la moitié de ces rencontres se déroulent dans le boulodrome des lauzières, pour les moins chanceuses la compétition débutera dans la fraîcheur des matins Alpins. Toutefois, moins intense que les deux précédentes éditions par exemple;…

    Ces conditions ne vont pas faire le bonheur de Sophie Garcia et ses partenaires. Lesquelles, dès l’entame se frappent, au terrain 39, un trio dont on reparlera bien longtemps plus tard. En effet face à Cathy Brondino et ses partenaires, voilà une opposition qui pouvait constituer l’affiche de cette ouverture.

    Après une première journée au cours de laquelle les surprises vont être légion à l’image des défaites de Sabine Fara, Sophie Garcia qui n’a pu, par la suite, se remettre de sa mauvaise entrée en matière. Fin de campagne pour le jumelé gagnant de la 25e édition, à savoir l’enfant du Pays Sandrine Ginier Maurel et ses fidèles équipières Agnes Viens et Océane Bell Lloch et Stéphanie Arnaud, Manon Sauzer et Estelle Cros.

    Ainsi donc, dimanche matin, la voie libre sur le chemin de la gloire, et pour cette 26e édition on attend les reines. Une voie royale dans laquelle restent en route seize trios qui abordent vers 9 heures les huitièmes de finale.

    Quant aux recalés de la première journée, elles auront l’occasion de se refaire une santé dans le GP des Lauzières, dont le coup d’envoi sera donné une heure plus tard…

    On note que si Adeline Mizony après une partie marathon sera la dernière à prendre la route des quarts. En compagnie de ses partenaires Coralie Lepart et Claire Lungo, elles seront les premières à en sortir face à la triplette de Cathy Brondino.

    Ce quart qui va être fatal aux dernières lauréates du Master disputé dans la cité du Roy René. Lydie Lavaly, Manon Mahé et Lysiane Bernard vont s’incliner face à la formation de Marina Rubio.

    Si Élisabeth Ruiz et ses partenaires remportent le derby face à Mégane Cacciatore, Séverine Roche et Dolores Vercellotti. Elles vont se voir fermer la porte de la finale par les futures lauréates. Dans le même temps, c’est le trio de Marina Rubio qui infligeait la même punition à Nathalie Aubert et ses camarades.

    Des nouveaux dirigeants au top !

    C’est en présence de René Villard le 1er magistrat de la commune accompagné de son adjoint Julien Bernard, qu’allait se disputer le dernier acte de ce National. Avant d’entrer dans le vif sujet, au cours d’une joute oratoire, une information allait faire le bonheur du président Patrick Charreteur,- jeune dans l’exercice de cette fonction, soit dit en passant –

    La municipalité allait mettre à la disposition du groupe une nouvelle structure. Un soutien appréciable pour cette nouvelle équipe dirigeante de l’USCASA Pétanque qui à l’unanimité aura été fort appréciée par l’ensemble des participantes.

    Une équipe qui semble apprendre vite et qui a donné rendez-vous à toutes pour la prochaine édition. En attendant le dernier acte, entre des joueuses au palmarès impressionnant, va être riche en qualité de jeu, mais aussi en suspense. Égalité à 7 jusqu’à la 9e mène, avant que Cathy Brondino, Virginie Onorrus et Raymonde Dran ne profitent d’une légère défaillance de leurs adversaires pour glisser cinq points et créer un break conséquent. Cecoup de massue Melvine Berton, Jessica Durand et Marina Rubio ne pourront jamais s’en remettre. Cette dernière ne pouvant rééditer sa performance de 2004. Dans cette 26e édition du National de Château-Arnoux, Cathy Brondino, Virginie Onorrus et Raymonde Dran s’étaient montrées les plus brillantes.

    RÉSULTATS

    Huitièmes de finale

    1) Motte bat Jessica Cognat. – Delphine Crozelon -Sandra Duc 13 à 1. 2) Lavaly bat Fabienne Guibaud – Mélanie Jullien – Zakia Nedima. 13 à 2. 3) Brondino bat Sabrina Rei – Alexandra Caffin – Claude Richard 13 à 9. 4) Rubio bat Patricia Foyot – Marie Albertini – Christine Lardat 13 à 4. 5) Ruiz bat Catherine Mauro – Catherine Deliaud – Magali Tranaud 13 à 9. 6) Cacciatore bat Christelle Carrel – Amandine Blanche – Morgane Hautemayou 13 à 9. 7) Aubert bat Sylvie Canac – Stéphanie Winterstan – Stéphanie Borrot 13 à 9. 8) Mizony bat Andrée Ghisalberti – Danielle Marchand – Christine Gauthier 13 à 11

    Quarts de finale

    1) Aubert bat Jennifer Motte – Cyrielle Sibourd – Adeline Monnier 13 à 11. 2) Rubio bat Lydie Lavaly – Manon Mahé – Lysiane Bernard 13 à 5. 3) Ruiz bat Mégane Cacciatore – Séverine Roche – Dolores Vercellotti 13 à 10. 4) Brondino Bat Adeline Mizony – Coralie Lepart – Claire Lungo 13 à 1

    Demi-finales

    1) Brondino bat Élisabeth Ruiz – Véronique Randrianarizafy – Sophie Roubaud 13 à 3

    2) Rubio bat Nathalie Aubert – Peggy Gora – Catherine Douchin 13 à 3

    Finale

    Cathy Brondino – Virginie Onorrus – Raymonde Dran battent Marina Rubio – Melvine Berton – Jessica Durand 13 à 7

  • Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Water-polo : le CNM tombe de haut contre Sabadell

    Marseille tombe de haut. Invaincu cette saison et leader de sa poule de Champions League, le CNM vient s’incliner dans son bassin face à Sabadell (11-12). Une contre-performance, en ayant couru après le score une bonne partie du match.

    Quelques instants après le coup d’envoi fictif donné par la légende de la natation française Florent Manaudou, la rencontre a débuté dans une ambiance chlorée. Cela ne sentait pas encore le sapin pour les Marseillais. Cette première des quatre périodes s’est bien déroulé pour les Espagnols, avec un score évoluant sans qu’une équipe ne prenne le large. Le CNM et Sabadell se sont rendus coup pour coup, avec notamment deux réalisations rapides de Thomas Vernoux. Le tableau d’affichage indiquait 3-3 après 8 minutes de jeu. Ensuite, jusqu’à la pause, les visiteurs ont été les plus impactants. Deux penalties obtenus pour des fautes marseillaises et une meilleure gestion des possessions a permis à Tiago Carrio et ses coéquipiers de basculer en tête (7-8).

    La tendance ne s’est finalement pas inversée

    Le Cercle a même été mené de deux buts par l’équipe actuellement dernière du groupe D de cette Ligue des Champions. Une réaction du CNM était attendue, surtout que, dans un même temps, Barceloneta a écrasé Hanovre 27 à 11, dans le bassin allemand. Les défenses ont pris le dessus dès la reprise. Plusieurs minutes de flottement où les attaques n’aboutissaient pas sur un but. Sabadell a repris sa marche en avant avec des fixations tranchantes qui laissaient de l’espace aux tireurs. Ces mouvements de ballon leur ont permis d’accentuer leur avance pour entrer dans le dernier quart-temps avec deux longueurs d’avance (8-10).

    Il fallait donc une performance majuscule des hommes de Milos Scepanovic pour renverser une partie bien mal engagée. Ils se sont donnés les moyens de le faire avec une défense plus rugueuse, mais les quelques occasions manquées en fin de match ont pesé dans la balance. Un poteau, une balle perdue devant le gardien et l’égalisation n’est jamais venue. Malgré la pression populaire, les locaux ont laissé le succès à leurs adversaires (11-12).

    RÉSULTATS

    Marseille 11

    Sabadell 12

    3e journée de la Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau

    Marseille : Tesanovic, Larumbe, Crousillat, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstralete, Kalogeropoulos, Mcknight, Gbadamassi

    Sabadell : Lorro, Famera, Asensio, Bonet, Panerai, Soler, Cardoso, Cadanas, Averka, Perez, Vergara, Carrio, Larsen, Romeva

  • La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    Le dénouement est tout proche pour les Tricolores, qui vont tenter de terminer le travail à Paris et de ne pas étirer le suspense jusqu’à l’ultime rendez-vous du groupe D, dimanche, en Azerbaïdjan. Même si le sélectionneur Didier Deschamps doit composer de nouveau avec une infirmerie bien garnie (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot), il possède assez d’arguments pour éviter une mauvaise surprise contre une formation que ses joueurs avaient facilement dominée en Pologne (2-0) le 5 septembre, et obtenir ainsi le précieux sésame pour l’événement organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Les Français ne sont absolument pas dos au mur et la perspective d’un déplacement en Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, pour conclure la campagne qualificative, les déleste forcément d’une trop grande pression.

    Un hommage prévu, 10 ans après les attentats

    Il faudra juste demander à la sono du Parc des Princes d’avoir le bon goût de ne pas diffuser L’Amérique de Joe Dassin avant le coup d’envoi, contrairement au match France-Israël du 13 octobre 1993 (défaite 3-2), prélude au crash monumental du 17 novembre 1993 face à la Bulgarie (2-1) qui avait privé les hommes de Gérard Houllier du Mondial-94, aux USA.

    Avec trois points d’avance sur l’Ukraine à deux journées de la fin, la France possède un matelas confortable en tête de son groupe pour ne pas revivre le même cauchemar. Nul doute que le sélectionneur, qui a connu le fiasco de 1993 sur le terrain, saura comment prémunir ses joueurs de tout excès de confiance.

    « On a conscience de l’importance du match. Mais la qualification dépend de nous », a déclaré le technicien jeudi. Le capitaine Kylian Mbappé a de son côté appelé ses coéquipiers à « être courageux ». « Il n’y a qu’une seule option, c’est la victoire », a-t-il ajouté.

    Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, la soirée sera aussi l’occasion d’un hommage aux victimes. Une bâche avec la mention « Football for Peace » sera déployée dans le rond central et les joueurs et l’encadrement français porteront l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.

    FRANCE – UKRAINE

    Qualifications pour la Coupe du monde 2026

    Parc des Princes (20h45)

    Arbitre : Slavko Vincic (SVN)

    France : Maignan – Koundé, Saliba, Upamecano, Digne – Kanté, Koné – Olise, Cherki, Barcola – Mbappé

    Ukraine : Trubin – Mykolenko, Matviienko, Zabarnyi, Konoplya – Kaliuzhnyi, Sudakov, Malinovskyi, Shaparenko, Gutsulyak – Vanat

    Un dispositif de sécurité légèrement renforcé

    Les autorités françaises ont amélioré leur dispositif de sécurité pour l’accueil de la sélection ukrainienne, ce jeudi. Tout d’abord car c’est la norme depuis le début de l’invasion russe, chaque déplacement ukrainien est spécialement entouré.

    Ensuite, car les commémorations des attentats du 13 novembre 2015 se dérouleront toute la journée dans les rues de Paris. Un dispositif est en place pour sécuriser ces événements et contrer toutes attaques. 45 000 fans français, ainsi que quelques supporters ukrainiens se déplaceront au Parc des Princes pour cette match de qualification à la Coupe du monde. Un hommage aux victimes de ces attentats est prévue, à 20h45, juste avant le coup d’envoi prévu.

  • Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Marseille objectif dansE se remet en mouvement

    Depuis sa première programmation aux Bernardines en 1987, Marseille objectif dansE inscrit de « manière permanente et affirmée de la danse contemporaine dans l’espace culturel de la cité ». Mais des « coupes de subventions terribles », intervenues en 2022, rappelle sa déléguée générale Josette Pisani, ont interrompu les activités de diffusion de cette association lors des deux dernières années. Mais, c’était sans compter sur la ténacité et « la gestion rigoureuse » de son équipe, qui relance un programme de six représentations et d’une lecture-performance, du 13 novembre au 5 décembre, à la Friche Belle de Mai.

    Résonances

    Parmi celles-ci, Un monde réel de Rémy Héritier, qui ouvrira le bal. Avec Bryan Campbell au plateau, ce duo « pensé comme une caisse de résonance des autres qui circulent », s’interroge sur les imaginaires liés à la danse, dans le but de « se défaire de l’habitude propriétaire de penser que, dans mes mouvements, il n’y aurait que moi qui bouge », écrit-t-il.

    Ce programme de Marseille objectif DansE comporte « des formes très singulières qui sont assez inédites dans la ville et la région », estime Josette Pisani, avant de pointer Fasl. Visible lui aussi en ouverture, ce solo, de Nivine Kallas, la met en scène, « un casque sur les oreilles », cette danseuse « travaillant les diacritiques de la langue arabe » en fondant ses gestes « à partir du texte qu’elle entend ».

  • « Falstaff » va conclure sa cure jubilatoire à l’Opéra de Marseille

    « Falstaff » va conclure sa cure jubilatoire à l’Opéra de Marseille

    La nouvelle saison de l’Opéra de Marseille s’ouvre sur un diamant brut. En témoigne la très longue ovation qui a salué Falstaff de Verdi à la première, dimanche après-midi. Venue de Lille, la mise en scène, très « décalée », de Denis Podalydès, aurait pu heurter le spectateur. Elle passe la rampe et contribue au succès de l’entreprise. Dans la fosse, le travail d’orfèvre du chef Michele Spotti mène un Orchestre de l’Opéra de Marseille chauffé à blanc. Le plateau étonne par son homogénéité, d’autant que, pour la grande majorité, il s’agissait d’une prise de rôle.

    Falstaff est l’opéra du mouvement perpétuel, dernière œuvre d’un jeune homme de 83 ans. Une bouffonnerie douce-amère qui doit autant aux Joyeuses Commères de Windsor de Shakespeare qu’à la malice et la science musicale à son sommet de Verdi. Denis Podalydès convoque la Montagne magique de Thomas Mann et nous installe dans un hôpital avec son grand décor blanc signé Éric Ruf, joliment éclairé par Pierre Loof. Falstaff vient y soigner son encombrant embonpoint. Autour de cet énorme épicentre gravitent les personnages : infirmiers, médecins et malades. En guise de sérum, on distribue du vin rouge en intraveineuse et on s’y fait livrer des pizzas. Une fois le parti pris digéré, tout fonctionne à la perfection.

    Podalydès travaille en homme de théâtre. Chaque note est livrée avec l’intention idoine, chaque rythme s’accompagne d’une discrète (mais fort drôle) chorégraphie. Le ballet des protagonistes est millimétré. Au final, le corps du « Pancione » est dépecé, vidé de son contenu : des livres ! Car Falstaff n’est-il pas un être de littérature ? Tout semble n’avoir été qu’une mascarade cruelle livrée sous anesthésie. « Tutto nel mondo é burla » (Tout dans le monde est une farce).

    Rien ne se perd,

    tout se transforme

    Dans la fosse, Michele Spotti ordonne l’abyssale polyphonie verdienne avec un élan, une verve et maestria de chaque instant. On entend chaque couleur de l’orchestre, chaque impulsion. On ne perd jamais les couches superposées des voix qui s’entrecroisent, se mêlent jusqu’à l’ivresse. Toute l’architecture musicale tient au bout d’une baguette qui ne ploie jamais. Jusqu’à la fugue finale, l’orchestre se donne avec une implication qui rend honneur à cet incomparable chef-d’œuvre de l’art lyrique.

    Le plateau chante et s’amuse, danse et joue la comédie, truculente et un rien sadique autour de ce Falstaff finalement très humain. Giulio Mastrototaro, armé d’un corps postiche, est le dindon de cette farce très appétissante. On sent dans la voix et dans le jeu une intense jubilation. En pyjama, en blouse laissant voir son énorme postérieur (et bien plus !), ou en Orson Welles avec cigare et chapeau mou, le baryton occupe l’espace avec une grâce gargantuesque.

    Florian Sempey, en Maître Ford, chante sa jalousie dans un confondant soliloque tragicomique, entre Othello et Don Bartolo. C’est magistral ! On retient le joli ténor très nuancé d’Alberto Robert, qui livre un touchant Fenton. Raphaël Brémard joue les Docteur Caïus avec entrain. Quant Carl Ghazarossian et Frédéric Caton, ils font une paire savoureuse en Bardolfo et Pistola.

    Après avoir livré pendant toute sa carrière ses héroïnes aux morts les plus douloureuses, Verdi les venge toutes avec une brochette de commères très « me-too » avant l’âge. Inutile de détailler les performances vocales, toutes sont le rôle et la voix à la perfection. Salome Jicia est maîtresse-femme en Alice Ford, bien campée. Héloïse Mas fait une Mrs Page fort alerte. Hélène Carpentier livre son air féerique de Nanetta avec beaucoup de grâce. Teresa Iervolino (Reverenza !) est la Mrs Quickly idéale, timbre sombre et allure alerte.

    Falstaff est un pur joyau lyrique, drôle et inventif, servi à Marseille par ce qui se fait de meilleur. Ultimes représentations ces jeudi et samedi (20h).

  • L’Université et l’École des nouvelles images se lient à Avignon

    L’Université et l’École des nouvelles images se lient à Avignon

    Avignon Université et l’École des nouvelles images (ENSI) ont, ce mercredi 12 novembre, officialisé leur partenariat au sein de la Villa Créative de l’établissement universitaire.

    Un partenariat avec l’école, dont les travaux sont reconnus mondialement, qui « vise à croiser les expertises et les ressources d’Avignon Université et de l’ENSI afin de proposer un parcours de formation complet, en licence et en master, combinant excellence artistique et approche académique, et permettant aux étudiants d’obtenir un diplôme universitaire reconnu », pousse, dans un communiqué, l’Université d’Avignon.

    Un « apport académique » qui se traduit notamment par des enseignements supplémentaires, tels que du droit par exemple, pour les 250 étudiants de l’école créée en 2017 en Cité des Papes. Mais, aussi, par la création commune de deux diplômes : une licence professionnelle « Techniques du son et de l’image » et un master « Création numérique ». Les étudiants de l’ENSI ont également désormais la possibilité d’accéder aux services du Crous. Donc, entre autres, de manger au restaurant universitaire, de toucher une bourse et de participer aux activités sportives proposées.

    Secteur en mutation

    Au sein de la Villa Créative, lieu « totem » de la collaboration, car porté par l’Université mais investi par l’ENSI ainsi que par six studios d’animation, les bénéfices de cette collaboration sont énumérés à la pelle par les différents responsables. « On sort d’une bulle de 250 personnes pour intégrer un campus de 7 000. Cela va créer un véritable brassage que l’on n’avait pas. Et on intègre plein de mutations dans un secteur en pleine mutation », pousse ainsi Julien de Paris, directeur de l’ENSI.

  • La gauche fait du droit à la sécurité pour tous une priorité à Toulon

    La gauche fait du droit à la sécurité pour tous une priorité à Toulon

    Pas question pour la liste d’union des forces progressistes du Port du Levant d’occulter un thème trop longtemps laissé dévoyé par la droite et l’extrême droite, qui ne l’appréhendent que par le seul volet répressif. D’autant que ce sujet occupera encore une large place dans la campagne des prochaines élections municipales, partout en France. La sécurité est un droit que la gauche entend bien défendre, sans idéologie ni angélisme, mais avec efficacité, en prenant le problème dans son entièreté. Sans oublier donc la partie prévention, de manière à intervenir en amont, avant que les faits répréhensibles soient commis.

    « La sécurité est un bien public, un service public et fait donc partie tout naturellement des combats de la gauche et des progressistes. Nous attendons que nos concitoyens puissent vivre dans un territoire où on prend soin d’eux », explique en introduction la tête de liste de Toulon en Commun, Magali Brunel (PS), en revenant à l’éthologie latine du terme.

    « La sécurité est une valeur profondément républicaine : elle garantit la liberté, l’égalité et la dignité », a embrayé Anthony Caillé, secrétaire général de la CGT Police, en précisant justement que « quand la gauche se tait, d’autres occupent le terrain avec la peur et le repli ». Et de poursuivre : « Le problème central, aujourd’hui, n’est pas une explosion de la délinquance, mais un désengagement de l’État. Les services publics de la sécurité s’affaiblissent, les effectifs stagnent et les communes tentent de combler les manques. Résultat : une sécurité à plusieurs vitesses, inégalitaire et territorialisée. »

    Un bien public

    Une situation à laquelle les communes essaient de répondre, à leur niveau et lorsqu’elles en ont les moyens, par une augmentation du nombre de policiers municipaux et l’installation de vidéosurveillance.

    À Toulon, par exemple, on compte 142 agents municipaux, 377 caméras de vidéoprotection (+38% depuis 2017) et un budget sécurité de près de 9 millions d’euros par an. Un effort considérable, mais qui ne permet pas pour autant de compenser le recul de l’État en matière de sécurité publique.

    « On considère que la sécurité est réellement une thématique que la gauche doit se réapproprier », pose Sébastien Cote, adjoint au maire de Montpellier, en rappelant que « la personne qui a fait le plus de mal à la sécurité en France, depuis 15 ans, c’est Nicolas Sarkozy, celui qui a supprimé le plus de postes de policiers, le plus de postes de magistrats ». Cette municipalité de gauche a également considérablement augmenté le nombre de policiers municipaux, ainsi que le nombre de caméras.

    Des solutions qui trouvent leurs limites. Le syndicaliste insiste sur le fait que moins de 3% des enquêtes aboutissent grâce aux caméras, pour un coût de 10 000 d’euros d’installation et 3 000 à 5 000 euros par an d’entretien.

    Pour autant, les villes disposent d’autres leviers d’intervention, souvent insuffisamment activés. Pour la CGT Police, le premier est de privilégier la présence humaine à la technologie. Mais aussi d’associer syndicats, associations et habitants. Et ainsi transformer la police municipale héritée en un outil de lien social, formé à la médiation et à la prévention, en articulation avec la police nationale et les services publics.

    Un point de vue partagé par Yannick Ohanessian, adjoint à la Tranquillité publique de Marseille, qui évoque « une hyperproximité pour mieux comprendre les besoins des gens et répondre à leurs sollicitations ».

    La maire PCF d’Échirolles (Isère), Amandine Demore, a aussi dénoncé le désengagement de l’État dans ce service public et l’inégale répartition des commissariats sur le territoire national. Et de conclure : « La police municipale est la dernière police de proximité qui nous reste. »

  • À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    Dénonçant « une gestion du budget calamiteuse » et estimant que « l’argent public doit être au service de la population et non de l’enrichissement de quelques-uns », les progressistes et les partis de gauche (PCF, Les Écologistes, PS, LFI, L’Après) de Fréjus se réunissent sous la bannière « Fréjus Riposte ». Ce collectif se présente comme un rassemblement « de citoyens, pour certains engagés, des militants associatifs, des syndicalistes, ainsi que les membres des partis de gauche et écologistes », en vue des élections municipales. La tête de liste sera élue par les colistiers. Le collectif lance « un appel au rassemblement sur un programme progressiste, coconstruit et partagé » avec « la population », détaille Cathie Klink, l’une de ses membres.

    Un défi de taille car, à Fréjus, comme dans de nombreuses villes varoises, les valeurs progressistes ont du mal à se faire une place au soleil, se trouvant dans l’ombre d’un conservatisme patent et solidement arrimé. Le dernier parti de gauche à avoir dirigé la troisième ville du Var était la SFIO… d’août 1944 à mars 1959. Depuis, la droite puis l’extrême droite se partagent le pouvoir, le RN ayant réussi à prendre la mairie, en 2014, avec David Rachline.

    Depuis, la situation économique de la Ville, déjà fragile, est devenue critique : de 135 millions d’euros en 2014, la dette avait chuté à 127,5 millions en 2018, avant d’exploser et d’avoisiner les 153 millions, en 2024. En conséquence, dans son rapport 2025, la Chambre régionale des comptes (CRC) met en avant des « points de faiblesse » sur la gestion financière municipale, soulignant des dépenses de 22,93 millions d’euros « qui ne sont rattachables à aucun numéro de marché », c’est-à-dire sans mise en concurrence. Ces faits ont conduit au procès du maire pour prise illégale d’intérêt le 30 septembre (la décision sera rendue le 27 janvier, une amende de 10 000 euros a été requise), et à une perquisition de la mairie, en mars, dans le cadre d’une enquête pour corruption de marchés publics.

    « Justice fiscale et sociale »

    Le collectif de gauche « Fréjus Riposte » veut ainsi « chasser l’extrême droite et barrer la route à la droite. Il faut rompre avec les politiques de la spéculation, des affaires, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de notre ville. Réhabiliter les services publics, affaiblis par des années de politique libérale au détriment de la qualité de vie de tous, au niveau de la santé, de la sécurité, du transport collectif, des services de l’eau et des déchets. » Le collectif pointe aussi le tourisme, « un atout économique qui se développe malheureusement trop souvent au détriment des Fréjussiens », dont « 18% vivent dans la pauvreté ».

    Parmi les projets évoqués, la création de « pôles universitaires et professionnels » pour accompagner le développement de la ville, des solutions de logement pour les plus précaires, l’arrêt de « la bétonisation au mépris de l’urgence écologique », et de futures propositions centrées autour d’une idée : faire de Fréjus la ville de « la justice fiscale et sociale, de la solidarité, du service public de qualité et de la démocratie participative. La ville où le vivre ensemble, l’humain d’abord, se conjuguent avec l’intérêt général ».